16 nouveaux cas de COVID-19 en Estrie

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16 nouveaux cas de COVID-19 en Estrie

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
L’Estrie compte 16 nouveaux cas de COVID-19 sur son territoire, depuis le dernier bilan, portant le total à 1674 cas confirmés dans la région.

Au 24 septembre, 1458 personnes étaient rétablies. Le nombre de décès reste stable avec 31 depuis le dernier bilan.

Rappelons que l'Hôpital et centre d’hébergement D’Youville était en veille d’éclosion vendredi vers 13 h 30. Un membre du personnel a été déclaré positif à la COVID-19. Une opération de dépistage massif pour le personnel et les résidents est organisée.

Le CHSLD de Lambton compte 22 résidents et 19 employés infectés par le virus. Quatre résidents sont décédés des suites de la COVID-19. Quatre résidents sont également rétablis.

L’Estrie est toujours en mode préalerte.

COVID-19: Québec investit 85 millions $ dans le réseau scolaire

Éducation

COVID-19: Québec investit 85 millions $ dans le réseau scolaire

La Presse Canadienne
Alors que la pandémie de COVID-19 s’emballe au Québec, le gouvernement Legault investit 85 millions $ supplémentaires dans le milieu scolaire pour mieux juguler la situation dans les établissements.

«L’idée, c’est d’utiliser les ressources le mieux possible, de répondre aux besoins sur le terrain. C’est une première tranche», a expliqué le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge en entrevue samedi matin.

De cette somme, 25 millions $ serviront à former et embaucher des employés pour mieux encadrer les élèves dans le contexte de la pandémie. Les écoles pourraient aussi utiliser cette enveloppe afin de trouver plus de travailleurs pour l’entretien et la désinfection.

Une autre tranche de 25 millions $ sera consacrée à bonifier les services d’enseignement à distance. Québec veut notamment que les écoles se dotent de licences d’abonnement à des ressources éducatives, et que les enseignants soient mieux formés.

De plus, 20 millions $ seront investis pour améliorer la ventilation dans les écoles, une mesure que l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) juge nécessaire pour freiner la propagation du coronavirus.

Les 15 millions restants seront injectés dans le transport scolaire, pour acheter de nouveaux autobus et embaucher de nouveaux chauffeurs.

D’autres investissements en vue?

En août, le gouvernement de Justin Trudeau à Ottawa avait annoncé le transfert de 2 milliards $ aux provinces pour la rentrée scolaire.

Le gouvernement du Québec, qui a récolté 432,15 millions $, pourrait investir davantage selon les besoins, a indiqué le ministre Roberge.

«On demeure à l’écoute», souligne-t-il.

Le ministre estime que les investissements annoncés samedi permettront aux écoles de continuer d’être ouvertes malgré la pandémie. «Ce n’est vraiment pas dans les plans» du gouvernement de fermer les écoles entièrement comme ce fut le cas au printemps dernier, a-t-il assuré.

«On fait tout pour protéger la santé et la sécurité, on met des mesures de nettoyage, on change les horaires, on fait des groupes-classes. Là, on accroît encore l’aide au réseau scolaire», a-t-il expliqué.

Une rentrée «qui se passe bien»

En date de jeudi, selon les chiffres du gouvernement, il y avait 489 écoles où l’on dénombrait des cas positifs «avec diagnostic». Au total, on recense 722 cas confirmés actifs parmi les élèves et les membres du personnel.

Selon M. Roberge, la rentrée se passe assez bien malgré ces chiffres. Il insiste pour dire que le plan du ministère fonctionne.

«Malheureusement, on doit fermer des classes, parfois des écoles, mais l’important, c’est qu’on bascule tout de suite en enseignement à distance et qu’on sait tout de suite quand on rouvre les écoles ou la classe», a-t-il indiqué.

«C’est encourageant pour le réseau, malgré tout.»

M. Roberge souligne que la santé publique considère qu’il y a peu d’éclosions dans les écoles, toutes proportions gardées.

La CSQ demande davantage

L’investissement annoncé samedi ne satisfait pas la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui demande à Québec de dépenser tout l’argent accordé par le gouvernement fédéral.

«Où sont les 347 M$ restants destinés aux écoles et aux élèves? Le gouvernement Legault disait faire de l’éducation sa priorité, mais les sommes non récurrentes annoncées aujourd’hui et qui proviennent du Canada confirment davantage l’abandon du Québec à l’endroit de ses écoles», a déploré la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, dans un communiqué.

Le syndicat s’inquiète également des formations qui seront offertes aux enseignants, qui manquent déjà de temps.

«On nous rapporte que quelques jours seulement après la rentrée, le personnel est déjà épuisé et a l’impression d’être au mois de mars. Le problème central en éducation, c’est le manque de temps et de ressources», a ajouté Mme Éthier.

Confinement: un moment bien choisi pour revenir aux fondements d’une bonne santé

Santé

Confinement: un moment bien choisi pour revenir aux fondements d’une bonne santé

Jean-Benoit Legault
La Presse canadienne
MONTRÉAL - Une gigantesque étude britannique confirme que même les gens affligés de problèmes de santé chroniques peuvent prolonger leur existence de plusieurs années s’ils adoptent de saines habitudes de vie.

Bien s’alimenter, faire de l’activité physique et s’abstenir de toute consommation d’alcool et de tabac étaient les facteurs dont l’impact positif était le plus prononcé.

Rien de vraiment nouveau, donc, mais une étude prend une importance particulière avec la pandémie de coronavirus, croient des experts avec qui La Presse Canadienne a discuté.

«Dans le contexte actuel, ça ne peut (qu’être bénéfique) de souligner la base des comportements de santé - activité physique, alimentation, consommation de tabac ou d’alcool, cannabis et sommeil - dans la prévention, mais aussi à la limite dans l’exacerbation de certaines pathologies», a réagi le professeur Paquito Bernard, qui enseigne au département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Montréal.

Les chercheurs de l’Université de Leicester ont étudié 480 000 adultes provenant de la UK Biobank, une grande base de données qui regroupe les données de santé et génétiques d’un demi-million de personnes.

Ils se sont intéressés à 36 problèmes chroniques - comme le cancer, l’asthme, le diabète ou la démence - pour tenter de déterminer si un mode de vie sain pouvait prolonger l’espérance de vie.

Un mode de vie «très sain» ajoutait 6,3 années de vie aux hommes souffrant de deux problèmes ou plus, et 7,6 années aux femmes. Un mode de vie «sain» ajoutait, respectivement, 4,5 années et 6,4 années.

Les chercheurs ont constaté qu’à l’âge de 45 ans, l’espérance de vie des fumeurs était cinq ou six ans plus courte que celle des non-fumeurs.

Un bon moment pour changer

«C’est un rappel important, a commenté Yves Lajoie, de la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa. On devrait souligner ça quand de bonnes études comme ça sont publiées. C’est un genre de rappel à l’ordre: n’oubliez pas que même s’il y a une pandémie, ça a des bénéfices.»

Il sera intéressant, croit-il, de voir quel impact la pandémie aura eu sur les habitudes de vie de la population.

Certains de ceux qui profitaient de leurs absences de la maison pour boire ou fumer, par exemple, n’auront peut-être pas eu d’autre choix que de réduire leur consommation, maintenant qu’ils sont constamment en présence de leurs proches.

«En étant à la maison, ils vont avoir la possibilité de se remettre en question et j’espère que des gens auront profité (du confinement) pour améliorer leurs habitudes de vie, a-t-il dit. J’espère que les gens en auront profité pour améliorer leur espérance de vie.»

Mais encore faut-il que les gens aient envie de changer.

Si vous êtes à la maison, par exemple, votre patron ne verra probablement pas que vous prenez un verre entre deux rencontres sur Zoom.

«Le seul hic dans ça, et on le voit dans la pandémie, c’est le désir des gens de faire quelque chose, a dit M. Lajoie. Ce n’est pas facile de demander à quelqu’un d’arrêter de fumer. C’est la même chose avec les alcooliques.»

Le professeur Bernard, de l’UQAM, souligne néanmoins qu’une période d’instabilité comme celle que nous traversons depuis quelques mois est habituellement propice aux changements.

Il cite en exemple la piétonnisation accrue des rues depuis le début du confinement et rappelle que des études ont déjà démontré que des interventions visant à modifier les comportements sont plus efficaces chez les gens qui viennent de déménager et qui n’ont pas encore développé de routines.

«Le contexte actuel fait que ça change complètement notre environnement et ça vient casser des habitudes, a dit le professeur Bernard. Les études qui s’intéressent à la création ou à la rupture d’habitudes dans le contexte du changement de comportement nous montrent bien qu’un changement majeur d’environnement est une super opportunité pour commencer un comportement ou pour l’arrêter.»

Il croit lui aussi que le contexte de la COVID aura pu nous confronter à certains comportements de santé, notamment la sédentarité et l’alimentation.

«Ce sera intéressant de voir qui a répondu favorablement ou défavorablement au confinement, au niveau des comportements de santé, a-t-il conclu. Je pense que des comportements seront plus marqués en fonction de sous-groupes comme l’âge ou des personnes qui ont déjà des problèmes de santé mentale ou physique.»

Les conclusions de cette étude ont été publiées par Plos Medicine.

Replonger dans un vieux rêve

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Replonger dans un vieux rêve

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Cindy Riendeau rêvait de retourner aux études pour devenir infirmière auxiliaire ou préposée aux bénéficiaires. Il y a quelques années, elle avait même fait les calculs pour savoir si elle était en mesure de retourner aux études. Mais comme mère monoparentale, les bourses offertes durant la formation ne lui permettaient pas de payer les factures.

Puis un jour, arrive une offre incroyable : plongée en pleine crise dans ses centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD),

le gouvernement de François Legault offre de payer la formation à 10 000 personnes souhaitant devenir préposés aux bénéficiaires (PAB).

Cindy Riendeau a sauté sur l’occasion sans attendre plus d’une minute.

« C’était une belle opportunité, je ne pouvais pas passer à côté de ça! » lance-t-elle avec enthousiasme.

Cette opportunité lui permettait non seulement de réaliser un rêve, mais elle lui permettait aussi de retourner au travail.

« Je suis propriétaire d’une compagnie de décoration et de création d’événements. Bien sûr, dans le contexte COVID, toutes mes activités se sont arrêtées brusquement. J’ai commencé à avoir la Prestation canadienne d’urgence (PCU), mais ce n’est pas payant cette affaire-là, et j’aimais bien mieux aller travailler de toute façon! » souligne-t-elle.

Au départ, les élèves PAB ont passé un mois sur les bancs d’école, à l’abri derrière des masques et des visières, à étudier de la théorie sur le rôle et les tâches de PAB. Ensuite, la formation a pris un virage : un stage d’intégration de deux mois (à trois jours par semaine) combiné à de la formation virtuelle deux jours par semaine.

« Nous étions 26 dans ma cohorte et c’était vraiment magique dans ce groupe. C’est spécial d’aller à l’école dans ce contexte, avec masques et visières, avec la chaleur, avec certaines consignes du gouvernement qui changeaient à la dernière minute, mais ç’a quand même été très agréable. Les enseignants au Centre de formation professionnelle 24-Juin avaient renoncé à leurs vacances d’été pour nous enseigner. Ils sont passionnés, et ça paraissait. Ils faisaient même le choix de faire des heures supplémentaires pour trouver des plans B pour pouvoir nous enseigner malgré le contexte différent », indique Cindy Riendeau.

Cette dernière a fait son stage au CHSLD Saint-Joseph, à Sherbrooke. « J’ai été jumelée à un PAB-expert qui était content de m’aider, de me donner ses trucs. Tous les PAB-experts étaient contents qu’on soit là, ils avaient hâte qu’on soit sur le terrain pour venir les aider », ajoute Mme Riendeau.

Être sur le terrain, c’est justement là où se trouve Cindy Riendeau depuis la nuit du 15 septembre quand, aussitôt son examen corrigé et son diplôme en poche, elle a été embauchée par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Ces temps-ci, nous sommes en surplus au CHSLD. Ça fait une grande différence. On peut prendre plus de temps avec les résidents. On peut les coiffer le matin, les peigner, prendre le temps de jouer à un jeu… Je remarque que c’est plus calme sur l’étage par rapport à quand j’ai commencé mon stage. Quand nous sommes plus de personnel, c’est certain que ça joue sur l’ambiance pour les résidents. Il y a un impact pour eux quand on arrive calmement dans leur chambre le matin que quand on arrive en courant et qu’on est pressés », soutient-elle.

Bientôt, la nouvelle PAB devra commencer à travailler de nuit ainsi que les fins de semaine à l’occasion. Avec des enfants à la maison, cela amène son lot d’ajustements. Mais ce n’est pas grave, indique-t-elle, pour arriver à faire ce qui nous plaît. Son changement de carrière, Cindy Riendeau ne le regrette aucunement. Que non. 

« Moi je suis dans mon élément. J’aime travailler au CHSLD. C’est vraiment valorisant. Je suis dans le ‘‘beat’’ d’agir avec les résidents comme s’ils étaient ma grand-mère, et ça fait toute la différence pour eux », souligne-t-elle avec fierté.

La semaine en photos 

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La semaine en photos 

Votre équipe de La Tribune
Votre équipe de La Tribune
En prenant toutes les précautions nécessaires, notre équipe de valeureux photographes est présente partout sur le territoire de l’Estrie afin de trouver les meilleurs clichés qui colleront aux histoires des journalistes de La Tribune. Nous vous présentons chaque samedi leurs photos qui ont retenu le plus notre attention au cours de la dernière semaine.
Le maire de Saint-Denis passera le flambeau en 2021

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Le maire de Saint-Denis passera le flambeau en 2021

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
Le maire de Saint-Denis-de-Brompton Jean-Luc Beauchemin ne sollicitera pas un troisième mandat aux élections municipales de novembre 2021.

M. Beauchemin en a fait une annonce officielle dans la livraison de septembre du journal communautaire, pour laisser le temps à la relève de s’organiser, dit-il.

« Après huit ans, ça va être la fin. J’ai de nouveaux projets à l’extérieur de Saint-Denis et [la mairie] m’oblige à garder un pied-à-terre ici pour finir mon mandat et ne pas provoquer d’élection », précise-t-il en entrevue avec La Tribune.

À 65 ans, M. Beauchemin a encore beaucoup d’ambition pour la municipalité qu’il a adoptée il y a 22 ans. Mais il vient d’acquérir une propriété ailleurs dans la MRC du Val-Saint-François, où il compte élever des chevaux et retrouver un peu de temps pour profiter de la vie. 

« La pandémie y a été pour beaucoup dans ma décision, confie-t-il. J’ai eu besoin d’espace. »

D’ici la fin de son mandat, le maire Beauchemin entend mener à terme quelques dossiers majeurs de son administration. En premier lieu la mise à niveau de l’hôtel de ville et de la caserne de pompiers, qui ne sont plus conformes ni adaptés à la croissance importante des services pour la population de Saint-Denis-de-Brompton.

« On a besoin d’un nouvel hôtel de ville et d’une nouvelle caserne. Ce sera au même endroit, mais ce sera mieux structuré, explique-t-il. On a consulté des groupes de citoyens et on s’aligne là-dessus dans les prochains mois. »

Le projet serait donc déposé en pleine année électorale, avec un maire qui se retire du jeu.

« Ce n’est pas ma vision, nuance-t-il, c’est la vision du conseil. On va le proposer aux citoyens et ce sont eux qui vont décider. Si les gens veulent aller vers ça on va continuer, sinon on va mettre ça sur la glace. 

« Mais on grossit, reprend-il après un moment de réflexion. C’est sûr qu’il faut de l’espace pour nos employés municipaux. »

Le maire Beauchemin va laisser derrière lui une municipalité qui a connu une croissance « exponentielle » de plus de 30 % depuis 10 ans, pour atteindre presque 4400 citoyens, pendant que la richesse foncière a doublé. 

« Notre belle municipalité est en voie de devenir une ville. Lorsque nous serons rendus à cette étape, je serai fier d’avoir contribué au fait que nos structures administratives sont en place et fonctionnelles », déclare-t-il. 

À savoir qui va lui succéder, Jean-Luc Beauchemin reste prudent dans ses commentaires. Il dit qu’il y a « des bons prospects et prospecte » dans l’actuel conseil municipal et assure qu’il ne jouera pas à la belle-mère. 

Plus sérieusement, il souligne que la fonction implique autant de temps à l’Hôtel de Ville qu’à la MRC du Val-Saint-François, où plusieurs comités nécessitent la présence du maire de Saint-Denis-de-Brompton.

« C’est beaucoup d’heures. À la MRC par exemple, avec tout l’argent qu’on y injecte, il faut siéger pratiquement à tous les comités, que ce soit le développement, les loisirs, les sports ou la sécurité publique. Ça demande plusieurs avant-midis par semaine. Il faut que les gens aient la chance d’y réfléchir, parce que c’est beaucoup de travail. »

Réglementation sur les bandes riveraines : Sherbrooke donne un sursis

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Réglementation sur les bandes riveraines : Sherbrooke donne un sursis

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
La demande de délai supplémentaire faite par un groupe de citoyens bordant la rivière Magog a été entendue. Les riverains auront jusqu’au 30 juin 2021 pour se conformer au règlement concernant la remise à l’état naturel des berges. La Ville de Sherbrooke profitera de ce délai pour documenter certains cas d’exceptions afin de mieux encadrer le dossier.

Vers la fin du mois d’août, 19 propriétaires avaient fait la demande d’un moratoire sur l’application du règlement pour la remise en état des bandes riveraines. Ceux-ci dénonçaient notamment la perte d’espace engendrée par la bande de cinq mètres exigée en bordure des lacs, rivières et ruisseaux.

« Il existe toutes sortes de réglementations pour assurer la paix sociale dans une société. Établir un règlement allant à l’encontre du droit à la propriété est un préjudice à la personne du propriétaire. Priver celui-ci d’utiliser son fond de terrain de façon paisible, sécuritaire et continue, c’est contraire à l’ordre public », avaient écrit les propriétaires dans une lettre envoyée au conseil municipal.

La date limite ayant d’abord été fixée au 31 octobre 2019, plusieurs d’entre eux se voyaient contraints de devoir payer une amende si leurs aménagements n’étaient pas réalisés avant le 30 septembre 2020.

« La remise à l’état naturel des rives est un geste d’une grande importance pour l’environnement. Nous sommes à l’écoute des riverains et nous comprenons bien que certaines situations exigent une analyse plus approfondie. Il sera donc très utile de documenter ces cas d’exception pour tenter, ultimement, de mieux les encadrer », explique la conseillère municipale et présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout, par voie de communiqué.

La Ville de Sherbrooke entreprendra donc une série de visites chez certains propriétaires où des cas d’exception ont été soulevés. Un bilan de ces visites et un diagnostic seront déposés auprès du conseil municipal au printemps 2021. De plus, une analyse des options envisageables pour alléger la réglementation sera également proposée.

Pour plus de détails sur la remise à l’état naturel des rives : sherbrooke.ca/rive.

Un trésor bleu qu’il faut polir

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Un trésor bleu qu’il faut polir

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
COMMENTAIRE / Deux rivières en eaux calmes qui quadrillent la ville.

De larges sections de rives naturelles qui permettent à certaines espèces d’y établir leur habitat.

Des vestiges d’un passé lointain ou pas qui ne demandent qu’à se laisser interpréter.

Qu’attendent les élus sherbrookois pour développer ce potentiel immense qui pourrait servir de produit d’appel sans que des investissements majeurs soient nécessaires?

Le projet Cité des rivières a permis d’aménager le tour du lac des Nations. Des pistes multifonctionnelles ceinturent les rivières Magog et Saint-François. On parle de donner accès au confluent des deux rivières avec le réaménagement du pont des Grandes-Fourches.

Sherbrooke doit maintenant saisir l’opportunité de donner plus facilement accès à ses rivières aux citoyens et ainsi offrir à des touristes friands de plein air une occasion de s’arrêter pour découvrir cette richesse que l’on a sous les yeux tous les jours.

« C’est un potentiel incroyable de pouvoir faire découvrir l’histoire d’une ville à partir de son plan d’eau. Il faut miser sur ce patrimoine pour attirer les gens à Sherbrooke », croit David Martel.

Ce dernier et Mercedes Becerra ont été freinés dans leur élan de faire émerger ce potentiel cette semaine pour un problème de zonage.

Leur tour guidé sur l’eau Sherb-histoire, développé avec le Musée d’histoire de Sherbrooke, et la location de kayaks à partir de la rue de l’Esplanade ont attiré, selon leur estimation, plusieurs centaines de personnes au cours de l’été. David Martel estime à 50 pour cent le nombre de personnes qui provenaient de l’extérieur de la région, dont la moitié passait la nuit ici.

Une initiative saluée cette semaine par certains élus, qui ont manifesté leur intérêt à trouver des solutions avec cet entrepreneur privé pour que ce produit touristique ne meure pas.

Il faut en effet trouver une solution pour maintenir ce produit et même encourager le développement de ce produit touristique vert.

Destination Sherbrooke avait déjà pavé la voie à cette découverte des rivières Saint-François et Magog en canot et en kayak en structurant le corridor bleu. Des circuits de 14 km pour la Magog et 16,5 km pour la Saint-François qui permettent de découvrir Sherbrooke sous un autre angle.

Quelques panneaux de signalisation pour savoir où entrer et où sortir de la rivière, mais peu d’aménagement. Il y a bien une entente avec Atmosphère pour effectuer le transport des embarcations, mais le produit n’est pas poussé à son plein potentiel pour que les rivières sherbrookoises soient davantage découvertes par les visiteurs.

« C’est certain que des améliorations pourraient être apportées pour un meilleur accès à ces plans d’eau, qui représentent un très bon potentiel. Le projet de la Sherb-histoire est une belle initiative », affirme Amélie Boissonneau de Destination Sherbrooke.

S’il n’en tient qu’à David Martel et Mercedes Beccera, la Sherb-histoire sera de retour l’an prochain. Ils confirment vouloir travailler rapidement de concert avec les autorités municipales pour trouver une solution.

Effectivement, il ne faut pas tarder. 

Les ventes de kayaks ont explosé dans les commerces de plein air sherbrookois. Les activités de plein air sont plus populaires que jamais et le tourisme local est à l’honneur en ce temps de pandémie.

Réaménager un quai au Marché de la gare, donner accès à celui du pavillon Armand-Nadeau, baliser les entrées sur la Saint-François pour qu’il soit plus facile d’y accéder au centre-ville, reprendre le service de navette, peut-être en partenariat avec la Société de transport de Sherbrooke (STS), pour ceux qui découvrent nos rivières, autant d’actions peu dispendieuses et que Sherbrooke pourrait mettre en place rapidement pour consolider son offre de plein air urbain. 

Sherbrooke ne doit pas échapper cette opportunité d’en faire un produit d’appel tant recherché en tourisme.

Des gens qui arrivent à Sherbrooke pour une telle activité de plein air peuvent profiter des restaurants, des autres attractions et y rester une, deux, trois nuits ou même davantage. 

Les Sherbrookois contemplent depuis longtemps ce trésor bleu, il ne reste qu’à le polir.

Climat et inégalités sociales : des jeunes militants retournent dans les rues

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Climat et inégalités sociales : des jeunes militants retournent dans les rues

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Une action symbolique en faveur du climat et la réduction des inégalités sociales s’est déroulée, vendredi soir, devant l’hôtel de ville de Sherbrooke, en simultané avec plusieurs villes canadiennes.

C’est la coalition étudiante pour un virage environnemental et social - Université de Sherbrooke (CEVES - UdeS) et le comité unitaire pour l’environnement en Estrie (CUEE) qui ont organisé cette manifestation en réponse à l’appel international Fridays for future.

Leur action survient un an après la mobilisation qui a vu des centaines de milliers de personnes descendre dans les rues des grandes villes du pays, dont Sherbrooke, le 27 septembre 2019, inspirés par l’écologiste suédoise Greta Thunberg.

Des manifestations étaient aussi prévues vendredi à Ottawa, Toronto, Calgary, Vancouver, Halifax et Mont-Tremblant, tandis que la grande manifestation montréalaise aura plutôt lieu samedi.

La relance économique post-pandémie juste s’est aussi ajoutée aux revendications de cette manifestation.

« Ce sont des enjeux très actuels malgré la pandémie. Il est urgent d’agir. Il faut s’assurer que la relance tienne compte de l’environnement. Cet enjeu est très relié avec la santé parce que si l’environnement se dégrade, il y aura assurément des impacts sur notre santé », signale la porte-parole de la coalition étudiante pour un virage environnemental et social de l’Université de Sherbrooke, Ariane Laurencelle.

La déclaration en faveur d’une justice sociale porteuse d’une justice climatique s’articule en quatre actions : adopter une loi climatique qui forcera l’atteinte des cibles de GES recommandées par le GIEC pour limiter le réchauffement du climat pour le bien-être et la santé de la population du Québec; interdire tout nouveau projet d’exploration ou d’exploitation des hydrocarbures et mettre fin à toutes les subventions directes ou indirectes aux combustibles fossiles; créer des structures régionales permettant à la population de contribuer à une transition juste porteuse de justice sociale; et s’assurer que la transition énergétique s’accompagne de mesures concrètes afin de réduire les inégalités dans une perspective de justice sociale et climatique.

« Il faut mettre de l’avant ces quatre grands objectifs. Beaucoup de paroles sont dites par nos gouvernements, mais il faut passer des engagements à des actions concrètes », affirme Ariane Laurencelle. 

La CEVES reproche au gouvernement de Justin Trudeau d’avoir trahi ses promesses, notamment quant à l’élimination des subventions aux énergies fossiles et les deux milliards d’arbres à planter.

Ce dernier engagement avait été pris le 27 septembre dernier, le jour même de la manifestation historique à laquelle avait participé le premier ministre à Montréal, ce qui laisse un goût d’autant plus amer selon Albert Lalonde, coporte-parole de la CEVES.

« Ce n’est plus une question d’être entendus, mais d’être délibérément ignorés », avance-t-il.

Les jeunes militants veulent diversifier leurs stratégies et faire monter la pression pour exiger la carboneutralité d’ici 2030, soit 20 ans plus tôt que l’objectif actuel du gouvernement.

À Montréal, le rassemblement de samedi défendra également la régularisation de tous les migrants, le définancement des corps policiers et la reconnaissance de la souveraineté des nations autochtones.

Avec la collaboration de La Presse canadienne

350 PAB bienvenus sur le plancher

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350 PAB bienvenus sur le plancher

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Après leur formation intensive de trois mois, un peu plus de 350 nouveaux préposés aux bénéficiaires viennent d’être embauchés par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS afin de combler les si nombreux besoins dans les CHSLD. Une arrivée sur le plancher salutaire.

« L’apport de ces nouveaux PAB est non négligeable, même s’il nous reste des postes non comblés, principalement en courte durée dans nos centres hospitaliers », indique Myrianne Lareau, directrice adjointe par intérim aux ressources humaines, aux communications et aux affaires juridiques du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Le CIUSSS avait la possibilité d’offrir 409 bourses, ce qui correspondait à ses postes non comblés. Près de 350 personnes auront réussi à compléter la formation. « C’est une statistique qui en dit long », se réjouit la directrice adjointe par intérim.

Cette nouvelle formation s’est organisée dans un temps record. Le CIUSSS de l’Estrie a collaboré avec cinq maisons d’enseignement, qui ont réussi le défi colossal de surmonter tous les obstacles, en pleine pandémie, pour donner ce cours nouveau genre.

PAB-experts

Quant au CIUSSS, il a dû s’organiser pour recevoir 350 stagiaires d’un coup. Là aussi un grand défi en contexte de pandémie… et de pénurie de personnel. « Ç’a été un effort colossal pour nos milieux cliniques d’accueillir tous ces boursiers. Nos PAB-experts, les PAB qui ont de l’expérience dans les CHSLD et qui étaient jumelés à des stagiaires, ont fait preuve d’un grand engagement. Ç’a créé une fierté pour eux de pouvoir apprendre leur métier à de nouveaux PAB », soutient Myrianne Lareau.

Cette dernière a entendu plusieurs belles histoires. « Les gens ciblés par cette formation étaient des gens qui avaient quitté un emploi ou une profession et qui choisissaient de devenir PAB. Les PAB-experts les ont décrits comme une relève engagée et motivée », se réjouit-elle.

C’est par exemple le cas pour Nicole Labrecque, pour qui l’annonce de cette formation tombait à point : « Je voulais devenir préposée aux bénéficiaires depuis longtemps, mais c’est difficile de retourner aux études lorsqu’on a des responsabilités familiales. Travailler en CHSLD, c’est ce que je voulais parce que j’aime les personnes âgées. Elles ont toutes une histoire de vie fascinante! »

À l’aube de la retraite, la PAB-experte Francine Bissonnette était heureuse de pouvoir transmettre ses connaissances. « C’est rassurant de savoir que la relève est là et c’est important de stabiliser les équipes. » Son souhait : que les futurs préposés aiment autant leur métier qu’elle. « Je suis fière d’avoir été préposée auprès des personnes âgées, elles m’ont apporté beaucoup », affirme-t-elle.

Bilan de la semaine COVID-19 en Estrie : un hôpital et deux CHSLD sous surveillance

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Bilan de la semaine COVID-19 en Estrie : un hôpital et deux CHSLD sous surveillance

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Avec l’addition de 136 Estriens atteints de la COVID-19 au cours des sept derniers jours, l’Estrie est demeurée au niveau de préalerte jaune encore toute la semaine.

Le bilan des personnes décédées des complications liées à la COVID-19 s’est cependant alourdi au courant de la dernière semaine, faisant grimper le total à 31 victimes de la maladie.

Un patient qui a contracté la COVID-19 pendant son hospitalisation à l’Hôpital de Granby est décédé vendredi. L’éclosion toujours en cours au 6e étage touche pour le moment « moins de cinq » employés et usagers. Les visites ont d'ailleurs été suspendues au centre hospitalier vendredi soir, et ce, pour une période indéterminée, à l’exception de certains cas spécifiques comme un accompagnateur pour un accouchement et la présence d’un visiteur à la fois pour une personne en fin de vie.

Lundi, un quatrième résident du CHSLD de Lambton est aussi décédé. Rappelons qu’une éclosion est en cours dans ce petit CHSLD situé dans la région du Granit depuis le 27 août. À ce jour, 22 des 29 résidents ont contracté la maladie, tout comme 19 employés.

La situation tend toutefois à s’améliorer dans ce milieu frappé de plein fouet par le virus. « Plus de la moitié du personnel et six résidents sont maintenant rétablis de la COVID-19 et sont de retour à Lambton. Une désinfection complète des lieux a été faite pour assurer la sécurité du milieu. Un grand merci aux employés demeurés sur place qui ont prodigué au quotidien et avec cœur des soins et des services de qualité dans un contexte difficile », a-t-on indiqué vendredi au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Toute la région métropolitaine de Montréal passe en zone d'alerte orange [VIDÉO]

COVID-19

Toute la région métropolitaine de Montréal passe en zone d'alerte orange [VIDÉO]

Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Le virus de la COVID-19 fait de plus en plus de ravages autour de Montréal, alors que toute la région métropolitaine bascule désormais en zone orange.

On comptait déjà depuis quelques jours cinq régions placées en zone orange, c’est-à-dire en zone d’»alerte modérée»: l’île de Montréal, Laval, Québec, Chaudière-Appalaches et l’Outaouais.

Autour de Montréal, la zone orange s’étend désormais à Saint-Jérôme (MRC de Rivière-du-Nord), la Montérégie, une partie des Laurentides et de Lanaudière.

L’annonce a été faite vendredi par le ministre de la Santé, Christian Dubé, en conférence de presse, accompagné du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Épicentre de la pandémie le printemps dernier, la situation à Montréal sera donc suivie de «très, très près» dans les prochains jours par la santé publique, une situation qualifiée d’»inquiétante» par le ministre Dubé.

La communauté métropolitaine de Montréal (CMM) compte 82 municipalités.

L’alerte orange est le troisième palier d’une palette de couleurs qui en compte quatre: vert (mesures sanitaires de base), jaune (pré-alerte), orange (alerte modérée) et rouge, soit l’alerte maximale qui ramène le spectre du confinement.

Aucune région du Québec n’est encore passée en zone rouge, à ce jour.

Comme il avait fait la veille, M. Dubé a réitéré l’importance de renoncer dans les quatre semaines qui viennent à tout rassemblement non essentiel pour freiner la propagation de la COVID-19.

«On vous demande un mois d’effort pour casser la deuxième vague», a-t-il insisté, rappelant la nécessité dans le contexte actuel de limiter au minimum les contacts sociaux.

Le gouvernement Legault demande donc aux Québécois d’annuler notamment tous les soupers de famille ou entre amis, les partys ou toute autre activité de groupe susceptible de faciliter la propagation du virus.

Québec déconseille les rassemblements, mais ne les interdit pas.

On veut surtout aplanir la courbe d’évolution de l’épidémie, repartie à la hausse depuis quelques semaines.

«La maudite courbe, on va lui donner un grand coup», a illustré le ministre, en disant miser sur la collaboration de la population dans le mois qui vient pour garder le contrôle de la situation.

Jeudi, il avait demandé aux Québécois d’annuler les activités prévues durant le long congé du week-end de l’Action de grâces, du 10 au 12 octobre.

De jeudi à vendredi, le Québec a enregistré 637 nouveaux cas - dont 229 à Montréal - et quatre décès, pour un total de 70 307 cas depuis le début de la pandémie, en mars.

Pendant ce temps, le nombre de tests de dépistage du virus est aussi en hausse. Au total, 36 000 tests ont été effectués durant la même période.

Par ailleurs, en quelques jours seulement, déjà plus de 5000 personnes retraitées ont répondu à l’appel du gouvernement et se sont inscrites au site «Je contribue». Elles veulent offrir leurs services en vue de participer à l’opération, présentement en cours, de dépistage et d’enquêtes de traçage de personnes éventuellement atteintes.

Le but consiste à libérer le personnel de la santé.

Vaccins : le Canada conclut une entente de principe avec AstraZeneca [VIDÉO]

COVID-29

Vaccins : le Canada conclut une entente de principe avec AstraZeneca [VIDÉO]

Catherine Lévesque
La Presse canadienne
OTTAWA — Le Canada a signé une nouvelle entente de principe pour un éventuel vaccin contre la COVID-19.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé vendredi la conclusion d'un accord avec AstraZeneca pour réserver jusqu'à 20 millions de doses de son candidat-vaccin. Cet accord s'ajoute à ceux qui ont déjà été conclus avec Sanofi et GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Novavax, Pfizer et Moderna.

«Nous voulons que les Canadiens aient accès à des vaccins efficaces et sécuritaires qui pourraient venir de partout dans le monde. Aujourd'hui, nous faisons un pas de plus dans la bonne direction», s'est félicité le premier ministre.

M. Trudeau a également annoncé la participation du Canada à COVAX, une initiative coordonnée à l'échelle mondiale qui vise à assurer «une distribution juste, équitable et opportune des vaccins contre la COVID-19», selon un communiqué de presse distribué par le bureau du premier ministre.

COVAX est géré par «Gavi, l'Alliance du Vaccin», un partenariat public-privé qui rassemble des pays en développement et des pays donateurs, ainsi que l'Organisation mondiale de la santé, l'UNICEF, la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates, entre autres.

Le Canada s'engage donc à y investir environ 220 millions $ pour réserver jusqu'à 15 millions de doses de vaccin pour les Canadiens. Un montant supplémentaire de 220 millions $ ira aux doses destinées aux pays à faible et moyen revenu afin qu'ils puissent eux aussi avoir accès à des vaccins.

«Aucun pays ne peut enrayer la pandémie à lui seul parce que pour éliminer le virus dans un pays, il faut l'éliminer dans tous les pays. […] Cette initiative permettra à de futurs vaccins d'être distribués rapidement et équitablement à travers le monde», a déclaré M. Trudeau.

À ses côtés, la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Anita Anand, a dit que le gouvernement fédéral va continuer d'explorer toutes les alternatives prometteuses pour les potentiels vaccins et les médicaments contre la COVID-19.

État de la situation au Québec: 637 nouveaux cas et un bond de 15 hospitalisations

COVID-19

État de la situation au Québec: 637 nouveaux cas et un bond de 15 hospitalisations

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le nombre de cas de COVID-19 a dépassé le 70 000 au Québec vendredi, alors que le ministère de la Santé a rapporté 637 nouveaux cas. Le total de personnes infectées depuis le début de la pandémie s'élève donc à 70 307.

Aucun décès n’a été enregistré dans les 24 dernières heures, mais quatre décès survenus entre le 18 et le 23 septembre s’ajoutent, pour un total de 5814.

Le nombre d’hospitalisations a fait un bond de 15 comparativement à la veille, pour un cumul de 199. Parmi ces patients, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a augmenté de deux, à 33.

Les prélèvements réalisés le 23 septembre s’élèvent à 36 060 pour un total de 2 200 307.

Au Canada

On a rapporté au Canada 150 194 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès s’élève à 9254.

Distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux :

  • 70 307 cas au Québec, dont 5814 décès;
  • 48 905 cas en Ontario, dont 2837 décès
  • 17 343 cas en Alberta, dont 261 décès
  • 8641 cas en Colombie-Britannique, dont 230 décès
  • 1835 cas en Saskatchewan, dont 24 décès
  • 1764 cas au Manitoba, dont 19 décès
  • 1087 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès
  • 272 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès
  • 200 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès
  • 58 cas à l’Île-du-Prince-Édouard
  • 15 cas au Yukon; tous rétablis;
  • Cinq cas dans les Territoires du Nord-Ouest; tous rétablis;
  • Aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Pas de réduction des limites de vitesse avant 2022

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Pas de réduction des limites de vitesse avant 2022

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Tout indique que les limites de vitesse dans les rues de Sherbrooke ne seront pas modifiées avant 2022 si le conseil municipal décide de les abaisser. La présidente du comité de sécurité publique, Danielle Berthold, a affirmé jeudi qu’un plan d’action en trois volets est lancée dans l’espoir que les élus se prononcent en 2021. Il faudra toutefois adopter un budget si des changements sont souhaités, ce qui rendrait difficile le remplacement de panneaux avant 2022.

« Un questionnement comme celui-là, ça arrive une fois tous les cinquante ans. On est dedans et nous sommes en pleine réflexion. Je pense que c’est le moment propice pour le faire », dit Danielle Berthold.

En octobre 2012, en décembre 2015 et à la suite d’une discussion au comité de sécurité publique en 2018, le conseil municipal choisissait de maintenir la vitesse à 50 km/h dans les rues urbaines. Annie Godbout avait enregistré sa dissidence en 2018. 

Pour obtenir une vision globale, un plan d’action en trois volets sera mis en place. Le premier volet concerne le projet-pilote mené devant sept écoles primaires, alors que des radars éducatifs ont été installés et où des lignes brisées ont été peintes au sol. « Des mesures sont prises pour voir si les automobilistes respectent les 30 km/h. Les résultats pourraient nous permettre de déterminer si nous devons étendre ces mesures à d’autres écoles. »

L’efficacité de ces moyens et les coûts des changements à apporter seront évalués.

Un deuxième volet concerne entre autres la diminution à 30 km/h de la vitesse devant les parcs et les CPE pour encourager le transport actif et le rendre plus sécuritaire. Les sites où les usagers de la route sont plus vulnérables seront choisis en consultant le plan d’intervention de sécurité routière en milieu municipal, un document qui sera bientôt déposé au conseil municipal. Une intervention basée sur ce plan permettra d’ajouter des traverses en pavé de béton au coin des rues King Ouest et Belvédère, où la programmation des feux de circulation a été revue pour donner la priorité aux piétons et aux cyclistes.

Le troisième volet évaluera la pertinence de réduire la limite de vitesse dans les rues locales. « Il est démontré que la vitesse pratiquée à Sherbrooke dans les trois dernières années démontre une tendance à la baisse, disait-on en 2015 », rappelle Danielle Berthold. « Les limites étaient respectées dans 75 % des cas. Les données statistiques sur les accidents seront considérées. L’abaissement de la limite de vitesse a des avantages et des désavantages. Un mandat sera octroyé à une firme d’ingénierie et un sondage sera réalisé auprès de la population. »

Cégep de Sherbrooke: la nouvelle AEC adaptée aux agriculteurs suscite l’intérêt

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Cégep de Sherbrooke: la nouvelle AEC adaptée aux agriculteurs suscite l’intérêt

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Coup d’envoi réussi pour la nouvelle formation continue en gestion d’entreprises agricoles au Cégep de Sherbrooke. Cette formation à la formule unique, dont les trois quarts sont conçus en mode asynchrone, accueillera au moins 28 étudiants le 5 octobre prochain.

« C’est une très belle réussite. Nous sommes très fiers. Si nous avions eu que 20 élèves, nous aurions déjà été très, très contents », se réjouit le conseiller à la formation au Centre de formation continue Éric Fernet, qui croit que de nouvelles inscriptions s’ajouteront d’ici à la date limite du 1er octobre prochain. Quinze inscriptions étaient nécessaires pour démarrer le programme. 

Pour M. Fernet, deux éléments expliquent cet engouement pour la formation : « Premièrement, la formule très flexible a joué un rôle majeur. Deuxièmement, depuis le milieu du mois de mars, on entend parler de consommation de produits locaux et d’autonomie alimentaire. C’est clair que c’est venu donner une poussée. » 

Comme pour le diplôme d’études collégiales en gestion et technologies d’entreprise agricole déjà existant, c’est une majorité de femmes qui compose le groupe de cette nouvelle attestation d’études collégiales. Ce dernier se divise en trois profils d’étudiant distincts, observe M. Fernet : ceux qui possèdent déjà une entreprise agricole et qui souhaitent la rendre plus performante, ceux qui prendront la relève d’une entreprise existante et ceux qui ont un projet d’entreprise. 

La formation de 750 heures démarrera le 5 octobre et se poursuivra jusqu’en mars, puisqu’elle a été conçue pour être la plus compatible possible avec l’agenda des agriculteurs : douze mois répartis en deux ans.

C’est également ce qui explique le format majoritairement en ligne (75 %) des cours, qui permettra aux étudiants de télécharger les documents et d’interagir avec les enseignants au moment qui leur convient le mieux.

« Le 25 % de présentiel, c’est parce que l’année dernière, nous avons sondé près de 300 personnes qui sont en lien avec le monde agricole pour concevoir cette formation. Ils nous ont dit qu’ils avaient besoin de se réseauter, explique M. Fernet. Quand ils partent en affaires, quand ils ont besoin d’aller de l’avant avec une expansion d’entreprise ou qu’ils reprennent une entreprise, ils ont besoin d’un réseau de contacts. Aussi, de notre côté, sur une base pédagogique, il y a des compétences qui sont plus difficiles à aller chercher complètement en ligne. Par exemple l’embauche de ressources humaines. Nous avons aussi un cours sur le volet des communications, où nous abordons le volet de la diversité. Nous voulons simuler et aller plus loin que par des lectures, des vidéos ou la réalisation de travaux. » 

Cette attestation d’études collégiales permet également à ses étudiants d’être éligibles au Programme d’appui financier à la relève agricole de la Financière agricole du Québec pour un montant pouvant aller jusqu’à 20 000 $.

40 élus veulent la fin de la culture des huis clos dans les municipalités

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40 élus veulent la fin de la culture des huis clos dans les municipalités

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Une quarantaine d’élus du Québec, menés par la conseillère sherbrookoise Évelyne Beaudin et la conseillère rimouskoise Virginie Proulx, demandent plus de transparence des conseils municipaux de la province. Ils souhaitent que la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, force le respect d’une recommandation du rapport de la Commission Charbonneau pour encadrer les réunions qui se déroulent à huis clos.

Les élus en question ont déposé une lettre au ministère des Affaires municipales, jeudi à Québec, demandant que les débats qui sont effectués à huis clos soient des exceptions et que ces exceptions soient encadrées dans une loi avant les élections municipales de 2021.

« Dans les ateliers de travail à huis clos, on discute de plusieurs sujets qui intéressent de près les citoyens, dont certains n’ont aucune raison d’être traités de manière confidentielle. Il peut s’agir pour certains élus d’éviter de dévoiler publiquement leur position. On transforme alors les séances publiques des conseils municipaux en mises en scène et on esquive le vrai débat public. À notre avis, les municipalités doivent tenir leurs délibérations publiquement. La façon de faire devrait être la même dans chacune des villes du Québec », martèle Virginie Proulx, elle-même exclue de certaines délibérations à Rimouski. 

Elle souligne particulièrement la recommandation 51 du rapport de la Commission Charbonneau, soit « d’adopter des dispositions limitant les exceptions au caractère public des délibérations des élus municipaux du Québec, en s’inspirant des articles 239 et 239.1 de la Loi de 2001 sur les municipalités de l’Ontario. »

Selon Évelyne Beaudin, ces articles énumèrent seulement neuf exceptions de sujets qui peuvent être traités de manière confidentielle et le recours à ces exceptions doit être justifié publiquement. 

Exclusion et intimidation

« La Commission Charbonneau demandait au gouvernement de mettre fin à cette culture dans les municipalités de tenir trop de discussions à huis clos. On favoriserait ainsi un environnement plus sain pour les élus, ce qui pourrait prévenir les comportements répréhensibles, comme l’exclusion et l’intimidation. À Terrebonne, Marc-André Michaud a été expulsé d’une séance du budget qui se tenait à huis clos. J’ai moi-même été menacée d’expulsion parce que le maire de Sherbrooke était mécontent de commentaires exprimés à son égard dans les médias. Comment des élus peuvent-ils retirer à d’autres élus leur droit et leur devoir de représenter la population? Nous avons de bonnes raisons de croire que plusieurs élus qui sont victimes d’intimidation gardent le silence par peur de représailles », explique Mme Beaudin.

La conseillère sherbrookoise cite aussi un mémoire déposé par la Fédération professionnelle des journalistes de Québec lors de la Commission Charbonneau. « On y lit que la FPJQ plaide en faveur de la modification de la Loi sur les cités et villes pour accroître la transparence. La tenue de séances à huis clos a vidé de leur sens les séances tenues en public. »

Dépôt de résolutions

Les deux porte-parole du regroupement d’élus souhaitent des changements législatifs « pour redonner aux Québécois une confiance en leurs élus. » 

Les signataires de la lettre proviennent de plusieurs municipalités dont Chambly, Laval, Chandler, Terrebonne et Trois-Rivières. À Trois-Rivières, deux résolutions plaidant pour une plus grande transparence ont fait l’objet de débats à huis clos à la mi-septembre avant d’être défaites en séance du conseil municipal.

Évelyne Beaudin explique d’ailleurs que chaque signataire du document tentera de faire adopter une résolution à son conseil municipal pour le respect de la recommandation 51 du rapport de la Commission Charbonneau. 

« Certains conseils l’adopteront, d’autres refuseront de l’inclure à leur ordre du jour », prévient-elle en invitant les citoyens à être attentifs à ces débats. 

À Sherbrooke, Mme Beaudin est la seule à participer à la démarche auprès de la ministre des Affaires municipales. « Je n’ai pas fait d’approches avec les autres élus de Sherbrooke. Je voulais éviter que nos démarches soient contrecarrées. Souvent, ce sont les maires et mairesses qui empêchent d’aller vers une plus grande transparence. »

Elle explique aussi avoir choisi de déposer une lettre plutôt que de demander à rencontrer la ministre pour une raison précise. « Dans le passé, avec les cabinets d’opposition, on avait demandé des rencontres avec la ministre, mais ça n’avait jamais abouti. » 

Évelyne Beaudin croit que la Ville de Sherbrooke pourrait discuter du sujet lors d’une séance du conseil municipal cet automne. « Nous demanderons que le point soit inscrit à l’ordre du jour. Je souhaite que le débat se fasse publiquement. Le conseil parle par résolutions en séances publiques alors il appartiendra aux élus de décider s’ils veulent exprimer leur position en public. Il existe certains sujets qui nécessitent des discussions privées, mais il faut que ce soit l’exception alors que dans la plupart des municipalités du Québec, ça devient la règle. »

Au cabinet du maire Steve Lussier, notre demande d’entrevue a été acheminée vers la présidente du conseil, Nicole Bergeron.

« Mme Beaudin pourra déposer une résolution si elle a un appuyeur et nous pourrons en disposer », explique Mme Bergeron. « Je vais en discuter avec elle. On va laisser la démocratie s’exprimer. »

Selon la présidente du conseil municipal, le sujet a déjà fait l’objet de pourparlers à huis clos et, pour cette raison, elle ne peut divulguer la nature des débats. « Je comprends qu’elle aimerait que ça se fasse publiquement. Elle peut l’amener et nous en disposerons. La balle sera dans son camp. »

La FPJQ prend acte des demandes des élus

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, citée par Évelyne Beaudin, prend acte de la sortie publique de ces élus municipaux. « Nous rappelons qu’il y a du travail à faire en matière de transparence dans les municipalités du Québec », résume Marie-Ève Martel, administratrice représentant les régions au sein de la FPJQ. 

« Les huis clos peuvent servir des éléments de nature sensible, mais il ne faut pas que ce soit une manière de cacher des délibérations aux citoyens. Beaucoup de municipalités prennent les décisions à huis clos non pas par mauvaise volonté, mais pour accélérer le processus. Mais ça signifie que les délibérations ne sont pas connues et ne permettent pas aux citoyens de bien comprendre les dossiers. »

Mme Martel, qui rappelle que certaines villes interdisent aux citoyens d’enregistrer les séances du conseil municipal, mentionne que les règles de la transparence varient d’une municipalité à l’autre. « La plupart du temps, les Villes qui empêchent les journalistes de faire leur travail disent qu’elles veulent protéger les citoyens, empêcher qu’ils soient intimidés par des journalistes. Il n’y a aucune règle pour encadrer ça. »

Depuis plusieurs années, la FPJQ milite pour que la Loi sur les cités et villes et le Code municipal du Québec soient modifiés afin d’y enchâsser la permission explicite d’enregistrer et de diffuser les débats dans leur totalité par les médias, sous réserve des règlements qui peuvent venir encadrer cet exercice.

« Si les journalistes ne peuvent pas couvrir adéquatement et en toute liberté les séances publiques, ce sont les citoyens qui seront privés d’informations essentielles. La démocratie, dont les médias d’information constituent un rouage important, voire essentiel, ne ferait qu’en pâtir », lit-on également dans un communiqué produit par la FPJQ.

L’auteur Yvan Godbout et son éditeur sont acquittés de pornographie juvénile

Justice et faits divers

L’auteur Yvan Godbout et son éditeur sont acquittés de pornographie juvénile

Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
MONTRÉAL —  Dans une décision importante sur l'ampleur de la liberté d'expression, l'écrivain Yvan Godbout et son éditeur ont été acquittés d'avoir produit de la pornographie juvénile avec le roman d'horreur «Hansel et Gretel».

Le juge Marc-André Blanchard de la Cour supérieure a aussi déclaré invalides des articles du Code criminel portant sur les infractions de pornographie juvénile.

Ces dispositions violent notamment la liberté d'expression protégée par la Charte canadienne des droits et libertés, tranche le magistrat dans son jugement rendu jeudi.

«Hansel et Gretel», un roman de 250 pages, relate le calvaire d'un frère et de sa soeur qui subissent des sévices physiques, sexuels et psychologiques dans le cadre d'une histoire d'horreur et de science-fiction. Le juge a relevé 14 passages «qu'on pourrait possiblement qualifier de pornographie juvénile» au sens du Code criminel, dans lesquels des mineurs sont victimes de violences sexuelles. Il y est notamment question de viol et d'inceste.

Le roman contenait un avertissement aux lecteurs, mais cela n'a pas empêché une citoyenne de porter plainte à la police.

Les accusations portées étaient lourdes de conséquences: l'auteur risquait la prison.

Parmi ses nombreux arguments, Yvan Godbout a fait valoir qu'un écrivain qui ne préconise ni ne conseille la pornographie ne devrait voir sa liberté d'expression restreinte par des accusations criminelles.

Il ajoute que la loi sert à protéger les «enfants réels» et non ceux imaginés dans des oeuvres de fiction.

La Procureure générale du Québec a reconnu que la loi viole la liberté d'expression, mais a plaidé que cette limite était justifiée pour protéger les enfants, parmi les membres les plus vulnérables de la société.

Le jugement

La criminalisation de la pornographie vise à réduire l'exploitation d'enfants et la violence envers eux: il y a donc là un objectif législatif «réel et urgent», écrit le juge dans sa décision de 53 pages. Par contre, la liberté d'expression doit aussi être protégée.

Le juge explique que les articles du Code criminel prohibant la pornographie juvénile ont été modifiés en 2005. Avant, pour constituer une infraction criminelle, il fallait que l'accusé ait «conseillé ou préconisé» une activité sexuelle avec un mineur.

Ainsi, avant 2005, le roman de Godbout «Hansel et Gretel» n'aurait vraisemblablement pas été visé par des accusations criminelles, avance le magistrat.

Pour lui, ce constat est important: «un vaste pan d'une certaine littérature pornographique, contenant des passages de pédopornographie, se trouve maintenant visé par cette nouvelle définition du Code criminel ainsi que certaines oeuvres d'autre nature qui contiennent de tels passages».

Ainsi, de nombreuses personnes et institutions publiques, comme des bibliothèques scolaires et municipales, ainsi que des librairies, se retrouvent potentiellement en danger de faire l'objet d'accusations de possession ou de distribution de pornographie juvénile, explique le juge Blanchard.

Et si certains peuvent se demander pourquoi d'autres oeuvres ne font pas l'objet de poursuites criminelles alors qu'elles «apparaissent assurément graveleuses», le juge dit ne pas à avoir à répondre à cette question.

Mais selon lui, elle met en lumière un fait important: elle illustre «le caractère extrêmement large, et dans une certaine mesure aléatoire, du régime législatif actuel».

Le juge est aussi d'avis que l'absence des termes «préconise ou conseille» dans le libellé de l'infraction «amoindrit de façon fondamentale le droit à la liberté d'expression», notamment celle des victimes voulant raconter les sévices qu'elles ont subis aux mains des pédophiles par des récits-témoignages.

Bref, ici, les articles du Code criminel empiètent lourdement sur la liberté d'expression, sans qu'il ait été démontré que la restriction d'oeuvres littéraires, qui ne préconisent pas les actes sexuels avec des mineurs, ajoute à la protection des enfants, conclut le juge. Il invalide donc deux articles du Code et acquitte l'écrivain comme l'éditeur.

L'Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) s'est dite soulagée jeudi.

Ce jugement «est un moment important pour le milieu littéraire et pour toute notre société», est-il écrit dans un communiqué.

L'an dernier, l'UNEQ avait manifesté sa profonde inquiétude devant la mise en accusation de l'auteur. «Nous avions déclaré notre incompréhension face aux démarches de la Couronne pour censurer une oeuvre de fiction et punir son auteur sur la base de quelques lignes dénonçant, dans un style certes cru, une agression insupportable menée par un personnage qualifié de monstre», rappelle Laurent Dubois, directeur général de l'UNEQ.

Les modifications apportées au Code criminel sur la production et la distribution de pornographie juvénile doivent être reconsidérées pour éviter qu'un nouvel artiste n'ait à revivre une telle situation et pour protéger la liberté d'expression, insiste l'UNEQ.

Grève générale illimitée des RSE : la rémunération au cœur du litige

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Grève générale illimitée des RSE : la rémunération au cœur du litige

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Sherbrooke – Le tintamarre de la centaine de responsables de service de garde en milieu familial (RSE), jeudi matin, et les fanions mauves laissés devant le bureau du député de Saint-François à Sherbrooke visent à marquer leur ras-le-bol.

Débordées par une charge de travail grandissante et encore et surtout par une rémunération qu’elles estiment être sous le salaire minimum, les éducatrices sont en grève générale illimitée depuis le début de la semaine.

« Pour certains membres, il en va de la survie de leur service de garde en milieu familial », affirme la trésorière de l’Alliance des intervenantes en milieu familial de l’Estrie (ADIM-Estrie), Lisane Beauvais.

Les membres espèrent que cette pression exercée devant le bureau de la députée de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Geneviève Hébert, puisse s’ajouter à la somme des manifestations tenues ailleurs au Québec, afin que les négociations avec le ministre de la Famille du Québec, Mathieu Lacombe, aboutissent.

« Personne ne travaillerait en bas du salaire minimum pour des semaines qui dépassent souvent les 50 heures. En plus de s’occuper de tout ce qui a trait au milieu de garde, nous devons planifier les journées avec les enfants en fonction du programme éducatif sans compter que nous devons aussi compléter le dossier de l’enfant qui s’est rajouté à la charge », explique Mme Beauvais.

Responsable d’un service de garde en milieu familial dans le secteur de Fleurimont, Caroline Allard affirme qu’elle s’appauvrit chaque année.

« Je perds de 500 $ à 1000 $ par année, ça n’a aucun sens. Nous n’avons jamais eu de rattrapage salarial », signale Mme Allard.

Lisane Beauvais mentionne que ces diminutions salariales combinées à l’épuisement ont un impact direct sur la désertion de la profession.

« Nous étions 1100 membres il y a cinq ans. Nous sommes rendus à 700. J’ai vécu les négociations depuis 30 ans et c’est pire que pire », estime Mme Beauvais.

Éducatrice à Orford, Caroline Bernard affirme qu’elles reçoivent le soutien des parents lors de cette négociation malgré la grève depuis le début de la semaine.

« J’ai des communications avec les parents tous les jours pour les informer de la situation. Les parents sont conscients de ce que l’on accomplit. Ils savent que ce que nous offre le ministre Lacombe est insuffisant », affirme Mme Bernard.

Cette dernière souligne qu’en plus des tâches qui ne cessent de s’alourdir, les mesures sanitaires liées à la COVID-19 complexifient la tâche.

« Personne ne travaillerait à un aussi bas salaire pour tout ce que nous faisons », affirme Caroline Bernard.

Grève de 24 heures à Lac-Mégantic

Par ailleurs, les responsables de service de garde (RSG) en milieu familial membres de la CSN sont en grève pour 24h, ce jeudi. Dans la région estrienne, elles sont une cinquantaine dans le secteur de Lac-Mégantic.

« Travailler dur une cinquantaine d’heures par semaine pour une paie de 35 heures, équivalant à 27 000 $ par année, c’est inacceptable, plaide Karine Morisseau, représentante du secteur des RSG de la FSSS–CSN. Ces conditions de travail dérisoires conduisent directement nos éducatrices à déserter la profession. Plusieurs centaines d’entre elles ont déjà cessé leurs activités. C’est à se demander si la stratégie gouvernementale, ce n’est pas de sous-payer nos éducatrices pour tuer le réseau des services de garde en milieu familial. Pourtant, ce réseau répond aux besoins des parents. »

Un processus de médiation a été amorcé entre l’instance syndicale et le ministère de la Famille. Des rencontres de médiation sont prévues les 25 et 28 septembre.

Selon la CSN, 12 000 places pour les enfants ont disparu depuis le début de la pandémie. La CSN représente 3000 RSG au Québec.

Le litige

La rémunération est au cœur du litige, maintenant, les autres points ayant été réglés, avait indiqué lundi la présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon.

Selon le syndicat, la dernière offre du gouvernement équivaut à 12,83 $ l’heure, une fois les calculs faits à partir de la subvention reçue du ministère. La FIPEQ revendique 16,75 $.

Mais, en fait, ces responsables de services de garde en milieu familial ne sont pas rémunérées à l’heure ; elles reçoivent une subvention de 43 000 $ du ministère pour leur garderie à domicile. De plus, elles touchent les contributions parentales de 8,35 $ par enfant par jour, desquelles elles touchent 7 $ par enfant par jour. Si elles accueillent le maximum permis de six enfants, elles touchent donc 53 270 $.

La question est donc de savoir comment soustraire de ce montant leurs dépenses réelles, comment faire les calculs en fonction de leurs heures de travail - d’où les divergences quant à la rémunération réellement versée.

Le ministère assure qu’il se montre équitable et offre une rémunération convenable, d’autant plus qu’elles font le choix de travailler à la maison et qu’elles peuvent déduire au plan fiscal une partie de leurs dépenses : hypothèque, chauffage, électricité.

La CSQ et sa FIPEQ invitent le ministre à rendre publics les chiffres sur lesquels il se base pour effectuer ses calculs. Elles disent refuser d’être considérées comme du « cheap labour ». Et elles l’invitent à déposer de nouvelles offres.

Avec Isabelle Pion et La Presse Canadienne

Le Rendez-vous d’Howard dévoile sa programmation

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Le Rendez-vous d’Howard dévoile sa programmation

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Coquetel, concerts, dégustations, spectacle pour enfants, thé de Noël et patinage récréatif sont inscrits au calendrier de la 19e édition « non classique » du Rendez-vous d’Howard. Afin de pouvoir respecter les normes sanitaires en vigueur, celui-ci s’étalera sur plusieurs mois.

Pandémie oblige, le Rendez-vous d’Howard, qui a normalement lieu la deuxième semaine de septembre, a revu sa formule toujours sous la thématique « Arts, Nature, Culture ».

Ainsi, cinq activités seront proposées au public dans les prochains mois dans le but de faire briller la culture, le patrimoine et l’histoire de Sherbrooke. Cette année, les années 1917 à 1926, moment où ont été bâtis les manoirs du Domaine Howard, seront à l’honneur.

En décembre, le pavillon 1 sera décoré afin de reproduire l’ambiance d’antan : musique, aménagement, sapins et décorations du début du 20e siècle viendront embellir, le grand salon, de même que la Salle à manger et le Salon VIP du sénateur Howard.

En saison hivernale, des chocolats chauds et des guimauves seront servis aux enfants. La Maison Bleue, qui abritait jadis la famille Vanier, accueillera également les visiteurs qui auront besoin de se réchauffer.

Voici la programmation 

21 octobre 2020 : Soirée masquée sous le thème du Fantôme du Granada, à 20 h, au Théâtre Granada. En musique, Alain Dumas offrira son spectacle « De Frank Sinatra à Michael Buble », accompagné par les 16 musiciens du Blok Note Big Band.

 29 novembre 2020 : Spectacle pour enfants, voyage dans la fabricolerie d’Ariane DesLions. Au Théâtre Léonard St-Laurent du Séminaire de Sherbrooke à 11h et à 14h.

 5 décembre 2020 : Dégustation de scotchs, avec la participation de l’expert Jean Pinard. L’événement se déroulera de 16 h à 20h dans le grand salon, au pavillon 1 du Domaine Howard.

 6 décembre 2020 : Grand Thé de Noël, avec la collaboration du Centre culturel et du patrimoine Uplands. L’activité se déroulera de 11 h à 18 h, au grand salon, dans le pavillon 1 du Domaine Howard. Les services se feront à heures fixes.

30 janvier 2021 : Patinage libre et spectacle de patineurs artistiques, professionnels et amateurs, sur l’étang glacé du domaine. Le tout sera agrémenté de musique « live » en soirée. Aucune réservation. Bienvenue à tous!

Pour avoir plus d’informations ou pour vous procurer des billets, visitez la page Facebook de l'événement.

Discours du Trône: pas de mesures pour l’aéroport de Sherbrooke

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Discours du Trône: pas de mesures pour l’aéroport de Sherbrooke

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Les mesures annoncées dans le discours du Trône afin d’aider le transport aérien régional ne s’appliqueront pas à l’aéroport de Sherbrooke, a reconnu la ministre et députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau au terme du discours prononcé mercredi par la gouverneure générale Julie Payette.

Sherbrooke « ne sera pas nécessairement un aéroport priorisé », a indiqué Marie-Claude Bibeau au cours d’un entretien téléphonique avec La Tribune.

« L’industrie aérienne a subi des impacts tellement importants que j’ai bien peur que ça recule notre espoir d’avoir le service à Sherbrooke », a ajouté la députée et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

Selon elle, l’industrie aérienne devra se reconstruire au cours des prochains mois de façon à prioriser les régions les plus éloignées.

« On a quand même un accès facile à Montréal comparativement aux Îles-de-la-Madelaine ou la Côte-Nord ou à d’autres régions où les gens doivent faire dix heures de route pour se rendre dans un aéroport. La priorité va être accordée aux communautés beaucoup plus éloignées. »

Cela dit, Marie-Claude Bibeau estime que toutes les mesures annoncées dans le discours du Trône étaient essentielles compte tenu de l’impact de la crise sanitaire sur les citoyens et sur l’économie en général.

« On voit que la priorité, pour l’instant, c’est la santé. En protégeant la santé des Canadiens, ça nous permet de placer nos pions de façon à pouvoir relancer l’économie dès que la situation sanitaire va s’être stabilisée. »

Les fonds prévus en santé devront notamment servir dans les CHSLD où le Québec tient à ce que le fédéral respecte entièrement ses compétences.

Sylvie Bureau nommée représentante de l’Estrie à l’UMQ

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Sylvie Bureau nommée représentante de l’Estrie à l’UMQ

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
La mairesse de Windsor Sylvie Bureau prend du galon au sein de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) en devenant représentante de la région de l’Estrie au sein du conseil d’administration.

Mme Bureau vient reprendre le mandat 2020-2022 pour le poste laissé vacant un peu plus tôt cet été par le maire d’Asbestos Hugues Grimard.

« C’est un poste important pour notre région », a réagi Mme Bureau qui se donne un peu de temps pour identifier les dossiers qui seront prioritaires pour l’Estrie. 

« Les besoins sont partout les mêmes à quelques différences près. On a tous les mêmes dossiers à gérer », ajoute-t-elle néanmoins, en pointant entre autres le logement, l’immigration, le tourisme et les regroupements de services. 

Comme mairesse de Windsor depuis 2009, Mme Bureau était déjà active à l’UMQ. Elle est membre du Caucus des municipalités de centralité depuis 2009 et membre du comité directeur de ce caucus depuis 2017. « C’est donc une coche de plus », précise celle qui est en politique municipale depuis 20 ans cette année.

Son mandat à l’UMQ se terminera à la fin mars 2022, et donc après les élections de novembre 2021. Est-ce à dire qu’il est déjà acquis qu’elle sollicitera un nouveau mandat à la mairie de Windsor?

« Pas nécessairement, s’exclame-t-elle. Aujourd’hui je dirais oui, mais dans un an on ne sait pas ce qui peut arriver. Bernard Sévigny était président de l’UMQ quand il perdu ses élections, il ne faut pas l’oublier. Ce n’est pas nous qui décidons, c’est la population. C’est long un an et deux mois en politique. »

L’UMQ a profité de l’occasion pour remercier Hugues Grimard pour son engagement au sein du conseil d’administration, où il siégeait depuis 2016.

Soulignons que l’Estrie a deux autres représentants au conseil d’administration de l’UMQ, soit le maire de Sherbrooke Steve Lussier et la mairesse de Magog Vicki-May Hamm. 

Steve Lussier est en outre membre du Caucus des grandes villes, tandis que Mme Hamm est membre du comité exécutif, membre de trois commissions (villes intelligentes, relations internationales et développement économique) et présidente du Caucus des cités régionales.

L’arrivée de Mme Bureau au conseil d’administration de l’UMQ porte par ailleurs à 16 le nombre de mairesses et de conseillères y siégeant, confirmant ainsi la volonté de l’organisation d’atteindre les objectifs de sa première politique d’égalité entre les femmes et les hommes adoptée en 2019, précise-t-on dans un communiqué.

Ils ne pourront plus louer de kayaks sur la rue de l’Esplanade

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Ils ne pourront plus louer de kayaks sur la rue de l’Esplanade

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La Sherb-histoire, cette promenade en kayak mise sur pied par l’Agence de voyages Mercedes, sur le lac des Nations, reviendra en 2021. Elle devra toutefois se trouver un nouvel ancrage pour la location d’embarcations, puisque l’accueil des clients dans un garage de la rue de l’Esplanade ne respecte pas la réglementation municipale. À la suite d’une plainte d’un citoyen, la Ville de Sherbrooke cherche à épauler les créateurs du circuit dans leur démarche pour leur changement d’adresse.

La Sherb-histoire, conçue en collaboration avec le Musée d’histoire de Sherbrooke, proposait cet été un tour du lac des Nations avec une interprétation du passé sherbrookois. L’Agence Mercedes est située sur la rue King Ouest, mais ses propriétaires, Mercedes Becerra et David Martel, possèdent une maison sur la rue de l’Esplanade. Ils jugeaient plus pratique d’y entreposer les kayaks qui servaient à l’expédition. 

Le citoyen Ronald Arnold s’est adressé au conseil municipal, lundi, pour formuler son inquiétude de voir la rue de l’Esplanade devenir commerciale. « À l’époque de Cité des rivières, les citoyens s’étaient battus pour conserver le zonage résidentiel, et non commercial. Un jour, j’ai remarqué qu’une entreprise de location de kayaks emprunte un sentier pour descendre des embarcations à l’eau. Je me demande pourquoi une entreprise a le droit d’exercer ses activités alors que le règlement municipal ne le permet pas. »

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, rapporte qu’une plainte avait été déposée en juin et que les propriétaires de l’entreprise avaient été rencontrés pour leur expliquer qu’ils ne respectaient pas la réglementation municipale. 

« J’ai parlé aux personnes de cette entreprise en leur expliquant qu’on ne peut pas permettre qu’une activité commerciale ne se fasse pas selon la réglementation municipale même si nous pouvons trouver le projet très pertinent. J’ai donc aussi fait des démarches auprès des organismes de développement économique qui pourraient accompagner l’entreprise pour trouver une solution qui respecterait la réglementation. L’entreprise est consciente et informée qu’elle ne peut continuer ses activités sans respecter la réglementation. »

Le maire Steve Lussier ajoute qu’il faut demander à Commerce Sherbrooke de leur donner un coup de main.

Julien Lachance montre pour sa part de la sympathie envers les entrepreneurs. « J’ai de la difficulté à évaluer la nuisance. Je me dis que des gens ont subi des situations exceptionnelles par rapport à la COVID. Des entreprises subissent une période difficile, notamment le secteur du voyage. Je comprends qu’ils doivent respecter la réglementation municipale, mais j’invite la population à être indulgente. » 

Chantal L’Espérance est convaincue qu’il est possible de trouver une solution alors que Danielle Berthold rappelle que si tout un chacun faisait fi des règles, « on se retrouverait avec une ville sens dessus dessous. » 

Marc Denault a qualifié la Sherb-histoire d’intéressante et innovante. « C’est un attrait touristique innovateur qui ne nous a rien coûté, qui a été fait par le privé et qui a eu un rayonnement intéressant du point de vue médiatique. »

Nicole Bergeron n’a pas nié la qualité du projet, mais a martelé l’importance de la conformité au règlement. 

David Martel, directeur de l’Agence de voyages Mercedes, dit avoir été attristé par la plainte à son endroit. Il rapporte avoir reçu des centaines de clients cet été, dont la moitié provenait de l’extérieur de Sherbrooke. « On voulait quelque chose de beau pour Sherbrooke. C’était vraiment un produit d’appel. Nous avons utilisé le garage de notre résidence parce que c’était plus pratique que de transporter les kayaks à partir de la rue King Ouest. »

M. Martel estime que la suite des choses dépendra de la Ville. « Ce n’est pas entre mes mains. J’attends leurs suggestions. Ils étudient toutes les possibilités. S’il y a des frais supplémentaires pour la location d’un local, ça se reflètera sur nos activités. Avec le ralentissement du monde du voyage, les impacts pour nous se comptent par dizaines de milliers de dollars. Notre objectif pour l’avenir n’est pas de partir de la rue King Ouest parce que ça gâche un peu le parcours. On trouvera une meilleure solution. »

David Martel ne peut pas dire, pour l’instant, si le pavillon Armand-Nadeau du parc Jacques-Cartier ou un quai au Marché de la gare pourraient être considérés par son entreprise.

Hydro-Sherbrooke chargera les frais d’administration

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Hydro-Sherbrooke chargera les frais d’administration

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Hydro-Sherbrooke se montrera un peu moins indulgente envers les mauvais payeurs. À moins d’une entente, les clients présentant un retard de paiement recommenceront à payer des frais d’administration sur leur facture à partir du 1er octobre.

En raison de la pandémie de COVID-19, Hydro-Sherbrooke faisait preuve de patience dans les paiements depuis le 24 mars et aucuns frais d’administration n’avaient été facturés pour les retards de paiement.

Les clients qui présentent un retard peuvent prendre une entente de paiement en écrivant à abonnements@ville.sherbrooke.qc.ca. Ils peuvent aussi téléphoner au service à la clientèle au 819 821-5622, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 25. 

Le conseiller Julien Lachance, qui préside Hydro-Sherbrooke, a invité les citoyens qui étaient capables d’acquitter leur facture de la payer le plus tôt possible. Il avance néanmoins que l’organisation municipale continuera de se montrer compréhensive si une entente intervient.

Communauto bonifie son offre de 57 % à Sherbrooke

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Communauto bonifie son offre de 57 % à Sherbrooke

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Communauto, ce service de voitures partagées, agrandit sa flotte sherbrookoise de huit véhicules, ce qui représente une bonification de son offre de 57 %. Il ajoute du même coup sept stations où seront stationnées les voitures.

Au total, Sherbrooke comptera désormais 22 automobiles partagées. Les nouveaux stationnements ciblés sont situés à l’hôpital Argyll, dans un stationnement municipal de la rue Gillespie, au stationnement de la Cigarerie, au Bureau d’information touristique, au Domaine Howard, au plateau Sylvie-Daigle et au Familiprix de la rue King Est. 

« Communauto est à Sherbrooke depuis 2001 et de plus en plus, on comprend que l’autopartage doit être intégré dans la chaîne du transport urbain. La principale clé de notre succès est un partenariat avec les Villes. Nous aurons cette fois-ci une augmentation significative de l’offre dans le secteur de Fleurimont », résume Benoît Robert, président et fondateur de Communauto. Selon lui, Sherbrooke compte à ce jour environ 400 utilisateurs de ce service. 

Président du comité de mobilité durable, Marc Denault rapporte qu’une des orientations de son comité est d’offrir un « cocktail de transports ». « Quand on pense qu’un déplacement avec Communauto coûte environ 25 $ alors que l’entretien d’une voiture coûte environ 6000 $ par année, c’est un élément qui peut influencer les décisions des contribuables. On a d’autres projets qui s’en viennent à court terme, comme le vélopartage. Il serait intéressant aussi de pouvoir payer sa contribution à Communauto avec la carte Vermeilleuse. »

Danielle Berthold, présidente par intérim du comité consultatif d’urbanisme, rappelle que la démocratisation de l’automobile a entraîné un développement des villes qui finit par mettre une pression sur les finances municipales, notamment pour l’entretien des infrastructures. « Chaque voiture qu’on retire de la circulation nous permet d’économiser dans l’entretien des infrastructures, diminue la pression sur les stationnements, facilite la densification, diminue les îlots de chaleur et permet un meilleur développement des infrastructures cyclables », dit-elle.

Selon Benoît Robert, pour chaque voiture partagée, ce sont environ dix véhicules qui sont éliminés de la circulation.

Présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout saluait cette « initiative innovante pour repenser les transports ». Évoquant les enjeux liés aux changements climatiques, elle rappelle que les transports représentent 56 % des émissions de gaz à effet de serre à Sherbrooke. 

À pleine maturité, Sherbrooke pourrait compter une centaine de voitures, voire 200, en autopartage. « Il y a des espaces très denses et un immense potentiel. C’est comme le transport en commun : plus on adapte les conditions pour qu’elles deviennent attrayantes aux yeux des gens, plus il y a moyen de changer d’échelle de fonctionnement. Je suis convaincu que dans quelques années, nous pourrions doubler, tripler notre offre », assure M. Robert.

« Pour augmenter la clientèle, il faut mieux couvrir le territoire, donc avoir plusieurs stations à des distances proches les unes des autres. Idéalement, c’est d’avoir des stations à tous les 250 mètres, d’où l’intérêt d’avoir des partenariats avec les Villes pour avoir accès à des stationnements. »

Danielle Berthold se dit heureuse des ajouts à Fleurimont et du travail de concertation au comité de mobilité durable pour faire un développement qui n’est pas au tout à l’auto. Le défi demeure entier d’offrir un transport collectif efficace dans Fleurimont pour permettre aux citoyens de délaisser la voiture. « Il faut penser différemment pour le déploiement de notre mobilité durable. »

Communauto est présente dans une quinzaine de villes et veut réduire l’impact des voitures en améliorant l’accès à un véhicule dans les milieux urbains. L’organisation gère un parc total de plus de 3000 véhicules. La clientèle primaire est celle qui utilise déjà le transport en commun ou les citoyens qui doivent prendre une décision liée à leur voiture en raison d’un changement dans leur vie. 

Les stations déjà en service de Communauto à Sherbrooke étaient située aux coins des rues Portland et Farwell, Jacques-Cartier et King Ouest, Jacques-Cartier et Prospect, Queen-Victoria et Élisabeth, Prospect et Moore, Murray et Chalifoux, Galt Ouest et Saint-Esprit, de même que sur les rues Gordon, Daniel, de la Montagne et Webster.

Éclosion à l’hôpital de Granby et bilan alourdi au CHSLD de Lambton

COVID-19

Éclosion à l’hôpital de Granby et bilan alourdi au CHSLD de Lambton

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Le bilan de l’éclosion du coronavirus continue de s’accentuer au CHSLD de Lambton. Alors que les résidents testés positifs à la COVID-19 sont transférés vers le Centre de confinement communautaire de Sherbrooke, on dépiste presque tous les jours de nouveaux cas chez les résidents et les employés. Mercredi encore, deux employés et trois résidents supplémentaires ont été trouvés positifs à la COVID 19, ce qui porte le total à 22 résidents et 19 employés touchés.

Le petit CHSLD situé dans la région du Granit compte 29 résidents. C’est donc dire que 75 % des résidents font face au virus. Quatre d’entre eux sont déjà décédés des complications liées au coronavirus alors que quatre résidents sont maintenant considérés rétablis.

« À la demande du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, une équipe de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec viendra faire des observations au CHSLD de Lambton. Cette équipe d’experts sera présente, sur les trois quarts de travail, pour porter un regard externe sur l’organisation du travail des équipes afin de nous aider à identifier, s’il y a lieu, des zones d’amélioration en matière de prévention et contrôle des infections dans ce milieu. Notre établissement accueille avec enthousiasme ce soutien », a-t-on indiqué mercredi après-midi du côté du service des communications du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé s’est réjoui de cette visite d’une équipe d’experts dans cette installation durement touchée. « Moi ce que je veux m’assurer, c’est est-ce que le programme de prévention et de contrôle des infections (PCI) a été respecté? Si le PCI a été respecté, si les gens ont fait leur travail, alors je n’ai pas d’enjeux avec ça. C’est sûr que le virus est virulent, il est sournois. Des cas dans des CHSLD, il va y en avoir, toujours. C’est malheureux, mais en même temps, il faut voir comment on peut contrôler l’éclosion », a-t-il déclaré lors d’un point de presse mardi.

Campagne de sensibilisation sur la sécurité ferroviaire

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Campagne de sensibilisation sur la sécurité ferroviaire

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
La compagnie ferroviaire du Canadien National (CN) a entrepris une campagne de sensibilisation portant sur la sécurité ferroviaire.

Pierre Bergeron de la police du CN explique les comportements dangereux des piétons et des automobilistes aux abords des voies ferrées peuvent avoir de graves conséquences.

Ce sont plus de 17 incidents en lien avec les activités ferroviaires qui ont été répertoriés au Québec en 2019.

« Nous voulons prévenir ces accidents qui peuvent être évités », explique M. Bergeron.

Ce dernier invite les automobilistes à respecter la signalisation aux passages à niveau.

« Il faut absolument s’immobiliser lorsque la signalisation est activée. Il faut arrêter et attendre que le train soit passé et que la signalisation soit éteinte », rappelle Pierre Bergeron de la Police du CN.

La Ville de Drummondville a accepté que le CN puisse installer à trois endroits sur son territoire un logo qui rappelle « d’Arrêter, Regarder et Écouter » 

Pierre Bergeron rappelle aux piétons qu’il est interdit de circuler sur les voies ferrées, de les traverser sauf aux endroits prévus et d’utiliser les ponts ou tunnels ferroviaires.

« Ce sont des comportements extrêmement dangereux. Ces raccourcis peuvent coûter la vie », signale M. Bergeron.

Des activités se dérouleront partout en Amérique du Nord dans le cadre de la Semaine de la sécurité ferroviaire 2020 qui prendra fin le 27 septembre prochain. 

Il est possible d’obtenir plus d’informations à www.cn.ca ou signaler une intrusion sur la voie ferrée au 1-800-465-9239.

Le CP encore montré du doigt

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Le CP encore montré du doigt

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Après Magog, c’est au tour de résidents de Sherbrooke de se plaindre des pratiques du Canadien Pacifique qui laisse tourner les moteurs de ses locomotives jour et nuit dans la cour de triage située en bordure du lac des Nations.

Durant plus de trois jours la semaine dernière, des locomotives auraient été laissées immobilisées alors que leurs moteurs tournaient au ralenti sans qu’aucun mouvement de triage perceptible n’ait eu lieu pendant cette période. 

« Pourquoi on les laisse fonctionner 24 heures sur 24? Qu’est-ce qui justifie une telle pratique? » s’insurge Marc Bédard, un résident des Verrières du lac situées du côté nord du lac des Nations, qui se plaint à la fois du bruit et des émanations de gaz qui proviennent des locomotives stationnées de l’autre côté du plan d’eau.

Comme ce fut le cas à Magog le mois dernier, où des locomotives du CP tournant au ralenti ont été immobilisées durant 45 heures jusqu’à ce que des résidents alertent les autorités, Louise Piché déplore, elle aussi, les façons de faire du CP, cette fois en plein cœur de Sherbrooke.

Elle dit que rien ne justifie que des moteurs aussi polluants puissent fonctionner au ralenti pendant si longtemps. « Il y a sûrement moyen de faire les choses différemment «, affirme la résidente, qui suggère que les locomotives devant tourner au ralenti soient placées au fond de la cour de triage. « Lorsque nécessaire, et seulement lorsque c’est nécessaire, les locomotives pourraient être stationnées (plus loin) dans les bois », précise-t-elle.

Outre le bruit occasionné par le fonctionnement des moteurs, les deux citoyens disent être incommodés par les émanations de gaz, les obligeant à fermer les fenêtres de leurs résidences lorsque le vent souffle vers le côté nord du lac.  

Les deux résidents se disent conscients des inconvénients que représente le fait de demeurer près d’une cour de triage.

« On ne veut pas empêcher le CP de faire des affaires, insiste Marc Bédard. On comprend que c’est une cour de triage, que des engins de cette grosseur-là font du bruit et que ça pollue. Mais il doit y avoir moyen de faire les choses autrement. 

« Laisser tourner les moteurs en hiver, ça peut se justifier, mais pas en plein mois de juillet, août et septembre… », insistent les deux résidents qui disent avoir porté plainte au Service de police de Sherbrooke (SPS) la semaine dernière, après avoir constaté que des locomotives tournaient au ralenti pendant trois jours.

Au SPS, l’agent Martin Carrier confirme que des plaintes sont acheminées régulièrement en lien avec les activités ferroviaires sur le territoire du service de police, que ce soit à la cour de triage en bordure du lac des Nations ou encore dans le secteur de Deauville. Et ce, depuis plusieurs années. 

« C’est un dossier dans lequel on ne peut pas intervenir, car c’est de juridiction fédérale. Même si, effectivement, il existe une règlementation municipale au niveau du bruit, c’est un enjeu qui relève de Transports Canada. Les compagnies ferroviaires ont tous les droits à cet égard-là «, explique l’agent Carrier.

Du côté du CP, sa porte-parole, Stacey Patenaude a indiqué, comme elle l’avait fait dans le cas de Magog, que de garder des trains immobilisés temporairement le long d’une voie principale ou sur une voie d’évitement est parfois nécessaire dans le cadre des activités normales d’un chemin de fer. »Le CP s’efforce de réduire les répercussions de ses activités sur les résidents des environs dans la mesure du possible, tout en veillant à ce que son réseau demeure sécuritaire et efficace », a écrit le CP dans un échange de courriels.

Quant à Transports Canada, l’organisme n’a pas été en mesure de fournir une réponse au moment d’écrire cet article. 

Boulevard René-Lévesque : 92 logements plutôt qu’une station-service

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Boulevard René-Lévesque : 92 logements plutôt qu’une station-service

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
SHERBROOKE — Les citoyens ne voulaient pas d’une station-service devant l’école de la Croisée, sur le boulevard René-Lévesque. Le promoteur propriétaire du terrain vacant du secteur Rock Forest s’est adapté et revient à la charge avec un projet d’immeuble de six ou sept étages comptant 92 logements et quatre commerces de proximité. 

Une demande d’amendement au zonage a été déposée lundi au conseil municipal pour permettre ce nouveau projet à l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Matisse.

La conseillère Annie Godbout a remercié le promoteur Luc Élias pour son ouverture. « La première fois que j’ai vu le projet, j’ai été déstabilisée. Il est plutôt rare qu’on ait des édifices en hauteur dans le secteur de Rock Forest. On l’a regardé de long en large, de haut en bas. J’ai posé beaucoup de questions par rapport à la circulation, par rapport à la tranquillité. Le premier étage serait du commercial pour garder une mixité. Commerce Sherbrooke avait proposé des commerces dans ce secteur. C’est beaucoup souhaité d’avoir des milieux de vie intéressants. J’ai hâte de voir les réactions des citoyens. Tout le monde en bout de piste a fait wow. C’est un beau projet. Je suis heureuse du dénouement. »

Jusqu’à maintenant, seuls les usages de commerce de détail et service et commerce relié au débit d’essence étaient autorisés. Il était aussi permis d’aménager un maximum de huit logements en mixité, c’est-à-dire que les logements ne pouvaient pas se situer au sous-sol ou au rez-de-chaussée. Des citoyens ont toutefois fait part de leur inquiétude de voir ces types de commerce s’installer devant une école primaire.

Les documents municipaux déposés lundi font état d’un projet préliminaire dans lequel le nombre d’étages varie de six à sept et qui compte 110 cases de stationnement, dont 49 à l’intérieur. 

On y rapporte aussi que la présence de l’école, qui a une superficie importante, « amène une cohérence en termes de gabarit similaire en périphérie du carrefour giratoire ». La présence d’une bande zonée « conservation du milieu naturel » assurerait une transition avec les zones d’habitation contiguës derrière le futur bâtiment. 

Présidente par intérim du comité consultatif d’urbanisme, Danielle Berthold explique la quantité de travail pour assurer ce revirement de situation de la part du promoteur. « Souvent on pense que quand les dossiers arrivent à l’urbanisme, c’est ce qui doit être accepté. Il faut prendre en compte que bien des fois, nos services font des pieds et des mains. On revoit le projet à plusieurs occasions. On retourne voir le promoteur pour que les exigences rencontrent le souhait des membres du comité consultatif d’urbanisme. Ce n’est pas vrai que les choses sont faites rapidement. C’est analysé pour que les deux parties en aient pour leur argent. »

La conseillère Évelyne Beaudin a précisé que le changement de zonage nécessaire à ce projet résidentiel s’appliquerait également à l’autre terrain commercial situé dans le même carrefour giratoire, également au coin de la rue Matisse et du boulevard René-Lévesque, si bien que la possibilité de voir une station-service dans ce secteur serait complètement éliminée. 

Le maire Steve Lussier a indiqué que le promoteur avait été à l’écoute. « Le projet sera peut-être encore modifié un peu. »

Risques de congestion majeure sur Portland et Lionel-Groulx à long terme

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Risques de congestion majeure sur Portland et Lionel-Groulx à long terme

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Une fois les plateaux Saint-Joseph et McCrea remplis au maximum de leur capacité, le flot de circulation sur les boulevards de Portland et Lionel-Groulx risque d’être critique malgré les aménagements envisagés pour améliorer la fluidité. C’est ce qui ressort des études de circulation sectorielles présentées lundi soir au conseil municipal.

À la suite de la congestion provoquée par l’ouverture du Costco au plateau Saint-Joseph, la Ville avait déjà annoncé que des investissements d’environ 11 M$ étaient nécessaires, à long terme, pour améliorer le transit entre le boulevard Lionel-Groulx et le plateau Saint-Joseph. Les chiffres dévoilés lundi font plutôt état de 12,5 M$. Il est en outre recommandé d’étudier un lien qui serait réservé au transport en commun et au transport actif entre la rue McCrea et le plateau Saint-Jospeh. 

La présentation effectuée au conseil municipal tient compte de trois phases de travaux. La première est en cours alors que la deuxième, qualifiée de moyen terme, devrait être entreprise après la construction de 500 logements supplémentaires. La phase du long terme surviendra avec l’ajout de 2100 autres logements.

« Nos résultats sont basés sur deux hypothèses, soit qu’il n’y aura pas de développement au nord du boulevard Monseigneur-Fortier et que 88 % des déplacements continueront de se faire en automobile », explique Sébastien Dubuc, ingénieur de projets en ingénierie municipale à la Ville de Sherbrooke.

En plus du doublement du boulevard Monseigneur-Fortier, les interventions à court terme comptent l’ajout d’un feu de circulation à l’intersection Lionel-Groulx et Laure-Conan et l’optimisation de la programmation du feu de circulation au coin des boulevards Lionel-Groulx et de Portland. 

À moyen terme, on envisage des problèmes à l’intersection des boulevards Monseigneur-Fortier et Lionel-Groulx, où l’arrêt obligatoire sera retiré pour permettre une reconfiguration du virage. On doublera aussi une partie de Lionel-Groulx, on ajoutera une voie de virage à gauche vers la rue Laure-Conan et on permettra le virage à gauche sur deux voies à partir de Lionel-Groulx vers Portland. 

À long terme, le doublement des boulevards Monseigneur-Fortier et Lionel-Groulx seront complétés, un feu de circulation sera ajouté à l’intersection avec la rue Francis-McCrea et le virage à gauche sera permis en double aux approches nord et sud du boulevard du Plateau-Saint-Joseph, à l’intersection du boulevard Monseigneur-Fortier. 

« Malgré tout ça, le volume généré par les quartiers va être supérieur à la capacité de certains tronçons, dont Portland et Lionel-Groulx, de faire passer des véhicules. Les conditions seront aussi difficiles dans le secteur des commerces » admet Sébastien Dubuc.  

Pour limiter le nombre de véhicules qui sortiraient du plateau McCrea vers les boulevards très achalandés, M. Dubuc suggère des mesures incitatives au transport en commun et au transport actif vers le plateau Saint-Joseph. 

La conseillère du district du Carrefour, Évelyne Beaudin, a voulu savoir comment ces mesures seraient déployées.

« Pour le transport en commun, il faudra regarder dans la mise en œuvre d’une voie pour laisser passer les autobus et bloquer les autres véhicules. On pourrait peut-être installer un bollard rétractable. Il faudra que ce soit étudié avant la mise en œuvre d’une nouvelle voie », répond M. Dubuc.

Mme Beaudin s’inquiète d’ailleurs de la possibilité de retirer le bollard existant sur la rue Francis-McCrea.

« Nous ne nous prononçons pas sur cet élément pour le moment. Il fait l’objet d’une étude », répond Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke. 

Marc Denault, conseiller du district du Golf, a souvent exprimé ses craintes d’une augmentation du débit sur la rue Prospect. Il est longuement intervenu sur le sujet lundi, demandant combien de véhicules transitent par cette rue et quand de nouveaux aménagements seront prévus à l’intersection avec la rue Duvernay. 

« Nous comptons environ 11000 véhicules par jour sur la rue Prospect, à proximité du boulevard Lionel-Groulx. Nous avons d’autres rues semblables sur le territoire, comme le boulevard Bertrand-Fabi. Ce n’est pas nécessairement l’idéal, mais c’est quand même viable. Rien ne justifie des interventions sur Prospect pour le moment, mais nous suivrons l’évolution de choses avant de faire des recommandations », répond Sébastien Dubuc. 

Caroline Gravel a par ailleurs précisé que les bretelles d’accès à l’intersection du boulevard Lionel-Groulx et du boulevard de Portland seront éventuellement enlevées. « Les bretelles à l’intérieur du périmètre urbain sont appelées à disparaître. On fait les travaux quand nous avons des interventions à faire dans le secteur. »

Des travaux pour retirer des bretelles sont en cours à Rock Forest, à l’angle du boulevard Bourque et de la rue du Haut-Bois. Les bretelles à l’extrémité est du boulevard de l’Université, à l’intersection de la rue Galt Ouest, disparaîtront également

Sébastien Dubuc ajoute que la synchronisation des feux de circulation dans le secteur du plateau Saint-Joseph pourra être revue pour répondre à la demande liée au Costco.

Le conseiller Julien Lachance a pour sa part invité les services municipaux à garder l’œil ouvert sur le chemin Georges-Vallières, qui pourrait lui aussi recevoir un plus grand flot de véhicules arrivant du plateau Saint-Joseph. 

Enfin, en tant que conseillère du secteur, Évelyne Beaudin souhaite une séance d’information publique sur l’ensemble des développements prévus au plateau McCrea, non seulement pour parler des travaux routiers, mais aussi de l’architecture des bâtiments projetés et de la desserte en transport en commun planifiée.