Crue printanière 2019

Inondations : Pontiac pleure la perte d'«un membre de notre famille»

Presque miraculeusement, les crues et les inondations printanières de 2017 n’avaient coûté la vie à personne. L’Outaouais n’a pas eu la même chance, cette année, alors qu’une femme de 72 a perdu la vie lorsque sa voiture a plongé dans un énorme trou créé par le bris d’un ponceau, sur un chemin boisé du secteur Quyon, à Pontiac.

Louise Séguin-Lortie, 72 ans, de la municipalité de Pontiac, a péri dans sa berline, vers 3h30, dans la nuit de vendredi à samedi, sur le chemin Bronson-Bryant, près de la rue Clarendon.

Selon toute vraisemblance, la conductrice n’a pas vu le trou béant dans l’obscurité, et a fait une chute de plusieurs mètres avec sa voiture. Le chemin Bronson-Bryant surplombe le ruisseau qui s’écoulait dans le ponceau, qui a cédé.

La force de l’eau a pris de l’ampleur et emporté le ponceau, peu de temps avant le passage de la voiture. Ce chemin de terre n’est pas éclairé la nuit.

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«Le véhicule dans lequel elle prenait place est tombé de plusieurs mètres dans un ruisseau où le ponceau avait déjà été emporté par la crue des eaux, a précisé le sergent Martin Fournel. L’enquête démontre que la dame prenait place, seule, à bord du véhicule et ne fut pas en mesure d’éviter la chute. Ce sont d’autres automobilistes qui ont rapporté l’incident aux autorités et qui ont tenté de porter secours à la victime avant que celle-ci ne soit transportée au centre hospitalier, où le décès fut constaté.»

Justice et faits divers

Un an de prison pour avoir laissé son chien mourir de faim

WOODSTOCK, N.-B. — Un homme a été condamné à un an de prison au Nouveau-Brunswick pour avoir laissé son chien mourir de faim.

Selon ce que la cour a entendu, Kyle Springer avait laissé l’animal derrière lui lorsqu’il est parti travailler dans l’Ouest canadien l’an dernier.

Le chien de race croisée surnommé Diesel avait été abandonné dans sa maison mobile louée, sans nourriture. Des images captées par la propriétaire après qu’elle eut découvert le berger sans vie montrent que le logement était sens dessus dessous, saccagé par l’animal dans son désespoir.

Une nécropsie a permis de trouver des morceaux de tissu et de plastique dans l’estomac de la bête.

M. Springer avait été accusé de cruauté animale dès son retour, l’an dernier, et il avait plaidé coupable au mois de janvier.

Durant le prononcé de la peine, jeudi, à la Cour provinciale de Woodstock, la juge Julian Dickson a dit manquer de mots pour exprimer son dégoût.

En plus d’écoper d’un an de prison, Kyle Springer s’est vu interdire de posséder un animal pour trois ans.

La salle d’audience était comble.

«Nous pouvons maintenant respirer, a déclaré la militante pour les droits des animaux Stephanie Thornton. En espérant que cette condamnation dissuade qui que ce soit de faire du mal à un animal.»

fait divers

Perquisition à Magog: la RPM arrête la petite amie du suspect

Une autre personne a été arrêtée à la suite de l’opération policière tenue jeudi matin au centre-ville de Magog.

Les agents de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) ont procédé à l’arrestation de la petite amie du suspect arrêté lors de la perquisition menée  dans un appartement de la rue Principale Est où du trafic de stupéfiants avait lieu.

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Après l’arrestation du suspect, «les éléments de l’enquête ont permis de procéder à une autre arrestation», signale le lieutenant Sylvain Guay, de la RPM.

«En relation avec le Magogois de 19 ans, une femme de 18 ans a été arrêtée en lien avec la possession de cannabis en vue d’en faire le trafic. Cette dernière habite à Stukely-Sud et est la petite amie du suspect de 19 ans», dit-il.

«Hier en fin de journée, il a été possible d’apprendre que l’homme a été libéré par promesse de comparaître assortie de conditions. La femme a été libérée par voie de sommation.»

Rappelons que la fouille du logement a permis de saisir du cannabis et de la cocaïne.

Cette opération du groupe Accès-Cannabis a été réalisée en collaboration avec le Service de police Sherbrooke (SPS) ainsi qu’avec l’assistance du groupe d’intervention du SPS.

Sherbrooke

À 130 km/h dans une zone de 80 sur la 410

La limite de vitesse sur l’autoroute 410 n’est pas de 100 km/h sur toute sa longueur. Un automobiliste sherbrookois l’a appris à ses dépens mercredi.

Vers 16h30, le conducteur a été capté alors qu’il circulait à vive allure au bout de l’autoroute 410, dans une zone de 80 km, près du kilomètres 12, signale Aurélie Guindon, agente d’information à la Sûreté du Québec.

«Le contrevenant, un résident de Sherbrooke âgé dans la trentaine, a été capté alors qu’il circulait à plus de 130 km dans la zone de 80», explique-t-elle.

«Cela lui a valu un constat d’infraction de 808 $ et dix points d’inaptitude.»

Notons qu’après la bretelle d’accès en provenance du viaduc de la rue Belvédère la limite de vitesse est de 80 km/h. La signalisation  avertit les automobilistes qu’il y aura rétrécissement de la chaussée dans un kilomètre. Juste avant, on indique qu’il est interdit de dépasser.

Mme Guindon mentionne que ce secteur n’est quand même pas reconnu pour être problématique en ce qui concerne la vitesse élevée des automobilistes circulant sur la 410.

Elle rappelle que la vitesse est l’une des premières causes de collisions mortelles à survenir sur les routes du Québec.

fait divers

Un suspect a embouti un véhicule après une courte fuite policière

Un individu de 30 ans bien connu des services policiers leur a donné du fil à retordre jeudi avant-midi dans les rues de Sherbrooke.

Le suspect recherché sur mandat a été repéré par des patrouilleurs sur la 13e Avenue vers 9 h 45.

«Les policiers ont activé les gyrophares et leur sirène», explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Au lieu de coopérer, le suspect a choisi de prendre la fuite des policiers.

«Par mesure de sécurité, les patrouilleurs ne l’ont pas suivi. Ils l’ont laissé les devancer», mentionne le porte-parole du SPS.

Un peu plus loin sur la 13e Avenue, le suspect a embouti un véhicule stationnaire et a pris la fuite à pied.

«Les policiers ont constaté le délit de fuite, puis entrepris des recherches dans le secteur. Ils ont rapidement repéré le suspect», explique le porte-parole du SPS.

L’individu a été mis en état d’arrestation.

Des accusations de fuite des policiers, de délit de fuite et de bris de conditions doivent être déposées contre lui. 

Justice et faits divers

Il veut reconnaître un délit de fuite en état d’ébriété

Un individu de 59 ans était prêt à reconnaître son implication dès sa comparution dans une affaire de conduite avec les capacités affaiblies et de délit de fuite.

Romeo Mendez-Rodriguez s’est présenté, mercredi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke, prêt à régler ses comptes avec la justice.

Justice et faits divers

Neuf mois de prison pour harcèlement et agression

Un individu aux prises avec des problèmes de santé mentale a harcelé une femme de Magog jusqu’à l’agresser physiquement à l’intérieur de sa résidence.

Devant le tribunal, mercredi, Marc Labonté a plaidé coupable à la trame factuelle de gestes de harcèlement et de violence contre une Magogoise en décembre 2018.

fait divers

La RPM arrête un suspect qui vendait de la drogue à des mineurs

Les policiers de Magog ont effectué une perquisition dans un logement de la rue Principale, tôt jeudi matin, où du trafic de stupéfiants avait lieu.

Vers 6h, un suspect, un Magogois de 19 ans, a été arrêté et conduit à la Régie de police de Memphrémagog (RPM) pour un interrogatoire.

Le logement avait été désigné comme étant un lieu où il y avait du trafic de stupéfiants, explique le lieutenant Sylvain Guay.

«Selon les informations colligées, l’occupant du logement sur Principale Est à Magog,  s’adonnait à la vente de cannabis, et de stupéfiants aux mineurs et aux jeunes adultes. Deux mandats de perquisition ont été obtenus pour la fouille des lieux», dit-il.

«La fouille sommaire du logement a permis de saisir du cannabis et de la cocaïne.»

Cette opération du groupe Accès-Cannabis a été réalisée en collaboration avec le Service de police Sherbrooke (SPS) ainsi qu’avec l’assistance du groupe d’intervention du SPS.

Justice et faits divers

Vraies menaces, mais faux profil Facebook?

Vous avez un profil Facebook, avec votre nom et votre photo. Des menaces de mort sont envoyées à quelqu’un avec votre profil. Mais êtes-vous bien l’auteur des menaces?

Christina Hénault, 22 ans, subissait son procès mercredi au palais de justice de Québec pour avoir envoyé des menaces de mort par Messenger, l’application de courriel de Facebook, à une rivale amoureuse. 

Au départ, la jeune femme était aussi accusée d’incitation au suicide; la Couronne a annoncé en début de procès qu’elle abandonnait cette accusation.

Été 2017. Marilyne Charest, 21 ans, apprend que Danny Villeneuve, son ami de cœur jusqu’à tout récemment, est déjà en couple avec une autre fille, Christina Hénault.

Marilyne écrit tout son désarroi et sa colère à Danny. Elle recevra un courriel sur l’application Messenger de Facebook venant d’un compte portant le nom et la photo de Christina Hénault.

Les propos que Marilyne reçoit ne sont pas ambigus.

«Hey, salope, tu attends quoi pour te mettre devant un train?

Si tu le fais pas, moi, je vais te crisser devant, t’attacher sur la track et te regarder mourir, crisse de chienne. Allez, fais-nous cette joie-là

Force moi pas à le faire moi-même. Prends une bonne décision.»

En plus des menaces, Christina Hénault aurait écrit à Marilyne de «laisser Danny tranquille» maintenant qu’elle l’avait «perdu».

Le 12 juillet 2017, en pleurs, Marilyne appelle le 9-1-1. Elle affirme que Christina Hénault lui a de nouveau fait des menaces via Messenger. La jeune femme veut de l’aide; elle relit constamment les messages et se demande si elle doit s’enlever la vie.

Marilyne se rend déposer une plainte au poste de la Sûreté du Québec à Pont-Rouge, dans la région où elle vit.

Elle fournit aux policiers une capture d’écran des premiers courriels qui viennent du compte Facebook au nom de Christina Hénault. Elle n’a pu montrer la conversation complète car elle l’avait effacée. Elle n’a pas de copie non plus des deuxièmes menaces.

Marilyne a témoigné devant le tribunal à quel point les menaces l’ont affectée. Elle dit voir toujours une psychologue de façon hebdomadaire.

La brunette aux grands yeux foncés était émue aux larmes lorsqu’elle a dû relire les propos menaçants à haute voix dans la salle d’audience.

Selon l’ex-copain Danny Villeneuve, qui n’est plus en couple avec l’accusée, les deux filles ne s’aimaient vraiment pas. Christina aurait fait des commentaires désobligeants à l’endroit de Marilyne à l’été 2017, lorsque le trio s’est croisé à l’autodrome de Saint-Eustache.

Marilyne a appelé Danny pour lui demander de dire à sa blonde de cesser de la menacer. Christina aurait rétorqué qu’elle n’avait rien à se reprocher.

Christina n’a pas témoigné pour sa défense. Toute la journée, la menue jeune femme aux cheveux bleus a pris des notes d’une écriture brouillonne.

Pas de preuve d’identification

Son avocat MCharles-Olivier Gosselin estime que la poursuite a échoué sur un aspect essentiel : prouver que sa cliente est bien l’auteure des menaces.

«Il n’y a aucune preuve qui place Mme Hénault derrière un clavier et il n’y a aucune preuve que ce profil Facebook appartient à ma cliente, plaide Me Gosselin. Le nom et la photo peuvent donner un indice, mais clairement, ce n’est pas assez pour avoir la preuve de l’identification de l’auteur de la menace.»

En 2019, il y a une «possibilité réelle, très dangereuse», dit Me Gosselin, de condamner des gens simplement sur la base d’une photo de profil associée à un nom.

La procureure de la Couronne Me Édith Jacques se demande bien qui avait intérêt à créer un faux profil au nom de Christina Hénault et à écrire des menaces à la plaignante. Et si Christina Hénault avait été victime d’une telle supercherie, pourquoi n’a-t-elle pas elle-même porté plainte à Facebook, se questionne la procureure.

L’avocat de défense soumet que Marilyne Charest a pu elle-même créer le compte et s’envoyer des messages.

Le juge Steve Magnan de la Cour du Québec rendra son jugement au début mai.