Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Actualités

Des voleurs d’électroménagers recherchés

Des cambrioleurs ont profité du Salon de l’habitation de Granby pour faire main basse sur des électroménagers évalués à plus de 4000 $, au complexe sportif Interplus.

Pendant que les commerçants démontaient leur kiosque en raison de l’annulation de l’événement, au moins deux personnes ont volé une cuisinière de marque LG en inox ainsi qu’un lave-vaisselle de la même marque. Le vol a été commis entre le 13 et le 16 mars. 

La police sollicite l’aide de la population pour faire progresser son investigation. 

Toute personne qui possède des informations doit contacter le détective Andy Godin au 450 776-8333 poste 3616 ou par courriel au agodin@granby.ca. 

Les renseignements peuvent également être transmis de façon confidentielle à Échec au crime au 1 800 711-1800.

Justice

Un quai aménagé sans autorisation devra être détruit

Un quai sur pilotis aménagé sans autorisation dans un milieu humide situé dans la Baie Fitch du lac Memphrémagog devra être détruit.

Dans un jugement rendu récemment, la Cour d’appel du Québec ordonne que le quai du Domaine Memphrémagog sur le lac soit enlevé dans les six prochains mois afin de se plier à la règlementation du Canton de Stanstead où il est situé.

Malgré le refus de la municipalité et du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec de délivrer les autorisations nécessaires, le quai sur pilotis avait été aménagé. 

L’ouvrage de 1870 pieds linéaires s’étend de la rive du lac pour traverser un milieu humide pour rejoindre la partie navigable du lac à partir du lac Memphrémagog. 

« II est acquis qu’un tel ouvrage, que le juge qualifie dans son entièreté de quai, contrevient à l’article 12.8 du règlement de zonage de la Municipalité qui interdit cette installation vu sa longueur, sa superficie et, dans une moindre mesure, sa largeur », signale la juge Manon Savard de la Cour d’appel du Québec dans la décision rendue au cours des derniers jours avec ses confrères Benoît Moore et Stephen W. Hamilton.

Le juge de première instance avait ordonné au Canton de Stanstead de délivrer le certificat d’autorisation requis pour l’aménagement de ce quai et avait rejeté la demande de démolition. Il avait déterminé que le règlement municipal rendait impossibles l’accès et l’usage à des fins récréatives du lac comme propriétaire riverain.  

La municipalité du Canton de Stanstead avait porté cette décision en appel. 

Décision qui a été infirmée par les trois juges du plus haut tribunal au Québec. 

« À mon avis, les droits de l’intimé à titre de propriétaire riveraine sont assujettis au règlement, que le juge, avec égards, ne pouvait déclarer inapplicable. II y a lieu de prononcer une ordonnance de démolition du quai, dans le délai de six mois demandé par la municipalité. Ce délai permettra aux parties de voir si l’ouvrage peut être modifié, dans le respect des dispositions légales », détermine la juge Savard.

La propriété d’une superficie de 120 acres du canton de Stanstead en bordure de la Baie Fitch du lac Memphrémagog avait été acquise en 2012. 

Le domaine Memphrémagog sur le lac s’étend sur plus de 2000 pieds de façade sur le lac. 

« La propriété est située en amont d’un barrage dont la construction, il y a plusieurs années, a eu pour effet d’inonder une partie du terrain et de déplacer la ligne des hautes eaux, créant ainsi un important marécage sur le littoral du lac. Ainsi, bien que la propriété soit riveraine, une partie de celle-ci, située en façade du lac, consiste en un marécage situé sur le littoral », décrit la juge Savard dans sa décision.  

Actualités

Un demi-tour imprudent sur le pont Jacques-Cartier

Un camion semi-remorque de 53 pieds en provenance de la Rive-Sud a effectué une manoeuvre imprudente en faisant un demi-tour sur le pont Jacques-Cartier, mercredi matin, à la hauteur de la sortie Jean-Drapeau. Cette action a eu pour effet de bloquer temporairement les cinq voies de circulation.

Le pont n'était pas fermé, au moment où l'infraction a été commise, ce qui aurait pu provoquer une collision.

Avec la vigilance du préposé de la Sûreté du Québec aux opérations des caméras du Pont Jacques-Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) et l'intervention des patrouilleurs de la SQ, le conducteur du véhicule lourd a été rapidement localisé.

Le camionneur est passible d'une amende de 1546 $ accompagnée de 4 points d’inaptitude sur son permis de conduire pour sa manoeuvre dangereuse effectuée alors qu'il y a moins de véhicules sur le réseau routier en raison de la pandémie de COVID-19.

Sherbrooke

Un formulaire pour les signalements liés à la COVID-19

Devant un corps de police submergé d’appels liés à la COVID-19, la Ville de Sherbrooke lance un formulaire pour filtrer les interrogations des citoyens sur le site Sherbrooke.ca.

Depuis le décret de la pandémie de la COVID-19 le 13 mars dernier, le Service de police de Sherbrooke a reçu 3450 appels liés à cette question, soit une moyenne de 127 appels par jour. 

De dimanche à mercredi, le SPS a reçu 607 appels liés à la pandémie. De ce nombre, 107 appels ont nécessité des déplacements de la part des policiers pour effectuer des vérifications liées à la loi sur la santé publique et le décret adopté par le gouvernement du Québec. Dans la seule journée de mercredi, le SPS a reçu 211 appels liés à la COVID-19.

Le formulaire de signalements a été mis en ligne sur le site Sherbrooke.ca pour tenter de diriger les demandes liées à la COVID-19 pour les cas non urgents et qui ne nécessitent pas le déplacement d’un policier.

« Les policiers sont débordés d’appels pour diverses questions allant de rassemblements aux vérifications en passant par la distanciation sociale. Nous avons mis en place un moyen pour regrouper les demandes liées à la COVID-19 et les gérer en ordre de priorité. S’il n’y a pas de déplacement de véhicule patrouille, ça ne veut pas dire que la demande n’a pas été traitée », explique la présidente du comité de sécurité publique à la Ville de Sherbrooke Danielle Berthold.

Un policier sera affecté à temps complet à gérer les signalements liés à la COVID-19.

« Présentement, ce sont des questions de toutes sortes que nous recevons sur la ligne policière. Il y a aussi de nombreux signalements pour les rassemblements », ajoute le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Cette charge de travail pour les équipes du SPS s’ajoute aux appels usuels des citoyens au 819 821-5555.

« Cette ligne doit servir aux opérations policières », rappelle Danielle Berthold.

COVID-19

Trois étudiants étrangers du Cégep reçoivent un avis d’éviction

Trois étudiants internationaux du Cégep de Sherbrooke se disent « désemparés » après avoir reçu un avis d’éviction les enjoignant de quitter les résidences du campus parce qu’ils ont enfreint les règles de confinement imposées par la crise du coronavirus.

Mamadou, Juliana et Maxime, originaires respectivement de France, de Côte d’Ivoire et du Togo, ont reçu mardi un avis leur ordonnant de devoir quitter le campus collégial sherbrookois au plus tard vendredi. 

Les trois étudiants (qui ont demandé de taire leurs noms de famille par crainte de représailles) considèrent cette sanction « injuste » et « inhumaine » dans un contexte de pandémie mondiale qui les empêche de retourner dans leur pays ou de se trouver un autre logis.

Les événements ayant mené à l’avis d’éviction ont eu lieu lundi dernier. 

Vers 18 h, l’agent de sécurité des résidences a surpris les trois étudiants dans la cuisine du 7e étage en train de préparer leurs repas alors qu’ils étaient à moins de deux mètres l’un de l’autre. L’agent leur a alors servi un premier avertissement. Deux autres étudiants-résidents étaient aussi dans la cuisine, selon les trois étudiants étrangers.

Quelques heures plus tard, vers 21 h, le même gardien les a surpris de nouveau à moins de deux mètres de distance les uns des autres. Devant leur « refus de collaborer », la direction des résidences leur a fait parvenir un avis d’éviction leur ordonnant de quitter l’édifice de la rue Terrill « d’ici les 72 prochaines heures ».

« On ne comprend vraiment pas pourquoi on nous expulse, affirme Mamadou. Selon lui, les règles de confinement qui s’appliquent aux résidences étudiantes devraient être les mêmes que celles qui s’appliquent dans le cas d’une famille.

« Cela fait des mois que l’on vit ensemble. Depuis que les mesures de confinement sont en vigueur, il n’y a jamais eu personne de l’extérieur qui est venu nous voir. Nous sommes toujours ensemble. Pourquoi les règles seraient différentes de celles d’une famille? », ajoute Maxime, un étudiant en technique de comptabilité et de gestion.

Mamadou dit avoir tenté de joindre la responsable des résidences qui a signé l’avis d’éviction, mais en vain. 

Les trois étudiants étrangers reconnaissent avoir reçu le 25 mars dernier un avis adressé à tous les étudiants-résidents à l’effet que les règles de confinement émises par la santé publique s’appliquent dans les résidences et que tout manquement à ces règles pourrait se traduire par une procédure d’éviction.

« On ne peut pas nous jeter dehors pour ça, insiste Mamadou. Nous avons appelé à la Régie du logement et on nous a dit qu’il y a un décret actuellement qui empêche les propriétaires d’évincer leurs locataires durant la pandémie. On ne comprend pas pourquoi elle (la responsable des résidences) refuse de nous écouter. »

« Si on quitte comme prévu vendredi, où allons-nous dormir? Dans la rue? On a nulle part où aller. On ne peut même pas quitter le pays », rappelle Mamadou.

Position du Cégep

La direction du Cégep de Sherbrooke a fait savoir de son côté qu’elle maintenait sa décision d’évincer les trois étudiants.

« Ces trois étudiants ont reçu 12 messages depuis le 16 mars les invitant à se conformer aux consignes de confinement émises par la Santé publique, souligne la porte-parole de l’établissement, Marie-Claude Dupoy. À chaque fois, on leur a rappelé de ne pas être plus de deux personnes dans une aire commune (salon, cuisine, etc.) et de garder une distance de deux mètres entre chaque résident en tout temps. Malgré les nombreux avertissements, ils n’ont pas voulu se conformer. Dans les circonstances, nous n’avons pas le choix d’agir. Ce n’est pas de gaieté de cœur, mais on doit le faire. »

Une trentaine d’étudiants habitent toujours à l’intérieur des résidences. Certains auraient exprimé des craintes ces derniers jours à l’égard du comportement des trois étudiants.

Selon la porte-parole, ceux-ci ne seront toutefois pas laissés à eux-mêmes. « Nous avons mandaté une technicienne en travail social afin qu’elle les accompagne dans la recherche d’un logement. On ne les laissera pas tomber. » 

L’Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AECS) a elle aussi été saisie du dossier. Ses dirigeants étaient en appel-conférence pendant une partie de la journée mercredi afin d’en arriver à une position.

Faits divers

Un garage ravagé par le feu à Lennoxville

Un père et son fils ont été blessés en tentant de sortir de l’équipement lors de l’incendie du garage adjacent à leur résidence, mercredi, dans l’arrondissement de Lennnoxville.

L’incendie s’est déclaré au 3580 de la rue College à Sherbrooke vers 17 h 15. Le bâtiment est une perte totale.

Justice et faits divers

Prédateurs sexuels sur Internet: hausse des signalements, constate la SQ 

Les signalements en matière d’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents sur Internet ont augmenté au Québec dans la foulée du confinement, constate la Sûreté du Québec (SQ), qui appelle à la vigilance des parents. 

L'augmentation est d'environ 50 % et elle a été observée dans tout le Québec, y compris dans la région de la Capitale-Nationale, indique le lieutenant Hugo Fournier, la Sûreté du Québec. 

«Comme les jeunes passent plus de temps en ligne en cette période de confinement, les risques liés à ce type de crime augmentent tout également», explique M. Fournier.

La SQ rappelle que l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet peut prendre plusieurs formes. 

Certains cyberprédateurs tentent de convaincre l’enfant de produire des photos ou des vidéos de nature sexuelle en le manipulant ou le menaçant sur Internet. D’autres feignent de faire partie du même groupe d’âge ou se font passer pour des adultes de confiance afin de se lier avec l’enfant pour pouvoir ensuite le rencontrer et l’exploiter. 

En cette période de confinement, note le lieutenant Fournier, ce sont aussi beaucoup les jeunes eux-mêmes qui produisent et partagent des images intimes d’eux-mêmes sans prendre conscience des conséquences potentielles.

La Sûreté du Québec en appelle donc à la vigilance des parents afin qu’ils soient à l’affût de ce type d’exploitation sexuelle. Elle les incite à porter une attention particulière à l’utilisation que leurs enfants font des appareils électroniques et à leurs activités sur Internet.

La SQ rappelle que toute forme de contenu à caractère sexuel impliquant des mineurs, qu’elle soit produite par un cyberprédateur ou par l’enfant ou l’adolescent lui-même, est illégale.

La SQ, en collaboration avec le Service de police de la Ville de Montréal, donne ces conseils de prévention aux parents pour protéger les enfants de l’exploitation sexuelle sur internet :

  • Sensibilisez votre enfant aux dangers auxquels il peut être exposé sur Internet, dont l’exploitation sexuelle, et informez-le des façons de se protéger.
  • Rappelez-lui de ne jamais divulguer d’informations personnelles sans votre autorisation (nom, adresse, téléphone, etc.).
  • Dites-lui de ne jamais accepter de rencontrer un «ami» internaute en personne.
  • Encouragez votre enfant à partager ses expériences sur Internet avec vous de la manière dont vous lui parlez de ses autres amis et activités non virtuelles.
  • Activez les paramètres de confidentialité les plus élevés pour les systèmes de jeu en ligne, les appareils électroniques et les applications.
  • Installez l’ordinateur dans une pièce accessible à toute la famille.
  • Exercer une supervision de ses activités sur Internet, entre autres, en présélectionnant vous-même des sites d’intérêt.
  • Demandez-lui de vous informer si une personne lui demande de fournir des photos de lui ou de pratiquer des activités de nature sexuelle.

Pour plus d’informations et conseils de prévention :

https://spvm.qc.ca/fr/Fiches/Details/Securite-des-enfants-sur-internethttps://spvm.qc.ca/fr/Fiches/Details/Cyberpredateurhttps://www.cyberaide.ca/app/fr/

Justice

Nacime Kouddar remis en liberté avant son enquête

Nacime Kouddar a été libéré sous conditions avant même l’audition de son enquête sur remise en liberté mercredi.

Accusé de négligence criminelle causant des lésions alors qu’il conduisait un véhicule dans le stationnement du Walmart des Galeries 4-Saisons à Sherbrooke, Nacime Kouddar n’a pas eu besoin de présenter de preuve pour que le ministère public accepte de le remettre en liberté sous conditions.

À LIRE AUSSI: «Une affaire qui n’aurait jamais dû arriver»

Les caméras jettent un nouvel éclairage

L’individu de 25 ans ne pourra notamment plus remettre les pieds en Estrie, ni conduire de véhicule pour la durée des procédures judiciaires. L’agent de sécurité victime dans cette affaire repose toujours aux soins intensifs au CHUS. 

« Il y a eu énormément de développement à la suite de l’analyse de la preuve. Nous avons l’intention de suggérer des conditions de remise en liberté », a mentionné d’entrée de jeu au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Gabrielle Cloutier.

L’avocate de la défense Me Kim Dingman a confirmé au tribunal que Nacime Kouddar avait été informé de ce développement avant de se présenter devant le tribunal.

« Nous manifestons beaucoup d’empathie envers la victime et sa famille. La justice doit cependant suivre son cours. Dans un dossier comme celui-là où l’accusé n’a pas d’antécédent judiciaire et présente d’importantes garanties comme nous le proposons depuis le dépôt des accusations, le principe de la remise en liberté doit s’appliquer dans un système de justice comme le nôtre basé sur la présomption d’innocence », explique Me Dingman.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a donc imposé à Nacime Kouddar, mercredi, de sévères conditions de remise en liberté.

Nacime Kouddar, qui a assisté à l’audience à partir d’une cellule du Centre de détention de Sherbrooke, a consenti à respecter les conditions de remise en liberté.

Le père de l’accusé s’est engagé comme tiers au respect des conditions de son fils pour un montant de 2000 $.

Nacime Kouddar devra respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h et résider chez son père. Il ne pourra entrer en contact avec les témoins de la scène de crime ou la victime dans cette affaire.

Il lui a été interdit de se présenter en Estrie.

Nacime Kouddar ne pourra faire référence à Philippe Jean sur les réseaux sociaux

Il ne pourra pas non plus posséder d’arme.

« Tout semble clair. J’ai bien compris les conditions et je les accepte », a confirmé Nacime Kouddar de sa cellule.

Une description des images vidéos de la caméra de surveillance du Walmart et le témoignage d’un témoin de la scène ont apporté un éclairage plus complet de l’événement où l’agent de sécurité Philippe Jean a subi de graves blessures.

Faits divers

Agression au Walmart: «Une affaire qui n’aurait jamais dû arriver»

« J’ai lu beaucoup de commentaires racistes sur les médias sociaux concernant l’accusé. Même si j’ai beaucoup d’empathie pour Philippe Jean qui a subi de graves lésions, je ne crois pas que le conducteur qui l’a frappé mérite d’être ainsi traîné dans la boue. Une affaire comme ça n’aurait jamais dû arriver. »

Tout en manifestant son appui à l’endroit de Philippe Jean qui a été gravement blessé dans cette affaire, la première personne à lui avoir porté secours dans le stationnement du Walmart des Galeries 4 — Saisons à Sherbrooke croit que la trame factuelle des événements de samedi dernier doit être précisée.

À LIRE AUSSI: Agression au Walmart: les caméras jettent un nouvel éclairage

Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Justice et faits divers

Femme de 23 ans arrêtée pour avoir craché au visage d’une personne dans un dépanneur 

La police de Québec a arrêté mercredi matin une femme de 23 ans qui était recherchée pour avoir craché au visage d’une personne dans un dépanneur Couche-Tard sur l’avenue d’Estimauville.

Le Service de police de la Ville de Québec vient d’annoncer l’arrestation de cette femme pour voie de fait et nuisance publique, «puisqu’elle aurait volontairement craché au visage d’une personne», indique David Pelletier, porte-parole du SPVQ. 

 La police de Québec était à la recherche de cette femme depuis qu’elle aurait commis ce geste dans un dépanneur, dimanche après-midi, dans un dépanneur Couche-Tard sur l’avenue d’Estimauville, à la frontière des arrondissements Beauport et la Cité-Limoilou.    

 La suspecte a été rencontrée par les enquêteurs du Module des crimes généraux du SPVQ. Elle a été libérée sous promesse de comparaître avec des conditions. Son dossier sera soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui déterminera si des accusations criminelles seront portées contre elle. 

 Le Service de police de la Ville de Québec a voulu rappeler à la population «qu’en ce contexte d’urgence sanitaire», il prend « très au  sérieux  toutes  les  situations qui peuvent mettre à  risque  la  santé  de  la population». Les contrevenants s’exposent à être traduits en justice, avertit le SPVQ. 

Faits divers

Agression au Walmart: les caméras jettent un nouvel éclairage

Les caméras de surveillance du Walmart de Sherbrooke et des témoins indépendants rencontrés après les événements de samedi dernier jetteraient un éclairage plus précis sur l’origine de l’altercation entre l’agent de sécurité et celui qui est accusé de lui avoir causé de graves blessures.

Si Nacime Kouddar est accusé d’avoir foncé vers l’agent de sécurité Philippe Jean avec son véhicule, ce dernier l’aurait poursuivi avec son véhicule puis à la course dans les minutes précédant l’événement. 

À LIRE AUSSI: Voies de fait graves et négligence criminelle : le chauffard du Walmart comparait

Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Nacime Kouddar, qui fait face à de graves accusations, subira son enquête sur remise en liberté, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

« Dans la preuve, il y a une vidéo qui a capté une grande part de la scène. Je veux que vous puissiez en prendre connaissance », a expliqué au tribunal l’avocate de la défense, Me Kim Dingman, en insistant pour que la vidéo soit rendue publique. 

La procureure aux poursuites criminelles, Me Gabrielle Cloutier, ne s’est pas opposée à cette demande de la défense.

« C’est quelque chose qui a été capté dans un stationnement à la vue de tous », a indiqué Me Cloutier au tribunal.

Les images des caméras de surveillance du Walmart des Galeries 4-Saisons captées entre 16 h 30 et 17 h samedi montrent Nacim Kouddar être refoulé par l’agent de sécurité Philippe Jean à l’entrée du commerce pour répondre à la directive de distanciation physique d’admettre un seul client à la fois. 

Nacime Kouddar attend sa conjointe à l’extérieur quelques minutes en s’adressant à l’agent de sécurité sans qu’il y ait d’altercation physique, mais on voit cependant qu’il y a une altercation verbale et que Nacim Kouddar est mécontent. 

Le client retourne à son véhicule et y est rejoint par sa conjointe, une femme de Sherbrooke.

Il quitte les lieux en passant à bord de sa voiture devant l’agent et le nargue en lui disant d’aller s’acheter des lunettes au Dollarama.

Philippe Jean part alors en trombe en direction de son véhicule, qui est un gros camion blanc, et démarre à toute vitesse pour rejoindre Nacime Kouddar qui quitte le stationnement. 

Au fond du stationnement des Galeries 4-Saisons, l’agent de sécurité coupe subitement la trajectoire à Nacim Kouddar. Ce dernier freine alors brusquement pour éviter la collision.

Philippe Jean sort de son véhicule pour courir en direction de celui de Nacim Kouddar. Ce dernier recule alors de plusieurs mètres pour éviter l’altercation. L’agent de sécurité repart à la course en direction du véhicule de Nacime Kouddar qui poursuit sa route. Il se retrouve alors sur le capot du véhicule lorsqu'il arrive vers lui.

Un témoin indépendant mentionne dans sa déclaration que l’agent de sécurité était sur le véhicule de Nacime Kouddar et frappait dans son pare-brise. 

Le véhicule sort du champ de vision de la caméra alors que Philippe Jean est toujours sur le véhicule de Nacime Kouddar.

Faits divers

En état d’ébriété, elle frôle des cyclistes

Une conductrice de 64 ans en état d’ébriété a mis en jeu la vie de plusieurs personnes en fin de semaine, estime la Régie de police de Memphrémagog (RPM).

Samedi vers 14h50, la femme a été arrêtée pour conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool et pour conduite dangereuse. Quelques minutes plus tôt, deux appels avaient été faits au même moment à la répartition de la RPM, soutient Mickaël Laroche, agent de relations avec les médias.

« L’un des appels provenait d’un témoin qui racontait qu’un véhicule Hyundai Santa Fe blanc était passé à toute vitesse en sens contraire sur la rue des Pins à Magog, en direction d’Orford, et qu’il a failli foncer sur des cyclistes », raconte M. Laroche.

« L’autre appel signalait une sortie de route sur le 13e Rang à Orford, continuité de la rue Despins. Il s’agissait du même véhicule que mentionné lors de l’appel précédent.»

Arrivée sur les lieux, le policier a constaté que la conductrice était visiblement en état d’ébriété avancé, ajoute l’agent Laroche.

« Elle a donc été arrêtée et transportée au poste de police afin de procéder aux prélèvements d’échantillons d’haleine. Cependant, la dame a refusé de souffler correctement dans l’appareil éthylomètre », dit-il.

« La suspecte, qui a un antécédent en semblable matière, a été libérée par voie de sommation. Le DPCP évaluera la possibilité de porter des accusations de conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool, conduite dangereuse et refus de fournir un échantillon d’haleine. »

Le permis de conduire de la dame qui réside à Orford a été suspendu pour une période de 90 jours et son véhicule a été saisi pour une durée de 30 jours.

Plusieurs plaintes

Par ailleurs, la RPM a reçu plusieurs de plaintes de citoyens qui dénonçaient des comportements ne respectant pas les mesures sanitaires imposées par le gouvernement dans le cadre de la pandémie du coronavirus. Les appels concernaient notamment des visites, des rencontres inutiles et des entreprises en fonction, énumère M. Laroche.

« Après une plainte, dans la mesure du possible, les policiers contactent les personnes impliquées ou se rendent sur les lieux pour donner des avertissements », affirme-t-il.

« Pour l’instant, aucune contravention n’a été remise. Nous ne sommes pas intervenus sur un lieu de fête ou de grand rassemblement jusqu’à maintenant. Mais il s’agit souvent des situations à la limite de la loi. Il faut y aller au cas par cas. »

Actualités

Corps découvert à Québec: la victime serait le militaire saguenéen disparu en janvier

Le corps repêché des eaux du fleuve Saint-Laurent, dans la nuit de lundi à mardi à Québec, serait bien celui de Gabriel Côté, ce jeune militaire de Valcartier originaire du Saguenay porté disparu depuis le mois de janvier dernier. La Sûreté du Québec confirme que la victime est un homme de 21 ans recherché depuis le 14 janvier sur le territoire de Québec, mais des analyses supplémentaires doivent être réalisées afin de dévoiler officiellement son identité. Plusieurs messages de sympathies des proches du jeune homme ont été publiés sur les médias sociaux, mardi.

La Sûreté du Québec confirme que la victime est un homme de 21 ans recherché depuis le 14 janvier sur le territoire de Québec, mais des analyses supplémentaires doivent être réalisées afin de dévoiler officiellement son identité.

Plusieurs messages de sympathie des proches du jeune homme ont été publiés sur les médias sociaux, mardi. La voiture bleue aperçue par des marcheurs, dans la nuit de lundi, et repêchés des eaux par la Sûreté du Québec, correspond à celle du jeune homme. La photo dudit véhicule avait été publiée dans l’avis de recherche. L’endroit de la découverte est situé à la hauteur de la bretelle d’accès de l’autoroute Félix-Leclerc Est qui mène à l’autoroute Dufferin-Montmorency Est.

« Pour l’instant, on peut dire que le corps est celui d’un jeune homme de 21 ans, porté disparu à Québec depuis le 14 janvier. Mais de plus amples analyses doivent être réalisées », a affirmé la porte-parole de la Sûreté du Québec, Béatrice Dorsainville. 

La mère de Gabriel Côté, avec qui Le Quotidien s’était entretenu à la fin du mois de janvier, a confirmé la triste nouvelle sur la page Facebook du jeune homme. 

C’est à bord de son auto que Gabriel Côté avait quitté, vers 19 h le 14 janvier, le Star Zone, un bar situé au 2485, boulevard Sainte-Anne, à Québec. Depuis, aucune nouvelle. 


 

actualités

Walmart : Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Pascal Plamondon a bien tenté de bloquer le chemin au suspect qui avait renversé l’agent de sécurité du Walmart, samedi après-midi, à l’aide de son Bobcat S590, mais en vain. Toutefois, cette manœuvre lui a permis de visualiser la plaque d’immatriculation du fuyard, une information vitale qui a mené à l’arrestation du suspect, peu de temps après.

Ce n’est pas la première fois que l’ancien athlète olympique doit intervenir en situation de crise.

À LIRE AUSSI: « Une situation extraordinaire », dit la compagnie de sécurité

Sociofinancement: 43 000 $ recueillis pour les proches de la victime du Walmart

La victime a été traînée sur plusieurs mètres

Pompier à temps partiel à East Angus, il a fait partie du premier contingent de sapeurs et de premiers répondants à intervenir à la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, en 2013, qui a fait 47 victimes.

Après avoir contribué à maîtriser le brasier, il fut de l’équipe responsable de retrouver les corps des victimes.

Pascal Plamondon travaille pour l’entreprise qu’il possède en compagnie de son père, Excavation Plamondon. Et à bord de son véhicule, il procède au nettoyage du printemps en retirant les petites pierres des rues et stationnements de la Ville de Sherbrooke.

« On a les contrats pour enlever la roche et nettoyer les trottoirs de la ville. C’est quand j’étais rendu dans le coin du Quatre-Saisons, j’ai vu quelque chose qui a attiré mon attention, dans le stationnement du Walmart. J’ai été chanceux, le champ de vision n’est pas super dans le Bobcat, c’est restreint », a-t-il indiqué à La Tribune.

« Quand j’ai regardé dans le parking, j’ai pensé que je voyais deux gars qui niaisaient. Mais ça s’envoyait des gros signes et j’ai vu que la situation n’était pas normale. »

Une situation qui a rapidement dégénéré.

« Le véhicule du suspect a reculé, la victime s’en est approchée, mais quand le suspect a voulu repartir, il n’a jamais arrêté et il a ramassé la victime. Il a accéléré, il est allé quand même vite, très vite, il a donné un coup de volant, et la victime est tombée en bas du «hood». Ensuite, il s’est tapé la tête en tombant par terre. »

« Quand j’ai vu ça, j’ai accéléré avec mon Bobcat, pour lui bloquer la sortie vers la 13e Avenue, en face du Quatre-Saisons, mais ce n’est pas le véhicule qui va le plus vite, on s’entend », a dit Pascal Plamondon.

« Je voulais l’empêcher de sortir, mais je n’ai pas été capable. Mais je me suis rapproché assez vite et quand il a tourné dans la rue, j’ai pu voir sa plaque et la mémoriser. Tout de suite après, je suis allé rejoindre la victime. »

L’attroupement était déjà important autour de la victime, s’est remémoré Pascal Plamondon, qui a fait son DEP en incendie et son DEC en sécurité/incendie.

« Il y avait déjà des témoins autour ; on a immobilisé la tête, on l’a viré en bloc, en position latérale de sécurité, parce qu’il y avait beaucoup de sang qui sortait de sa bouche. On voulait éviter qu’il s’étouffe avec son propre sang. Au début, je ne pensais pas qu’il serait aussi blessé que ça, après l’avoir vu tomber. Il a vraiment dû mal tomber. À la vitesse que le suspect a accéléré en voiture, ça n’a pas aidé. »

« La victime était en trauma sévère, mais il n’était pas en arrêt cardio-respiratoire. Dans ces situations-là, il faut bouger la tête le moins possible, de même que la colonne vertébrale. Le deuxième témoin m’a aidé à le tourner d’un seul mouvement. Si tu bouges la tête, et qu’elle n’est plus dans l’axe de la colonne vertébrale, c’est là que tu peux occasionner des blessures permanentes à la personne, même si tu veux bien faire, la tête doit rester dans l’axe, ou de la manière dont tu l’as trouvé. »

« Les autres témoins sur place étaient un peu impressionnés par la scène, car il y avait beaucoup de sang. Tu dois laisser ça de côté ; je n’avais pas de gants, mais tu n’y penses pas rendu là et tu interviens. Tu as beau être prêt, tu ne penses jamais voir une personne se faire frapper par une voiture et se faire rouler sur un capot de voiture. Quand tu vois ça, tu fais le saut », s’est-il remémoré.

Les secours ont été très rapides à se rendre sur les lieux, confirme-t-il.

Des expériences similaires

Pascal Plamondon a agi de sang-froid. Il a déjà eu à intervenir lors de situations de crise similaires, ce qui certainement contribué, dans les circonstances, samedi soir.

« Ce n’est pas mon premier cas similaire ; quand j’étais pompier à temps partiel dans le coin d’East Angus, on est déjà intervenus dans des cas de désincarcérations après des accidents de voiture. Même chose à Lac-Mégantic. J’étais donc déjà un peu préparé à ce genre de scénario là. Ça donne un gros «rush» d’adrénaline. Depuis samedi soir, je pense toujours au gars et à sa famille. J’espère juste qu’il va pouvoir revenir de ses blessures », a-t-il évoqué.

Dur la première ligne à Lac-Mégantic

Pascal Plamondon a aussi fait partie des premiers répondants qui se sont rués vers le centre-ville de Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013.

« J’étais dans la première vague, je suis intervenu pour maîtriser l’incendie et ensuite, on a fait les recherches de victimes. J’ai été quatre jours là-bas, les quatre premiers. Si les gens m’en parlent, je vais en parler, sinon, je n’y pense pas. J’y retourne régulièrement, on y a un chalet et une terre à bois. Les gens sont encore touchés par cette catastrophe, ça paraît dans le centre-ville. Ce ne sont pas des souvenirs auxquels tu veux penser souvent. Tu mets ça de côté et tu continues d’avancer », a lancé Pascal Plamondon.

« Ce sont des événements qui aident à se bâtir une carapace. Tu ne sais jamais. Tu peux faire beaucoup d’interventions similaires, mais des fois, tu peux flancher, tu ne peux jamais prévoir. »

Un ancien athlète olympique

Pascal Plamondon est bien connu en région pour ses exploits en haltérophilie.

Il a d’ailleurs participé aux Jeux olympiques à Rio, en 2016, terminant au 13e rang dans la catégorie des 85 kg.

Une blessure a mis fin à sa carrière.

« Je me suis blessé en 2017, lorsque je suis tombé sur le dos à l’entraînement, avec une charge de 170 kg ; mon coude a barré entre le plancher et la barre et c’est mon poignet qui a absorbé le choc, et qui a viré à l’envers. J’ai participé au Championnat canadien, par la suite, mais quand je fais beaucoup de volume, mon poignet s’en ressent, il n’est pas capable de rester sans douleur. Ça prenait 2-3 semaines avant que la douleur ne parte. »

Il a récolté le bronze lors des Jeux panaméricains de 2015 et le bronze encore une fois lors des Jeux du Commonwealth en 2014.

Sherbrooke

Distanciation sociale: 12 constats en quatre jours

C’est un total de 12 constats d’infraction en quatre jours qui ont été émis par le Service de police de Sherbrooke à des citoyens qui refusaient de se plier aux règles de distanciation sociale émises en vertu de la Loi sur la santé publique du Québec.

Le premier ministre du Québec François Legault a lancé le 2 avril dernier un appel aux corps policiers afin qu’ils agissent de façon plus coercitive. Juste samedi, ce sont six constats d’infraction qui ont été remis à Sherbrooke.

À LIRE AUSSI : Rassemblements illégaux: six contraventions en 24 heures

Un premier constat d’infraction relatif au confinement à Saguenay

À l’instar des autres corps de police du Québec, le directeur du SPS Dany McConnell avait assuré que les policiers agiraient en fonction des directives émises par le premier ministre du Québec envers les personnes qui ne respectent pas les consignes interdisant les regroupements et la distanciation nécessaire.

Le SPS dispose du pouvoir d’imposer des amendes allant de 1000 $ jusqu’à 6000 $ en cas de récidive pour les personnes qui ne respecteront pas le décret gouvernemental d’éviter les rassemblements.

La porte-parole du Service de police de Sherbrooke Isabelle Gendron signale que le corps de police a reçu 73 appels dimanche dernier en lien avec les nouvelles mesures mises en place dans le cadre de cette crise sanitaire liée à la COVID-19.

« Les policiers donnent des constats d’infraction lorsque les citoyens persistent à ne pas vouloir respecter les règles de distanciation sociale », explique Isabelle Gendron.

Elle précise que plusieurs situations se règlent encore par téléphone et ne nécessitent pas de déplacements policiers.

« Les policiers doivent notamment se rendre dans les parcs pour aviser les gens de ne pas s’y regrouper. Des jeunes qui se retrouvent au skateparc, sur un terrain de soccer ou font une partie de hockey dans la rue, c’est considéré comme un rassemblement. La situation où ce sont des membres d’une même famille qui vivent sous le même toit qui sont ensemble est cependant tolérée », explique la porte-parole du SPS.

Elle rappelle que les travaux de construction sont aussi interdits pour le moment à moins qu’il s’agisse d’une urgence.

« Un propriétaire qui travaille sur sa maison seul a le droit de le faire. Il ne peut cependant pas faire appel à un entrepreneur sauf dans une situation considérée comme urgente », signale Isabelle Gendron du SPS. 

Actualités

Incident du Walmart : « Une situation extraordinaire », dit la compagnie de sécurité

Les gardiens de sécurité de la compagnie Titan Sécurité, entreprise pour laquelle travaille la victime qui s’est fait faucher par un client en colère samedi, ne craignent pas pour leur sécurité selon le vice-président aux projets spéciaux de la compagnie, Michel Juneau.

« Il n’y a pas eu d’indication que les tensions étaient assez grandes, que les gardiens avaient peur pour leur sécurité, précise-t-il. Mais on note plus d’altercations verbales, des gens qui arrivent déjà chargés d’émotion et on doit les ramener à des niveaux plus acceptables. »

À LIRE AUSSI: Sociofinancement: 43 000 $ recueillis pour les proches de la victime du Walmart

M. Juneau note de plus en plus d’inquiétude de la part de la population quant à la crise actuelle. « Ça n’a rien à voir avec les compagnies de sécurité. Mais la pandémie sème l’insécurité, la frustration et dans certains cas, la colère », analyse-t-il.

Vague d’émotions

L’assaut sur l’employé qui travaillait au Walmart des Galeries Quatre-Saisons de Sherbrooke a créé « une vague d’émotion » pour l’ensemble des employés. « Tout le monde se demande où on en est rendus dans notre société pour qu’une personne fasse ce genre d’acte de fous. Il faut dire que c’est une situation très extraordinaire. C’est la première fois, de mémoire d’homme, qu’on entend parler de ce qui paraît être une attaque de cette nature sur un agent de sécurité », assure Michel Juneau.

Prochainement, une note à l’interne expliquant la situation sera envoyée aux employés. « On va aussi réitérer le besoin de garder le professionnalisme et le contrôle des situations, explique-t-il. Les gardiens de sécurité donnent une certaine assistance au public afin de garder l’ordre et l’organisation de certaines situations. »

« Nos gardiens vont devoir faire preuve de tout le professionnalisme qu’on leur connaît, d’une grande tolérance, mais en même temps, de savoir où s’arrêter et où on doit faire intervenir la police, poursuit M. Juneau. Je ne commente pas le dossier actuel, car je ne sais pas s’il y avait des facteurs pour dire qu’on a besoin de téléphoner à la police. Si ça va trop loin, on n’est pas là pour jouer au gendarme, on est là pour jouer simplement au gardien de sécurité. »

Michel Juneau est clair : la haute direction est là pour la famille de la victime, qui luttait encore pour sa vie dimanche soir. « On est en contact avec elle, on va voir l’assistance qu’on peut lui donner — d’ordre financier ou autre — pour l’aider à passer au travers de cette situation vraiment exceptionnelle », souligne le vice-président aux projets spéciaux de l’entreprise qui compte un peu plus de 200 employés.

Formation

M. Juneau rappelle que tous les agents doivent recevoir une accréditation du gouvernement pour pouvoir pratiquer leur métier. « Maintenant, on est dans une situation exceptionnelle. On a la permission d’engager des gens plus rapidement que d’habitude à cause du besoin criant d’agents de sécurité », relativise-t-il, expliquant que la victime faisait partie des personnes qui avaient été récemment engagées.

Justice et faits divers

Le PlexCoin, pas une simple cryptomonnaie

Le PlexCoin, et n’importe quelle autre cryptomonnaie qui promet un profit à ses futurs acheteurs, est un contrat d’investissement soumis à la surveillance de l’Autorité des marchés financiers (AMF), tranche la Cour du Québec.

C’était un cheval de bataille de Dominic Lacroix depuis le début de ses démêlées judiciaires : le Plexcoin, qu’il a créé au printemps 2017, n’est qu’un petit cousin du Bitcoin, donc une monnaie électronique, et pas une valeur mobilière.

Dans un jugement rendu le 3 avril, la juge Céline Gervais de la Cour du Québec rejette cet argument et maintient toutes les ordonnances du Tribunal des marchés financiers (TMF) qui bloquent les avoirs de Lacroix afin de servir à un éventuel remboursement des milliers d’acheteurs du Plexcoin.  

Dominic Lacroix, un homme d’affaires de Charlesbourg, a fondé son entreprise PlexCorps en février 2017. Il planifie une ICO (initial coin offering, une levée de fonds) pour lancer, au début septembre 2017, une nouvelle cryptomonnaie, le PlexCoin. La monnaie virtuelle n’arrivera pas seule : elle sera accompagnée, selon l’entreprise, du PlexWallet, de la PlexCard et d’une PlexBank.

Mise au courant de l’opération, l’AMF a enquêté et obtenu des ordonnances de cour pour interdire à Lacroix, qui n’a pas de permis de courtier, de solliciter des investissements et de faire de la publicité.

PlexCoin va quand même être lancé auprès de 108 000 investisseurs à travers la planète. Selon l’AMF, environ 15 000 personnes ont bel et bien acheté des Plexcoin pour une valeur de 11 millions $. Environ sept millions $ ont été retrouvés au terme de l’enquête de l’administrateur provisoire. Ils seront éventuellement redistribués aux acheteurs dans le cadre d’un processus amorcé en Cour supérieure.

Un vrai contrat d’investissement

Le Tribunal des marchés financiers avait raison, estime la Cour du Québec, de conclure que, sous plusieurs aspects, le projet de PlexCorps constitue un contrat d’investissement au sens de la Loi sur les valeurs mobilières.

Vrai que le Bitcoin, une monnaie virtuelle décentralisée, n’a pas le même statut, note la Cour. Mais le Plexcoin était différent, puisque derrière cette cryptomonnaie, selon les documents de PlexCorps, il y avait une entreprise de 53 personnes et des gens qui contrôlaient le projet.

L’avocate de Dominic Lacroix a plaidé qu’il n’y avait pas de contrat d’investissement puisque les gens qui ont acheté des PlexCoin l’ont fait sans espérance d’un bénéfice, mais bien pour faciliter leurs transactions commerciales.

Pourtant, sur le site internet de PlexCorps, on faisait état de profit pouvant aller jusqu’à 1354 %. 

Le «Livre blanc» du PlexCoin démontre, dit la juge Gervais, que l’équipe derrière la cryptomonnaie promettait d’en influencer la valeur, en achetant des PlexCoin lorsque le cours allait baisser et en vendant lors des remontées.

«Le TMF considère l’ensemble des étapes qui composent le programme de PlexCorps et conclut ne pas être simplement en présence d’une cryptomonnaie, vu l’ensemble du montage offert, écrit la juge Céline Gervais. Il conclut que l’expertise et l’implication des appelants (Dominic Lacroix et sa conjointe Sabrina Paradis-Royer) vont au-delà du stade de l’émission du PlexCoin et sont essentielles au fonctionnement de toute l’affaire.»

L’Autorité des marchés financiers était bien sûr satisfaite de ce jugement d’un tribunal d’appel qui vient confirmer, pour une première fois, que l’appel public à l’épargne pour lancer une cryptomonnaie constitue un contrat d’investissement au sens de la Loi sur les valeurs mobilières.

«Nous avons toujours soutenu que la loi avait une portée très large et que le fait que l’objet de l’investissement soit une crypto ne changeait rien à son application, commente Sylvain Théberge, porte-parole de l’AMF. En fait, que quelqu’un sollicite des investissements du grand public pour financer une entreprise de raquettes de badminton, de drones ou de crypto, ne change rien au fait que la loi doit être respectée. Il faut être inscrit comme courtier et publier un prospectus.»

Justice et faits divers

Un homme de 23 ans intercepté à 170 km/h sur l'autoroute

Dans la nuit de samedi à dimanche, la Sûreté du Québec (SQ) a intercepté un conducteur pour grand excès de vitesse. Il roulait à 170 km/h sur l’autoroute Félix-Leclerc à Québec, une zone où la limite est de 100 km/h.

Le jeune conducteur de 23 ans originaire d’East-Broughton circulait en direction est à la hauteur du boulevard Henri-Bourassa, il a été arrêté vers minuit et demi.

Les agents de la SQ ont remis un constat d’infraction d'un montant de 1383 $, 14 points d’inaptitudes ont été retirés au permis de conduire qui aussi été suspendu pour une période de sept jours.  

Actualités

Des transports médicaux d’urgence à l’aéroport de Sherbrooke

L’aéroport de Sherbrooke accueille d’urgence des patients atteints de la COVID-19 depuis le début de la pandémie. Ce sont habituellement des patients de régions éloignées.

Un avion transportant un patient atteint de la COVID-19 est d’ailleurs arrivé vendredi de Rouyn-Noranda.

« Des évacuations médicales, on en a à l’année, confirme Jean-François Ouellet. Ce sont des gens qui arrivent de pays étranger, de régions éloignées ou du Grand Nord via des compagnies spécialisées comme Air Medic. Mais depuis le début de la pandémie, on a eu cinq cas de COVID-19. »

« On donne les accès et on se retire du temps de l’opération, poursuit-il. On attend dans la tour que ce soit terminé. C’est assez impressionnant de voir ça. C’est un déploiement de fous. »

De son côté, le CIUSSS de l’Estrie confirme, depuis le début de la pandémie, avoir reçu un usager en provenance de l’Abitibi-Témiscamingue qui nécessitait des soins intensifs.

« En temps de pandémie, il existe une plateforme provinciale qu’on appelle le Centre d’optimisation d’occupation des lits de soins intensifs, explique-t-on. Les demandes de soins intensifs qui ne peuvent être répondues dans la région d’origine de l’usager sont déposées sur cette plateforme. Selon le taux d’occupation des centres désignés inscrits, dont le CIUSSS de l’Estrie, l’usager est redirigé vers l’établissement en mesure de l’accueillir. »

Actualités

Voies de fait graves et négligence criminelle : le chauffard du Walmart comparait

 L’individu accusé d’avoir foncé sur l’agent de sécurité au Walmart des Galeries 4-Saisons à Sherbrooke restera détenu au moins pour les prochains jours.

Nacime Kouddar de Mascouche a été formellement accusé, lundi, au palais de justice de Sherbrooke de négligence criminelle causant des lésions corporelles alors qu’il conduisait un véhicule. Il est aussi accusé de voies de fait armées, de voies de fait graves et de délit de fuite causant des lésions.

À LIRE AUSSI: Incident du Walmart : « Une situation extraordinaire », dit la compagnie de sécurité

Walmart : Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Gardien de sécurité happé au Walmart : la victime a été traînée sur plusieurs mètres

Vraisemblablement frustré de s’être fait refouler à la porte du magasin parce qu’il voulait y entrer avec sa conjointe, même si la consigne lui interdisait, Kouddar a attendu la fermeture du commerce pour passer à l’acte.

Vers 17 h, samedi soir, il aurait foncé vers l’agent de sécurité avec son véhicule. La victime a été traînée sur plusieurs mètres sur le capot du véhicule avant d’en être éjectée. 

En percutant le sol, Philippe Jean, un père de famille de cinq enfants, a subi de graves blessures à la tête. Il a été transporté à l’hôpital où il repose dans un état critique.

Justice et faits divers

Les motoneigistes recherchés dans le secteur de Labrieville sur la Côte-Nord retrouvés

BAIE-COMEAU – Les trois motoneigistes de la région de Québec qui étaient recherchés à une centaine de kilomètres au nord de Forestville, en Haute-Côte-Nord, ont été retrouvés sains et saufs à leur destination finale.
Les policiers de la Sûreté du Québec ont retracé les trois personnes dans un chalet dans le secteur du lac Convent, près de Labrieville. Ils étaient partis depuis plusieurs jours, vraisemblablement avant l'instauration de points de contrôle entre les régions.

La famille avait avisé la SQ samedi, qui avait déclenché les recherches dimanche matin.

faits divers

Un bébé de 8 mois maltraité à Cookshire-Eaton

Un bébé de huit mois repose dans un état grave au CHUS vraisemblablement après avoir été victime de maltraitance physique par un individu qui en avait la garde.

L’enfant a subi une fracture du crâne et à une jambe, et il présente de nombreuses ecchymoses.

C’est l’homme qui avait recueilli l’enfant avec sa conjointe comme famille d’accueil qui serait à l’origine de ces graves blessures.

Randolf Boucher doit répondre d’une accusation de voies de fait grave en blessant, mutilant ou défigurant, mettant ainsi la vie en danger entre le 1er et le 25 mars 2020 à Cookshire-Eaton.

« Ce n’était pas l’enfant de l’individu qui a été arrêté. Nous avons procédé à l’arrestation du suspect. Après avoir été rencontré par les enquêteurs des crimes majeurs, il a été mis en accusation », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, la sergente Aurélie Guindon.

L’enfant aurait été soigné une première fois pour des blessures au cours des dernières semaines. C’est lors d’une deuxième visite à l’hôpital la semaine dernière qu’un signalement aurait été fait à la direction de la protection de la jeunesse de l’Estrie, puis que Boucher a été arrêté.

L’analyse des radiographies a confirmé que le bambin avait été victime de maltraitance.

Malgré ses blessures importantes, l’enfant reposerait dans un état stable et serait capable de respirer par lui-même.  

Aucune accusation n’a été portée contre la conjointe de Boucher qui aurait fait une déclaration aux policiers dans cette affaire.

Boucher a comparu par visioconférence au palais de justice de Sherbrooke.

Camionneur qui revenait des États-Unis, Boucher a été libéré sous de sévères conditions

Étant donné la situation de pandémie de la COVID-19, il devra s’isoler à l’adresse de Coaticook qu’il a fournie aux autorités judiciaires pour au moins 14 jours. 

Il ne peut entrer en contact avec sa conjointe ou tous les autres témoins dans cette affaire.

Il devra respecter un couvre-feu entre 21 h et 7 h, suivre une thérapie au Seuil de l’Estrie et ne pas entrer en contact avec des personnes de moins de 16 ans.

L’individu de 30 ans reviendra devant le tribunal le 20 juillet prochain.

C’est Me Kim Dingman qui assure la défense de Boucher, alors que Me Isabelle Dorion représente le ministère public.

La direction de la protection de la jeunesse en Estrie ne peut commenter ce cas précis pour souci de confidentialité.

Baisse des signalements

L’équipe de la DPJ Estrie poursuit son travail d’intervention même avec la crise sanitaire provoquée par la COVID-19.

« Nous demandons à la population, malgré la distanciation sociale, de porter un regard particulier pour nos enfants de l’Estrie et de ne pas hésiter à nous signaler les situations préoccupantes. La protection de la jeunesse, c’est l’affaire de tous, nous avons plus que jamais besoin de la collaboration des citoyens », signale le CIUSSS de l’Estrie-CHUS par courriel.

Depuis les consignes d’isolement, les signalements ont chuté à la DPJ. Depuis avril 2019, 136 dossiers étaient signalés par semaine. Lors de la semaine du 15 mars, ce nombre est tombé à 120 signalements puis à 109 la semaine suivante. 

« Nos équipes qui reçoivent les signalements revoyaient déjà leur organisation de travail avant la pandémie afin de traiter plus rapidement les signalements. Nous sommes donc passés de 609 dossiers en attente au service de rétention des signalements à 191 dossiers en attente aujourd’hui. Soulignons la collaboration exceptionnelle des commissions scolaires à qui nous parlons régulièrement. Au premier jour de la fermeture des écoles, nous avons pu compter sur leur collaboration afin de poursuivre notre travail. Les écoles, tout comme les garderies, sont des partenaires privilégiés puisqu’ils sont en contact quotidien avec les enfants », mentionne le CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

COVID-19

Les corps de police seront plus sévères

Le Service de police de Sherbrooke et la Régie de police de Memphrémagog agiront de façon plus coercitive à compter des prochaines heures.

Les directeurs des deux corps de police municipaux ont mentionné qu’ils agiront en fonction des directives émises par le premier ministre du Québec envers les personnes qui ne respectent pas les consignes interdisant les regroupements et la distanciation nécessaire.

À LIRE AUSSI: Distanciation sociale: les policiers sévissent dans une résidence de Trois-Rivières

Depuis dimanche dernier, le SPS a émis un seul constat d’infraction à une personne qui ne respectait pas ces règles.

Les policiers ont répondu à 147 appels en lien avec la COVID-19, dont 82 qui ont nécessité des déplacements.

Le directeur du SPS, Dany McConnell, demande de respecter les décrets et arrêtés ministériels formulés depuis la déclaration d’urgence sanitaire, le 13 mars dernier. 

« Nous avons bien entendu cette demande adressée aux maires des différentes villes du Québec et nous serons moins tolérants », a-t-il indiqué par voie de communiqué.

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, approuve la décision prise par le gouvernement du Québec. Il assure son soutien aux opérations du SPS visant à faire respecter les consignes de distanciation. 

« Nous nous devons de faire passer le message aux personnes récalcitrantes pour assurer la sécurité de l’ensemble de notre population », indique le maire Lussier qui a mentionné qu’il n’avait pas l’intention d’ajouter des policiers sur le terrain.

Pour sa part, la Régie de police de Memphrémagog (RPM) planche aussi sur un plan d’interventions qui va en droite ligne avec la demande du premier ministre Legault. On continuera à sensibiliser et à faire de la prévention, explique le lieutenant Sylvain Guay.

« Nous allons aussi pouvoir faire de la répression envers ceux qui ne comprennent pas. Les gens argumentent souvent pour déplacer les virgules dans les lois. Maintenant, nous pourrons sévir », dit-il.

Le plan sera en application dès ce week-end, ajoute-t-il.

Rappelons que les constats d’infraction sont de l’ordre de 1000 $ pour une première offense et peuvent aller jusqu’à 6000 $ en cas de récidive.

Deux interventions

Par ailleurs, la RPM a dû intervenir pour prévenir des rassemblements dans des endroits publics dans le contexte de la crise du coronavirus.

Le 28 mars, les forces de l’ordre ont installé des banderoles « Police » au sentier Ruisseau-des-chênes à Orford, le long de la 112. De plus, mardi, on est intervenu au sentier de l’île du Marais à Sainte-Catherine-de-Hatley, indique Mickaël Laroche, agent aux relations médias à la RPM.

« Aux deux endroits, il y avait plusieurs véhicules dans les stationnements, dit-il. Depuis l’installation des banderoles, la situation s’est grandement améliorée. »

Ces interventions suivent celle faite récemment pour éviter que des citoyens se rendent au Mont-Orford même si la station touristique est fermée, comme les autres montagnes du Québec. La RPM demandait à la population de respecter les consignes en ne se rendant pas au mont Orford ni au mont Giroux.

On apprenait jeudi que l’Association des stations de ski du Québec déplorait que des skieurs téméraires défient l’interdiction de s’élancer sur les pentes des montagnes fermées pour freiner la propagation de la COVID-19.

« Nous faisons appel au civisme de la population pour respecter les consignes de fermeture. Les stations de ski opèrent sur des terrains privés et ces sites ne sont pas des terrains de jeu à accès libre », a évoqué Yves Juneau, président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec.

« L’affichage d’interdiction d’accès est en place dans toutes les stations de ski et il est primordial que la population respecte ces consignes, car il s’agit d’une question de santé publique. »

« Le message semble avoir passé en ce qui concerne la station de ski du Mont-Orford, mentionne M. Laroche. Aucune plainte depuis l’annonce publique du 19 mars. »

Justice et faits divers

Gardien de sécurité happé au Walmart : la victime a été traînée sur plusieurs mètres

Le gardien de sécurité du Walmart des Galeries Quatre-Saisons qui s’est fait happer par un client frustré en voiture samedi s’est fait traîner sur plusieurs mètres, selon le Service de police de Sherbrooke. « Le conducteur a effectué une manœuvre pour faire tomber l’homme qui a subi de très graves blessures à la tête », précise l’organisation.

L’automobiliste de 25 ans a été arrêté et interrogé par le SPS. « Il devrait faire face à des accusations d’agression armée avec un véhicule, de voies de fait graves et de délit de fuite. Il devrait possiblement comparaître aujourd’hui », évalue le service de police dans un communiqué de presse, rappelant que la victime de 35 ans lutte toujours pour sa vie. Le gardien de sécurité serait père de cinq enfants selon ce que La Tribune a appris.

À LIRE AUSSI: Incident du Walmart : « Une situation extraordinaire », dit la compagnie de sécurité

Sociofinancement: 43 000 $ recueillis pour les proches de la victime du Walmart

« Un client accompagné de sa conjointe a voulu entrer au Walmart, mais en ne respectant pas les règles du commerce d’un client à la fois par véhicule, souligne le SPS. Un agent de sécurité a dû s’interposer et les deux personnes ont quitté le commerce. L’altercation s’est poursuivie dans le stationnement. À un certain moment, le client frustré a directement foncé avec son véhicule sur l’employé le traînant même sur le capot sur plusieurs mètres. Les suspects ont pris la fuite, mais l’enquête a permis dans la soirée de les retrouver dans un logement de Sherbrooke. »

Selon une source au fait de l’incident, l’automobiliste aurait donné plusieurs coups de volant pour faire tomber le gardien de sécurité. Ce dernier aurait subi de graves blessures à la tête. Une mare de sang était encore visible dans le stationnement du commerce dimanche en avant-midi.

Sur Facebook, le frère de la victime s’attriste de la situation. « Ça va bien aller? C’est ce qu’on tente tous de se dire dans cette période difficile... mon frère, lui, essayait d’aider en faisant respecter des règles toutes simples le jour comme agent de sécurité... La nuit nous allions à travers la province [pour] installer des plexiglas, pour protéger nos caissières dans les épiceries, on aide comme on peut. Hier, nous allions chercher mon frère après son travail, mais c’est une scène de crime que nous avons trouvé... parce que quelqu’un refusait la distanciation sociale, il s’est dit que tenter d’éloigner mon frère de ses cinq enfants et de sa femme peut-être pour toujours soulagerait sa frustration », a-t-il écrit.

Le directeur du SPS, Danny McConnell, lance un appel au calme. « J’insiste sur le fait que la population doit respecter les agents et les employés des commerces qui ne font qu’appliquer les mesures de distanciation sociale imposées par le gouvernement du Québec pour diminuer les risques de contagion dans les lieux publics et protéger la santé et la sécurité de la population sherbrookoise. Le non-respect des règles mises en place par les commerçants justifie les employés de refuser l’accès au commerce aux citoyens contrevenants. Un refus d’obtempérer pourra constituer une infraction municipale pour laquelle les policiers seront justifiés d’intervenir en support aux commerçants », exprime-t-il.

Les agents de la Sûreté du Québec collaborent à l’enquête du SPS. Des spécialistes se sont rendus sur place. « Toutes les hypothèses sur les circonstances entourant l’accident sont encore étudiées. »

Sherbrooke

Rassemblements illégaux: six contraventions en 24 heures

Au moins six contraventions de 1000 $ pour des rassemblements illégaux ont été remises par le Service de police de Sherbrooke dans les 24 dernières heures.

Selon le SPS, quatre constats ont été remis lors d’un seul événement, puisque les contrevenants auraient tenté de se cacher de la police.

À LIRE AUSSI:  Les corps de police seront plus sévères

« L’amende de 1000 $ est la plus basse, mais si le procureur considère que c’est plus grave, elle peut être revue à la hausse », précise le lieutenant en devoir. 

En soirée samedi, d'autres contraventions ont été distribuées par le SPS. Le nombre de billets d'infraction n'a pas été dévoilé.

Cependant, dans d’autres situations, un billet d’infraction général peut être remis. « Les gens ne respectent pas les règles de rassemblements, même si c’est de la famille qui se réunit dans le même appartement. Il va commencer à y en avoir plus », assure-t-il, rappelant les dernières directives du premier ministre François Legault. 

Mais les constats d’infraction peuvent aller jusqu’à 6000 $. Et plus d’une contravention peut être remise lors d’un même événement. « On peut donner un constat de 1000 $ pour la personne responsable, mais la loi nous permet d’identifier les gens à l’intérieur. Dans un événement où vingt personnes sont impliquées, on pourrait remettre 20 rapports d’infraction à 1000 $ chacune », explique le policier. 

D’autres formes d’intervention pourraient avoir lieu. « C’est comme lorsqu’on fait face à une manifestation de 5000 personnes, il y a des choses qu’on laisse passer, d’autres qu’on règle, dit-il. On est dans une intervention mondiale majeure. Sachez qu’on va faire le plus pour que les gens nous écoutent et comprennent la situation, même si on est en confinement depuis le 13 mars. » 

Dans un cas plus précis, qu’en est-il d’une personne seule qui va souper chez sa famille une fois par semaine? Est-ce un rassemblement? « Techniquement, on ne devrait visiter personne de notre famille, répond-il. Là où on va faire la séparation, c’est les adresses. Qu’est-ce qu’il a fait durant la semaine? Est-ce que c’est réellement sa seule sortie? Qui va nous dire que c’est vrai? C’est pourquoi il faut tout éviter, même si c’est très difficile. » 

Voisins 

Lorsque quelqu’un reçoit une contravention pour un rassemblement illégal, il est fortement déconseillé par le lieutenant de tenter de trouver qui a rapporté l’information à la police. 

« Après une intervention, une personne est allée voir son voisin pour lui reprocher de l’avoir dénoncé, raconte le lieutenant. J’espère que les gens n’embarqueront pas là-dedans. Si tu te fais dénoncer et que tu as un rapport d’infraction général, c’est parce que tu n’as pas respecté les règles. Ne va pas te venger sur ton voisin que tu penses qui t’a dénoncé, car tu vas te mettre dans le trouble. » 

« Le monde pense qu’ils ne se feront pas prendre, renchérit-il. Ils se font prendre, ils ont le billet et c’est tout. On ravale et on arrête de faire des rassemblements. »

Téléphone 

Autre rappel : ce n’est pas parce que la police ne débarque pas sur les lieux que le SPS ne fait pas d’intervention. 

« Parfois, on règle cela par téléphone, indique le policier. Si les gens ont l’impression qu’ils ont dénoncé et que la police n’a pas débarqué sur place, sachez que des interventions par téléphone se font. Ne pensez pas qu’on ne fait rien. On ne veut pas que nos policiers se mettent à risque sur toutes les interventions. Hier, il y a eu 18 appels. Est-ce qu’il y a eu 18 déplacements? Je suis sûr que non. » 

Le lieutenant cite en exemple le cas d’une entreprise. « Vendredi, on a eu un appel concernant une entreprise qui fonctionne actuellement, expose-t-il. On a appelé l’entreprise, qui a eu une dérogation du gouvernement pour travailler en effectif réduit. La personne qui a dénoncé nous a rappelés pour nous dire que la police n’avait pas débarqué. Ça s’est fait par téléphone et ils nous ont transmis leur dérogation par courriel. »

Justice et faits divers

Un délit de fuite mortel à Jonquière

Le corps d’un homme a été découvert tôt vendredi matin gisant sur une petite rue de Jonquière. L’individu aurait été heurté par un véhicule qui ne s’est pas arrêté. 

Selon les informations obtenues par Le Progrès, un camion de recyclage serait en cause. 

Le Service de police de Saguenay a reçu l’appel d’une dame à 5 h 17 signalant la présence d’une personne inconsciente sur la rue Montpetit, à l’angle de la rue Saint-Pierre.

Collision mortelle

À leur arrivée, les secours ont constaté la mort de la victime. 

« La personne aurait été heurtée. Une enquête est en cours afin de déterminer qui aurait pu heurter cette personne », a affirmé Bruno Cormier, porte-parole du Service de police de Saguenay, en début d’après-midi vendredi.

Justice et faits divers

COVID-19: un premier procès virtuel a eu lieu au Québec

MONTRÉAL — La justice en mode virtuel: après avoir testé un premier procès «en ligne», le ministère de la Justice du Québec prévoit poursuivre sur cette lancée pendant la pandémie de la COVID-19.

La propagation du nouveau coronavirus a forcé l’arrêt ou le ralentissement de nombreux pans du système judiciaire au Québec. Se présenter en cour devant un juge est pour l’instant réservé aux cas réellement urgents, comme les enlèvements d’enfants et les gardes forcées en établissement psychiatrique.

Le ministère de la Justice a ainsi multiplié les mesures et les initiatives pour poursuivre l’administration de la justice sans obliger les citoyens à être en présence physique les uns des autres.

La semaine dernière, un premier procès entièrement virtuel a eu lieu à Trois-Rivières, dans une affaire familiale, avec des témoins.

Les avocats, les témoins, les parties et le juge étaient tous à distance - au bureau ou à la maison - et pouvaient se voir et s’entendre par le biais de leurs tablettes ou téléphones.

Le Système sécurisé gouvernemental de visioconférence a été utilisé.

«Une fois que les parties à l’audience ont été branchées au système, cela venait créer une salle d’audience virtuelle où chacune d’elles pouvait interagir avec le juge qui présidait l’audience. Celui-ci s’est assuré que toutes les consignes, particulièrement celles relatives à la confidentialité de l’audience, soient respectées», a indiqué le ministère de la Justice dans un courriel.

Les parties ont été satisfaites de cette façon de procéder, rapporte le ministère.

Le ministère prévoit poursuivre l’utilisation de cette «salle de procès virtuelle» pendant la pandémie.

Il revient toutefois au juge qui préside une affaire de décider si le procès peut aller de l’avant de cette façon.

Des «procès en ligne» sont donc possibles dans tous les districts judiciaires, et autant en droit familial qu’en matière criminelle.

Cette nouvelle possibilité a déjà des effets bien réels: un juge a refusé la demande de la Couronne de reporter un procès - fixé pour le 31 mars - à une date ultérieure, en raison de la pandémie de COVID-19.

Il a jugé que l’affaire était urgente puisque l’accusé était détenu «et que le procès peut se dérouler par visioconférence».

Faits divers

Il menace sa conjointe avec un couteau

Un individu se retrouve derrière les barreaux après avoir menacé sa conjointe avec un couteau puis s’être sauvé avec sa voiture, mardi, à Sherbrooke.

Une chicane de couple a éclaté en fin de journée dans un logement du boulevard de Portland. Il ne s’agit pas de la première fois que la police doit intervenir pour une altercation à cette adresse, pour des épisodes de violence conjugale.

Justice

La justice en services essentiels jusqu’au 31 mai

À l’instar du reste du Québec, le palais de justice de Sherbrooke restera en mode services essentiels jusqu’au 31 mai prochain.

Le ministère de la Justice du Québec a demandé que seules les causes urgentes en matière criminelle, civile, de la famille ou en jeunesse puissent être entendues pour réduire les risques de propagation de la COVID-19.

faits divers

Autre vol au couteau à Sherbrooke

Le Service de police de Sherbrooke recherche un individu qui a tenté de commettre un vol au couteau au dépanneur King Ouest.

Le malfaiteur s’est présenté au dépanneur situé au 811 de la rue King Ouest, mardi soir vers 20 h 45.

À LIRE AUSSI: Il se dirige vers le poste de police après son vol

Le SPS diffuse des photos du vol au couteau de la rue Short

Vol au couteau dans un dépanneur de la rue Short

« Le suspect a brandi un couteau et a demandé le contenu du tiroir-caisse. Le commis s’est interposé et a réussi à le désarmer », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Le suspect a ensuite pris la fuite.

« Il est parti sans avoir réussi à ne rien voler. L’employé qui s’est interposé a été blessé à la main lors de l’altercation », signale le porte-parole du SPS.

Les policiers ont ratissé le secteur dans la soirée de mardi, mais ils n’ont pas retrouvé le suspect.

Le suspect est âgé entre 35 et 40 ans. Il mesure environ cinq pieds et dix pouces et a les cheveux grisonnants. Lors de la tentative de vol, il portait un manteau avec des manches grises.

« Le suspect s’exprimait en français avec un accent de la Bretagne », mentionne le porte-parole du SPS.

Ce vol ne serait pas relié à celui commis le 22 mars dernier en après-midi à la station-service Canadian Tire située juste en face.

Toutes informations concernant ces vols qualifiés peuvent être communiquées au SPS au 819-821-5555.