Sherbrooke

Portraits des candidats de Deauville et Rock Forest

Les Sherbrookois sont appelés aux urnes le 5 novembre. Ils pourront aussi se prononcer lors du vote par anticipation le 29 octobre. Dans quel district voterez-vous? Qui cherche à obtenir votre vote? Que proposent les candidats de votre district? La Tribune cherche à éclairer ses lecteurs avec une courte présentation des aspirants conseillers et une liste de leurs trois principales priorités. Les districts ayant été redessinés, consultez le sherbrooke.ca/elections dans l’onglet « Recherche par adresse » pour connaître le district dans lequel vous voterez.

District 1.1 - Deauville

Le district de Deauville est situé au sud du boulevard Bourque et à l’ouest de la rue du Haut-Bois. Il a une superficie de 53 km2 et compte 9185 électeurs.

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Déversements agricoles : deux poids, deux mesures selon l’UPA

L’Union des producteurs agricoles de l’Estrie (UPA-Estrie) estime que les producteurs agroalimentaires sont traités injustement en n’étant pas soumis aux mêmes règles que les Villes en ce qui concerne les déversements dans les cours d’eau.

« La plus grande frustration provient du deux poids, deux mesures, explique François Bourassa, producteur laitier et acéricole à Valcourt et président de l’UPA Estrie, en marge du congrès régional de l’organisme. Par exemple, la Ville de Sherbrooke fait des centaines de déversements autorisés par année alors qu’une goutte est versée d’une fosse d’un producteur agricole et il y a des sanctions administratives pécuniaires (SAP). En plus il y a une double pénalité, car lorsqu’un producteur a une SAP, il perd aussi ses avantages à l’assurance stabilisation des revenus et l’accès à plusieurs programmes ».

« On ne demande pas de pouvoir faire des déversements, précise Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles de la province. Mais il y a des situations où les producteurs n’ont pas le choix. On comprend que les Villes sont peut-être dans une situation où elles ne peuvent pas agir autrement, mais il faut comprendre que nous faisons face à des situations semblables. On travaille avec des êtres vivants, avec la température et avec les changements climatiques, il faut le comprendre. »

Marcel Groleau ajoute que les producteurs ont selon lui fait beaucoup de chemin dans les dernières années.

« On utilise mieux nos fumiers et on a investi beaucoup en rétention du fumier sur les lieux d’entreposage, mais tout cela semble ne pas être reconnu. On est encore vu comme une menace pour l’environnement alors qu’on est une contribution. Il faut que ça change. »

Une rencontre attendue

Les producteurs agricoles attendent avec impatience la rencontre du 17 novembre entre les membres du milieu agricole et le ministre de l’Agriculture Laurent Lessard. La rencontre devrait paver la voie à la conception d’une politique agroalimentaire pour le Québec.

« Depuis 2014, on a subi les mêmes contractions budgétaires que les autres secteurs avance Marcel Groleau. On a besoin de réinvestissement en agriculture. La demande alimentaire est en hausse partout dans le monde et éventuellement ce sont des emplois que nous allons perdre si on n’investit pas. »

Cette nouvelle politique agroalimentaire devrait être déposée au printemps selon M. Groleau. Il souligne que les relations entre l’UPA et le ministère de l’Agriculture se sont beaucoup améliorées depuis l’arrivée en poste du ministre Laurent Lessard en février.

« Le secteur agroalimentaire a repris ses discussions avec l’État. Avec Pierre Paradis (NDLR, ancien ministre de l’Agriculture), c’était très difficile de communiquer avec le gouvernement et même avec les autres ministères. Au moins maintenant les communications sont rétablies avec le gouvernement. »

« Ce serait un investissement rentable pour le gouvernement et qui pourrait nous permettre d’augmenter le pourcentage de produits locaux dans nos assiettes qui tourne toujours autour de 30 % », résume François Bourassa.

Sherbrooke

Plainte au dge : Pellerin accuse la STS de s’immiscer dans la campagne

Le candidat à la mairie Denis Pellerin a déposé une plainte au Directeur général des élections du Québec en lien avec une publicité qui aurait été commanditée par la Société de transport de Sherbrooke (STS).

M. Pellerin accuse la STS de s’immiscer dans la campagne électorale en faisant la promotion du candidat Bruno Vachon, président de la STS.<

Il cible une publicité qui aurait été commanditée par la STS sur Facebook où l’on aperçoit le président de la STS, Bruno Vachon.

Dans le cadre de ses fonctions, M. Vachon a participé au dévoilement du nouveau service en temps réel lancé mardi par la STS. L’organisation a partagé une publication d’Estrie Plus qui faisait état de ce nouveau service et où on apercevait M. Vachon, également candidat dans le district de Rock Forest.

Aux yeux de M. Pellerin, le fait que la publicité soit commanditée indique qu’elle est payée et qu’elle pourrait être répétée plusieurs fois pendant la campagne électorale. Il reproche à la STS d’avoir dépensé des deniers publics.
Le candidat et président de la STS, Bruno Vachon, a préféré ne pas commenter le dépôt de cette plainte, mais a fait valoir que la STS avait obtenu des avis juridiques avant les élections. Ces avis concernaient la participation à des événements en lien avec la Ville.

Par ailleurs, M. Pellerin a plaidé pour une plus grande transparence de la Ville de Sherbrooke. Il dit être toujours en attente de plus d’une centaine de procès-verbaux de consultations qui, « bien que publics, n’ont pas été déposés sur le site de la Ville ».

« Tout document public devrait être disponible sur le site de la Ville. Une ville intelligente, c’est ça, partager toute l’information... » Denis Pellerin s’est présenté à la mairie de Sherbrooke en 2009 et en 2013.

Le candidat estime aussi que la période de questions du conseil municipal devrait commencer par les réponses aux questions soulevées lors de la séance précédente et « être suivie par une pause pour permettre aux citoyens de rencontrer les élus quelques minutes au lieu d’attendre à la fin de soirée ».

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Dons de vie et reconnaissance

La cérémonie de l’ACDO a pour objectif de rendre hommage aux familles des donneurs d’organes. Et c’est très exactement dans ce but que Linda Paradis est venue de Montréal. Elle ignore qui est le donneur qui lui a offert ses deux nouveaux poumons qui lui ont sauvé la vie.

« Je remercie chaque famille de donneur que je rencontre pour le don qu’elle a fait comme si c’était ma famille, celle qui a permis que j’aie mes nouveaux poumons. J’aimerais tant leur dire comment je suis disciplinée, combien je prends soin de ces poumons, que j’ai recommencé à m’entraîner, que je ne bois pas une seule goutte d’alcool, que j’utilise vraiment bien les poumons qu’ils m’ont offerts », lance la Montréalaise qui mord dans la vie à pleines dents et qui avoue se lever tous les matins extrêmement reconnaissante de pouvoir vivre cette nouvelle journée.

La 24e cérémonie de reconnaissance de l’ACDO a permis à de nombreuses familles de vivre une étape supplémentaire dans leur deuil. De se rappeler de leur proche dans ce qu’il avait de plus beau, de plus fort : sa générosité. Les belles histoires étaient aussi nombreuses que touchantes.

C’est notamment le cas de Rémi Dorval, venu de Québec pour recevoir l’hommage posthume à son épouse. Cette dernière était infirmière à l’Hôtel-Dieu de Québec et travaillait dans le département où l’on offrait des chimiothérapies. Et devinez ce qui l’a terrassée? Un cancer du sein, malheureusement...

« Mon épouse avait signé ses papiers de don d’organes, alors je n’ai pas hésité quand elle est décédée, même si tout est allé très vite. Elle a pu donner ses cornées », raconte-t-il avec une vive émotion.

« Aujourd’hui, je suis fier d’elle. Je suis ému par son don. C’est une femme qui a donné sa vie à autrui et c’est un beau prolongement de ce qu’elle a fait toute sa vie », se réjouit-il.

De leur côté, Marcelle et Sylvain Labonté se sont présentés à la cérémonie de l’ACDO pour rendre hommage à leur père Yvon, qui était en pleine forme et a été terrassé par un AVC aussi soudain que dévastateur à l’âge de 79 ans.

En tout, M. Labonté aura contribué à l’amélioration de cinq vies grâce au don de son foie, ses reins et ses cornées.

« Le don d’organes n’est pas tabou autour de nous. Même que mon père aurait voulu donner son corps à la science s’il avait pu - mais au lieu de ça, il a fait le don de ses organes », se réjouit Marcelle Labonté.

Au total, près de 1500 personnes ont assisté à la cérémonie de l’ACDO qui se tenait à la basilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke vendredi.

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Well inc. pris pour cible

En débat dans les locaux de La Tribune, les candidats à la mairie ont monté le ton quand est venu le temps d’aborder le projet de revitalisation du centre-ville Well inc., le moment fort du débat. Pendant que la chef de Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot, déplorait l’architecture des bâtiments à construire, le maire sortant et chef du Renouveau sherbrookois, Bernard Sévigny, n’arrivait pas à ventiler l’investissement privé de 50 M$ sur la rue Wellington Sud.

Les 50 M$ incluent-ils la construction des deux bâtiments et du stationnement? Considérant que la Ville rachètera le stationnement, doit-on davantage parler d’un investissement privé de 30 M$? « Moi, ce qu’on m’a dit, c’est que le projet du consortium est de 50 M$ » a répondu Bernard Sévigny sans être en mesure de préciser si les 15 à 22 M$ que la Ville devra débourser pour racheter le stationnement doivent être soustraits de ce montant.

« Ça ne va pas bien. C’est votre plus gros projet », s’est étonné Steve Lussier.

Hélène Pigot a récupéré la balle au bond. « Il faut effectivement de l’éclaircissement. On avait des critères sur le nombre de places de stationnement. Ce critère est enflé parce que c’est la Ville qui rachète les places de stationnement. En tant que citoyenne, j’ai l’impression de me faire passer un gros sapin parce que le consortium décide du nombre de places. Si vous faites 900 places, comment on va y aller? Avez-vous vérifié l’embouteillage qu’il y aura au centre-ville? On fait le projet et on verra après? »

Mme Pigot a estimé que Sherbrooke détruit son potentiel architectural d’année en année. « Ce qu’on nous propose avec Well inc., c’est une vieille architecture, c’est laid. Si on veut repousser les gens, il n’y a pas mieux que ce projet architectural. On va défigurer le centre-ville si on continue avec ce projet-là. »

Denis Pellerin estime que Well inc. « n’a pas sa place là » et déplore qu’on détruise « un immeuble patrimonial » en l’Hôtel Wellington. « Le projet est aussi laid que celui qu’on propose pour l’agrandissement du Musée des beaux-arts, qui n’est ni plus ni moins qu’un mini centre de foires. »

Bernard Sévigny a corrigé M. Pellerin en disant que le bâtiment n’était pas classé patrimonial. « Je suis content que vous vous intéressiez au centre-ville. Ça faisait 40 ans qu’il n’y avait aucun intérêt. Il y a un projet structurant. Relancer la Wellington avec un projet comme Well inc., c’est moi qui le propose. Ça va évoluer. »

Steve Lussier concède qu’il faut revitaliser ce secteur-là. « Va-t-on refiler la facture directement aux citoyens? Je ne peux pas croire qu’on se lance dans un projet comme ça sans plan d’affaires. Qu’est-ce qu’on dit aux étudiants qui sortent de l’université? Si tu veux te lancer en affaires, ça prend un plan d’affaires! »

« Vous mélangez les choses. Vous devriez vous réjouir qu’il y ait un projet de 50 M$ du privé qui arrive sur la rue Wellington Sud. Vous voulez tout avoir le premier jour. La proposition sera déposée au conseil municipal par le consortium. Ce sera un plan d’affaires », a rétorqué Bernard Sévigny, rappelant que le bâtiment de l’ancien Écobeat a été acheté par le privé en raison de l’impulsion de Well inc.

M. Sévigny avait d’ailleurs cité Well inc. dans son mot d’ouverture, rappelant qu’il souhaite faire de Sherbrooke LA ville entrepreneuriale et estimant que la ville était bien positionnée également avec la création des incubateurs Espace inc. et EspaceLabz. « On veut faire converger les forces, les talents, les passions de nos citoyens pour faire de Sherbrooke une véritable ville entrepreneuriale. »

Si la discussion a été animée, le candidat Patrick Tétreault ne s’est pas interposé. En dehors des réponses aux questions posées par La Tribune, il a d’ailleurs été discret dans tous les échanges. Il a néanmoins annoncé que sa campagne consistait à développer une autorité citoyenne. « Mon programme c’est que ce soient les citoyens qui exercent le pouvoir politique, non pas en gérant la Ville mais en élaborant ensemble une vision pour mandater l’appareil municipal. »

Hélène Pigot s’est présentée comme la candidate du changement, affirmant que les citoyens étaient mûrs pour du changement. La qualité de vie des citoyens se trouve au centre de son programme. « Notre priorité sera la cohabitation de tous les modes de transport. La participation citoyenne fait partie de nos valeurs et nous miserons sur l’économie locale en mettant en valeur l’agriculture, qui est le parent pauvre. »

Steve Lussier considère que la situation est sombre depuis quatre ans et compte faire de Sherbrooke la ville la plus prospère au Québec en misant sur cinq axes : la finance, la participation citoyenne, l’harmonie au conseil, les infrastructures et la qualité de vie et le développement économique.

Enfin, Denis Pellerin a mentionné que les règles seraient simples s’il est élu. « Nous nous respecterons. Nous reconnaîtrons la valeur du travail et nous serons là pour le plaisir. Il n’y a pas eu beaucoup de plaisir dans les quatre dernières années. Ça tue la créativité. »

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Le nouveau refuge de la SPA ouvrira au printemps

Après quelques mois de retard, la Société protectrice des animaux de l’Estrie annonce qu’elle aménagera dans ses nouveaux locaux du 145 rue Sauvé dans le secteur Rock Forest au printemps 2018. Le nouvel édifice, construit au coût de six millions de dollars, proposera plus d’espace pour les animaux et les employés.

« La phase 1 des travaux est terminée et maintenant on se lance dans l’aménagement intérieur et extérieur de la bâtisse, explique Geneviève Cloutier, porte-parole de la SPA de l’Estrie. C’est un endroit plus central. Il y a plus d’accès au transport en commun et c’est près de l’autoroute. Nous allons être beaucoup plus accessibles. »

« On manque cruellement d’espace au refuge en ce moment, admet-elle, juste pour vous donner un exemple, nous sommes quatre employés dans un bureau et nous n’avons tout simplement pas d’espace pour travailler. Ce n’est pas seulement pour les animaux. »

L’objectif n’est toutefois pas d’accueillir plus d’animaux.

« On va pouvoir accueillir plus d’animaux dans les périodes de débordement c’est certain, mais notre objectif premier est d’avoir plus de place pour les animaux. On va avoir cinq chatteries où les chats seront libres de bouger comme ils le veulent. Pour les chiens, la dimension des cages sera doublée. Chaque animal va avoir plus d’espace. »

Baptisé l’ancienne « paint shop » de la Ville de Sherbrooke, le 1139 du boulevard Queen-Victoria est devenu la propriété de la SPA de l’Estrie en 1982. Depuis, on a dû agrandir trois fois. Comme ces travaux ont été réalisés avec des matériaux de moindre qualité, on remarque que le bâtiment présente un degré d’usure avancé selon Geneviève Cloutier.

« Il y a eu beaucoup d’avancés au niveau des normes pour les refuges ajoute-t-elle. Il y a eu une belle évolution des mentalités. On en profite donc aussi pour se remettre à niveau dans le domaine des refuges tant au niveau des infrastructures que des méthodes de travail. On va avoir un système de ventilation par pièce. Les pièces de chats et de chiens auront de la ventilation différente. Même chose pour les revêtements de plancher et les couleurs. Plus les animaux sont dans un environnement adapté à leur besoin, plus leur santé va être préservée. »

L’Opération Doux refuge de la SPA de l’Estrie, qui vise à aider l’organisme à payer ses nouveaux locaux, a amassé 676 224 $ sur un objectif total de 850 000 $ jusqu’à maintenant.

« On est très content, mais il ne faut pas lâcher. On veut poursuivre la campagne au moins jusqu’à l’ouverture officielle au printemps, note Geneviève Cloutier.

Les gens intéressés à faire un don peuvent le faire au site web operationdouxrefuge.com.

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Des collèges estriens recrutent des élèves en Chine

Des institutions estriennes, dont le collégial du Séminaire de Sherbrooke, le Collège de comptabilité et de secrétariat du Québec (CCSQ) et le Collège de l’Estrie prennent part à une mission de recrutement d’élèves en Chine, ces jours-ci. Un des objectifs est de contrer la baisse démographique qui se reflète sur leurs bancs.

Il s’agit d’une première pour le collégial du Séminaire de Sherbrooke, qui compte quelques étudiants internationaux et qui participera à l’un des deux salons de l’éducation organisés en Chine.

Il s’agit d’une mission chapeautée par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES). On compte également, parmi les participants, la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP).

« On fait une mission d’exploration. Il n’y a pas de plan précis (...) On ne s’attend pas à avoir d’inscriptions : on va voir si ça peut être quelque chose qui peut intéresser les étudiants de venir étudier à Sherbrooke », explique Claire Beaudoin, directrice du collégial du Séminaire de Sherbrooke, en citant notamment les défis de la langue. La directrice du Séminaire, Caroline Champeau, se trouve là-bas en compagnie d’un enseignant.

Directrice des communications à la FEEP, Geneviève Beauvais abonde dans le même sens et parle davantage d’exploration.

« Ça demande de mettre en place beaucoup de choses; il faut les franciser. C’est plus complexe de les franciser », dit-elle en citant par exemple l’orthographe complètement différente.

Selon Mme Beauvais, le Québec suscite beaucoup d’intérêt à l’étranger, entre autres parce que les élèves de la province se démarquent dans les tests PISA, notamment en mathématiques. Des pays comme la France et la Belgique seraient davantage délaissés à la suite des attentats, au profit du Québec, davantage considéré comme un endroit sécuritaire. Les coûts sont aussi plus attrayants en sol québécois qu’aux États-Unis, par exemple.

Le collégial du Séminaire de Sherbrooke accueille environ 300 étudiants, dont quelques étudiants internationaux. Leur nombre varie d’une année à l’autre. Généralement, les étudiants qui proviennent de l’étranger au collégial sont des proches d’étudiants de l’Université de Sherbrooke ou de travailleurs du CIUSSS de l’Estrie, par exemple, illustre Mme Beaudoin.

De leur côté, le CCSQ et le Collège de l’Estrie (CdE) prennent part aux deux salons de l’éducation dans l’Empire du Milieu, à Beijing et à Shanghai.

« Ici à Sherbrooke, on recherche toujours des étudiants internationaux de la grande francophonie », commente Sonia Gaudreault, directrice des deux établissements privés. Une baisse de clientèle, liée au creux démographique, et un taux de chômage bas incite à lorgner du côté de l’international.

Au CCSQ, qui offre de la formation professionnelle, une bonne partie de l’effectif compte des étudiants qui effectuent une réorientation de carrière. Les quelques étudiants internationaux dans les rangs ont été jusqu’ici des étudiants qui sont venus sur la base d’initiatives personnelles. Une classe réunissant des élèves indiens a par ailleurs été démarrée l’hiver dernier.

Interrogée sur les coûts liés à cette mission, Mme Beaudoin cite notamment la production de matériel promotionnel, le remplacement du professeur qui a pris part à la mission et les billets d’avion.

« Comme on a quelques étudiants étrangers, ça faisait partie de notre vision, dans notre planification stratégique, à moyen terme, de tâter un peu l’international et d’aller un peu plus loin là-dedans. Ce n’était pas prévu, mais comme cette mission s’est présentée, on a saisi la balle au bond », note Mme Beaudoin.

La FEEP n’avait pas de données précises à fournir, mais selon l’organisation, les étudiants chinois demeurent encore marginaux : on parle de quelques centaines dans les établissements privés.

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Pigot donnerait 10 % de son salaire

La chef du parti Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot, s’engage à réduire son salaire de mairesse de 10 % si elle est élue. Elle consacrerait les sommes ainsi dégagées à dédommager les citoyens siégeant aux différents comités de la Ville. Elle s’engage aussi à « mettre fin aux nominations partisanes » aux différents comités en laissant le conseil municipal décider de la répartition des tâches.

« On veut vraiment montrer que sur la façon dont est gouverné l’hôtel de ville, les citoyens ont leur place. On ne veut pas avoir des conseils municipaux où les citoyens arrivent à la barre, parlent cinq minutes et si le sujet n’intéresse pas M. le maire, on coupe le micro. Pour rejoindre les citoyens, il va falloir faire du travail pour qu’il y ait de la représentativité. Comme ça demande du travail, je vais dédommager les citoyens pour qu’ils participent aux comités », dit Mme Pigot.

La chef de Sherbrooke Citoyen veut que les comités incluent au moins un tiers de citoyens. Elle ne propose pas, toutefois, de changer la formule de la période des questions au conseil municipal. Pas pour le moment.

« Je propose surtout d’y aller en amont. Tout ne se passe pas au moment du conseil municipal. Ça se passe aussi sur comment on va aller chercher les gens dans les arrondissements. Je n’ai pas réfléchi à la période de cinq minutes, mais au fur et à mesure des années, on va regarder la formule. Il reste que si c’est le seul endroit où on peut apporter ses doléances à l’hôtel de ville, ça pose un problème. Il y a aussi toute une notion de mépris pendant la période des questions, donc on peut changer la façon dont on va s’adresser aux citoyens. »

Mme Pigot veut aussi s’assurer que les nominations aux comités se feront dans la collégialité. Elle admet néanmoins ne pas avoir de solution miracle pour éviter que les membres d’un parti ou les indépendants votent en bloc.

« Quand je serai à la mairie, je considérerai toujours tous les conseillers de façon égale avec ce qu’ils peuvent apporter à la Ville. Je mettrai fin aux nominations partisanes. Ce qu’on voit actuellement, c’est que le maire décide de qui va être à quel comité. Ç’a comme effet que des conseillers ont des primes bonbons, parce que la présidence de comités entraîne des primes. Ensuite, il y a des conseillers qu’on désavoue. On peut penser à M. [Jean-François] Rouleau, qui ne siégeait plus à un comité. On peut aussi mettre des gens à des comités qu’on sait difficiles, comme Hélène Dauphinais à Valoris. Tout ça fait qu’on n’a pas une bonne ambiance en commençant. »

C’est donc le conseil qui déciderait, selon les compétences de chacun. Mais comment empêcher la partisanerie dans le vote? « Ça dépend toujours de comment le conseil fonctionne. Si effectivement à l’issue des élections des élus décident de rester campés sur leurs positions et de nous faire la guerre, on est d’accord, ça se passera mal. J’ai de très bons rapports avec les conseillers de l’autre parti et avec les indépendants. L’idée, c’est de faire de la politique de la ville, pas de la politique partisane. Si on est devant des gens de mauvaise foi, il faudra travailler avec cette mauvaise foi, mais ce sera à eux de se reprocher leurs comportements. »

Enfin, Mme Pigot répète qu’elle démissionnera de la direction de Sherbrooke Citoyen si elle est élue, mais elle demeurera au sein du parti.

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« Merci aux donneurs et à leurs familles »

« Merci aux donneurs et à leurs familles pour votre geste d’une grande générosité, ainsi qu’à tous ceux qui jouent un rôle dans le transport et la transplantation des organes. Aux familles, sachez que malgré le deuil qui afflige plusieurs d’entre vous, j’espère que cette cérémonie vous apportera réconfort et joie à l’idée d’avoir redonné la vie », a soutenu le lieutenant-gouverneur du Québec Michel Doyon, souvent ému aux larmes tout au long de la cérémonie.

C’est vendredi matin que se tenait la 24e cérémonie de l’Association canadienne des dons d’organes (ACDO), qui vise à remettre de façon posthume des titres d’ambassadeurs de la santé et de grand samaritain en reconnaissance aux donneurs d’organes et de tissu du Québec. Ce type de cérémonie est unique en Amérique du Nord.

Naissance à Sherbrooke

Toute l’organisation québécoise autour du don d’organes a pris vie à Sherbrooke il y a 30 ans à l’initiative de Richard Tremblay, alors directeur de Métro Police, le service de police qui desservait alors Lennoxville et Ascot. L’ancien policier est le fondateur de l’ACDO, dont il est toujours président.

« À l’époque, le transport des organes et des équipes médicales se faisait par taxi et par ambulance, ce qui était très inconfortable, pas pratique du tout. Aujourd’hui, nous avons des camions spéciaux destinés non seulement au transport des organes, mais aussi des équipes qui font les prélèvements et les greffes », explique M. Tremblay.

Dans un contexte où le temps est extrêmement précieux pour assurer la viabilité des organes, ce nouveau mode de transport fait une différence et contribue à sauver plusieurs vies.

L’organisation derrière le transport est aujourd’hui extrêmement bien rodée. « Nous avons une centaine de policiers-bénévoles qui font environ 200 transports par année. Pour les policiers, ce bénévolat a beaucoup de sens parce qu’une partie de notre mission est de protéger la vie et le transport des organes et des équipes médicales fait partie intégrante de cette mission », a expliqué Patrick Bélanger, inspecteur-chef à la Sûreté du Québec et lui-même bénévole depuis plus de 20 ans.

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« Je voulais leur dire que j’allais bien »

Frédérick Labbé-Dutil est décédé subitement à l’âge de 21 ans. Même s’il souffrait d’une maladie orpheline et qu’il ne pouvait ni marcher ni parler, sa mort est toutefois arrivée subitement. Sa maman Johanne Dutil a été frappée plein de fouet par son départ soudain et sans avertissement.

«Mon fils est décédé en moins d’une semaine. On a dû prendre la décision rapidement en ce qui concerne le don d’organes et oui, sans hésitation, on a accepté de donner les organes qui pouvaient être sauvés», se souvient sa maman.
Les deux reins de son fils ont ainsi pu être greffés à deux personnes qui se trouvaient sur la liste d’attente pour une greffe.

Trois ans et deux mois d’attente

Pendant ce temps, à moins de 500 km de Sherbrooke, une jeune femme malade de Saguenay patientait depuis des lunes que son nom arrive en haut de la liste des dons d’organes. En effet, Julie-Anne Belley a dû patienter longtemps pour avoir sa greffe. Trois ans et deux mois pour être exact. Quand la maladie nous force à mettre notre vie sur pause, on en vient presque à compter les heures.

«J’avais une maladie des reins depuis que j’étais bébé. Je savais que la greffe serait nécessaire un jour. Quand j’ai finalement été mise sur la liste d’attente, j’ai dû faire de l’hémodialyse à l’hôpital, trois fois par semaine, quatre heures chaque fois. Je ne pouvais plus travailler, je ne pouvais plus avoir de projets comme celui d’avoir des enfants. Ma vie était sur pause», explique la jeune femme de 30 ans maintenant et qui commencera à travailler sous peu au CIUSSS du Saguenay comme secrétaire médicale.

Le rein qui allait lui redonner sa vie est venu de Sherbrooke. C’est Frédérick Labbé-Dutil qui lui a fait le cadeau de la santé.

Grâce à la magie d’Internet et de tous les détails que la toile peut révéler, cette jeune Saguenéenne a réussi à retrouver la famille de son donneur sherbrookois...

«Je voulais dire merci à la famille de mon donneur. Je voulais mettre un peu de baume sur la douleur de Johanne. Je voulais leur dire que j’allais bien», mentionne Julie-Anne Belley, cette jeune greffée qui rayonne aujourd’hui.

Peu après leur premier contact, la maman de Frédérick Labbé-Dutil a parcouru l’autoroute 20 et traversé le parc des Laurentides pour aller rencontrer la jeune femme qui porte aujourd’hui le rein de son fils tant aimé pour une première rencontre touchante. Depuis, les deux femmes sont en contact constamment.

Puis vendredi, c’était au tour d’Anne-Julie Belley de venir à Sherbrooke pour assister à la cérémonie de l’ACDO pour soutenir la maman du jeune disparu. Quand Johanne Dutil regarde Anne-Julie Belley, son regard brille d’une lueur bien spéciale... «C’est le plus beau cadeau de vie que mon fils pouvait faire en redonnant la santé à quelqu’un. Ça met vraiment un baume sur ma douleur. Juste de savoir que Anne-Julie va bien, c’est merveilleux», lance Johanne Dutil.