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Sherbrooke

Toujours pas de spectacle au centre-ville pour l’été 2020

Plus d’un mois après que la Ville eut décidé d’entreposer le théâtre de la place Nikitotek pour les prochaines années, aucune entente n’est encore intervenue pour présenter un spectacle d’envergure au centre-ville l’été prochain. À Destination Sherbrooke, on peine à mousser le marché de groupe en l’absence de confirmation d’un produit majeur à offrir.

« Nous ne sommes pas dans le coup des discussions avec Québec Issime, parce que l’entente relève de la Ville de Sherbrooke. On ne sait pas s’il y a quelque chose en pourparlers pour qu’un spectacle soit présenté au Théâtre Granada », indique Lynn Blouin, directrice à la commercialisation et aux communications à Destination Sherbrooke.

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Actualités

«Mosaïque d’idées» pour prendre soin de la planète [PHOTOS]

Il ne faut pas attendre la solution parfaite pour changer ses habitudes, croit la scientifique Lyne Morrisette de l’organisme Mission 100 tonnes. En conférence au Salon de la famille écoresponsable, où les propositions fourmillent, la spécialiste du ramassage de déchets au bord des cours d’eau invitait plutôt les gens à « accepter l’imperfection » et à collectivement former une « mosaïque d’idées » pour faire une différence.

« Il faut parler d’espoir plutôt que de problème », a partagé celle qui, même en matière de nettoyage des berges, insiste pour mettre le ludisme de l’avant. 

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Un enthousiasme et un désir de solution qui est assurément partagé par les plus de 40 exposants venus dévoiler leurs entreprises écoresponsables samedi et dimanche chez Sercovie, en ce deuxième Salon de la famille écoresponsable. 

Restauration, vêtements, cosmétiques ; une panoplie de domaines sont propices aux solutions. C’est d’ailleurs en s’interrogeant sur l’impact du matériel artistique que Cynthia Tellier-Champagne a démarré la seule boutique de fournitures artistiques écologiques au Canada, le Studio d’art Shuffle. Basée sur une ferme à Sawyerville, la jeune entrepreneure a commencé, il y a un an, la vente en ligne de divers produits comme des crayons de couleur en cèdre recyclé et des peintures à base de pigments naturels. 

« Je me suis mise à faire des recherches sur les techniques de grand-mères pour réapprendre à créer des matériaux, explique-t-elle. Par exemple, avec un œuf, on peut faire un bon vernis ; avec son jaune, on peut faire un liant à peinture et avec la coquille, à l’aide d’un long procédé de cinq semaines, on peut faire un pigment blanc pour la peinture. Avec des glands, on peut faire une encre noire de grande qualité. » 

Bientôt, elle recevra les clients une fois par semaine dans sa nouvelle boutique studio, où elle prévoit également recevoir des artistes en résidence. En plus d’animer des ateliers dédiés à la fabrication de matériel, elle continuera d’offrir son service de rachat ou d’échange de matériel de seconde main. 

Sherbrooke

La démolition commencera fin novembre sur Galt Ouest

L’appel d’offres est lancé pour la déconstruction des neuf bâtiments achetés par la Ville le long de la rue Galt Ouest, entre les rues Belvédère et Alexandre. Les travaux devraient commencer vers la fin novembre, un mois après la date prévue. La Ville accuse actuellement un mois de retard sur son échéancier.

« Nous sommes encore dans les délais pour finir la déconstruction avec les Fêtes », assure néanmoins Michael Howard, conseiller aux projets spéciaux à la Ville de Sherbrooke. Rappelons que la Ville compte élargir la rue Galt Ouest entre les rues Alexandre et Belvédère, en plus d’y ajouter une piste multifonctionnelle. Elle en profitera pour agrandir le parc Alfred-Élie-Dufresne et un immeuble comptant 116 logements accessibles et abordables (voir autre texte) devrait être érigé.

La Ville avait pris possession des bâtiments le 1er juillet en laissant la possibilité aux locataires de partir au plus tard à la fin du mois de septembre. Tous ont trouvé un nouveau toit. 

La démolition à l’automne compte ses avantages, notamment parce que le temps pluvieux permet de rabattre la poussière. Les fenêtres des voisins sont aussi généralement fermées, ce qui limite les désagréments liés à la poussière.

Le temps de démolition dépendra de la méthode utilisée, puisque de l’amiante a été trouvé dans les structures. « Les appartements ont été construits dans les années 1920, à une époque où l’amiante n’était pas utilisé. Lors des analyses plus poussées, en faisant des trous dans les murs, nous avons trouvé qu’il y en avait partout. Ça augmente le prix de démolition de façon substantielle. »

Désamiantage

Si la démolition se fait d’un coup, en dressant des toiles et en décontaminant en aval, il faudra planifier entre deux et trois semaines de travaux. Le désamiantage avant la déconstruction pourrait étirer les manœuvres sur 10 à 12 semaines.

Pendant les travaux, une voie devra être fermée sur la rue Galt Ouest pour protéger les piétons, cyclistes et automobilistes. La plupart des manœuvres pourront néanmoins être effectuées à partir de l’arrière des terrains concernés. 

« Il faudra aussi décontaminer le site avant la construction des nouveaux appartements, parce que nous avons trouvé des matériaux de fonderie. Il n’y a toutefois pas d’hydrocarbures. C’est un travail que nous pourrons réaliser cet hiver. »

Michael Howard rapporte que la reconstruction complète de la rue Galt Ouest prendra de quatre à six mois l’été prochain. « Il faut refaire les égouts, l’aqueduc, la rue, et construire une piste multifonctionnelle. Nous tenterons de nous coordonner avec le chantier de Well Sud pour éviter les problèmes de circulation. »

À ce jour, la Ville a dépensé 3 281 000 $ pour ce projet, dont 89 400 $ en indemnisations pour les locataires. Ceux-ci ont ainsi pu se faire rembourser les frais de déménagement et trois mois de loyer. 

À noter qu’il reste toujours à conclure une entente avec quatre propriétaires évincés par expropriation. Le Tribunal administratif du Québec pourrait avoir à trancher sur les sommes qui leur sont dues. Une fois ces dossiers réglés, on s’attend à avoir dépensé 100 000 $ de plus que les 4,1 M$ planifiés au départ pour toutes les transactions. En avril, on estimait que la facture, incluant la démolition et la décontamination, s’élèverait à 5,1 M$.

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Quatre plumes distinguées aux prix littéraires de l'AAAE

Les auteurs Sarah Desrosiers, Étienne Beaulieu, Amélie Bibeau et Mylène Gilbert-Dumas ont été proclamés lauréats des quatre prix littéraires biennaux de l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie, lors de la cérémonie tenue en plein Salon du livre de l’Estrie vendredi.

Avec son tout premier livre en carrière, Bon chien, Sarah Desrosiers a raflé avec étonnement le Prix Alfred-DesRochers, décerné à une œuvre de création littéraire. « Je me suis rappelé quand j’ai commencé à écrire mon livre, dans une petite cabane sans électricité au fond du bois, et que je me trouvais bien niaiseuse de perdre mon temps à me prendre pour une écrivaine. Finalement, ça me donne une petite tape dans le dos et ça je me dit que j’ai le droit », a partagé à La Tribune l’écrivaine, qui s’est penchée sur l’obsession de la performance dans cet ouvrage. 

Pour son thriller historique Le livre de Judith, où elle fait la lumière sur un épisode méconnu de la Deuxième Guerre mondiale, Mylène Gilbert-Dumas accueilli le Prix estrien de littérature grand public à bras ouverts. « Depuis que je suis revenue à Sherbrooke, en 2005, j’ai été nominée pour 11 prix en Estrie, a-t-elle partagé. Mon conjoint a dit qu’il publierait un jour la liste des discours que je n’ai pas lus! »

Honorant les ouvrages n’appartenant pas à la catégorie des créations littéraires, le Prix Alphonse-Desjardins a été décerné à Étienne Beaulieu pour son essai La Pomme et l’Étoile, où est dépeinte la relation entre Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas. « J’ai voulu parler de l’enracinement et de la nouveauté. J’ai l’impression que c’est la déchirure qui est en moi, mais aussi dans la société québécoise », a lancé celui qui dit se batte depuis des années pour promouvoir l’essai littéraire.

En littérature jeunesse, Amélie Bibeau a vu le tome 1 de Derrière le masque récompensé par Prix Suzanne-Pouliot–Antoine-Sirois. Dans ce livre traitant de l’intimidation, une jeune fille évolue à travers son sport d’affection : la lutte. « La littérature jeunesse est encore perçue comme un sous-genre, a-t-elle déploré. Et pourtant! Je n’en reviens pas d’avoir gagné, on a tellement de bons auteurs jeunesse! » 

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Une manifestation pour soutenir une élève intimidée au couteau à Alexander Galt

Des élèves de l’école secondaire Alexander Galt ont organisé une manifestation jeudi midi pour soutenir la jeune élève qui aurait été agressée par un autre élève armé d’un couteau mardi après-midi.

La mère de l’élève qui aurait été menacée sur le site de l’établissement a déposé une plainte au Service de police de Sherbrooke (SPS), qui a ouvert une enquête.

« Il y avait un garçon qui intimidait ma fille pendant la récréation en lui disant toutes sortes de mots méchants. Elle s’est plainte à un professeur et après, elle est allée voir l’élève pour lui demander de la laisser tranquille. Il a commencé à rire d’elle et il lui a répondu qu’il allait la tuer. Sans autre avertissement, il a sorti un couteau, il s’est approché d’elle et il a mis le couteau proche de sa gorge », explique la mère de la victime Sabrina Morency.

Un professeur serait alors intervenu et aurait confisqué le couteau à l’élève avant d’aller le ranger dans le bureau d’une personne absente. La jeune fille qui avait été menacée a été invitée à retourner en classe.

« Ma fille n’était pas capable ; elle avait peur. Ma fille m’a appelée. Elle est restée avec sa sœur jusqu’à ce que j’aille la chercher », raconte sa mère.

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Cérémonie de l'ACDO: Un baume sur une vive douleur [PHOTOS]

La cérémonie rend hommage à des gens qui ont perdu la vie au cours des derniers mois. Dans une cathédrale qui accueille des centaines de personnes, l’émotion est palpable. On aperçoit des épaules qui tressautent sous les sanglots, des yeux pleins de larmes, des mouchoirs se tendent d’une personne vers une autre. Il y a aussi quelques personnes inconsolables. Mais ce qu’on ressent le plus au cœur de cette cérémonie, c’est la fierté, c’est un sentiment de sérénité, c’est un baume sur une douleur qui a été vive quand un être aimé s’est éteint, souvent sans avertissement.

C’était vendredi la 26e cérémonie de l’Association canadienne du don d’organes (ACDO), qui a permis de rendre hommage à 238 donneurs d’organes et de tissus décédés ainsi qu’à 16 donneurs vivants qui ont redonné la vie à 500 personnes grâce à leurs dons.

Au Québec, le don d’organes et de tissu va plutôt bien, dit Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec. Depuis cinq ans, le temps d’attente pour une transplantation de rein est passé de 800 jours à 250.

Mais il faut continuer d’en parler, dit-il. « Quelqu’un me racontait combien toutes les certitudes s’embrouillent quand la mort est subite. Dans ce genre de situations, la famille aussi a besoin de soins », rapporte-t-il.

Or l’expérience montre que la décision est moins difficile à prendre lorsque les gens ont mis leurs volontés de donner leurs organes par écrit.

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Casella a encore Newport dans sa mire

La compagnie Casella Waste Systems continue à vouloir acheminer du lixiviat provenant de Coventry à Newport, et ce, en dépit des protestations émises par de nombreux intervenants des deux côtés de la frontière canado-américaine et de l’interdiction qui s’appliquera sous peu. Une nouvelle étude technique tend d’ailleurs à démontrer que cela permettrait à l’entreprise d’effectuer d’importantes économies.

Préparée à la demande de l’Agency of Natural Resources, l’étude en question a été dévoilée au cours des derniers jours. Elle présente une série d’options s’offrant à Casella Waste Systems pour le traitement du lixiviat de son site d’enfouissement à Coventry. Rappelons que ce type de liquide contient de nombreux contaminants relâchés par des matières enfouies dans le sol.

Magog

Le feu du 16 octobre 2018 : un incendie difficile à oublier

Le feu du 16 octobre 2018, au centre-ville de Magog, a laissé une trace indélébile dans la mémoire de plusieurs personnes, dont le directeur du service de protection contre les incendies de la Ville de Magog, Sylvain Arteau.

Ce feu mémorable survenu à l’angle des rues Deragon et Principale, à Magog, avait détruit trois bâtiments et en avait lourdement endommagé un quatrième. Plusieurs logements ainsi que des commerces étaient partis en fumée le 16 octobre 2018.

« Ça avait été une grosse journée. On s’en souvient très, très bien. De nombreuses personnes ont été marquées par l’événement d’une manière ou d’une autre. Il aurait facilement pu y avoir des morts. Mais on avait réussi à éviter le pire et c’est bien tant mieux. Le travail des pompiers et de toutes les personnes mises à contribution autour avait permis de stopper la bête », estime Sylvain Arteau.

Le matin du 16 octobre, les locataires du 12 Deragon dormaient paisiblement quand soudainement des flammes avaient pris naissance dans leur immeuble après la chute d’un poteau électrique causée par de forts vents. Trois locataires étaient alors allés réveiller leurs voisins pour les inviter à sortir le plus rapidement possible de l’édifice.

« Si des gens ne s’étaient pas réveillés, la situation aurait pu être plus grave. C’est eux qui ont été le système d’alarme parce que celui de l’immeuble n’a pas fonctionné. Sans leur intervention, on aurait certainement eu à faire plus de sauvetages in extremis », reconnaît M. Arteau.

Les trois personnes auxquelles le directeur du service incendie de Magog fait référence sont William Thériault-Venne, Sofyana Brown-Dupuis ainsi que Serge Laflamme. Ils ont tous trois été décorés à Québec, au cours des derniers jours, pour la bravoure dont ils ont fait preuve lors de l’incendie du 16 octobre 2018.

Frôler la mort

Autre élément à retenir concernant ce sinistre : un des pompiers qui participaient à l’opération avait effectué une chute de trois étages. Les personnes qui l’avaient secouru avaient d’abord constaté qu’il n’avait plus de pouls, mais le sapeur avait néanmoins repris connaissance plus tard.

« Je suis vraiment fier du fait qu’on n’a pas eu d’accident majeur ce jour-là. Toutefois, un pompier a tout de même failli perdre la vie durant cette opération. Il a fini par revenir au travail assez vite après son accident. Malgré tout, c’est un miraculé à mes yeux. »

Dans les mois qui ont suivi cet incendie, le service de protection incendie de la Ville de Magog a notamment décidé d’améliorer ses procédures de dénombrement afin de s’assurer de réduire les risques pour les pompiers lors des interventions.

« On n’avait jamais géré autant d’équipes. Il y avait environ 75 pompiers à l’œuvre le 16 octobre 2018. On voulait être en mesure de mieux faire la gestion des équipes quand on a beaucoup de pompiers impliqués. Le système qu’on a développé pour réussir ça est un outil dont on est fier et qu’on a commencé à partager avec nos voisins », explique Sylvain Arteau.

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Coopérative La Tribune: le syndicat donnera 50 000 $

Le syndicat de La Tribune octroiera 50 000 $ à la coopérative de solidarité formée par les employés du journal dans l’éventualité où celle-ci voyait le jour.

Cependant, si l’offre d’un autre repreneur était retenue, le montant demeurerait dans la caisse du syndicat.

« C’est le résultat d’un beau compromis, indique le président du syndicat des employés de La Tribune, Alain Goupil. Ça envoie le message que les employés veulent participer à la relance du journal. Il y a une clause qui permet de remettre le 50 000 $ au syndicat si c’est un privé qui devient propriétaire le 6 novembre. À ce moment, ça respecte les positions d’Unifor. La coopérative a toujours été une option. »

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Projet de coopérative de solidarité: les deux syndicats du Nouvelliste s’engagent pour 108 000 $

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Créer un film... en 48 heures

Un épineux marathon créatif. Voilà dans quoi se sont lancés cinq auteurs et cinq réalisateurs, jeudi soir, dans le cadre du défi Littérature contre la montre en marge du Salon du livre de l’Estrie. Alors que cinq lettres de rupture ont été couchées sur papier à coups de machine à écrire lors de la soirée spéciale Littérature et autres niaiseries tenue jeudi, les textes ont été immédiatement remis à des équipes de cinéastes, qui tenteront de leur donner vie en moins de 48 heures.

Francine Ruel, Marie Demers, Sébastien Dulude, VioleTT Pi (Karl Gagnon) et Olivier Sylvestre ont prêté leur plume pour l’exercice, alors que Anh Minh Truong, Mik Landry, Marie-Lou Béland, Marc-Antoine Chantal et Julian Lieutenant-Duval exploitent activement leurs talents cinématographiques en vue de la projection officielle de leur œuvre respective, qui aura lieu samedi à 19 h, à la Maison du Cinéma. 

Pour arriver à leurs fins, les réalisateurs ont dû faire appel à leur réseau et à des bénévoles, tant pour les assister d’un point de vue technique que pour apparaître à l’écran. Toute la production est à leurs frais. 

Alors qu’il s’apprêtait à tourner une bonne partie de la nuit dans une maison louée en campagne avec seulement « 30 minutes de sommeil dans le corps », Anh Minh Truong a accordé quelques minutes à La Tribune pour discuter de son court-métrage guidé par le texte de Francine Ruel. 

« J’ai terminé d’écrire le scénario à 8 ou 9 h ce matin, raconte-t-il. Pour moi, la question n’était pas vraiment si on allait pouvoir rendre un film : je suis confiant, c’est mon métier. C’était plutôt de pouvoir écrire un film en quelques heures, alors que d’habitude, ça représente des mois. Je n’ai pas voulu le faire seulement pour le trip, j’aimerais pouvoir rendre un film dont je suis fier. »

« Je reviens au type de réalisation que je faisais quand j’avais vingt ans. J’appelle les gens pour leur demander “Viens-tu triper avec nous?”, parce qu’il n’y a pas de chèque de paie au bout. Le défi de tourner dans un endroit comme l’Estrie, c’est surtout de trouver de la main-d’œuvre, on est quand même cinq équipes à tourner en même temps », indique celui qui compte sur l’aide de 12 bénévoles. 

Comme l’explique la directrice générale du Salon du livre de l’Estrie, Émilie Pinard, cette nouvelle activité vise à donner naissance à des créations multidisciplinaires exclusives au Salon, en collaboration avec Kino Sherbrooke. « C’est une expérience, dans le sens de “test”, mais aussi dans le sens de faire vivre quelque chose. Les contraintes techniques étaient vraiment multiples, tant pour les réalisateurs que pour les auteurs, qui devaient composer avec des machines à écrire à la noirceur, en plein spectacle, alors que les gens du public venaient leur demander d’inclure certains éléments », partage Mme Pinard, qui précise que le défi n’a rien d’une compétition.

Les billets pour la projection seront vendus aux tarifs habituels de la Maison du Cinéma. Une relecture des textes ainsi qu’une conversation entre les auteurs et les réalisateurs se grefferont à la présentation des courts-métrages. 

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Les Russell en lice pour un MAMMOUTH

Même si l’initiative #RemplisVert est encore toute jeune, elle récolte déjà les honneurs. La famille Russell a appris vendredi qu’elle est en nomination pour un prix MAMMOUTH qui récompense les gestes les plus inspirants selon les jeunes Québécois. Le clan de Windsor retrouve ainsi son nom sur la liste des nommés aux côtés de personnalités bien connues telles que David Saint-Jacques, Loud, Félix Auger-Alliasime, Maxence Parrot, Sofia Nolin et Dominic Champagne.

« C’est vraiment une fierté », lance d’entrée de jeu Louis Russell lorsque joint par La Tribune.

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« C’est cool parce que plusieurs autres personnes en nomination sont des gens qui m’inspirent moi-même. Entre autres David Saint-Jacques. J’ai suivi toute sa sortie spatiale dans la dernière année », raconte le porte-parole de la fratrie.

Ce dernier rentrait justement d’une tournée de vente de l’autocollant #RemplisVert avant l’appel de La Tribune. Rappelons que les commerces peuvent apposer ces autocollants dans leur vitrine pour indiquer aux passants qu’ils sont les bienvenus pour remplir leur bouteille d’eau réutilisable. 

Dans les derniers mois, l’organisation du gala MAMMOUTH est allée à la rencontre des jeunes du Québec de 13 à 17 ans pour savoir quels sont les 15 gestes les plus significatifs à leurs yeux. C’est ainsi que le projet de la famille windsoroise a été mis en lumière aux côtés de 14 autres personnes ou groupes inspirants. Maintenant que les 15 nommés sont connus, les adolescents ont jusqu’au 3 novembre pour aller voter et couronner les cinq gagnants. 

« J’étais surpris que l’on soit en nomination puisque nous avons mis sur pied notre projet au mois de juin seulement. Je ne pensais pas que c’était très connu au Québec donc c’est une belle motivation pour nous. Ça nous pousse à continuer à lui consacrer encore plus d’heures », exprime Louis, qui espère que les gens voteront en grand nombre pour sa famille.

Plus de 350 commerces ont dorénavant un collant dans leur vitrine invitant les gens à venir y remplir leur bouteille d’eau. #RemplisVert a maintenant une ambassadrice en France pour inciter les Français à embarquer dans l’initiative. Récemment, le député fédéral de Shefford Pierre Breton a remis un certificat de reconnaissance de la part du gouvernement du Canada aux six enfants de la famille Russell pour leur effort dans la sauvegarde de l’environnement.

« On travaille beaucoup sur ce projet, mais ça grossit quand même vite. On est content que ça aille aussi bien et qu’on arrive à conscientiser du monde », commente celui qui est en secondaire un. 

Pour voter pour la famille Russell, visitez le MAMMOUTH.telequebec.tv.

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« Ça prend des Québécois au gouvernement », plaide Trudeau

« Pour que le Canada soit un leader dans le monde, ça prend des Québécois au gouvernement. »

C’est par Sherbrooke que le chef du Parti libéral du Canada et premier ministre sortant Justin Trudeau a terminé, mercredi, un sprint de fin de campagne au Québec.

Le regroupement « La planète s’invite à l’Université de Sherbrooke » attendait le premier ministre sortant, en scandant des slogans. « Legault, Trudeau votre inaction nous tue » avec une bannière « Passons des changements climatiques à un climat de changement ».

Avant d’atteindre les quelque 200 militants libéraux estriens, Justin Trudeau a rapidement salué les manifestants à la sortie de son autobus de campagne au Musée de la nature et des sciences.

S’il ne s’est pas adressé directement à ses militants, il a rappelé avoir entendu les gens d’un bout à l’autre du pays en matière d’environnement notamment lors de la marche sur le climat de la fin septembre.

« Des jeunes comme on a vu ce soir sont passionnés par la lutte aux changements climatiques. On est d’accord, il faut qu’on en fasse plus. Mettons les choses au clair, aucun gouvernement n’a plus fait pour protéger l’environnement dans l’histoire de notre pays que notre gouvernement. Pour la première fois, nous avons mis un prix sur la pollution d’un bout à l’autre de ce pays », a soutenu Justin Trudeau. 

Les militants en matière de lutte aux changements climatiques ont indiqué que leur objectif n’était pas que Justin Trudeau s’adresse à eux.

« Nous voulons réveiller les gouvernements pour qu’ils fassent des actions concrètes pour l’environnement. Nous ne sommes pas là pour négocier avec eux, nous sommes là pour les réveiller de leur inertie. Le message environnemental n’a pas passé lors de la campagne électorale, alors que ça doit être l’enjeu de société prioritaire », soutient l’une des porte-paroles du groupe Marie Talaïa.

À défaut de rencontrer Justin Trudeau, les militants ont pu discuter avec la ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau.

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Les montagnes lancent L’Est Go

Les quatre stations de ski de la région s’associent pour lancer un laissez-passer universel. Avec cette initiative, Mont-Sutton, Mont-Orford, Bromont et Owl’s Head veulent principalement attirer des gens de l’extérieur du Québec.

La carte l’Est Go permet d’acheter des billets qui sont échangeables dans n’importe quelle des quatre stations.  

« Ça donne une flexibilité aux gens pour aller skier, mais aussi un pouvoir d’attraction pour la région, indique Marc-André Meunier, directeur marketing et communication de Bromont. L’idée, c’est de stimuler une visite supplémentaire. »

Le projet cible les Québécois des autres régions, mais surtout les Ontariens et les Américains.

« En Ontario, c’est là qu’il y a le plus de skieurs, mais le moins de montagnes, souligne M. Meunier. Pour eux l’attractivité des Cantons-de-l’Est est bonne avec la nouvelle autoroute 30. Ce produit-là donne une occasion supplémentaire pour capter ce marché. »

« Je le vois vraiment comme une opportunité de se mettre en valeur dans les marchés américains et du côté ontarien, mentionne Yves Juneau, président directeur général de l’Association des stations de ski du Québec. On peut skier partout en Amérique du Nord, mais d’avoir une offre avec quatre stations accessibles avec la même passe, on voit ça rarement. On vient d’être plus attrayant que peut-être l’État du Vermont ou l’État de New York parce qu’en plus on a une qualité de neige plus intéressante. On va avoir une bonne force de frappe avec ce produit. »

Le visuel présenté mercredi matin était d’ailleurs complètement en anglais pour être présenté dans des salons en Ontario.

L’entente pour la répartition de l’argent entre les stations est confidentielle, mais M. Meunier confirme qu’il y a une « redistribution en fonction des visites. »

La carte est en vente dès maintenant au www.lestgo.ski. Il est possible d’acheter entre deux et huit billets pour l’instant.

Le ski dans les Cantons-de-l’Est est le deuxième marché en importance au Québec avec une part de marché de 21,7 % et 1 355 000 visites l’an dernier.

Sherbrooke

McCann donne le coup d'envoi à l'agrandissement du centre de recherche du CHUS

Les travaux d’agrandissement du centre de recherche du CHUS sont officiellement lancés. À terme, ces rénovations permettront de faire avancer la recherche concernant le diabète de type 2.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, était de passage à Sherbrooke pour annoncer le début des travaux qui devraient se terminer au printemps 2020. Ces derniers consistent principalement à un agrandissement de près de 100 mètres carrés de l’aile 8 du Centre de recherche et d’un réaménagement mineur d’un local actuellement inoccupé. 

Une salle permettra d’aménager un appareil de tomographie par émission de positrons couplé à un tomodensimètre. Cet appareil permettra de répondre à des besoins urgent pour des projets de recherche, notamment afin d’améliorer la prédiction des issus cliniques du diabète de type 2 à l’aide de l’imagerie moléculaire. Ce sera le premier appareil de ce genre au Québec et l’un des seuls en Amérique du Nord.

« C’est un appareil qui sera consacré à 100 % à la recherche, explique Dr André Carpentier, endocrinologue à l’Hôpital Fleurimont et professeur-chercheur au centre de recherche. Par exemple, on peut colorer les gras alimentaires à travers le corps. On est donc capable de déterminer à quel endroit le gras que la personne mange s’en va et de quantifier le gras qui rentre dans un organe. Ce sont des phénomènes qui sont intimement liés au développement du diabète. Ça nous permet de faire des mesures qui sont absolument impossibles à faire autrement. C’est la seule façon actuellement de faire ce type de recherche. «

Le projet d’agrandissement a été financé à hauteur de près de quatre millions de $ par le ministère de l’Économie et de l’Innovation en plus de bénéficier d’un soutien d’un million $ de la part de la Fondation du CHUS.

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Agression sexuelle: une intervenante du CJE forcée avec une EpiPen

Une intervenante du Centre jeunesse de l’Estrie a été menacée avec un auto-injecteur EpiPen par un adolescent de 15 ans qui voulait la contraindre à des gestes de nature sexuelle.

Il aurait forcé l’intervenante à lui faire une fellation en la menaçant avec l’objet muni d’une aiguille. C’est en le mordant qu’elle a réussi à se défaire de son emprise.

L’adolescent a pris la fuite avant d’être retrouvé, puis mis en état d’arrestation. 

Il a été amené devant la juge Lise Gagnon en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke où des accusations d’agression sexuelle armée, de voies de fait armées, de voies de fait simple et de séquestration ont été déposées contre lui.

L’avocate de la défense Me Mélissa Robert de l’aide juridique a demandé que son client soit évalué relativement à son aptitude à comparaître.

La procureure aux poursuites criminelles Me Josiane Gaudreau et Me Robert ont demandé que le dossier soit reporté au 25 octobre.

Demande d’enquête

Le porte-parole de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de l’Estrie (APTS), Emmanuel Breton, assure que l’employée touchée a reçu tout le soutien possible à la suite de cette agression.

« Notre priorité était qu’elle reçoive tout le soutien psychologique nécessaire. Nous voulons aussi nous assurer que ce suivi se poursuivra tant qu’elle ne s’en sera pas remise », explique M. Breton.

L’APTS comptait exiger, jeudi, au conseil d’administration du CIUSSS de l’Estrie qu’une enquête soit faite dans cette affaire et que les correctifs soient apportés.

« Je m’attends à ce que des actions soient prises à la suite de cette enquête », affirme M. Breton.

Emmanuel Breton signale que l’employée touchée n’avait pas reçu la formation OMÉGA qui « vise à développer chez l’intervenant du secteur de la santé et des services sociaux des habiletés et des modes d’intervention pour assurer sa sécurité et celle des autres en situation d’agressivité. »

« On se demande pourquoi cette formation n’est pas donnée d’emblée à tous les employés du centre jeunesse. C’est le cas en santé mentale, alors pourquoi on ne la donne pas aussi avec la clientèle difficile et parfois même criminalisée du centre jeunesse? Il serait très à propos de donner une telle formation aux employés dès leur embauche » soulève M. Breton.

Climat de violence

Il explique que le climat de violence psychologique et même physique n’est pas exceptionnel en centre jeunesse.

« Il arrive régulièrement que les intervenants se fassent crier, mordre ou cracher dessus. C’est le quotidien des employés du centre jeunesse », signale le porte-parole de l’APTS.

Emmanuel Breton déplore ce type de situation de violence.

« C’est encore une fois une employée passionnée qui se retrouve victime d’une telle situation de violence. Nous perdons des gens dévoués dans des situations qui pourraient être évitées », estime Emmanuel Breton.

Le porte-parole de l’APTS rappelle que le manque de personnel demeure toujours d’actualité au Centre jeunesse de l’Estrie.

« Nous espérons qu’avec la fusion des listes d’ancienneté au début novembre, nous ne serons pas confrontés à un exode vers des postes avec d’autres types de clientèle », signale-t-il.

Réaction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Le CIUSSS de l’Estrie - CHUS assure que ce type d’événement est pris très au sérieux, la sécurité du personnel étant primordiale.

« Les intervenants qui travaillent auprès de jeunes qui manifestent des comportements agressifs ont la formation adéquate et des outils à leur disposition pour faire face à ce genre de situation. Lorsqu’une situation de la sorte survient, nous mettons rapidement en place les actions nécessaires pour soutenir notre personnel. De plus, afin de mieux comprendre les circonstances de l’événement auquel vous faites référence, une enquête interne sera menée. Des constats seront faits quant à la conformité des interventions réalisées ce jour-là et des meilleures pratiques à déployer en fonction des caractéristiques des usagers et de la sécurité des intervenants. Si des recommandations sont émises elles seront prises en considération par l’équipe de direction, afin de tout mettre en place pour qu’une telle situation ne se reproduise », explique la direction des communications du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui souligne que lors de l’événement, l’équipe habituelle de travail était en place.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS assure que l’employée impliquée pourrait être accompagnée par le Programme d’aide aux employés et que tout est mis en place pour qu’elle et les membres de l’équipe et le personnel concerné aient tout l’accompagnement nécessaire.

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Deux jours pour verdir ses habitudes

Les Estriens en quête de solutions pour rendre leur quotidien écologique auront cette année deux jours pour parcourir les kiosques et assister aux activités du Salon de la famille écoresponsable. Revenant à la charge pour une deuxième année, l’événement qui se tiendra chez Sercovie les 19 et 20 octobre se veut l’endroit tout désigné pour faire quelques pas supplémentaires vers un mode de vie vert, alors que les manifestations des dernières semaines font toujours écho dans l’espace public.

Plus de 40 exposants locaux dont les produits et services sont destinés aux familles et à un mode de vie écoresponsable viendront à la rencontre des citoyens, alors que se tiendront durant le week-end une quinzaine de conférences. « Nous avons eu énormément de demandes d’entreprises qui voulaient participer au salon. Mais nous sommes fières d’avoir sélectionné des exposants qui ont de belles valeurs et qui présentent des produits durables, locaux et faits avec passion », indique Liliane Carvalho, cofondatrice de l’événement.  

Des invités tels que le spécialiste des habitations écologiques Francis Gendron, de Solution ERA, la docteure spécialiste en conservation des écosystèmes marins Lyne Morissette, de Mission 100 tonnes, et la blogueuse et chroniqueuse Jaime Damak, de Je suis une maman, monteront sur scène. 

Des ateliers culinaires et de fabrication de pâte à modeler ainsi que des séances de maquillage seront offerts aux petits et grands. Une salle consacrée aux activités à faire en famille compte d’ailleurs parmi les nouveautés de cette année. 

« Des gestes individuels, collectivement »

La conseillère municipale et présidente du Comité de l’environnement de la Ville de Sherbrooke, Karine Godbout, viendra aiguiller les visiteurs avec sa conférence Comment bien trier mes matières résiduelles?, qu’elle animera dimanche en compagnie de Stéphanie Gagné Clermont. 

La conférence se tiendra en trois volets, soit le cycle de vie d’un produit, les règles pour un bon tri, et les trucs pour mieux consommer.

« Il y a plusieurs questions qui me viennent des citoyens. Est-ce que le plastique numéro 7 c’est compostable, recyclable? Est-ce qu’on doit rincer nos contenants? Déboucher les bouchons? Ensacher les sacs? On va faire une révision de tout ça dans le deuxième volet. » 

« On le sait, changer ses habitudes, ce n’est pas facile, commente Mme Godbout. Souvent, c’est un geste à la fois. Par où on commence? Comment on continue à s’améliorer? Je pense que le salon va répondre à ces questions-là. [...] C’est une approche pour aider sur des gestes individuels, mais collectivement. » 

L’événement est ouvert gratuitement au public. Seuls la soirée découverte et conférence Les maisons du futur : saines-écologiques-autonomes avec Francis Gendron de samedi et le déjeuner-conférence Comment rallier son entourage au mode de vie zéro déchet de dimanche avec la cofondatrice du salon Hélène Boissonneault nécessitent l’achat de billets. 

La programmation complète du Salon de la famille écoresponsable est disponible au www.familleecoresponsable.com.

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Premier pas d’Extinction Rebellion à Sherbrooke

Le mouvement social écologiste Extinction Rebellion, dont des sympathisants ont grimpé dans la structure du pont Jacques-Cartier à Montréal plus tôt cette semaine, a organisé son premier événement à Sherbrooke, samedi. De manière très calme, une quarantaine de personnes ont traversé à plusieurs reprises l’intersection des rues King Ouest et Jacques-Cartier avec des pancartes visant à sensibiliser les automobilistes à l’environnement.

« On ne fait pas de désobéissance civile aujourd’hui, lance en entrée de jeu la porte-parole sherbrookoise de l’organisation, Charlotte Crevier. C’est une manifestation non violente. On ne prendra rien en otage, on ne bloquera rien. On veut entrer en contact avec les citoyens, leur montrer qu’on est arrivés à Sherbrooke. »

Selon la porte-parole, les citoyens réservent habituellement un bel accueil aux gens d’Extinction Rebellion. « Il y a une belle réception. On est heureux, on danse, il y a de la musique, c’est une fête. On apporte notre message de façon festive, dans l’amour. Les gens sont au courant qu’il y a une urgence climatique et qu’il faut faire quelque chose », analyse-t-elle. 

« Le message reste le même, peu importe où : il est temps qu’un réel changement se passe, enchaîne Mme Crevier. On veut des actions, des promesses, des engagements clairs et concrets. On est en situation de crise, c’est pourquoi on invite les gens à se rebeller. »

Selon elle, les principaux partis ne parlent pas assez d’environnement en temps de campagne électorale fédérale. « Quelque 500 000 personnes ont marché le 27 septembre dernier pour l’environnement et rien n’a changé dans les plateformes électorales. Aucun parti n’a pris plus d’engagements. C’est pourquoi Extinction Rebellion a sa raison d’être, surtout en ce moment. On a marché, on a signé des pétitions et des pactes, là on est ailleurs. Allô, on est là, il faut que quelque chose se passe », demande celle qui a déjà milité pour Greenpeace. 

D’autres actions un peu plus épicées pourraient venir. « J’aimerais faire des actions de désobéissance civile. Des actions-chocs pour réveiller les gens. On aimerait aussi faire des actions pour la planète, pour laver des trucs par exemple. J’aimerais qu’il y ait une collaboration avec la Ville », résume-t-elle, ajoutant qu’il est « clair que plein d’autres choses s’en viennent pour Sherbrooke ».

Rappelons qu’Extinction Rebellion est un mouvement mondial qui lutte contre les changements climatiques, mais qui utilise la désobéissance civile non violente afin de mobiliser les gens et de passer un message clair aux gouvernements.

De son côté, le Service de police de Sherbrooke n’est pas intervenu lors de l’événement, mais des autopatrouilles surveillaient attentivement l’intersection. Le lieutenant Martin Lagueux a qualifié les sympathisants d’Extinction Rebellion de « disciplinés ». « On n’a pas constaté d’infraction. Ils n’ont pas fait exprès de ralentir le trafic. Quand le feu de circulation tombait au vert, ils avaient déjà dégagé la voie », a-t-il témoigné.

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Passer à la prochaine étape

 L’arrivée de Extinction Rebellion (XR) à Sherbrooke signifie que des Estriens sont prêts à porter leur message. Émile Théberge, 16 ans, qui participe à une action de XR pour la toute première fois, serait prêt à désobéir.

« Je trouve qu’on a passé beaucoup de temps à faire des actions passives, mentionne le jeune homme. On n’a pas été écouté, à peu près rien n’a été fait. Pour se faire écouter, il faut le faire. Je ne serais pas contre, un moment donné, de participer à une action de désobéissance civile. »

« Je vois qu’il y a du monde qui n’ont pas conscience des répercussions de leurs actions, enchaîne celui qui a participé au premier événement sherbrookois de l’organisation. Je trouve ça beau de voir des gens qui se mobilisent pour ça. On voit des rapports scientifiques qui montrent que le changement climatique, ce n’est pas une invention. Il faut changer tout de suite, on n’a pas beaucoup de temps », dit celui qui utilise un vélo et un cyclomoteur pour se déplacer.

Esperando Lachapelle, lui, participe pour l’environnement. Il vise l’autosuffisance et cherche à sortir de la société. « Mon grand-père est autosuffisant à 50 %. Il a son champ de bleuets, son jardin et une serre. Je travaille avec lui tout l’été. J’essaie de terminer mon secondaire, j’avais lâché l’école, car le système n’a jamais été pour moi. J’aimerais aller dans une communauté », explique-t-il à La Tribune, en soulevant une pancarte sur le passage piétonnier de la rue Jacques-Cartier.

« Je participe au plus d’actions possible, poursuit-il. Je vais souvent à Montréal, c’est surtout là-bas que ça se passe. »

M. Lachapelle utilise la voiture le moins souvent possible. « Je sais que les gens la prennent, car dans notre société, ils sont pressés. S’il fallait qu’ils se rendent en vélo partout ça se ferait, mais il faudrait qu’il y ait plus de ressources, plus de pistes cyclables », analyse le jeune homme. 

Michel, qui a préféré taire son nom de famille, pense que des actions doivent se prendre à l’échelle politique. « Il faudrait avoir un système de votation représentatif. Il faudrait s’inspirer du système politique de la Suisse, qui est plus avancé. Ils ont un droit de parole plus important. On pourrait créer un fonds international pour aider les pays plus pauvres à se dépolluer », réclame le citoyen de Sherbrooke. 

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Pierre-Hugues Boisvenu précise sa pensée par rapport aux gens qui votent pour le Bloc

Après avoir lancé sur Facebook que les gens « votent pour le Bloc pour faire comme leur voisin. On sait bien qu’au Québec le voisin gonflable qui gère la vie de bien des gens (sic) », le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu rectifie le tir. Celui-ci répondait à quelqu’un qui affirmait que « Andrew Scheer est une réplique exacte de Stephen Harper » dans la section commentaires d’une publication du Parti conservateur.

Après avoir été contacté par La Tribune, le sénateur a apporté une nuance à son commentaire. « (Je m’explique, c’est une image) Tu sais ce que c’est une vague, quand elle passe les gens embarquent de dans (sic) », a-t-il ajouté sur le réseau social. 

Le Sherbrookois s’est également excusé à un autre utilisateur qui se sentait dénigré. « Je n’ai pas dénigré. J’ai posé une question pourquoi il comparaît (sic) Scheer à Harper. Et pourquoi il votait Bloc. C’est une image. Je m’excuse si vous avez considérez (sic) cela du dénigrement. Ce n’était pas mon objectif. » a mentionné M. Boisvenu.

Explications

En entrevue avec La Tribune, Pierre-Hugues Boisvenu a précisé sa pensée. « Ce que je voulais dire, c’est que quand un parti progresse, il y a un mouvement de masse qui se fait, a-t-il mentionné. C’est en ce sens que je disais ça. »

« L’automne dernier, le Bloc ramassait environ 9 à 10 % des intentions de vote, analyse le sénateur. Aujourd’hui, je n’ai pas vu les sondages, mais ils pourraient aller jusqu’à 30 %. Quand je vois sur Internet qui vote pour eux, c’est parce qu’il y a comme un mouvement de sympathie, un peu comme M. Singh [du NPD] dans le Canada anglais. Les gens qui votent aiment gagner. Quand les gens savent que le Bloc risque d’être gagnant à la prochaine élection, ils vont vers ce parti. Il y a un automatisme qui se fait chez les Québécois. »

« L’image n’est pas de dire que les gens font comme les autres, enchaîne-t-il. Les gens s’inspirent d’un mouvement qu’on observe depuis environ un mois. Il y a une espèce de vague. »

Et que pense-t-il de la comparaison entre Andrew Scheer et Stephen Harper? 

« C’est de ne pas connaître M. Scheer quand les gens disent ça. Je pense qu’on sent dans cette comparaison, non pas une attaque envers l’homme, mais envers le parti. Je pense que nous sommes dans deux facettes totalement différentes de l’homme politique. Autant M. Harper était plus cartésien, plus froid, plus difficile d’approche. Autant on a en M. Scheer un homme beaucoup plus souriant, beaucoup plus près des gens et qui est prêt à beaucoup plus de compromis par rapport aux demandes du Québec que celles que M. Harper avait à l’époque », pense M. Boisvenu. 

De son côté, le candidat du Bloc québécois dans Sherbrooke, Claude Forgues, a réagi à la demande de La Tribune. « Paroles de frustrations pour les mauvais résultats de son groupe de la part d’un sénateur fossile. Le vote pour le Bloc est une mobilisation citoyenne pour nous et chaque fois que le Québec est sorti voter, le Québec a gagné. Un de nos objectifs : l’abolition de ce mouroir qu’est le Sénat », a-t-il mentionné. 

« J’ai l’impression qu’il parle par dépit, étant donné que ses candidats sont en train de perdre. La décision des Québécois doit être respectée. Toutes les fois que les Québécois sont sortis en masse, ils sont sortis gagnants, quelle que soit leur décision », a précisé Claude Forgues.

Quelques heures plus tard, le candidat du Bloc québécois a recontacté La Tribune afin de retirer ses commentaires.

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Les élus divisés sur les gestes de désobéissance civile de XR

Les élus sont divisés quant à la possibilité de manifestations de désobéissance civile du groupe Extinction Rebellion qui est arrivé à Sherbrooke en fin de semaine. Si certains comprennent que des environnementalistes prennent des actions plus fortes, d’autres aimeraient que le groupe continue de sensibiliser sans trop déranger.

Le conseiller municipal Vincent Boutin rappelle que les mouvements de désobéissance civile ne datent pas d’hier. « Ça fait des années que ça existe. Gandhi en a fait à l’époque, ça fait partie d’une forme de manifestation. S’ils décident d’aller là, on va les accompagner là-dedans. Je pense que leur message en fin de semaine, c’était surtout de faire une première approche et de sensibiliser les gens sur le plan de l’environnement. On verra au moment venu s’il y a des situations comme ça, mais pour l’instant, c’est un peu hypothétique », considère l’élu municipal.

Pour lui, ces groupes ont la légitimité de faire des actions comme ils l’ont fait samedi. « Tout le monde peut s’exprimer à sa façon. S’ils veulent marteler le message environnemental, tant mieux. Je pense qu’à l’heure actuelle, beaucoup de gens sont conscients de l’importance que l’environnement prend dans la société. Plus on parle d’environnement, mieux c’est », poursuit-il. 

De son côté, la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, n’est pas surprise que des organisations passent en deuxième vitesse. « Des manifestations, il y en a eu. On n’a pas vu de réaction significative des gouvernements. Un moment donné, on se demande à quoi ça sert de marcher. Moi, tant que ça reste pacifique, je ne le condamnerais pas. Ce qui est à condamner, c’est l’inaction des gouvernements », commente celle qui a été élue sous la bannière de Québec solidaire.

« Moi, mon rôle de députée est de surveiller l’action gouvernementale et de m’assurer que des gestes sont posés face à la crise climatique, enchaîne-t-elle. Moi, ce que je vois, c’est un gouvernement qui a reconnu récemment l’urgence, mais n’agit pas. C’est condamnable. »

Le conseiller municipal Paul Gingues a trouvé brillante l’idée de s’installer à l’intersection des rues King Ouest et Jacques-Cartier, mais aimerait que le groupe demeure dans la positivité. « Je peux comprendre le mouvement d’Extinction Rebellion. On a vu les frictions que ça apporte à Tout le monde en parle, quand on tombe dans des mouvements un peu plus radicaux. Je ne suis pas sûr que c’est la bonne approche. Les gains qu’on fait en conscientisation, on peut en perdre de l’autre côté. C’est une conscientisation globale qu’il faut faire, je ne pense pas que la cible est nécessairement atteinte. Il y a eu un article en premier écran de l’application numérique de La Tribune, et la première phrase c’est “on n’a pas fait de désobéissance civile” », analyse-t-il, faisant remarquer que le mouvement a eu de la visibilité sans choquer. 

La conseillère et présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout, abondait dans le même sens. « Ma position est délicate. L’effet de ces actions sert à éveiller des consciences. Il y a des risques très difficiles à évaluer. Est-ce que ce genre d’initiative peut braquer des gens? Mon approche à la Ville de Sherbrooke, c’est vraiment l’ensemble et la collaboration. J’invite à la collaboration, la Ville a une volonté de se positionner sur ces enjeux », affirme-t-elle.

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Comment aller plus loin pour l'environnement?

 Le mouvement Extinction Rebellion s’est fait connaître des Sherbrookois, samedi. Des sympathisants ont mené une action qui n’est pas de la désobéissance civile à une intersection achalandée de la ville. Les environnementalistes demandent aux gouvernements d’agir. Pour les élus, on peut encore s’améliorer collectivement afin d’être plus « verts ».

Christine Labrie

Pour les transports en commun, la députée Christine Labrie pense que Sherbrooke devrait avoir un coup de pouce de Québec. « Le gouvernement est assez silencieux sur ce qui s’en vient en matière de transports en commun, surtout en région. Ils ont annoncé des investissements pour Montréal et pour Québec. Pour les régions, c’est comme si, du point de vue de la CAQ, ça n’existait pas le transport en commun. Les besoins sont là, aussi. Les gens sont prêts à changer leurs habitudes de vie, mais on ne peut pas leur demander de remplacer [l’auto] par rien. [...] Quand on habite une ville comme Sherbrooke, ce n’est pas normal que ça prenne 1 h 15 pour se rendre au travail. »

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Route 112 : Westbury salue la décision du MTQ

Décidément, la décision du ministère des Transports de diminuer la vitesse permise sur la route 112, du chemin Paul à la jonction avec la route 253, n’a pas fini de susciter des réactions. La municipalité de Westbury a manifesté sa satisfaction face à l’adoption de cette mesure temporaire, citant le danger que représente ce tronçon à l’entrée de son territoire.

Avec son hôtel de ville et son marché d’été situé directement en bordure de la route 112, la municipalité de Westbury appuie le MTQ dans sa décision de réduire la vitesse permise à 70 km/h, allant même jusqu’à dire que la vitesse devrait être réduite à 50 km/h sur la route 214 à l’entrée d’East Angus.

À lire aussi : Route 112 à Ascot Corner : la vitesse abaissée à 70 km/h

Vitesse diminuée sur la route 112 : East Angus critique la décision du MTQ

« Cette mesure temporaire est un pas dans la bonne direction, c’est positif pour nous, explique Gray Forster, maire de Westbury. On a fait des études en collaboration avec la CLD du Haut-Saint-François en 2016 et les conclusions qui sont ressorties étaient de réduire la vitesse à 70 km/h du chemin de l’Aéroport jusqu’à la jonction avec East Angus. »

Selon lui, plusieurs citoyens auraient déposé des plaintes afin de faire abaisser la limite de vitesse permise dans ce secteur au fil des années, culminant avec une pétition formelle déposée à la municipalité.

« De ce que j’ai entendu jusqu’à maintenant, les gens sont très contents, confie-t-il. Beaucoup de gens avaient peur d’aller au marché public l’été parce que ça roule trop vite dans ce coin-là. Aux alentours de 16 h, la route est pleine de véhicules et les gens roulent vite pour rentrer chez eux. »

« Certains élus municipaux m’ont fait part de leurs craintes quand ils viennent à l’hôtel de ville, ils n’ont pas beaucoup de temps pour ralentir et entrer dans la cour en toute sécurité. C’est sans parler des agriculteurs du coin, qui doivent emprunter la route 112 avec leurs tracteurs qui roulent à 25 km/h. Idéalement, il faudrait réduire la limite de vitesse dans cette partie de la route et ajouter deux nouvelles voies. »

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Des cliniques de dépistage du VPH

Jusqu’à 80 % des femmes seront infectées par le virus du papillome humain (VPH) au cours de leur vie, un virus qui est transmis sexuellement. Si certaines femmes réussissent à éliminer le virus sans problème, d’autres n’en guériront pas. Mais le VPH est asymptomatique et il est la principale cause du cancer du col de l’utérus. Un cancer meurtrier.

« En 2017, 1550 Canadiennes ont reçu un diagnostic de cancer du col de l’utérus et près de 25 % d’entre elles en sont décédées », soutient Dre Jessica Ruel-Laliberté, résidente de troisième année en obstétrique-gynécologie au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

L’équipe d’obstétrique-gynécologie du CIUSSS de l’Estrie-CHUS offrira gratuitement des tests de dépistage (test PAP) aux femmes de 21 à 65 ans dont le dernier examen remonte à plus de deux ans dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation au cancer du col de l’utérus qui se tient jusqu’à vendredi.

Les cliniques auront lieu à Sherbrooke et aussi à l’Hôpital de Granby, une nouveauté cette année. « L’année dernière, il y avait des femmes qui avaient fait plus d’une heure de route pour venir passer l’examen. Nous avons décidé de le décentraliser cette année », explique Dre Ruel-Laliberté.

Il est possible de prendre rendez-vous au www.santeestrie.qc.ca/cancerducol ou encore en téléphonant au 819 346-1110, poste 22604 pour Sherbrooke et Granby.

Dre Ruel-Laliberté tient à rappeler que toutes les femmes doivent passer le test, y compris celles qui ont un partenaire stable depuis de nombreuses années.

« Ce n’est pas une question de tromperie; le cancer du col de l’utérus peut apparaître plus de 20 ans après une infection par le VPH », explique-t-elle.

L’an dernier, 200 femmes ont participé à la clinique de dépistage. « De ce nombre, 40 femmes n’avaient pas de médecin de famille. Soixante autres avaient un médecin de famille qui ne proposait pas le test ou ne l’offrait pas », précise Jessica Ruel-Laliberté.

Depuis quelques années, un vaccin contre le VPH est offert aux enfants dans le cadre du programme québécois de vaccination. Mais les jeunes femmes qui ont reçu le vaccin doivent quand même passer le test PAP. « En plus du test PAP, les femmes qui ne sont pas vaccinées obtiendront de l’information et une ordonnance médicale du vaccin contre le VPH », ajoute-t-elle.

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Hydro-Québec offre un projet aux résidants de Saint-Élie

Hydro-Québec octroiera 430 000 $ à la Ville de Sherbrooke pour dédommager les citoyens ayant été dérangés dans le secteur Saint-Élie par les travaux de la société d’État. Le conseiller municipal du secteur, Julien Lachance, demande l’aide des citoyens pour trouver un projet mobilisateur qui profitera aux citoyens.

« Toute la ligne est dans le district Saint-Élie, du chemin Dion au chemin Godin, explique le conseiller municipal. Ça traverse Saint-Élie comme tel. Historiquement, l’argent a toujours été remis pour un projet particulier dans la communauté où le dérangement a été fait. On en a déjà eu une il y a une quinzaine d’années. Un chalet de ski de fond avait été construit sur le chemin Laliberté. »

« C’est un revenu exceptionnel, selon moi, ça devra être un projet qui devrait être exceptionnel, qui sort de l’ordinaire », enchaîne M. Lachance, ajoutant que des critères comme la pérennité doivent être pris en compte. 

Le projet devra également être voté au conseil municipal. « Ça va prendre une recommandation de l’arrondissement. Ce qui a été convenu, c’est de faire une participation citoyenne pour voir quel projet sortirait. Un comité de quelques personnes a été formé pour analyser les projets. Il est prévu d’aller sonder les gens sur Internet, de façon simple pour voir ce que les gens préfèrent », indique Julien Lachance. 

« On a quelques projets qui sont entrés, poursuit-il. L’administration municipale a fait un travail pour identifier certains projets. Il y en a plusieurs qui sont intéressants. »

Est-ce que les citoyens ont été dérangés par les travaux? « Même moi, il y a un pylône qui a poussé devant chez moi! Il y a des gens qui ont subi les travaux, comme dans le coin du chemin Godin. Ils ont subi beaucoup d’inconvénients lors des travaux », avoue l’élu.

Dans les commentaires sur Facebook, beaucoup de citoyens demandent une surface de dek hockey qui se transformerait en patinoire l’hiver au parc Ma-Villa. D’autres demandent de « sécuriser le quartier avec des trottoirs, rendre le quartier plus facile d’accès pour les piétons et les vélos avec des pistes cyclables pour se rendre jusqu’au centre communautaire ». 

Les résidants du secteur peuvent soumettre leurs idées au jlach@videotron.ca.

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Simuler pour apprendre à communiquer [VIDÉO ET PHOTOS]

Si une explosion chimique survenait à l’Université de Sherbrooke, comment les services d’urgence réagiraient-ils? C’est ce scénario qu’ont exploré les 55e (Québec), 52e (Sherbrooke) et 51e (Montréal) Ambulances de campagne de l’Armée canadienne, Ambulances de l’Estrie, le Service de police et le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke samedi.

Dans le pavillon 2 de l’Université de Sherbrooke, l’alarme d’incendie résonne. Des réservistes jouant des victimes, des blessés ou des personnes qui ont été infectées, se comptent par dizaines dans le bâtiment. Certains sortent sur leurs jambes, d’autres doivent être aidés pour être évacués. Quelques-uns sont déclarés morts. 

Coup sur coup arrivent les policiers, les pompiers, les ambulanciers et la 158e Ambulance de l’armée. Ensemble, comme ils le font aux trois ans, ils apprennent à communiquer au cas où une telle situation arrivait. 

Daniel Gingras, directeur adjoint aux opérations pour le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, considère que cet exercice prépare bien ses troupes lorsqu’arrive une situation comme celle de Neptune Technologies et bioressources, qui avait explosé en 2012. « C’est là que ça nous permet d’arrimer les systèmes de collaboration entre les différents services. De manière standard, on ne peut pas se parler. Il y a des policiers, des gens de l’Université, des gens de la CNESST, des ambulanciers, etc. Aujourd’hui, on peut tous se parler, transmettre l’information à tous les gens qui sont sur le terrain », explique le pompier. 

M. Gingras a déployé une douzaine de sapeurs. « Le but, c’était de simuler le fait que nous étions débordés et qu’on demande aux gens de l’armée d’être déployés. En temps réel, l’accès aux gens de l’armée est plus difficile. Le temps de déploiement n’est pas aussi rapide », analyse-t-il, avouant que normalement, plus de pompiers auraient été déployés.

« On aurait déployé énormément d’effectifs, assure M. Gingras. Sur un incendie, on déploie plus d’effectifs que ça. Il faut assurer une couverture, on a une ville à couvrir aujourd’hui. On a déployé trois casernes, mais on a quand même assuré une couverture du territoire. »

Pour le major Michel Garant, commandant de la  52e Ambulance de campagne de Sherbrooke, cette simulation permet aux différentes équipes de se familiariser avec le jargon des autres. « Normalement, nous sommes des services séparés. Tout le monde a sa façon de faire. [On pratique] surtout la communication. Au final, on va traiter le patient », indique-t-il.

Le directeur aux opérations chez Ambulances de l’Estrie, Jean-François Pellerin, rappelle que les équipes n’avaient aucune idée du scénario qui allait leur être proposé samedi matin. « On savait qu’il y aurait un incident dans l’un des bâtiments de l’Université de Sherbrooke. On n’avait pas d’autres informations, on a été surpris par l’ampleur de l’événement », exprime-t-il.

« Ce ne sont pas des situations qu’on voit souvent, mais on veut s’améliorer, résume M. Pellerin. C’est une belle journée pour pratiquer ce genre de scénarios, peaufiner nos techniques et développer le partenariat avec les différents partenaires avec qui on travaille quotidiennement. »

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Le pilote des Snowbirds forcé de s'éjecter a eu son congé de l’hôpital

Dimanche après-midi, le capitaine Kevin Domon-Grenier, originaire de Saint-Raymond-de-Portneuf, a été forcé de s’éjecter de son avion, pendant la répétition du spectacle des Snowbirds, à Atlanta.

Selon l’Aviation royale canadienne (ARC), le pilote a pu atterrir au sol en parachute sans blessure. Il a obtenu son congé de l’hôpital, tard dimanche soir, poussé sur un fauteuil roulant par sa femme, la capitaine Sarah Dallaire. Originaire de Lévis, elle fait aussi partie des Snowbirds et est la numéro 2 de l’équipe. 

Quant à l’avion CT-114 Tutor de M. Domon-Grenier, il s’est écrasé dans une zone inhabitée au sud du site et personne n’a été blessé. Le capitaine Domon-Grenier, le numéro 5 des Snowbirds, occupe la position du second centre arrière de l’équipe de démonstration de l’ARC. 

Dimanche soir, le commandant du 431e Escadron de démonstration aérienne, le lieutenant-colonel Mike French, déclarait par voie de communiqué que les circonstances ayant mené à l’éjection étaient inconnues. Il a ajouté qu’il «est trop tôt pour savoir si les Snowbirds participeront à leur dernier spectacle aérien de la saison 2019, qui doit avoir lieu les 19 et 20 octobre à Houston, au Texas».  

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Les cadets en mode relance à Sherbrooke

Les cadets de la marine sont en mode relance à Sherbrooke.

Si le corps de cadets de la marine royale canadienne-197 de Sherbrooke (CCMRC-197) comptait 120 membres il n’y a pas si longtemps, ils sont maintenant une quarantaine d’adolescents à se réunir les vendredis soirs.

« Nous voulons que des adolescents de 12 à 18 ans se joignent à nous. Nous faisons la promotion de valeur de respect, de civisme, de discipline et de confiance en soi », explique l’un des officiers civils du CCMRC-197, Stéphane Rioux. 

Les cadets de la marine bénéficient de cours de voile et de certaines fins de semaine nautiques.

« L’été, il y a même des possibilités d’accéder à un camp nautique de deux à six semaines », mentionne Stéphane Rioux.

Le corps de cadets de la marine existe depuis 1964 à Sherbrooke. 

« On se rencontre une fois par semaine le vendredi soir de 18 h 30 à 21 h 30. C’est tourné vers la pratique nautique. Le groupe fait aussi des implications bénévoles. Le corps de cadet est entièrement gratuit grâce à un apport financier de la défense nationale », mentionne Stéphane Rioux.

L’organisme Action Saint-François a bénéficié de l’implication des cadets du CCMRC-197 lors du nettoyage des berges de la rivière.

Le groupe est supervisé par des officiers des Forces canadiennes ainsi que par des officiers civils.

« Nous avons plusieurs projets de développement au cours des prochaines années », assure Stéphane Rioux.

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« Doubles frères »

À un certain moment de leur vie, Jean-François Pouliot et son frère, Stéphane, ont tous deux prononcé les mêmes mots en priant : « Mon Dieu, c’est tellement beau ce que tu me montres. Je t’offre ma vie, fais-en ce que tu veux ». « Lui, ça a été à 22 ans, et moi, à 7 ans », raconte Stéphane à propos de son frère qu’il a vu ordonné prêtre, tout comme lui, vendredi soir à la Basilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke.

« Ce soir, on est non seulement frères de sang, mais aussi frères prêtres. Doubles frères », partageait fièrement l’abbé Stéphane Pouliot quelques heures avant la cérémonie. 

Son cadet, désormais connu comme le père Jean-François Pouliot à l’âge de 37 ans est plus que jamais certain de sa vocation. Mais les questionnements ont été insistants. 

« Un prête dans la famille, je trouvais ça déjà très généreux. Dans ma tête, Stéphane était formaté comme ça. Moi, j’étais celui des deux frères qui allait continuer le nom de Pouliot », sourit le Beauceron d’origine, qui s’était présenté avec une conjointe à l’ordination de son frère, il y a 16 ans.

Lorsqu’il a reçu l’appel, à 21 ans, le père Pouliot terminait son baccalauréat en soins infirmiers et revenait d’un voyage humanitaire au Sénégal. 

En relisant sa vie, il a finalement compris le reproche que lui faisait souvent une ancienne copine. « Elle me disait : “ on dirait que tu veux être avec moi, mais en même temps, tu veux être avec tout le monde. ” Ça me faisait mal, je me disais que j’avais un problème de fidélité. Quand j’ai découvert la vie consacrée, j’ai renoncé à la beauté du mariage, mais pas à l’amour. L’amour qui est en moi va me permettre de me donner d’une manière différente. Non, je n’aurai pas d’enfants, mais il y aura une foule de personnes que j’aurai aidées et dont j’aurai pris soin. »

Des « portes se sont ouvertes »

Si la foi avait toujours été présente dans la famille, notamment grâce aux récits de miracles que leur ont transmis les générations précédentes, c’est surtout grâce à l’orientation de son frère qu’il a confirmé cette révélation. « Je ne pouvais pas le faire pour lui, mais je pouvais certainement lui indiquer les belles places à voir et les rencontres à faire », dit l’abbé Pouliot. 

Des « portes se sont ouvertes » tranquillement, notamment lorsqu’il a fait la rencontre d’un prêtre qui, enfin, lui ressemblait, et qu’il a passé une année à explorer avec la Famille Marie-Jeunesse (FMJ). « Je voyais un jeune prêtre missionnaire qui était heureux, qui jouait de la guitare électrique, qui faisait du sport et qui avait un bac en sociologie. Ça a fait tomber des œillères », indique-t-il. 

« Maintenant, les jeunes qui deviennent prêtre le font beaucoup plus tard et arrivent avec une expérience de vie. Ils ont parfois un couple, une carrière. On a tous eu nos questionnements. On n’est pas des extra-terrestres », partage monseigneur Luc Cyr, archevêque de Sherbrooke, qui a présidé l’ordination vendredi soir.

Même le père Pouliot en a appris sur son aîné, qui exerce comme curé en Ontario. « Il avait une vision très droite de mon parcours, étant de 8 ans mon cadet, mais il y avait une version “ adulte ” qu’il devait connaître. Quand on a l’appel à sept ans, on prend pas mal plus de détours qu’à 22 ans », confie l’abbé Stéphane Pouliot, qui a lui aussi fréquenté des femmes dans le passé.

Le père Pouliot conservera son rôle de berger pour la maison de la FMJ à Sherbrooke, où il présidera sa première messe samedi, à 16 h. Il rendra également des services chez les Sœurs clarisses et se mettra au service de l’Église catholique pour exercer dans l’Archidiocèse de Sherbrooke. 

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Immigration et les relations interculturelles : jour de mobilisation à l’UMQ

Certains nouveaux arrivants n’ont jamais vu un flocon de neige de leur vie, d’autres peinent à comprendre leurs voisins ou leur employeur. Les enjeux d’intégration des immigrants sont multiples, et ils sont d’autant plus nouveaux pour les municipalités de la province, qui voient les néo-québécois s’éloigner de plus en plus des grands centres. Mais encore faut-il leur donner les outils pour rester, note Alexandre Cusson, président de l’Union de municipalités du Québec (UMQ).

« Ce n’est un secret pour personne que le plus dur, c’est l’enracinement », a prononcé M. Cusson devant 150 élus, gestionnaires et experts dans le cadre de la première Journée de mobilisation sur l’immigration et les relations interculturelles de l’UMQ, qui se tenait vendredi à l’Hôtel Detla de Sherbrooke. 

Entre 2006 et 2015, l’Estrie a récolté 1,8 % de l’immigration au Québec, soit 6485 Québécois d’adoption. « Ce n’est pas beaucoup alors que la région représente plus du double de population à l’échelle du Québec », déplore M. Cusson. 

« Les gens n’immigrent pas dans un pays, dans une province. Ils se retrouvent dans la vraie vie dans une ville, sur le terrain. Et le terrain c’est le municipal », insiste celui qui croit que des efforts doivent être faits par les municipalités pour faciliter toutes les sphères de leur quotidien, comme la recherche de logement, la francisation, la connaissance des installations municipales et la vie au travail. « On vit une pénurie de main-d’œuvre importante au Québec, c’est un des éléments importants. » 

L’acceptabilité sociale selon Louis T

Donnant le coup d’envoi à la journée, l’humoriste et vérificateur de mythes Louis T et venu présenter sa vision de l’immigration au Québec, un sujet qu’il aborde dans ses capsules vidéo Vérités et conséquences et dans son spectacle. 

« Les gens s’y connaissent très peu sur l’immigration, confie-t-il à La Tribune. Le pourcentage de musulmans au Québec est par exemple beaucoup moindre que ce que les gens pensent, soit de 3 %, alors que les sondages démontrent que les gens croient qu’il y en a trois à quatre fois plus. J’ai aussi fait un effort de mentionner qu’il faut favoriser l’acceptabilité sociale. Il y a un ressac en ce moment, les gens ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas et il faut respecter cette peur-là. Mais ça, c’est mon propre cheminement à moi. Je suis en train de me dire qu’on ne peut pas juste dire aux gens que c’est bon l’immigration, il faut écouter leurs craintes et trouver une communication dans tout ça. »  

L’animatrice, journaliste et documentariste Karima Brikh et la chroniqueuse Manal Drissi ont notamment part à cette journée de discussions, de même que le maire de Sherbrooke Steve Lussier et la conseillère municipale Annie Godbout, présidente du Comité des relations interculturelles et de la diversité de Sherbrooke. 

L’UMQ a aussi profité de l’événement pour rappeler l’importance de convenir rapidement d’un cadre de référence pour les ententes entre les municipalités et le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), alors que ce dernier procède à une révision de ses différents programmes. 

« Il est essentiel que le partenariat avec les municipalités soit basé sur une vision commune, cohérente et à long terme des actions à mettre en place concernant la régionalisation de l’immigration, dit M. Cusson. Il apparaît aussi nécessaire de bonifier les sommes dont peuvent bénéficier les municipalités dans le programme Mobilisation-Diversité, ce qui leur permettrait de consolider les actions en cours, mais aussi d’en développer de nouvelles. » 

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« Mille millions de fois merci ! »

Pour une 250e fois, les 50 coups de tambour ont résonné vendredi midi devant l’hôtel de ville de Sherbrooke, appelant à la libération du blogueur Raif Badawi, détenu en Arabie saoudite depuis plus de sept ans.

Plusieurs dizaines de sympathisants, dont l’acteur Vincent Graton, ont pris part à cette vigile du vendredi, lancée il y a cinq ans, en présence de l’épouse de Badawi, Ensaf Haidar, et de leur fille Najwa.

Visiblement émue de l’appui indéfectible qu’elle reçoit dans sa lutte pour faire libérer son mari, Mme Haidar s’est brièvement adressée à la foule : « Je n’ai pas de mots, a-t-elle dit. Tout ce que je veux vous dire, c’est : mille millions de mercis à tous. À la semaine prochaine! »

Indigné par la condamnation à 1000 coups de fouet infligée à Raif Badawi par le régime saoudien, l’acteur Vincent Graton a pour sa part salué le courage d’Ensaf Haidar et de ses trois enfants. Il a profité de la campagne électorale pour lancer un appel au prochain gouvernement.

« Le Canada doit être un leader de la vie politique internationale, a lancé le comédien. Nous avons une tradition diplomatique importante. Une tradition avec laquelle nous devons renouer. Je souhaite ardemment que le Canada agisse pour que Ensaf et ses enfants retrouvent Raif. Je souhaite que le Canada dirige une opération internationale pour que Raif Badawi retrouve les siens ici à Sherbrooke », a-t-il réclamé.

Au nom du maire Steve Lussier, la conseillère Danielle Berthold a dit elle aussi souhaiter le retour de Badawi auprès des siens le plus rapidement possible.

« Depuis l’incarcération de son mari, Mme Haidar fait campagne pour sa remise en liberté. Elle a plaidé sa cause auprès des dirigeants canadiens, mais aussi à travers le monde. Madame Haidar, je vous salue. Je salue votre résilience, votre combativité, car ça ne doit pas souvent être évident et facile. »

« Tuer la raison »

La conteuse Petronella Van Dijk, fondatrice du Festival « Les jours sont contés », a pour sa part lu un extrait du livre 1000 coups de fouet, écrit par Raif Badawi dans lequel le blogueur s’élève contre l’obscurantisme religieux.

« Les principales fonctions des États religieux sont de tuer la raison, de lutter contre les enseignements de l’histoire et de la logique. Et d’abêtir les gens. Il est impératif de s’élever contre une telle mentalité et de les empêcher de continuer à tuer l’être humain.

« Les États fondés sur la religion enferment leur peuple dans le cercle de la foi et de la peur, tandis que les autres permettent d’exprimer leurs désirs, leurs talents, leur créativité, leur soif de vie et de civilisation.

« Si nous ne travaillons pas dès aujourd’hui à réécrire notre histoire, loin de la domination qu’exercent les religieux sur notre vie, et si nous ne redéfinissons pas les bases de notre culture et de notre conscience, et ne donnons pas au futur un nouvel horizon, nous continuerons toujours d’être à la traîne et de nous vautrer dans une ignorance désormais inacceptable.

« Pendant ce temps, les peuples civilisés jouissent de la vie et de l’espoir en des lendemains meilleurs. Allons-nous enfin nous réveiller? », a écrit Raif Badawi.

Mireille Elchacar, d’Amnistie Internationale, a pour sa part rappelé que malgré l’arrivée au pouvoir du roi Mohamed Ben Salman, le royaume d’Arabie saoudite, loin de se libéraliser, continue de serrer l’étau à l’égard des libertés individuelles.

« Il y a des personnes qui sont actuellement derrière les barreaux sans même que des accusations ne soient portées contre elles », a rappelé Mme Elchacar en soulignant que plusieurs femmes ont été arrêtées récemment pour avoir osé exprimer leur opinion. Parmi elles se trouve la sœur de Raif Badawi, détenue depuis mai 2018.

« Nous devons continuer de faire pression pour que Raif et toutes ces personnes soient enfin libérées », a réitéré Mme Elchacar.