Musique

Mort du DJ suédois Avicii

NEW YORK - Le Suédois Avicii, un des DJs les plus célèbres de la scène électro, est mort vendredi à Oman, a indiqué son agent.

Tim Bergling, de son vrai nom, était âgé de 28 ans. Il a été retrouvé sans vie à Mascate, la capitale du sultanat, selon un communiqué.

Actualités

Investissement de 25 millions de dollars à Bromont, montagne d'expériences

Le gouvernement du Québec accorde une aide financière de 13 millions de dollars à Bromont, montagne d'expériences, pour lui permettre de réaliser deux projets.

Il s'agit de projets qui visent le développement de la montagne et qui permettront à la station touristique d'offrir des activités quatre saisons par année. 

La ministre du Tourisme, Julie Boulet, en fait l'annonce, vendredi après-midi. 

Plus de détails à venir

Justice et faits divers

12 mois de prison pour l’incendiaire de l’auto du président du Centre culturel islamique

Mathieu Bilodeau, le déficient intellectuel qui a incendié la voiture de Mohamed Labidi, ancien président du Centre culturel islamique de Québec, écope d’une peine de 12 mois de prison. La peine aurait été plus sévère si le crime avait pu être qualifié de haineux, a indiqué le juge Christian Boulet de la Cour du Québec.

Bilodeau, 34 ans, a plaidé coupable à cet incendie criminel et à quatre autres allumés dans des conteneurs à déchets à l’été 2017. 

Dans le cas de la voiture de M. Labidi, Bilodeau dit avoir été mis au défi par un ami, Marc Gagnon, de lancer une bouteille pleine d’essence  sur la voiture, stationnée devant la maison d’un des porte-parole de la communauté musulmane. Gagnon subira son procès en mai.

Le feu ne s’est pas propagé à la maison, mais Mohamed Labidi a été blessé en éteignant les flammes. L’événement avait aussi plongé sa famille et la communauté musulmane dans l’effroi, quelques mois après la tuerie à la Grande Mosquée.

La Couronne réclamait une peine de deux ans, insistant sur les séquelles psychologiques et physiques des victimes.

Cette peine aurait pu être appropriée si la preuve avait démontré un caractère haineux au crime, a estimé le juge Christian Boulet.

Mathieu Bilodeau savait qui était le propriétaire de la voiture. Malgré tout, les agents de probation estiment que le geste de Bilodeau ne visait pas une personne ou un groupe en particulier, mais découlent plutôt du comportement enfantin d’une personne ayant des limites intellectuelles. 

Le juge Boulet est d’accord avec eux. Le juge ajoute que l’accusé a témoigné avoir beaucoup d’affection pour une dame de confession musulmane. « Son degré de responsabilité analysé à la lumière de sa pensée diminuée, influençable et surtout déficiente m’amène à prononcer une peine plus clémente axée sur sa réhabilitation », conclut le juge Boulet.

Détenu depuis son arrestation, Bilodeau a déjà purgé l’équivalent de 11 mois de prison. Il sera en probation durant trois ans et devra faire 240 heures de travaux communautaires.

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Justice et faits divers

Prison à vie pour une Américaine qui avait planifié une tuerie à Halifax

HALIFAX - Une Américaine qui avait comploté pour se livrer à une tuerie de masse dans un centre commercial de Halifax en février 2015 a été condamnée vendredi à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant dix ans.

Lindsay Souvannarath avait plaidé coupable, l’an dernier, à des accusations de complot pour meurtre. Un complice et elle avaient planifié d’ouvrir le feu dans l’aire de restauration rapide du Halifax Shopping Centre le 14 février, jour de la Saint-Valentin. «Mademoiselle Souvannarath voulait assassiner plus de gens que les 13 personnes qui avaient subi le même sort à l’école secondaire Columbine», a expliqué le juge Peter Rosinski, de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.

Le magistrat a déclaré vendredi que la femme de 26 ans représente une menace à la sécurité publique, et que ce statut ne changera pas. Il a rappelé qu’elle n’avait exprimé aucuns remords et n’avait pas renoncé à ses motivations idéologiques derrière le complot.

Le juge Rosinski a rappelé que les complices avaient prévu se présenter au centre commercial avec un fusil de chasse, une carabine de calibre .308 «et un couteau pour achever les blessés». Il est d’avis que la tuerie de masse aurait bel et bien été commise si elle n’avait pas été déjouée par la police grâce aux informations anonymes d’un citoyen.

Pour déterminer la peine, le magistrat a dit s’être inspiré en partie des principes qui s’appliquent dans les causes de terrorisme. Le juge a admis que les mobiles et les intentions dans cette affaire ne sont pas précisément comparables à ceux d’un acte terroriste. Mais ce crime, a-t-il dit, exige du tribunal qu’il envoie un message fort à ceux qui songent à se livrer à une tuerie de masse: «ils paieront le prix fort».

Souvannarath avait été arrêtée à l’aéroport de Halifax, où elle arrivait depuis Chicago. Son complice, James Gamble, s’est suicidé quand les policiers ont encerclé sa résidence de Halifax. Un troisième complice a déjà été condamné à dix ans de prison.

En tenant compte du temps passé en détention préventive, Souvannarath sera admissible à une libération conditionnelle dans sept ans. Elle a dû fournir un échantillon d’ADN et après sa libération, elle ne pourra posséder d’arme à feu pendant au moins 10 ans.

Elle a refusé de s’adresser au tribunal, vendredi, avant de connaître sa peine.

Monde

Nobel de littérature: «Comportement inacceptable» observé à l’Académie

COPENHAGUE - Une enquête sur des allégations d’inconduite sexuelle au sein de l’organisation suédoise qui décerne le convoité prix Nobel de littérature a permis de constater «un comportement inacceptable sous la forme d’une intimité non désirée» au sein de la prestigieuse institution.

Le conseil secret de 18 membres de l’Académie suédoise a été plongé au cours des dernières semaines dans un scandale d’inconduite sexuelle qui «n’était pas généralement connu», selon les enquêteurs. Il a mené au départ de six membres et terni la réputation du prix.

Le premier ministre et le roi de Suède de même que le conseil du Nobel ont tous exprimé leur inquiétude en lien avec le scandale qui a provoqué une onde de colère dans la nation scandinave, connue pour sa promotion de l’égalité des sexes. Jeudi, des milliers de personnes se sont rassemblées devant l’Académie suédoise pour exiger la démission des membres restants.

L’Académie a demandé à des avocats d’enquêter sur des allégations d’inconduite sexuelle faites par 18 femmes à l’endroit de Jean-Claude Arnault, une figure importante du milieu culturel en Suède, qui est marié à la poétesse et ex-membre de l’Académie Katarina Frostenson.

Mme Fronstenson a quitté son poste la semaine dernière, au même moment qu’une autre femme, la secrétaire permanente de l’Académie Sara Danius.

La controverse a mis en lumière d’amères divisions au sein de l’Académie, dont les membres sont nommés à vie, et en a mené certains à accuser des membres d’avoir des tendances patriarcales.

Le scandale a éclaté alors que la Suède a vécu son propre moment  #moiaussi en novembre, lorsque le pays a vu des milliers d’allégations d’inconduite sexuelle révélées au grand jour, dans toutes les sphères d’activités. Ces allégations ont touché l’Académie quand 18 femmes ont partagé leurs accusations à l’endroit de Jean-Claude Arnault dans un quotidien suédois.

L’homme s’est vu interdire, en décembre, d’assister à un banquet de l’Académie pour le prix Nobel après que l’une des plus importantes publications de la Suède, le Dagens Nyheter, eut publié les allégations.

Jean-Claude Arnault a nié les présumées agressions, qui se seraient produites entre 1996 et 2017. Le mois dernier, les procureurs suédois ont annoncé qu’une enquête sur de présumés viols et agressions sexuelles datant de 2013 à 2015 avait été abandonnée, mais qu’une enquête sur d’autres présumés gestes criminels se poursuivait.

L’Académie a par ailleurs indiqué vendredi avoir trouvé une lettre, reçue en 1996, dans laquelle le destinataire mentionnait une présumée agression sexuelle au centre culturel de Jean-Claude Arnault, qui recevait du financement de la part de l’Académie.

Elle a affirmé «regretter profondément que la lettre ait été mise de côté, ce qui signifie que rien n’a été fait pour enquêter», et a pris ses distances face au harcèlement sexuel et à la violence sexuelle, «où qu’ils se produisent».

Monde

Campagne de Trump: les démocrates s’adressent à la justice

NEW YORK - Le Comité national démocrate (DNC) des États-Unis poursuit la campagne du président Donald Trump, son fils, son gendre, la Russie et WikiLeaks, à qui il reproche d’avoir comploté pour remporter l’élection présidentielle de 2016.

Le DNC a déposé sa poursuite vendredi, devant un tribunal fédéral de Manhattan. Elle réclame un dédommagement non spécifié et un ordre qui interdirait toute nouvelle interférence avec les systèmes informatiques du DNC.

La poursuite prétend que M. Trump et son entourage avaient des liens avec la Russie, ce qui a permis la création d’un complot Trump-Russie.

Le DNC accuse la Russie d’avoir perpétré «une attaque effrontée contre la démocratie américaine», en commençant par une cyberattaque contre ses systèmes informatiques.

Le DNC prétend que des dizaines de milliers de documents et de courriels ont été volés quand les pirates ont infiltré son système.

M. Trump a maintes fois répété qu’il n’y a eu aucune collusion entre sa campagne et la Russie.

Justice et faits divers

Une personne mordue par un chien à Ottawa

Une enquête est en cours après qu’une personne fût mordue par un chien tôt vendredi matin, à l'est du secteur de Vanier.

Le Service de police d’Ottawa dit avoir été appelé sur les lieux autour de 4h45 en matinée sur la promenade Brittany. C’est toutefois le Service des règlements municipaux de la Ville d’Ottawa qui mène l’enquête. 

Un porte-parole de ce département, Jake Gravelle, a confirmé dans une réponse écrite qu’un incident impliquant un chien s’est produit, vendredi matin. 

« Deux chiens ont été pris en charge. Puisqu’une enquête est en cours, aucun autre renseignement n’est disponible pour l’instant », ajoute M. Gravelle dans un courriel envoyé au Droit

Selon Radio-Canada, le chien responsable de l’attaque serait un pitbull et la victime serait le maître de l’animal. Toujours selon Radio-Canada, il a subi de nombreuses blessures alors qu’il tentait de séparer son compagnon qui se disputait avec le chien d’un ami. 

La loi ontarienne interdit depuis 2005 « à quiconque d’être propriétaire, d’élever aux fins de reproduction, de transférer, d’importer, d’abandonner, d’entraîner au combat ou de laisser errer un pitbull ». 

C’est aux municipalités qu’incombe la responsabilité de veiller au respect de cette règle. La Ville d’Ottawa a toujours adopté une approche de tolérance face aux propriétaires de pitbulls et n’applique pas la loi ontarienne.

Justice

Mathieu Larin: «Un proxénète demeure un exploiteur, un parasite», dit le juge

« Tout proxénète tel qu’il soit demeure un criminel, un exploiteur et un parasite. »

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a condamné Mathieu Larin à cinq ans et demi de prison pour ses activités criminelles de quatre victimes entre 2014 et 2017, vendredi au palais de justice de Sherbrooke.

Lire aussi: La vie des victimes du proxénète Mathieu Larin chamboulée à jamais

L’individu de 32 ans devra encore purger 54 mois et demi de détention une fois la détention provisoire retranchée de cette première peine imposée à Sherbrooke en matière de proxénétisme.

Le proxénète Mathieu Larin avait pris un contrôle sur la vie sexuelle de quatre jeunes femmes, dont une mineure, qui se prostituaient pour son compte principalement à Sherbrooke.

« Quatre d’entre elles ont eu le courage de dénoncer. La preuve révèle qu’il en existe plusieurs autres. Si on ne connaît pas les conséquences sur ces personnes, on peut affirmer qu’il a profité de plusieurs autres », estime le juge Chapdelaine.

L’accusé s’occupait de prendre les photos en tenue légère, de faire la publicité sur le site « annonces intimes », avait le contrôle du téléphone en se faisant passer pour les filles et décidait des services sexuels et des tarifs.

Mathieu Larin a reconnu sa culpabilité en ce qui concerne les chefs d’accusation de proxénétisme et de prostitution juvénile pour cette victime entre octobre et novembre 2014.

Le 23 octobre 2017, Larin avait plaidé coupable d’avoir amené trois autres femmes à offrir des services sexuels moyennant rétribution entre décembre 2016 et juin 2017.

L’individu a aussi reconnu avoir fait de la publicité pour offrir des services sexuels moyennant rétribution et d’avoir bénéficié d’un avantage pécuniaire qu’il savait provenir de la prostitution.

Ces plaidoyers de culpabilité demeurent l’un des seuls facteurs atténuants que je retiens dans le dossier avec celui de l’appui de sa famille.

« Les regrets qu’il exprime et les excuses aux victimes apparaissent circonstanciels et artificiels. Il leur offre de payer ce qui leur doit avec l’argent de ses parents », a indiqué le juge.

Larin louait des chambres d’un établissement hôtelier d’abord de Québec puis de Sherbrooke. Certains services sexuels ont aussi été offerts durant la période des accusations dans un appartement du secteur Mi-Vallon ainsi qu’à domicile.

« Dénoncer et dissuader afin d’enrayer ce fléau que représente cette marchandisation des services sexuels », signale le juge en se basant sur la jurisprudence.

Politique

L’autoroute 73 sera prolongée à Saint-Georges

Le gouvernement libéral s’engage à prolonger l’autoroute 73 à Saint-Georges, en Beauce. L’autoroute se transformera en boulevard urbain jusqu’à ce qu’elle rejoigne la route 173, à la sortie de la ville.

La ministre déléguée aux Transports Véronyque Tremblay était en Beauce vendredi pour annoncer le lancement de l’étude d’opportunité de ce prolongement. Cette étude déterminera le meilleur tracé pour ce nouveau boulevard et donnera une idée des coûts. Elle sera livrée d’ici environ un an.  

Le maire de Saint-Georges Claude Morin souhaitait il y a quelques mois un prolongement de type autoroute, afin que la 73 se rende éventuellement jusqu’aux frontières du Maine. Il s’est toutefois rallié à la position du gouvernement libéral et était à l’annonce vendredi du boulevard urbain. 

Ce boulevard servira de voie de contournement de la ville de Saint-Georges, afin de désengorger la circulation et d’éviter que des camions lourds ne se retrouvent en plein centre-ville. En janvier, un accident mortel impliquant un poids lourd est survenu au centre-ville de Saint-Georges. 

Plus de détails à venir…

En région

Prix des voyageurs: une auberge de Gaspé reçoit la seule note parfaite au Canada

GASPÉ –Un petit hôtel de 15 chambres et trois étoiles, à Gaspé, est le seul au Canada à avoir reçu une note de 10 sur 10 de la part des voyageurs, dans le classement établi par le site web Hotels.com. La propriétaire de l’Auberge sous les arbres, Claudine Roy, croit que « l’accueil et la chaleur humaine « expliquent l’engouement des clients.

« Ma sœur Mimi est là l’après-midi, elle reçoit les gens. Elle leur sert un petit verre de gin Radoune [un alcool local] en leur disant : «Vous arrivez en Gaspésie : faut vous rincer la bouche!» Ma sœur Denise fait tous les petits déjeuners, avec des confitures maison comme ma mère les faisait. Ce n’est pas formaté, comme endroit », rapporte Mme Roy.

« Il y a un foyer où on fait un feu l’après-midi et une petite salle à manger. Si les clients ne veulent pas sortir le soir, ils peuvent prendre un take out. Quand tu es parti deux semaines, tu as le goût de te sentir un peu chez vous », poursuit la propriétaire.

L’hôtel, situé au centre-ville de Gaspé, est composé de la maison ancestrale Carter, bâtie en 1865, et d’une section construite il y a une dizaine d’années. 

Les réservations étaient déjà bien avancées pour l’été, indique Mme Roy, mais « le téléphone n’arrête pas de sonner « depuis que le classement a été rendu public jeudi.

Ce ne sont pas des experts, mais bien les clients eux-mêmes qui jugent les établissements et décident ou non d’octroyer une note à leur hôtel. Vingt-deux hôtels dans le monde ont reçu une note parfaite. 

Pour faire partie du classement, les hôtels doivent avoir reçu une note d’au moins 9,4 sur 10 et au moins 50 avis de clients, de décembre 2016 à novembre 2017. À travers le Canada, Montréal et Québec ont le plus grand nombre d’hébergements répondant à ce critère, avec respectivement 17 hôtels et 12 hôtels.