Vos candidats en deux questions: Sherbrooke sous la loupe

Élisabeth Brière est la candidate pour le Parti libéral du Canada et la députée sortante dans Sherbrooke. Jean-Pierre Fortier est le candidat du Nouveau parti démocratique. Esteban Méndez-Hord est le candidat du Parti conservateur et Pierre-Étienne Rouillard est le candidat du Bloc québécois.

Pour vous aider à faire un choix en vue de l’élection fédérale du 28 avril, La Tribune a interpellé les candidats de la circonscription de Sherbrooke. Nous leur avons demandé leur avis sur un enjeu local et leur principal engagement électoral. Voici leurs réponses.


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Les deux mêmes questions ont été posées à chacun des candidats de la circonscription de Sherbrooke : Élisabeth Brière, députée sortante et candidate pour le Parti libéral (PLC), Jean-Pierre Fortier, pour le Nouveau parti démocratique (NPD), et Pierre-Étienne Rouillard, pour le Bloc québécois (BQ). Le candidat conservateur, Esteban Méndez-Hord, a refusé notre demande d’entrevue.

Q. Quel est votre principal engagement local pour les électeurs de la circonscription de Sherbrooke?

Élisabeth Brière est la candidate pour le Parti libéral du Canada et la députée sortante dans Sherbrooke.

Réponse d’Élisabeth Brière (PLC): «Le logement. Je trouve que le logement à Sherbrooke, c’est vraiment une préoccupation majeure. Hier [mercredi], je visitais le projet Les 3 sœurs des Habitations l’Équerre avec Denise Godbout. Le travail qui se fait est essentiel et très varié aussi. Juste si on prend les Habitations l’Équerre, elle offre des projets pour les femmes monoparentales, pour les femmes en situation d’itinérance. Il faut ouvrir l’offre de logement pour répondre aux besoins qui sont très variés. Quand on répond à la crise du logement, on répond aussi à d’autres enjeux comme l’itinérance et l’emploi. Avoir un toit sur la tête, c’est la première étape pour la stabilité, pour rassembler la famille et pour la sécurité. Après, tu peux te concentrer sur avoir un emploi et le garder. Donc, si on répond à la crise du logement, on répond à énormément d’enjeux à Sherbrooke.»

Jean-Pierre Fortier est le candidat du Nouveau parti démocratique.

Réponse de Jean-Pierre Fortier (NPD): «Je veux certainement faire intervenir les citoyens dans le day to day de ce qu’on fait à Ottawa. Je veux instaurer des réunions statutaires que je vais rendre disponibles sur Internet pour la population. Je vais faire des échanges avec elle et je vais traiter des sujets qui sont discutés à Ottawa et je vais parler des inquiétudes de la population. Dans ces réunions statutaires, je veux inviter les gens de la collectivité, les industries, les communautés et les organismes communautaires pour qu’ils puissent me parler directement, me dire quels sont leurs besoins. C’est par la communication, par la coopération et en étant disponible pour la population, les organismes communautaires et les industries que je vais pouvoir m’assurer que le message qu’ils veulent envoyer à Ottawa se fasse entendre.»



Pierre-Étienne Rouillard est le candidat du Bloc québécois.

Réponse de Pierre-Étienne Rouillard (BQ): «Il y a plusieurs enjeux qui sont importants à Sherbrooke. Il y a des enjeux avec l’eau potable. Il y a vraiment des considérations là-dessus. Autour de 160 000 personnes vont puiser l’eau potable dans le lac Memphrémagog. Elle est amenée à Sherbrooke. Avec ce qu’on connait comme tensions en ce moment avec les États-Unis, c’est complexe. Le lac Memphrémagog est à cheval entre deux pays. Il y a des enjeux reliés à l’approvisionnement. Est-ce qu’on pourra toujours s’approvisionner en eau potable si jamais les tensions montent avec les États-Unis? Est-ce que la qualité de cette eau est contrôlée de la même façon de l’autre côté que ce côté-ci? Il y a aussi les espèces envahissantes. C’est un problème, la moule zébrée et les carpes asiatiques. Je crois qu’il y a un contrôle qui est fait du côté américain, mais est-ce que c’est le même contrôle qu’on voudrait appliquer ici? Ça relève du fédéral.»

Q. Depuis plusieurs années, des citoyens de Sherbrooke se mobilisent pour faire arrêter les sifflements et les nuisances du train la nuit. Qu’est-ce que vous comptez faire pour les aider dans ce dossier?

R. Élisabeth Brière (PLC): «J’accompagne le comité [pour la quiétude des Sherbrookois] depuis le tout début. On a des rencontres régulières pour assurer le suivi de ce dossier. Juste avant le déclenchement de la campagne, on a eu notre dernière rencontre avec les gens de Transports Canada. Ce qu’on a convenu, c’est qu’on restait en contact pour le développement du dossier. Je comprends très bien leurs préoccupations et leurs demandes. Il y a une question de sécurité. Les trains sifflent pour assurer la sécurité des gens. Alors avant que ça change, il va falloir démontrer que le niveau de sécurité demeure. Il y a quand même du travail qui se fait et j’entends continuer de les accompagner.»

R. Jean-Pierre Fortier (NPD): «On doit toujours considérer l’aspect sécurité des citoyens et des automobilistes. [...] C’est certainement un dossier où on peut travailler avec les différents transporteurs. Ce sont des compagnies privées qui utilisent les rails du secteur. Donc, ce serait vraiment d’entreprendre des discussions avec ceux-ci. La mobilisation citoyenne est une chose. L’intervention des différents paliers gouvernementaux l’est également. Il faut regarder tous les enjeux de sécurité. Est-ce que les passages à niveau sont sécuritaires? Je ne crois pas que tous les passages à niveau ici à Sherbrooke soient munis de barrières. Il y a des endroits peut-être un peu plus au pourtour de la circonscription où ça peut juste être des lumières qui vont bloquer le chemin. C’est important qu’il y ait quand même des avis sonores pour ces éléments. Est-ce que nos transporteurs ferroviaires peuvent adapter également la circulation des marchandises à des périodes qui sont plus propices? Présentement, je ne crois pas que l’utilisation des rails soit optimale. Elles ne servent que pour des fins commerciales et industrielles. Elles ne servent pas pour la population. Est-ce que ces transporteurs ne pourraient pas faire en sorte que l’utilisation de ces voies, en pleine nuit, soit limitée ou tout simplement proscrite? Je pense que ce sont des choses à considérer quitte à mettre peut-être des voies de garage à certains endroits pour stationner leurs marchandises.»

R. Pierre-Étienne Rouillard (BQ): «Je sais que c’est un enjeu qui occupait la population. C’est un enjeu que devait porter Mme Brière. Je sais que ç‘a été fait, mais qu’il n’y a pas grand-chose qui a avancé dans ce dossier jusqu’à maintenant. Pour être honnête, c’est ce que je sais du dossier en ce moment. [...] Il faut ouvrir des discussions avec le ministère des Transports pour comprendre quelle est la recommandation, comment les trains contreviennent à la loi et qu’est-ce qu’on peut faire pour améliorer la qualité de vie des gens parce que c’est important quand même. Se faire réveiller par un train la nuit, personne n’aime ça. Il s’agit de sons qui sont très bruyants souvent et qui peuvent même déclencher un peu la peur chez certaines personnes. Je peux imaginer des gens qui sont nerveux. C’est ce que c’est un problème qui doit être adressé.»

Au cours des prochaines semaines, le même exercice sera fait avec les candidats des circonscriptions de Compton-Stanstead, Brome-Missisquoi, Richmond—Arthabaska et Mégantic—L’Érable—Lotbinière.

*Certains propos ont été abrégés et condensés à des fins de clarté et de concision. Les réponses ont été présentées en ordre alphabétique à partir des noms de famille des candidats.

Lilia Gaulin

Lilia Gaulin, La Tribune

Originaire de Melbourne, Lilia Gaulin est journaliste à La Tribune depuis 2020. Elle couvre notamment l'actualité reliée à l'éducation en Estrie.