McBrine, comme plusieurs autres personnalités de la région, était présent au Théâtre Centennial de l’Université Bishop’s mardi matin, pour appuyer son institution face à la mesure gouvernementale qui ferait passer les frais de scolarité de 9000$ à 17 000$ pour les étudiants canadiens hors Québec.
Un nombre qui atteint même les 86% pour l’équipe de soccer féminine.
« Ça serait très significatif, près de 50% de nos athlètes proviennent de l’extérieur de la province. L’histoire du sport à Bishop’s date de plus de 100 ans, et ça a toujours inclut des athlètes de partout au Canada. Ces jeunes de l’extérieur du Québec ont toujours représenté des pièces importantes dans notre ADN, et nos succès », a dit McBrine.
« Si cette mesure est mise en application, ce serait dévastateur pour Bishop’s. Ça voudrait dire la fin pour certaines équipes, c’est certain, et ça aurait aussi un impact sur l’infrastructure sportive québécoise, un point que les gens ont tendance à oublier. Si tu as trois universités, McGill, Concordia et Bishop’s, qui sont présentes dans plusieurs ligues sportives, qui ne peuvent plus compétitionner, ça aurait un impact sur tous les autres sports. »

Au football universitaire québécois, la conférence RSEQ est formée de l’Université de Sherbrooke, l’Université de Montréal, l’Université Laval, ainsi que de Concordia et McGill.
Bishop’s évolue dans la conférence des Maritimes, au football.
Mais au hockey féminin, par exemple, les universités anglophones représentent la moitié de l’offre sportive, avec des équipes à McGill, Concordia et Bishop’s.

« Il y a quatre équipes au Québec, en plus de Carleton et d’Ottawa, au hockey féminin universitaire, dont trois anglophones, soit McGill, Concordia et Bishop’s. Le hockey féminin au Québec souffrirait beaucoup de cette mesure. Au football, je ne crois pas que trois programmes universitaires francophones offriraient un bon calibre. C’est vraiment sérieux », a décrié Matt McBrine.
Ce dernier confirme qu’il n’y a pas mille solutions au problème actuel.
« Il y a le statu quo ou on va dans une direction différente, ce qui serait vraiment triste. »
Inquiétudes?
Si la situation est sérieuse, Matt McBrine fut rassuré de voir l’appui de la communauté sherbrookoise et estrienne à l’endroit de Bishop’s, mardi matin.
« C’est un bon signe que l’Université touche beaucoup de gens. C’est impressionnant de voir l’impact que l’on peut avoir! Le sport a cet impact dans notre communauté sherbrookoise. Ça serait vraiment terrible et triste de devoir appliquer cette mesure. Ça se ferait ressentir partout au Québec. »
McBrine se désole de cette mesure gouvernementale, et aurait plutôt espéré que le gouvernement tienne compte de l’expertise des universités anglophones du Québec dans son désir de sauvegarder le fait français plutôt que d’imposer une mesure qui rate sa cible, dit-il.
« On espère que notre message sera entendu, et qu’on va approcher cet enjeu d’une façon différente. Et pas seulement pour les sports. On est prêt, en tant qu’institution anglophone, à supporter la culture francophone auprès de nos étudiantes et étudiants. On veut faire partie de la solution. Ce n’est pas en retirant une pièce de cet aspect de notre vie universitaire qui va avoir un impact sur la culture francophone. On doit travailler ensemble, sur cet enjeu. Avec tout ce qui se passe dans le monde présentement, créer la division dans notre province, présentement, ça serait une grave erreur. Laissez-nous vous aider à trouver des solutions, c’est ce qu’on veut, également », a dit M. McBrine.



