Actualités

Les tatoueurs se livrent aux policiers

Les tatoueurs qui étaient recherchés pour avoir recruté des clients mineurs dans un parc de Saint-Élie se sont livrés au poste de police dans la nuit de dimanche à lundi.

« Cette nuit, deux gars de 21 ans et de 19 ans se sont présentés au quartier général, indique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier. Depuis hier, cette nouvelle a roulé pas mal sur Internet, donc ils se sont présentés en disant qu’ils étaient les tatoueurs recherchés. Ils nous ont confirmé qu’ils s’étaient présentés au parc Ma Villa de Saint-Élie, qu’ils avaient offert des contrats de tatouages à des adolescents, mais il n’y a pas eu de tatouages de faits. »

Lire aussi : Tatouages offerts à des mineurs

Pour l’instant, l’enquête suit son cours. « Ils ont été identifiés, mais nous sommes en analyse à savoir s’ils ont commis un crime ou s’il y a une infraction au niveau de la réglementation municipale, donc d’avoir fait de la vente sans permis de la ville », poursuit M. Carrier.

Les deux individus ont fourni leurs versions des faits, mais n’ont pas été arrêtés.

Rappelons qu’une citoyenne avait écrit un statut Facebook lors du week-end, demandant aux parents d’être vigilants.

JUSTICE ET FAITS DIVERS

Meurtre de Félix Bergeron : deux accusés remis en liberté

Accusés de l’homicide involontaire coupable de Félix Bergeron à Sherbrooke en juillet dernier, Brandon Vaillancourt et William Pratte ont été remis en liberté sous de sévères conditions.

Après une analyse minutieuse de la preuve et des principes de remise en liberté, le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec a déterminé, mercredi, que ces deux accusés pouvaient libérés sous conditions.

Félix Bergeron, 21 ans, a été tué à son logement de la rue Sanborn le 18 juillet dernier au centre-ville de Sherbrooke. 

Le tribunal devait déterminer si la détention de Pratte et Vaillancourt était nécessaire pour ne pas miner la confiance du public envers l’administration de la justice.

Aussi accusé dans cette affaire, Robert Sargeant, qui avait été le premier à être accusé d’homicide involontaire coupable, avait renoncé à la tenue de son enquête remise en liberté. Sa détention a été ordonnée immédiatement.

Pratte, 19 ans, devra se rendre en maison de thérapie pour traiter sa dépendance aux stupéfiants. Il devra y résider 24 heures par jour, sept jours sur sept.

Son père s’est engagé à déposer 10 000 $, alors que Pratte devra déposer 1000 $ pour le respect de ses conditions.

« L’encadrement qu’il offre permet la protection de la société », indique le juge Vanchestein.

Brandon Vaillancourt devra rester chez ses parents et suivre ses cours au Cégep. Âgé de 18 ans, il ne possède pas d’antécédent judiciaire.

« Merci beaucoup pour votre décision. Je vais respecter les conditions », a indiqué Vaillancourt.

Ses parents se sont engagés à déposer 5000 $ et Vaillancourt 1000 $ personnellement pour garantir le respect des conditions.

Un couvre-feu de 22 h à 7 h lui a été imposé. Il devra aussi déposer son passeport.

 « Il ne présente aucun danger pour la société », estime le juge Vanchestein.

Le juge a rappelé que la détention était l’exception et que la règle était la remise en liberté.

« Compte tenu du jeune âge des accusés, des garanties offertes, qu’ils ne présentent pas un danger pour la société et de la présomption d’innocence dont ils bénéficient, je vais les remettre en liberté sous condition », a expliqué le juge.

Les deux accusés paraissaient nerveux dans le box des accusés.

Des interdits de contact et de communication avec tous les témoins de cette affaire ont été imposés.

« Si vous faites le moindre faux pas, cet argent va être confisqué et vous allez être détenu jusqu’à la fin des procédures », a prévenu le juge aux deux accusés.

Les deux accusés ne pourront pas consommer de drogue ou d’alcool pour toute la durée des procédures judiciaires.

La peine maximale de l’homicide involontaire est la prison à perpétuité.

Me Julie Beauchemin assurait la défense de Brandon Vallancourt, alors que Me Mireille Leblanc défend William Pratte.

Les trois individus sont aussi accusés de complot pour braquage du domicile de Félix Bergeron et de possession de drogue.

Rappelons que l’homicide est survenu dans un appartement d’un immeuble situé au coin des rues Gordon et Sanborn, au centre-ville de Sherbrooke. Une altercation a eu lieu dans le logement le mercredi 18 juillet vers 23 h 30.

Une ordonnance de non-publication émise à l’enquête sur remise en liberté empêche de révéler les faits de la cause.

C’est Me Claude Robitaille qui représente le ministère public dans cette affaire.

Le dossier a été reporté au 17 octobre prochain.

Justice et faits divers

Le rappeur Infrak mort d’une polyintoxication aux drogues et aux médicaments

Le rappeur de Québec Philippe «Infrak» Giroux, membre du collectif 187, est mort d’une polyintoxication aux drogues et aux médicaments, révèle l’enquête du Bureau du coroner.

Le rappeur de 33 ans avait été retrouvé mort dans son lit dans la soirée du 27 novembre 2017. C’est son colocataire qui avait alerté les secours après avoir constaté que son ami n’était pas sorti de sa chambre depuis plus de 48 heures. Selon le coroner Donald Nicole, le décès de Philippe Giroux remontrait au 25 novembre.

Les analyses sanguines ont notamment révélé des concentrations de médicaments utilisés pour traiter l’anxiété, de cocaïne, de méthadone, de méthamphétamine et de fentanyl. Le coroner Nicole conclut que le décès du jeune homme résulte d’une polyintoxication accidentelle aux drogues et aux médicaments. 

Il souligne que Philippe Giroux «n’avait pas de problèmes de santé mais consommait régulièrement des stupéfiants». «De plus, il avait cessé de prendre ses médicaments pour traiter sa dépendance aux opiacées», précise le coroner Nicole. 

Infrak avait lancé son premier album solo, «La chute de l’ange», à la fin de 2016. Il avait ensuite tourné des vidéoclips en Haïti et en Roumanie, où il avait visité des orphelinats pour «montrer la pauvreté et la souffrance que d’autres peuvent vivre ailleurs», selon ce que son ami et gérant Philippe Nazon avait raconté au Soleil en novembre. Infrak a eu une vie «rough», ayant «grandi dans les centres d’accueil et fait de la prison», mais il avait «un très grand cœur», avait souligné M. Nazon.

Actualités

Tatouages offerts à des mineurs

Deux personnes majeures ont offert des tatouages permanents à aiguille à plusieurs mineurs au coût de 20 $ l’heure, samedi, au parc Ma Villa de la rue des Colibris à Saint-Élie. Le gardien du parc est intervenu juste à temps ; les deux individus sont maintenant recherchés par le Service de police de Sherbrooke (SPS).

« L’enquête commence en début de semaine. On a une bonne description physique des suspects », commente le sergent Carl Pelletier du SPS.

Selon un avis publié sur Facebook, un des suspects aurait les cheveux bruns avec un tatouage sur le biceps droit, alors que l’autre aurait les cheveux roux frisés ainsi qu’un tatouage sur chacune des cuisses.

Le gardien de sécurité du parc a pu rassembler ces informations en se faisant passer pour un client. Selon lui, quatre personnes mineures signaient un contrat à son arrivée et les tatoueurs rassemblaient leur équipement, aiguilles et encre.

« On va regarder si ça se reproduit dans d’autres parcs. On n’a pas beaucoup d’informations encore, il va falloir s’informer auprès du procureur pour déterminer les accusations », explique l’agent Pelletier.

Plusieurs parents étaient inquiets d’apprendre qu’un incident de la sorte est survenu au parc Ma Villa. « C’est interpellant. Je ne pensais jamais faire de la prévention sur le tatouage auprès de mes enfants. Les suspects faisaient signer des contrats... Un contrat avec un mineur ça n’a pas de valeur. On veut que les gens le sachent », commente Christelle Lefebvre, résidante de Saint-Élie.

Il est à noter qu’aucune loi ne régit la pratique de perçages et de tatouages au Québec. Une certaine éthique veut que les artistes-tatoueurs suivent la loi sur le consentement aux soins de santé, qui stipule qu’un jeune de plus de 14 ans peut consentir seul à des soins de santé. Par contre, la majorité des salons de tatoueurs exigent une autorisation parentale pour tatouer les jeunes de moins de 18 ans.

Une plainte a été faite auprès du SPS et le dossier sera transmis aux enquêteurs dès lundi. Les policiers ont d’ailleurs effectué une surveillance accrue du secteur tout le week-end. Si des citoyens détiennent des informations pertinentes pour retrouver les suspects, ils peuvent contacter le SPS au 819 821-5555.

Justice et faits divers

Meurtre de Félix Bergeron: les trois prévenus accusés d’homicide involontaire coupable

Les trois hommes s’étant introduits par effraction chez Félix Bergeron le 18 juillet sont désormais accusés de l’homicide involontaire coupable du jeune Sherbrookois de 21 ans.

William Pratte et Brandon Vaillancourt, âgés respectivement de 19 ans et 18 ans, ont donc été accusés vendredi du meurtre de Félix Bergeron, tout comme leur complice Robert Sargeant, mis en accusation le 20 juillet.

Dans le cadre de l’enquête sur remise en liberté des accusés, à laquelle a renoncé d’emblée Robert Sargeant, le procureur Me Claude Robitaille s’est opposé à leur libération vendredi au palais de justice de Sherbrooke.

Les éléments de l’enquête de la Sûreté du Québec auraient démontré l’implication de Pratte et Vaillancourt dans l’homicide. L’enquête fait l’objet d’une ordonnance de non-publication. 

« Il y a un chef d’accusation d’homicide involontaire qui a été porté contre M. Pratte et M. Vaillancourt, explique le procureur pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales, Claude Robitaille. Suite à la réception de la preuve, on a pu prendre connaissance de la preuve au complet. Après l’étude de cette preuve, on a décidé de prendre des accusations supplémentaires contre eux. »

« Il y a pu y avoir une étude approfondie de la preuve qui avait été soumise et il y a des éléments de preuves nouveaux, alors on a pu en prendre connaissance », poursuit-il.

Sargeant, Pratte et Vaillancourt sont aussi accusés de braquage du domicile de Félix Bergeron et de possession de drogue. 

Rappelons que l’homicide est survenu dans un appartement d’un immeuble situé au coin des rues Gordon et Sanborn, au centre-ville de Sherbrooke. Une altercation a eu lieu dans le logement le mercredi 18 juillet vers 23 h 30.

William Pratte était représenté par Me Julie Beauchemin, Robert Sargeant par Me Vinh Nguyen et Brandon Vailancourt par Me Mireille Leblanc.

La cause a été prise en délibéré par le juge Érick Vanchestein. Pratte et Vaillancourt devraient savoir le 15 août s’ils retrouveront leur liberté durant l’enquête. 

JUSTICE ET FAITS DIVERS

Contrebande de tabac : 2,4 M$ en amendes

Douze personnes sont reconnues coupables d’infractions liées à la contrebande de tabac. La Cour du Québec exige qu’elles doivent payer des amendes totalisant 2 437 705,24 $ dans des délais variant de 4 à 18 mois. Deux de ces personnes fautives résident dans la région du Centre-du-Québec et une autre en Estrie, à Weedon.

« Ces personnes se sont notamment vu reprocher d’avoir vendu, livré ou eu en leur possession du tabac destiné à la vente au détail au Québec et dont le paquet n’était pas identifié conformément à la Loi concernant l’impôt sur le tabac », explique la porte-parole de Revenu Québec, Geneviève Laurier.

Les coupables n’étaient pas inscrits aux fichiers de Revenu Québec et n’étaient pas titulaires de permis. Ils ne pouvaient donc pas participer à des activités commerciales avec des produits du tabac.

Claude Martel, résidant de Weedon, devra débourser 53 640 $ avant les douze prochains mois. Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) avaient saisi 90 kilos de tabac illégal dans le véhicule de M. Martel le 13 mai 2016, à Saint-Constant. Le véhicule de ce dernier avait été confisqué et la cour avait ordonné la suspension de son permis de conduire pour une durée de 30 jours.

Michel Prévost de Warwick doit pour sa part 111 856 $, payable dans les douze prochains mois. Cette condamnation résulte d’une opération policière ayant eu lieu le 8 novembre 2016, où la SQ avait saisi 5380 cigarettes de contrebande dans la résidence de M. Prévost.

Pour Lucienne Roux, de Saint-Norbert-d’Arthabaska, c’est un montant de 130 800 $ qu’elle devra débourser avant les 18 prochains mois. Les policiers du Service des enquêtes sur la contrebande de la SQ avaient saisi un total de 118 400 cigarettes illégales dans la résidence et dans le véhicule de Mme Roux, le 28 octobre 2014.

Justice et faits divers

Plusieurs Canadiens conduisent sous l’influence du pot, selon Statistique Canada

OTTAWA — Une nouvelle enquête de Statistique Canada révèle qu’environ 1,4 million de Canadiens ont déclaré avoir été passager d’un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis au cours des deux heures précédentes.

De plus, un consommateur de cannabis sur sept ayant un permis de conduire a répondu avoir pris le volant au moins une fois moins de deux heures après avoir fumé de la drogue, au cours des trois derniers mois. Les hommes étaient presque deux fois plus susceptibles que les femmes de signaler ce comportement.

Avec l’adoption de la Loi sur le cannabis le 17 octobre prochain, Statistique Canada a commencé à mesurer les répercussions sociales et économiques de cette légalisation dans le cadre d’une enquête nationale trimestrielle.

Les données du deuxième trimestre ont révélé qu’environ 4,6 millions de personnes à l’échelle nationale, soit près de 16% des Canadiens âgés de 15 ans et plus, ont avoué avoir consommé du pot au cours des trois mois précédents. Cela est similaire à ce qui avait été rapporté lors du dernier trimestre.

La grande majorité des répondants — 82% — ont également déclaré qu’ils n’augmenteraient probablement pas leur consommation une fois le cannabis légalisé, ce qui demeure également relativement inchangé par rapport au trimestre précédent.

Ces plus récentes données ont été collectées de la mi-mai à la mi-juin et comprennent celles des provinces, ainsi que des capitales territoriales.

Justice et faits divers

Voyeurisme: un homme arrêté pour bris d'engagement

Un homme de 37 ans a été arrêté pour ne pas avoir respecté plusieurs conditions émises au moment de son arrestation en avril. Le suspect avait été arrêté pour introduction par effraction, vol et voyeurisme.

«Le suspect s’était introduit à plusieurs reprises dans le logement d’une victime en avril 2018, en y commettant du voyeurisme ainsi que des vols. Les enquêteurs de la section des délits familiaux et agressions sexuelles du Module des crimes majeurs du SPVQ [Service de police de la Ville de Québec] ont alors débuté une enquête qui a mené à l’arrestation de l’individu le 12 avril 2018», a indiqué par voie de communiqué Cyndi Paré, du Service de police de la Ville de Québec.

Le suspect a été remis en liberté sous certaines conditions à la suite de l’enquête, dont plusieurs ont été enfreintes. Parmi celles-ci, il y a le fait d'avoir accès à Internet, de demeurer sur un territoire en particulier, de se tenir à proximité d'un bar et de rentrer en contact avec la victime, selon ce qu'a confirmé le Cyndi Paré au Soleil.

Le suspect devrait comparaître dans la journée de jeudi au palais de justice de Québec. 

JUSTICE ET FAITS DIVERS

Vols dans plusieurs voitures : trois individus arrêtés

Trois individus de 15, 16 et 18 ans ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi pour avoir volé à l'intérieur de plusieurs véhicules. Les policiers du Service de police de Sherbrooke (SPS) ont pris les jeunes sur le fait vers 23 h à l’intersection des rues Henri-Bourassa et Harvard, dans le secteur Rock Forest.

« Ils ont volé dans une trentaine de véhicules dans le secteur. Ils ouvraient les portières de véhicules qui n’étaient pas verrouillées », explique le porte-parole du SPS Martin Carrier.

Parmi les objets volés, les policiers notent de l’argent, des lunettes, des CD ou des portables. Plusieurs objets de valeurs n’ont toujours pas retrouvé leur propriétaire.

« On demande aux gens victimes de vol au cours de la nuit de nous contacter. On rappelle aux gens de toujours verrouiller les portières et de ne pas laisser des objets de valeurs à l’intérieur », ajoute M. Carrier.

Les trois individus ont été arrêtés pour vols de véhicules et libérés par sommation. Ils comparaitront au palais de justice de Sherbrooke dans les prochains mois. Les deux mineurs seront traités au Tribunal de la jeunesse.

Justice et faits divers

Un avocat arrêté pour voyeurisme et possession de porno juvénile

Un homme de 25 ans, avocat de profession, a été arrêté pour possession de pornographie juvénile et voyeurisme le 5 août dans le Canton d’Orford. Il aurait caché une caméra dans la salle de bains d’une résidence où il avait invité une famille à séjourner.

C’est dimanche vers 1 h du matin que les patrouilleurs de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) ont répondu à un appel concernant un individu suicidaire, provenant d’une résidence sur le chemin Brunelle dans le Canton d’Orford.

À leur arrivée sur les lieux, Samuel Beaugé-Malenfant, originaire de Montréal, avait quitté les lieux en voiture avec un couteau, menaçant de s’enlever la vie.

L’homme de 25 ans a été intercepté par les patrouilleurs de la Sûreté du Québec sur l’autoroute 10. Après la saisie de plusieurs biens, l’homme a finalement été arrêté.

Il s’agit d’une famille de deux adultes et trois enfants qui a contacté les policiers. Ils demeuraient dans le chalet sur invitation de Samuel Beaugé-Malenfant lui-même, le chalet étant la propriété d’un membre de sa famille.

« Pendant leur séjour, les deux parents ont remarqué la présence d’une caméra-espionne dissimulée dans la salle de bains à l’étage et positionnée de manière à prendre des images alors que les gens se trouvaient dans une position vulnérable », explique le directeur adjoint de la RPM, Patrick Corriveau.

C’est lorsque les parents ont confronté Samuel Beaugé-Malenfant à ce sujet qu’il aurait pris la fuite en énonçant des propos suicidaires. Il avait aussi remarqué qu’un des parents contactait la police.

Comparution

Samuel Beaugé-Malenfant a donc comparu lundi matin au palais de justice de Sherbrooke. Des accusations de voyeurisme ainsi que de production et possession de pornographie juvénile ont été déposées contre lui. Il a été libéré sous plusieurs conditions reliées à des personnes mineures, telles que l’interdiction d’utiliser du matériel informatique lui permettant d’aller sur Internet et d’être en présence de personnes mineures sans la présence d’un autre adulte.

L’accusé était embauché par le cabinet d’avocats Prévost Fortin D’Aoust (PFD Avocats), dans la succursale de Boisbriand. « Quand on a appris la nouvelle, on l’a suspendu immédiatement par le biais d’une lettre. Il y a la question de la présomption d’innocence, donc on attend de voir comment les choses vont aller, c’est la raison pour laquelle il n’a pas été congédié pour le moment », explique l’associé directeur et copropriétaire du cabinet PFD Avocats, Me Étienne Ruel.

Me Ruel note que la présomption d’innocence dans la loi est un principe fondamental au Québec, elle sera donc prise en considération lorsque lui et ses associés discuteront du cas de Samuel Beaugé-Malenfant. Le principe implique que toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée.

« Ses accès Internet ont été bloqués au bureau, puis on lui a demandé de ne pas se présenter non plus », précise Me Étienne Ruel.