Une cycliste aurait été heurtée volontairement par une automobiliste

Group of cyclist rides as fast as they can while competing on a cycling marathon.

Une cycliste de Sherbrooke raconte avoir été volontairement bousculée par une automobiliste, mercredi soir, sur la rue Belvédère Sud à Sherbrooke.


0:00Écouter la version audio

La situation se serait déroulée en fin de journée, près de l’intersection des rues Belvédère et McManamy. Stéfanie Cabana aurait alors signalé à la conductrice d’une minifourgonnette qu’elle se trouvait sur la piste cyclable.

«La lumière était rouge et la minifourgonnette était engagée dans la piste cyclable, raconte-t-elle. Après l’avoir dépassée, je lui ai fait des gestes pour lui dire qu’elle était dans la piste cyclable.»

«Lorsque la lumière est passée au vert, elle s’est tassée vers moi pour me heurter. Elle m’a poussée avec sa voiture. Je suis restée debout. La voiture est partie à droite sur McManamy», continue la cycliste.

Un autre cycliste qui était tout près aurait noté le numéro de plaque d’immatriculation de l’automobiliste et aurait ensuite appelé la police.



Le Service de police de Sherbrooke confirme qu’une plainte a été déposée et qu’une enquête est en cours, mais ne peut pas commenter la situation pour l’instant.

«Comme on avait le numéro de plaque, ils ont pu arrêter l’automobiliste pas très loin. Moi, j’avais une douleur au mollet, donc l’ambulance est venue.»

Une première

Bien qu’il s’agisse de la première fois que Stéfanie Cabana est bousculée volontairement par un automobiliste, cette dernière a déjà subi les foudres d’autres automobilistes.

«C’est surtout lorsqu’on circule en bordure de rue et qu’il n’y a pas de piste cyclable, témoigne-t-elle. Je me suis fait klaxonner et je me suis fait crier de me tasser.»

Mme Cabana a partagé son histoire sur le groupe Vélo Urbain Sherbrooke (VUS) dans le but de sensibiliser sa communauté. «Si j’avais été seule, je n’aurais rien fait. Je serais arrivée chez moi, j’aurais constaté que j’ai mal, mais je n’aurais pas pris le numéro de plaque d’immatriculation», croit la cycliste.

«Je veux dire aux gens que, même si la personne n’est pas vraiment blessée, c’est important de le déclarer, car les maux peuvent survenir après», résume-t-elle.

Tommy Brochu

Tommy Brochu, La Tribune

Tommy Brochu est journaliste pour La Tribune depuis juin 2017. Fier Sherbrookois, il traite notamment les affaires policières et judiciaires.