Emprisonné et constamment sous haute surveillance, Nicolas Veillette, 36 ans, a reconnu sans équivoque ses gestes, en visiocomparution devant la juge Joanie Houde Saint-Pierre.
La procureure aux poursuites criminelles et pénales au dossier, Me Léa-Marie Trudel, a exposé les faits à l’accusé en fin de matinée, vendredi.
«Des rencontres au préalable avec l’agente aux services correctionnels pour que vous saisissiez vos mesures d’isolement [ont été tenues]. Ça vous avait contrarié, vous ne vouliez pas mettre fin à cette mesure», a-t-elle expliqué.
«Lors de la distribution des repas, vous avez jeté un contenant rempli d’urine qui a atteint l’agent des services correctionnels à la tête, aux yeux, à la bouche et au visage.»
— Me Léa-Marie Trudel
Non seulement Veillette a-t-il reconnu les faits, mais il a également admis devant la juge Houde Saint-Pierre qu’il a commis ce geste parce qu’il n’avait «rien de plus violent».
Nicolas Veillette a donc été déclaré coupable d’avoir commis des voies de fait armées contre un policier.
Lorsqu’est venu le temps de gérer les autres dossiers de Veillette, l’accusé s’est désorganisé. «Je commence à avoir le goût de cogner!» a-t-il lancé. Il a été rapidement encerclé par plusieurs constables et l’audience virtuelle s’est soudainement arrêtée.
Les dossiers de Nicolas Veillette reviendront en salle d’audience le 17 décembre.

