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Palmarès des pires routes : le CAA en cible quatre à Sherbrooke

Aucune route de l’Estrie ne figure parmi les pires routes de la province, mais le CAA-Québec dresse quand même un palmarès distinct pour la région. Quatre des cinq voies publiques les plus endommagées se trouvent à Sherbrooke, selon l’organisme des droits des automobilistes.

Il s’agit des chemins Notre-Dame-des-Mères et Édouard-Roy ainsi que les rues St-Jacques et Thibault.

Le CAA-Québec retient aussi la route 257 parmi les moins carrossables. Elle est sous la responsabilité du ministère des Transports du Québec (MTQ), direction générale de l’Estrie.

Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, mentionne que son organisation est au fait des problèmes reliés à ces rues et chemins problématiques. 

La rue Thibault sera réparée cette année. Pour la rue St-Jacques, on est en attente d’une réponse du MTQ. Elle pourrait être dans les cartons pour les années 2020 ou 2021.

Pour le chemin Édouard-Roy, qui s’étire sur 3,4 kilomètres, on a prévu lui refaire une beauté au fil des années à venir, ajoute Mme Gravel. 

Le chemin Notre-Dame-des-Mères est aussi dans la mire du Service des infrastructures urbaines qui refera une évaluation cet automne, après celle effectuée en 2017. Il se peut que les épisodes de gel et de dégel aient endommagé la chaussée, dit Mme Gravel.

Boulevard Gouin Est

Le CAA-Québec a publié lundi matin son palmarès annuel des dix pires routes. Un tronçon du boulevard Gouin Est, à Montréal, est au sommet du palmarès de 2019. Cette voie de circulation domine pour une deuxième année de suite le classement qui a été établi grâce aux quelque 21 000 votes enregistrés aux quatre coins du Québec par des automobilistes, cyclistes, piétons, camionneurs et chauffeurs de taxi.

Les neuf autres pires routes du Québec sont, dans l’ordre, la Montée du Bois-Franc à Saint-Adolphe-d’Howard dans les Laurentides; le chemin Craig à Lévis; la rue Newton à Boucherville, en Montérégie; le boulevard du Grand-Héron à Saint-Jérôme; la route 389 sur la Côte-Nord; la Traverse de Laval à Lac-Beauport; le chemin Cadieux à L’Ange-Gardien en Outaouais; le chemin Saint-Henri à Mascouche, dans Lanaudière, et le rang Saint-Martin à Saguenay.

Budget bonifié

Une vice-présidente du CAA-Québec, Sophie Gagnon, rappelle que le gouvernement a récemment bonifié l’aide à l’entretien de la voirie locale, de même que les sommes allouées au réseau routier, qui s’élèvent à presque 25 milliards $ sur 10 ans.

La campagne s’est tenue du 24 avril au 24 mai dernier. Le CAA-Québec assure que le ministère des Transports ainsi que l’ensemble des municipalités du palmarès ont été prévenus des résultats et qu’on leur demandera, dans quelques mois, si les routes montrées du doigt ont été réparées ou s’ils ont un plan de match pour ce faire.

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Des aînés déplacés d’urgence à La Tuque: «C’est dans l’intérêt des résidents»

La Tuque — Les sept personnes âgées qui résidaient à la Résidence du Plateau à La Tuque ont dû être relocalisées, lundi. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) a révoqué le certificat de conformité aux exploitants de l’établissement.

«La notion de confidentialité nous empêche de fournir les motifs qui ont amené cet avis, par contre, c’est que la sécurité et la qualité des soins étaient compromises à un niveau ou des actions étaient nécessaires. C’est dans l’intérêt des résidents», a indiqué Julie Michaud, agente d’information pour le CIUSSS MCQ.

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Raif Badawi : sept ans derrière les barreaux

Il y a sept ans ce 17 juin, Raif Badawi était emprisonné, puis condamné à 10 ans de pénitencier et à 1000 coups de fouet pour avoir livré son opinion sur son blogue. S’il est encore privé de sa liberté aujourd’hui, rien n’empêche que M. Badawi soit devenu un symbole de la liberté d’opinion.

La responsable de la coordination Arabie saoudite et pays du Golfe pour Amnistie internationale Canada francophone, Mireille Elchacar, pense qu’il est bon que l’histoire du prisonnier soit connue de tous.

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La conciliation sport-travail-famille de Sébastien Roulier

Ultramarathonien, pédiatre intensiviste, père de trois enfants : Sébastien Roulier porte plusieurs chapeaux, mais il tâche d’assumer pleinement chacun d’eux, sans se laisser bousculer par le temps.

S’il y avait une seule chose qu’il voudrait transmettre à ses enfants, Mathieu (13 ans), Noémie (10 ans) et Samuel (8 ans), ce serait sûrement de se laisser porter par ce que le chemin a à leur offrir, partage Sébastien Roulier. 

« On essaie parfois trop de créer notre chemin, ce qui est correct aussi, mais il faut rester ouvert à ce qui s’offre à nous et aller explorer l’endroit qui se trace devant nous. C’est un peu comme ça que les enfants sont, quand ils naissent. Ils y vont avec le moment présent et se laissent aller avec ce qui se présente. C’est plus tard que le cadre et les attentes s’installent. » 

C’est d’ailleurs de cette façon qu’il a abordé son divorce en 2013. « Il y a trop de mauvaises histoires de divorce. Quand on est venus à cette décision-là, on a convenu que les enfants n’avaient pas à subir cette guéguerre d’adulte. Le chemin venait de changer un peu, mais on a continué sur un nouveau trajet et on est allés de l’avant. »  

Habitant à un kilomètre de distance à Sherbrooke, Sébastien Roulier et son ex-conjointe se partagent la garde des enfants sous la forme d’une alternance « deux jours, deux jours, trois jours. »

S’il chérissait déjà les moments avec ses enfants avant la séparation, il voit peut-être la gestion du temps d’une nouvelle façon. « Il faut réaliser que ce temps-là est important pour les enfants. Ce n’est pas le temps de faire d’autres affaires. Déjà, on dirait qu’on manque de temps. » 

Assumant des tâches de professeur adjoint à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et de chef du Service des soins intensifs pédiatriques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, il réussit à concilier non seulement le travail et la famille, mais aussi sa passion pour la course. « Je pense que ces trois pôles-là de ma vie se sont tous un peu interreliés avec le temps. Et il n’y en a aucun que je ne me verrais pas faire », dit celui qui, adolescent, n’aurait jamais imaginé avoir des enfants plus tard. 

Règle numéro un : ne jamais être de garde lorsqu’il a les enfants. « Même s’ils sont capables de se garder tout seuls, c’est trop important pour moi. »

Règle numéro deux : choisir ses priorités chaque jour. Parfois, il doit renoncer à des marathons ou à de longs entraînements, mais parfois, il marie ingénieusement les activités, comme le week-end dernier, lorsqu’il s’est baladé dans le quartier avec son plus jeune à vélo... en courant à côté. À d’autres moments, c’est lorsqu’ils sont bien endormis qu’il se permet quelques kilomètres à l’extérieur, ou au sous-sol. 

« Je cours le même nombre de kilomètres par année que lorsque j’étais en couple, mais c’est différent, c’est beaucoup moins planifié. »

Ses enfants ne s’adonnent pas à la course comme lui, si on exclut les fois où ils ont jadis participé à bord d’une poussette. 

De toute façon, la dernière des choses qu’il voudrait, ce serait de les bousculer, dit-il. Plutôt, ils s’organisent des vacances en plein air au moins deux fois par année. « On fait du refuge pendant quelques jours et ont fait des randonnées de 10-15 km. C’est eux qui le redemandent chaque année, et ça fait mon affaire, une activité sportive en plein air. »  

Finalement, à bien y repenser, s’il y a une autre chose qu’il souhaite pour ses enfants, « ce serait qu’ils gardent longtemps leur goût pour la nature et le plein air », conclut-il.  

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SLA : prisonniers du diagnostic

À travers tous les maux qu’apporte la sclérose latérale amyotrophique (SLA), les personnes atteintes et leurs proches pointent l’un des plus vicieux : l’impuissance. Cette maladie neuromusculaire mortelle, qui entraîne progressivement la paralysie complète, fait plus d’un prisonnier lorsqu’elle frappe dans une famille, insiste la Société de la SLA du Québec.

« Qu’est-ce qu’on peut faire? », ont demandé Jeanne Fugère et Alain Bérubé lorsqu’ils ont appris que Philippe, le fils d’un ami très proche, était atteint de la SLA, il y a une semaine. « Il n’a que 38 ans et il a deux jeunes enfants », se désole Mme Fugère.

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En support, ils se sont empressés de participer à la Marche pour vaincre la SLA de Sherbrooke, qui s’est tenue samedi autour du lac des Nations. « On pense que ce n’est pas grand-chose, mais je suis sûr que ça représente beaucoup pour eux », partage M. Bérubé, encore sous le choc de voir cette famille, qui demeure à l’extérieur de la région, vivre un drame de la sorte.

Mme Fugère n’en était pas à sa première marche pour cette maladie; la SLA a emporté son cousin il y a deux ans et demi. « Il ne faut pas attendre qu’on soit touché. Il faut en parler et marteler le message : les familles ont un énorme besoin de soutien : c’est un diagnostic de mort », dit-elle, insistant également sur l’importance de financer la recherche d’un remède pour enfin y mettre un terme.

« Développer les ressources »

« Je marche pour honorer ma mère et pour faire parler de la SLA. En même temps, je vois qu’on est pas tout seuls à avoir été touchés par cette maladie-là » raconte Valérie Whissell, qui a vu sa mère, Suzanne Nadeau-Whissell, s’éteindre en 2016.

« C’est important de développer les ressources. On devient impuissants et vulnérables. Ce n’est pas évident pour la personne qui vit prisonnière de son corps et ce ne l’est pas non plus pour ceux autour. »

Sa mère déplorait qu’il n’y ait pas de maison de soins de fin de vie pour les personnes atteintes de la SLA . « C’était la maison, ou l’hôpital. Il me semble que ce n’est pas un luxe d’avoir un lieu où on peut mourir en paix avec sa famille dans un environnement chaleureux. »

« Là, c’est ma mère qui parle à travers moi », ajoute-t-elle en souriant.

À l’époque, sa famille a reçu du soutien de la part de la Société de la SLA du Québec, notamment pour rendre la maison accessible à un fauteuil roulant. « Si on n’avait pas eu toutes ces ressources, on ne l’aurait vraiment pas vécu de la même manière. »

Visibilité difficile 

Pour chaque personne souffrante que la Société de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) du Québec prend chaque année sous son aile, une autre lui est enlevée par la faucheuse. Difficile de donner à la maladie toute la visibilité qui lui est due quand les personnes atteintes, qui n’ont que 2 à 5 ans de vie après leur diagnostic, filent ainsi entre les doigts de leur entourage, se désole Chloé Daigneault-Paris, coordonnatrice des activités de financement de la Société de la SLA du Québec.

Malgré tout, la Marche pour vaincre la SLA, qui a rassemblé près de 140 personnes samedi matin aux abords du lac des Nations, a amassé un total de 14 500 $, soit 2 500 $ de plus que son objectif. Si 40 % de cet argent ira à la recherche, 60 % servira directement à aider les personnes atteintes et leurs proches. 

La SLA, aussi appelée "maladie de Lou Gehrig" est la maladie neurologique qui cause le plus de décès au Canada. Actuellement, 600 personnes en sont atteintes dans la province, et deux à trois personnes en meurent chaque jour au pays.

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Du chemin pour la cause de Lisette Joyal 

Parmi les près de 140 participants à la Marche pour vaincre la sclérose latérale amyotrophique (SLA) qui se tenait samedi à Sherbrooke, plus d’une quarantaine ont dédié leur trajet autour du lac des Nations à Lisette Joyal. C’est d’ailleurs l’équipe de Mme Joyal et de son mari, Mario Goupil qui a amassé le plus de fonds.

Ces dernières semaines, la SLA jouit d’une présence particulière sur la place publique grâce aux nombreuses actions de M. Goupil, ancien journaliste à La Tribune. Le Sherbrookois milite pour que le gouvernement vienne en aide aux personnes qui, comme sa femme, ont reçu un diagnostic de cette maladie neurodégénérative mortelle.

« La recherche pour vaincre la SLA est très importante, mais ce qui est le plus important, c’est de débloquer de l’aide, autant financière que sociale, pour les 600 personnes actuellement atteintes au Québec. Ce n’est pas normal que les proches se substituent au gouvernement », partage celui qui a dû faire venir un coûteux médicament du Japon, l’édaravone, pour prolonger la vie de sa femme.

La première dose de ce médicament, approuvé par Santé Canada, mais non disponible au Québec, a d’ailleurs été administrée à Lisette vendredi en CLSC. « Ce qu’on m’a dit au CLSC, c’est qu’ils avaient reçu l’ordre d’administrer l’édaravone à toutes les personnes qui se présenteraient avec le médicament. C’est bien, on fait du chemin, mais c’est plutôt ironique d’accepter d’administrer un remède qu’on refuse de rendre disponible. »

Pas plus tard que vendredi, Mario Goupil s’est entretenu avec un des adjoints de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann. « C’est toujours la même cassette, on me dit que c’est en négociations, que ça coûte cher. Ils n’ont pas fini d’entendre parler de moi. »

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Quand Hydro a la clé pour entrer

Des abonnés d’Hydro-Sherbrooke vivent une situation pour le moins particulière avec la société municipale. Des employés se présentent chez eux et peuvent déverrouiller la porte pour aller consulter le compteur électrique à l’intérieur.

Hydro-Sherbrooke possède dans une armoire sécurisée contenant environ 3000 clés donnant accès à des compteurs électriques installés à l’intérieur d’usines, d’immeubles à appartements et de maisons privées, a appris La Tribune.

Cette situation inusitée n’est pas nouvelle, mais elle est très peu connue du public, fait remarquer Christian Laprise, directeur d’Hydro-Sherbrooke.

Il ne peut dire combien de résidences privées sur le territoire peuvent être visitées par des employés devant relever le compteur électrique. Ils viennent de terminer leur vague annuelle de consultation. Tout cela est effectué dans les règles de l’art, assure-t-il.

« Le compteur électrique appartient à Hydro-Sherbrooke et nous devons y avoir accès. Souvent, c’est le cas pour des maisons plus anciennes, les compteurs sont à l’intérieur », explique M. Laprise.

« L’employé se présente et cogne. S’il n’y a pas de réponse, il a la clé pour rentrer. C’est comme ça depuis des années. Ça peut paraître cocasse, mais ça existe. Nous n’avons jamais eu de plainte pour cela. » 

Pas d’avertissement

Les gens ne sont pas avertis avant ni après le passage du représentant d’Hydro. L’arrivée des compteurs « intelligents » de nouvelle génération, permettant de faire des lectures à distance, a fait diminuer le nombre de visites. « Avant c’était aux deux mois, maintenant, c’est une fois par année », analyse patron d’Hydro-Sherbrooke. 

« Des gens n’ont pas voulu de compteur électronique. Ils ont pris l’option de retrait. Ils font le compromis de laisser un employé entrer dans la maison pour faire les lectures. Toutefois, même avec le compteur électronique, nous devons avoir la clé pour entrer, car nous devons avoir accès au compteur. »

Les propriétaires peuvent changer la situation en faisant installer les compteurs électriques à l’extérieur de leur résidence. Il peut en coûter des milliers de dollars, estime Christian Laprise. « Il faut refaire l’entrée électrique, le mât extérieur, etc. Ça peut atteindre les 10 000 $, 15 000 $. C’est très cher », dit-il.

Au sujet des 3000 clés donnant accès à des compteurs électriques intérieurs, Christian Laprise précise qu’il en faut parfois quatre pour se rendre aux compteurs, dans des usines par exemple. Hydro-Sherbrooke a aussi les clés qui permettant d’entrer dans des immeubles à logements et de se rendre dans des locaux où se trouvent les compteurs, mais pas dans les appartements. 

Deux employés d’Hydro sont affectés spécifiquement à ce travail. En tout, on peut avoir recours à cinq employés, selon les circonstances.

Pourrait-on avertir les gens avant de se présenter chez eux? « Il y aurait certainement un coût. Pas mal de logistique », répond M. Laprise. 

« Nous n’avons jamais regardé ça. Il faudrait examiner la question. »

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Un dernier au revoir au Collège du Sacré-Coeur

SHERBROOKE — Elles étaient environ 1000 à sillonner les corridors du Collège du Sacré-Cœur, samedi, à l’occasion des dernières retrouvailles de l’école secondaire privée avant sa fermeture. Malgré les rires, les sourires et la petite nostalgie, le pincement au cœur est collectif chez les anciennes du Collège, qui sont tristes de voir leur école dissoute. Même si les portes de l’établissement vont se fermer à jamais le 1er juillet prochain, les souvenirs, eux, resteront longtemps gravés dans la mémoire des diplômées.

À lire aussi : C’est la fin pour le Collège du Sacré-Cœur et Le Collège du Sacré-Coeur a tout tenté pour éviter une fermeture

Danielle, qui a préféré taire son nom de famille, a conclu ses études dans l’ancien Collège du Sacré-Cœur qui était situé sur la rue du Parc. Après y avoir étudié, elle y a enseigné. « J’ai enseigné la dernière année à l’ancien bâtiment, dans l’ancien hôpital anglais. J’avais la chance d’enseigner le français à quatre classes de secondaire 1. Je suis non seulement triste [de la fermeture de l’école], mais c’est de perdre une partie d’identité. Ce que je trouve dommage, c’est que je suis absolument certaine que ce collège avait et a encore sa place. Mais il aurait fallu qu’il ait le temps de renaître, peut-être dans une forme et un créneau différents. Peut-être de l’enseignement alternatif », analyse-t-elle, ajoutant qu’elle entretient l’espoir que l’établissement renaisse de ses cendres un jour. 

Gaétane Picard, qui a enseigné au Collège de 1968 à 1995 en tant que sœur de la Charité, a vécu plusieurs déménagements au cours de sa carrière. « Le CSC a été sur la rue Ontario, sur la rue du Parc et ici. J’ai toujours été heureuse avec les élèves. Ce sont de belles années. On faisait une belle famille. Je pense qu’il y avait une âme qui régnait. À l’ouverture en 1972, on avait de bons directeurs », se rappelle-t-elle, le sourire aux lèvres.

« Je ne suis pas revenue souvent, enchaîne celle qui a principalement enseigné les mathématiques aux élèves de secondaire 1. Je suis très heureuse de voir d’anciens élèves et je pense qu’ils sont contents de me revoir. »

Mme Picard ne cache pas son pincement au cœur de voir l’école où elle a passé la majorité de sa vie fermer. « Une preuve que les gens sont intéressés à leur ancien collège, c’est de voir le nombre de personnes aujourd’hui. Je ne suis pas surprise de voir autant de personnes, car les gens y sont attachés », considère-t-elle.

Séance d’orthographe

Chronique au poil

CHRONIQUE / Discussion au salon de coiffure. Le coiffeur applique la teinture et l’on attend 35 minutes. Doit-on écrire «35 minutes de temps de pause» ou «35 minutes de temps de pose»? Merci de nous éclairer sur le sujet. Merci aussi pour vos chroniques que je parcours assidûment. (Louise Roy, Sherbrooke)

C’est fou comment une question d’apparence banale peut parfois nous conduire à nous arracher les cheveux. Même si je n’y connais rien en coiffure, j’étais persuadé de pouvoir vous répondre en criant ciseau.

En fait, oui, je pourrais couper court, car le Grand Dictionnaire terminologique nous dit qu’en cosmétologie, le temps de pause est le «temps fixé pour chaque opération sur le cheveu». Le GDT tire cette information du Conseil international de la langue française. L’équivalent anglais est «waiting time». Je pourrais donc arrêter ma chronique ici sans couper les cheveux en quatre.

Mais quand on tape «teinture» dans Google avec «temps de pause», puis «temps de pose», on s’aperçoit que le deuxième ressort beaucoup plus souvent. Évidemment, ça ne veut pas dire que l’usage prépondérant l’emporte et que «temps de pose» s’en trouve cautionné. Mais pourquoi une vaste majorité est-elle tentée d’écrire «temps de pose»?

Parce qu’il me semble qu’on ne pose pas une teinture. Certes, le verbe «poser» ne se limite pas qu’aux objets concrets et est souvent utilisé au sens figuré. On peut poser une question, poser un regard, une situation peut poser un problème... Mais le verbe «appliquer», auquel vous avez d’ailleurs recouru, me semble tomber pile-poil sur le sens recherché. Le Petit Robert lui donne comme définition : «Mettre (une chose) sur (une autre) de manière à faire toucher, recouvrir, faire adhérer ou laisser une empreinte.»

L’attrait pour «temps de pose» pourrait venir d’une analogie qui peut paraître tirée par les cheveux: en photographie, la pose, c’est «l’exposition de la surface sensible d’une pellicule à l’action des rayons», et le temps de pose, c’est la «durée nécessaire à la formation d’une image correcte». L’expression est tantôt synonyme de «durée d’exposition», tantôt de «vitesse d’obturation», explique le GDT.

On pourrait ainsi dresser un parallèle entre cette durée nécessaire pour que l’image se forme correctement et cette autre durée nécessaire pour que la teinture fasse effet, pénètre le cheveu et le colore convenablement. Du moins, c’est peut-être de cette façon que les gens qui écrivent «temps de pose» le perçoivent.

Tout ça, évidemment, n’est que suppositions de ma part, la source la plus fiable nous assurant que «temps de pause» est la bonne orthographe. Mais cette petite recherche nous permet de constater que «temps de pose» est loin d’être dénué de sens et ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe.

D’ici à ce qu’un dictionnaire accepte les deux, vous saurez quoi écrire et quoi répondre. Sans friser le ridicule.

PERLES DE LA SEMAINE

Un examen sur les vaches. Les élèves n’avaient pas droit à leur «caillé» de notes.


«La vache a toute sa force dans les pattes de devant, c’est une traction avant.»

«La vache française la plus courante est la hollandaise.»

«Le petit de la vache est le vacherin.»

«Heureusement qu’on tue les vaches pour les manger, sinon il y aurait plus de vaches que de brins d’herbe.»

«Le lait stérilisé est le lait des vaches qui n’ont pas eu d’enfants.»


Source : «Le sottisier du collège», Philippe Mignaval, Éditions Points, 2006.


Questions ou commentaires? Steve.bergeron@latribune.qc.ca.

Le cycliste du dimanche

En hommage à Marie-Hélène

CHRONIQUE / Quand on pense à Marie-Hélène Prémont, son large sourire communicateur nous vient à l’esprit, mais aussi ses exploits en vélo de montagne, dans des descentes périlleuses.

Eh bien sachez qu’on a donné le nom de l’Olympienne à une piste cyclable au relief tout à fait contraire aux montagnes que l’athlète dévalait dans sa palpitante carrière. Pas de danger de perdre le contrôle de sa monture sur les 55 kilomètres de sentier en ligne droite allant de la chute Montmorency jusqu’au Mont-Sainte-Anne, à Saint-Ferréol-les-Neiges, où la championne a fait sa marque.

La Véloroute Marie-Hélène-Prémont permet de traverser sept villages via une piste cyclable distincte ou par la Route de la Nouvelle-France, parmi les plus vieilles voies publiques du pays. Parfait pour les cyclistes de  niveau débutant et/ou intermédiaire.

À partir de la majestueuse chute Montmorency, on alternera entre une piste cyclable asphaltée et une chaussée désignée sur des rues non achalandées.  À peu de distance, la route 138 se fait entendre, tellement le trafic est imposant. On se considère chanceux de pouvoir pédaler sans se soucier des véhicules.

C’est toutefois une portion où le vent, surtout quand on roule en direction de Québec, peut venir jouer les trouble-fête. Il n’aide jamais autant qu’il nuit au retour…

On plonge dans l’histoire en roulant sur l’Avenue royale, une route étroite et sinueuse bordée de maisons ancestrales assez proches de la route pour taper la main des gens en train de se bercer sur le balcon… Bienvenue sur la route de la Nouvelle-France qui sillonne la Côte-de-Beaupré. On dit qu’elle est l’un des plus vieux chemins de l’Amérique du Nord.

La limite de vitesse est respectée, mais il faut s’attendre à rencontrer plusieurs voitures par un beau dimanche après-midi. Au gré de la randonnée, on découvre des paysages, une histoire et un patrimoine bâti entretenu avec goût. 

On passera ensuite par Sainte-Anne-de-Beaupré, où en bon cycliste du dimanche, on fera ses dévotions pour expier les péchés commis en disant de gros mots en pleine ascension lors de randonnées précédentes.

Le secteur comprend plusieurs restaurants et hôtels, ainsi que des espaces de camping.

Pour ceux qui préfèrent la bière au vin de messe, on peut pédaler jusqu’à la Microbrasserie Des Beaux Prés, où on peut choisir entre 16 produits brassés sur place. L’invitation est lancée aux cyclistes.

La Véloroute Marie-Hélène-Prémont permet de relier aussi les sentiers du Mont-Sainte-Anne et le Circuit du Cap-Tourmente dans le secteur de Saint-Joachim. 

Tout au long de ce parcours, des haltes sont aménagées avec différents équipements, comme des points d’eau, des tables de pique-nique et des stationnements.

Si on décide de rouler vers Québec, à partir de la chute Montmorency, on peut se rendre à la magnifique Baie de Beauport, à quelques kilomètres de distance. Sur place, on y découvre une grande plage et des jeux d’eau pour les enfants. L’endroit est animé et offre plusieurs services pour se restaurer.


Mon truc du dimanche :

Est-ce que vous moulinez avec des souliers « clipés » aux pédales? Pas moi. Plusieurs vous diront que ce genre de dispositif aide à sauver de l’énergie, car on tire sur la pédale en remontant la jambe. Possible, mais je n’aime pas la sensation d’avoir les pieds retenus sur les pédales en cas de chute. Disons que j’opterais davantage pour un système aimanté entre la pédale et le soulier. Tiens! Il faudrait que j’invente ça un bon dimanche.


Du lundi au dimanche: 

Du vendredi 21 au dimanche 23 juin, le Défi Île d’Orléans fait découvrir les attraits offerts par ce berceau de l’Amérique française que représente son île de Félix Leclerc via des activités rassembleuses et conviviales axées sur la santé avec un souci pour l’environnement. www.challengesileorleans.com.


Vos suggestions et commentaires à cplante@latribune.qc.ca.

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La Boucle du Grand défi Pierre Lavoie se déroule sous un ciel gris

DRUMMONDVILLE — Capitale-Nationale, Montérégie, Outaouais, Mauricie: 5600 cyclistes venus de partout au Québec se sont lancés sur les routes du Centre-du-Québec, samedi matin, pour la Boucle du Grand défi Pierre Lavoie. Le départ a été donné dans les rues de Drummondville, près du Village québécois d’Antan et du campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières, devant une foule venue encourager les athlètes, malgré le temps gris et les averses de pluie annoncées.

Les cyclistes avaient à parcourir un circuit de 135 kilomètres les amenant dans 10 municipalités du Centre-du-Québec avant de retourner à leur point de départ. Parmi les quelque 4500 athlètes venus se joindre aux 1100 participants au Grand défi Pierre Lavoie, un parcours de 1000 km entamé jeudi à La Baie, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, il y avait des vétérans, mais aussi des gens qui tentaient l’expérience pour la première fois. C’était le cas de Chantal Gravel, d’Optique Nikkon Canada, venue avec six autres collègues de travail pour accompagner les cyclistes de l’équipe Saine Vision Lab. Blanchard qui prennent part au défi de 1000 km.

«Je pense que le défi aujourd’hui, c’est de se rendre à 135 km en un morceau, pas trop mouillé, et de braver le vent! Mais avec la quantité de gens ici, c’est très motivant et de rouler en peloton, ça va nous aider», a-t-elle souligné.

Anick Henry, de la Clinique Médigo de Gatineau, en était également à sa première participation à la Boucle du Grand défi Pierre Lavoie.

«Pour moi, c’est un défi, mes collègues sont plus habituées que moi (en vélo). Je vais essayer de les suivre», a-t-elle lancé avec humour.