Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Actualités

Ce serait une «erreur» des États-Unis de cesser d’exporter au Canada, dit Trudeau

OTTAWA — Justin Trudeau dit que ce serait «une erreur» si les États-Unis décidaient de cesser d’exporter du matériel médical vers le Canada, comme c’est l’intention de l’administration Trump.

La compagnie américaine 3M, qui fabrique des masques et des respirateurs, a confirmé vendredi matin avoir reçu une demande de l'administration afin de cesser d'en exporter au Canada et dans les marchés de l'Amérique latine. L'entreprise s'est inquiétée des «implications humanitaires significatives» d'une telle mesure si elle était mise en oeuvre.

En point de presse devant sa résidence, vendredi, M. Trudeau a assuré que son gouvernement travaille «très étroitement» avec les États-Unis pour éviter que ce scénario se concrétise et a semblé servir un avertissement à nos voisins du sud.

«Il y a des milliers d'infirmiers, d'infirmières à Windsor qui travaillent à Detroit à chaque jour sur lesquels les Américains dépendent. Il y a des produits médicaux et essentiels qui vont dans les deux sens à travers notre frontière et ce serait une erreur pour nos deux pays de limiter l'accès de l'un et l'autre à des produits et du personnel nécessaires de l'autre côté de la frontière», a-t-il déclaré.

Pressé de questions sur de possibles représailles, le premier ministre est demeuré vague.

«On dépend tous les deux du commerce et des échanges de biens et de services essentiels de chaque côté de la frontière et nous allons travailler pour s'assurer que ça continue à être possible et de l'encourager dans ces moments de difficulté», a-t-il dit.

La vice-première ministre Chrystia Freeland a remercié la compagnie 3M pour sa prise de position publique et a assuré que le premier ministre, ses ministres et les premiers ministres des provinces participent à l'effort collectif.

«Je peux vous assurer que le Canada va continuer de travailler fort pour résoudre ces enjeux, comme on a travaillé fort pour résoudre l'idée d'avoir des militaires américains à la frontière canadienne», a insisté Mme Freeland.

Le premier ministre n'a pas précisé s'il allait s'entretenir directement avec le président américain Donald Trump.

Intervention de l'armée

Le premier ministre confirme par ailleurs avoir reçu une demande du gouvernement du Québec pour que l'armée prête main-forte aux communautés nordiques isolées.

«On sait que les Rangers canadiens sont toujours présents dans le Nord pour aider dans les communautés, pour aider à servir», a souligné M. Trudeau, ajoutant que ceux-ci vont «aider à installer des tentes et de l'infrastructure médicale» au nord du 55e parallèle.

Cette annonce survient alors que le Nunavik a annoncé un confinement imposé aux 14 communautés. Tous les vols à destination et en partance du Nunavik ainsi qu'entre les communautés sont donc annulés jusqu'à nouvel ordre. On compte deux cas de la COVID-19 dans le Nord-du-Québec.

Ottawa avait déjà promis que les Forces armées canadiennes étaient prêtes à répondre à une demande d'une province, d'un territoire ou d'une municipalité qui en ferait la demande.

«Les Forces armées seront là pour les Québécois comme pour tous les Canadiens», a garanti le premier ministre.

M. Trudeau a aussi annoncé que 100 millions $ seront consacrés pour répondre aux besoins alimentaires les plus urgents, y compris des peuples autochtones et des populations du Nord.

Annonces du jour

Ottawa se tourne vers une multinationale pour acheminer du matériel médical aux provinces et territoires en temps de crise.

M. Trudeau a confirmé que c'est Amazon Canada qui s'occupera de cette opération. Il a par la suite précisé via Twitter que cette distribution se fera «à travers Postes Canada et d'autres services de livraison».

«Amazon utilisera son grand réseau de distribution pour assurer la livraison d'équipement médical là où on en a le plus besoin», s'est réjoui le premier ministre, vendredi matin.

Autre annonce, le fédéral devance le versement du crédit de la TPS pour les Canadiens à faible revenu. Il était initialement prévu en mai.

M. Trudeau a finalement confirmé que l'argent sera livré ce mois-ci. Les adultes admissibles pourraient recevoir jusqu'à 300 $ et les parents pourraient recevoir jusqu'à 150 $ par enfant.

L'Ontario sur le radar

Les autorités de la santé publique en Ontario disent qu'entre 3000 et 15 000 personnes dans la province pourraient mourir pendant la durée de la pandémie même avec les mesures restrictives en place.

Mais les administrateurs de la santé publique du Canada mettent en garde contre ces projections.

«Quand les gens voient ces modèles, rappelez-vous que ce ne sont pas des données réelles. Ce sont des projections à des fins de planification», a déclaré Dre Theresa Tam qui convient que ces chiffres sont utiles pour les provinces qui préparent leur système de santé au pire.

Son adjoint, Dr Howard Njoo, a souligné que ces projections se basent sur des données d'il y a deux, trois, voire même quatre semaines.

La bonne nouvelle, toutefois, est que l'Ontario semble s'en tirer mieux qu'ailleurs à travers le monde. Même si ces chiffres semblent «très, très élevés», selon Dre Tam, la courbe se situerait sous la ligne imaginaire qui illustre la capacité du système de santé.

«C'est ce qu'il faut retenir», a dit l'administratrice en chef.

D'autres provinces suivront l'exemple de l'Ontario. Le Québec et le Nouveau-Brunswick vont dévoiler leurs projections la semaine prochaine.

Le fédéral devrait suivre «dans les prochains jours», selon la ministre de la Santé, Patty Hajdu.

Nombre de cas

Le Canada compte 12 376 personnes infectées par la COVID-19 et déplore 178 décès. Ce chiffre évoluera au cours de la journée.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles: 6101 au Québec, dont 61 décès; 3255 en Ontario, dont 67 décès; 1121 en Colombie-Britannique, dont 31 décès; 968 en Alberta, dont 13 décès; 220 en Saskatchewan, dont trois décès; 207 en Nouvelle-Écosse; 195 à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un décès; 182 au Manitoba, dont deux décès; 95 au Nouveau-Brunswick; 22 à l'Île-du-Prince-Édouard; six cas au Yukon; quatre cas dans les Territoires du Nord-Ouest. On n'a rapporté aucun cas au Nunavut.

Plus de 290 000 personnes ont été testées au pays depuis le depuis de la pandémie.

Message du jour

«Les banques alimentaires et les organismes de bienfaisance font un travail incroyable pour nos communautés à l'année longue. (...) Si vous avez le temps et les moyens d'aider ces jours-ci, je vous invite donc à communiquer directement avec les organismes autour de chez vous. Ils ont besoin de votre aide», a déclaré Justin Trudeau.

covid-19

COVID-19: 450 Estriens malades et un quatrième décès

Il y a maintenant 450 Estriens infectés à la COVID-19, une progression de 46 personnes par rapport à la même heure jeudi. Un quatrième décès s’est ajouté au bilan estrien au cours des 24 dernières heures, il y a 47 cas confirmés hospitalisés et huit personnes placées aux soins intensifs.

Pendant ce temps au Québec, le nombre de cas confirmés a bondi de 583 personnes pour atteindre 6101 cas.

L’Estrie a longtemps été la deuxième région la plus touchée de la Province après Montréal. Voilà qu’elle devient maintenant la quatrième région du Québec à compter le plus de cas de COVID-19 confirmés après Montréal (2837 cas), la Montérégie (583 cas) et Laval (476 cas).

« Nous sommes contents de reculer dans le palmarès des régions les plus infectées! Ce n’est pas une course contre les régions, bien au contraire, mais nous sommes heureux de voir que la progression des cas diminue depuis mercredi. Je crois que c’est le reflet que les gens respectent de mieux en mieux les consignes du gouvernement », a expliqué en entrevue le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

À LIRE AUSSI:  Une deuxième journée avec une faible augmentation de cas

Rappelons que, dans ce cas-ci, la « région de l’Estrie » ne représente pas la région administrative de l’Estrie, composée de la MRC de Sherbrooke et de six MRC situées tout autour (MRC du Granit, des Sources, Haut-Saint-François, Val-Saint-François, Coaticook et Memphémagog).

En effet, dans le domaine de la santé, les régions du Québec sont plutôt divisées en 18 régions sociosanitaires.

Lors de la création du CIUSSS de l’Estrie-CHUS le 1er avril 2015, deux MRC se sont ajoutées à la région sociosanitaire de l’Estrie. En plus des sept MRC de l’Estrie, on y retrouve maintenant deux autres MRC, soit celle de la Haute-Yamaska, où on se situe la ville de Granby, ainsi que la MRC de la Pommeraie, incluant la ville de Bromont.

En résumé, la région sociosanitaire de l’Estrie représente une population d’environ 480 000 personnes réparties dans neuf MRC. Ses plus grandes villes sont Sherbrooke, Granby, Bromont et Magog.

Plus de détails dans La Tribune papier de samedi



Actualités

COVID-19: le brouillard se dissipe, un peu, au Québec [VIDÉO]

Le brouillard se dissipe, un peu. On commence à voir la lumière. Sauf que ce n’est pas le bout du tunnel, mais le train du coronavirus qui fonce vers nous. Avec l’annonce de 25 nouveaux décès vendredi, dont une personne âgée dans la trentaine et une autre dans la quarantaine, le Québec commence à prendre la pleine mesure de la menace.

Cette hausse marquée de 36 à 61 morts n’est pas seulement l’affaire de 24 heures, a précisé le premier ministre François Legault, lors de sa conférence de presse quotidienne. «Il y avait une vingtaine de cas qui étaient sous étude depuis une semaine pour savoir est-ce que les personnes sont décédées de la COVID-19 ou non. Ça vient biaiser un peu les résultats.»

N’empêche que trois semaines après avoir déclaré l’urgence sanitaire, le gouvernement et les citoyens du Québec commencent à y voir plus clair.

Après avoir refusé à de nombreuses reprises, le premier ministre Legault, le directeur national de la Santé publique, Horcaio Arruda, et la ministre de la Santé, Danielle McCann, dévoileront mardi les prévisions de l’Institut national de santé publique du Québec.

Ils disent maintenant se sentir assez solides avec les analyses scientifiques pour aller de l’avant dans la publication des scénarios du possible. Du meilleur au pire. En passant par le plus probable.

Le décompte des cas détectés au Québec était de 6101, vendredi.

«C’est clair que c’est une sous-estimation, a reconnu le Dr Arruda. [...] Mais, je ne suis pas capable, à ce stade-ci, de vous dire que pour chaque cas, il y en a 10 autres [infectées] ou pour chaque cas, il y en a quatre.»

Voici des chiffres plus fiables. En plus des 61 (1 %) morts de la COVID-19, 429 malades sont hospitalisés (7 %), dont 122 aux soins intensifs (2 %). Des proportions stables depuis plusieurs jours.

Ce sont ces statistiques que le trio a toujours à l’œil. Limiter le plus possible les décès et faire en sorte que notre système de santé ne devienne pas submergé.

+

Sherbrooke

Le ménage des rues s’en vient

Le nettoyage des rues commencera la semaine prochaine à la Ville de Sherbrooke. Le balayage devrait commencer dans la semaine du 6 avril avec les grandes artères. Les rues résidentielles seront quant à elles balayées au retour de la longue fin de semaine de Pâques.

La Ville demande donc aux citoyens de râteler leur terrain avant le passage des balais mécaniques et de laisser la petite pierre en bordure de rue sans créer d’amoncellements. Il faudrait également éviter de stationner un véhicule en bordure de rue lors du nettoyage et mettre les bacs roulants à la rue le matin même de la collecte seulement, en les rangeant dès que possible.

Actualités

La collation des grades de Bishop’s reportée

L’Université Bishop’s a décidé de reporter sa collation des grades à la fin du mois d’août en raison de la pandémie du coronavirus. L’événement devait initialement se tenir le 6 juin.

« C’est avec regret que nous avons décidé de reporter, a annoncé le principal de l’Université Bishop’s, Michael Goldbloom dans un message vidéo diffusé sur Facebook. Il n’est tout simplement pas réaliste de penser quand dans deux mois on pourrait avoir 2000 personnes, d’un peu partout au Canada et du monde entier, sur le campus. »

L’Université a donc décidé de se donner une plus grande marge de manœuvre en tenant sa collation des grades à la toute fin du mois d’août, les 28 et 29.

« C’est dans cinq mois et on espère que la situation se sera améliorée, explique Michael Goldbloom. C’est notre plan. C’est le plus grand événement de l’Université. Je sais que les diplômés de 2020 aimeraient revenir ensemble sur le campus. »

Le principal de l’Université a conclu en demandant à tous les diplômés de faire de son possible pour être présent lors de la remise de diplôme au mois d’août.

Actualités

Le SEE veut repousser certains éléments de la négociation

Le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE) souhaite régler les enjeux salariaux de la convention collective, mais souhaite attendre avant de s’attaquer aux grands enjeux de la table sectorielle, comme la composition des classes.

C’est ce qui ressort d’une entrevue avec le président du SEE, Richard Bergevin, qui participe jeudi et vendredi au conseil général de négociations. La convention collective du SEE, rattaché à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), est échue depuis le 31 mars, à l’instar de plusieurs instances syndicales de la province.

COVID-19

TVA Nouvelles revient en ondes 

Après une pause forcée causée par la découverte d’un cas de COVID-19 chez un employé, l’équipe de TVA Nouvelles Sherbrooke sera de retour sur le terrain et en ondes vendredi.

Les téléspectateurs de la région estrienne retrouveront ainsi leur bulletin de nouvelles du midi et de 18h, annonce un communiqué de presse diffusé jeudi.

À LIRE AUSSI: Un membre de l’équipe de TVA Sherbrooke infecté

La direction de télédiffuseur dit avoir obtenu le feu vert de la Direction de la santé publique (DSP) du Québec.

TVA Nouvelles confirme également avoir procédé à la désinfection complète de sa salle des nouvelles, en plus d’avoir mis en place des mesures pour limiter les risques de propagation du virus et protéger les employés.

Entre temps, une autre employée a été déclarée positive à la COVID-19. Dans les circonstances, la station de Sherbrooke suit les consignes des autorités sur le confinement des employés infectés ainsi que pour deux autres collègues par mesures préventives, précise-t-on. 

On affirme toutefois que les autres employés ont reçu le feu vert pour retourner au travail.

Rappelons qu’après la découverte d’un cas testé positif à la COVID-19 lundi, la direction avait demandé par précaution que tous les membres de l’équipe des nouvelles de TVA Sherbrooke restent en isolement préventif, en attendant les consignes de la DSP.

estrie

Les couleurs de l’arc-en-ciel prennent place

Des immeubles de la région ont pris les couleurs de l’arc-en-ciel, symbole du mouvement #çavabienaller pour donner courage à la population en ces temps de crise.

À Sherbrooke mercredi soir, l’hôtel de ville a affiché ses couleurs en signe d’espoir et de soutien aux travailleurs des services essentiels et à l’intention des citoyens.

À LIRE AUSSI: Illumination de l’église de Lac-Mégantic

« C’est un geste symbolique qui vient mettre en lumière la force et la solidarité dont sont capables les Sherbrookois et le Sherbrookoises », affirme le maire Steve Lussier.

« Les couleurs de l’arc-en-ciel sont le reflet de l’espoir et du soutien que nous portons à tous nos travailleurs et travailleuses ainsi qu’aux citoyens et citoyennes. »

Magog

À Magog, l’hôpital s’est aussi paré de multiples couleurs. La Fondation Hôpital Memphrémagog souligne que le complexe de la rue Saint-Patrice Est « arborait fièrement l’arc-en-ciel, symbole d’espoir pour nos travailleurs et travailleuses de la santé et tous les autres citoyens qui contribuent au bien-être de notre communauté pendant la crise. »

« Continuons d’être bienveillants à l’égard de nos proches. Comptons les uns sur les autres pour traverser cette période tumultueuse. »

Ce projet a été réalisé grâce au soutien de la Ville de Magog, de la Fondation Hôpital Memphrémagog et de Média Spec, souligne-t-on.

Plus tôt dans la journée, des équipes des policiers, des pompiers et des ambulanciers paramédicaux et de la Ville de Magog avaient rendu hommage aux employés de l’hôpital en organisant un défilé de véhicules dans ce secteur de la ville.

Rappelons qu’ailleurs dans la région, à Lac-Mégantic, l’église Sainte-Agnès s’est illuminée de la sorte dans la lutte actuelle contre le coronavirus.

Actualités

Pas plus de deux heures de COVID-19 par jour

S’il est vrai que le confinement permet de passer plus de temps en famille ou en couple, il peut aussi devenir une source importante de déséquilibre sur le plan de la santé mentale, prévient l’Association des médecins psychiatres du Québec qui a émis une série de conseils visant à adoucir les impacts de la quarantaine.

Alors que certains scénarios font état d’un confinement pouvant aller jusqu’à 12 semaines, il est primordial de comprendre les réactions psychologiques qu’un tel confinement peut provoquer chez certaines personnes, estime l’AMPQ dans un document produit dans le cadre de la crise du COVID-19.

COVID-19

JEVI suffit à la demande, mais craint pour son financement

L’appel du premier ministre François Legault de ne pas hésiter à demander de l’aide psychologique si le poids de l’isolement se fait trop important n’a pas provoqué de flambée dans la nombre d’appels acheminés au centre de prévention du suicide JEVI à Sherbrooke. La directrice générale Tania Boilar, qui s’attend néanmoins à un plus grand nombre d’appels dans les prochaines semaines, s’inquiète moins pour la capacité de réponse de son organisme que pour son financement.

« Normalement, on s’apprêtait à lancer notre campagne de financement qui nous permet annuellement de recueillir 115 000 $. Cette somme nous permet de garder les intervenants en poste. C’est 50 % de nos revenus annuels. On se demande quel impact ça aura. »

Au centre d’appels, une dizaine d’intervenants sont actuellement en poste. Ils parviennent à répondre à tous les appels, dont le nombre n’a pas augmenté encore depuis le début de la crise. « J’ai l’impression que les gens sont en train de s’organiser. Ils sont actifs. Mais ceux qui nous joignent nous parlent beaucoup de la situation actuelle. Dans les prochaines semaines, j’anticipe une hausse importante des appels. Nous n’avons pas de problèmes de ressources humaines parce que nous avons pas mal restreint tous nos services à la ligne téléphonique. »

Tania Boilar rappelle qu’il ne faut pas hésiter à téléphoner en cas de besoin. « C’est un bon moment pour diffuser des messages de prévention, de dire qu’il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. Ça peut faire toute la différence du monde. C’est un petit pas qui peut être gênant au début, mais ce n’est pas menaçant. Nous répondons 40 heures par semaine. C’est notre travail de le faire. »

COVID-19

Un fonds d’urgence pour les étudiants du Cégep

Le Cégep de Sherbrooke lance à son tour un fonds pour venir en aide aux membres de sa communauté étudiante en cette période de pandémie du coronavirus.

La Fondation Cégep de Sherbrooke, qui a créé le Fonds d’urgence COVID-19, souhaite ainsi offrir une aide ponctuelle aux étudiants éprouvant des difficultés financières accrues à cause de cette crise sanitaire.

Actualités

Traitements contre le cancer et COVID-19: Danielle McCann jette du lest

Les Québécois en attente d’une chirurgie ou d’un traitement contre le cancer semi-urgent, reporté en raison de la COVID-19, pourraient bientôt être rappelés à l’hôpital.

La ministre de la Santé, Danielle McCann, a décidé de jeter du lest et de permettre plus d’actes, après avoir constaté que suffisamment de lits (7000) avaient été libérés pour les patients atteints de la COVID-19.

Lundi dernier, la Société canadienne de cancer avait sonné l’alarme, disant observé que de nombreux Québécois atteints d’un cancer vivaient dans la peur que leur maladie progresse pendant la crise sanitaire.

La Société craignait entre autres que le Québec soit en train de créer une «liste d’attente» qui allait être très difficile à gérer après la crise. Le cancer n’arrête pas, avait-elle fait valoir.

Jeudi après-midi, la ministre McCann a expliqué sa décision en disant que «la situation au niveau des masques N95 s’est un peu améliorée». En outre, a-t-elle affirmé, «notre banque de sang est en meilleure position».

«Est-ce qu’on a ce qu’il faut? Ce que je veux dire aujourd’hui, c’est que la situation s’est un petit peu améliorée et que là, on va pouvoir probablement ouvrir un petit peu sur des situations qui sont entre deux, a déclaré Mme McCann en conférence de presse. Je pense qu’on va ouvrir un peu dans les prochains jours.»

Invité à préciser, le ministère de la Santé a affirmé dans un message à La Presse canadienne avoir entendu «les préoccupations de la population en attente de chirurgies semi-urgentes qui ont été reportées».

«Nous parlons majoritairement de chirurgies cardiaques et oncologiques», a expliqué la relationniste Marie-Claude Lacasse.

Un comité d’expert fournira des directives au réseau pour la reprise de certaines activités chirurgicales semi-urgentes dans les prochains jours, selon la confirmation de l’arrivée des masques N95, a-t-elle ajouté.

Combien de chirurgies ou de traitements pourront être réalisés? Dans quels hôpitaux? «Ce sera à déterminer selon la disponibilité des ressources [...] et selon l’évolution de la pandémie.»

Le ministère de la Santé explique également que ce sont des comités cliniques dans les établissements qui choisiront qui recevra sa chirurgie ou son traitement.

«Notre priorité était de libérer des lits et se préparer à la crise, affirme Mme Lacasse. Nous cherchons à atteindre un équilibre entre la préparation pour les cas COVID 19 et continuer les services pour les patients.»

La Société canadienne du cancer estime qu’en 2020, il y aura 225 800 nouveaux cas de cancer au Canada, dont 56 600 au Québec.

COVID-19

Des malades chroniques privés de leur médicament

Florence souffre de polyarthrite rhumatoïde depuis 2013. À 32 ans aujourd’hui, sa maladie est enfin contrôlée et stabilisée depuis quelques années, et elle a pu reprendre une vie active. Elle travaille aujourd’hui à temps plein, elle a de jeunes enfants. Mais avant d’en arriver là, elle a énormément souffert. Il lui a fallu six années d’essais de différents médicaments avant de trouver « la bonne recette médicamenteuse » pour que la douleur se calme enfin.

« La polyarthrite rhumatoïde est une maladie qui cause beaucoup de douleur et qui devient très invalidante quand elle n’est pas contrôlée. Je crains beaucoup une récidive de la maladie, avec tout ce que cela implique : douleur aiguë, dommages irréversibles aux articulations, arrêt de travail, etc. », soutient-elle.

À LIRE AUSSI: Chloroquine: précisions sur l’ordonnance de la Santé publique

Est-ce que l'hydroxychloroquine pourrait protéger du coronavirus?

COVID-19

Des patrouilles de sensibilisation dans les parcs

La Ville de Sherbrooke déploie une équipe de patrouilleurs pour rappeler les règles de distanciation sociale aux citoyens dans les parcs.

Depuis mardi, neuf employés, principalement des cols bleus, se rendent dans les parcs où se trouvent des sentiers, des modules de jeu ou des installations pour informer les citoyens. Les visites se déroulent entre 11 h et 19 h.

COVID-19

Courir solidairement au secours des personnes âgées [VIDÉO]

La pandémie force tout le monde à revoir ses habitudes, y compris les adeptes de la course à pied. À la boutique Le Coureur, la crise a permis de tisser tout un réseau de livraison solidaire auprès des personnes âgées.

La boutique de la rue King Ouest, qui poursuit la livraison de ses propres produits malgré la fermeture au public, est en voie de devenir un centre névralgique de livraison... d’épiceries.

Actualités

Coronavirus: Google va mesurer les effets du confinement

PARIS — Google va publier à partir de vendredi des statistiques issues des données de localisation de ses utilisateurs dans le monde, afin d’aider les pouvoirs publics à évaluer l’efficacité des mesures de distanciation sociale contre la COVID-19.

Téléchargeables sur un site réservé à plus de 131 pays dont la France, ces rapports doivent révéler les «tendances générales des mouvements de personnes au fil du temps et par zone géographique, dans différentes catégories d’endroits tels que les lieux de loisirs, les commerces d’alimentation, les pharmacies, les parcs, les stations de transport en commun, les lieux de travail et de résidence», selon un article sur un blogue du géant américain.

«Nous afficherons les tendances sur plusieurs semaines» sous forme d’«une augmentation ou diminution du pourcentage des visites», et non d’un nombre absolu, précise l’article signé par la directrice des produits géographiques de Google (dont Maps) Jen Fitzpatrick et la médecin en chef de Google Health Karen DeSalvo. Les informations les plus récentes dateront «de 48 à 72 heures».

«Nous espérons que ces rapports aideront [les responsables de la santé publique] à prendre des décisions sur la façon de gérer la pandémie de Covid-19. Par exemple, ces informations pourraient aider les responsables à comprendre les changements de tendances dans les déplacements essentiels, ce qui pourrait les amener à faire de nouvelles recommandations concernant les horaires d’ouverture ou les offres de services de livraison», explique Google.

Comme la détection d’embouteillages ou la mesure de la fréquentation des commerces sur Google Maps, ces rapports utilisent les données «agrégées et anonymisées» des utilisateurs Google ayant activé «l’historique des positions», qui peut être supprimé ou interrompu dans les paramètres du compte.

«Pour protéger la vie privée des personnes, aucune information personnellement identifiable, comme l’emplacement, les contacts ou les mouvements d’une personne, n’est mise à disposition», écrit Google.

Pour empêcher toute tentative d’identification d’une personne au sein de l’ensemble de données, l’entreprise a mis en oeuvre une technique statistique appelée «confidentialité différentielle» qui ajoute du «bruit» dans les données brutes tout en conservant des statistiques proches de la réalité.

Différents projets technologiques ont été lancés dans le monde pour lutter contre l’épidémie, notamment le recours aux données de localisation des opérateurs télécoms pour prévoir la propagation du virus et tracer le parcours des personnes malades, ou à des applications mobiles pour alerter les utilisateurs s’ils ont croisé la route de personnes contaminées.

Actualités

L’Ontario promet de dévoiler des chiffres «difficiles» sur la progression de la COVID-19

OTTAWA — Les Canadiens surveilleront de près l’Ontario, qui a promis de dévoiler des chiffres «difficiles» sur la progression de la COVID-19 dans la province.

La décision du premier ministre Doug Ford de dévoiler le modèle de projection du virus aux Ontariens, vendredi, viendra accentuer la pression sur le gouvernement fédéral de fournir un portrait national de la situation.

Le virus a déjà infecté plus de 11 000 Canadiens et a fait presque 200 morts selon les dernières données disponibles.

Jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué que cette information serait bientôt disponible. Il veut d’abord s’assurer de la qualité des données fournies par les provinces, données sur lesquelles ces scénarios reposent.

M. Trudeau a tenu jeudi soir une conférence téléphonique avec les premiers ministres des provinces et des territoires.

Selon une source fédérale, ils en sont arrivés à un consensus au sujet de la non-nécessité pour M. Trudeau de faire appel à la Loi sur les mesures d’urgence pour le moment.

Des masques convoités

L’administration Trump a demandé à ce que l’une de ses compagnies qui fabriquent des masques et des respirateurs cesse d’en exporter au Canada et dans les marchés de l’Amérique latine.

Sous le feu des critiques, la compagnie américaine 3M a répliqué dans un communiqué de presse vendredi matin qu’il y aurait des «implications humanitaires significatives» si cette décision allait de l’avant.

3M ajoute que de cesser l’exportation de respirateurs produits aux États-Unis pourrait inciter d’autres pays à faire de même et ainsi compromettre l’approvisionnement de matériel critique en temps de pandémie.

Nombre de cas

Il y avait 11 283 cas confirmés et probables au Canada, dont 138 décès jeudi.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles: 5518 au Québec, dont 36 décès; 2793 en Ontario, dont 53 décès; 1121 en Colombie-Britannique, dont 31 décès; 968 en Alberta, dont 13 décès; 206 en Saskatchewan, dont trois décès; 193 en Nouvelle-Écosse; 183 à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un décès; 167 au Manitoba, dont un décès; 91 au Nouveau-Brunswick; 22 à l’Île-du-Prince-Édouard; six cas au Yukon; deux cas dans les Territoires du Nord-Ouest. On n’a rapporté aucun cas au Nunavut.

actualités

La télé gratuite à l’Hôtel-Dieu et à Fleurimont

Afin de réduire les impacts négatifs de la situation particulière des patients dans les hôpitaux, la Fondation du CHUS offre gratuitement le service de télévision pour la clientèle hospitalisée à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et à l’Hôpital Fleurimont.

Les frais de service sont assumés par la Fondation depuis lundi et pour une durée indéterminée, annonce l’organisme, qui a mis sur pied cette initiative en collaboration avec le fournisseur Location Ima-Tel.

Rappelons qu’en raison de la pandémie de la COVID-19, les visites sont interdites dans les hôpitaux, ce qui limite les possibilités de divertissement pour les patients, commente-t-on.

« Pour les gens hospitalisés, qui doivent vivre ce moment seuls, cela peut être très angoissant. Nous offrons le service de télévision gratuitement afin de rendre le séjour des usagers plus agréable dans les circonstances », explique Martin Clermont, directeur général de la Fondation du CHUS.

« Évidemment, nous sommes conscients que cela ne remplace pas la présence humaine, mais nous espérons au moins leur permettre un petit soulagement à travers cette épreuve. »

Les gens hospitalisés pour un séjour de courte durée auront ainsi accès à une quarantaine de chaînes pour se changer les idées. Les patients pourront visionner du contenu anglophone et francophone, précise-t-on. 

« Nous espérons également que cela permettra de limiter les déplacements à l’intérieur des installations afin de réduire les risques de contamination», ajoute M. Clermont.  

« La situation actuelle amène de nouveaux besoins pour le personnel et pour la clientèle et nous voulons faire notre part pour améliorer la vie des personnes touchées directement ou indirectement par la pandémie », ajoute le directeur de la Fondation. 

On estime que c’est plus de 500 chambres qui sont ainsi desservies gratuitement.

Rappelons que la Fondation du CHUS a mis en place un fonds spécial COVID-19 pour tous ceux qui souhaitent participer au soutien des équipes médicales qui travaillent jour et nuit pour offrir les meilleurs soins possibles. Il est possible de contribuer à ce fonds par le lien www.jedonneenligne.org/fondationchus/COVID19/.

COVID-19

Un respirateur d’urgence conçu par une équipe sherbrookoise

Une équipe sherbrookoise a conçu un respirateur à pression qui pourrait répondre aux besoins cliniques de la COVID-19. L’appareil biomédical a été conçu dans le cadre d’un concours intitulé « Défi respirateur code de vie ».

Le respirateur à pression et demande contrôlée a été testé et validé par des intervenants professionnels du milieu médical.

À LIRE AUSSI: Trudeau confirme l’accélération de la production canadienne d’équipement médical

L’équipe a entrepris des démarches pour certifier l’appareil. L’équipe espère également que « le Québec et le Canada accélèrent le processus de certification » et « ciblent les besoins locaux plus concrètement avec des chiffres ».

En temps normal, faire certifier un tel appareil est long et fastidieux, note William Chabot-Labbé, étudiant en génie mécanique de l’UdeS qui a mis sur pied l’équipe interdisciplinaire.

« Santé Canada et d’autres institutions sont en train de regarder ce qu’il est possible de faire pour accélérer le processus », commente l’étudiant. Des gens du ministère de la Santé et d’autres intervenants ont aussi été contactés. L’objectif est d’offrir une solution qui est sécuritaire pour les patients. L’équipe a « sollicité différentes entreprises pour viser une production de 1000 unités par semaine ». 

« On espère ne pas avoir besoin d’utiliser notre machine. On veut juste un plan B disponible », commente l’étudiant. La machine, robuste, a aussi été conçue en fonction de la disponibilité des pièces, afin d’éviter que celles-ci se retrouvent en rupture de stock. 

Actualités

Les députés financeront de façon plus importante les groupes communautaires

Où ira l’argent? Les députés ont appris cette semaine qu’ils recevront des milliers de dollars de plus pour aider les organismes communautaires de leurs circonscriptions dans le contexte de la COVID-19. La ministre Isabelle Charest a annoncé qu’elle doublait l’enveloppe du Soutien à l’action bénévole, pour un total de 20,4 millions $.

L’enveloppe sera répartie entre les 125 députés, en fonction de l’indice de défavorisation de chacune des circonscriptions, et chaque élu décidera comment il distribuera le montant reçu selon les groupes ou actions auxquels il veut donner priorité. Un député reçoit en moyenne 83 000 $ et son enveloppe bondira donc à 166 000 $.

«Moi, je compte beaucoup sur les députés des quatre partis, qui font un travail extraordinaire, a déclaré le premier ministre François Legault lors de sa conférence de presse de mercredi. Si on a échappé quelqu’un qui est vulnérable, [...] le député va s’assurer d’aller bien financer les organismes [qui peuvent l’aider].»

Éric Lefebvre, Coalition avenir Québec, Arthabaska

Le whip de la CAQ n’a pas hésité une seconde: il viendra en aide aux trois banques alimentaires de sa circonscription du Centre-du-Québec. «Le gros gros avantage du Soutien à l’action bénévole, c’est que ça nous permet de faire une intervention rapide», dit-il au bout du fil. Déjà, il leur a procuré des bons d’achats dans cinq épiceries, cinq boucheries et deux boulangeries différentes. «Ça permet également d’aller directement soutenir nos petits entrepreneurs qui en ont bien besoin présentement. Ce sont des sommes d’argent importantes. Je pense qu’on réussit à faire une pierre deux coups, comme on dit.»

Pierre Arcand, Parti libéral du Québec, Mont-Royal-Outremont

Oui, il y a des besoins dans Outremont, assure le chef de l’opposition officielle, qui dispose en temps normal d’environ 57 000 $ pour aider les groupes communautaires. Avec les sommes additionnelles, il compte venir en aide au Service d’interprète d’aide et de référence aux immigrants (SIARI), qui oeuvre dans 14 langues. «Ils sont les premiers en contact avec plusieurs communautés qui viennent d’arriver au Québec. Ces gens-là ont des problèmes de logement, n’ont pas beaucoup d’argent en général. Eux font vraiment un travail extrêmement valable pour guider ces gens-là, et c’est sûr que je veux les appuyer de façon très forte.»

M. Arcand avise cependant les députés de sa formation politique de ne pas tout dépenser tout de suite. «Ça ne sera pas réglé à la fin avril, cette affaire-là, prévient-il. On va le dépenser de façon quand même rigoureuse, parce que je pense que les besoins vont continuer d’être importants en cours d’année.»

Alexandre Leduc, Québec solidaire, Hochelaga-Maisonneuve

À l’opposé, M. Leduc, qui représente un comté défavorisé, préfère une aide massive rapidement. En temps normal, il peut distribuer aux groupes communautaires jusqu’à 82 000 $ par année. «Je pense qu’on va dépenser un bon montant rapidement», dit-il. Sa priorité: s’assurer que ses concitoyens ne souffrent pas de la faim. «Il y a des groupes qui accueillent des personnes en situation d’itinérance. On comprend que leurs besoins ont augmenté plus que jamais. Eux autres aussi, ils ont des besoins alimentaires, ils offrent un souper, une collation, il faut qu’ils la prennent à quelque part. Il y a moins de dons maintenant dans les banques alimentaires, donc ils vont devoir acheter de la nourriture.»

Selon lui, la crise de la COVID-19 «souligne à grands traits toute l’utilité fondamentale du réseau communautaire». «Je pense que tout le monde comprend qu’un réseau communautaire à la grandeur du Québec, et à Montréal en particulier, est essentiel pour le bien-être d’une population», a-t-il déclaré.

Lorraine Richard, Parti québécois, Duplessis

À moyen et à long terme, ces sommes seront «nettement insuffisantes», constate la députée Richard, qui représente l’une des plus grandes circonscriptions du Québec. La saison de pêche est en péril, les entreprises ferment leurs portes. «Déjà, la situation sur la Côte-Nord n’était pas évidente. Après avoir eu un boom minier, on a pu voir au cours de la dernière année que c’était extrêmement difficile. On a beaucoup de petits villages aussi le long de la côte qui sont dévitalisés, donc les demandes vont aller en augmentant au niveau de l’aide pour ces populations», affirme-t-elle. Mme Richard consacrera, elle aussi, une bonne partie de son enveloppe discrétionnaire, qui est habituellement de 70 000 $, à l’aide alimentaire dans son comté.

COVID-19

Sherbrooke Unie contre la pandémie donne espoir

La campagne de sociofinancement Sherbrooke Unie contre la pandémie a dépassé son objectif bonifié de 50 000 $. L’initiative qui vise à soutenir les membres de la communauté qui auront de la difficulté à se nourrir et, du même coup, les restaurateurs, avait pour objectif initial d’amasser 10 000 $, mais la générosité des Estriens a obligé les instigateurs à s’ajuster à la hausse.

« Grâce à plus de 500 contributeurs et le don de 3000 $ de Commerce Sherbrooke, on a dépassé les 52 000 $. Si on arrive à réaliser cela dans le contexte actuel, on est capable de faire n’importe quoi. Il n’y a plus rien à notre épreuve en tant que communauté », souligne Geneviève Côté, directrice générale de Moisson Estrie, l’organisme qui distribuera les repas cuisinés par les 14 restaurateurs participants aux membres de la communauté dans le besoin.

Actualités

Poisson d’avril pour trois écoliers de Roxton Pond [VIDÉO]

Le confinement des familles à la maison n’a pas fait perdre son sens de l’humour à un couple de Roxton Pond, qui a joué un vilain tour à trois de ses cinq enfants.

Érick Dezan Fontaine et sa conjointe Karlane Fredette se sont levés tôt pour faire croire à leurs trois aînés, Zackary, 9 ans, Théo, 8 ans et Emma Rose, 6 ans, que l’école reprenait mercredi matin.

Affaires

Kruger ferme son usine de Brompton pour une durée indéterminée

Même si elle fabrique des produits jugés essentiels dans le contexte de la COVID-19, l’usine Kruger de Sherbrooke doit se résoudre à fermer ses portes à compter de vendredi pour une durée indéterminée. Cette fermeture envoie 272 travailleurs au chômage.

« On était dans des conditions assez difficiles avant la pandémie, explique Jean Majeau, vice-président principal, Affaires corporatives et communications en entrevue avec La Tribune. Mais là ce n’était plus possible de maintenir le rythme de pertes qu’on subissait. »

À LIRE AUSSI: Tafisa et American Biltrite s’adaptent à la crise

Kruger abandonne son projet de centre de distribution

Les syndiqués de Kruger veulent récupérer leur 10 %

L’usine du secteur de Brompton produit du papier journal et des papiers de spécialité pour l’emballage alimentaire, dans une proportion de 50/50. Elle est engagée depuis moins d’un an dans une transition vers ce second créneau puisqu’elle enregistrait déjà avant la crise sanitaire une baisse de demandes pour le papier journal d’environ 13 pour cent par année, détaille M. Majeau.

Or avec le confinement de la population et la fermeture imposée des entreprise et des commerces non essentiels pour tenter de ralentir la propagation de la COVID-19, la détérioration des conditions de marché s’est accélérée, entraînant des impacts importants sur la rentabilité de l’usine de Brompton.

« La demande a dramatiquement chuté dans le papier journal, constate Jean Majeau. Il n’y a presque plus de placements publicitaires et les imprimeurs sont obligés de réduire leurs tirages et le nombre de pages de papier qu’ils utilisent. »

« Sans compter que le prix des matières premières a explosé parce qu’il y a plusieurs scieries au Québec qui fabriquent du bois d’œuvre qui ont fermé, donc les copeaux qu’on utilise dans la fabrication du papier sont plus rares et plus coûteux. »

Quant aux papiers de spécialité, qui constituent un marché prometteur pour l’avenir puisqu’ils sont une alternative plus écologique aux emballages de plastique, ils n’ont malheureusement pas les reins assez solides encore pour permettre à Kruger de poursuivre ses activités.

« On était en processus de transition, met en perspective M. Majeau, mais nous n’avions pas encore atteint le seuil de rentabilité pour ces nouveaux segments de produits. Il n’y a rien qui n’était pas prévu, sauf que pendant la transition vers les papiers de spécialité, on comptait quand même sur des revenus plus substantiels du côté du papier journal. Malheureusement tout a déboulé. On se fait frapper de plein fouet par la crise de la COVID en plein dans notre processus de transition. La pandémie a complètement changé la donne. »

La papetière n’est pas en mesure à ce moment-ci d’envisager une date de reprise des opérations. Ni même le modèle d’affaires dans lequel l’usine redémarrera, puisque dans le créneau du papier journal, elle est considérée comme l’une des usines les moins compétitives en Amérique du Nord, selon M. Majeau. 

Est-il risqué que la production de papier journal ne reparte pas à Brompton?

« Tous les scénarios sont évalués à ce stade-ci, concède-t-il. On n’en écarte aucun. Il faut qu’on prenne le temps de revoir complètement le modèle d’affaires et qu’on regarde toutes les options qu’on a devant nous, avec les équipements qu’on a devant nous. Mais on pense qu’ultimement, c’est certain qu’il faut s’éloigner du papier journal à Brompton. »

Nouvelle usine

Outre la suspension de la production de papier journal et de papiers de spécialité, Kruger suspend à compter de vendredi les opérations de sa centrale de cogénération à la biomasse. 

L’usine de papier tissu de Lennoxville n’est pas touchée par cette annonce et poursuit ses activités normalement.

Quant au chantier de la nouvelle usine de Brompton, il était déjà interrompue et devrait reprendre le 13 avril, en même temps que prendrait fin la pause imposée par Québec aux entreprises et commerces des secteurs non essentiels.

« C’est notre objectif de reprendre le chantier le plus tôt possible, c’est aussi un chantier qui est dans un secteur considéré comme des produits essentiels. On ne voit donc pas de problème pour la reprise du chantier et on garde le cap. »

Cette nouvelle usine de papier hygiénique et d’essuie-tout, qui représente des investissements de 575 M$, est censée démarrer en deux phases, en juillet 2020 et mars 2021. 

À savoir enfin si d’autres usines de Kruger pourraient subir le même sort que Brompton, Jean Majeau se montre préoccupé par le cas de Trois-Rivières.  

« Il faut monitorer la situation, dit-il. On a l’usine Wayagamack qui est dans des segments de papiers de spécialité différents de Brompton et en partie aussi dans les papiers couchés (magazines) et eux aussi sont dans des conditions de marché qui peuvent se détériorer assez rapidement. On n’est pas à l’abri d’une situation similaire à Trois-Rivières. »

Actualités

Chloroquine: précisions sur l’ordonnance de la Santé publique

MONTRÉAL — L’ordonnance du Directeur national de la Santé publique du Québec pour encadrer l’utilisation de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine dans les pharmacies ne vise pas à réserver des comprimés pour soigner des patients atteints de la COVID-19, selon ce qu’assure l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS).

Dans une mise au point, l’Institut précise que les données disponibles n’appuient pas un usage généralisé de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine chez ces patients infectés et que l’utilisation du traitement auprès d’eux doit se faire dans le cadre de protocoles de recherche.

L’approvisionnement de la chloroquine et de l’hydoxychloroquine est difficile en cette période de crise. L’ordonnance autorise temporairement le pharmacien à suspendre les traitements de certains patients sans devoir informer leur médecin de famille ou leur médecin traitant.

La mesure exceptionnelle vise à réserver les comprimés disponibles dans les pharmacies pour trois clientèles les plus vulnérables qui n’ont pas d’autres options et pour qui un arrêt de traitement pourrait avoir des conséquences graves.

Ces clientèles sont les patients atteints de lupus érythémateux disséminé, les femmes enceintes ainsi que les enfants et les adolescents atteints d’arthrite juvénile idiopathique.

L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux rappelle qu’il s’agit d’une mesure temporaire.

Pour la majorité des bénéficiaires de chloroquine ou d’hydroxychloroquine, l’arrêt ne présente pas de danger pour la vie ou de risque majeur de récidive de leur maladie car ces médicaments restent longtemps dans le sang. Pour plusieurs patients, la prescription d’autres médicaments est maintenue et permet de garder la maladie sous contrôle.

Actualités

Une détresse alimentée par l’ennui

Le confinement, l’anxiété créée par des pertes d’emploi, des problèmes financiers ou de santé et surtout l’ennui risquent d’entraîner une certaine détresse psychologique en cette période de pandémie. Le professeur de psychologie de l’Université de Sherbrooke, François Courcy, spécialisé dans la santé au travail, rapporte qu’il existe peu de situations comparables à la COVID-19 pour connaître les impacts psychologiques d’une pandémie.

« Quand il y avait déjà un stress et que de surcroît, on ajoute de l’incertitude, de l’inconnu et une perte d’emploi, on met de l’huile sur le feu et la pression devient forte. On se retrouve avec des gens qui vivaient déjà des situations tendues à la maison avec un conjoint, une conjointe ou les enfants. Normalement, la façon de réguler la tension et le stress, c’est de voir des gens, de sortir, ce qui n’est pas possible », explique M. Courcy.

À LIRE AUSSI: Comment surmonter le stress de la COVID-19

COVID-19

Un membre de l’équipe de TVA Sherbrooke infecté

Un membre de l’équipe des nouvelles de TVA à Sherbrooke a été testé positif à la COVID-19 lundi.

Par précaution et afin d’attendre les consignes de la Santé publique du Québec, le diffuseur a demandé à tous les membres de l’équipe des nouvelles de rester en isolement préventif pour la journée de mardi.

«Par conséquent, les téléspectateurs de l’Estrie recevront le signal du Réseau TVA pour leur bulletin de nouvelles du midi et de 18h, le temps d’obtenir les directives de la Santé publique», a annoncé lundi soir la direction de la chaîne de télé.

L’employé, le gestionnaire de l’équipe des nouvelles, se porte bien dans les circonstances, précise la direction de TVA.

Actualités

Les associations étudiantes de l’UdeS réclament une fin de session optionnelle

La Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) reviennent à la charge auprès de l’UdeS et demandent à ce que la session devienne optionnelle à partir du 13 mars, moment où Québec a annoncé la fermeture des établissements d’enseignement de la province.

L’UdeS a annoncé, vendredi, qu’elle revoyait son barème de notation pour les cours qui n’étaient pas terminés au 13 mars.

Éducation

COVID-19: la plateforme du ministère de l'Éducation L'École ouverte en ligne

La plateforme web L'école ouverte est mise en ligne lundi par le gouvernement du Québec afin de permettre aux écoliers et à leurs parents de réaliser des activités pendant la suspension des cours causée par la crise de la COVID-19.

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, explique que la plateforme a été conçue dans un esprit ludique. Elle offre des ressources variées donnant accès à des activités de différentes natures dans plusieurs matières et à tous les niveaux scolaires.

Le ministre Roberge croit que ces activités, qu'elles soient scolaires, sociales ou physiques, contribueront à parfaire les connaissances et les habiletés des élèves dans nombre de domaines.

De nouveaux contenus seront ajoutés chaque semaine. Des ajouts permettant de retrouver plus facilement des activités destinées aux élèves ayant des besoins particuliers seront également disponibles prochainement, selon le ministre.

Ces activités ne sont pas obligatoires et ne peuvent faire l'objet d'évaluations.

La semaine dernière, le ministère a annoncé qu'il enverrait aux écoles une trousse d'activités pédagogiques clé en main, prête à être envoyée aux parents.

Cette initiative mise en vigueur lundi se conjugue aux suivis hebdomadaires qui seront effectués par les écoles auprès de l'ensemble des élèves et aux suivis des ressources professionnelles auprès des élèves vulnérables.

Pour accéder à la plateforme L'école ouverte, il suffit de suivre le lien www.ecoleouverte.ca

Sherbrooke

La Saint-François gonfle

Les précipitations de la fin de semaine combinées à la fonte de la neige dans le bassin versant de la Saint-François ont fait gonfler le niveau de la rivière qui traverse le centre-ville de Sherbrooke et qui borde de nombreuses municipalités de l’Estrie.

En plus de devoir composer avec la pandémie de la COVID-19, l’organisation municipale de la sécurité civile (OMSC) s’est placée en mode veille pour les inondations.

À LIRE AUSSI: Les municipalités se préparent pour les inondations en pleine pandémie

Si les interventions reliées au coronavirus sont coordonnées par la santé publique avec en appui le OMSC, c’est le contraire en matière d’intervention où c’est l’organisme responsable de la sécurité civile à la Ville de Sherbrooke qui est responsable de la coordination en matière d’inondations.

Cependant, selon les données de la Ville de Sherbrooke, lundi matin, le niveau de la rivière Saint-François se situait à 13 pieds sous le pont Aylmer au centre-ville de Sherbrooke, soit un débit de 600 mètres cubes par seconde.

« Nous estimons que cette crue pourrait potentiellement atteindre la phase de préalerte au cours de la journée, mais qu’il est peu probable que l’augmentation soit suffisamment significative pour que la rivière Saint-François sorte de son lit. Nous demandons aux missions de l’OMSC de demeurer à l’affût. Soyez assurés de notre entière vigilance », signale la Ville de Sherbrooke par communiqué.

La première phase d’évacuation est déclenchée au-dessus de 18 pieds et selon les prévisions de la Ville de Sherbrooke, le niveau ne devrait pas dépasser les 16 pieds.

COVID-19

Les ASSS ont peur de transmettre la maladie à leurs patients

Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) qui offrent des services à domicile à la clientèle vulnérable du CIUSSS de l’Estrie-CHUS sont très inquiets, tout comme leur syndicat. Au moins une ASSS aurait été testée positive à la COVID-19 au cours des derniers jours. Pendant ce temps, les ASSS doivent continuer de se rendre à domicile chez leurs clients avec très peu de moyens pour se protéger et pour protéger leurs clients contre une transmission possible du coronavirus.

Soulignons que les ASSS donnent des services directs à leurs clients qui se trouvent dans des résidences privées ou encore dans des résidences privées pour aînés, comme de l’aide au bain, des toilettes partielles, de l’aide à l’alimentation, au lever ou au coucher par exemple.

À LIRE AUSSI: COVID-19: plus de malades, moins de masques

36 nouveaux cas en Estrie