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Justice

Louis Lagassé sanctionné en France

Après un délibéré de trois mois, le tribunal judiciaire de Quimper en France a condamné, jeudi, l’homme d’affaires sherbrookois Louis Lagassé à trois années d’emprisonnement délictuel, à une amende de 375 000 euros et à dédommager financièrement diverses parties intimées pour avoir effectué de nombreuses « ponctions de trésorerie » dans les coffres de l’entreprise Lagassé communication et industries (LCI), à Douarnenez en Bretagne.

« Il convient de faire une application ferme de la loi, en le condamnant à une peine d’emprisonnement, et en lui infligeant le maximum de l’amende encourue, qui n’atteint pas le gain réalisé par Louis Lagassé à l’occasion de la commission des infractions », explique la présidente du tribunal judiciaire de Quimper, Béatrice Dupuis.

À LIRE AUSSI: Me Lagassé devant la justice française

Des procédures au tribunal correctionnel de Quimper en France avaient été entreprises en 2017 à la suite d’une mise en examen pour délit de banqueroute, abus de biens d’une société par un dirigeant à des fins personnelles entre 2008 et 2011 et entrave au fonctionnement d’un comité d’entreprise. 

L’entreprise spécialisée dans les télécommunications et les systèmes sécurisés du Groupe Lagassé en France avait été placée en redressement judiciaire en 2011 après un contrôle fiscal, ce qui l’avait mise hors du contrôle de Louis Lagassé qui la possédait depuis 2005.

Selon le journal Ouest-France, ce sont 30 millions d’euros (44 M$) qui ont été soutirés de la compagnie française Lagassé communication et industries (LCI), basée à Douarnenez pour les transférer dans d’autres filiales du holding notamment la Société Groupe Lagassé Europe.

« Louis Lagassé, par ses agissements commis sur une longue période, a appauvri une personne morale, au point de la rendre si exsangue que le Tribunal de commerce n’a pu décider que de sa liquidation judiciaire. Ces agissements ont été commis au bénéfice d’autres personnes morales, sans aucun doute, et de lui-même, personne physique, assurément », explique la présidente du tribunal judiciaire de Quimper dans la décision dont La Tribune a obtenu copie.

Les procédures étaient suivies de très près par le comité d’entreprise de Lagassé communication et industries (LCI) qui a reçu 8000 euros en dommages et intérêt.

« C’est une décision qui est juste. Le tribunal vient clore un chapitre qui dure depuis 2011. En imposant trois ans de prison, le tribunal vient imposer une peine forte », estime le trésorier du comité d’entreprise de l’ancienne LCI, Vincent LeRoy en entrevue à La Tribune. 

La présidente du tribunal a mentionné que l’homme qui a siégé au conseil d’administration d’Hydro-Québec avait « fait fi de la vie économique de l’“Armorique”, ainsi qu’il la dénomme, et plus spécialement de la ville de Douarnenez et de ses alentours, provoquant par ses agissements de forts ressentiments chez les 224 personnes, physiques, cette fois, employés de la LCI SAS, et leurs familles, certains étant licenciées, car non repris, après la liquidation judiciaire, par la société Éolane », écrit la présidente du tribunal Béatrice Dupuis.

L’entreprise avait été reprise par la société Éolane à la suite de la liquidation judiciaire 2012. La majeure partie des salariés avait été réembauchés, mais 39 employés avaient été licenciés pour motif économique.

Louis Lagassé devra ainsi verser près de 180 000 euros à 23 anciens employés pour préjudice moral et perte d’emploi.

La présidente du tribunal indique que les multiples avertissements n’ont pas été considérés par Louis Lagassé « et lui ont permis de récupérer au détriment de LCI SAS et ses employés des millions et des millions ».

En convalescence

L’homme de 72 ans n’était pas présent au tribunal, jeudi en France, pour assister à la décision en raison de problèmes de santé.

Selon l’Agence France-Presse, l’avocat de Me Lagassé, Me Kossi Amavi a mentionné qu’il avait été opéré le 22 décembre 2019 et qu’il se trouvait en convalescence.

« Monsieur Lagassé clame toujours son innocence. Il a fait ce que tout homme qui gère une société doit faire », a-t-il indiqué, estimant que ce « procès n’aurait pas eu lieu au Canada ni ailleurs en Europe ». « On peut considérer qu’à un moment donné il y a une somme d’argent qui est venue d’une société vers une autre et que ce n’est pas légal ici alors que ça l’est ailleurs », a indiqué l’avocat de Louis Lagassé, dont les propos ont été recueillis à la sortie du tribunal.

L’homme d’affaires dispose de dix jours pour porter la décision en appel.

Une ordonnance interdisant à Louis Lagassé d’exercer une profession commerciale ou industrielle, de diriger, d’administrer ou de gérer, ou de contrôler à un titre quelconque une entreprise ou société commerciale et industrielle en France a été émise.

Le dossier pénal avait été déposé en décembre 2013. Des conditions avaient alors été imposées à Louis Lagassé, dont le dépôt d’un million d’euros au début des procédures afin de garantir sa présence au procès qui a eu lieu en octobre 2019.

Justice et faits divers

Mère tuée à Mascouche: le père de famille accusé de meurtre sans préméditation

Benoît Cardinal, âgé de 33 ans, a été accusé vendredi du meurtre non prémédité de sa conjointe, Jaël Cantin, retrouvée grièvement blessée vers 4h00 jeudi matin à son domicile de Mascouche.

Mme Cantin, mère de six enfants aussi âgée de 33 ans, est décédée après avoir été transportée à l’hôpital.

Cardinal demeure détenu et la Cour lui a interdit toute communication avec ses six enfants et avec trois autres témoins.

«Il pourrait faire une demande de remise en liberté, a expliqué la procureure de la Couronne au dossier, Me Valérie Michaud. Le fardeau lui revient; c’est à lui à faire la requête à la Cour supérieure, donc il faudra voir si ses avocats en feront une.»

La suite des procédures a été fixée au 26 février pour une communication additionnelle de preuve à la défense.

Benoît Cardinal a été appréhendé jeudi soir par la Sûreté du Québec et a été emmené au palais de justice de Joliette vendredi matin dans une voiture de police banalisée.

Il portait une veste kangourou avec un capuchon dans l’espoir de se soustraire de l’objectif des caméras qui l’attendaient à son arrivée au tribunal.

Les enfants interrogés

Benoît Cardinal se trouvait au domicile familial lorsque les policiers s’y sont présentés peu après 4h jeudi. Il était également blessé et a été transporté à l’hôpital en même temps que la victime, mais a reçu son congé rapidement.

Les six enfants du couple, âgés de 1 à 12 ans, se trouvaient aussi dans la maison au moment du drame. Certains d’entre eux ont été interrogés par les policiers avec l’aide de chiens d’accompagnement.

«On aura un souci de préserver le plus possible les enfants pendant les procédures, avec tous les pouvoirs qu’on aura et que la loi nous permet», a précisé Me Michaud.

Les enfants ont été confiés à des membres de la famille immédiate. Certains d’entre eux fréquentaient deux écoles du secteur. La commission scolaire des Affluents a dépêché des ressources additionnelles pour offrir un soutien psychologique tant aux camarades de classe qu’au personnel enseignant ou même aux parents d’autres élèves qui en exprimeraient le besoin.

Suspendu récemment

Parallèlement, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval a confirmé qu’il avait récemment suspendu Benoît Cardinal de son emploi au Centre de jeunesse de Laval après qu’on eut porté à son attention que ce dernier «aurait pu avoir des comportements inappropriés».

Vendredi dernier, Benoît Cardinal «a remis sa démission», selon le communiqué envoyé à La Presse canadienne par le CISSS, qui précise lui avoir «offert du soutien psychologique» à ce moment.

faits divers

Un piéton happé près de Terrill

Un piéton a été renversé à l'intersection des rues Terrill et Triest, jeudi en fin d'après-midi

Selon le Service de police de Sherbrooke, il n'y a aucun acte criminel lors de cet événement. 

La victime a été transportée au centre hospitalier pour traiter des blessures mineures. 

faits divers

Des fraudeurs utilisent le numéro de téléphone du SPS

Une nouvelle vague de fraude par téléphone frappe la région de Sherbrooke.

Cette fois, les fraudeurs ont réussi à faire apparaitre le numéro de téléphone du Service de police de Sherbrooke sur l’afficheur des personées contactées.

Le fraudeur se fait passer pour un employé de la Gendarmerie royale du Canada ou de Service Canada en mentionnant que le numéro d’assurance sociale est compromis.

« C’est le même stratagème qui revient. Nous recevons beaucoup d’appels en ce sens depuis quelques jours », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Le suspect ajoute à l’interlocuteur qu’un mandat d’arrestation a été lancé contre lui.

Il demande ensuite de payer un montant en crypto monnaie pour régler la situation.

« Les fraudeurs ont la capacité informatique de modifier le numéro de l’appelant qui s’affiche ce qui donne encore plus de crédibilité à leur stratagème », signale le porte-parole du Service de police de Sherbrooke.

Le SPS prévient que les suspects sont très insistants.

Les citoyens sont invités à raccrocher et à signaler une fraude aux autorités policières s’il y a une perte financière.

faits divers

Un camionneur blessé gravement à Ste-Catherine

Le conducteur d’un camion-remorque a subi de graves blessures à la suite d’une embardée survenue, mercredi, sur l’autoroute 55 à Sainte-Catherine-de-Hatley.

La sortie de route est survenue vers 17 h 30 au kilomètre 22,5 en direction sud, soit vers le poste frontalier.

Justice

Accusé d'évasion, Marc Gordyn étire les procédures

Les procédures s’étirent contre Marc Gordyn accusé notamment de s’être évadé du Centre de détention de Sherbrooke à l’été 2019.

L’individu était alors incarcéré de façon provisoire pour avoir volontairement intercepté des communications privées, d’avoir installé des micros et divers dispositifs de même que pour avoir fait une introduction par effraction lorsqu’il a tenté de fuir la prison.

À LIRE AUSSI: Une récompense pour retrouver Gordyn

Justice et faits divers

Enquête Mâchurer: la Cour suprême refuse d’entendre l’appel de Marc Bibeau

OTTAWA - De nouveaux documents rendus publics jeudi matin, à la suite de la levée d’une ordonnance de non-publication, lèvent le voile sur le financement occulte au Parti libéral du Québec (PLQ) pendant les années Charest.

Marc Bibeau, ancien collecteur de fonds pour le Parti libéral du Québec, s’est battu devant les tribunaux pour éviter de divulguer le contenu de deux mandats de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) qui le visaient en 2016.

La Cour suprême a donné le feu vert à la levée de l’ordonnance de non-publication qui frappait ces documents. Le consortium de médias - formé de La Presse, QMI et The Gazette - a dévoilé les détails dans les minutes qui ont suivi.

«La Presse» rapporte que d’anciens députés, une ex-employée du cabinet du premier ministre et une douzaine d’hommes d’affaires ont fourni des témoignages sur l’influence de M. Bibeau au sein du PLQ et dans l’octroi de contrats publics.

Des dirigeants de firmes de génie ont confirmé à la police que leurs entreprises finançaient le PLQ, avec des stratagèmes de prête-noms ou de versement de bonis. Ils disent avoir vécu de la peur, de l’intimidation et même des menaces de la part de M. Bibeau pour donner de l’argent, toujours selon le compte-rendu de «La Presse».

Des employés et actionnaires de plusieurs firmes pouvaient être remboursés ou récompensés pour leurs dons au PLQ, selon des témoignages faits aux policiers de l’UPAC et rapportés par Québecor. Plusieurs ont confirmé que leurs dons permettaient d’obtenir des informations privilégiées pour faire avancer leurs dossiers.

Certains se sont plaints que M. Bibeau exigeait trop d’argent et augmentait les objectifs de financement.

C’est dans ce contexte que l’UPAC a procédé à des perquisitions en août 2016 dans des entreprises appartenant à M. Bibeau, dans le cadre de l’enquête Mâchurer, qui s’intéresse au financement politique et l’octroi de contrats publics au Québec.

L’enquête Mâchurer, en cours depuis 2014, s’intéresse également à l’ancien premier ministre Jean Charest. M. Charest n’a pas encore confirmé s’il allait, oui ou non, se lancer dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada.

Aucune accusation n’a été portée contre MM. Bibeau ni Charest jusqu’à présent.

M. Bibeau souhaitait éviter la publication de ces nouveaux documents jusqu’à ce que le Directeur des poursuites criminelles et pénales décide s’il fera ou non l’objet d’accusations, afin de ne pas mettre en péril son droit à un procès équitable.

Les tribunaux inférieurs avaient tous rejeté la demande de M. Bibeau, mais avaient accordé une ordonnance de non-publication au cas où il poursuivrait ses recours judiciaires.

La décision du plus haut tribunal du pays met donc fin à cette saga judiciaire qui dure depuis plus de trois ans.

Dans une déclaration transmise par son avocat, Léon Moubayed, M. Bibeau dit qu’il «prend acte» de la décision de la Cour suprême et qu’il avait déposé cette demande d’autorisation d’appel afin de préserver ses droits et sa réputation.

«M. Bibeau tient à réaffirmer son intégrité et maintient qu’il continuera à faire valoir ses droits. Son engagement politique s’est toujours fait librement, bénévolement, par conviction personnelle et en conformité avec les lois», affirme-t-il.

faits divers

Michael n’a pas donné de nouvelles depuis des semaines

Un adolescent n’a pas donné de ses nouvelles depuis plusieurs semaines et la police de Sherbrooke lance un avis de recherche.

Michael Fortin-Turcotte, âgé de 16 ans,  a quitté son domicile le 20 novembre dernier.

Il n’a donné plus de ses nouvelles à sa famille via les réseaux sociaux depuis, indique le Service de police de Sherbrooke (SPS).

Il pourrait être dans la région de l’Outaouais, précise-t-on.

Le jeune homme a les yeux bruns, pèse  64 kilos et mesure 1,70 mètre.

On peut communiquer avec le SPS au 819 821-5544 ou au 819 821-5555 pour signaler sa présence.

faits divers

Vol au couteau dans un dépanneur de la rue Short

Un vol qualifié est survenu jeudi soir dans un dépanneur du secteur centre-sud à Sherbrooke.

Deux hommes de race blanche se sont présentés au dépanneur 7 Jours du 381 de la rue Short vers 19 h 30.

L’un d’eux a brandi un long couteau en exigeant le contenu du tiroir-caisse.

« Ils ont aussi volé de l’argent et des cigarettes en sautant par-dessus le comptoir », explique le sergent Robin Côté du Service de police de Sherbrooke.

Les deux suspects ont pris la fuite à pied.

« Les policiers ont perdu la trace des suspects. Leurs pas dans la neige ont été balayés par le vent », mentionne le sergent Côté.

Au moment de mettre sous presse, les deux suspects n’avaient pas été retrouvés.

Les deux individus âgés dans la vingtaine portaient un long manteau noir. Ils s’étaient caché le visage avec le capuchon de leur chandail gris.

Toute information concernant ce vol qualifié peut être communiquée au SPS au 819-821-5555.

Justice et faits divers

Les requêtes préliminaires de Kassandra Harpin reportées au printemps

Les requêtes préliminaires au procès de Kassandra Harpin qui devaient se dérouler cette semaine au palais de justice de Lac-Mégantic ont été reportées au printemps.

La femme doit subir son procès devant jury en novembre pour le meurtre au deuxième degré d’Héliodore Dulac en juin 2018 à Milan.

Héliodore Dulac a été retrouvé sans vie à sa résidence du chemin Yard à Milan le 3 juin 2018.

Également accusé dans cette affaire, Ian Bélanger doit fixer son procès le 2 mars.

Dans le dossier de Kassandra Harpin, le jury doit être sélectionné à compter du 2 novembre au palais de justice de Lac-Mégantic. La preuve de la poursuite devrait durer une quinzaine de jours.

Le tribunal a prévu de quatre à six semaines pour la durée totale du procès incluant la période de délibérations du jury.

Les deux accusés n’avaient pas contesté leur citation à procès lors de l’enquête préliminaire qui s’est déroulée en avril 2019.

Les deux accusés sont détenus depuis le 7 septembre 2018, le jour de leur arrestation à Lambton.

Le juge Martin Bureau de la Cour supérieure avait rejeté la requête de remise en liberté provisoire de Kassandra Harpin en octobre 2018.

Une ordonnance de non-publication a été demandée dans le dossier ce qui empêche de révéler le contenu de la preuve.

Me Caroline Monette et Me Véronique Robert assurent la défense de Kassandra Harpin, alors que Me Marie-Hélène Giroux défend Ian Bélanger.

Ce sont Me Isabelle Dorion et Me Claude Robitaille qui représentent le ministère public dans cette affaire.

Sports

Équipement volé: immense vague de sympathie envers Emrick

Une immense vague de sympathie a suivi la parution de l’article de La Voix de l’Est racontant l’histoire du petit Emrick Lachapelle qui, le week-end dernier, s’est fait voler son équipement de gardien de but à Longueuil.

De nombreuses personnes ont ainsi communiqué avec La Voix de l’Est et avec Sabrina Côté, la mère du Sheffordois de neuf ans, afin d’offrir leur aide. En soirée, le texte avait été partagé près de 1500 fois sur la page Facebook du journal ainsi que sur la page personnelle de l’auteur de ces lignes.

La Voix de l’Est a aussi été inondée d’appels, de courriels et de messages via les réseaux sociaux. Tous cherchaient une façon d’aider.

Quelques exemples seulement:

 — Le combattant en arts martiaux mixtes Strahinja Gavrilovic, de Sherbrooke, a lancé une campagne de financement via gofundme.com. Les «Bikers et bikeuses au cœur tendre», un groupe de gentils motards, cherchaient aussi à aider Emrick et sa famille.

 — Un homme d’affaires de la région de Trois-Rivières a informé de son intention de payer un équipement flambant neuf au garçon.

 — Les gens du Grand Bazar, en collaboration avec CCM, ont offert de remplacer une bonne partie de l’équipement volé.

Des politiciens de la région, désireux de faire leur part, ont également offert leur support.

L’histoire a touché absolument tout le monde.

«C’est incroyable!, a lancé Sabrina Côté. Il y a tellement de gens à remercier, mais nos premiers mercis vont à La Voix de l’Est, qui a fait en sorte que l’histoire d’Emrick a été connue de tout le Québec. Nous vivons de très, très grosses émotions aujourd’hui. C’est une journée que nous ne sommes pas à la veille d’oublier, croyez-moi…»

Invité par le Canadien

Sur l’heure du midi, la mère d’Emrick a accordé une entrevue à Bernard Drainville sur les ondes du 98.5 FM. Elle et son fils ne s’attendaient pas à ce que Geneviève Paquette, de la Fondation des Canadiens pour l’enfance, intervienne avec de bonnes nouvelles.

C’est ainsi que le Canadien recevra Emrick prochainement à un de ses matchs et «qu’une belle surprise», pour reprendre les mots de Mme Paquette, lui sera réservée.

«On aime créer des moments magiques», a expliqué Mme Paquette, fière de l’annonce qu’elle venait de faire.

Et ce n’est pas tout. Emrick recevra un nouveau chandail aux couleurs de l’école de hockey Stéphane Waite. L’homme, on le sait, est aussi l’entraîneur des gardiens du Canadien.

Mais c’est en soirée que le garçon a vécu son plus beau moment de la journée, soit lorsqu’il est allé essayer son nouvel équipement, gracieuseté de CCM et du Grand Bazar.

«Emrick va retrouver ses amis demain (jeudi), lors du prochain entraînement des Vics. Il est tellement heureux. En revenant à la maison, il nous a dit : “C’est l’fun de voir qu’il y a encore des gens qui ont du cœur.”»

En effet. Et c’est tellement rassurant.

Justice

Peine à domicile et dédommagement pour un receleur

Impliqué dans le recel de véhicules volés, Benjamin Roy a commencé à purger sa peine de prison à domicile qui est combinée à des dimanches de prison ferme ainsi qu’à un dédommagement de 44 500 $.

Au début décembre 2019, l’homme avait reconnu son implication dans le vol de véhicules qui étaient ensuite maquillés et revendus.

À LIRE AUSSI: Benjamin Roy prêt à plaider coupable pour trafic de véhicules volés

actualités

Le SPS aura les iglous mobiles à l’oeil

Au cours des prochaines semaines, le Service de police de Sherbrooke (SPS) aura à l’œil les iglous mobiles.

En janvier et février, les patrouilleurs du SPS effectueront des opérations de répression envers plusieurs problématiques liées à la conduite hivernale en se concentrant sur diverses infractions au Code de la sécurité  routière.

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On surveillera les véhicules dont le pare-brise et les vitres ne sont pas libres de toute matière comme la glace et la neige pouvant nuire à la visibilité du conducteur.

Le SPS fera respecter l’obligation de réduire la vitesse de son véhicule lorsque les conditions de visibilité sont rendues insuffisantes ou lorsque la chaussée est glissante ou n’est pas entièrement dégagée.

Les conducteurs qui ne respectent pas une distance prudente et raisonnable en tenant compte de la vitesse, de la densité de la circulation, des conditions atmosphériques et de l’état de la chaussée seront interceptés.

Évidemment, jusqu’au 15 mars, les policiers vérifieront que les véhicules de leur territoire sont munis de pneus d’hiver.

Le SPS incite les conducteurs à faire preuve de vigilance en ces semaines qui peuvent receler des situations imprévisibles. 

Justice et faits divers

Un enfant cadet de la petite martyre de Granby remis à une DPJ sévèrement blâmée

Un enfant de 5 ans qui est le cadet de la petite martyre de Granby demeurera en famille d’accueil supervisée par une Direction de la protection de la jeunesse qui est toutefois sévèrement blâmée pour la manière dont elle s’en est occupée dans le passé.

Le juge Mario Gervais, de la Cour du Québec, chambre de la jeunesse, a rendu mardi deux décisions à plusieurs volets dans lesquelles il écorche sans ménagement la Directrice de la protection de la jeunesse de l'Estrie, responsable du dossier.

La DPJ demandait à la Cour de confier l’enfant de 5 ans (NDLR: on ne peut préciser s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille, le sexe ne pouvant être révélé pour des raisons de confidentialité) à une famille d’accueil sous sa supervision, demande qu’accepte le juge Gervais.

La Cour redonne aussi à la mère biologique le droit d’avoir des contacts avec l’enfant, mais sous supervision d’un tiers seulement.

Le magistrat note que l’enfant «est un jeune (...) ayant un vécu d’une lourdeur inouïe. Il a été victime d’abus physiques de la part de son père et de sa conjointe. Il a aussi été exposé à des gestes de violence en étant témoin, à tout le moins en partie si ce n’est davantage, des graves sévices subis par Tililly (sa sœur aînée de 7 ans) qui ont conduit à son décès».

Le juge Gervais emprunte ainsi le pseudonyme donné par la présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, Régine Laurent, à la petite victime de Granby. Cette commission a été mise sur pied à la suite de la mort de l’enfant, le 30 avril dernier, dans des circonstances troublantes. L’enfant de 5 ans, lui, est identifié par la seule lettre «X».

Le jugement note que, malgré son jeune âge, l’enfant «est déjà aux prises avec les séquelles découlant d’un milieu de vie toxique et d’une histoire de vie pénible», qu’un regard sur son évolution montre «un parcours de vie accablant et traumatisant à en glacer le sang» et qu’à 5 ans, «il est déjà un écorché de la vie».

Droits violés par la DPJ

Le juge Gervais ne mâche par ailleurs pas ses mots à l’endroit de la DPJ, affirmant que «les droits de X ont été lésés par la Directrice» et que «le Tribunal entend (...) sanctionner la lésion des droits de X en émettant un blâme envers la Directrice qui en est imputable».

Le juge rappelle que la situation de l’enfant avait déjà été présentée à la Cour au printemps 2018 et que celle-ci «a déclaré la sécurité et le développement de X compromis, entre autres en ce qu’il encourait un risque sérieux de subir des abus physiques dans son milieu de vie». Or, la situation plaçant l’enfant à risque «a non seulement persisté, mais elle s’est aussi aggravée de telle sorte que les abus physiques appréhendés se sont matérialisés».

Il en découle que «le suivi social de la Directrice (...) s’est avéré à ce point déficient, en violation des droits de X, qu’il a échoué à la fois dans son volet de surveillance, en regard de la sécurité immédiate de X».

«Au surplus, poursuit le juge Gervais, X a été témoin de sévices corporels infligés à Tililly qui ont conduit à son décès. Le choc traumatique de cet événement ne peut qu’être d’une intensité incommensurable entraînant, selon toute vraisemblance, des séquelles à court, moyen et long terme.»

Éclairage public

Le magistrat ordonne non seulement que son jugement soit remis à Régine Laurent, mais s’assure aussi qu’il soit rendu public en rejetant la demande d’ordonnance de non-publication de la DPJ.

La loi prévoit que certains éléments soient automatiquement soumis à un interdit de publication dans ce genre de dossier, notamment toute information permettant d’identifier une personne mineure, ce que le juge maintient, mais il rejette complètement la demande de la DPJ d’empêcher la publication de l’ensemble du dossier.

Il fait valoir d’une part qu’une telle ordonnance «pourrait donner l’impression que le Tribunal cherche dorénavant à se mettre à l’abri de toute critique et se soustraire à son obligation de rendre compte de son jugement».

D’autre part, et surtout, «une ordonnance de non-publication complète des informations relatives aux audiences pourrait laisser croire à une forme de sympathie ou de complaisance du Tribunal envers la Directrice (de la protection de la jeunesse), en la mettant dorénavant à l’abri de la critique et en la soustrayant à la reddition de compte à laquelle elle est aussi tenue», alors que «devant le Tribunal, la Directrice n’est qu’une partie parmi les autres impliquées dans une affaire donnée, sans privilège ni a priori favorable».

La fillette de 7 ans a été découverte chez elle le 29 avril dernier dans des circonstances extrêmement troublantes. Transportée à l’hôpital d’urgence, elle est décédée le lendemain.

Son père est accusé, entre autres, de négligence criminelle ayant causé la mort de sa fille. Il a été remis en liberté en attendant la tenue de son procès, mais la Cour lui a interdit tout contact avec l'enfant de 5 ans.

Sa conjointe, belle-mère des deux enfants, est accusée entre autres du meurtre non prémédité de la petite fille.

Sports

Emrick s'est fait voler son équipement de gardien

« Comment est-ce qu’on peut faire ça ? Comment est-ce qu’on peut voler l’équipement de hockey à un enfant ? Je n’en reviens pas ! »

Sabrina Côté est encore sous le choc. Dimanche dernier, son fils Emrick Lachapelle, neuf ans, qui porte les couleurs des Vics atome BB, s’est fait voler son équipement de gardien de but alors qu’il mangeait avec ses parents dans un resto McDonald’s de Longueuil au sortir d’un match disputé dans la même ville. Et quand on connaît le coût d’un équipement de gardien, on comprend le désarroi de la maman.

Justice

La peine de Montembeault sera débattue en avril

Le débat sur les peines consécutives dans les dossiers de Pascal Montembeault se déroulera en avril prochain.

Pascal Montembeault avait déposé à la fin 2019 une contestation de la peine consécutive de 103 ans qui doit théoriquement lui être imposée pour les multiples crimes à caractère sexuel qu’il a reconnus sur une centaine de victimes mineures.

À LIRE AUSSI: Montembeault a déposé la contestation de sa peine de 103 ans

faits divers

Il attire l’attention dans un véhicule volé

Rester immobile dans un véhicule volé n’est pas la meilleure stratégie. Au lieu de passer incognito, un individu de 31 ans a plutôt attiré l’attention des policiers dimanche à Sherbrooke.

Des patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke ont effectué une vérification concernant l’état de santé d’un individu inerte dans le stationnement de la pharmacie Jean-Coutu du 445 de la rue King Est.

Après avoir constaté que l’individu était conscient, les patrouilleurs ont effectué les vérifications d’usage. L’homme a profité d’un moment d’inattention pour prendre la fuite à pied.

La collaboration de citoyens a permis de retrouver le suspect.

Le véhicule dans lequel il prenait place avait été rapporté volé et la plaque d’immatriculation ne correspondait pas au véhicule.

Le suspect de 31 ans avait un permis sanctionné.

Des accusations relativement aux vols de véhicule, de plaque d’immatriculation, d’entrave au travail des policiers, à la possession de stupéfiants ainsi qu’au bris de probation doivent être portées contre lui.

faits divers

À 137 km/h sur le boulevard Portland

Un automobiliste visiblement pressé a été capté à près de trois fois la limite de vitesse permise sur le boulevard Portland à Sherbrooke.

Le chauffard circulait à 137 km/h au cœur de Sherbrooke, dimanche soir. 

À LIRE AUSSI: Des points d'inaptitude difficiles à retrouver

L’individu de 40 ans devra maintenant se débrouiller sans son permis de conduire qui a été suspendu sur le champ.

« Un patrouilleur a aperçu le véhicule d’assez loin étant donné qu’il n’y avait pas beaucoup de circulation », explique la porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Isabelle Gendron.

Le policier se trouvait dans le stationnement de l’école secondaire Montcalm lorsqu’il a vu le véhicule qui circulait en direction ouest vers 20 h.

« L’automobiliste a été rattrapé dans le secteur du Carrefour de l’Estrie », indique Isabelle Gendron.

Ce grand excès de vitesse coutera 1609 $ à l’automobiliste. Dix-huit points d’inaptitude ont aussi été ajoutés à son dossier de conduite.

« Il est très rare que nous interceptions des automobilistes à une telle vitesse dans une zone de 50 km/h », mentionne Isabelle Gendron du SPS.

faits divers

Arrêté après avoir tenté de mettre le feu dans des institutions financières

Un individu de 45 ans a été arrêté après avoir tenté d’allumer des incendies dans deux institutions financières au cours de la fin de semaine.

Le suspect a commis un premier méfait à la caisse Desjardins de la rue King Est, dimanche.

Il a alors tenté d’allumer un incendie dans les reçus de transaction du guichet bancaire.

L’individu a utilisé le même stratagème dans une autre affaire de méfait commis cette fois à la succursale de la Banque Nationale située dans l’est de Sherbrooke.

« Il n’y a pas eu de dommage à part la présence de fumée », indique la porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Isabelle Gendron.

Connu des services policiers, le suspect doit être accusé en lien avec ces incendies criminels, un méfait de plus de 5000$, de possessions d’outils de cambriolage ainsi que divers bris de probation et de conditions.

Justice et faits divers

Un jeune homme perd la vie à Alma dans une collision avec un bus scolaire

Un accident impliquant un autobus scolaire et un véhicule a fait un mort et des blessés lundi matin à Alma, entre Saint-Henri-de-Taillon et Saint-Cœur de Marie.

L’accident est survenu vers 7h35, sur l’avenue du Pont Nord. Le conducteur de la voiture qui circulait en direction nord a dévié de sa voie et percuté de plein fouet l’autobus scolaire qui circulait en direction sud. La mort de l’homme dans la vingtaine a été constatée sur place. 

«Une trentaine de jeunes prenaient place à bord de l’autobus. Ils ont tous été conduits au centre hospitalier pour évaluation. Par contre, la personne qui se trouvait dans l’autre véhicule impliqué a perdu la vie», affirme Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec.  

Plusieurs pompiers, ambulanciers et policiers ont été dépêchés sur place. «Les pinces de désincarcération ont été demandées sur place afin de sortir le conducteur qui était seul à bord de son véhicule», précise Stéphane Tremblay. 

La route a été fermée à la circulation jusqu'à midi afin que les enquêteurs puissent faire leur travail.  

La Commission scolaire du Lac-Saint-Jean a publié un communiqué en matinée confirmant que tous les élèves qui étaient à bord de l’autobus ont été amenés à l’hôpital d’Alma afin d’assurer une évaluation adéquate de chacun. La direction adjointe de l’école secondaire Jean-Gauthier ainsi que du personnel de la Commission scolaire sont également sur place. 

Un médecin de l’hôpital se rendra dans l’autobus où les jeunes ont été regroupés afin d’évaluer chacun d’eux. L’hôpital a ouvert un local au 6e étage où tous les élèves seront ensuite regroupés. Une équipe psychosociale a été mise sur pied afin de soutenir les élèves et leurs parents. L’hôpital demande aux parents de venir chercher leurs enfants. Des conseils seront donnés afin de soutenir les enfants. 

Les élèves qui se trouvaient dans l’autobus fréquentent quatre établissements scolaires de la commission scolaire, soit l’école Jean-Gauthier, l’école secondaire Camille-Lavoie, le Pavillon Wilbrod-Dufour et le Pavillon Damase-Boulanger.  

«Nous tenons à vous assurer que tout le support psychosocial nécessaire à l’accompagnement des élèves sera assuré pendant et après les événements», a affirmé la commission scolaire dans son communiqué.

Justice et faits divers

Procès pour des accusations de négligence criminelle dans une boucherie [VIDÉO]

Un jeune employé inexpérimenté. Une machine défectueuse. Une chute dans un hachoir à viande industriel. La Cour du Québec devra démêler la part de négligence et la part d’imprévisible dans l’accident de travail à la Boucherie Huot de Saint-Nicolas, qui a causé de graves blessures à Olivier Bouchard, 18 ans, en novembre 2016.

L’entreprise Boucherie Huot du boulevard Marie-Victorin a été vendue à son concurrent le distributeur alimentaire Viandex à l’été 2016. 

Mais au moment de l’accident, le propriétaire et dirigeant Bernard Huot, 69 ans et son fils Carl, 37 ans, étaient toujours en poste.

L'Est du Québec

L'armée et la SQ secourent quatre motoneigistes enlisés dans les Chic-Chocs

Des militaires des Forces armées canadiennes et des policiers formés en secourisme de la Sûreté du Québec (SQ) ont secouru quatre Américains dont les motoneiges s'étaient enlisées, dimanche soir, dans la réserve faunique des Chic-Chocs. Il a fallu près de 24 heures avant de réussir à atteindre les quatre hommes qui, heureusement, étaient expérimentés dans les expéditions en montagne.

Les services d'urgence ont reçu un appel à l'aide vers 21h samedi. «On a toujours été en communication avec ces gens-là, raconte l'agent d'information de la SQ, Marc Tessier. Ils se sont fait un feu. Il y a eu des recherches. Au départ, les policiers ont tenté d'aller les voir en motoneige, mais c'était difficile d'accès. Il n'ont pas été en mesure de se rendre.»

Ce n'est qu'en fin d'après-midi dimanche que cinq agents formés en recherche et sauvetage se sont dirigés dans leur direction en raquettes sur plus de 2 km. «On avait également fait appel à l'hélicoptère de la Sûreté du Québec et des Forces armées», indique le sergent Tessier. Mais, en raison des mauvaises conditions climatiques, ce n'est que sur la fin de l'après-midi dimanche que l'hélicoptère de l'armée a pu décoller. Puis vers 20h30, les policiers et les militaires ont réussi à localiser les quatre malheureux, âgés de 21 à 35 ans. «Lorsqu'ils sont arrivés là-bas, ils sont restés avec les gens jusqu'à temps que l'hélicoptère arrive pour les transporter», précise Marc Tessier. Bien qu'ils pouvaient communiquer avec les secours par radio, puisqu'il n'existe aucune communication cellulaire dans ce secteur, les quatre motoneigistes, qui ont craint de devoir passer une deuxième nuit en forêt sous un climat polaire, étaient contents de voir arriver l'hélicoptère avec des militaires à son bord.

Les motoneigistes ont été héliportés vers l'aéroport de Sainte-Anne-des-Monts, où des ambulanciers les attendaient. «Ces gens-là ont été conduits au centre hospitalier par mesure préventive, rapporte le porte-parole de la SQ. Mais somme toute, ils se portent bien. Ils n'avaient aucune blessure apparente. Ils ont eu froid, mais ça s'est bien déroulé, malgré les circonstances.» Épuisés de leur longue randonnée en raquettes dans des conditions extrêmes, les policiers qui leur ont porté assistance ont aussi, par la suite, été transportés en hélicoptère.

Justice et faits divers

Un présumé pirate montréalais aurait dérobé des millions en cryptomonnaie

MONTRÉAL — Un jeune crack en informatique de 18 ans, dont la résidence des parents a fait l’objet d’une perquisition à Montréal par la police de Toronto et la Sûreté du Québec (SQ) en novembre dernier, est soupçonné de faire partie d’un cercle de pirates informatiques qui a dérobé des dizaines de millions de dollars en accédant aux téléphones cellulaires de détenteurs de cryptomonnaies.

La méthode utilisée pour prendre le contrôle des téléphones des victimes, appelée SIM swap, donne des maux de tête aux fournisseurs de téléphonie mobile.

Le jeune suspect montréalais, Samy Bensaci, a été libéré sous de strictes conditions en décembre en attendant son procès à Toronto. Il doit demeurer chez ses parents dans le nord-est de Montréal en vertu d’une ordonnance de la Cour de justice de l’Ontario, a appris La Presse. Il ne peut quitter la résidence qu’en présence d’un des trois membres de sa famille qui se sont portés garants du respect des conditions, moyennant un engagement de 200 000 $ en garantie. Lors d’une visite de La Presse à ce domicile, un homme qui a répondu à la porte a poliment refusé de nous parler du suspect et de son arrestation.

Il est notamment interdit à Bensaci d’accéder à «tout ordinateur, tablette, téléphone mobile, console de jeu, en incluant PS3, PS4, Xbox, Nintendo Switch, ou tout autre dispositif capable d’accéder à Internet».

Le tribunal lui a aussi interdit de posséder ou d’échanger toute forme de cryptomonnaie, ces devises virtuelles qui s’échangent d’un téléphone à l’autre, et dont la plus connue est le bitcoin. De nombreuses personnes qui en possèdent sont devenues millionnaires au tournant de 2017 lorsque leur valeur a explosé sur les marchés internationaux.

La Sûreté du Québec confirme que son Service des enquêtes sur les crimes économiques et sa division de l’identité judiciaire ont collaboré avec la police de Toronto à ce «dossier canadien et américain de cyberfraude de type SIM swapping».

«Cette collaboration a contribué à mettre fin à un stratagème qui a fait des dizaines de victimes, impliquant des vols de 50 millions $ chez nos voisins du Sud et de 300 000 $ au Canada», a déclaré le lieutenant Hugo Fournier, porte-parole de la SQ 

Le suspect montréalais fait face à des accusations de fraude, d’utilisation non autorisée d’un ordinateur, de méfait visant des données informatiques et de fraude d’identité. Il a dû remettre son passeport à la Sûreté du Québec afin de garantir qu’il ne quitterait pas le territoire canadien.

Bensaci a été décrit par une source policière comme un des «suspects principaux» d’une enquête américaine visant un cercle de pirates très actif, qui a détroussé des dizaines de personnes aux États-Unis et au Canada à partir du printemps 2018.

De nombreuses victimes de cette vague de vols ont comme point commun d’avoir participé à un salon sur les cryptomonnaies appelé Consensus, tenu chaque année à New York. «On soupçonne que les hackers repéraient les cibles lors de tels événements», dit Rob Ross, une victime américaine du stratagème, qui s’est fait voler 1 million $US (1,3 million $) en cryptomonnaie lors de deux frappes différentes. Il gère aujourd’hui le site StopSIMCrime.org.

Une autre source, qui a requis l’anonymat parce qu’elle n’est pas autorisée à parler du dossier publiquement, soutient que les sommes volées au Canada par ce réseau de pirates seraient nettement plus élevées que les 300 000 $ évoqués par la SQ. 

Un homme a notamment porté plainte à la police de Vancouver après s’être fait voler 2,3 millions au moyen de ce stratagème en décembre 2018. 

Tuyau des Services secrets américains

Ce sont les Services secrets américains (United States Secret Service), responsables de la lutte contre la fraude aux États-Unis, qui ont informé en avril 2019 les autorités canadiennes qu’un suspect canadien était dans le collimateur d’une escouade californienne spécialisée appelée REACT (Regional Enforcement Allied Computer Team). La Sûreté du Québec a été saisie de l’affaire, mais comme il n’y avait pas de victime québécoise, l’enquête a été transférée à la police de Toronto.

Deux fournisseurs de téléphonie mobile canadiens s’arrachaient les cheveux depuis des mois pour coincer ce pirate, qui avait conçu au pays une méthode sournoise pour déjouer la vigilance de leurs employés techniques.

Le 21 novembre, les enquêteurs de l’équipe de lutte contre la cybercriminalité de la police de Toronto se sont discrètement présenté à la résidence familiale du suspect, située dans un quartier résidentiel tranquille de Montréal, mandat de perquisition et mandat d’arrêt en main.

Selon nos informations, Bensaci ne s’y trouvait pas, mais il a été arrêté peu de temps après à Victoria, en Colombie-Britannique. Appuyés par des agents de la SQ, les enquêteurs torontois ont néanmoins saisi au domicile du suspect plusieurs téléphones, des cartes SIM et du matériel informatique.

Un voisin a dit ne pas avoir eu connaissance de l’opération policière. Bensaci a été décrit comme un jeune homme discret, qui passe beaucoup de temps devant l’ordinateur.

Qu’est-ce qu'un «SIM swap»?

Relativement récent dans l’arsenal des pirates, le SIM swap est une attaque informatique d’une efficacité redoutable, qui permet à son auteur de prendre le contrôle complet du service cellulaire de sa victime — ligne téléphonique et SMS inclus.

Pour réussir l’attaque, le pirate doit déjà détenir plusieurs informations personnelles sur sa victime, qu’il a généralement obtenues en s’infiltrant dans ses courriels ou ses comptes de réseaux sociaux. Il appelle ensuite le fournisseur de sa proie en se faisant passer pour un employé d’un kiosque de téléphones mobiles qui aide cette personne à changer la carte SIM (Subscriber Identity Module) de son appareil.

S’il réussit son coup, le pirate contrôle ensuite la ligne téléphonique et peut se faire passer pour sa victime.

La victime, elle, n’a alors plus accès à son service téléphonique. Le temps qu’elle s’en rende compte et alerte son fournisseur de téléphonie mobile, il est souvent trop tard : le hacker a réussi à changer tous ses mots de passe. La victime, qui ne peut accéder à ses comptes, est momentanément dépouillée de son identité numérique.

Ce stratagème malicieux est particulièrement efficace pour déjouer les systèmes de vérification à «double facteur», qui servent à valider l’identité des utilisateurs en envoyant sur leur téléphone un SMS contenant un code numérique temporaire permettant de déverrouiller un compte.

Un membre de l’Ordre du Canada parmi les victimes

La Presse a appris qu’une des victimes alléguées de Samy Bensaci était l’influent homme d’affaires torontois et auteur de renom Don Tapscott, membre de l’Ordre du Canada. M. Tapscott dirige le Blockchain Research Institute, groupe de recherche sur les cryptomonnaies.

Il a aussi donné une conférence inaugurale lors du salon Consensus de 2018, à New York. Son fils, Alex Tapscott, banquier d’affaires également actif dans l’univers des cryptomonnaies, a aussi confirmé avoir été victime d’une attaque semblable au cours des derniers mois.

Les conditions de libération de Bensaci lui interdisent spécifiquement d’entrer en contact avec ces deux hommes d’affaires canadiens ainsi qu’avec les employés du Blockchain Research Institute.

Les deux hommes ont reconnu lors d’échanges avec La Presse qu’un pirate, ou un groupe de pirates, avait tenté de voler des portefeuilles de cryptomonnaies appartenant à leur organisation ou à ses employés, mais n’ont pas voulu s’exprimer sur la méthode utilisée. Ils ont dit ne pas connaître l’identité de l’auteur ou des auteurs de l’attaque. «Cette tentative de vol a été infructueuse. Nous avons des procédures de sécurité très sophistiquées qui ont fonctionné», explique Don Tapscott

«Nous collaborons avec la police et sommes impressionnés par [sa] détermination à conduire les responsables de cette attaque devant la justice, a affirmé Alex Tapscott dans un courriel. Ce type d’activité criminelle est bien plus fréquent que ne le soupçonnent les entreprises ou les citoyens, et tout le monde devrait prendre des mesures pour s’en protéger.»

Enquête complexe

L’arrestation de Samy Bensaci a nécessité des techniques d’enquête poussées impliquant notamment l’obtention de registres d’activité d’antennes relais de fournisseurs de service cellulaire, afin de confirmer l’identité du suspect ainsi que son lieu de résidence.

Selon une source, le suspect aurait commencé ses activités illicites autour de novembre 2018.

Le premier vol par SIM swap documenté au Canada remonte à octobre 2017, lorsque l’homme d’affaires montréalais Andrew Lakemaker, actif dans l’industrie de la pornographie et des gadgets sexuels, a déclaré s’être fait voler le compte Twitter @porn et ses 193 000 abonnés au moyen de ce stratagème. Il a intenté une poursuite de 501 000 $ contre Rogers Communications et Fido Solutions pour négligence. Il a refusé de nous accorder une entrevue pour ne pas nuire à son action en justice.

Posséder un tel compte au nom court et évocateur est considéré comme très prestigieux parmi les pirates informatiques, puisque cela donne l’impression que le détenteur est une des premières personnes à s’être inscrite au réseau social au moment de son lancement.  Avec la collaboration de Daniel Renaud, de La Presse, et de Peter Edwards, du Toronto Star

Actualités

Le vapotage en plein essor: l’AVQ met en garde contre le marché noir

Devant la montée du marché noir des produits de vapotage, la propriétaire de Vaposhop à Roberval et directrice générale de l’Association québécoise des vapoteries (AQV), Valérie Gallant, rappelle qu’il peut être dangereux pour la santé de s’approvisionner auprès de vendeurs illégaux.

Un article publié le 11 janvier dans le Journal de Québec révélait qu’il est extrêmement facile d’acheter du liquide de vapotage auprès de vendeurs de contrebande. Par l’entremise des réseaux sociaux ou des sites de petites annonces, il est possible de trouver des produits pour cigarettes électroniques en seulement quelques clics.

Actualités

Confinement au centre de formation Bel-Avenir: «C'était assez stressant!»

Trois-Rivières — Des centaines d’étudiants et de membres du personnel du Centre de formation professionnelle Bel-Avenir de Trois-Rivières ont dû être confinés à l’intérieur de leur établissement scolaire vendredi, en raison d’un appel qui proférait des menaces envers des gens à l’intérieur de l’institution. Une vaste opération policière a toutefois permis d’établir qu’aucune menace ne se trouvait à l’intérieur des murs, mais la police poursuit son enquête afin de trouver l’auteur de cet appel, qui pourrait faire face à la justice.

L’événement a débuté vers 10 h 40, au moment où un individu a téléphoné à la centrale téléphonique du poste de police de Trois-Rivières. «L’individu indiquait qu’il se trouvait à l’intérieur des murs de Bel-Avenir et qu’il avait l’intention de s’en prendre à des gens qui s’y trouvaient. Nous avons déployé tous les effectifs nécessaires afin de faire face à une éventuelle menace, car il n’y a aucune chance à prendre dans de pareilles circonstances», explique l’agente Michèle Loranger de la Direction de la police de Trois-Rivières.

Aussitôt, plusieurs policiers ont été dépêchés sur les lieux, et la direction de l’établissement a été avisée, menant à une ordonnance de confinement à l’intérieur des locaux de classes et des bureaux. 

Justice et faits divers

L’ex-enseignante Andréanne Robert plaide coupable

L’ancienne enseignante de l’école secondaire du Triolet de Sherbrooke Andréanne Robert a reconnu avoir commis divers crimes à caractère sexuel à l’endroit de cinq élèves alors qu’elle se trouvait en position d’autorité.

Des gestes pour lesquels elle devra purger une peine minimale de prison ferme d’au moins une année.

À LIRE AUSSI: Andréanne Robert reviendra en cour en 2020

L’enseignante Andréanne Robert pourrait «régler» les poursuites contre elle

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, jeudi, la femme de 45 ans a reconnu six accusations sur des adolescents de 15 à 17 ans, soit des chefs d’exploitation sexuelle, de communication indécente et d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une personne mineure en vue de faciliter une infraction à caractère sexuel.

Andréanne Robert était enseignante de sciences à l’école du Triolet lors des évènements survenus entre mai et décembre 2017. Les victimes étaient toutes mineures.

« C’est une enseignante qui était appréciée. Il y avait une proximité entre Andréanne Robert et ses élèves, mais il y a eu des débordements », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Line Ducharme dans le résumé de la preuve.

L’affaire a été dévoilée à la suite d’un évènement survenu en décembre 2017.

Andréanne Robert se trouvait au party de Noël des enseignants. Elle a communiqué avec un élève pour lui demander de la ramener chez elle.

En se rendant au bar où se trouvait Andréanne Robert, l’élève en question et un ami ont croisé un de leurs enseignants qui leur a demandé ce qu’ils faisaient là.

« Elle a embarqué avec les élèves. Elle était intoxiquée. Les élèves l’ont aidée à monter les marches de son duplex. Ils ont même filmé son état. Elle tenait des conversations à caractère sexuel. Elle a demandé à un élève d’avoir un rapport sexuel avec elle. Elle a même enlevé sa robe devant l’un d’eux et s’est retrouvée en sous-vêtements », explique Me Ducharme.

Cet épisode du 9 décembre a eu des échos dans l’école et une enquête a été ouverte par le Service de police de Sherbrooke.

Pour une victime, Andréanne Robert a envoyé entre dix et quinze photos d’elle nue. En retour, l’élève lui a envoyé une ou deux photos de lui en boxer.

« Elle a expliqué aux enquêteurs qu’elle avait un fort béguin pour son élève et il le savait », mentionne Me Ducharme.

Faits divers

Les policiers saisissent 11 000 cigarettes de contrebande

Le groupe ACCES a frappé dans un logement de la rue Candiac en ce début d’année à Sherbrooke.

Les policiers ont saisi 11 191 cigarettes illégales de même que 413 grammes de cannabis illicite.

«Ce sont des substances qui sont légales si elles sont vendues conformément à la loi. Ce n’était pas le cas ici», explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

La section-tabac du groupe Actions concertées pour contrer les économies souterraines (ACCES) du SPS est débarquée au logement du 150 de la rue Candiac qui avait été identifié de lieu de vente de tabac et de cannabis illicites.

Le SPS avait obtenu un mandat de perquisition avant de frapper à cette adresse le 7 janvier dernier.

En plus du tabac et du cannabis, les policiers ont saisi 3280 $ en argent 72 comprimés de viagra, 40 grammes de hachich, ainsi qu’un véhicule comme bien infractionnel.

Un homme de 54 ans a été interrogé sur place. Des constats d’infraction lui seront remis.

«L’enquête se poursuit. Il se pourrait que des accusations criminelles soient déposées pour certains aspects du dossier», mentionne le porte-parole du SPS.

En 2018, ACCES tabac avait ouvert 76 dossiers, mais effectué  81 saisies. Un total de 82 personnes avaient été mises en accusation.

Actualités

La mère d'une femme assassinée invectivée

La mère de Noémie Lavoie, cette Laterroise assassinée l’an dernier à Montréal et dont le conjoint est accusé de meurtre, déplore que la réputation de sa fille soit toujours entachée, 11 mois après sa mort. Kathy Guay a été invectivée et insultée, durant le temps des Fêtes, concernant des accusations dont sa fille avait fait l’objet par le passé. Mais les informations véhiculées initialement par un média montréalais n’étaient pas tout à fait exactes et la mère endeuillée a tenu à rectifier le tir.

Noémie Lavoie a été assassinée le 26 février dernier. Elle avait 24 ans. Son conjoint, Ali Mahamat Mahadi, a été arrêté et accusé de meurtre au deuxième degré. Il est actuellement détenu, mais la date de son procès n’a toujours pas été fixée.

Actualités

«J’ai perdu un collègue de travail, un ami. Un frère même!»

«J’ai perdu plus qu’un collègue de travail, un ami. Mohammad a été un frère même!»

Riadh Marouani était encore sous le choc, jeudi, plus de 24 heures après l’écrasement d’un appareil, mercredi en Iran, emportant vers la mort 176 personnes, dont Mohammad Moeini, 35 ans, un Sherbrookois qui travaillait pour Bombardier Produits récréatifs (BRP) à Valcourt.

À LIRE AUSSI: Un Sherbrookois parmi les victimes de l’écrasement

Écrasement en Iran: l’avion abattu par un missile, avance Trudeau

Vol 752: vigile devant le parlement [VIDÉO]

M. Marouani gardera à jamais le souvenir d’un homme qui l’a pris sous son aile lors de son arrivée chez BRP, où il travaille lui aussi.

« Mohammad m’a aidé au début, autant professionnellement qu’au sein de la compagnie », affirme celui qui est arrivé au Québec en 2017 et qui travaille chez le manufacturier de véhicules récréatifs depuis une dizaine de mois.

« Il ne disait jamais non quand tu lui demandais de t’aider. Mohammad me prêtait même sa voiture. Il était tellement gentil.»

Mohammad Moeini était concepteur mécanique à Valcourt depuis près de trois ans. « La dernière fois que je l’ai vu, nous étions à l’aéroport de Montréal. Lui partait pour l’Iran, moi, pour la Tunisie », ajoute-t-il.

« Mohammad m’a dit de prendre soin de moi. Ce sont les dernières paroles qu’il a prononcées… »

Riadh Marouani suit les développements de l’écrasement depuis mercredi matin via les médias, internet et des appels téléphoniques. Les informations voulant qu’un missile puisse être à l’origine de l’écrasement attriste ce concepteur électrique.

« C’est choquant d’apprendre ça! C’est du terrorisme. Des victimes innocentes ont perdu la vie », lance-t-il  lors d’un entretien accordé à La Tribune.

« On doit réagir. On doit avoir la vérité sur ce qui s’est passé. On doit le faire pour les familles. C’est leur droit. J’ai confiance que le gouvernement (canadien) trouvera la vérité. »

Mohammad Moeini était célibataire et n’avait pas d’enfant, assure Marouani.  Il a toutefois de la famille à Montréal. Ce dernier a pu communiquer avec le frère du défunt.

MM. Moeini et Marouani n’œuvraient pas dans le même département chez BRP. L’annonce de la mort tragique d’un des  membres de l’équipe de BRP à Valcourt a atterré  tout le monde. « Tout le monde est triste. Mohammad était connu de plusieurs employés », assure-t-il avec émotion.

« Chacun se souviendra  à jamais de son sourire… »