fait divers

Un incendie détruit l’Hôtel Lambton

Un incendie majeur a causé d’importants dommages à l’Hôtel Lambton, situé au centre du village de Lambton, dans la nuit de lundi à mardi, au point où l’édifice a été déclaré perte totale. C’est ce qu’affirme le directeur du Service des incendies de Lambton, Michel Fillion.

«La structure du toit s’est effondré dans une certaine mesure, c’est pas récupérable. L’alarme a été donnée à la caserne locale des pompiers à 1 h 30 environ, dans la nuit, par un des locataires de l’hôtel, grâce à son cellulaire. Heureusement, lui et une autre personne qui se trouvaient encore dans l’édifice ont pu être évacués sans problème, par l’escalier d’urgence, l’autre personne habitant au 3e étage étant sortie sur le toit. 

Le feu s’est déclaré au deuxième étage dans une des chambres inhabitées de l’hôtel qui n’a maintenant que des locataires à long terme, avec kitchenettes», a raconté M. Fillion.

«Nous avons été chanceux d’avoir un camion-échelle qui nous a facilité la tâche, plus efficace pour le travail en hauteur, à cause des trois étages que comptait l’édifice, et pour protéger les autres bâtiments voisins.»

Devant l’ampleur du brasier, qui s’est propagé rapidement aux deux étages supérieurs, les pompiers des municipalités voisines de Saint-Romain, La Guadeloupe, Courcelles et Saint-Sébastien ont été appelés en renfort.

On se souviendra que, cette nuit-là, de fortes bourrasques de vents sévissaient sur la région, ce qui n’a vraiment pas aidé les pompiers qui ont eu fort à faire pour circonscrire les flammes.

«Nous avons eu besoin de beaucoup d’eau pendant les trois heures environ qu’a duré l’opération, car nous avons fait face à un gros travail, à cause des vents forts, avant de pouvoir vraiment maîtriser l’incendie. Le rez-de-chaussée a d’ailleurs subi de très gros dommages à cause de toute cette eau, ce qui a aussi contribué à la perte totale de l’édifice», a confié M. Fillion.

«Notre enquête, qui est complétée, n’a pas permis de déterminer la cause de l’incendie, mais nous avons écarté toute cause criminelle. C’était un vieil édifice qui a été rénové et rallongé à maintes reprises. Je ne peux rien affirmer, mais une cause d’origine électrique ne serait pas surprenante.»

Des enquêteurs de compagnies d’assurances sont attendus jeudi pour leur expertise. En plus du bureau et du bar de l’hôtel, au rez-de-chaussée, se trouvait également un autre commerce, un salon de coiffure et de bronzage.

Cannabis

L'impact sur le marché noir? Des consommateurs se prononcent

SHERBROOKE — Il est encore trop tôt pour déterminer avec certitude les impacts de la légalisation du cannabis sur le marché noir. La Tribune s’est toutefois entretenue avec quelques consommateurs sous le couvert de l’anonymat pour connaître leur opinion face à la légalisation.

Certains comme Raifa*, qui consomme du cannabis de deux à trois fois par semaine, vont se tourner vers la SQDC par curiosité. « Oui je vais m’approvisionner à la SQDC. Je n’ai pas de dealer stable depuis longtemps. Je vais aller à la succursale puisque ce n’est pas loin et je suis curieuse de voir ça. »

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L’ABC du cannabis

Légalisation du cannabis: le Québec prêt, l’Ontario rechigne

Cannabis: la succursale de Drummondville prête à ouvrir ses portes

De la bouteille interdite au joint légalisé

Pour Michael*, qui consomme occasionnellement, l’opportunité de ne plus avoir à passer par des dealers est intéressante. « J’ai l’impression que pas mal n’importe qui, sauf les heavy stoner, va changer ses habitudes. »

D’autres consommateurs comme Anne* ne changeront rien à leurs habitudes. 

« Le modèle choisi m’écœure un peu et j’aurais souhaité que des petits joueurs puissent prendre part à ce marché. L’idée de me faire faire la morale en succursale me tente plus ou moins, tout comme l’idée d’être fichée. Entre monter à Drummondville ou simplement prendre mon téléphone pour voir quelqu’un débarquer chez moi dans la demi-heure, pour le même prix, mettons que la décision est facile à prendre. »

« Je ne me suis jamais empêchée d’en griller un sur la Well après un show mais là j’ai un peu peur que les boubous macoutes se lancent dans une run de tickets, ajoute-t-elle. Je n’aurais jamais pensé que ça deviendrait légal de mon vivant, mais encore moins que ça deviendrait une démarche de vache à lait de contraventions diverses. »

Anne* n’apprécie d’ailleurs pas du tout le règlement en matière de culture à domicile adopté par le Québec.

« L’exception québécoise sur la culture à domicile me révolte en ti-pépère. Personnellement cette plante est la seule qui vient à bout de mes crampes menstruelles et de mes maux de tête. J’aurais apprécié pouvoir bénéficier de ses effets à moindre coût en la cultivant chez moi. »

Pour David*, qui achète souvent en grande quantité, le marché noir reste la meilleure option. 

« Le fait de ne pas avoir de rabais si l’on achète en grande quantité me pousse à vouloir continuer de faire affaire avec mon fournisseur. Je serais plutôt tenté de faire affaire avec le gouvernement dans le but de déguster à petite quantité ou pour dépanner, sinon, ça ne vaut pas la peine. »

* noms fictifs

Démystifier THC et CBD

Tous les produits vendus par la SQDC seront étiquetés avec les pourcentages de deux éléments actifs soit le THC (tetrahydro-cannabinol) et le CBD (canabidiol).

Le THC est la substance qui provoque l’effet euphorisant tandis que le CBD est une substance qui n’a pas les propriétés perturbatrices du THC, mais dont le potentiel thérapeutique suscite de plus en plus d’intérêt selon la Direction de santé publique de l’Estrie. Le CBD peut même atténuer certains effets du THC.

Mais lequel choisir?

« Pour minimiser les risques à la santé à court et moyen terme, il est préférable de sélectionner un cannabis à plus grande teneur en CBD et faible teneur en THC, mentionne Dre Isabelle Samson, médecin-conseil à la direction de santé publique de l’Estrie. Il n’y a pas de seuil connu de risque faible pour le moment. Par prudence, il est mieux de s’en tenir à moins de 15 % de THC, particulièrement chez les nouveaux utilisateurs et les occasionnels, et même à moins de 8 % pour les moins de 21 ans. » 

Toute consommation, peu importe les pourcentages de THC et CBD, comporte des risques pour les personnes avec un historique de problème de santé mentale, selon Dre Samson.

La Direction de santé publique de l’Estrie confirme que des traces de cannabis restent présentes dans le sang 24 h après la consommation. Des traces restent dans l’urine 2 à 3 jours pour les consommateurs occasionnels, 5 à 10 jours pour les fumeurs plus réguliers, 14 à 30 jours pour les gros consommateurs et jusqu’à 40 à 60 jours chez certains consommateurs chroniques. La période est de 1 à 5 jours lorsque la drogue a été ingérée.

Magog

L’incendie a été causé par un poteau portant un transformateur électrique

C’est un poteau qui s’est cassé qui aurait causé l’incendie monstre survenu dans la nuit de lundi à mardi, au centre-ville de Magog.

Le directeur du service des incendies de la Ville de Magog, Sylvain Arteau, en a fait l’annonce mercredi midi lors d’un point de presse.

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Selon lui, le poteau de la compagnie Bell portait un transformateur électrique. La cause a été déterminée à la suite de l’enquête qui a suivi l’incendie majeur ayant détruit un immeuble abritant des logements et des commerces.

L’enquête se poursuit à savoir si le poteau était en mauvais état, a ajouté la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm.

Rappelons que des rafales pouvant atteindre plus de 80 km/h ont soufflé sur la région dans la nuit de lundi à mardi.

Justice et faits divers

Opération Gaspésie : il reconnaît le trafic de cocaïne

SHERBROOKE — Félix Brouillet-Nadeau a reconnu son implication dans le projet antidrogue Gaspésie.

L’homme de 28 ans a reconnu la possession dans le but d’en faire le trafic de cocaïne le 9 mai ainsi que le recel d’argent lié au trafic de ces stupéfiants.

Il a aussi reconnu avoir fait le trafic de cocaïne et de méthamphétamine entre décembre 2017 et mai 2018.

C’est un mandat de perquisition du SPS qui a permis de saisir la cocaïne et l’argent à son domicile de Montréal.

À son logement de la rue des Ormeaux, les policiers ont trouvé 87,7 grammes de cocaïne sous forme de roche, 13 945 $, 3,5 grammes de cocaïne, trois cellulaires ainsi que trois balances contaminées. Des listes de dettes ont aussi été trouvées.

Il possède des antécédents de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic en 2014 et 2018.

Lors de l’enquête sur remise en liberté, Brouillet-Nadeau avait reconnu ses problèmes de consommation de cannabis et de cocaïne depuis une dizaine d’années.

Il affirmait alors prendre au moins trois grammes de cannabis et de cocaïne par jour.

« Ça m’aide à finir mes journées. Ça prend ce que ça prend pour rester réveillé », avait mentionné Félix Brouillet-Nadeau.

Il avait alors avoué posséder une dette de drogue d’au moins 5000 $ à 6000 $.

Il avait été remis en liberté en maison de thérapie, mais s’était constitué détenu quelques jours plus tard.

Brouillet-Nadeau est détenu depuis la fin du mois de mai.

Les observations sur la peine seront faites le 23 novembre.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté et l’avocat de la défense Me Dimitri Raymond devraient alors présenter une suggestion commune de peine de détention au tribunal.

Félix Brouillet-Nadeau est le premier accusé du projet Gaspésie à régler ses comptes avec la justice.

Ian Duval et Nicolas Bergeron sont aussi détenus depuis mai dernier dans cette affaire.

Opération Gaspésie

Des informations colligées dans le cadre de l’opération Gaspésie ont permis de frapper au 1471 du boulevard de Portland une semaine plus tard pour saisir une autre importante quantité de stupéfiants dans un logement loué par Duval.

Duval et Bergeron sont accusés de possession en vue d’en faire le trafic de cocaïne, de méthamphétamine et de trafic de ces substances ainsi que de possession d’arme prohibée et de recel entre décembre 2017 et mai 2018.

En plus des 3,75 kilos de cocaïne, dont deux kilos en bloc, les policiers ont trouvé 4,38 kilos de crack, 4664 comprimés de méthamphétamine, 115,72 grammes de méthamphétamine en poudre, plus de 26 000 $ en argent, un pistolet de calibre .22 avec chargeur et munitions ainsi que huit sacs de un kilo vides, mais contaminés à la cocaïne.

La structure criminelle ciblée fournissait de la cocaïne à des vendeurs ou livreurs sur la route.

Ces deux hommes doivent fixer leur enquête préliminaire le 5 novembre.

Actualités

Incendie à Magog: Un couple perd deux commerces

MAGOG — Manon Savoie pensait pouvoir profiter d’une journée de congé bien méritée mardi. Au lieu de cela, elle a assisté à la destruction de son commerce, qui était situé en bordure de la rue Principale, à Magog.

« J’ai appris qu’il y avait un feu ce matin quand Ginette Pradella, du Cinéma Magog, m’a appelée. Je suis sous le choc. Ça prend des années d’efforts lorsqu’on veut se monter un inventaire comme commerçant. Heureusement, je suis assurée. Mais il va falloir attendre avant que je puisse annoncer si je redémarre mon commerce ou pas », a confié Mme Savoie mardi en matinée.

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«Incendie historique» à Magog: «Le ciel était rouge» [PHOTOS]

Levée des mesures d’urgence à l’hôpital de Magog

La copropriétaire du commerce Amorosa, qui écoulait des produits naturels fabriqués à partir de roses, était d’autant plus affectée que son conjoint, Richard Blouin, possédait une boutique à l’intérieur du même immeuble qu’elle. « C’est dur parce qu’on est frappés tous les deux », a-t-elle reconnu. 

Pour sa part, le Magogois Robert Thibodeau a soudainement été réveillé au petit matin après que le courant se soit interrompu dans son logement, situé à un jet de pierre du lieu du sinistre.

faits divers

Des milliers de Magogois affectés par l’incendie majeur [VIDÉO et PHOTOS]

Des immeubles détruits, de nombreuses personnes à la rue, un centre-ville bouclé et une odeur de fumée qui flotte à des kilomètres à la ronde. Le violent incendie qui a éclaté en bordure de la rue Principale, à Magog, a affecté de près ou de loin des milliers de résidants de cette ville mardi.

Le feu qui s’est déclaré au centre-ville de Magog, durant la nuit de lundi à mardi, serait l’un des plus importants à avoir fait rage dans cette ville. «C’est une des plus grandes interventions de l’histoire pour nos pompiers», affirme le nouveau directeur du service de protection incendie de la Ville de Magog, Sylvain Arteau.

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Elle assiste à la destruction de son commerce

Levée des mesures d’urgence à l’hôpital de Magog

Au plus fort du brasier, le panache de fumée était visible sur de nombreux promontoires tout autour de la ville. Les citoyens des zones les plus touchées ont d’ailleurs été invités à demeurer à l’intérieur de leur domicile pour éviter de respirer la fumée.

Deux immeubles, abritant de nombreux commerces et logements, ont été rasés par les flammes et deux autres ont été sévèrement endommagés. Selon le dernier décompte, les noms de 26 personnes figuraient sur la liste des sinistrés. Plusieurs de ces gens ont été accueillis à l’Espace culturel de Magog, qui se trouve tout juste sous la Bibliothèque Memphrémagog.

Justice et faits divers

Une dette de drogue serait à l’origine du branle-bas au motel La Marquise

SHERBROOKE — Le recouvrement d’une dette de drogue pourrait être à l’origine du branle-bas de combat de la semaine dernière au motel La Marquise de Sherbrooke.

La trame factuelle autour des événements survenus le 11 octobre commence à se préciser.

Roxanne Lapointe, 27 ans, et Maxime Vanier, 30 ans, ont été accusés, mardi, de trafic de cocaïne entre le 1er août et le 11 octobre, de port d’arme dans un dessein dangereux, de possession de bâton télescopique et de poing américain, soient des armes prohibées.

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Ces accusations ont été déposées à la suite de la perquisition faite le 11 octobre au motel de la rue Wellington Sud.

Vanier et Lapointe ont aussi été accusés de recel de moins de 5000 $ de même que de possession de cannabis.

La victime dans cette affaire doit être rencontrée par le Service de police de Sherbrooke.

« C’est une dette reliée au monde des stupéfiants qui pourrait expliquer cette affaire », mentionne le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau soutient que de nouvelles accusations devraient être portées au cours des prochains jours.

« Nous attendons le dépôt de nouvelles accusations », a indiqué Me Crépeau devant le tribunal.

Cet événement a nécessité l’intervention du Groupe d’intervention du SPS et la fermeture de la rue Wellington Sud le 11 octobre.

justice

Voleur au capuchon: un trio de suspects sous les verrous

Sherbrooke — C’est une surveillance effectuée par le Service de police de Sherbrooke à la suite d’un sixième vol à main armée que le voleur au capuchon a été mis sous surveillance puis arrêté la fin de semaine dernière.

Rosario Gagliano pénétrait vraisemblablement dans les commerces armé d’un pistolet après avoir couvert sa tête d’un capuchon pour demander le contenu du tiroir-caisse.

Il était attendu à l’extérieur par Sylvain Viens dans un véhicule. Ce dernier l’aidait à prendre la fuite. Lors du dernier vol, Érika Smith, la conjointe de Gagliano, prenait place dans le véhicule.

Suivi par les enquêteurs puis les patrouilleurs du SPS, le trio de voleurs a été intercepté à la suite d’un septième vol qui a été perpétré dans un dépanneur d’East Angus samedi soir.

« La voiture avait été mise sous surveillance. Il avait été établi qu’un complice attendait le voleur dans le véhicule. Une troisième personne s’était jointe à eux lors du vol à East Angus. Ils ont été interceptés à leur retour à Sherbrooke », explique la porte-parole du SPS, Isabelle Gendron.

Les trois suspects ont comparu, lundi, au palais de justice de Sherbrooke devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.


JUSTICE

Un comptable reconnaît une importante fraude fiscale

Benoit Léonard de Sherbrooke a reconnu des accusations de fraude fiscale totalisant plus de 2,4 millions $ en remboursements illégaux de TPS et TVQ.

Léonard a reconnu avoir aidé cinq entreprises de Saint-Dominique, Granby, Bromont et Shefford, montées de toutes pièces, à faire de fausses déclarations auprès de Revenu Québec et Revenu Canada pour obtenir des remboursements de taxes auxquels elles n’avaient pas droit entre 2008 et 2012.

Les réclamations illégales de ces cinq sociétés s’élèvent à 2 420 996 $.

Dès le début du procès prévu pour quatre semaines, lundi, les parties ont annoncé au juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec que le débat serait écourté.

Le procès vise à établir la culpabilité de Benoit Léonard d’avoir aidé des sociétés « coquilles » à réclamer des taxes ce qui a mené à l’émission de 3,4 millions $ en chèques provenant des trésors canadiens et québécois.

Malgré la reconnaissance de ces accusations, Léonard devra subir son procès relativement à plusieurs autres des 286 accusations initialement portées.

Il a reconnu qu’il y avait inexistence de lieux d’affaires, d’activités ou même d’employés à ces entreprises.

Léonard a aidé à former les fausses sociétés et à recruter des prête-noms. Il a vu à ouvrir des comptes de banque, à faire des chèques en blanc, à produire de fausses déclarations fiscales pour des sociétés dont le seul objectif était d’obtenir de faux remboursements de taxes.

« Des discussions très constructives ont permis de circonscrire le procès », a expliqué le procureur aux poursuites pénales, Me Olivier Champagne.

Dans sa déclaration d’ouverture, Me Champagne a expliqué que l’enquête Chariot, qui s’est échelonnée de 2008 à 2014, touchait six sociétés dans le secteur de Granby.

Il a expliqué que l’enquête a révélé que les entreprises simulaient des activités, alors qu’elles n’en avaient aucune.

Comptable agréé, Léonard aurait monté de toutes pièces des entreprises dont le seul but était de réclamer des remboursements de taxes. Ces coquilles vides prétendaient avoir plus de dépenses que de revenus.

La poursuite compte prouver que 678 000 $ ont été transférés des sociétés coquilles vers les comptes de Léonard.

Les sièges sociaux ne correspondaient pas à des lieux commerciaux, mais à des résidences personnelles.

Aucun état financier ni aucune comptabilité des sociétés n’ont été trouvés lors des perquisitions.

La poursuite souhaite démontrer que certains montants ont été remis à certains membres du crime organisé.

« Nous allons procéder de façon électronique dans ce qui aura à procéder », a expliqué Me Champagne au juge Dunnigan.

Un premier témoin, Catherine Fortin de Bell Canada, a été appelé à la barre pour la poursuite.

Des ordonnances de communication relative à l’adresse IP relevée dans le cadre de l’enquête correspondent au compte de facturation de l’adresse où réside Benoit Léonard.

Ingénieur informatique à Revenu Québec, Louis Dallaire est venu témoigner de l’intégrité de la sécurité du réseau informatique.

« Les réseaux ne sont pas attachés ensemble. Il n’y a pas de façon de passer d’un réseau à l’autre. Ça doit être une intervention physique pour accéder à nos ordinateurs. Aucun incident d’introduction par effraction n’a été répertorié pour cette période », signale M. Dallaire.

Me Paul Larochelle, Me Véronique Breton et Me Olivier Champagne représentent le ministère public, tandis que Me Thomas Walsh et Me Marc-Olivier Perron défendent Benoit Léonard.

Une perquisition avait eu lieu au domicile de Benoit Léonard situé dans le secteur de Saint-Élie dans le cadre de l’opération Chariot. Ce projet avait été mené par Revenu Québec en mai 2015.

fait divers

«Incendie historique» à Magog: «Le ciel était rouge» [PHOTOS]

MAGOG — Trois immeubles rasés, au moins 26 personnes à la rue, des commerces emportés par les flammes, un centre-ville bouclé et une odeur de fumée qui flotte à des kilomètres à la ronde. Le violent incendie qui a éclaté au 12 de la rue Deragon en bordure de la Principale, dans la nuit de lundi à mardi à Magog, a affecté de près ou de loin des milliers de résidants de cette ville.

Le feu qui s’est déclaré au centre-ville de Magog serait l’un des plus importants à avoir fait rage dans cette ville. « C’est une des plus grandes interventions de l’histoire pour nos pompiers », affirme le nouveau directeur du service de protection incendie de la Ville de Magog, Sylvain Arteau.

Lire aussi: Des milliers de Magogois affectés par l’incendie majeur [VIDÉO et PHOTOS]

Au plus fort du brasier, le panache de fumée était visible sur de nombreux promontoires tout autour de la ville. Les citoyens des zones les plus touchées ont d’ailleurs été invités à demeurer à l’intérieur de leur domicile pour éviter de respirer de la fumée.

Trois immeubles, qui abritaient sept ou huit commerces ainsi qu’une quinzaine de logements, ont été rasés par les flammes et un quatrième édifice a été sévèrement endommagé. Selon le dernier décompte, les noms de 26 personnes figuraient sur la liste des sinistrés. Plusieurs de ces gens ont été accueillis à l’Espace culturel de Magog, qui se trouve tout juste sous la Bibliothèque Memphrémagog.

Au total, une soixantaine de pompiers en provenance de Magog, Sherbrooke, Eastman, Orford, Thetford Mines, Ayer’s Cliff, Austin et Saint-Denis-de-Brompton ont déployé des efforts pour éteindre le brasier. « Ils ont travaillé dans des conditions extrêmement difficiles. Je suis très fier d’eux », remarque Sylvain Arteau.

Pendant les premières minutes de l’intervention, les pompiers ont secouru une personne qui se trouvait au troisième étage à l’aide d’une échelle. Ce sinistré s’en serait tiré parfaitement indemne.