Vos candidats en deux questions: Compton-Stanstead sous la loupe

Nathalie Bresse, candidate pour le Bloc québécois, Marianne Dandurand, candidate pour le Parti libéral, Valérie Laliberté, candidate pour le Nouveau parti démocratique et Jacques Painchaud, candidat pour le Parti conservateur.

Pour vous aider à faire un choix en vue de l’élection fédérale du 28 avril, La Tribune  a interpellé les candidats de la circonscription de Compton-Stanstead. Nous leur avons demandé leur avis sur un enjeu local et leur principal engagement électoral. Voici leurs réponses.  


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Les deux mêmes questions ont été posées à chacun des candidats de la circonscription de Compton-Stanstead: Nathalie Bresse, candidate pour le Bloc québécois (BQ), Marianne Dandurand, candidate pour le Parti libéral (PLC), Valérie Laliberté, candidate pour le Nouveau parti démocratique (NPD) et Jacques Painchaud, candidat pour le Parti conservateur (PCC).

À noter que la question de la gestion de l’offre, un dossier central dans Compton-Stanstead, n’a pas été abordée directement avec les candidats pour cet article, comme un débat tenu quelques jours plus tôt avait permis à plusieurs de ces candidats de s’exprimer clairement sur la question. Vous pouvez en consulter le compte-rendu au lien ci-bas.

Q. Quel est votre principal engagement local pour les électeurs de la circonscription de Compton-Stanstead?

Réponse de Nathalie Bresse (BQ) : «Notre territoire est à 80 % agricole ou forestier. Je m’engage donc à déposer à nouveau un projet de loi pour protéger la gestion de l’offre dans son intégralité, ce qui est super important. Le Bloc l’avait déposé et on va le refaire. On veut aussi protéger davantage nos forêts et les producteurs forestiers.»



Marianne Dandurand

Réponse de Marianne Dandurand (PLC): «Un des engagements que j’ai pris, c’est de pousser le dossier de la connectivité cellulaire. On a travaillé très fort avec Québec pour déployer la fibre optique pour internet haute vitesse. On a livré la marchandise dans un exemple parfait de collaboration avec Québec. L’étape suivante, c’est la connectivité cellulaire, donc faire en sorte qu’il n’y ait plus de trous noirs. C’est difficile à promettre, plus de trous noirs, mais il faut s’assurer qu’on a une couverture cellulaire. Ce sera encore une fois une question de collaboration avec les autres paliers de gouvernement et, au Québec, on est rendu là.»

Réponse de Valérie Laliberté (NPD) : «J’irais avec le coût de la vie. Tout le monde parle de ça, des prix à l’épicerie, des tarifs. Comment peut-on aider, au fédéral? Il y a des programmes qui existent. On peut par exemple réformer l’assurance-emploi en abolissant le délai de carence, notamment. On peut bâtir des logements abordables. Moi, ce qui m’intéresse c’est écouter et aider directement le citoyen.»

Jacques Painchaud

Réponse de Jacques Painchaud (PCC) : «Il faut s’assurer de relancer l’économie et d’abolir des taxes qui enlèvent de l’autonomie aux gens, car tout coûte cher. On veut aussi que, quand il y a de la criminalité, les criminels soient derrière les barreaux, notamment en sécurisant nos frontières. D’ailleurs, on a des frontières à Compton-Stanstead, donc c’est important de les sécuriser et c’est un engagement du PCC.»

Q. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a ramené à l’avant-plan le dossier de la sécurité aux frontières. Le gouvernement fédéral en fait-il assez pour protéger nos frontières? Si oui, pourquoi et si non, que peut-on faire de plus?

Nathalie Bresse

Réponse de Nathalie Bresse (BQ) : «Il faut donner plus de pouvoirs aux agents à la douane. Il faut surtout laisser nos douanes ouvertes. Par exemple, le poste d’Hereford est ouvert de 8 h le matin à 20 h seulement. Ça n’aide pas nos frontières et il est minuit moins une dans ce dossier. Il faut aussi recruter plus d’agents de la GRC, qui viennent en aide aux frontières en surveillance, par exemple.»

Réponse de Marianne Dandurand (PLC): «On a une relation d’amitié et de confiance avec nos voisins, mais ils nous amènent un dur réveil sur la sécurité aux frontières. Le gouvernement a annoncé en janvier 1,3 milliard d’engagements pour protéger la frontière et aujourd’hui [jeudi] encore il y a eu d’autres annonces en ce sens. Au départ, on parlait de la fausse question du fentanyl. C’est un peu n’importe quoi, mais ça nous a donné la chance de sécuriser notre frontière vers les États-Unis. Maintenant, on agit de notre côté pour limiter l’entrée de drogues, d’armes et du trafic humain. Ce qu’il ne faut pas oublier là-dedans, c’est qu’au-delà de l’administration Trump, il y a des communautés qui ont un vivre-ensemble exceptionnel sur la frontière, par exemple avec la bibliothèque Haskell ou avec l’intervention de services d’urgence américains au Québec. Il ne faut pas l’oublier.»

Valérie Laliberté

Réponse de Valérie Laliberté (NPD) : «On n’en fait clairement pas assez, si on se fie au contexte international. Clairement, il y a des actions qu’on peut entreprendre, ne serait-ce qu’embaucher plus de gens pour travailler à la frontière, notamment pour laisser l’ensemble des postes ouverts toute la journée. Investir dans notre fonction publique, c’est investir dans notre frontière, entre autres choses.»

Réponse de Jacques Painchaud (PCC) : «Ce n’est pas assez. Il faut des ressources technologiques et humaines supplémentaires. Il faut aussi une meilleure concertation entre les différents corps de police et agences. On pourrait même mettre à profit d’autres services. M. Poilievre a déjà annoncé qu’on mettrait plus d’effectifs et d’avoir 200 personnes de plus pour assurer la sécurité aiderait. Tout récemment, nos policiers des Escouades régionales mixtes ont fait des saisies d’armes et on a des enjeux au niveau de la drogue, qui est aussi omniprésente, même si on n’est pas au même niveau que d’autres pays limitrophes aux États-Unis. On doit faire mieux sur plusieurs points.»

Au cours des prochaines semaines, le même exercice sera fait avec les candidats des circonscriptions de Brome-Missisquoi, Richmond—Arthabaska et Mégantic—L’Érable—Lotbinière. Vous pouvez consulter le texte sur les candidats de Sherbrooke en cliquant ici.

*Certains propos ont été abrégés et condensés à des fins de clarté et de concision. Les réponses ont été présentées en ordre alphabétique à partir des noms de famille des candidats.

Anthony Ouellet

Anthony Ouellet, La Tribune

Anthony Ouellet est journaliste pour La Tribune depuis avril 2021. Chibougamois d'origine, il traite principalement les dossiers liés à la santé et à la politique provinciale, tout en demeurant intéressé à travailler sur tous les autres types de sujets, des faits divers aux sports, en passant par les affaires municipales.