Des groupes réclament un moratoire sur l’application des lois sur la prostitution

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Des groupes réclament un moratoire sur l’application des lois sur la prostitution

OTTAWA — Le groupe Amnesty International Canada se joint à un certain nombre de défenseurs des droits des travailleuses du sexe pour réclamer au ministre fédéral de la Justice David Lametti un moratoire sur la législation sur la prostitution.

Selon eux, les lois actuelles créent un préjudice injustifié et contribuent aux violations des droits de la personne pendant la pandémie de COVID-19.

«Nous devons nous assurer que les lois existantes ne sont pas appliquées, affirme Jackie Hansen, chargée de campagne pour les droits des femmes à Amnesty International Canada. Le gouvernement les place dans une position où elles ne peuvent gagner leur vie tout en continuant de criminaliser leurs activités. Il faut que cela cesse».

Ces groupes soutiennent que cette décriminalisation contribuerait à alléger le fardeau des travailleuses du sexe en supprimant la surveillance policière dont elles font l’objet.

«Parce que le travail du sexe n’est pas reconnu comme un travail, les normes et protocoles de travail en vigueur dans les autres secteurs ne le sont pas pour le commerce du sexe», soutient Jenn Clamen, coordinatrice nationale de l’Alliance canadienne pour la réforme du droit du travail du sexe.

Les entreprises employant des professionnelles du sexe œuvrent souvent dans l’ombre, de sorte qu’à leur réouverture, ces femmes n’ont aucun moyen pour formaliser ou coordonner des protocoles de sécurité. Elles n’ont pas non plus nécessairement accès aux équipements de protection individuelle, ajoute Mme Clamen.

Ces groupes dénoncent aussi la criminalisation des travailleuses du sexe qui les a empêchées de bénéficier de l’aide d’urgence, malgré la disparition de leurs revenus du jour au lendemain à cause de la pandémie.

Il existe des dispositions dans les lois canadiennes sur la prostitution qui immunisent les travailleurs contre les poursuites, mais pas contre les arrestations, ce qui a amené de nombreuses travailleuses de ce secteur à préférer

de ne pas déclarer leurs revenus ou de demeurer sans papiers.

Elles n’ont pas les documents nécessaires pour prouver l’admissibilité à la Prestation canadienne d’urgence (PCU), un programme mis en place par le gouvernement fédéral.

«La criminalisation est un obstacle direct à l’accès à la PCU. Elle est un obstacle direct pour les travailleuses du sexe qui ont accès à d’autres soutiens médicaux et sociaux dans la collectivité», dit Jelena Vermilion, directrice générale du Sex Workers’ Action Program (SWAP), à Hamilton.

Jelena Vermilion dit que des organisations comme la sienne ont collecté des fonds grâce à des campagnes de financement pour fournir une aide à celles qui sont en difficulté. Mais malgré le succès relatif de certaines de ces initiatives locales, cette aide n’a pu offrir que des cartes-cadeaux de 50 $ ou 100 $ et des transferts en espèces aux travailleuses.

«Cela ne paie pas de loyer à la fin de la journée, constate Jelena Vermilion. Beaucoup d’entre nous ne survivent pas. Cela pousse vraiment des gens qui n’ont pas la possibilité d’accéder à la PCU dans le dénuement, dans une pauvreté encore plus profonde. Cela va entraîner la ruine de personnes qui étaient déjà en marge, qui survivent à peine.»

Le gouvernement fédéral a investi des millions de dollars dans l’aide aux refuges et aux centres pour les victimes de violence sexuelle. Il a notamment réservé 350 millions $ pour améliorer la capacité des organismes communautaires d’aider les Canadiens vulnérables pendant la crise de la COVID-19.

Mme Claren juge que ces fonds, bien que nécessaires, ne fournissent pas l’aide dont les professionnelles du sexe ont besoin.

Les Canadiens de la classe moyenne qui ont perdu leur emploi ont accès au soutien financier, mais les travailleuses du sexe ne reçoivent que l’aide de certains organismes de bienfaisance qui distribuent des cartes-cadeaux, mentionne-t-elle.

«La carte d’épicerie de 100 $ qui dicte où les professionnelles du sexe ou les personnes sans revenu doivent faire leurs courses est un geste extrêmement paternaliste envers les personnes qui ont réellement besoin d’un soutien financier. L’argent doit être donné aux gens.»

L’arrêt de l’application des lois qui criminalisent la vie des travailleuses du sexe leur serait d’un grand secours, selon Amnesty International Canada, l’Alliance canadienne pour la réforme de la loi sur le travail du sexe et d’autres défenseurs des droits.

«On parle des droits de la personne des travailleuses du sexe. Lorsqu’on ne fait qu’aggraver la marginalisation et les inégalités, c’est quelque chose que nous refusons, dit Mme Hansen. Au cours d’une pandémie, on ne doit pas adopter des mesures qui marginalisent des groupes de manière disproportionnée parce que le gouvernement a du mal à comprendre comment gérer ce problème.»

Le cabinet du ministre Lametti dit être «conscient des préoccupations spécifiques» mises en évidence par les professionnelles du sexe et les défenseurs des droits de la personne. Il n’a toutefois formulé aucun commentaire sur la pertinence d’un moratoire.

«Nous continuons de dialoguer avec les individus et les groupes touchés par le C-36», ajoute-t-on en faisant référence à la loi fédérale sur la prostitution adoptée sous le gouvernement conservateur de l’ancien premier ministre Stephen Harper.

Cette loi est prête pour son examen quinquennal obligatoire cette année, qui, selon le cabinet de M. Lametti, fournira «un forum approprié aux parlementaires pour examiner toute la gamme des conséquences que cette loi a eues depuis son entrée en vigueur».

Montessori prépare une rentrée sous les arbres

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Montessori prépare une rentrée sous les arbres

Depuis la rentrée 2019, la classe de Jonathan Baillargeon de l’école primaire Montessori passe deux demi-journées par semaine à l’extérieur. L’enseignant, ancien guide de plein air, adapte les apprentissages en fonction de la nature. Dès la fin août, deux classes additionnelles profiteront aussi de ce type d’enseignement qui s’installe lentement mais sûrement partout au Québec.

L’enseignant a suivi une formation à l’Île-du-Prince-Édouard pour parfaire ses connaissances. Il devait réaliser un stage, qu’il a effectué auprès de ses élèves. « C’est un projet que j’avais en tête depuis plusieurs années », souligne l’enseignant de deuxième et troisième années.

« Jonathan avait un très grand intérêt pour l’école en forêt. À la fin de l’année dernière, il nous avait demandé si c’était possible d’implanter le projet-pilote avec sa classe. On était très enthousiastes. Ça fait partie des valeurs de l’école d’être ancré avec l’environnement et la nature. Pendant toute l’année scolaire jusqu’à la COVID-19, il a fait la classe extérieure deux après-midis par semaine. À ce moment-là, on n’avait pas d’abri construit. Pendant les jours de pluie, il organisait son site avec des bâches. C’était vraiment chouette », souligne Sylvie des Rosiers, directrice de l’école primaire Montessori de Magog. L’emplacement de l’établissement privé permet d’avoir deux sites, un pour la période estivale, l’autre pour l’hiver. Une campagne de sociofinancement a été lancée dans la communauté afin de construire trois abris.

Dès la rentrée, trois classes (maternelle-première, deuxième — troisième, de même que troisième-quatrième) bénéficieront de ce type d’enseignement. « Il y a deux enseignants qui ont dit qu’ils voulaient mettre ça en pratique avec le soutien de Jonathan. Ça va contaminer les enseignants au fur et à mesure que ça va s’instaurer. »

« La nature, c’est très mathématique »

Plusieurs matières se prêtent à l’enseignement dans un cadre naturel. 

« La nature, c’est très mathématique. Les distances, les volumes… » énumère Mme des Rosiers. C’est sans compter le programme d’univers social, où l’on aborde les questions d’espaces et de territoires, tout comme les sciences naturelles. 

« J’essaie le plus possible d’aller chercher les différentes matières. J’essaie de consolider des acquis ou d’initier certaines compétences », note M. Baillargeon. 

Un des défis a été de trouver l’équilibre entre l’enseignement et l’envie, pour les enfants, d’avoir du temps libre. « L’an passé, ça a été le défi, de trouver cet équilibre », commente-t-il. 

Parce que les enfants ont beau avoir envie de jouer dehors, l’enseignant, lui, doit tout de même atteindre les objectifs du programme de formation de l’école québécoise. Pendant l’année scolaire 2020, l’enseignant passera une journée complète à l’extérieur avec ses élèves. Un des abris sera aménagé pour l’hiver.

Jonathan Baillargeon observe plusieurs retombées positives du projet-pilote. « Le premier aspect, c’est au niveau de la cohésion des groupes. Il y a certaines relations entre jeunes qui apparaissaient en forêt et qui n’apparaissaient pas en classe. » Et puis, il y a aussi des avantages auprès d’élèves anxieux ou qui « ont la bougeotte ». Certains se montrent plus concentrés sur les tâches à accomplir. Il souligne ne pas avoir rencontré de difficulté même avec les enfants qui ont des conditions particulières.

L’école accueillera environ 160 élèves à la fin août, de la maternelle à la sixième année. 

Accès au mont Orford: trois citoyennes intentent une poursuite

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Accès au mont Orford: trois citoyennes intentent une poursuite

Le projet de tarification pour les marcheurs du Mont-Orford prend une tournure juridique avec le dépôt d’une poursuite civile en Cour supérieure de la part de trois citoyennes de la région.

Le projet de tarification pour les marcheurs du Mont-Orford prend une tournure juridique avec le dépôt d’une poursuite civile en Cour supérieure de la part de trois citoyennes de la région.

Marie-Claire Grégoire, de Magog, ainsi que Joane Roy et Francine Grondin, de Sherbrooke, poursuivent le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, Pierre Dufour, la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), ainsi que la Corporation Ski & Golf Mont-Orford, gestionnaire du centre de ski et du terrain de golf.

Les trois femmes se décrivent comme des adeptes de la marche en milieu naturel. En tant que membres de la SÉPAQ, elles estiment que leurs droits d’accès au parc national du Mont-Orford seront brimés par l’instauration d’une tarification, comme le prévoit la Corporation.  Cette tarification représente, selon elles, « une privatisation déguisée » du parc du Mont-Orford, alors qu’il s’agit d’un bien public « qui appartient à tous les citoyens ».

Elles déplorent notamment que les droits d’accès qu’elles ont payés en se procurant leur carte de la SÉPAQ ne soient pas reconnus.

« C’est vraiment enrageant d’avoir encore à se battre pour pouvoir bénéficier de l’un des rares espaces accessibles, dont le statut de parc national aurait dû suffire, à lui seul, à éviter que les gestionnaires en limitent l’accès », a déclaré Francine Grondin durant un point de presse, tenu à Orford vendredi.

Les trois citoyennes étaient accompagnées de Me Michel Bélanger, spécialiste du droit en environnement. Me Bélanger a été un membre actif dans le mouvement de contestation qui a fait reculer le gouvernement Charest dans le dossier de la privatisation du parc, il y a une dizaine d’années.

La poursuite, confiée à Me Sébastien Poirier, demande au tribunal d’ordonner à la Corporation de permettre aux détenteurs de cartes de la SÉPAQ d’avoir accès au parc du Mont-Orford sans aucuns frais, y compris celui de se stationner. Elle demande également qu’elle cesse de publier sur son site internet et sur les pancartes du centre de ski, qu’elle ait le pouvoir de limiter l’accès aux détenteurs d’une carte de la SÉPAQ.

Elle demande enfin au ministre Dufour et à la SÉPAQ de « cesser de tolérer que la Corporation interdise l’accès ou impose une double tarification sur les terrains situés à l’intérieur des limites du parc ».

Invité à réagir, le président de la Corporation et maire de Sainte-Catherine-de-Hatley, Jacques Demers, a nié le fait que l’organisme veuille imposer une double tarification « Nous l’avons dit publiquement et nous avons même publié une lettre ouverte dans les journaux : ce n’est pas dans notre intention de faire payer les détenteurs de la carte de la SÉPAQ »

Pour ce qui est des pouvoirs de la Corporation, autres que ceux touchant le golf et le ski, M. Demers soutient que la Corporation s’est assurée d’obtenir au préalable l’autorisation du Ministère ainsi que de la SÉPAQ. 

Prévu pour entrer en vigueur à compter du 20 juin, le projet de tarification pour les marcheurs du Mont-Orford a été repoussé au 20 juillet. Un comité de travail sur le financement du Mont-Orford a été créé afin de trouver des solutions et des alternatives au financement des opérations liées à la montagne.

Le Québec redescend sous la barre des 100 nouveaux cas

COVID-19

Le Québec redescend sous la barre des 100 nouveaux cas

Le Québec est redescendu sous la barre des 100 nouveaux cas de COVID-19.

Selon les données publiées dimanche par le ministère de la Santé, 79 nouveaux cas ont été recensés dans les 24 dernières heures. Le Québec compte 55 863 cas depuis le début de la pandémie.

Les autorités ont signalé huit autres décès, dont sept survenus avant le 27 juin. Cela porte le bilan à 5574 depuis le début de la crise.

Le nombre des hospitalisations a continué de glisser, passant de 375 à 371 au cours des 24 dernières heures. Un patient de moins se trouve aux soins intensifs, pour un total de 26.

Les plus récentes données témoignent de 89 nouveaux cas, ce qui gonfle le nombre total de personnes infectées à 55 682.

Moins de 8000 tests ont été effectués le 3 juillet.

La Montérégie semble être la région la plus affectée par les nouveaux cas. On y dénombre 7908 cas, une hausse de 55 par rapport à la veille. Dix-huit cas se sont ajoutés sur l’île de Montréal, pour un total de 27 417. Il y avait 5833 cas dans la région de Laval, une augmentation de sept.

On compte aussi 2048 cas en Mauricie-Centre-du-Québec, 1859 dans la Capitale-Nationale, 968 en Estrie, 598 en Outaouais, 330 au Saguenay-Lac-St-Jean et 190 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Appel public

Par ailleurs, la Direction de la santé publique de la Montérégie a lancé un appel à la population, demandant aux gens ayant fréquenté le Mile Public House du quartier Dix30 à Brossard le soir du 30 juin, de passer un test de dépistage.

Dans un bref communiqué transmis dimanche, la santé publique indique que plusieurs personnes présentes à l’intérieur et sur la terrasse de cet établissement de 20h à 3h ont reçu un diagnostic de COVID-19.

Pour obtenir un rendez-vous pour un test, on peut composer le 1-877-644-4545 ou le 450 644-4545.

Nombre de cas au Canada

Jusqu’à maintenant, on a recensé 105 534 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8674 Canadiens.

Selon l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, les laboratoires canadiens ont analysé les tests de dépistage de la COVID-19 de plus de 2,9 millions de personnes. Au cours de la dernière semaine, en moyenne 39 000 personnes ont passé un test de dépistage chaque jour, dont un peu plus de 1 % ont reçu un résultat positif.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux:

  • 55 863 cas au Québec, dont 5574 décès
  • 35 794 cas en Ontario, dont 2689 décès
  • 8259 cas en Alberta, dont 155 décès
  • 2947 cas en Colombie-Britannique, dont 177 décès
  • 1064 cas en Nouvelle-Écosse, dont 63 décès
  • 796 cas en Saskatchewan, dont 14 décès
  • 325 cas au Manitoba, dont sept décès
  • 261 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès
  • 165 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès
  • 30 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, dont 27 guéris
  • 11 cas au Yukon, tous guéris
  • cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris
  • un cas probable au Nunavut

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Générateurs de succès

MÉRITE ESTRIEN

Générateurs de succès

Depuis leur rencontre chez les Draveurs de Trois-Rivières en 1991 et leur saison mémorable à Sherbrooke avec les Faucons en 1992-1993, Stéphane Julien et Jocelyn Thibault en ont fait du chemin. Après avoir gardé contact durant tout ce temps, les deux forment encore la paire aujourd’hui. Réunis en 2012 lors du retour du junior majeur, les deux amis de longue date ont mené le Phœnix cette année vers une saison remplie de succès.

La route empruntée par le Phœnix depuis sa naissance était par moment sinueuse. Face à tous ces obstacles, le Phœnix a trébuché à quelques occasions, mais a su bien se relever pour finalement atteindre le sommet cette année, sans toutefois avoir la chance de toucher l’apogée en raison de la pandémie.

« Seulement huit défaites en temps régulier, ce n’est pas arrivé souvent dans l’histoire de la LHJMQ, rappelle l’entraîneur-chef et nouveau directeur général du Phœnix, Stéphane Julien. Les gens trouvent ça impressionnant, moi je trouve ça incroyable. On a établi beaucoup de records collectifs et personnels. Il n’y avait aucun doute que le Phœnix allait terminer au premier rang. Il ne restait que cinq matchs à cette saison de 68 parties. Ce n’est pas comme si l’arrêt des activités était survenu au mois de janvier. »

Premier au classement de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, premier du Top 10 de la Ligue canadienne de hockey, tous les regards étaient tournés sur le Phœnix de Sherbrooke à l’aube des séries éliminatoires. Et ce, même si le noyau était formé principalement de joueur de 18 ans.

« Pour ce qui est de la saison, on est rassasiés, assure Stéphane Julien, qui a connu une longue carrière d’hockeyeur en Europe avant de s’impliquer avec le Phœnix. On connaît tout l’effort qui a été déployé et on sait que l’honneur de l’équipe championne de la saison nous revient. Mais pour ce qui est des séries, il y a encore aujourd’hui une frustration chez nos joueurs, qui étaient en mission dès le premier jour. On est déçus de la fin abrupte. On voulait prendre part aux séries et gagner la coupe! Mais on ne saura jamais ce qui aurait pu arriver. »

Le Phœnix n’a réussi que deux fois à passer la première ronde en huit ans. La situation allait changer cette année, sans aucun doute.

« On n’a jamais paniqué quand ça allait mal dans le passé et on n’a jamais été trop excités par ce qui nous arrivait cette année », indique Jocelyn Thibault, qui a cédé cet été ses fonctions de directeur général à son ancien capitaine chez les Faucons, Stéphane Julien.

C’est par ailleurs loin d’être terminé pour le Phœnix de Sherbrooke, qui s’attend à une autre saison durant laquelle les victoires seront bien plus nombreuses que les défaites.

« Je ne vois pas pourquoi notre équipe ne pourrait pas connaître une fois de plus une saison gagnante, soutient Stéphane Julien. On possède un excellent gardien et de très bons vétérans. Peut-être qu’elle ne sera pas aussi exceptionnelle que la dernière, parce que ce genre de saison ne survient pas souvent, mais on a de bonnes chances. »

« La sélection de Samuel Poulin il y a trois ans est devenue un élément déclencheur, croit Jocelyn Thibault. Il est devenu notre pierre d’assise. »

Un concept d’équipe bien implanté

Arrivé à la barre de la formation en 2015 après avoir gravité autour de l’équipe d’entraîneurs lors des premières saisons, Stéphane Julien estime que l’histoire du Phœnix se divise en deux temps.

« Jocelyn et moi, on a commencé le deuxième cycle du Phœnix en ayant comme objectif de mener l’équipe vers un championnat une fois le club arrivé à terme. Lors des premières années, le Phœnix ne partait de rien. Il y a plusieurs facteurs qui mènent à la réussite d’un cycle, comme la qualité du repêchage. Les choses ont heureusement changé il y a trois ans. Il y a eu une étincelle. L’identité a changé à ce moment-là et l’équipe n’a jamais cessé de progresser. »Quand il repensera à la saison
2019-2020, sa dernière à titre de directeur général, Jocelyn Thibault se souviendra surtout du concept d’équipe.

« Je vais me rappeler du temps et des efforts que ça prend pour qu’une organisation devienne mature à tous les niveaux : côté administratif, scolaire ou sportif. On a atteint la maturité à tous les points de vue. »

Ancré dans la communauté

Le Phœnix n’a pas seulement connu du succès sur la patinoire. Il a également réussi à conquérir le cœur de toute une communauté.

« J’ai senti que la communauté s’appropriait son équipe depuis quelques années. On a gagné en notoriété », croit l’actionnaire Jocelyn Thibault, devenu cet été vice-président des opérations Hockey.

Si le Phœnix a besoin du soutien de la population, à l’inverse, le Phœnix offre une vitrine exceptionnelle à la ville de Sherbrooke selon le copropriétaire Jocelyn Thibault.

« Quand j’étais jeune, si j’allais au Canadien une fois par année, j’étais chanceux, mais j’allais voir les Voisins et le Titan de Laval chaque lundi soir. C’était eux, mes idoles. Je voulais faire ça moi aussi. Je crois également que le hockey junior devient un vecteur promotionnel important pour une région. Sans la présence d’un club de hockey junior, jamais Sherbrooke n’aurait obtenu une visibilité comme celle que le Phœnix a offerte cette année à la ville sur la scène provinciale et nationale. Jamais! » lance fièrement l’ancien gardien du Canadien de Montréal.

Repères

Stéphane Julien

  • Né le 7 avril 1974 à Saint-Tite
  • Marié à Isabelle Caron
  • Père d’Aurélie (21 ans) et Gabrielle (18 ans)
  • 14 saisons en Europe

Jocelyn Thibault

  • Né le 12 janvier 1975
  • Époux de Mélanie Trachy
  • Père de Noémie (21 ans), Zoé (18 ans) et Annabel (17 ans)
  • Repêché en 1re ronde par les Nordiques en 1993
  • 14 saisons dans la LNH
Les opérations policières sont passées en mode COVID-19

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Les opérations policières sont passées en mode COVID-19

Les habitudes de travail au Service de police de Sherbrooke ont changé de façon importante lors de la pandémie de la COVID-19.

« Lorsque nous sommes tombés en mesure d’urgence, nous n’avions aucune référence. Nous avons écrit le livre des actions à prendre. Nous avions développé quelques principes en 2009 avec la H1N1, mais nous sommes partis pratiquement de zéro. Nous avons été très proactifs », souligne le directeur du SPS, Danny McConnell.

Dès le 13 mars, le Service de police de Sherbrooke a établi un poste de commandement dans le quartier général de la rue Maurice-Houle.

Sur les écrans du centre opérationnel de mission, l’inspecteur à la surveillance du territoire Patrick Roy suivait en simultanée les informations télévisées sur la situation de la pandémie, la liste des appels entrants au SPS, les caméras de surveillance du territoire ainsi que l’écran de son propre ordinateur.

Derrière lui se trouvait un tableau avec les principales stratégies à déployer en ressources humaines, en ressources matérielles ainsi qu’en matière d’opération tout juste à côté des règles de prévention liées à la COVID-19 ainsi que ses symptômes.

« Nous avions trouvé une façon de bloquer la porte avec un petit bureau afin que les policiers puissent garder contact avec nous, mais à distance. J’ai passé beaucoup d’heures ici au cours des dernières semaines », témoigne Patrick Roy.

Dans un coin du local, un plan avec tous les accès routiers de Sherbrooke était affiché au cas où la situation nécessite la fermeture de la ville.

« Nous n’avons jamais eu besoin de nous rendre à cette étape. Nous avons été assez agressifs dans les mesures préventives mises en place et la population a bien respecté les consignes afin d’éviter la propagation », indique l’inspecteur Patrick Roy.

Le SPS a déployé ses interventions en deux volets soit les mesures à prendre pour la protection de la population et celles pour protéger l’organisation.

Lors de cet état d’urgence qui a été levé le 20 juin dernier, l’état-major disposait alors du pouvoir d’imposer des quarts de travail de 12 heures pour limiter les chevauchements et de refuser des congés

Les méthodes de travail ont été modifiées sur le plan opérationnel.

La patrouille en solo a été l’une des premières mesures mises en place afin d’assurer la distanciation.

Les véhicules de patrouilles étaient désinfectés chaque jour.

Trente-sept policiers, soit environ six policiers par équipe, ont été dotés de masques à gaz de l’unité de contrôle de foule pour intervenir sur les cas de personnes infectées à la COVID-19. Le SPS est intervenu lors de 1184 appels liés au coronavirus, soit une dizaine par jour.

« Nous avons trouvé une solution au manque de masques N-95. Les masques P-100 filtrent les particules à 99,7 pour cent. Les policiers de l’escouade COVID portaient aussi un survêtement ainsi que des gants. Lorsque nous avions un soupçon qu’une personne était infectée lors d’une intervention, cette escouade était déployée», mentionne Patrick Roy.

Le SPS a aussi favorisé la prise de plaintes par téléphone et mis en place un site web pour les plaintes liées au coronavirus. Un total de 1190 rapports a été pris par téléphone.

La moitié de la division des enquêtes criminelles et le personnel-cadre sont passés en télétravail.

« Il y avait une alternance. Nous voulions limiter les contacts afin d’éviter la contamination », indique Danny McConnell.

Les policiers de la division de sécurité des milieux ont été réassignés aux appels des citoyens étant donné que les écoles étaient fermées et que les activités de prévention devenaient impossibles.

« Les gens ne voulaient pas nécessairement voir les policiers étant donné les craintes de contamination. Nous avons même développé une procédure lors d’infraction au code de la sécurité routière pour respecter les règles de distanciation lors des interceptions », mentionne l’inspecteur à la surveillance du territoire.

Sans être complètement épargné, le nombre de policiers infectés à la COVID-19 s’est limité à un seul cas sur les 14 personnes qui ont été testées.

« Dans notre plan de contingence, on s’attendait à 30 pour cent de contamination. Nous étions prêts, mais heureusement, nous n’avons pas eu besoin de nous y rendre », mentionne le directeur du SPS qui mentionne que certaines pratiques opérationnelles développées lors de la crise de la COVID-19 pourraient être conservées.

Si le SPS était submergé par les appels liés à la COVID-19 entraînant une hausse de 35 pour cent des cartes d’appels, les opérations de surveillance au Code de la sécurité routière, les accidents et même certains types de crimes ont chuté de façon importante.

Les accidents avec blessé ont baissé de 65 pour cent. Les vols à l’étalage et les introductions par effraction ont aussi diminué de 56 pour cent.

« Il y avait beaucoup moins de monde dans les rues et les gens restaient à la maison », indique le directeur du SPS.

Le SPS a noté une hausse de six pour cent des interventions pour les cas d’état mental perturbé.  Danny McConnell met cependant un bémol sur les diminutions des interventions de 15 pour cent en matière de violence conjugale et de 33 pour cent des agressions sexuelles.

« Nous aurons un portrait plus juste avec le déconfinement. Avec la fermeture des écoles notamment, certains crimes étaient peut-être moins dénoncés », indique Danny McConnell.

Le Village québécois d’antan ouvrira ses portes le 18 juillet

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Le Village québécois d’antan ouvrira ses portes le 18 juillet

Les dernières étapes du plan de déconfinement annoncé par le directeur national de la santé publique ont permis au Village québécois d’antan (VQA) de préparer sa réouverture. Celle-ci est prévue pour le 18 juillet sur « un fond de grippe espagnole ».

Malgré les nombreuses mesures sanitaires à respecter, le VQA s’engage à offrir une programmation divertissante et innovante du vendredi au dimanche. Cependant, le parc de jeux d’eau demeurera fermé, mentionne-t-on.

« La situation est plus que particulière, indique Guy Bellehumeur, directeur général. Notre ouverture tardive nous force à adapter notre offre. Ceci dit, nous avons revu nos coûts d’entrée à la baisse. Les visiteurs en ressortent donc gagnants! », soutient-il.

Afin de limiter toute manipulation, l’achat des billets estivaux se fera par le site web du VQA. Des modifications au parcours seront également apportées afin d’éviter les endroits qui ne permettraient pas aux visiteurs de respecter les deux mètres de distanciation recommandés.

« D’ailleurs, monsieur le curé traverse régulièrement le tunnel du temps afin de voir comment ça fonctionne de notre côté. Il a notamment rapporté certains équipements de protection pour les villageois qui côtoient les visiteurs », rassure M. Bellehumeur.

Rappelons que le 29 mai dernier, le Village historique de Val-Jalbert, situé dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, recevait la permission d’ouvrir ses portes dans la vague d’annonces qui concernaient les institutions muséales.

Dans l’incompréhension, le Village québécois d’antan, considéré pour sa part comme un parc thématique récréotouristique par le gouvernement, attendait impatiemment son tour.

Lac-Mégantic attend après la décision du ministère de l’Environnement

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Lac-Mégantic attend après la décision du ministère de l’Environnement

La décision du ministère de l’Environnement concernant la voie de contournement à Lac-Mégantic est attendue à la suite du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), mais tarde à venir.

La mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, espérait une décision avant les commémorations du septième anniversaire de la tragédie ferroviaire qui ont lieu ce weekend.

« La balle est dans le camp du ministère de l’Environnement qui doit rendre sa décision à la suite des audiences du BAPE. Il y a dans les recommandations des éléments qui doivent être appliqués pour atténuer les impacts chez certains citoyens, mais sinon il n’y a pas de raison pour que le ministère ne signe pas cette entente-là », mentionne Mme Morin, comme on peut lire dans un précédent article de La Tribune.

Actuellement, le ministère des Transports et le ministère de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques du Québec poursuivent les discussions avec Transports Canada en vue d'intégrer au projet les exigences environnementales requises.

Pour ce qui est des autres étapes, le gouvernement du Québec confirme que le projet de construction de la voie de contournement ferroviaire de Lac-Mégantic progresse de façon très satisfaisante, et que l'échéancier de réalisation, prévoyant le début des travaux en 2021, sera respecté.

La réalisation de ce projet d'une importance capitale pour les citoyens de Lac-Mégantic et de toute la région. 

« Tant qu’on n’aura pas la voie de contournement, il va rester des inquiétudes à Lac-Mégantic », a exprimé la mairesse.

Rappelons que le projet consiste à construire une nouvelle voie ferrée d’environ 12 kilomètres qui éviterait le centre-ville en le contournant par le nord-est. Elle passera par la ville de Lac-Mégantic et par les municipalités de Nantes et de Frontenac.

Le SPS prêt à affronter la deuxième vague

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Le SPS prêt à affronter la deuxième vague

Le Service de police de Sherbrooke est prêt à affronter la deuxième vague de la pandémie de la COVID-19 si elle déferle.

« C’est sur le bon bord, mais rien n’est fini. Il faut continuer à faire attention. Nous allons continuer à travailler avec la santé publique et tous les partenaires. Nous invitons la population à respecter les règles de distanciation », soutient le directeur du Service de police de Sherbrooke, Danny McConnell.

Dans une entrevue accordée à La Tribune, le directeur du SPS et l’inspecteur à la surveillance du territoire du SPS, Patrick Roy, ont dressé le bilan de cette période exceptionnelle du 12 mars au 20 juin où, pour la première fois de son histoire, le corps de police sherbrookois a décrété l’état d’urgence.

« La situation changeait de jour en jour et même d’heure en heure. Nous étions en contact constant avec tous les partenaires pour suivre le mot d’ordre : capacité d’adaptation », soulève l’inspecteur Patrick Roy.

Avec l’Estrie et Sherbrooke dans la mire de la contamination dès les premiers jours de la pandémie, le SPS a été mis sur le qui-vive.

Dans la nuit du 21 au 22 mars, huit résidents du Manoir Sherbrooke ont été transportés par ambulance au CHUS.

Le directeur de la santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier, a demandé au SPS de contribuer à l’application rigoureuse des mesures de précaution en commençant par le confinement des résidents dans leur appartement et l’interdiction de tout visiteur, et ce, en concordance avec la Loi sur la santé publique et l’état actuel d’urgence sanitaire décrété par le gouvernement du Québec.

L’Estrie est apparue au début de la pandémie comme un foyer d’éclosion important avant que la situation se stabilise et que la région reprenne un rang proportionnel à sa population.

« Nous n’avons jamais senti que l’on perdait le contrôle sur la situation. Nous sommes restés en contrôle grâce à une belle collaboration avec nos partenaires entre autres du milieu de la santé, de la Ville de Sherbrooke, tous nos policiers ainsi de l’Association des policiers et policières de Sherbrooke. Étant donné qu’on ne pouvait pas passer à côté de ce qui se passait comme service de police, on se disait que l’on devait passer au travers de la meilleure façon possible », assure Danny McConnell.

« Nous n’avons jamais senti de panique ou de désengagement de nos policiers », ajoute Patrick Roy.

Le directeur McConnell analyse que la crise sanitaire, devenue une crise économique, n’est jamais devenue une crise de sécurité publique.

« Il fallait être prêts à toutes éventualités parce que si le nombre de décès s’était accumulé, la situation aurait pu changer », signale Danny McConnell.

« Nous avons travaillé beaucoup sur le sentiment de sécurité. Les policiers étaient très visibles. Les policiers à vélos et à motos sont rapidement sortis sur le terrain. Ils faisaient beaucoup de prévention. La mauvaise température lors des congés comme Pâques ou la fête des Mères a aussi fait en sorte que les gens sont restés chez eux », indique Patrick Roy.

Lors de ces 117 jours d’état d’urgence, le SPS a reçu 5827 appels, soit une moyenne de 53 par jour, liés à la COVID-19.

« Certaines journées en avril et en mai au plus fort du confinement, nous pouvions recevoir de 300 à 400 appels par jour », précise Patrick Roy.

Entre le message gouvernemental et le décret permettant d’appliquer la loi sur la santé publique, les corps de police et les services juridiques ont dû en faire l’interprétation.

« Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les affaires juridiques. Le fait qu’un règlement municipal ait été adopté a facilité notre travail sur le terrain. Nous avons eu aussi plusieurs discussions avec les autres corps de police du Québec afin que les consignes soient appliquées avec une certaine uniformité partout sur le territoire », signale Danny McConnell.

Ce sont 380 constats d’infraction pour le non-respect des règles liées à la COVID-19 qui ont été émis par le SPS.

« Depuis le 8 juin, aucun constat n’a été remis. Le déconfinement est plus difficile à appliquer que le confinement. Le décret était en constante évolution. La gestion de l’information avec les nombreux partenaires externes était un défi important », indique l’inspecteur Roy.

« Nous voulions sensibiliser les gens avant de donner des constats d’infraction. Rappelons-nous que l’objectif derrière la loi sur la santé publique est d’éviter la contagion pour protéger la population. Nous avons appliqué beaucoup plus la prévention que la coercition », ajoute le directeur McConnell.

Tant le directeur du SPS que l’inspecteur à la surveillance du territoire estiment que Sherbrooke et l’Estrie se sortent très bien de cette première vague de la pandémie de la COVID-19.

« La direction de la santé publique a très bien géré la crise. Les intervenants ont tous répondu de belle façon à l’appel de partenariat », estime le directeur du SPS, Danny McConnell.

Découvre ton quartier : un projet participatif commun

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Découvre ton quartier : un projet participatif commun

Le nouveau projet participatif Découvre ton quartier est une manière de mettre un peu de couleur dans la vie de plusieurs Sherbrookois cet été.

Afin de dynamiser un peu la saison estivale en temps de pandémie, les comités citoyens du district du Carrefour lancent ce projet pour inciter les citoyens à parcourir les rues et les parcs de leur quartier. Pour plusieurs, la marche s’illustre déjà comme l’une des principales activités depuis le début de la COVID-19.

Avec le projet Découvre ton quartier, les citoyens sont invités à créer des stations citoyennes. En d’autres mots, des « points d’intérêt » sur un terrain résidentiel ou municipal.

Des pancartes colorées permettront d’identifier les stations citoyennes. De plus, elles seront répertoriées sur une carte virtuelle sur le site du projet participatif.

« Habituellement, la saison estivale est l’occasion de tenir des événements communautaires. Cette année, il fallait trouver une autre façon d’animer nos quartiers », souligne la citoyenne-membre du comité de coordination du projet, Liliane Carvalho.

La population est aussi invitée à contribuer à la création d’œuvres collectives situées dans les différents parcs du district du Carrefour.

Selon la résidente du secteur André-Viger Liliane Carvalho, les stations citoyennes n’ont pas nécessairement besoin d’être artistiques. D’ailleurs, elle affirme qu’avec ce projet participatif les possibilités sont infinies.

« Les gens sont très créatifs, c’est impressionnant », mentionne Liliane Carvalho à propos des projets soumis jusqu’à présent.

Certains citoyens ont proposé, entre autres, d’utiliser des plantes pour leur station, d’écrire de la poésie, d’installer un hôtel d’insectes et finalement de lancer un rallye d’énigmes ou un défi sportif.

Déménagement: un appel aux propriétaires d’immeubles locatifs

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Déménagement: un appel aux propriétaires d’immeubles locatifs

Seule une douzaine de ménages sur les vingt-sept hébergés par la Ville de Sherbrooke ont trouvé un nouveau logement. La Ville et ses partenaires lancent alors un appel aux propriétaires d’immeubles locatifs.

Avec l’aide de l’Association des locataires de Sherbrooke, la Ville de Sherbrooke épaule chaque année des gens privés de logement depuis le 1er juillet.

La plupart des personnes qui doivent être relocalisées cette année sont seules, et une vingtaine de logements est donc nécessaire.

La pandémie de la COVID-19 s’ajoute également parmi les difficultés que surmontent certaines personnes dans cette période.

C’est donc pour cette raison que la Ville de Sherbrooke invite les propriétaires d’immeubles locatifs à déclarer la disponibilité de leur logement, le plus rapidement possible, auprès de l’Association des locataires de Sherbrooke.

Un chauffard prend la 610 pour une piste de course

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Un chauffard prend la 610 pour une piste de course

La pente de l’autoroute 610 a servi de piste de course à un chauffard qui a été capté à 219 km/h mercredi soir à Sherbrooke.

Ce sont les policiers du poste autoroutier de la Sûreté du Québec qui ont capté l’individu de Stoke au volant de son véhicule sport. Il circulait en direction ouest lorsque les policiers ont procédé à son interception pour ce grand excès de vitesse où il dépassait de plus de deux fois la vitesse de 100 km/h permise sur l’autoroute.

Un constat d’infraction de 2059 $ a été remis au conducteur.

Vingt-quatre points d’inaptitude alors que le permis de conduire est limité à quinze ont été ajoutés au dossier de conduite du conducteur du véhicule fautif.

Le permis de conduire a été suspendu pour sept jours et son véhicule immédiatement remorqué.

Des lieux de culte transformés en classes universitaires

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Des lieux de culte transformés en classes universitaires

L’Université de Sherbrooke se tournera aussi vers des lieux de culte pour miser sur une approche en présentiel à la rentrée scolaire.

L’UdeS ouvrira des classes dans le couvent des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, les églises Marie-Médiatrice et Saint-Boniface, de même qu’à la cathédrale Saint-Michel. Ces options s’ajoutent à celles évoquées dans ces pages en mai : la création de classes extérieures sur le campus principal, de même que l’utilisation du Centre culturel. Celui-ci pourra notamment accueillir des étudiants dans les foyers du centre, ses petites salles, mais aussi dans la salle Maurice-O’Bready.

Les spectacles sont annulés jusqu’au 31 août pour le moment. Or, la programmation sera modulée en fonction de l’offre de cours, confirme la vice-rectrice aux études, Christine Hudon.

« Comme on met l’accent sur les activités pédagogiques, une bonne partie de la semaine, la salle va être utilisée à des fins d’enseignement. Après ça, s’il y a des moments qui sont libres, la fin de semaine notamment, elle pourrait être utilisée. On n’a pas fait d’annonce à cet égard sur la programmation. Ça se peut qu’il y ait des activités qui s’ajoutent, que la programmation reprenne; on reste à l’affût de ce qui sera annoncé. Mais les plages réservées pour les activités pédagogiques vont demeurer dédiées à ces activités.    Des espaces du centre sportif seront aussi mis à profit.

L’institution avait fait état d’une panoplie de scénarios pour augmenter la présence des étudiants sur le campus et se conformer aux règles sociosanitaires. Plusieurs d’entre eux seront déployés. Parmi eux, les cours de soir et le samedi seront plus nombreux, confirme Mme Hudon. Des cours étaient déjà offerts en soirée et le samedi, mais ils seront encore plus nombreux. Également pour permettre à un plus grand nombre de personnes de fréquenter le campus, des cours de 90 minutes plutôt que trois heures seront offerts en présentiel. L’idée plaît à des étudiants qui aiment recevoir l’enseignement en personne, mais n’enchante pas d’autres qui habitent à l’extérieur de Sherbrooke.

« Ça permettra à davantage d’étudiants d’avoir une expérience d’enseignement plus ‘’normale’’ dans le sens de pouvoir assister à un certain nombre de cours avec un enseignant en personne. Pour les chargés de cours, pouvoir enseigner avec un contact humain sera aussi très apprécié, malgré la distanciation. Par contre, cette approche demande de repenser complètement les cours, d’ajouter beaucoup de contenu en ligne, de réfléchir à de nouvelles façons de favoriser les interactions. Il y a aussi toute la question des évaluations qui demeurent à éclaircir, à savoir ce qui sera en ligne ou pas, selon quelles modalités, etc. Bref, l’été et l’automne s’annoncent très chargé pour le personnel enseignant universitaire », commente le président du Syndicat des chargées et des chargés de cours de l’UdeS (SCCCUS), Vincent Beaucher, au sujet des cours de 90 minutes en présentiel.

« C’est l’occasion pour les nouveaux admis d’entrer en contact avec leurs collègues », observe Mme Hudon, qui rappelle que plusieurs sondages ont rappelé la préférence pour le présentiel. « Le contact humain, apprendre à collaborer, débattre, ça fait partie de la réussite étudiante. Même pour les personnes qui enseignent, ça peut permettre de déceler un point d’interrogation dans les yeux. On veut qu’il y ait une valeur ajoutée. C’est pour ça qu’on utilise différents lieux. » 

Malgré ce scénario misant sur le présentiel, l’UdeS se dit être prête à faire face à une deuxième vague de la COVID-19. Forcément, elle n’a pas eu le choix d’y penser, note Mme Hudon. « En mars, on a réussi à passer à distance très rapidement. On a appris de cette première vague. Les activités se sont organisées très rapidement. On a développé des outils et des formations. »

Le SCCCUS a par ailleurs officiellement ratifié sa nouvelle convention collective, qui doit s’étendre jusqu’en 2025. Une entente de principe était intervenue le 12 mars dernier avec une recommandation du conciliateur. Les membres du SCCCUS avaient voté en faveur de l’entente à 91 % à la fin avril. 

Des sourires et des consignes à la Maison du cinéma

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Des sourires et des consignes à la Maison du cinéma

Les sourires étaient présents sur les visages des cinéphiles lors de la première journée d’opération de la Maison du cinéma depuis plus de 16 semaines.

 « Ça fait longtemps qu’on attendait ce jour-là », avouent Robert et François Leblanc, qui ont fait une sortie père-fils vendredi soir. « Les derniers mois ont été un immense sevrage d’arts pour moi, même que c’est la deuxième fois que je viens aujourd’hui », poursuit François, qui a assisté à la projection de Portrait de la jeune fille en feu et du Seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau.

 « C’est vraiment le fun et excitant! », expriment à leur tour Manon et Mia, une grand-mère et sa petite fille qui ont l’habitude de fréquenter les salles de cinéma. La dame, qui fait partie des groupes à risque puisqu’elle est immunosupprimée, ne s’empêche toutefois pas de faire des sorties, mais est très prudente lors de ses déplacements. Elle ajoute qu’au moins, les mesures sanitaires sont bien établies au cinéma du centre-ville.

« J’avais vraiment hâte d’y aller, car j’adore ça. Aussi, je trouve ça très cool que la Maison du cinéma ait intégré des vieux films à 5 $ dans la programmation, car c’est pratique pour mon budget d’étudiante! » rigole Virginie Roy, à la sortie de la projection du premier film de la trilogie du Seigneur des anneaux.

Une journée occupée

« Ç’a été une journée assez bien remplie. On était fébrile avant l’ouverture, mais tout s’est bien passé dans l’ensemble », avance Alexandre Hurtubise, directeur général, qui a d’ailleurs remarqué que la clientèle était très contente d’être de retour.

« Certains éléments de communication vont être affinés, car il y a beaucoup d’informations à transmettre au public, mais les mesures ont été bien transmises en général », explique-t-il.

Il ajoute que les clients étaient respectueux des normes sanitaires, et surtout, très compréhensifs puisque c’était la première journée.

Les mesures sont déjà appliquées depuis un bon moment à plusieurs endroits, donc c’était plus facile pour l’équipe, croit Daniel Cyr, gérant. « Toutefois, il faut donner l’exemple pour faire respecter les consignes, car les gens sont en mode divertissement, alors c’est facile d’oublier les directives », remarque-t-il.

« Les clients sont heureux de notre réouverture, et nous sommes très contents de les retrouver. Même chose pour les employés : pour eux, la Maison du cinéma, ç’a toujours été plus qu’un emploi », exprime M. Cyr.

« On invite les gens à acheter leur billet d’avance, car les salles se remplissent rapidement avec le ratio maximum de 50 personnes », termine Alexandre Hurtubise.

Notons qu’en cette première journée, les films Le Seigneur des anneaux, Mafia Inc. et 14 jours, 12 nuits ont été les plus populaires.   

Un bond de 10 ¢ du prix de l’essence

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Un bond de 10 ¢ du prix de l’essence

À quelques heures du début des vacances pour plusieurs, c’est une hausse qui fait mal.

Certains points de vente d’essence ont haussé de façon importante le prix du carburant dans les dernières heures.

On parle d’une augmentation de dix sous le litre d’un coup. On a pu voir le prix afficher passer de 99 ¢ à 1,09 $ chez certains détaillants.

Selon le CAA-Québec, le «prix réaliste» se situe à 1,04 $ le litre. L’organisme évalue que le prix moyens en Estrie se à 1,06 $.

La pression à la hausse était perceptible depuis la mi-juin. Il fallait s’attendre à ce que le prix passe au-dessus du un dollar le litre.

Rappelons qu’en mars le prix du litre de carburant ordinaire était passé sous la barre du dollar, freiné par une baisse de la demande en raison de la pandémie. Il s’est approché par la suite des 80 ¢, pour revenir ensuite voguer dans les 90 ¢.

Les prix du pétrole ont terminé en hausse jeudi, toujours soutenus par la forte baisse des stocks de brut aux États-Unis et ce malgré la perspective d’une fin progressive des coupes historiques de production de l’OPEP+ évoquée par Moscou, rapporte l'Agence France-Presse.

Mobilisation des artistes à Sherbrooke : un «potluck» d’idées créatives

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Mobilisation des artistes à Sherbrooke : un «potluck» d’idées créatives

Spectacles ambulatoires qui dérangent, grande marche culturelle, manifeste artistique : « tous les moyens sont bons », affirme Ariane DesLions, porte-parole du rassemblement créatif et revendicateur d’artistes qui avait lieu au Carré Strathcona vendredi à Sherbrooke.

L’initiative de l’artiste sherbrookoise, en collaboration avec le Conseil de la culture de l’Estrie, visait à mobiliser les artistes, les travailleurs culturels et toutes les personnes concernées à réfléchir à l’avenir des arts vivants. La rencontre s’est révélée « enrichissante », confie la jeune femme.

Près d’une cinquantaine de personnes se sont jointes à Ariane DesLions pour réfléchir à des moyens créatifs et pacifiques qui permettraient aux artistes de revendiquer leur droit à certaines protections sociales, notamment l’accès au chômage et à l’assurance parentale.

« Nous n’avons ni syndicat, ni association, ni regroupement qui puissent nous défendre. C’est à nous artistes et travailleurs culturels de le faire si on veut obtenir un véritable rapport de force » implorait l’artiste engagée.

Une dizaine de personnes issues du milieu des arts ont ensuite pris la parole afin de donner des pistes de réflexion.

Plusieurs regroupements ont également levé la main afin d’offrir leur support, dont le mouvement des chômeurs et chômeuses de l’Estrie, l’organisme à but non lucratif De causes à effets ainsi que le regroupement Muses et Chimères, qui avait pour sa part déjà entamé des démarches similaires.

La Ville de Sherbrooke à l’écoute?

Le conseiller municipal et président du comité de la culture de la Ville de Sherbrooke, Paul Gingues, s’est montré solidaire et à l’écoute en demandant toutefois aux artistes d’être plus actifs dans la sphère politique.

« Je ne vois pas les artistes au conseil municipal. On ne vous entend pas. [...] Je vois beaucoup de gens s’impliquer, mais il est temps que vous soyez plus présents sur la scène politique et municipale », a déclaré M. Gingues ajoutant avoir été lui-même travailleur indépendant et musicien pendant près de 18 ans.

Dès lundi, un plan de relance économique à la Ville de Sherbrooke sera adopté. « On espère qu’ils n’oublieront pas les entreprises culturelles et les travailleurs indépendants qui sont parmi les secteurs les plus touchés par la COVID-19 », mentionnait Ariane DesLions.

Le bureau de la députée de Québec Solidaire, Mme Christine Labrie, et la conseillère municipale Évelyne Beaudin ont également fait acte de présence en guise de soutien moral.

« Je crois beaucoup à l’organisation de l’action militante. Ce n’est pas pour rien que les milieux syndiqués ont les meilleures conditions de travail. [...] J’espère que les artistes vont prendre la porte d’entrée du développement économique et qu’ils vont aller chercher les sous qui restent sur la table », a spécifié Mme Beaudin.

Prochain rendez-vous

La discussion entourant l’avenir du milieu culturel se poursuivra samedi au Parc Belvédère lors d’un 5 à 7 festif organisé par le regroupement Muses et Chimères.

Les artistes, les travailleurs culturels et tous les sympathisants sont invités à venir discuter d’une première action de mobilisation, soit une « marche joyeuse », qui pourrait voir le jour à l’automne.

Dangereux trampolines

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Dangereux trampolines

 « L’été, j’ai affaire à au moins un enfant blessé dans un trampoline par quart de travail. »

Le Dr Nicolas Elazhary est l’un des médecins des urgences de l’Hôtel-Dieu et de Fleurimont du CIUSSS de l’Estrie – CHUS. Il en a long à dire sur les accidents causés chez des enfants s’étant fait mal en sautant dans un trampoline dans l’arrière-cour de la maison familiale.

« Il y a un problème de surveillance et un problème d’installation des trampolines », résume-t-il lors d’un entretien accordé à La Tribune.

« Les parents ne surveillent pas assez les enfants qui sautent dans les trampolines. En plus, souvent ils ne sont pas installés de façon sécuritaire. »

Ces appareils à rebonds doivent minimalement être équipés d’un filet pour protéger les utilisateurs d’une chute au sol. L’environnement devrait être matelassé, de même que les ressorts servant à tendre la toile.

On devrait aussi limiter le nombre d’utilisateurs à un ou deux, ajoute le Dr Elazhary. « Souvent, quand il n’y a pas de parent pour surveiller, le nombre augmente. Les enfants se retrouvent à quatre et cinq sur le trampoline. C’est trop. Ce n’est pas une gardienne d’enfants! »

« En plus, la nouvelle mode c’est d’ajouter des ballons. Ce n’est pas fait pour ça. »

Il est difficile de déterminer la proportion de patients se présentant aux urgences du CIUSSS après un accident de trampoline. Les traumatismes sont inscrits au même registre sans distinction des causes.

« Ça arrive plus souvent qu’on pense. Je dirais même que c’est sous-estimé », dit-il.

« Mais il n’y a pas vraiment de statistique officielle à ce sujet. »

Blessures multiples

Les blessures sont multiples : des poignets et des avant-bras cassés, des entorses, des fractures aux jambes, des commotions et des traumatismes crâniens même.

Les adultes se présentant à l’urgence après un accident de trampoline sont rares. Les cas rencontrés s’étaient produits dans des centres spécialisés, souligne-t-il. 

Le Dr Nicolas Elazhary n’est pas contre les trampolines. Il en a même acheté un pour ses filles. « C’est un bon divertissement, mais il faut que ça soit bien installé et les règles doivent être claires », déclare-t-il.

« Je me suis assuré que notre trampoline soit bien installé. J’ai même installé un cadenas dans l’ouverture du filet. Comme ça, mes filles n’y ont accès que lorsque je suis là. Ce n’est pas sans risque, c’est ce qu’il faut retenir. »

Nicolas Elazhary s’attend à un été occupé à ce chapitre. Comme les possibilités de sortie pour les familles seront limitées en raison de la lutte contre la pandémie, on se tournera vers les activités à faire à la maison. « Les trampolines se vendent énormément », note-t-il.

« On dirait que tout le monde en veut. J’ai fait des recherches pour en trouver un pour des amis. C’est très rare. »

Le SPS à la recherche de deux fraudeurs

faits divers

Le SPS à la recherche de deux fraudeurs

Deux individus qui se servent des cartes de crédit qu’ils volent dans les véhicules pour effectuer des fraudes sont recherchés par le Service de police de Sherbrooke.

Le SPS a diffusé, mercredi, la description d’un suspect qui a volé une carte de crédit dans un véhicule stationné au 31 de la rue King Ouest à Sherbrooke.

Le vol a été commis entre le 4 et le 5 avril dernier.

Le suspect s’est ensuite servi de la carte de crédit volée pour effectuer des transactions frauduleuses dans quatre dépanneurs Couche-Tard de Sherbrooke.

Le suspect entre 30 et 40 ans qui mesure environ cinq pieds dix pouces et pèse environ 175 livres portait un manteau noir avec bande blanche/gris sur les manches ainsi qu’un logo au niveau du cœur. 

Avec les cartes volées, il s’est procuré des cartouches de cigarettes ainsi que des cartes prépayées Vanilla Visa de 75 $.

Le suspect parlait et gesticulait beaucoup lors des fraudes.

Développement durable: une certification platine pour l’UdeS

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Développement durable: une certification platine pour l’UdeS

L’Université de Sherbrooke obtient une certification internationale de niveau platine en développement durable, soit la plus haute certification de ce genre pour un établissement d’enseignement.

Celle-ci est décernée par l’Association for the Advancement of Sustainabilité in Higher Education (AASHE).  L’UdeS souligne que seulement huit autres universités à travers le monde ont atteint ce niveau. Plus de 1000 institutions à travers la planète, dont des universités québécoises, ont obtenu l’un des niveaux de la certification.

« Elle permet de mesurer si on a des bonnes pratiques, si on peut les améliorer, ça nous permet aussi de se comparer», commente la vice-rectrice à l’administration et au développement durable, Denyse Rémillard, qui ajoute que l’accréditation met en lumière le leadership de l’établissement en matière de développement durable. Les choix qui sont faits sur les campus intègrent la dimension environnementale, rappelle-t-elle. 

« Tous les ans, on fait le classement international GreenMetric World University. Ça fait plusieurs années qu’on figure au top du palmarès canadien», note Patrice Cordeau, adjoint au vice-rectorat à l’administration et au développement durable. Ce dernier souligne que le processus menant à la certification STARS, avec ses 1000 questions, est laborieux. Or, l’équipe se réjouissait de l’avoir obtenu à sa toute première tentative. « C’est une excellente nouvelle», note Mme Rémillard en rappelant tout le travail de la communauté.  

Les sphères environnementale, sociale et économique sont toutes évaluées dans le processus d’accréditation. Elles servent de base d’analyse pour scruter quatre facettes, soient les activités d’enseignement et de recherche, l’engagement, la gestion des campus et la gouvernance. 

Au fil des ans, l’institution a mis en place diverses mesures pour réduire son empreinte carbone.

Son programme d’accès universel au transport en commun pour les étudiants a été reconduit en 2020. Un programme incitatif au transport en commun pour les employés a vu le jour sur ses trois campus. L’UdeS s’investit aussi dans le Centre de mobilité durable de Sherbrooke.

Depuis le protocole de Kyoto, l’UdeS a réduit ses émissions de GES de 30% malgré une croissance de plus de 60% de sa population étudiante. Elle a également adopté une stratégie afin d’atteindre la carboneutralité en 2030. 

La Fête du lac en direct sur Facebook

Arts et spectacles

La Fête du lac en direct sur Facebook

L’organisation de la Fête du lac des Nations ne se laisse pas démonter par l’annulation des festivals au Québec en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19.

L’équipe a concocté un «mini festival en ligne» qui sera présenté gratuitement via Facebook.

L’événement nouveau genre sera diffusé les 16, le 17 et le 18 juillet prochain, dès 20 h. Des spectacles seront présentés en direct, le tout selon les plus hauts standards de l’industrie musicale : un son, des images et des décors de qualité professionnelle, promet-on.

Bleu Jeans Bleu, Qualité Motel et 2 frères se partageront la vedette de cette édition spéciale de la Fête du lac des Nations Promutuel Assurance. 

D’une durée approximative de 75 minutes, chacun des rendez-vous proposera une thématique à l’image des artistes qui performeront. Dans un premier temps, une entrevue ludique et décontractée promettant anecdotes et indiscrétions. Dans un second temps, un spectacle live de 45 minutes où musique et anecdotes s’entrecroiseront. Finalement, un échange animé de questions-réponses via les réseaux sociaux permettra aux festivaliers d’avoir réponse à leurs interrogations. 

Jeudi 16 juillet  

Bleu Jeans Bleu ouvrira le bal le 16 juillet. Les gars en Coton ouaté proposeront une prestation déjantée et suggèrent aux spectateurs de bien se préparer et de s’installer confortablement.

Le lendemain, place à Qualité motel qui promet de transformer la cour des gens en «Rave Party!»

Samedi soir, les 2 Frères s’installent sur le bord d’un feu de camp et de profite d’une soirée «Comme dans le temps? » C’est le moment idéal pour «devenir le 3e frère en jouant sur la musique du célèbre duo et épater tes amis et ta famille!», souligne-t-on.

Les vidéos de l’événement seront disponibles par la suite pour un temps limité sur la page Facebook de la Fête du lac des Nations Promutuel Assurance, mentionne-t-on dans un communiqué de presse.

La diffusion étant totalement gratuite pour les festivaliers, une invitation à faire un don volontaire à la Fondation Fête du lac des Nations pour l’enfance sera lancée. Une campagne Go Fund Me sera en ligne à ce moment. 

Chaque année, la fondation fournit des habits d’hiver à plus d’une centaine d’enfants de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke afin qu’ils soient bien au chaud pour la saison froide. L’objectif de la campagne est d’amasser 10 000 $ en dons, doublant ainsi la quantité de jeunes qui pourront recevoir des habits de neige, passant de 100 à 200. 

L’équipe invite les festivaliers à respecter les directives prescrites par le gouvernement en lien avec les mesures de distanciations physiques qui seront en vigueur à ce moment afin que le plus grand nombre de Québécoises et de Québécois festoient en santé et en sécurité en juillet 2021, édition qui soulignera le 40e anniversaire de la Fête!  

Déménagement: des bras, des masques et du cœur [VIDÉO]

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Déménagement: des bras, des masques et du cœur [VIDÉO]

De la sueur, des couvre-visages et du cœur. C’est tout ce dont avaient besoin les quelque 130 bénévoles qui ont pris d’assaut 23 ménages mardi et mercredi, dans le but d’aider des Sherbrookois à déménager. 

« Vingt personnes qui déménagent un quatre et demi, ça va relativement vite! » décrit Charles Blais, coorganisateur de l’opération Ça déménage.

« [On veut] aider les gens qui en ont besoin, résume M. Blais, mentionnant que maintenant, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS recommande les bénéficiaires à l’organisation. L’opération Ça déménage a vu le jour avec une clientèle malade, défavorisée ou avec des gens d’autres pays qui ne savent pas trop comment ça fonctionne. Donc on aide gratuitement ces gens à déménager. »

À LIRE AUSSI: Jour du déménagement: un 1er juillet pas comme les autres

Quelle est l’ambiance sur le terrain? « Il y a souvent beaucoup de larmes, répond le coorganisateur. Les gens sont touchés de voir autant de personnes qui viennent les aider. Parfois, c’est plus triste. On voit des choses touchantes. Mais c’est sûr que notre rôle est de remplir le camion et d’aller porter les choses à une autre adresse. On n’est pas habilités à faire du travail social. Mais l’opération Ça déménage vient de l’église Axe 21. On ne laisse personne derrière. »

La COVID-19 a compliqué la vie des déménageurs. Chaque équipe de déménagement compte une petite équipe sanitaire. 

« À la fin du mois de mars, quand on a commencé à organiser tout ça, on avait des restrictions très sévères. Depuis ce temps, c’est devenu moins intense. Cependant, on a des masques, des gants, on désinfecte à toutes les étapes et les camions sont désinfectés à chaque déménagement. Il y a aussi un protocole pour enlever nos masques et nos gants », assure M. Blais, ajoutant que les camions leur ont été prêtés.

Masques : la STS veut un partenariat avec le gouvernement

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Masques : la STS veut un partenariat avec le gouvernement

Le président de la Société de transport de Sherbrooke, Marc Denault, accueille positivement l’obligation de porter un masque dans le transport en commun annoncée par le premier ministre François Legault mardi. Il émet toutefois certaines réserves puisque ce sera aux chauffeurs de faire respecter cette réglementation pour laquelle la seule sanction sera de ne pas monter à bord de l’autobus.

« Lorsque nous avons entendu parler de la directive, j’ai envoyé une communication à la députée Geneviève Hébert pour trouver une solution. Je suis resté surpris de constater que ce serait la responsabilité des chauffeurs de s’assurer que les passagers portent le masque. Ils doivent déjà assurer la sécurité des usagers, gérer la perception des titres : c’est une responsabilité additionnelle que je ne crois pas opportune, surtout que nous commençons à avoir plus d’achalandage. Mais je suis d’accord avec le port du masque », commente M. Denault. 

La STS avait déjà commencé la distribution d’un millier de masques parmi ses usagers, et elle en a commandé d’autres pour poursuivre la distribution. Selon Marc Denault, qui se déplace lui-même en autobus à l’occasion, la majorité des clients ne portent pas le masque pour le moment et plusieurs ne paient pas leur transport non plus.

« J’espère que les Sherbrookois vont comprendre l’importance du message. Nous ne voulons pas retourner en mars, avec une forme de confinement. L’économie sherbrookoise a été durement touchée par la COVID. »

42 ménages sans loyer à Sherbrooke

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42 ménages sans loyer à Sherbrooke

Encore 42 ménages n’ont pas trouvé d’appartement à Sherbrooke.

À pareille date l’an passé, une quinzaine de ménages n’avaient pas trouvé de loyer.

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Un 1er juillet qui s’annonce « chaotique » selon le RPHL

« Dans les dernières années, ça nous prenait une quinzaine de jours pour placer les ménages locataires. Est-ce qu’on va réussir le même coup? J’ai des doutes. [...] Il faut trouver ces logements, ce qui n’est pas évident », dit le porte-parole de l’Association des locataires de Sherbrooke, Normand Couture. Il se réjouit cependant que deux employés du Projet APPART — un organisme aidant des itinérants à se trouver un appartement — donnent un coup de main à l’Association. 

Causes

La COVID-19, qui a ralenti le domaine de la construction et qui n’a pas permis aux locataires de visiter d’appartements avant le mois de juin, a joué un grand rôle chez ces personnes qui sont toujours à la recherche d’un loyer. En plus, le faible taux d’inoccupation a rendu la tâche compliquée aux locataires, selon M. Couture.

« La COVID-19 a fait en sorte que les gens n’ont pas pu faire de recherche de logement en mars, avril et mai, analyse-t-il. Ils ont commencé en juin. Le taux d’inoccupation, à 2,3 %, est sous le taux d’équilibre, qui est à 3 %. Lorsqu’on est sous ce taux, les propriétaires sont plus sélectifs. »

« Il y a aussi toute la question des gens qui ont perdu leur emploi, poursuit le porte-parole. Il y a une baisse de revenus considérable, ils avaient loué selon leur revenu, qui n’est plus le même. Ils sont donc obligés de quitter leur appartement. »

L’an dernier, les personnes seules peinaient à se trouver un logement. « Cette année, on a des familles. Et pour la première fois, on a des personnes âgées de plus de 75 ans : un couple et deux personnes seules », s’attriste M. Couture.

Le coût du logement fait en sorte que les gens à faibles et modestes revenus ne sont pas capables de se payer ces logements, pense Normand Couture. « Le marché privé n’est plus capable de répondre à une grande partie de la population. En demeurant sur le marché privé, ils dépensent 50 % de leur revenu pour se loger », exprime-t-il, estimant que de 35 à 40 pour cent de ces ménages sont à faibles et modestes revenus. 

De la quarantaine de ménages sans logement, 26 sont hébergés dans un hôtel par la Ville de Sherbrooke. Les autres habitent chez de la famille ou des amis, le temps de se trouver un logement.

Aéroport de Sherbrooke : Garneau cherche à «gagner du temps», accuse Blanchet

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Aéroport de Sherbrooke : Garneau cherche à «gagner du temps», accuse Blanchet

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet accuse le ministre fédéral des Transports Marc Garneau de se traîner les pieds dans le dossier de l’aéroport de Sherbrooke.

Le chef bloquiste a entamé jeudi une tournée estivale des régions, avec un premier arrêt à l’hôtel de ville de Sherbrooke où le maire Steve Lussier lui a fait part des « dossiers prioritaires » pour lesquels il espère une intervention d’Ottawa. Celui de l’aéroport est toujours en tête de liste, a-t-il dit.

« Cela fait longtemps qu’on en parle. C’est un dossier majeur. Il faut que ça bouge. On veut avoir un accord avec le Canada. Ça serait une très bonne nouvelle », a réitéré le maire Lussier, qui attend toujours la reconnaissance de Transports Canada en matière de sécurité.  Une attente que le chef bloquiste trouve difficilement justifiable.

« Il faut que ce dossier-là soit soutenu autrement que par le ministre fédéral des Transports. C’est plate à dire, mais ce qu’on constate, c’est qu’il essaie de gagner du temps. Il ne prend pas de décision, ne donne pas de soutien, il ne prend pas d’engagements clairs, alors que c’est un dossier urgent », a rappelé M. Blanchet, qui dit voir d’un bon œil l’implication possible de Québec dans le financement du transport aérien régional.

 « Les aéroports régionaux sont des outils de développement économique », a rappelé le chef bloquiste et député de Beloeil-Chambly à la Chambre des communes.

Transport collectif                         

Le dossier du transport collectif a aussi fait l’objet de discussions entre MM. Lussier et Blanchet. Le maire a dit compter sur l’aide gouvernementale pour l’aider à éponger le déficit de 4,6 M $ auquel la STS doit faire face. Ottawa doit faire sa part, a déclaré M. Blanchet, en confiant sa contribution au gouvernement du Québec.

« Il faut qu’Ottawa, sans faire de chichi autour des juridictions, accepte de transférer l’argent via Québec. On sait que le gouvernement du Québec est prêt à mettre 400 millions, mais on sait aussi que le trou réel des municipalités risque d’approcher les 700 M $. Il est donc important que Québec puisse compléter le montage financier avec l’aide que lui versera le fédéral. »

Dans le dossier du transport ferroviaire, le maire Lussier a souligné l’importance d’améliorer les infrastructures, notamment en ce qui concerne la gare de triage qui doit voir le jour du côté de Magog.

Quant au projet de train de passagers, il s’est dit optimiste face aux démarches réalisées par l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM) qui visent à bonifier la mise à niveau du chemin de fer reliant Lac-Mégantic à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le Canadien Pacifique prévoit investir près de 75 millions $ sur trois ans sur ce tronçon pour permettre le transport de marchandises à 65 km/h. L’Alliance espère faire augmenter la mise à niveau des rails afin de permettre la mise en service d’un train de passagers efficace et sécuritaire.

Immobilier : les villes du Québec reprennent vie

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Immobilier : les villes du Québec reprennent vie

Après des mois de mars et avril plutôt difficiles, le marché immobilier reprend de la vigueur à Sherbrooke, à Québec, à Saguenay, à Gatineau et à Trois-Rivières.

La hausse est particulièrement spectaculaire à Saguenay et Québec où les ventes de propriétés ont bondi de près de 600 % et 300 % respectivement, selon une étude publiée par Desjardins et l’Association canadienne de l’immeuble. Les données compilées montrent que Saguenay et Québec ont même surpassé le marché de Montréal en mai.

Dans les autres grandes villes du Québec, la hausse des ventes de propriétés avoisine les 100 %, tant à Sherbrooke, Gatineau qu’à Trois-Rivières.

«Les chiffres de mai sont encourageants, mais ils reflètent à la fois la demande des acheteurs qui ont reporté leur démarche pendant le confinement et ceux qui ont mis leur projet en branle par la suite. Les ventes continueront à se redresser pendant la période estivale, mais les augmentations seront moins spectaculaires qu’en avril», indique Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins et auteure de l’étude.

Selon Mme Bégin, le niveau d’activité qui existait avant la COVID-19 ne sera pas atteint d’ici la fin de l’an prochain au Québec et en Ontario. Les difficultés du marché du travail qui tarderont à s’estomper complètement, la confiance chancelante des ménages et les difficultés financières de certains d’entre eux empêcheront un retour à la normale.

«Le taux de chômage, qui redescendra peu à peu, devrait avoisiner les 8 % au Québec et en Ontario d’ici la fin de 2020, alors qu’il se situait autour de 5 % en début d’année. Inévitablement, cela limitera le nombre d’acheteurs.»

Et les prix?

Même si la pandémie a eu pour effet de faire chuter l’offre et la demande au cours du printemps, cette «mise sur pause» du marché ne devrait pas avoir d’impact majeur sur le prix des propriétés,

«Le marché résidentiel était extrêmement serré avant la pandémie puisque l’offre de propriétés à vendre s’avérait insuffisante pour combler la demande, rappelle Mme Bégin. Même si les ventes commencent à se redresser depuis le mois de mai, le bassin de maisons et de condos disponibles a aussi augmenté depuis le début du déconfinement. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions s’approche ainsi de l’état d’équilibre. Pour l’instant, la situation de pénurie est encore présente au Québec, ce qui permet aux prix moyens de se maintenir.»

Les résidus des déménagements tiennent Estrie Aide occupée

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Les résidus des déménagements tiennent Estrie Aide occupée

En cette période de déménagements, les ventes en magasin et les livraisons ont littéralement explosé chez Estrie Aide, tout comme les dons du public, avance Loïc Beaucher, coordonnateur logistique. Dans le même ordre d’idées, la Ville de Sherbrooke invite les citoyens à prendre rendez-vous pour le ramassage des encombrants dont ils souhaitent se départir.

Le fait que la Ville n’effectue pas la collecte des résidus encombrants de manière systématique pour la première année contribue d’ailleurs à l’augmentation des dons chez Estrie Aide, croit M. Beaucher.

La Cour supérieure manque de juge à Sherbrooke, Granby et Lac-Mégantic

Justice

La Cour supérieure manque de juge à Sherbrooke, Granby et Lac-Mégantic

Les districts judiciaires qui couvrent les régions de Sherbrooke, Granby et Lac-Mégantic se retrouvent en déficit de juge la Cour supérieure depuis bientôt deux ans.

Et la situation pourrait s’accentuer si aucune nomination n’est faite d’ici les prochaines semaines.

Le poste vacant depuis le départ à la retraite du juge Martin Bureau en septembre 2018 n’a pas encore été pourvu.

« En raison de ce poste de juge qui est encore vacant, certains dossiers ont été remis deux fois en raison d’un encombrement du rôle. Lorsqu’une telle situation survient, les délais pour le règlement d’une cause sont allongés et le report entraîne des frais supplémentaires pour les justiciables notamment pour la préparation du dossier », signale le juge coordonnateur de la Cour supérieure en Estrie, Charles Ouellet.

C’est au ministre de la Justice du Canada, David Lametti, que revient la prérogative de nommer les juges de la Cour supérieure et de combler ainsi les postes vacants dans les divers districts judiciaires.

La situation de déficit de juge à la Cour supérieure pourrait s’amplifier à la fin de l’été dans la région.

Les districts judiciaires de Bedford, Saint-François et Mégantic se verront amputés d’un autre juge à temps plein lorsque la retraite du juge François Tôth sera en vigueur au début septembre 2020.

Si le juge Bureau assume une demi-tâche en tant que juge surnuméraire depuis deux ans, le juge Tôth quittera complètement ses fonctions lorsqu’il aura signé ses dernières décisions.

À ce départ, s’ajoutent les retraites des juges surnuméraires Paul-Marcel Bellavance et Yves Tardif qui ont atteint les critères obligatoires de retrait du banc pour les juges de la Cour supérieure.

« Les juges surnuméraires ne doivent pas nécessairement être remplacés. Nous avons été chanceux de pouvoir compter sur les juges Tardif et Bellavance. Lorsque le départ du juge Tôth sera effectif en septembre prochain, nous aurons l’équivalent de six juges à temps plein pour les trois districts judiciaires, alors que nous en avions l’équivalent de huit et demi il y a deux ans. Ça fait une grosse différence », explique le juge coordonnateur de la Cour supérieure pour les trois districts judiciaires.

Les juges de la Cour supérieure entendent notamment des procès en chambre de la famille, en chambre civile et en chambre criminelle.

L’arrêt Jordan de 2016 est venu baliser les délais raisonnables à un maximum de 30 mois pour l’audition des causes criminelles en Cour supérieure.

« Personne n’a encore été acquitté sur les critères de l’arrêt Jordan en raison de cette situation. Cependant, nous ne pouvons pas l’exclure si les postes vacants ne sont pas pourvus et qu’il n’est pas possible que tous les dossiers procèdent dans les délais raisonnables. Avec la COVID-19, plusieurs dossiers ont été reportés pendant quelques mois. Nous avions déjà de la difficulté à fournir. D’autres dossiers se sont aussi ajoutés durant cette période. Nous aurons peut-être de l’aide ponctuelle de juge de Montréal, mais il faut que les postes vacants soient pourvus pour que nous puissions réussir à entendre les causes », estime le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure.

Sherbrooke gagne contre un syndicat en Cour d’appel

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Sherbrooke gagne contre un syndicat en Cour d’appel

La Cour d’appel donne raison à la Ville de Sherbrooke, rejette un grief déposé par le Syndicat des fonctionnaires municipaux et professionnels de la Ville de Sherbrooke et annule une sentence rendue par un arbitre dans le dossier du congédiement d’une pour abus de confiance.

L’employée, une préposée au Service de police de Sherbrooke, avait été congédiée en 2015 parce qu’elle avait consulté pendant plusieurs années les registres d’enquêtes policières pour obtenir des informations relatives à des dossiers de personnes de son entourage.

Redécouvrir Sherbrooke à bord d’un autobus

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Redécouvrir Sherbrooke à bord d’un autobus

Sherbrookois et visiteurs auront l’occasion de monter à bord d’un autobus et de découvrir les attraits touristiques de la Reine des Cantons-de-l’Est.

Des départs auront lieu quatre fois par samedi, du 4 juillet au 22 août. 

Ces Sherbus partiront du rond-point du Marché de la Gare. Les passagers prendront des pauses à la Halte des Pèlerins et dans la cour intérieure de l’Université Bishop’s.

La Société de transport de Sherbrooke (STS) offrira des cartes La Pratico aux passagers, qui pourront utiliser gratuitement le service d’autobus. « En chemin, si les visiteurs souhaitent prolonger leur visite par exemple dans un musée, au centre-ville ou encore à Lennoxville, ils auront l’opportunité de revenir vers le marché en utilisant les services de la STS », lance la directrice promotion et tourisme d’affaires et sportif à Destination Sherbrooke, Lynn Blouin.

Pour prendre part au circuit de la Sherbus, la réservation est obligatoire : les places seront limitées dans l’autobus en raison de la pandémie. Le port du masque, la désinfection des mains et la distanciation sociale seront obligatoires. 

Il est possible de réserver sa place au sherbus.destinationsherbrooke.com