Fait divers

Un homme trouvé sans vie: la thèse du meurtre confirmée

Un homme de 72 ans de Milan a été victime d’un meurtre au début du mois de juin.

À la suite du retour du rapport préliminaire d’autopsie et d’autres analyses, le coroner affecté au dossier a confirmé que Héliodore Dulac avait été victime d’un homicide.

Le septuagénaire a été retrouvé sans vie dans sa résidence du chemin Yard le 3 juin dernier. Le décès était considéré au départ comme une mort suspecte.

Des analyses plus poussées ont permis de confirmer la thèse du meurtre.

« Nous ne pouvons pas donner des détails sur les circonstances entourant cet homicide. La seule chose que nous pouvons dire demeure que l’homme a été retrouvé sans vie dans sa résidence », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, la sergente Aurélie Guindon.

Toute information concernant cet homicide peut être transmise à la centrale d’informations criminelle de la SQ au 1 800 659-4264 ou à Échec au crime au 1-800-711-1800.

Justice

Une préposée aux bénéficiaires avoue avoir volé une résidente

Sherbrooke - Perte d'emploi, travaux communautaires, don à un organisme communautaire, une ancienne préposée aux bénéficiaires aux Résidences Soleil de la rue des Quatre-Saisons à Sherbrooke évite un casier judiciaire après avoir reconnu un vol dans la chambre d'une résidente.

«Elle a honte de ce qu'elle a fait. Elle a des regrets. Elle était dans une situation précaire sur le plan financier. C'est une mère de trois enfants. Elle a agi sur un coup de tête», a plaidé l'avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.

La femme de 36 ans a plaidé coupable, lundi, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Elle a reconnu sa présence illégale dans une maison d'habitation le 7 septembre 2017 sur la rue des Quatre-Saisons ainsi que le vol de 247 $ dans la chambre d'une résidente.

L'accusée était employée aux Résidences Soleil. La victime avait verrouillé sa porte et laissé l'argent sur sa table de chevet. À son retour dans sa chambre, la bénéficiaire a constaté que son argent avait disparu.

Les autorités des Résidences Soleil ont scruté les caméras de surveillance et ont découvert la préposée aux bénéficiaires en train d'entrer dans la chambre et de commettre le vol. Cette dernière a reconnu le vol.

«Elle a remboursé la somme intégrale et a fait une lettre d'excuses. Elle a perdu son emploi à la suite de ses gestes. Elle n'a pas encore réussi à se replacer», a mentionné Me Marcoux au tribunal.

Une absolution conditionnelle lui a été imposée. Dans le cadre d'une probation, elle devra effectuer 150 heures de travaux communautaires et faire un don de 200 $ à l'organisme DIRA-Estrie, soit le Centre d'aide aux aînés victimes de maltraitance.

«Je tiens compte du fait qu'il s'agit d'une première infraction. Vous en payez des conséquences qui sont très lourdes», a indiqué le juge Vanchestein. La peine d'absolution a été imposée à la suite d'une suggestion comme du procureur aux poursuites criminelles Me François Houle et de l'avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.

Actualités

Décès lié au carfentanyl: un cas rarissime

Les intoxications au carfentanyl sont rares au Québec. Le Cowansvillois Austin Rutledge est la seule victime en Estrie. Il a succombé à un mélange de plusieurs substances, dont le carfentanyl, l’automne dernier. La Santé publique est vigilante au sujet des drogues de rue qui peuvent s’avérer fatales.

Rappelons que le coroner Gilles Sainton a rendu publiques les conclusions de son enquête, la semaine dernière, à la suite du décès du Cowansvillois âgé de 25 ans. Son investigation a notamment permis d’établir que l’un des sachets découverts chez la victime contenait un mélange de méthamphémine et de carfentanyl, une substance 100 fois plus puissante que le fentanyl et 10 000 fois plus que la morphine.

Justice

Un Mexicain condamné pour complot à la frontière

Arrêté à la frontière canadienne la semaine dernière à Stanstead, un ressortissant mexicain n’a pas tardé à reconnaître les accusations portées contre lui.

Daniel Serrano Guzman a été condamné à une peine de six mois de prison par le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

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Fait divers

Une conductrice éméchée roule sur plusieurs kilomètres

Une conductrice éméchée a parcouru plusieurs kilomètres au volant de sa voiture, samedi soir à Magog, avant d’être interceptée avec plus de trois fois la limite permise d’alcool dans son sang.

Un appel anonyme a été logé à la Régie de police de Memphrémagog (RPM) vers 20h10 concernant un véhicule BMW qui louvoyait sur la rue Merry Nord, signale Mickaël Laroche, agent à la prévention et relations médias.

«L’automobile en question a été localisée quelques minutes plus tard par les patrouilleurs et a été interceptée sur l’autoroute 55, près du kilomètre 31», relate M. Laroche.

«En discutant avec la conductrice de 39 ans, les policiers ont rapidement constaté qu’elle démontrait des symptômes qui laissaient croire qu’elle avait les capacités affaiblies par l’alcool.»

Après son arrestation, elle a été transportée au poste de police où elle a été contrainte de fournir des échantillons d’haleine.  Les taux obtenus étaient plus de trois fois la limite permise par la Loi.

«La Sherbrookoise n’ayant aucun passé judiciaire devra se présenter au palais de justice de Sherbrooke à une date ultérieure», note le policier.

«De plus, son permis de conduire a été suspendu sur-le-champ pour une période de 90 jours et son véhicule saisi pour une durée de 30 jours. »

Incendie sur la rue Brooks

Le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke a reçu un appel à 7h25 lundi matin concernant un incendie au 201 rue Brooks, au centre-ville. L'appel provenait d'un voisin.

À leur arrivée, les pompiers ont constaté que le balcon d’un appartement du deuxième étage était en flammes.

Justice et faits divers

Noyade en juin 2017 : Justin Lefebvre jouait à la planche

Le coroner confirme que Justin Lefebvre de Sherbrooke est mort par noyade alors qu’il jouait à la « planche » soit qu’il retenait son souffle dans l’eau avec ses amis.

Le coroner Dr John Westerlund a rendu public son rapport d’investigation, vendredi, presque une année jour pour jour après les tragiques événements du 17 juin 2017.

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Quatre enfants vivent grâce aux organes de Justin

Remettre ses patins pour Justin

« Dans les déclarations des témoins de l’événement, il y a mention du fait que Justin aimait jouer à rester longtemps dans l’eau sans respirer, et ce, en faisant une hyperventilation préalable. Or, cette manière de prolonger la durée de submersion est connue pour constituer un risque de noyade », explique le coroner Westerlund.

L’enfant de huit ans était invité à une fête d’amis lorsque la noyade est survenue sous la surveillance d’un adulte responsable qui veillait sur les enfants dans la piscine. Le surveillant avait averti Justin Lefebvre de lever sa tête de l’eau et de ne pas jouer à ce jeu.

« Les personnes qui pratiquent une hyperventilation avant de nager sous la surface peuvent perdre connaissance subitement, avant d’être forcées de retourner à la surface et de respirer par manque d’air », explique le coroner.

C’est à la deuxième reprise où les enfants dans la piscine sont invités à secouer Justin Lefebvre pour qu’il retire son visage de l’eau qu’ils s’aperçoivent qu’il ne répond pas.

Des médecins présents sur les lieux ont pratiqué en vain les manœuvres de réanimation.

« Pour des raisons qui ne sont pas bien comprises, il est aussi possible qu’il y ait un taux plus important d’échec de la réanimation cardiorespiratoire chez les personnes qui se sont noyées dans de pareilles circonstances. On estime que c’est là l’explication de la noyade de Justin Lefebvre et cela, en dépit d’un temps d’immersion court et de l’amorce très rapide des manœuvres de réanimation immédiatement après l’événement », analyse le coroner qui conclut à un décès accidentel par noyade.

Le décès neurologique de l’enfant a été déclaré au CHUS deux heures après les événements malgré le fait que le rythme cardiaque a été rétabli par l’équipe médicale.

Don d’organes

Les parents de Justin Lefebvre, Bruno Lefebvre et Marie-Pier Savaria, ont fait le don des organes de leur fils après son décès.

Dans le cadre de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus, les parents de Justin Lefebvre avaient mentionné que le cœur, les reins et le foie avaient été transplantés à quatre personnes. Ils avaient témoigné que, malgré la douleur que représente la perte d’un enfant, le don d’organes leur a permis de « mieux vivre » le deuil auquel ils ont eu à faire face de façon inattendue.

Les parents de Justin Lefebvre ont aussi créé la fondation « Justin-Lefebvre » à la suite du décès de leur enfant.

Un match de hockey-bénéfice tenu en mars dernier à Richmond et une journée de hockey familial au Complexe Thibault ont notamment permis d’amasser 10 000 $.

La Fondation Justin-Lefebvre vient en aide aux familles de différentes façons soit par la promotion don d’organes, en donnant un coup de pouce financier aux enfants qui désirent pratiquer un sport, soit pour de l’équipement ou pour les frais l’inscription ou en aidant les couples qui désirent faire appel à l’insémination artificielle.

Justice et faits divers

Émoi autour d’un colis suspect

Un colis suspect déposé derrière l’ancienne Résidence Treizième Nord a semé l’émoi vendredi à Sherbrooke. Le contenu de la boîte était finalement inoffensif : les policiers ont découvert de la nourriture en ouvrant le fameux colis.

« Nos policiers ont été appelés à se rendre vers 11 h 30 ce matin [vendredi] derrière le 45, 13e Avenue Nord. Avec les éléments que nous avons, il n’y a aucune chance à prendre et nous avons érigé un important périmètre de sécurité. D’abord et avant tout, la priorité est la sécurité du public », affirmait le porte-parole du SPS, Martin Carrier, lors de l’arrivée des agents sur les lieux.

Vers 14 h 40, l’escouade spécialisée de la Sûreté du Québec est venue prêter main-forte aux policiers du SPS avec des robots. C’est ainsi qu’il a été déterminé que le colis ne contenait rien de menaçant.

Les policiers ont rapidement pu déterminer que le suspect principal dans l’affaire était un homme conduisant une Toyota Corolla rouge, dont l’image avait été captée puis diffusée dans les médias. Il a finalement communiqué avec les policiers en soirée et a donné sa version des faits. Il sera rencontré par les enquêteurs dans les jours à venir, mais aucune accusation ne pèse contre lui pour le moment, et toute possibilité de menace à l’endroit du public est écartée, a confirmé le SPS.

Évacuations préventives

Quelques locataires des bâtiments adjacents ont été évacués vendredi par mesure préventive. Cependant, les élèves de l’école d’en face ont pu suivre leurs cours de l’après-midi. « Nous avons contacté la direction de l’école La Montée-Le Ber, compte tenu de la circulation des étudiants », a expliqué Martin Carrier.

Le Service d’identité judiciaire était sur place pour faire l’analyse de la scène, prenant des photos et relevant des empreintes digitales.

Le porte-parole du SPS, Martin Carrier, affirme que son équipe a suivi le dossier de la Résidence Treizième Nord, qui a fermé ses portes il y a quelques jours. Les résidents ont dû se trouver une nouvelle place où se loger en moins d’une semaine, et l’hypothèse circulait lors de la découverte du colis que quelqu’un vivant avec de la colère par rapport à la fermeture aurait pu être responsable de cet acte. « Ce volet d’enquête sera étudié, bien entendu », avait assuré M. Carrier en début de journée.

Rappelons que la Résidence Treizième Nord a fermé ses portes plus tôt cette semaine. Une trentaine d’aînés ont dû changer de logement. - Avec Jasmine Rondeau et Camille Dauphinais-Pelletier