Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

justice

Altercation à Alexander Galt : la couronne rectifie les faits

Le dossier de l’agression au couteau à l’école Alexander Galt est revenu devant la cour vendredi matin et le procureur a saisi l’occasion pour rectifier les faits et amener plusieurs précisions sur ce qui s’est réellement passé.

Rappelons que selon Sabrina Morency, la mère de la victime, un jeune homme aurait, le 15 octobre dernier, sorti un couteau, se serait approché de sa fille et aurait mis le couteau proche de sa gorge. Or la réalité diffère de façon importante. Une caméra de surveillance a filmé l’altercation.

« On peut voir cinq ou six jeunes dans le corridor, dont l’accusé et la victime, indique François Houle, procureur aux poursuites criminelles et pénales en jeunesse à Sherbrooke. On constate qu’il y a une altercation verbale. On la voit, mais on ne l’entend pas. À un certain moment, le jeune sort un couteau de sa poche et le tient au niveau de sa poitrine en direction de la victime à environ un mètre. Il n’y a pas de mouvement en direction de la victime et il tient le couteau pendant une vingtaine de secondes avant de le ranger lui-même. Il n’y a pas eu d’intervention externe pour lui faire ranger le couteau. »

En conséquence de ces faits et tel qu’écrit dans La Tribune de vendredi, le jeune homme a été dirigé vers des sanctions extrajudiciaires.

« C’est un processus qui est à l’écart de la cour, explique Me Houle. Le jeune va être rencontré par un criminologue ou un travailleur social et s’il répond bien au programme qu’on lui propose pour ne pas que des gestes comme ça se reproduisent, il n’aura pas à retourner devant le juge et il n’y aura pas de casier judiciaire. C’est une procédure usuelle en jeunesse. »

L’avocate de la défense, Annie-Pierre Babineau, s’est réjouie de cette rectification des faits.

« Je suis très contente que mon confrère de la couronne ait rectifié les faits pour s’assurer que les faits disponibles au grand public soient les vrais, mentionne l’avocate en droit de la jeunesse à l’aide juridique. C’est à cela que sert le système de justice. C’est important pour mon client et j’espère que les autorités vont prendre des mesures pour qu’il ait droit à une éducation, ce qu’il n’a pas pour le moment. »

Le jeune homme n’est toujours pas de retour en classe.

La commission scolaire Eastern Townships confirme que le retour à l’école du jeune homme se fera « dans les prochains jours ».

« Je trouve que c’est déplorable que des jeunes souffrent parce que les faits réels ne sont pas ceux qui ont été initialement rapportés par les médias », a tenu à mentionner Éric Campbell, secrétaire général de la commission scolaire.

Des mesures ont été prises pour éviter que les deux jeunes se retrouvent seuls ensemble.

Pas de faux témoignage

Même si le témoignage de la victime a été invalidé par une caméra de surveillance, aucune action en justice ne sera entreprise pour faux témoignage.

« La jeune a relaté la situation de la façon dont elle l’a vécue, explique Me Houle. Les souvenirs peuvent changer avec les émotions. Il y a d’autres témoins qui ont été rencontrés. On a décidé d’utiliser la caméra, mais il n’est pas du tout question de faux témoignage dans cette situation. »

faits divers

Pas de drogue saisie en psychiatrie

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) n’a pas saisi de drogue lors de la perquisition effectuée mercredi matin au département de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke.

« Ça nous arrive occasionnellement, même dans des perquisitions dans des résidences, d’avoir amassé de la preuve et d’arriver sur place et qu’il n’y ait rien finalement. On peut s’attendre à ça parfois. Notre démarche était quand même validée », explique Martin Carrier, porte-parole du SPS.

À LIRE AUSSI: Opération policière en psychiatrie: les employés soulagés

Justice et faits divers

Alexander-Galt: des versions contradictoires des témoins

L’adolescent qui a sorti un couteau en présence d’une élève de l’école secondaire Alexander Galt à Sherbrooke sera vraisemblablement dirigé vers des sanctions extrajudiciaires.

L’adolescent devrait être inscrit au rôle de la chambre de la jeunesse, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke, pour reconnaître certains faits au dossier.

À LIRE AUSSI: Menaces au couteau: l’élève d’Alexander Galt de retour en classe

Selon la preuve contenue au dossier, l’adolescent a sorti un couteau de poche et l’a mis à la hauteur de sa poitrine la lame dirigée vers la victime. Selon les images des caméras de surveillance de l’établissement scolaire, il n’y aurait eu aucun mouvement ou attaque vers la jeune fille. Cet épisode s’est déroulé en présence de cinq ou six autres élèves du même groupe au début octobre.

Les versions contradictoires des témoins de la scène ne permettent pas de prouver des menaces hors de tout doute raisonnable.

L’adolescent devrait reconnaître les faits de l’accusation de voies de fait en portant de façon ostentatoire une arme. L’accusation initialement portée d’avoir menacé avec une arme sera ainsi modifiée.

Si l’adolescent accomplit les mesures extrajudiciaires qui devraient être proposées par le procureur aux poursuites criminelles Me François Houle, l’accusation sera abandonnée.

L’avocate de la défense Me Annie-Pier Babineau de l’aide juridique devrait donner son aval à ce dénouement dans les procédures entreprises dans cette affaire.

La Commission scolaire Eastern Townships avait confirmé cette semaine que le retour en classe de l’adolescent était imminent, son président Michael Murray souhaitant que la situation revienne à la normale.

Des mesures ont été prises pour éviter que les deux jeunes se retrouvent ensemble seuls en même temps.

Le « safe school protocol » a été enclenché à la suite des évènements malheureux. Les différentes personnes impliquées, dont les parents, ont été rencontrées.

Des élèves de l’école secondaire Alexander Galt avaient organisé une manifestation pour soutenir l’adolescente victime dans cette affaire.

Justice et faits divers

Une raclée en pleine filature [VIDÉO]

Au beau milieu d’une opération de filature, des policiers de Québec voient leur « sujet d’intérêt » se faire battre, presque sous leur nez. Comment intervenir sans torpiller l’enquête? Avec un petit mensonge…

Au printemps dernier, la division des enquêtes du Service de police de la Ville de Québec est plongée dans le projet Mataf, un mot qui signifie matelot ou mousse.

La situation est préoccupante: pas moins de six enquêteurs recueillent des informations sur les nombreux « burn de drogue » qui se produisent sur le territoire durant cette période. Le « burn » est le terme utilisé par les policiers pour nommer les violentes invasions des domiciles des trafiquants par d’autres criminels qui repartent avec de la drogue ou de l’argent.

En quête de renseignements, les policiers écoutent les appels 9-1-1 pour déceler, parmi des plaintes de bruit dans le voisinage, lesquelles sont en fait des invasions de domicile non déclarées.

Le 25 avril, une équipe de filature décide de suivre Carl Rousseau, connu, selon la police, comme  un collecteur de dettes de drogue. On veut documenter les allées et venues du grand gaillard mesurant environ 6’3’’ et pesant plus de 250 livres. 

Les agents de filature voient Rousseau se rendre dans le stationnement d’un édifice à logement de la rue Duval dans Limoilou. 

Les agents-fileurs vont filmer une partie de l’action avec leurs caméras. Les policiers ne le savent pas encore, mais c’est leur jour de chance: des caméras de surveillance installées sur un édifice à logements vont capter les événements.

Une voiture Mercedes avec à bord quatre individus se présente. Alexandre Lapointe reste dans l’auto. Francis Barette, Yannick Desjardins et Yann Graveline-L’Ecuyer  débarquent et vont parler à Rousseau. 

Sur les images, on voit un Rousseau, découragé par les discussions, qui se prend le visage dans les mains. Il suit malgré tout le trio. 

Quelques minutes plus tard, Francis Barette assène un violent coup de poing à la tempe de Carl Rousseau. Le costaud s’écroule au sol. Il restera étendu environ cinq minutes. 

Les trois individus retournent à bord de leur véhicule et quittent les lieux. 

Après leur départ, Carl Rousseau réussit à se lever et titube jusqu’à sa voiture.

Une «menterie»

L’enquêteur Fabien Marceau, qui agissait en support à la filature, s’approche et va rejoindre Rousseau. Il constate que l’homme a le visage ensanglanté, tuméfié et qu’il peine à rester debout.

« Là, je dois dire une menterie pour garder la filature secrète, explique le sergent-détective Marceau. Je lui ai dit qu’une madame avait appelé le 9-1-1 pour dire qu’un homme venait de manger une volée. »

Rousseau opine, mais ajoute aussitôt qu’il ne veut porter plainte d’aucune façon. La victime est amenée à l'hôpital en ambulance pour faire soigner des fractures au visage.

La filature sera rapidement transportée sur la voiture Mercedes, qui s’est mise en direction des ponts.

Pour les policiers du SPVQ, il est clair que les protagonistes frayent avec le crime organisé. En raison de ce contexte potentiellement explosif, le lieutenant-détective Gino Dufour du SPVQ demande l’aide du Groupe tactique d’intervention pour intercepter les quatre individus. 

Les policiers commencent par ralentir la circulation sur l’autoroute pour faciliter l’opération. La Mercedes sera stoppée sur l’autoroute 20 ouest, en direction de Montréal, près de Joly.

Les quatre hommes sont calmes et coopèrent avec les policiers.

Pendant que les suspects sont amenés au poste de police pour être interrogés, la voiture est fouillée. Les policiers trouvent un gant de plomb et un pistolet Glock 9mm avec ses balles.

Arrestation illégale?

Les quatre hommes sont accusés de voies de fait avec lésions. Ils ont commencé à subir leur procès cette semaine.

Leurs avocats demandent à la cour l’exclusion de plusieurs preuves, notamment les contenus des téléphones cellulaires, parce que, disent-ils, l’arrestation a été faite sans motif et la détention était illégale.

Aucun agent de la filature n’a vu le coup de poing qui a assommé Carl Rousseau, plaident les avocats de la défense. Les images des caméras de surveillance, qui montrent clairement l’agression, n’ont été disponibles que plusieurs heures après l’arrestation.

Actualités

CHSLD Horace-Boivin: le résident violent subira une évaluation psychiatrique

Le tribunal a ordonné jeudi une évaluation psychiatrique pour un homme de 71 ans à qui l’on reproche d’avoir semé un « climat de terreur » au CHSLD Horace-Boivin de Waterloo, notamment en frappant une infirmière et deux préposés.

Daniel Westover fait face à une accusation de voies de fait armées. Il reste détenu d’ici à sa prochaine comparution fixée au 19 décembre. 

S’il est libéré par la suite, il doit être transféré dans un établissement de la région spécialisé pour ce type de clientèle, a indiqué cette semaine une porte-parole de la ministre des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais. M. Westover doit aussi répondre d’accusations pendantes de menaces et non-respect de ses conditions de libération provisoire. 

À LIRE AUSSI: Un résident violent sème la terreur au CHSLD Horace-Boivin

À LIRE AUSSI: Le résident violent sera transféré dans un établissement spécialisé

faits divers

Le groupe tactique de la SQ pour une opération antidrogue

La Sûreté du Québec (SQ) a mis à contribution son groupe tactique d’intervention pour une opération antidrogue jeudi pour le démantèlement d’un point de vente de stupéfiants à Drummondville.

En début de journée, les policiers ont effectué une perquisition dans un appartement de la rue Saint-Philippe, signale Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ.

Les trois occupants des lieux ont été arrêtés. Il s’agit de deux hommes âgés respectivement de 36  et 53 ans, ainsi que d’une femme âgée de 39 ans», dit-elle.

«Les policiers ont procédé sur les lieux à la saisie de plus de 1300 comprimés de méthamphétamine et de médicaments, de la cocaïne, un poing américain et la somme de 790 $ en argent.»

Les deux hommes arrêtés doivent faire face à différentes accusations en matière de stupéfiants. La suspecte pour sa part comparaîtra ultérieurement, ajoute Mme Guindon.

«Cette opération a été réalisée avec la contribution de patrouilleurs et enquêteurs du poste de la MRC de Drummond, de l’Équipe des enquêtes et de la coordination sur le crime organisé de Drummondville et d’un maître-chien de la Sûreté du Québec», dit l’agente Guindon.

fait divers

1340 conducteurs interceptés et aucune arrestation

Plus de 1300 automobilistes ont dû franchir un barrage routier ciblant la capacité de conduite affaiblie par l’alcool ou les drogues au cours de la soirée et de la nuit de jeudi à vendredi. Le message passe, car on ne rapporte aucune arrestation!

L’opération concertée et simultanée regroupait l’ensemble des services de police de l’Estrie, soit les policiers de la Sûreté du Québec (SQ), en collaboration avec le Service de police de la Ville de Sherbrooke (SPS) et de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) de même que le Service de police de la Ville de Granby et celui de Bromont.

Des barrages ont été érigés à plusieurs endroits dans la grande région des Cantons-de-l’Est, rapporte la SQ dans un communiqué de presse. Au total, 39 policiers ont participé à ces opérations.

Dans le secteur Lennoxville, les policiers du SPS étaient présents en compagnie des policiers de la SQ du poste autoroutier Estrie et de la MRC de Coaticook, au carrefour giratoire de l’autoroute 410, situé près de la route 143.

À Ayer’s Cliff, les policiers de la RPM étaient avec des policiers de la SQ de la MRC de Memphrémagog sur la route 141, près de Sainte-Catherine-de-Hatley. 

À Saint-Alphonse-de-Granby, des équipes de policiers des services de police de Granby et de Bromont, ainsi que des policiers de la SQ des MRC de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska, étaient présentes sur la route 139, près des accès à l’autoroute 10.

«Tenue entre 22 h et 1 h, cette opération policière à grand déploiement a permis d’interpeller environ 1340 conducteurs afin de vérifier si leur capacité de conduire était affaiblie par l’alcool ou les drogues, ou une combinaison des deux», signale Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ.

«Les policiers ont utilisé à quinze reprises l’appareil de détection approuvé ayant eu des soupçons de croire à la présence d’alcool dans l’organisme du conducteur et il n’y a eu aucune arrestation pour la conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool et/ ou une drogue.» 

Rappelons que la conduite avec les capacités affaiblies demeure l’une des causes principales des collisions mortelles au Québec. «En 2018, plus de 5700 conducteurs ont été arrêtés pour la conduite avec les capacités affaiblies sur le territoire de la Sûreté du Québec», dit-elle.

L’ensemble des services de police du Québec, en collaboration avec la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), intensifient leurs interventions sur le réseau routier jusqu’au 2 janvier 2020 dans le cadre de l’opération nationale concertée «Alcool et drogue au volant, c’est criminel».

sherbrooke

Opération policière en psychiatrie: les employés soulagés

SHERBROOKE - Les employés du département de psychiatrie de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke sont soulagés après l'opération policière effectuée pendant tout l'avant-midi, mercredi, au 8e, 9e et 10e étage du pavillon Émile-Noël de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke.

« L'effet dissuasif devrait être là. On espère que ça va calmer les patients qui, on le pense, entraient de la drogue et en vendaient à d'autres patients », soutient un employé qui préfère garder l'anonymat.

À LIRE AUSSI: Le SPS fait une perquisition en psychiatrie

«La psychiatrie n’est pas une jungle», rassure le Dr Trudel

Il faut dire que les employés de la psychiatrie étaient sous tension depuis plusieurs semaines. « Recevoir des menaces verbales dans des moments de crise, c'est une chose... Mais quand on reçoit des menaces directes et que nos collègues se font crever leurs pneus pendant leur quart de travail, là c'est venu nous shaker en masse », indique une autre employée.

Le climat de peur qui s'est installé chez les employés mettra du temps à se dissiper. Un employé qui vient travailler à pied a maintenant très peur de marcher seul aux alentours de l'hôpital.

Un autre indique qu'il est à un cheveu d'abandonner sa profession. « Je suis rendu que j'arrive travailler le matin et que je regarde l'heure à tout moment en me disant : mais pourquoi il n'est pas quatre heures? C'est un signal d'alarme qu'on n'aime plus son emploi, hein? En fait, je l'aime encore. J'aime travailler en psychiatrie, je ne voudrais pas aller ailleurs. Mais je ne suis plus capable de vivre tous mes quarts de travail dans la peur. Je veux me rendre à ma retraite sur mes deux jambes, en bonne santé. Je ne veux plus risquer d'être blessé chaque fois que je viens travailler », clame-t-il.

Actualités

Fillette tuée à Granby: une enquête préliminaire en février pour la belle-mère

Seule la belle-mère de la fillette trouvée morte à Granby, en avril dernier, subira son enquête préliminaire en février 2020.

La femme de 36 ans et son conjoint de 30 ans, le père de la victime, étaient de retour en cour jeudi au palais de justice de Granby. 

Concernant le père, la défense a indiqué ne pas être prête à fixer une enquête préliminaire. Celle de la belle-mère doit toutefois avoir lieu des 24 et 25 février prochains et ne fera entendre qu’un témoin. Ce témoignage pourrait par la suite être versé au dossier du père, a indiqué Me Laurence Bélanger, du ministère public. 

La Couronne a également autorisé la divulgation, à la défense, de documents liés à l’arrestation des accusés et gardés sous scellés jusqu’ici. 

Le père, qui a obtenu sa liberté provisoire en septembre, fait face à des accusations de négligence criminelle, séquestration, abandon d’enfant et omission de fournir les choses nécessaires à la vie. Sa conjointe, qui n’a pas demandé à être remise en liberté, est pour sa part accusée de meurtre au 2e degré, séquestration et voies de fait graves. 

Justice et faits divers

Les cadavres d’une femme et de deux enfants retrouvés dans une maison de l’est de Montréal

Des policiers qui se sont présentés dans une maison de l’est de Montréal mercredi matin pour annoncer la mort d’une personne à sa famille ont plutôt découvert les corps d’une femme de 42 ans et de ses deux jeunes fils, âgés de deux et quatre ans.

Les autorités se sont rendues à la résidence du quartier Pointe-aux-Trembles, vers 8h, pour informer les membres de la famille du décès du père des garçons, mort par suicide mardi à Joliette.

C’est en constatant que les occupants ne répondaient pas que les policiers ont décidé d’entrer dans la maison, où ils ont fait la macabre découverte.

Une forte présence de policiers et de véhicules d’urgence a pu être observée mercredi à l’extérieur de la résidence de la Place des Pointeliers, près de l’intersection du boulevard Saint-Jean-Baptiste.

Manuel Couture, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a déclaré que la maison était considérée comme une scène de crime. Il a qualifié les décès de «suspects», précisant que «les enquêteurs n’étaient pas prêts à parler d’homicides», mercredi après-midi.

En fin de journée, les techniciens en identité judiciaire ont procédé à l’analyse de la scène afin de recueillir le plus d’informations possible pour aider les enquêteurs à mieux comprendre les circonstances du drame.

L’unité des crimes majeurs du SPVM mène l’enquête. La police a également confirmé qu’une autopsie devait être pratiquée sur les trois corps.

«Pour l’instant, il y a des liens qui peuvent être faits avec un mort par suicide à Joliette, il s’agirait du père des enfants, et sur place, la dame de 42 ans, il s’agirait de la mère des enfants.»

Le SPVM a précisé que le père s’était enlevé la vie en se jetant de la fenêtre d’un immeuble, mardi.

Selon les registres municipaux, la maison où les trois corps ont été découverts appartient à Nabil Yssaad et Dahia Khellaf, qui ont été enregistrés en tant que propriétaires en avril 2018.

Agression armée

Des documents judiciaires impliquant deux personnes portant les mêmes noms montrent que Nabil Yssaad, 46 ans, a été accusé en août 2018 d’agression armée contre Dahia Khellaf. Il a été acquitté la semaine dernière après avoir signé un engagement de ne pas la contacter et de rester loin de son domicile et de son lieu de travail, à l’exception des visites approuvées par le tribunal.

Mercredi, deux voisins ont déclaré aux journalistes sur les lieux que ce n’était pas la première fois que les forces de l’ordre étaient appelées au domicile.

L’un d’eux, Abdelaziz Abdelhak, a mentionné qu’il avait vu des voitures de police devant la résidence «deux ou trois fois» auparavant. Il a décrit le père comme une personne peu sociable qui n’aimait pas qu’on lui pose des questions.

«C’est quelqu’un à qui vous ne pouvez pas parler. Il refuse la communication», a déclaré M. Abdelhak, qui habite à quelques portes. «Il ne dit pas bonjour, il ne veut pas que nous lui disions bonjour.»

Yann Kedja, un voisin de 19 ans, a déclaré qu’il pensait que la famille vivait à l’adresse depuis environ deux ans. Il n’a jamais rencontré le père, mais il a déjà observé les enfants jouer dehors en été.

«J’ai vu les enfants s’amuser et jouer dehors, et la mère était là pour s’amuser avec eux», a-t-il dit, qualifiant la situation «d’horrible tragédie».

faits divers

Des voleurs de pneus arrêtés

Une camionnette volée dans laquelle se trouvait plus de 5000$ de pneus volés a été rattrapée par les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke dans la nuit de mardi à mercredi.

C’est le déclenchement du système d’alarme du commerce Kenny U-Pull qui a entraîné le déploiement des policiers sur le chemin Dion dans le secteur Saint-Élie.

À leur arrivée vers 1 h 30, les policiers ont croisé une camionnette qui fuyait les lieux.

« Les policiers ont pris le véhicule en chasse », signale le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Rapidement, le conducteur du véhicule a abandonné le véhicule laissant derrière lui la passagère.

« Nous avons procédé à l’arrestation de la femme. Les policiers ont aussi rapidement retrouvé l’homme qui s’était caché dans les bois », indique le porte-parole du SPS.

Des vérifications ont permis de constater que le véhicule avait été rapporté volé dans le secteur de Granby et que les pneus venaient d’être dérobés au commerce du chemin Dion.

La femme de 26 ans et l’homme de 43 ans de Farnham ont été interrogés par les enquêteurs du SPS.

Diverses accusations de vol de véhicule, d’introduction par effraction, de recel et de possession d’outils de cambriolage pourraient être portées contre eux.

faits divers

Menaces au couteau à l’école Mitchell

Dans les jours suivant l’épisode de menaces au couteau à l’école Alexander Galt, un épisode semblable est survenu au pavillon Mitchell de l’école Mitchell-Montcalm. Un adolescent de 13 ans a été arrêté pour menaces et port d’arme dans un dessein dangereux.

Porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier rapporte que les événements se sont produits le 18 octobre. « Nous avons arrêté un premier adolescent le 24 octobre parce qu’il aurait proféré des menaces en montrant un couteau à un autre élève. Il aurait montré le couteau, mais n’aurait pas pris action », nuance-t-il.

Actualités

Vidéos troublantes d’un jeune frappé à coups de poing

Trois-Rivières — Deux vidéos troublantes circulaient sur les médias sociaux, mardi, dans lesquelles on pouvait voir des jeunes, de l’école secondaire des Pionniers à Trois-Rivières, invectiver et frapper à grands coups de poing un autre adolescent. À la fin, la victime est couchée par terre et tente de se protéger des coups du mieux qu’elle le peut. Les événements se seraient déroulés sur l’heure du midi, mardi, dans des stationnements, à l’extérieur de l’enceinte des Pionniers.

Dans une des vidéos, un groupe de plusieurs élèves cernent le jeune homme qu’ils ont pris pour cible. Ils l’invectivent et lui demandent de se mettre à genoux. Quand il obtempère, il se fait cracher dessus. Dans l’autre vidéo, on le voit se faire frapper. Selon la Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR), la victime n’a pas subi de blessures importantes. Il n’a pas été possible de savoir pourquoi il a ainsi été pris à partie. 

Justice et faits divers

Le SPS fait une perquisition en psychiatrie

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) a effectué une perquisition de drogue dans le département de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke mercredi avant-midi. Cette opération policière a été rendue nécessaire après que plusieurs événements inquiétants se soient déroulés dans le département au cours des dernières semaines.

À LIRE AUSSI: «La psychiatrie n’est pas une jungle», dit le Dr Trudel

Par exemple, des employés de la psychiatrie se sont fait crever leurs pneus dans le stationnement de l’hôpital et plusieurs d’entre eux ont reçu des menaces de mort. Il y avait aussi des soupçons de consommation et de revente de drogue au sein du département.

De mémoire, tant au CIUSSS de l’Estrie-CHUS qu’au SPS, c’est la première fois qu’une perquisition d’une telle ampleur est organisée en milieu hospitalier à Sherbrooke. « Ça fait plus de 30 ans que je travaille en psychiatrie, et c’est la première fois que je vois ça. C’est une mesure d’exception », souligne le Dr Jean-François Trudel, psychiatre et chef du département de psychiatrie à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke.

« C’est une enquête de plusieurs semaines qui a mené à la perquisition de mercredi matin », indique Martin Carrier, porte-parole du Service de police de Sherbrooke.

Une dizaine de policiers du service des enquêtes ont procédé à la fouille avec un maître-chien de la Sûreté du Québec, un chien spécialisé dans la détection des drogues.

« Toutes les techniques d’enquête ont été utilisées dans ce dossier. Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a pleinement collaboré. Une perquisition dans un milieu hospitalier doit être menée dans les règles de l’art, non seulement sur le plan juridique, mais aussi pour ne pas causer de problèmes à cause de notre présence », ajoute Martin Carrier.

Un suspect de 27 ans été arrêté pour bris de conditions dans le cadre de cette opération. L’enquête demeure ouverte et il pourrait y avoir des suites au cours des prochains jours ou des prochaines semaines. D’autres accusations pourraient notamment être portées.

« Plusieurs événements sont survenus durant le mois de novembre, notamment des gestes de vandalisme sur des véhicules, des menaces verbales et des soupçons de consommation et de vente de drogue à l’intérieur du département », indique Stéphanie Lemoine, directrice des programmes en santé mentale et dépendance au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Tous ces événements ont quand même poussé la direction de l’hôpital à demander l’aide du Service de police de Sherbrooke pour mener une enquête et pour avoir de l’aide pour assurer la sécurité des employés.

« Il y aura une analyse des événements qui sont survenus, mais on n’a pas d’hypothèse à ce moment-ci. On ne dirait même pas à ce stade-ci que les événements sont reliés entre eux. C’est une hypothèse qui n’est pas confirmée », ajoute Mme Lemoine.

Un profond climat d’insécurité s’était installé chez les employés du département de psychiatrie au cours des dernières semaines (voir autre texte).

« Nous avons mis plusieurs mesures en place rapidement, comme l’ajout d’agents de sécurité, des raccompagnements aux véhicules ont été effectués, nous avons aussi augmenté la surveillance dans le stationnement et à l’extérieur de l’hôpital », précise Mme Lemoine.

Le SPS a aussi fait son bout de chemin en augmentant de façon importante ses patrouilles autour de l’hôpital et en conseillant la direction sur les meilleures démarches à faire pour assurer la sécurité de tout le monde.

Martin Carrier du SPS croit que cette opération policière exceptionnelle aura un effet répressif sur ceux qui auraient l’idée de vendre de la drogue à proximité de l’hôpital ou encore aux patients qui auraient l’idée d’en vendre à l’intérieur des murs à d’autres patients.

faits divers

Menaces au couteau: l’élève d’Alexander Galt de retour en classe

L’adolescent soupçonné de voies de fait armées contre une autre élève de l’école Alexander Galt à Sherbrooke pourra retourner en classe.

Il pourrait être de retour à la polyvalente dès jeudi, annonce Michael Murray, président de la Commission scolaire Eastern Townships.

« Ça pourrait être demain. Nous demeurons flexibles là-dessus », dit-il.

« Nous voulons que la situation revienne à la normale. C’est son droit et une obligation pour nous qu’il retourne à l’école ».

Rappelons que l’adolescent aurait agressé une autre élève au couteau à l’école secondaire Alexander Galt de l’arrondissement de Lennoxville en octobre. Le garçon a été rencontré par les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke avant d’être libéré sous certaines conditions.

Il a été accusé au tribunal de la jeunesse.

Des mesures ont été prises pour éviter que les deux jeunes se retrouvent seuls dans l’école, ajoute M. Murray. « Il y aura un surveillant », assure-t-il.

« Ils ne doivent pas être ensemble seuls en même temps, mais ils peuvent être dans l’école en même temps. Alexander Galt est une assez grande école. »

Michael Murray ajoute qu’un comité a étudié la situation. Le « safe school protocol » a été enclenché à la suite des événements malheureux. Les différentes personnes impliquées, dont les parents, ont été rencontrées. 

Le protocole est mis en place quand une situation de violence ou d’intimidation survient, souligne-t-il.

Rappelons que dans les jours qui ont suivi la présumée agression armée, des élèves de l’école secondaire avaient organisé une manifestation pour soutenir la jeune élève qui aurait été menacée sur le site de l’établissement.

C’est la mère de la jeune fille qui a déposé une plainte au Service de police de Sherbrooke, qui a par la suite ouvert une enquête.

Actualités

CHSLD Horace-Boivin: le résident violent sera transféré dans un établissement spécialisé

Le climat de terreur qui règne au CHSLD Horace-Boivin de Waterloo depuis l’arrivée, l’été dernier, d’un homme violent envers le personnel, est en voie de se résorber. Arrêté par la Sûreté du Québec mercredi, le septuagénaire, qui aurait agressé sexuellement au moins deux résidentes, sera aussi transféré dans un établissement de la région spécialisé pour ce type de clientèle.

La situation explosive au centre d’hébergement, dévoilée par La Voix de l’Est mardi, a interpellé la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais. « Il s’agit d’un cas particulier et préoccupant », a-t-elle fait valoir.

À LIRE AUSSI: Un résident violent sème la terreur au CHSLD Horace-Boivin


Justice

Simon Fortier confié à une maison de transition

Le cyberprédateur sherbrookois Simon Fortier a été confié, mardi, à une maison de transition spécialisée en délinquance sexuelle.

Derrière son écran d’ordinateur dans l’arrondissement de Fleurimont, Fortier a commis du leurre informatique sur plus d’une centaine de victimes mineures entre mai 2012 et octobre 2014.

À LIRE AUSSI: 11 ans de prison pour Simon Fortier

Détenu depuis son arrestation à l’automne 2014, puis condamné à huit ans de pénitencier pour les crimes qu’il a reconnus en 2016, Fortier s’est vu octroyer une semi-liberté par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC). La maison de transition où il résidera a été choisie pour son programme spécialisé en délinquance sexuelle.

Par trois profils féminins sur Facebook, il disait être en lien avec une agence de mannequins pour approcher les jeunes victimes adolescentes. Il a incité plusieurs de ses victimes à se toucher à des fins sexuelles et à commettre ces gestes sur d’autres fillettes devant la webcam. Il menaçait de rendre publiques des photos ou des vidéos compromettantes ou de répandre des rumeurs sur ses victimes si elles n’obéissaient pas à ses demandes. Certaines des victimes fréquentaient même les écoles primaires où il enseignait. 

Après avoir questionné Fortier sur son cheminement carcéral et sa compréhension de sa criminalité, la CLCC a déterminé que le risque d’autoriser Simon Fortier à quitter la prison pour se rendre en maison de transition était acceptable pour la société.

« Le crime pour lequel vous êtes incarcéré est très grave. Vous avez profité de la vulnérabilité de mineures pour assouvir vos propres besoins sexuels sur une longue période sans tenir compte des conséquences pour les victimes », a signalé la commissaire de la CLCC en rendant sa décision à laquelle La Tribune a assisté au pénitencier à sécurité minimum du Centre fédéral de formation à Laval.

L’ancien enseignant en éducation physique dans deux écoles primaires de Sherbrooke avait été condamné à un total 11 ans de prison le 31 octobre 2016, presque deux ans après son arrestation dans cette affaire.

Il était admissible à une libération conditionnelle totale depuis janvier 2019, mais cette mesure n’a pas été accordée. 

Des conditions de poursuivre un suivi psychologique et d’aviser son agent de toute relation avec des personnes qui ont des enfants de moins de 16 ans ont été imposées dans le cadre de sa semi-liberté.

« Votre cheminement est intéressant et vous avez fait preuve d’introspection. Vous avez suivi plusieurs programmes pour mieux comprendre votre délinquance. Vous êtes conscient des situations à risque et vous connaissez les facteurs de protection si vous avez des pensées déviantes. Cependant, le travail n’est pas terminé et vous en êtes conscient. C’est un travail de longue haleine et vous devrez rester vigilant chaque jour. Vous avez des acquis à faire en collectivité avant que l’on vous accorde une libération totale », a mentionné la CLCC.

Fortier a reconnu des gestes sur un total de 64 victimes qui ont été identifiées et 44 autres victimes ont été découvertes dans l’ordinateur de Simon Fortier.

Devant le tribunal, il avait reconnu une multitude d’accusations de leurre informatique d’enfants, d’incitation à des contacts sexuels, d’extorsion, de production, distribution et possession de pornographie juvénile.

À partir de son ordinateur, il cherchait à attirer des adolescentes non seulement de Sherbrooke, mais aussi de Lévis, Trois-Rivières, Québec, Mont-Joli, Chicoutimi, Saint-Malachie en Beauce, Saint-Félix-de-Valois près de Joliette, Victoriaville, Pointe-aux-Trembles et Edmundston.

Actualités

Enfant mordu par un chien: le service de garde perd son accréditation

Le bureau coordonnateur du Centre de la petite enfance L’Enfant-Do a finalement décidé, après plusieurs semaines d’inaction, de retirer son accréditation au service de garde en milieu familial au sein duquel un enfant a été mordu en novembre dernier à Orford.

Interrogé par La Tribune au sujet de ce dossier, le ministre de la Famille du Québec, Mathieu Lacombe, a lui-même rendu cette information publique mardi matin, à Magog, lors d’une conférence de presse portant sur la pénurie de personnel dans le réseau des services de garde au Québec.

À LIRE AUSSI: Le chien qui a mordu un enfant ne sera pas euthanasié

Morsure de chien dans une garderie: Dominique Alain «troublée» par l’incident

Un enfant mordu par un chien dans une garderie

« C’était une situation préoccupante. Dans ce cas-ci, la décision a été prise par le bureau coordonnateur de retirer l’accréditation. Comme État, on a une grande responsabilité. La santé et la sécurité des enfants, ce n’est pas négociable. Il faut s’assurer de faire tout ce qu’on peut pour les préserver », a indiqué Mathieu Lacombe.

Le ministre Lacombe a cependant évité d’offrir de longues explications relativement à ce dossier étant donné les circonstances. « Je vais laisser les procédures se poursuivre parce que c’est une cause qui pourrait aller plus loin ».  

Rappelons qu’un chien présent au service de garde de Jane Howell a mordu un enfant de quatre ans le 12 novembre. Le petit William Racine a été blessé au visage par l’animal. Des traces de la morsure subie étaient visibles près du nez et de la bouche de l’enfant, lequel ne devrait toutefois pas garder de séquelles.

Jane Howell a reçu un constat d’infraction de 646 $ dans la foulée de l’incident. Sa garderie est située en bordure du chemin Alfred-Desrochers, à Orford.

Le chien en question n’a pas été euthanasié et a plutôt été remis à son propriétaire après une évaluation comportementale menée par la Société protectrice des animaux de l’Estrie. L’animal a été jugé non dangereux.

La Tribune a tenté de discuter avec la directrice générale du CPE L’Enfant-Do, Martine Désilets, concernant ce dossier, mais elle a refusé d’expliquer la décision de son organisation, affirmant que les détails de l’affaire étaient confidentiels.

Les réactions

Sans surprise, la mère de William Racine, Katherine Plante, a accueilli la décision du bureau coordonnateur avec satisfaction. « Pour nous, c’est un soulagement. Oui, la SPA avait émis des conditions pour que la propriétaire de la garderie conserve son chien. Mais notre but, c’était qu’il ne soit plus jamais avec les enfants de son service de garde », a-t-elle fait valoir.

Justement parce qu’ils craignaient le chien, Katherine Plante et son conjoint, Jonathan Racine, avaient fait inscrire dans une entente paraphée par Mme Lowell que l’animal ne devait jamais se trouver en présence de leur garçon.

« Ce sera maintenant au gouvernement de voir s’il souhaite toujours permettre à des services de garde d’avoir des chiens. Dans les écoles, c’est de plus en plus difficile d’amener des animaux », remarque la mère de William Racine.

Par ailleurs, une des fondatrices de l’Association des victimes d’attaques de chiens, Dominique Alain, a réagi avec une joie non dissimulée à la décision dévoilée par le ministre Lacombe. « C’était inquiétant de constater qu’il n’y avait pas de suivi dans ce dossier. Mais, finalement, les gens se montrent prudents et je suis très contente d’apprendre ça. C’est excellent! » a-t-elle plaidé.

Cela dit, Mathieu Lacombe est conscient que plusieurs familles sont touchées par la décision annoncée et espère qu’elles trouveront de nouvelles places pour leurs bambins à brève échéance. « Je me mets à la place de ces parents-là qui s’aperçoivent que leurs enfants étaient dans un milieu non sécuritaire et qui, maintenant, doivent se retrouver un nouvel endroit. Ce n’est pas évident du tout et pas drôle. » 

À ce sujet, il affirme que le gouvernement caquiste met tout en œuvre pour que des places soient ajoutées par le réseau des services de garde en Estrie. « Plus de 500 places seront concrétisées dans cette région. C’est énorme. Il faut laisser le temps à ces CPE de se construire », a expliqué M. Lacombe.

Actualités

Décès d'un poupon à Bromont: vague de générosité envers les parents

Choqués et impuissants devant la mort soudaine du poupon d’un jeune couple de Bromont, collègues et amis ont décidé de lancer une campagne GoFundMe en guise de soutien. En 24 heures seulement, l’objectif fixé à 12 000 $ était quasiment atteint.

« Comme parents, il est impossible pour eux de se virer de bord rapidement pour retourner travailler, indique Jean-Christophe Leclair, qui s’est fait porte-parole du groupe derrière la campagne de sociofinancement. Cet argent va leur permettre de prendre leur temps sans se soucier de l’aspect financier des prochaines semaines, voire des prochains mois. »

Justice

Éric Lamontagne confié à une maison de transition

EXCLUSIF / Vingt-et-un ans après avoir tué son père à Sainte-Catherine-de-Hatley, Éric Lamontagne quittera le pénitencier pour être confié à une maison de transition.

L’individu qui a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux a obtenu, lundi, une semi-liberté par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Ému, Lamontagne a remercié les commissaires lorsqu’ils ont rendu leur décision au pénitencier du Centre fédéral de formation à Laval à laquelle La Tribune a assisté.

Après avoir bénéficié de 186 sorties avec escorte, de 21 visites dans sa famille, suivi tous les programmes liés à sa situation derrière les murs d’une prison fédérale, conservé une sobriété complète depuis 2006, suivi un parcours carcéral sans violence et présenté une stabilité dans sa condition de santé mentale, l’individu de 50 ans pourra entreprendre une autre étape de son cheminement carcéral.

Éric Lamontagne a été condamné à la détention à perpétuité pour le meurtre au deuxième degré de son père en 1998. Gaétan Lamontagne a été tué de 43 coups de couteau dans un chalet de Sainte-Catherine-de-Hatley par son fils qui se trouvait en « micropsychose », selon son avocate. 

Éric Lamontagne est détenu dans un pénitencier à sécurité minimum depuis 2012.

« Vous atteignez les objectifs qui vous avaient été fixés. Vous avez présenté des progrès mesurables et observables notamment dans la gestion de vos émotions que vous êtes en mesure de mieux gérer. Vous êtes aussi surtout capable d’identifier les facteurs lorsque ça commence à déraper. Les progrès sont là », a expliqué la commissaire de la CLCC en expliquant sa décision à Éric Lamontagne.

T-shirt noir, pantalon marine, espadrilles Nike noirs, les cheveux rasés, Éric Lamontagne a répondu aux interrogations des deux commissaires de la CLCC en faisant part de ses réussites, mais aussi de ses défis pour les convaincre de lui accorder la permission de poursuivre sa réinsertion sociale en maison de transition. 

Son avocate a expliqué qu’il pourra ainsi mettre en pratique ses acquis dans un contexte structuré et adapté à sa condition de santé mentale.

Actualités

Un résident violent sème la terreur au CHSLD Horace-Boivin

La situation, déjà explosive depuis l’arrivée l’été dernier d’un résident violent au CHSLD Horace-Boivin de Waterloo, a dégénéré au cours des dernières semaines. Selon plusieurs sources, le septuagénaire a fait des attouchements sexuels à au moins deux résidentes, en plus de s’en prendre physiquement à plusieurs membres du personnel. Au courant du dossier depuis des mois, ce n’est que tout récemment que la direction du centre d’hébergement aurait pris des mesures pour encadrer l’homme.

Une «bombe sur deux pattes». C’est l’expression qu’a employée une des membres du personnel du CHSLD pour décrire le présumé agresseur, dont nous tairons l’identité.

Faits divers

Félix-Antoine Banville arrêté

Trois-Rivières — Après des recherches intensives de plus de 24 heures, les policiers ont réussi à mettre la main au collet de Félix-Antoine Banville, vers 14 h, lundi, à Trois-Rivières.

C’est grâce à une information reçue du public que les policiers de la Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR) ont été en mesure de le localiser et de procéder à son arrestation.

Le jeune homme de 25 ans, qui souffre de schizophrénie, était recherché pour avoir agressé son père avec une arme blanche, dimanche matin, dans une résidence, située à l’intersection des rues Saint-Jude et La Jonquière, dans le quartier Sainte-Marguerite, à Trois-Rivières. Il était alors manifestement en crise, selon la DPTR. 

Durant sa cavale, plusieurs patrouilleurs ont ratissé les rues de Trois-Rivières dans l’espoir de le retrouver alors que des enquêteurs étaient également à pied d’oeuvre pour tenter de le localiser. De plus, le signalement de Banville avait été transmis aux autres corps de police dont celui de Québec puisqu’il a déjà habité à cet endroit. En effet, la possibilité qu’il ait pu quitter la ville a été envisagée. Il a d’ailleurs l’habitude de se déplacer en faisant de l’auto-stop.

Banville a été transporté au quartier général où il a été interrogé par les enquêteurs. Il devrait comparaître, mardi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Décès d'un poupon à Bromont: aucun élément criminel en cause

Après enquête, le Service de police de Bromont précise qu'aucun élément criminel n'explique le décès du bébé de quatre mois survenu le mercredi 4 décembre dernier sur son territoire.

Le décès du poupon avait été constaté lors de son transport vers l'hôpital ce matin-là après plusieurs manœuvres de réanimation effectuées par les services ambulanciers.

Autant les enquêteurs de la SQ que les policiers de Bromont étaient impliqués dans l'investigation. Lorsqu'un bébé ou un enfant en bas âge meurt dans de telles circonstances, un coroner est aussi appelé à faire la lumière sur les causes entourant le décès.

actualités

Montagnes blanches: vaut mieux ne pas atteindre le sommet que de s'y perdre

SHERBROOKE - « Toutes les montagnes ont un potentiel de dangerosité et les montagnes Blanches ne font pas exception », témoigne Michel Caron, un randonneur qui parcourt souvent les Montagnes blanches avec sa conjointe. Pour lui, il ne faut pas avoir honte d'amorcer la descente sans avoir vu le sommet.

« Je n'ai rien à prouver à personne pour aller marcher dans des vents de 100 MP/h, mentionne-t-il. Il n'y a rien de le fun là-dedans. Si les gens y vont quand même, ils ne vont rien voir. Si tu y vas pour voir quelque chose, tu es mieux d'y retourner une autre fois. La notion de ne pas retourner de bord est très courante. De très grands alpinistes sont morts à cause de ça. Ils ont eu l'espèce de vertige de "je suis capable de me rendre". »

À LIRE AUSSI: Deux Sherbrookoises secourues au sommet du mont Lafayette

« Sur le nombre de fois que j'ai été dans les montagnes Blanches, je ne peux pas compter le nombre de fois que j'ai décidé de ne pas aller au sommet et de dire "je vais revenir une autre fois" », enchaîne-t-il.

« Quand on sort de la limite des arbres, c'est très différent dans les montagnes Blanches qu'au mont Ham ou au mont Orford, explique M. Caron. À Lafayette, pour certaines personnes, tu en as pour encore une heure [de montée pour atteindre le sommet]. Tu es au gros vent et à la merci des éléments. Rapidement, tu devrais avoir le réflexe de retourner si tu es mal équipé ou si tu n'es pas certain. »

Erreurs

Dans ce genre d'activité, il y a souvent une suite d'erreurs, de mauvaises décisions. « Il peut y avoir la mauvaise décision de décider d'aller plus haut, la mauvaise décision de ne pas bien regarder la météo avant de partir, on n'a pas vu qu'il y avait un front froid ou de forts vents. Le mont Lafayette est sujet aux vents violents. C'est la somme de ces petites erreurs qui va faire en sorte que les gens vont être mal pris », explique l'alpiniste.

Pour lui, les téléphones intelligents ne font pas foi de tout. « Les instruments de navigation, c'est comme une fausse sécurité. Avant les cellulaires, les gens partaient avec l'essentiel : un peu plus de bouffe, un peu plus d'eau, des vêtements chauds, tout ce qu'il faut pour survivre dans des conditions défavorables », constate M. Caron, qui apporte toujours une boussole, une carte et un thermos avec du liquide chaud.

Michel Caron pense qu'il faut anticiper les coups en sachant qu'il est difficile d'avoir de l'aide en montagne. « Il n'y a pas de raison de prendre ces risques. On a d'autant plus de ressources sur le Web pour préparer une sortie. Il y a beaucoup d'informations sur plusieurs sites. Si on suit la météo toute la semaine avant la sortie, on a plus de chance s'il y a épais de neige, par exemple. », commente-t-il, rappelant que la météo pour la journée est aussi assez précise.

Justice et faits divers

Pas de défense au procès de la poupée-enfant

L’ex-avocat Antoine Gagnon, accusé d’avoir importé une poupée-érotique de la taille d’une enfant, ne présentera aucune défense. Les parties plaideront mercredi.

L’avocat de Gagnon, Me Gervais Labrecque, a annoncé qu’il ne ferait aucune défense et ne ferait pas témoigner son client puisque, aux yeux de la défense, la Couronne ne s’est pas déchargée de son fardeau de prouver les infractions hors de tout doute raisonnable.

Antoine Gagnon, 31 ans, est accusé d’importation et de possession de pornographie juvénile. La défense plaidera que la poupée ne constitue pas un objet de pornographie juvénile.

La procureure de la Couronne Me Valérie Lahaie a déclaré sa preuve close. Elle a présenté au juge Jean Asselin la fameuse poupée en silicone, haute de 103 centimètres, avec trois orifices (bouche, vulve et anus) et des vêtements translucides.

La poupée, saisie chez Gagnon après une livraison contrôlée, n’a jamais été déballée par l’accusé.

Par la suite, la Couronne a fait témoigner un agent des services frontaliers qui a procédé à la saisie de la poupée à l’aéroport de Mirabel en mai 2017 et les deux enquêteurs du SPVQ qui ont procédé à l’extraction de données et à l’analyse du contenu de l’ordinateur saisi chez Antoine Gagnon.

À LIRE AUSSI : Dix-huit recherches sur des sites Web pour des poupées-enfants

À LIRE AUSSI : Une poupée-enfant érotique exhibée en salle d'audience

À LIRE AUSSI :  Un ex-avocat accusé d’avoir importé une poupée-enfant érotique

Preuve informatique largement admise

Le juge Jean Asselin de la Cour du Québec a accepté en large partie la preuve informatique présentée par la Couronne. Entre février et mai 2017, Antoine Gagnon a accédé à 3600 sites en lien avec des poupées érotiques. Il a fait des recherches en utilisant des mots comme «no chest sexdoll». L’accusé a eu accès notamment à des sites montrant des enfants et de jeunes adolescentes en tenue légère, à des forums et à des sites montrant des vidéos pornographiques d’hommes ayant des relations sexuelles avec des poupées miniatures.

Les policiers n’ont pas retrouvé le site web consulté par Gagnon pour acheter la poupée. Ils ont toutefois en preuve la facture d’achat, fournie par Gagnon aux autorités frontalières, et des consultations sur le site web de UPS pour suivre le colis parti de Chine.

La défense voulait que toutes les consultations internet postérieures à la date d’achat de la poupée (17 avril 2017) soient écartées parce que, selon elle, non pertinentes.

Le tribunal estime au contraire que « tout ce que fait l’accusé après la date d’achat du 17 avril est susceptible de l’informer sur ce qui s’est passé avant le 8 juin 2017 (date de la perquisition) », tranche le juge.

Le juge Asselin écarte toutefois de la preuve les captures d’écran faites par l’enquêteur principal Olivier Simard du SPVQ qui visaient à illustrer, à l’aide d’une plate-forme d’archives du web, les consultations d’Antoine Gagnon. La plate-forme d’archives publiques « Wayback machine » ne permettait toutefois pas de voir une photo exacte de ce que l’accusé a pu regarder deux ans plus tôt, ce qui a entraîné l’inadmissibilité de la preuve, trop préjudiciable pour l’accusé.

«Sans une image du site consulté par l’accusé à un moment précis, le tribunal ne peut souscrire à l’idée selon laquelle il est la représentation fidèle et exacte des sites consultés par ce dernier», conclut le juge Asselin.

Actualités

Vol de planches à neige : deux arrestations à Bromont

Deux individus de Sherbrooke ont été épinglés par le Service de police de Bromont pour le vol de cinq planches à neige à Bromont, montagne d’expériences (BME).

 « Nos policiers ont été alertés par une personne qui venait de se faire voler sa planche, mentionne Jean Bourgeois, directeur du service policier. Ils ont repéré les voleurs et les ont interpellés dans le stationnement de BME et, après une perquisition du véhicule, ils ont saisi cinq planches qui avaient été volées. » 

Les deux suspects, âgés de 20 et 22 ans, se sont également fait saisir leur véhicule, pour une période de trente jours, puisque le permis du conducteur était sanctionné. 

Ils ont été libérés sous certaines conditions et devront comparaître ultérieurement. Le Service de police de Bromont tient à rappeler aux skieurs et planchistes de bien verrouiller leurs équipements.

fait divers

Prudence à ces temps de magasinage

Alors que la période du magasinage des cadeaux de Noël bat son plein, le Service de police de Sherbrooke (SPS) y va de recommandations pour éviter les tracas.

De simples gestes peuvent être observés pour ne pas être, entre autres, victime de vol, signale Isabelle Gendron, porte-parole du SPS.

«Le temps des Fêtes est un moment de partage et de générosité. Par contre, pour d’autres, c’est le moment idéal pour commettre des vols ou abuser de la gentillesse et de la sensibilité des gens», note-t-elle.

«Le SPS veut faire part de quelques conseils afin que cette période demeure un beau et bon moment de l’année.»

Par exemple, on doit éviter de laisser ses achats à la vue dans la voiture pendant le magasinage, sans oublier de verrouiller les portes du véhicule.

En boutique, il faut vérifier les reçus avant de les signer, bien les garder par la suite et se méfier des regards indiscrets.

Pour faire des achats en ligne, on doit utiliser des mots de passe difficile à déchiffrer et s’assurer que son antivirus soit à jour.

Si un vendeur de porte-à-porte se pointe, il est préférable de lui demander s’il détient un permis de vente itinérante, car à Sherbrooke le document est obligatoire.

Si on s'absente pour quelques jours, des précautions sont à prendre pour sécuriser le domicile, comme faire ramasser le courrier, allumer des lumières et laisser la radio allumer, énumère Mme Gendron.

«C’est un moment de l’année propice à ça», dit-elle.

«Nous avons pensé faire un appel à la prudence quand nous avons reçu un appel d’une citoyenne nous mentionnant qu’elle avait eu affaire à un vendeur itinérant.»

Pour d’autres conseils de sécurité, on peut visiter l’un de ces sites Édulaloi : https://www.educaloi.qc.ca/categories/consommation, Gouvernement du Canada, https://www.bureaudelaconcurrence.gc.ca/…/cb…/fra/04333.html, et l’ACEF : http://www.acefestrie.ca/.

Actualités

Une maison en construction détruite par le feu à Shefford

Un incendie s’est déclaré dans une maison en construction vers 13 h, dimanche, rue des Cimes, à Shefford, alors que les propriétaires étaient sortis dîner. Ils avaient passé l’avant-midi à y effectuer des travaux.

C’est à leur retour qu’ils ont constaté la situation et qu’ils ont contacté les autorités. 

Justice et faits divers

Un homme de Charlevoix blessé par balle dans un abattage d’animal qui tourne mal

Un homme d’une cinquantaine d’années a subi de sérieuses blessures par balle lorsque l’abattage planifié d’un bœuf a mal tourné, dimanche, dans la région de Charlevoix.

L’accident s’est produit vers 11h30, sur le terrain d’un bâtiment de ferme du rang Saint-Laurent, à Baie-Saint-Paul. 

Peu de détails sont connus en lien avec cet évènement, mais l’homme a été atteint par balle. 

«Il a été transporté à l’hôpital pour soigner des blessures sérieuses, une enquête est ouverte pour comprendre l’ensemble des circonstances de l’accident», a précisé le sergent Claude Denis, de la Sûreté du Québec. Cependant, on ne craindrait pas pour la vie du blessé, selon les dernières informations obtenues. 

Faits divers

Félix-Antoine Banville toujours recherché

Trois-Rivières — Toujours aucune trace de Félix-Antoine Banville. Le jeune homme de 25 ans, qui souffre de schizophrénie, est recherché pour avoir agressé son père, dimanche matin, dans une résidence, située à l’intersection des rues Saint-Jude et La Jonquière, dans le quartier Sainte-Marguerite, à Trois-Rivières.

«Les recherches se poursuivent pour retrouver M. Banville. Les 15 patrouilleurs sont aux aguets concernant cet individu et les enquêteurs poursuivent leur travail. Ils effectuent des vérifications et des recherches afin de tenter de localiser M. Banville», explique l’agente Michèle Loranger, porte-parole de la police de Trois-Rivières.