Faits divers

Déraillement d’un train à Nantes, près de Lac-Mégantic

Des citoyens de Nantes ont eu chaud, samedi matin, quand un train est sorti de ses rails à un passage à niveau. Jocelyn Breault, vivant à Lac-Mégantic, s’est rappelé de mauvais souvenirs lorsqu’il a vu des wagons dérailler à quelques mètres de lui.

Quelques wagons ont déraillé à un passage à niveau, mais ne se sont jamais renversés. « Ça s’est passé à la première traverse vers Lac-Mégantic. Il y avait une dame en vélo près de l’événement, elle a laissé tomber son vélo et s’est mise à courir. Il y avait deux autos devant moi, ils se sont dépêchés de virer de bord, ils avaient peur que ça verse », raconte M. Breault, qui a appelé le 911.

« D’après moi, ce n’est pas un wagon-citerne qui a déraillé. Mais il y en avait en masse », constate-t-il.

M. Breault rappelle qu’il y a beaucoup d’anomalies dans le rail. « On a encore vu des photos cette semaine. On y pense beaucoup. Il faudrait que ce soit plus sévère pour que les compagnies de chemins de fer aient des amendes épouvantables s’ils ne mettent pas ça aux normes », analyse-t-il.

De son côté, la Sûreté du Québec affirme que la zone est sécuritaire et que la compagnie ferroviaire, le CN, enquête actuellement, de même que le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). 

« Il n’y avait pas d’entrave, ni de blessés ou de matières dangereuses déversées », confirme Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec.

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Salut René!

Après 16 ans passés à La Tribune, le photographe René Marquis (à droite, habillé de blanc) ira relever d’autres défis.

Beaucoup de collègues ont tenu à le saluer, jeudi soir, au bar Liverpool. Merci pour toutes ces belles années, René !

L’équipe de La Tribune te souhaite la meilleure des chances dans tes nombreux projets.

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Maurice Cloutier : « c’est le résultat qui compte »

Une mobilisation d’envergure en moins d’une semaine, une déclaration commune en deux heures : le directeur général et éditeur adjoint de La Tribune, Maurice Cloutier, croit que la rencontre de leaders qui s’est tenue dans les bureaux de La Tribune vendredi envoie un signal puissant pour la sauvegarde du quotidien dans cette course contre la montre.

Le « mini G7 de La Tribune », comme l’a poétiquement baptisé M. Cloutier, sera pour lui déterminant afin de préserver non seulement la bannière La Tribune qui évolue dans le décor sherbrookois depuis bientôt 110 ans, mais surtout « de l’intégrité de la mission qu’elle joue dans la communauté ». 

« Le groupe qui était réuni ici autour de la table le fait bénévolement, avance-t-il. Il se met au service de la communauté pour trouver une solution et il est ouvert à tous les modèles d’affaires, ainsi qu’à la création d’une coopérative de travailleurs : les mots ont été utilisés autour de la table. Le seul objectif est toujours la pérennité de La Tribune. La structure financière va se dessiner dans les prochaines semaines. Malheureusement, on n’a pas beaucoup de temps, mais tous les scénarios vont être envisagés par la communauté. C’est le résultat qui compte. » 

Touché par l’engagement moral qui a été démontré par les décideurs, M. Cloutier croit également qu’il s’agit d’un message clair au gouvernement du Québec. « La communauté dit : “nous, on veut conserver un quotidien régional. On veut conserver la vitalité de notre quotidien régional et on veut que vous soyez à l’écoute des propositions qui vont venir de l’Estrie et qui vont venir, sans doute, d’autres régions du Québec”. Je suis d’ailleurs convaincu que le gouvernement va bien saisir ce message. » 

« De voir cette belle mobilisation était très importante pour la Ville de Sherbrooke, mais aussi toute la région, a prononcé le maire Steve Lussier lors de la déclaration. On a besoin dans un premier temps d’une mobilisation également citoyenne qui nous soutienne dans la démarche. Il faut qu’on puisse garder notre journal ici même. C’est un message très clair que j’envoie. Je serai également à la commission parlementaire la semaine prochaine pour voir comment ça va se passer.

Parmi les nouveaux alliés de La Tribune, Réjean Caouette, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Sherbrooke, s’est défendu de ne pas encore parler d’achat du quotidien. « La première étape, c’est l’analyse. Une fois celle-ci faite, on pourra trouver une solution », a-t-il expliqué.

Sherbrooke

Parents-Secours en mode relance

Devant une baisse marquée des foyers refuges depuis le début des années 2000, Parents-Secours se place en mode relance à Sherbrooke.

Le nombre de foyers qui arborent à leur fenêtre la traditionnelle pancarte rouge et blanche d’un enfant dont la main est tenue par un adulte est passé de 400 sur le territoire sherbrookois en 2000 à 120 selon le dernier relevé de l’organisme.

« Nous voulons dire à la population que Parents-Secours existe encore », signale vice-président de Parents-Secours à Sherbrooke, Marc-André Houle.

« Les foyers refuges peuvent accueillir des enfants ou des ainés dans toutes sortes de situations. Ils viennent en aide tant aux enfants qui peuvent avoir peur ou qui se perdent en marchant ou qui se blessent à vélo notamment. La pancarte est un symbole de protection », ajoute la présidente de Parents-Secours à Sherbrooke, Johanne Poulin.

Marc-André Houle et Johanne Poulin invitent les personnes intéressées à persévérer dans le processus de filtrage policier pour s’assurer des foyers refuges surs.

« La présence de Parents-Secours permet de hausse le sentiment de sécurité dans les quartiers tant pour les enfants que les parents. C’est évident que l’on doit s’assurer que les foyers refuges sont surs à 100 pour cent », mentionne M. Houle.

Les foyers refuges doivent faire l’objet de vérifications policières aux deux ans pour s’assurer de leur sécurité et de l’absence d’antécédent judiciaire des occupants.

« Les foyers refuges doivent recommencer le processus de filtrage aux deux ou trois ans. Plusieurs personnes ne pensent pas le faire ou déménagent entre temps », explique la policière, Nicole Lévesque de la division de sécurité des milieux du Service de police de Sherbrooke.

Parents-Secours recherche des foyers refuges dans tous les arrondissements.

« Il n’est pas nécessaire d’être constamment à la maison. On place la pancarte à la fenêtre seulement lorsque nous y sommes », précise Marc-André Houle.

« Nous ne demandons pas de minimum aux foyers refuges. Ça ne peut être que quelques soirs par année, à l’Halloween ou certaines fins de semaine », signale l’agente Lévesque du SPS.

Sherbrooke

Pacte fiscal 2019 : les entreprises de Sherbrooke « dans le même bateau », selon Alexandre Cusson

La Ville de Sherbrooke pourrait recevoir 5 M$ supplémentaires par année de la part du gouvernement du provincial si ce dernier payait l’entièreté de ses taxes foncières, clame le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson. Alors qu’une nouvelle entente Québec-municipalités devrait être convenu d’ici la fin du mois de septembre, M. Cusson s’est arrêté à Sherbrooke pour rappeler aux gens d’affaires de la région que la bataille menée par son regroupement les concerne tout autant.

« L’UMQ entame une tournée des chambres de commerce parce qu’il faut que les élus municipaux et les entrepreneurs se parlent. Sérieusement. [...] Les municipalités sont en négociation depuis plusieurs mois avec le gouvernement du Québec pour conclure une nouvelle entente fiscale. Parce que si rien n’est fait pour réformer la fiscalité municipale, on se dirige tous, les municipalités, les contribuables, les entreprises, dans une impasse », a lancé M. Cusson, en faisant référence aux hausses de taxes foncières qui pourraient se dessiner si ses revendications ne sont pas exaucées. 

« On navigue sur des eaux inconnues et notre cap est un récif : la dématérialisation de l’économie et les changements démographiques », a-t-il dit. 

Actuellement, le gouvernement provincial ne paierait que l’équivalent de 70 % de la valeur des taxes sur ses immeubles, desquels font par exemple partie les palais de justice et les écoles « alors que les citoyens les paient entièrement », maintient M. Cusson. Pour les municipalités de la province, ce sont 155 M$ qui pourraient être récupérés chaque année. Déjà, le budget de ces dernières repose à 70 % sur l’impôt foncier.

« Le contribuable fait sa part, au gouvernement de faire la sienne », a d’ailleurs comme mot d’ordre M. Cusson.

Un Modèle « d’une autre époque » 

Selon le président de l’UMQ, le nouveau pacte fiscal devra se montrer nettement plus adapté à la réalité d’aujourd’hui. « Maintenant, les villes rendent toutes sortes de services à la personne, ce qui n’était pas le cas avant. Qui, il y a 30 ans, aurait pensé que dans plusieurs villes au Québec, et même de plus en plus dans des très petites municipalités, il y aurait eu des dépenses liées à l’accueil des immigrants, à l’attraction de la main-d’œuvre, au développement économique? » explique celui qui est également maire de Drummondville. 

En plus de réclamer que le gouvernement se montre un meilleur contribuable municipal, M. Cusson entend faire tenir parole à François Legault, qui s’est engagé avant sa dernière élection à transférer un point de TVQ, soit l’équivalent de 1,7 milliard de dollars, aux municipalités, 

« C’est beaucoup lié à la croissance économique. Les villes sont de plus en plus impliquées dans le développement économique, et font en sorte que le Québec va mieux. Les villes ont contribué au retour à l’équilibre budgétaire. Depuis 2014, ce sont 300 millions de dollars par année qu’ont sacrifiés les villes pour l’équilibre budgétaire au Québec. » 

« On ne demande pas ça le premier janvier, avec un chèque en blanc, ce n’est pas ça du tout, précise le président. Il y a des programmes qui existent déjà et qui peuvent être considérés intégrés à ce transfert-là. Il faut considérer la durée du prochain pacte. » 

Selon le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, « la Ville a besoin de ces montants. Il n’est pas question que [ce pacte] soit à coût nul ». 

« Outre le plein paiement des taxes par le gouvernement sur ses bâtiments, qui ne serait que le règlement d’une injustice envers les autres contribuables québécois et un meilleur partage des revenus provenant de l’exploitation des ressources naturelles, le partage d’un point de la TVQ permettra réellement de reconnaître l’apport économique des municipalités », a-t-il conclu. 

Plus de 350 municipalités de tailles différentes, partout dans la province, sont regroupées au sein de l’UMQ. Celles-ci représentent 85 % de la population du Québec et 95 % des budgets municipaux.

Estrie et régions

L’Estrie accueille des « agents de changement »

Des jeunes provenant de l’Inde, de la Grèce, des États-Unis et du Canada ont séjourné un mois dans la région dans le cadre d’un projet éducatif visant à créer des « agents de changement » capables d’influencer leurs pairs.

Baptisé Changemaker Residency, le projet a été mis sur pied par Clément Moliner-Roy, conseiller aux projets à impact au sein de l’Accélérateur entrepreneurial Desjardins, à l’Université de Sherbrooke. Un premier groupe de jeunes s’était amené dans la région en 2018 afin de vivre l’expérience proposée. La seconde cohorte a pour sa part séjourné dans la région durant les dernières semaines.

« Nous vivons dans un monde qui change tellement rapidement. Il faut donc s’assurer que nos systèmes d’éducation évoluent aussi vite pour préparer les jeunes à naviguer le changement en cours et l’aligner pour le meilleur », déclare M. Moliner-Roy.

Pendant leur séjour ici, les participants à Changemaker Residency ont rencontré des intervenants locaux provenant de secteurs variés. Ces derniers leur ont partagé une partie de leurs connaissances pour nourrir leur réflexion et les aider à développer des projets à impact social porteurs.

« Plus d’outils »

Originaire du Cachemire indien, Zainab Irfan était inscrite à Changemaker Residency cette année. Elle repart avec des souvenirs impérissables. « J’ai beaucoup aimé le secteur, particulièrement Magog, dit la jeune femme de 18 ans. C’est très beau. Ça me fait penser à chez moi. »

Au cours des prochains mois, Zainan Irfan réalisera des recherches et continuera à monter un projet de son cru visant à faire diminuer les tensions au Cachemire, une région du monde où surviennent régulièrement des attentats. Elle compte transformer son coin de pays en misant sur l’éducation des enfants.

« Je veux amener des changements chez moi, mais je ne savais pas par où commencer. Et ici, avec Changemaker Residency, j’ai appris comment je pourrais m’y prendre. J’ai plus d’outils maintenant pour faire ce dont je rêve. »

Pour sa part âgée de 27 ans, Anika Rozon a appartenu au même groupe que Zainab Irfan cet été. Cette médecin de famille pratiquant à Cookshire désirait acquérir des connaissances qui lui permettraient de créer un projet alliant médecine et art.

« Ce n’est pas suffisant pour moi de faire seulement de la médecine. L’art a longtemps eu une place importante dans ma vie et j’aimerais créer des ateliers de croissance personnelle intégrant une dimension artistique. Ces dernières semaines, j’ai pris le temps de me questionner et j’ai appris des choses concernant l’entrepreneuriat qui vont probablement me servir », indique Anika Rozon.

Actualités

Pédaler pour continuer à bouger

Sophie Berriault est chanceuse dans sa malchance : quand elle perd une faculté, celle-ci lui revient en grande partie, éventuellement... Mais ce sera de moins en moins le cas, à moins que la recherche sur la sclérose en plaques ne continue ses progrès. C’est dans cet espoir que l’ancienne entrepreneure a mobilisé participants et collaborateurs afin d’amasser des fonds dans le cadre du 30e VéloTour SP.

« La sclérose en plaques, c’est le système immunitaire qui s’attaque au système nerveux central, donc au cerveau et à la moelle épinière, et ça peut affecter toute fonction physique ou cognitive. Alors moi, du jour au lendemain, je peux ne plus voir, ne plus parler, ne plus marcher, ne plus entendre, avoir des troubles d’équilibre... Dans mon quotidien, ce qui est le plus dérangeant, c’est la fatigue neurologique. Par exemple, je peux aller au dépanneur et je reviens fatiguée comme si je n’avais pas dormi depuis 48 heures », illustre Sophie Berriault.

Elle a reçu son diagnostic en 2015, alors qu’elle avait subitement perdu ses sensations dans la moitié de son corps et la vue dans son œil droit. Quelques jours après sa visite à l’urgence, on lui annonce la cause sa condition, pour laquelle il n’y a aucune guérison possible. Elle avait alors 32 ans et était à la tête d’une agence d’artistes construite, précise-t-elle, à la sueur de son front et qui faisait affaire avec de « grandes boîtes de Montréal, comme Audiogramme ».

« Il a fallu que je ferme ma compagnie, parce que c’était trop de travail avec la maladie, c’était trop difficile. Il y a eu une grosse période de noirceur suite à ça, mais à un moment je me suis tannée. J’écoutais les podcasts SuperSoul Sunday de Oprah, et elle demandait ‘‘C’est quoi ta raison d’être dans la vie?’’. Ça m’a comme un peu réveillée, je me suis dit ‘‘oui, j’ai la sclérose en plaques, mais il me reste encore ben du temps à vivre et je veux vivre ma vie pleinement. Tant que ça va bien aller, je veux profiter de ce que je peux faire et je vais agir sur les choses pour lesquelles j’ai le contrôle! ’’ »

Il y a matière à garder espoir, s’est-elle dit, car il y quelques décennies, il n’existait aucun traitement pour soigner la maladie, alors que maintenant, certains médicaments peuvent ralentir sa progression.

Elle a alors lancé une page de soutien sur Facebook nommée PS j’ai la SP, parce que les quelques rares pages qu’elle avait trouvées étaient trop déprimantes à son goût, puis elle s’est mise à participer à différents événements amassant des fonds pour la recherche sur cette maladie, dont le VéloTour SP.

Des « SuPer Femmes »

Pour participer à cette mouture de défi sportif pancanadien, elle s’est entourée de six autres femmes atteintes de sclérose en plaques, qu’elle surnomme les « SuPer femmes », et chacune sera accompagnée d’un proche durant la course. Elles viennent de partout au Québec et se sont rencontrés par Internet, notamment grâce à un concours lancé par Mme Berriault en collaboration avec la pharmacie en ligne POSO+, d’où leur nom d’équipe : POSO+ & PS j’ai la SP.

« On est une gang de jeunes femmes — des mères, des épouses, des célibataires — qui avons la sclérose en plaques, pis on se retrouve et on peut se comprendre! Ça, pour vrai, je ne m’attendais pas nécessairement à ça, mais c’est vraiment un des points les plus merveilleux de ce que le projet a généré! On a généré des sous, on a généré de la santé, on a généré des rencontres. Pis ces filles-là vont être dans ma vie pour longtemps c’est sûr! On va essayer d’arriver au fil d’arrivé ensemble, et c’est sûr qu’on va brailler nos vies! », lance-t-elle.

Au moment de mettre sous presse, POSO+ & PS j’ai la SP avait récolté plus de 21 700 $, ce qui leur valait une place parmi les dix équipes ayant amassé le plus grand montant en Estrie. Il est possible de les encourager au http://mssoc.convio.net/site/TR/BikeTour/DivisionduQubec?pg=entry&fr_id=6530&s_locale=fr_CA

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Valoris : « La confiance n’y est plus »

La mairesse de Cookshire-Eaton Sylvie Lapointe envisage de retirer la municipalité de son partenariat avec Valoris.

À la suite de l’annulation d’une rencontre avec le président de Valoris, Steve Lussier, la mairesse de Cookshire-Eaton avait remis en question la position de M. Lussier comme président du conseil d’administration. 

« La confiance n’y est plus. On demande un plan d’affaires et un plan de redressement et on nous dit ‘‘on est en train de travailler sur ça’’. On veut savoir où on est rendu. Qu’est-ce que l’on fait avec la dette? On n’a pas de réponse. De simplement nous dire que la mise sur pied d’un plan est en cours, ce n’est pas suffisant », déplore Sylvie Lapointe. 

Pour le moment, le retrait de la municipalité est à l’état d’ébauche, mais la mairesse affirme que si elle n’a pas davantage de réponses, elle considèrera plus sérieusement l’idée. Elle estime que de rompre le partenariat occasionnerait une dette de 5 millions à Cookshire-Eaton. Pour le moment, ce qui l’importe, c’est la dette de 44 millions du centre de tri Valoris. 

« Avec la dette de 44 millions, on fait quoi? Et pour l’avenir? Il y a des lignes de tri qui ne fonctionnent pas. On comprend qu’on ne peut pas nous dire à quel moment ça va être prêt, mais on pourrait nous donner un peu d’informations. On parle aussi de développements qui coûtent de l’argent. Où allons-nous prendre cet argent? Le développement est important, mais il faut consolider la dette », souligne-t-elle. 

À cela, elle ajoute que Cookshire-Eaton a un budget de 8,5 millions pour la municipalité. Ainsi, elle se questionne si les dépenses additionnelles de 200 000 $ qu’ont engendré la hausse des tarifs de 78 %. 

« Ce qu’on veut, c’est de savoir où ils en sont. On veut avoir l’impression qu’on ne paie pas pour rien. Je ne suis pas seule, il y a d’autres maires. »

Valoris a avisé Mme Lapointe qu’elle aurait des réponses à la mi-octobre. Pour la prévision du budget de la municipalité, le mois d’octobre est beaucoup trop tard, selon la mairesse.

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Maternelle 4 ans : une victoire pour Christine Labrie

La députée de Sherbrooke Christine Labrie a souligné une première victoire sur les réseaux sociaux dans l’étude du projet de loi 5. Un amendement obligeant le gouvernement à offrir les choix du service de garde ou la maternelle à 4 ans a été adopté.

Rappelons que le projet de loi vise à créer plusieurs classes de maternelles pour les enfants de 4 ans. Le tout, dans l’idée de faire de l’intervention pour les enfants vulnérables. 

« Pour les parents, c’est une crainte, car ce n’est pas tout le monde qui veut voir son enfant en maternelle à 4 ans. Ça, c’est bien clair. La majorité des parents préfèrent les centres de la petite enfance (CPE). Ce qui est important, c’est que les parents aient le choix. On voulait éviter que le gouvernement consacre énormément de ressources dans le réseau scolaire à offrir des services aux enfants de 4 ans et qu’il n’y ait plus de service en dehors du réseau scolaire pour ces enfants », affirme en entrevue avec La Tribune la solidaire Christine Labrie en précisant que l’objectif est d’offrir un choix aux parents. 

Porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’éducation, Mme Labrie souligne également qu’une crainte s’élevait de la part des parents concernant la diminution de service de garde pour les enfants, voire la disparition.

L’étude se poursuivra encore plusieurs semaines à l’Assemblée nationale.

« Ce que l’on craignait, c’est que de manière insidieuse, le gouvernement vienne à réduire son financement pour les places pour les enfants de 4 ans. Ainsi, nous craignions que les CPE ou différents services de garde fassent le choix de ne pas ouvrir de groupe puisqu’ils reçoivent moins de subventions pour les enfants de ces groupes d’âge là et que le service finisse par disparaitre », ajoute-t-elle.

Priorité

À la suite de l’adoption de l’amendement, le débat se poursuit concernant les groupes enfants qu’il faut considérer. De son côté, selon Mme Labrie, la Coalition Avenir Québec veut prioriser tous les enfants plutôt que les plus vulnérables tandis que l’opposition veut accorder la priorité aux enfants vulnérables.

« Quand tout est une priorité, plus rien n’est une priorité. Il faut cibler un groupe. Il faut accorder une importance particulière aux enfants qui présentent une vulnérabilité. Il y a des quartiers à Montréal, par exemple, où il y a 40 % des enfants qui ont des vulnérabilités. On pense aux enfants qui ne sont pas dans des services de garde éducatifs à quatre ans », déplore la députée sherbrookoise en précisant qu’aucun amendement n’a été adopté à ce sujet. 

À cela, elle ajoute que le projet de loi suscite plusieurs inquiétudes, puisque aucun plan ou stratégie n’ont été présentés. 

« Il y a des demandes d’accès à l’information qui ont été faites et qui sont sans réponse. C’est inquiétant, car c’est le projet le plus étoffé de ce gouvernement. C’est le plus gros engagement qu’ils ont pris, d’un point de vue symbolique et financier. Quand on a un projet majeur à présenter, il faut savoir où on s’en va. Pour un âge aussi critique de leur développement, moi je trouve important d’avoir des réponses avant l’adoption de la loi. »

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« Il y aura toujours des humains »

Même si l’automatisation est de plus en plus présente dans les entreprises et les commerces, il restera toujours des tâches que seul un être humain peut accomplir, estime Alexandre Moise, professeur à l’école de gestion de l’Université de Sherbrooke.

« Ce n’est pas que les êtres humains ne travailleront plus, on n’est pas dans la société des loisirs, précise M. Moise. On prend des tâches qui ont moins de valeur ajoutée et on les amène vers la machine. Ça permet de mieux travailler. On peut remplacer des tâches humaines et permettre aux gens de faire autre chose comme un meilleur service à la clientèle par exemple. Il va toujours y avoir des tâches à faire qui vont nécessiter du jugement humain qu’une machine ne pourra pas faire. »

Malgré tout, l’automatisation est assurément la voie de l’avenir selon Alexandre Moise.

« La technologie est une extension du corps humain, mentionne-t-il. Un vélo est une extension des jambes. Je peux bien courir, mais à un moment donné j’atteins une certaine vitesse, donc j’ai un vélo. Une calculatrice est une extension de notre cerveau parce que faire la racine carrée de 328, ce n’est pas évident. C’est plus rapide et il y a moins d’erreurs et c’est ça l’objectif en fin de compte. Il y a aussi une pression du consommateur d’aller vers l’automatisation parce que ça réduit les délais d’attente et les coûts. Il y a plein d’avantages. »

Perte d’emploi à prévoir ?

Certains prévoient beaucoup de pertes d’emplois liées à l’automatisation. On peut penser aux restaurants qui emploient de moins en moins de caissières au profit de bornes de commandes automatiques ou aux guichets automatiques qui ont remplacé des êtres humains dans les institutions financières. Alexandre Moise estime toutefois que la perception et la réalité diffèrent parfois.

« Il faut faire attention parce que dans bien des cas ce sont des emplois qui ne sont pas comblés, souligne-t-il. Il manque de gens et on n’est pas capable de répondre à la demande. Il va y avoir plus de gens à la retraite que sur le marché du travail. On parle de deux travailleurs pour trois retraités ou même un pour deux. Ça va nécessiter des gens, mais on ne les aura pas. Imaginez toutes les personnes à la retraite qui font la file pour aller à la banque, ça n’a aucun sens. »

Ce ne sont pas tous les types d’emplois qui sont à risque de disparaître en raison de l’automatisation.

« Quand l’humain n’est pas assez rapide, on le remplace par la machine, ce n’est pas nouveau comme phénomène, poursuit M. Moise. Les standardistes ont tous disparu. Les recherchistes juridiques sont tranquillement en train de se faire remplacer par l’intelligence artificielle. Les études ont démontré que plus l’emploi exige un niveau de scolarité élevé et plus le salaire est élevé, moins il est à risque d’être automatisé. C’est plutôt dans l’industrie de la vente et des services qu’il y aura de l’automatisation. »

Nouveau contexte, vieux problèmes

Si des emplois s’automatisent, il y aura forcément des gens qui devront changer d’occupation ou être formés pour de nouvelles tâches. Or ce problème existe de toute façon déjà selon Alexandre Moise.

« Prends une ville en région où tout le monde travaille dans une usine et pour des raisons économiques, l’usine doit être délocalisée. Il se passe quoi avec ces gens-là? Tu fais quoi quand tu perds ta job à 52 ans? C’est le même phénomène avec l’automatisation. Le gouvernement a un rôle à jouer là-dedans pour anticiper. Il faut préparer les nouvelles générations aux métiers d’avenir. Il faut aider les gens à s’adapter. Et c’est aussi de prendre soin de ceux qui ne pourront pas se replacer. C’est le même problème qu’on a toujours eu. On a peur que ça se fasse dans des proportions beaucoup plus grandes qu’avant, mais la machine qui sera capable de tout faire n’arrivera pas demain matin, on va la voir venir. Il y a une réponse sociale à avoir.»

L’éternelle résistance au changement de l’être humain est également à prendre à compte. 

« Certaines personnes ont peur de perdre leur emploi, résume M. Moise. Si tu t’assois avec un analyste informatique qui doit développer un système qui va te remplacer, tu n’auras pas trop le goût de l’aider. J’ai entendu beaucoup d’histoires de la sorte, de gens qui sont à quelques années de la retraite. On vient les voir pour développer un système qui va les remplacer et ils faisaient exprès pour saboter ou ralentir le processus. »

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Pénurie de main-d’œuvre : s’automatiser pour conserver ses employés [PHOTOS ET VIDÉO]

L’automatisation n’a pas toujours eu bonne presse. On l’associe encore souvent à la perte d’emploi et à la mise sur le carreau de travailleurs humains, mais dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre comme connaît le Québec depuis quelques années, l’automatisation présente un tout nouveau visage. Plusieurs entreprises dont Mobilier de bureau Logiflex à Sherbrooke s’en servent dorénavant pour conserver leurs employés.

L’automatisation de l’entreprise qui produit plus de 125 000 meubles en mélamine annuellement a débuté au tournant du millénaire pour des raisons complètement différentes de celles d’aujourd’hui. 

« À cette époque, ce qu’on voulait c’est d’augmenter notre capacité de production, souligne Guy Robinson, vice-président des opérations chez Logiflex. Maintenant ça complètement changé, ça va nous servir à combler la rareté de la main-d’œuvre. Il va falloir assimiler l’automatisation et la robotique à l’humain parce que la pénurie de main-d’œuvre nous frappe. On a beaucoup de misère à embaucher, ça prend beaucoup de temps et d’énergie. On va s’occuper comme il faut des gens qu’on a en ce moment dans la cabane. »

Des postes de travail revampés

Des investissements d’environ 20 millions de $ en automatisation ont été faits depuis les débuts de l’entreprise en 1993. Le dernier jouet dans la liste est une ventouse, installée il y a quelques mois à peine, qui permet aux employés de lever de grandes charges sans faire d’effort physique.

« On essaye d’avoir des postes de travail qui sont accessibles à tout le monde, explique Benoit Leclerc, directeur de la maintenance et des projets majeurs. La ventouse nous permet de lever des charges de 100 ou 150 livres qui auparavant devaient être levées à la main. On veut garder nos gens au-delà de l’âge de la retraite et l’important c’est d’avoir de bonnes conditions de travail. Ça passe par les postes de travail. À la fin de la journée il faut que nos employés soient encore capables de se faire à souper.»

« L’objectif, c’est que tous les postes de l’usine soient accessibles à tous les types de personnes, grandes, petites, fortes ou moins fortes, ajoute-t-il. En uniformisant la difficulté du travail, on peut faire du mouvement de main-d’oeuvre et avoir une flexibilité dans l’usine. »

Logiflex, dont les points de vente se retrouvent un peu partout en Amérique du Nord, projette déjà de mettre des ventouses sur plusieurs autres postes de travail.

L’entreprise compte également sur un entrepôt complètement automatisé depuis 2004. Les plaques de mélamine sont disponibles sur demande grâce à un robot équipé de ventouses. Le robot se rappelle exactement où tous les types de plaques ont été entreposés. Il prend même en note la nouvelle position des plaques s’il les déplace. Logiflex était à l’époque l’une des premières entreprises en Amérique du Nord à faire installer ce type d’entrepôt.

« C’est pas mal la première pièce d’automatisation qu’on a eue, souligne M. Leclerc. Ça nous a beaucoup aidés pour la productivité, mais aussi pour la santé et sécurité. Avant c’était des gens qui manipulaient tous ces morceaux, maintenant c’est une machine. »

Logiflex a connu une grande phase d’automatisation il y a dix ans. Cinq plaqueuses manuelles ont été remplacées par une machine automatisée. Le nombre d’employés dans cette section de l’usine est passé de 22 à 2 et la production a augmenté. Les employés ont été réaffectés à d’autres tâches.

Logiflex aura également un magasin complètement automatisé dans les prochains mois. Dix millions de dollars sont investis pour l’automatisation des procédés pour la période 2018-2020.

« On avait deux à trois personnes qui faisaient ça à temps plein, mentionne M. Leclerc. On aura plus besoin de ces postes-là, on va pouvoir donner d’autres tâches à nos employés. C’est tellement difficile de recruter qu’on ne peut pas se permettre de balayer des gens. Les tâches qu’on a aujourd’hui n’existeront peut-être plus dans cinq ans, ça en sera d’autres. On va former nos gens pour qu’ils puissent rentrer dans ces nouveaux postes. C’est important de les garder. »

Des tables élévatrices lors de l’assemblage pour permettre aux employés de travailler à la hauteur qu’ils désirent et une machine pour soulever les meubles et les changer de côté sont également des exemples d’automatisation chez Logiflex.

Actualités

Les leaders de la région donnent leur appui à La Tribune [VIDÉO]

La communauté sherbrookoise a parlé, et elle n’est pas prête à laisser sombrer son quotidien. Vendredi, plus d’une vingtaine de leaders représentant les plus importantes institutions de la région se sont réunis d’urgence afin de formuler une déclaration commune promettant d’offrir leur appui à d’éventuels acheteurs de La Tribune.

La rencontre d’environ deux heures, qui s’est déroulée dans les bureaux du journal, un « lieu très symbolique » selon son éditeur adjoint et directeur général Maurice Cloutier, se voulait une occasion pour les gens d’affaires et les grands décideurs de l’Estrie de « signifier notre solidarité envers notre journal quotidien ».

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L’ancien maire de Sherbrooke et instigateur de cette rencontre, Jean Perrault, a lu le document en leur nom devant les médias vendredi après-midi. 

« Cette mobilisation se veut aussi un message clair à d’éventuels repreneurs qu’ils pourront compter sur l’appui du milieu s’ils sont en mesure de garantir la pérennité du journal La Tribune au niveau de quotidien régional », indique la déclaration entre autres signée par les représentants de l’Université de Sherbrooke, de l’Université Bishop’s, du Cégep de Sherbrooke, de la Ville de Sherbrooke, du CIUSSS de l’Estrie–CHUS, de Sherbrooke Innopole et de la Chambre de commerce et d’industrie de Sherbrooke. 

Si les futurs propriétaires respectent ces conditions, les différentes organisations s’engagent à développer de nouveaux partenariats d’affaires afin de contribuer à la santé financière de la publication.

« Vous avez remarqué qui sont les gens qui sont présents ici aujourd’hui, a commenté la directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin. Ça vous démontre le sérieux de la démarche. Oui, on a des agendas extrêmement chargés, mais vous avez compris qu’aujourd’hui, on a tout tassé pour être là. On met tout en notre pouvoir pour s’assurer de garder ce média essentiel pour notre belle région. » 

Un comité de suivi piloté par M. Perrault a également été formé afin de surveiller la situation. 

« On va aussi travailler avec les groupes ou les entités qui ont de l’intérêt à être repreneurs pour La Tribune. [...] S’il y a un repreneur national qui s’intéresse à notre région, il va devoir garder cet objectif-là », a lancé M. Perrault, qui note que l’avenir du journal The Record, actuellement distribué par La Tribune, est également en péril. 

Des projets sur la table 

« Quand Jean m’a appelé, c’était essentiel d’y être, a partagé le recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Cossette. C’est essentiel dans une région comme l’Estrie, pour l’Université, que l’information circule. C’est pour ça qu’on va y participer. On regarde chacun dans nos organisations ce qu’on peut faire pour augmenter nos partenariats. Il y a déjà des projets sur la table que je ne veux pas vous diffuser, mais on est là. Au-delà de ça, [on étudie] comment on peut appuyer les employés de La Tribune dans leurs démarches et comment on peut s’assurer que le quotidien continue. Un journaliste m’a dit “ qu’est-ce qu’on fait si ça ne marche pas ? ” Ça ne peut pas ne pas marcher. »  

Actualités

Une proposition pour sauver Acier Orford

Actuellement en grave difficulté financière, la compagnie Acier Orford pourrait passer aux mains du Groupe Dallaire à court terme. Il appartiendra aux créanciers de l’entreprise, installée à Sherbrooke, de décider du sort de cette dernière.

Ayant déjà compté plus de 300 employés, Acier Orford s’est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 6 août dernier. Elle a déposé simultanément une proposition visant à stabiliser sa situation.

Appartenant à la firme PricewaterhouseCooper, le syndic Jean-Christophe Hamel révèle que le Groupe Dallaire deviendrait actionnaire majoritaire de la compagnie sherbrookoise dans le cadre d’une réorganisation de l’actionnariat. Il précise qu’il ne s’agit pas d’une vente à proprement parler, considérant le contexte.

Le total des dettes accumulées par Acier Orford se chiffre à quelque 35 millions $. Près du tiers de cette somme est due à Groupe Dallaire, une entreprise prospère de la région de Québec qui oeuvre dans le secteur de la construction.

La situation observée serait notamment attribuable à des contrats qui auraient été réalisés à perte par Acier Orford pendant les dernières années. De plus, «certaines lacunes comptables» auraient été constatées.

Jean-Christophe Hamel ne veut pas s’étendre sur les problèmes survenus au sein de l’entreprise sherbrookoise, qui fabrique de l’acier d’armature et du treillis métallique. Il affirme toutefois que le plan élaboré pour la sauver est «viable».

Les créanciers de la compagnie auront l’occasion de se prononcer sur la proposition déposée le 6 août dernier lors d’une assemblée prévue mardi prochain à l’Hôtel Delta.

L’entreprise manufacturière a vu le jour au début des années 1990. Elle a longtemps été dirigée par René et Manon Marquis, puis la fille de ceux-ci, Catherine, s’est ajoutée il y a une dizaine d’années. Entre autres, la compagnie a fourni des matériaux lors de la construction du complexe hospitalier de Baie-St-Paul, de l’amphithéâtre de Québec ainsi que de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

La Tribune aurait aimé discuter de la situation avec un des dirigeants d’Acier Orford. Il n’a cependant pas été possible d’en joindre un vendredi après-

Actualités

Gestion de Valoris : les élus de Cookshire déçus

Les élus de Cookshire-Eaton ne sont pas sortis rassurés de la séance du conseil d’administration de Valoris, jeudi, séance plus courue qu’à l’habitude. La mairesse Sylvie Lapointe, qui avait déjà déploré l’annulation d’une rencontre avec le président Steve Lussier, a demandé au maire de Sherbrooke s’il était à sa place à la tête de l’organisme.

Flanquée des conseillers Mario Gendron et Louise Gosselin, la mairesse de Cookshire-Eaton a déploré manquer d’information alors qu’elle travaille à boucler le budget 2020 de sa municipalité. Le budget de Valoris doit être présenté le 4 octobre.

Actualités

Un surplus de vie de 10 ans pour Marie Bureau

Le 23 août 2009, Marie Bureau recevait la greffe pulmonaire qu’elle attendait depuis trois ans. Pour célébrer le 10e anniversaire de cette deuxième vie, exprimer sa reconnaissance et redonner aux familles des donneurs d’organes, la Sherbrookoise organise, samedi, un Photo Don.

« J’ai eu un surplus de vie. Quand on m’a greffée, on m’a dit que l’espérance de vie médiane était de 7 ans. On m’a aussi dit que 10 ans après une telle greffe, 70 pour cent des greffés sont décédés. Je ne pensais pas vivre aussi longtemps. Je vis dans la reconnaissance. Ces dix ans m’ont apporté beaucoup de gains, comme celui de connaître mes petits-enfants », raconte Mme Bureau.

Actualités

Avis publiques : Gingues veut revoir la décision

Le conseiller municipal Paul Gingues se dit soucieux de l’avenir de La Tribune. Au prochain conseil de ville, il compte bien proposer une solution afin que les 45 000 $ autrefois investis au quotidien pour les avis publics fassent un retour.

En entrevue avec La Tribune, le conseiller municipal et président du Comité de la culture confie avoir voulu agir plus tôt, mais qu’il ne connaissait pas la situation à ce point précaire du Groupe Capitales Médias.

Politique

Les conservateurs espèrent ravir Sherbrooke et Compton-Stanstead

Le Parti conservateur du Canada espère faire des gains en Estrie, a confié le député conservateur de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, qui était de passage jeudi à Sherbrooke, Valcourt et Granby, dans le cadre de sa tournée préélectorale.

« Sherbrooke est un pôle important, sur les plans médiatique, universitaire, économique... On pense que les gens de Sherbrooke mériteraient d’avoir une voix forte à l’intérieur d’un gouvernement conservateur. Donc on met le double d’énergie pour supporter Dany Sévigny [à Sherbrooke] et Jessy McNeil [à Compton-Stanstead] », a fait savoir M. Rayes en entrevue à La Tribune.

actualités

Qualité de l’eau et des plages : le bilan se fait attendre

Le bilan annuel sur la qualité de l’eau de nos rivières, et du même coup, de l’eau des plages où les Sherbrookois se baignent, tarde à être déposé. Généralement rendu public au début de la saison chaude en mai, celui de 2018 sera vraisemblablement présenté en septembre. La conseillère Évelyne Beaudin y voit une façon de retarder le dévoilement de mauvaises nouvelles, alors que les citoyens fréquentent encore les plages publiques.

La présidente du comité exécutif, Nicole Bergeron, déplore qu’une élue infère qu’on retarde volontairement la divulgation d’une information pour la cacher aux citoyens. Elle mentionne plutôt que c’est par manque de temps que les élus n’ont pas abordé le bilan sur la qualité de l’eau et des plages. 

Le sujet devait d’abord être l’objet d’une présentation publique en juin mais avait été retiré de l’ordre du jour.

« C’est un dossier qui a été étudié à l’exécutif le 28 mai. De ce que j’ai cru comprendre, les conclusions ne semblaient pas réjouissantes. Je ne comprends pas pourquoi on a retardé leur présentation après l’été. La population a le droit de savoir où on en est dans la qualité de l’eau dans laquelle elle se baigne tout l’été », a déclaré Mme Beaudin lundi au conseil municipal.

« Ma crainte, c’est que l’exécutif a décidé de ne pas en parler parce que les résultats ne sont pas assez bons à son goût. Quand il a l’occasion de dire que ça va bien et qu’il peut partager de belles surprises, il saute sur l’occasion. Mais quand les résultats ne sont pas aussi bons, on tarde à nous les présenter. »

La conseillère estime qu’à première vue, le bilan semblait plutôt négatif. « Si nous avons besoin d’ajuster le tir, il faudrait le savoir le plus tôt possible. Nous n’avons pas eu d’explications à savoir pourquoi le dossier avait été retiré. »

« En transition »

La présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout, dit avoir vu le bilan en question mais ne pas savoir pourquoi il n’avait toujours pas été rendu public. « J’ai lancé la question pour que ça remonte et qu’on sache quand ce sera présenté. Nous sommes un peu en transition à l’environnement. Nous sommes en train de mettre un bureau en place et nous devrions être en mesure d’en nommer le directeur sous peu. Ce que je souhaite, c’est toujours que les dossiers de l’environnement soient présentés publiquement. Je ne suis pas responsable de ce report. Si j’avais été présente quand la décision s’est prise, je n’aurais pas été en accord avec l’idée de retirer le dossier. Arriver en octobre avec le bilan de la qualité de l’eau de l’année précédente, ça n’a pas vraiment rapport. »

La Tribune a tenté de mettre la main sur ce bilan en vertu de la loi d’accès à l’information. Sa demande a toutefois été refusée puisque le document « constitue des avis et des recommandations faits par des membres [du] personnel [de la Ville] [...] » et parce qu’ils « constituent en substance des analyses produites à l’occasion d’une recommandation faite dans le cadre d’un processus décisionnel en cours ». 

La présidente du comité exécutif, Nicole Bergeron, indique qu’il « arrive souvent qu’on reporte des choses ». Elle cite en exemple des dossiers étudiés lundi à huis clos après trois reports consécutifs « par manque de temps ». Lors de la construction de l’agenda, explique-t-elle, les élus prévoient un temps approximatif pour le traitement de chacun des dossiers. « Il arrive que le temps estimé ne soit pas suffisant. Quand la séance du conseil commence à 19 h et que nous n’avons pas terminé de voir tous les dossiers, nous n’avons pas le choix d’en reporter. »

Mme Bergeron ajoute que la chargée de projet en environnement, Chantal Pelchat, est en vacances et qu’on attend son retour pour présenter le dossier. « Nous avions aussi demandé des informations supplémentaires pour établir le plan d’action pour les années à venir. C’est ce plan qui nous enligne pour les décisions budgétaires. Nous en reparlerons à l’exécutif de mardi. Il n’est pas question de cacher quoi que ce soit. »

Enfin, Nicole Bergeron mentionne que les élus veulent connaître les résultats des analyses, surtout quand ils ne sont pas bons, pour trouver des pistes de solution. « Il est déplorable de dire qu’on retient les informations parce que les résultats ne nous plaisent pas. »

Estrie et régions

Magog aura-t-elle sa deuxième glace ?

La Ville de Magog sera-t-elle en mesure de concrétiser son projet d’aréna à deux patinoires, à l’école secondaire de la Ruche, tel qu’espéré par de nombreux amateurs de hockey locaux ? Le projet continue d’exister, mais sa réalisation n’est pas assurée et la municipalité pourrait être forcée de revoir ses plans au cours des prochains mois.

Mairesse de Magog, Vicki-May Hamm avoue avoir traversé une période de découragement au cours des derniers mois. « J’ai commencé à être découragée il y a quelque temps. Je trouvais que ça devenait vraiment difficile dans ce dossier. J’ai par contre repris espoir, parce que de bonnes nouvelles nous arriveront peut-être à l’automne », a-t-elle expliqué.

Actualités

Le «rêve» de Vincent Vallières

Mercredi soir était l’occasion idéale pour les journalistes de se soutenir entre eux lors d’une soirée de solidarité à la presse régionale. C’est néanmoins plusieurs citoyens qui se sont présentés au Siboire Jacques-Cartier pour y témoigner l’importance d’un quotidien comme La Tribune.

Vincent Vallières, auteur-compositeur-interprète magogois, autrefois Sherbrookois, confie à La Tribune son histoire avec le média régional. 

« C’est important pour moi d’être solidaire avec les employés. Il y en a que je connais depuis 25 ans. Donc, d’une part, je tiens à être solidaire avec ces gens, mais d’autre part, il y a aussi le fait qu’un média régional met en lumière tout ce qui se passe chez nous. Tout ce qui est social, politique et culturel. Ce qui m’amène à dire que je lis La Tribune depuis que j’ai 12 ans », confie-t-il en se remémorant le temps où le journal était offert en grand format. 

« L’un de mes rêves, lorsque j’ai commencé à faire de la musique, était de paraître dans La Tribune, enchaîne-t-il. Pour moi, ce n’est pas les autres médias qui m’intéressaient. Lorsque j’ai gagné Cégep en spectacle, j’ai eu ma première entrevue d’envergure que j’ai mise dans mon curriculum vitae. Ça nous a permis, à mon groupe et à moi, de faire un pas en avant. Lorsque je dis que j’en rêvais, je suis sérieux, j’en rêvais réellement. »

« Une grande ouverture »

Ex-président de la Fédération des communautés culturelles, Edwin Moreno a lui aussi témoigné son soutien aux différents acteurs de l’univers médiatique. Ancien journaliste en Colombie, il retrace son parcours journalistique en entrevue avec La Tribune. 

« J’ai dénoncé la corruption et défendu la liberté d’expression. J’ai dû quitter le pays pour cette raison. C’est pour cela que je me sens très interpellé par ce qui est en train de se produire avec La Tribune. C’est notre seul quotidien à Sherbrooke. Il faut continuer à travailler fort pour que l’on continue à être informé par ce média », souligne celui qui a annoncé sa candidature indépendante dans la circonscription de Sherbrooke aux prochaines élections fédérales. 

Marie-Dominique Billequey, enseignante à l’école secondaire Mitchell-Montcalm, évoque l’appui que lui a apporté La Tribune lorsqu’elle avait une cause à revendiquer. « Rapidement, les gens de La Tribune étaient là pour m’aider à faire rayonner quelque chose qui était un peu plus dans l’ombre. Il y avait une grande ouverture. De mon côté, je saisis ce que c’est de se battre comme ces artisans de l’information le font. »

Par ailleurs, elle ajoute qu’il est essentiel à une société d’avoir une pluralité et une diversité de l’information. 

« Il y a un travail qui est fait pour se distinguer de la centralité. On va finir par tous entendre les mêmes choses. Il est essentiel d’avoir une grande oreille bien ouverte à ce qui se passe en région et ailleurs que dans la métropole. » 

Actualités

Vague de solidarité pour les médias régionaux [VIDÉO]

« Que pouvons-nous faire ? » Depuis une semaine, la question est sur les lèvres des Estriens inquiets de l’avenir de La Tribune et de l’information régionale au Québec. Journalistes, médias, gens d’affaires, élus et citoyens ont créé une vague de soutien moral aux journaux régionaux mercredi soir au Siboire du boulevard Jacques-Cartier.

« Si tu es un gouvernement, tu peux taxer les entreprises étrangères et pénaliser celles et ceux qui profitent de l’information produite par les autres. Si tu es une personnalité politique, tu peux influencer, mobiliser, investir et prioriser. Si tu es un homme ou une femme d’affaires, un organisme communautaire, tu peux acheter ta publicité dans ton journal. Et si comme moi tu es un citoyen, tu peux payer ton information, renouveler ton abonnement, te mobiliser et faire front commun pour ta démocratie et ton identité », a déclaré dans un discours engagé la citoyenne Sondès Allal. 

Bondé de gens solidaires, le deuxième étage de la microbrasserie était animé par les différents discours, mais surtout par les échanges de soutien. 

Politique

Une lutte à quatre s’annonce pour le Bloc dans Sherbrooke

Une lutte à quatre s’annonce pour défendre les couleurs du Bloc québécois dans la circonscription de Sherbrooke, avec notamment deux anciens députés de la formation indépendantiste.

La Tribune a appris que Serge Cardin et France Bonsant, qui ont siégé sur le même caucus du Bloc québécois entre 2004 à 2011 à Ottawa, croiseront le fer pour représenter le parti aux prochaines élections fédérales.

Claude Forgues, qui a déjà représenté le Parti québécois dans la circonscription de Sherbrooke sur la scène provinciale, a été le premier à manifester son intention de se présenter candidat pour le Bloc québécois.

« Nous avons la confirmation de ces trois candidatures. Il y a une quatrième personne qui a aussi manifesté son intention de se présenter, mais qui est toujours en réflexion », explique le président de l’exécutif du Bloc québécois dans Sherbrooke, Marc Bouliane.

C’est Noémie Rouillard, originaire de Sherbrooke, qui serait l’autre candidate à soumettre sa candidature pour le Bloc québécois.

Lundi, Ensaf Haidar, l’épouse du blogueur Raif Badawi qui est emprisonné en Arabie saoudite, a annoncé qu’elle ne sera pas candidate du Bloc québécois aux prochaines élections fédérales.

Dans un message publié sur Facebook, Mme Haidar reconnaît qu’un jour, elle pourrait songer à se lancer en politique dans le parti de son choix, mais ajoute qu’une telle décision est prématurée en ce moment.

Actualités

Valoris : Beaudin attend des réponses de Lussier

Valoris continue de soulever des questions et des commentaires au conseil municipal, si bien que la conseillère Évelyne Beaudin se promet d’être présente au conseil d’administration de l’organisation, jeudi à 14 h 30. Son collègue Pierre Tremblay veut pour sa part une résolution d’appui à la mairesse de Cookshire-Eaton dans ses démarches pour obtenir elle aussi des réponses du centre de valorisation des matières résiduelles.

« Valoris a fait beaucoup la manchette récemment. Je suis entrée en contact avec les collègues des autres municipalités parce que j’appuie leur demande d’avoir plus d’information par rapport à Valoris. Et d’ailleurs, je viendrai au C.A. jeudi. Je me déplacerai. Peut-être que des élus d’autres villes se déplaceront. L’objectif sera d’avoir l’information en temps réel, en même temps que les membres du conseil d’administration. Les municipalités membres et leurs élus sont en droit de demander de l’information, car nombre d’entre elles devront hausser les taxes pour arriver à financer les déficits et les dettes de Valoris », dit Mme Beaudin.

Actualités

Aide aux enfants en difficultés à la CSS : le syndicat espérait davantage

L’argent supplémentaire annoncé par Québec ne permet pas de répondre adéquatement aux besoins des élèves en difficulté, estime le Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire des Sommets (CSS), qui se montre déçu du nombre d’heures additionnelles accordées aux techniciens en éducation spécialisée (TES).

Un communiqué du syndicat faisait d’abord état d’un « maigre ajout de 35 heures » pour les TES. La CSS, pour sa part, parle plutôt d’un ajout de 70 heures, qui inclut cependant les préposés aux élèves handicapés (PEH).

Actualités

Élisabeth Brière confiante

Élisabeth Brière est officiellement la candidate libérale dans Sherbrooke. La notaire semblait sur un nuage après que le premier ministre Justin Trudeau l’ait présentée aux partisans présents au Grand Hôtel Times. « C’est extraordinaire de sentir l’énergie qui avait ici dans la salle; ça transporte », a-t-elle témoigné à La Tribune après la soirée d’investiture.

La présidente de la Maison Aube-Lumière se penchera notamment sur l’environnement au cours de sa campagne. « Il y aura aussi l’immigration, nous savons que nous sommes en pénurie de main-d’œuvre, ça peut certainement être une solution. Je vais parler de logement social, de la condition des femmes, il y a plein de dossiers sur lesquels on peut travailler ! »

Actualités

La Chambre de commerce serre les rangs pour La Tribune

La Chambre de commerce de Sherbrooke ne veut visiblement pas perdre La Tribune. Une rencontre entre l’organisation et ses anciens présidents sera bientôt à l’horaire pour discuter de l’avenir du journal régional.

« On veut faire une analyse situationnelle du cas de La Tribune pour qu’on puisse regarder quel élément on peut apporter pour aider », explique le président de la CDC de Sherbrooke, Réjean Caouette, ne sachant pas exactement quand cette rencontre se tiendra.

Actualités

GCM: «Impensable» que ces journaux disparaissent, estime Bonnardel

Le gouvernement du Québec entend tout faire pour faciliter la pérennisation des journaux du Groupe Capitales Médias au-delà du 31 décembre. En entrevue avec La Tribune, le ministre responsable de l’Estrie et député de Granby, François Bonnardel, martèle qu’il est « impensable » que ces six journaux disparaissent et tend la main à d’éventuels investisseurs.

« Là je parle de ma région avec La Tribune et La Voix de l’Est [de Granby], mais c’est vrai pour tous les quotidiens de nos différentes capitales du Québec. Un journal, c’est plus qu’un pôle d’information. La Tribune, c’est un journal immensément important pour Sherbrooke. Perdre son quotidien, c’est perdre un peu l’âme d’une région alors on va tout faire pour soutenir La Tribune, trouver des investisseurs et trouver la façon dont on va pérenniser nos journaux et pas juste pour un an, mais à long terme. »

Estrie et régions

Près d’un million octroyé à Verbom

Le député de Shefford, Pierre Breton, était de passage mardi matin dans la MRC du Val-Saint-François pour annoncer que le gouvernement fédéral accorde à Verbom, l’entreprise de Valcourt spécialisée en transformation de métal en feuille, une contribution non remboursable de 964 275 dollars. Celle-ci permettra notamment la création de 13 emplois.

« C’est une très belle annonce qui va nous permettre de soutenir notre croissance chez Verbom! », se réjouit Éric Chênevert, directeur général de l’entreprise.

Celui-ci compte utiliser ce soutien financier d’une part pour consolider 19 emplois cette année, en plus d’en créer 13 nouveaux l’année prochaine afin d’appuyer la production.

D’autre part, cette somme servira à développer leur technologie de formage à chaud et d’élaborer de nouveaux alliages d’aluminium, en plus de concevoir de nouveaux outils plus performants. L’entreprise sera alors en mesure d’augmenter sa production de pièces métalliques qui sont utilisées dans la fabrication de véhicules en tous genres, allant du récréatif au transport en commun, incluant l’autobus et le train.

L’usine de Valcourt se concentrera sur le développement et la fabrication des outils, alors que l’usine de Sherbrooke s’occupera de la production de pièces dès 2020.

« Verbom a des administrateurs extrêmement dynamiques qui ont une vision de l’avenir de leur entreprise, qui veulent exporter et qui ont beaucoup de projets... On parle d’innovations, de nouvelles technologies et de nouvelle machinerie — c’est une excellente nouvelle et ça a un impact très positif pour la belle région de Valcourt! » lance avec enthousiasme M. Breton.

Selon lui, c’est ce qui leur a valu cet appui, qui s’inscrit dans l’Initiative pour l’acier et l’aluminium du programme Croissance économique régionale par l’innovation (CERI) annoncée en mars 2019 par le gouvernement du Canada et ayant pour but de soutenir les petites et moyennes entreprises canadiennes de ces secteurs.

Emplois spécialisés

Le député de Shefford s’est également dit très heureux que les postes consolidés dans la région soient des emplois hautement spécialisés. M. Chênevert précise qu’il s’agit notamment des métiers d’outilleurs, de concepteurs électromécaniciens ainsi que d’opérateurs-programmeurs CNC (pour Computer Numerical Control, ou commande numérique par ordinateur).

Verbom a même formé 35 de ses employés en programmation afin qu’ils soient en mesure d’eux-mêmes programmer la machinerie qu’ils utilisent. « On est une des seules compagnies qui le font. La plupart du temps, les compagnies engagent des programmeurs et des opérateurs, mais dans ce cas-là, les opérateurs sont moins impliqués et ont moins le sentiment [de contribuer] », avance M. Chênevert.

Le directeur général note au passage que pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre, Verbom emploie plusieurs travailleurs étrangers —Des Philippines et du Mexique, mais aussi de la France. « Les Français, lorsqu’on les choisit après les entrevues, ils sont ici en quatre semaines; les Philippins, c’est 10 à 12 mois! », explique-t-il, en précisant toutefois que les contrats avec les travailleurs des Philippines durent trois ans alors que ceux avec les Français sont moins fermes et ont une durée moins prévisible.

Sherbrooke

La Ville annule la vente du parc Willie-Bourassa-Auger

Le couple qui proposait d’acheter le parc Willie-Bourassa-Auger, sur la rue du Perche dans le district de Brompton, a retiré son offre. La vocation de parc sera donc maintenue.

Au conseil municipal lundi, il a été confirmé que la Ville de Sherbrooke avait reçu une demande valide pour la tenue d’un registre dans ce dossier. Rappelons que ce sont 195 signataires habitant dans la zone où se trouve le parc qui avaient demandé à la Ville de revoir sa décision de vendre le terrain. Les citoyens attendaient qu’une date soit fixée pour la tenue officielle d’un registre, qui aurait pu mener à un référendum.

Toutefois, les acheteurs potentiels ont demandé à la Ville, le 3 juillet dernier, de consentir à la résiliation de l’offre d’achat pour ce terrain. Les acheteurs, Julie Olivier-Demers et Rémi Bisaillon, demandent en retour le remboursement de leur dépôt de 9140 $ par la Ville.

Les élus ont donc consenti à retirer le second projet de règlement qui aurait fixé la date d’un registre et à rembourser les acheteurs potentiels. Ils annulent du même coup la vente du terrain et lui rendent sa vocation de parc.

La conseillère Évelyne Beaudin, qui avait mené le combat pour la sauvegarde du parc, a remercié les citoyens qui sont montés au front. Elle a aussi remercié le couple qui s’est désisté. « Grâce à vous, les élus n’auront pas à se défendre d’avoir voulu vendre un parc. C’était la bonne chose à faire : revenir sur une décision qui n’était pas la bonne. »

Pas de leçon

Elle a aussi cherché à savoir si un arrondissement pouvait décider de vendre un parc sans en aviser le reste du conseil. La greffière Line Chabot a répondu que c’est le conseil qui doit décider de vendre un terrain de propriété municipale.

Le maire Steve Lussier dit que les élus ont suivi le processus décisionnel. « Je ne verrais pas pourquoi on en tirerait des leçons. On a pris une décision ensemble et nous avons suivi les étapes. Maintenant, il reste à voir ce que nous ferons dans le futur avec cette parcelle de terrain. Pour l’instant, je ne ferme la porte à rien. »

M. Lussier précise que le terrain ne sera probablement pas vendu. « Oui il y aura des investissements à mettre. Nous ne referons probablement pas les escaliers, mais il restera à voir ce que nous ferons comme aménagements. »

Pierre Avard y voit quant à lui un signe que le processus démocratique fonctionne.

En début de soirée, le citoyen François Villeneuve a remercié les conseillers qui s’étaient impliqués dans le dossier et « qui ont une vision de Sherbrooke étendue ». « Être conseiller, ce n’est pas seulement de s’occuper de son district, mais d’avoir une vision pour la ville. »

Le conseil avait initialement approuvé la vente du parc Willie-Bourassa-Auger pour un montant de 91 400 $. La vente était conditionnelle à un changement de zonage qui aurait permis la construction d’une résidence unifamiliale. Cette décision avait créé une commotion après son annonce en mai. 

En juin, Julie Olivier-Demers et Rémi Bisaillon s’étaient dits dépassés par l’ampleur de la saga. Ils craignaient alors la perte de leur dépôt dans l’éventualité où ils retireraient leur offre d’achat. 

Il n’a pas été possible de parler au couple concerné lundi. Le maire Steve Lussier a mentionné que la raison de son désistement resterait confidentielle.