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Hockey

Shawn Cameron gagne son pari

Le parcours hockey du Sherbrookois Shawn Cameron était peut-être atypique, mais il lui aura permis de toucher une partie de son rêve. Il y a quelques jours, il a signé son premier contrat professionnel, un contrat d’un an avec le club-école des Blues de Saint-Louis, après un passage de quatre ans dans la NCAA.

L’histoire de Cameron a été racontée dans La Tribune, en août 2019, avant son départ pour sa quatrième et dernière année au Rochester Institute and Technology (RIT), qui possède un programme de hockey NCAA en division 1.

Phoenix

Jocelyn Thibault, DG de l’année?

Plus les jours passent, plus la nomination de Jocelyn Thibault à titre de directeur général de l’année dans la LHJMQ semble évidente. Mercredi, le chef d’orchestre du Phoenix de Sherbrooke a été nommé finaliste au Trophée Maurice-Filion.

Yanick Jean des Saguenéens de Chicoutimi et Ritchie Thibeau des Wildcats de Moncton se trouvent également en nomination.

Hockey

Liste finale de la LNH: Sherbrooke est à l’honneur

Grâce à son étincelante saison, le gardien de but du Phoenix de Sherbrooke Samuel Hlavaj occupe le 3e rang chez les gardiens en Amérique du Nord selon la liste finale dévoilée mercredi par la Centrale de recrutement de la LNH. Les Sherbrookois William Villeneuve (99e) et Patrick Guay (164e) font également partie des meilleurs espoirs pour le prochain repêchage.

À sa première saison dans la LHJMQ, Samuel Hlavaj s’est rapidement forgé une réputation en répondant aux attentes avec le Phoenix de Sherbrooke, classé au premier rang au Canada.

Sports

La saison de soccer retardée

Les passionnés de soccer devront encore attendre.

L’annonce, dimanche, de la fermeture de tous les commerces non essentiels jusqu’au 4 mai, par le gouvernement du Québec a eu pour effet de retarder l’ouverture éventuelle de la saison de soccer.

Si Soccer Québec faisait état d’une reprise possible le 1er mai, il va donc sans dire que la reprise des activités fédérées de soccer au Québec, sans exception, est reportée au-delà du 1er mai 2020.  

Une nouvelle date sera fixée lorsque de nouvelles recommandations gouvernementales nous permettront de le faire.

Et pour le directeur sportif du Mistral de Sherbrooke, Michel Couturier, cette date pourrait fort bien se situer entre la mi-juin et la fin juin.

« Il n’y a pas si longtemps, on travaillait pour amorcer nos activités à la mi-mai. Là, on regarde un peu plus loin, bien entendu. Maintenant, notre priorité comme technicien de club et comme gars qui pense à son club, c’est comment on va faire le début de saison. Il faut que le retour soit très bien fait, pour que ça soit sanitaire pour tous nos participants. Il va certainement y avoir une crainte, des parents et des joueurs, lors du retour. Est-ce que les parents vont laisser aller leurs enfants dans un grand groupe très rapidement? », a dit Michel Couturier.

« Ça fait partie des questions que l’on doit se poser. Les gens font faire à nouveau des activités, mais ce sera à nous de changer la façon de le faire. Il faut continuer à y réfléchir. Il va y avoir retour au jeu, je suis très positif, mais il faudra bien le faire. »

Mercredi, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre du Québec François Legault a confirmé que les Québécois devront vivre avec les règles de distanciation physique (2 mètres) pour plusieurs mois, encore.

« Je n’ai pas entendu son point de presse. Mais le sport va s’adapter. Il l’a déjà fait, dans le passé. Comme dans les années 1980, avec l’avènement du sida. Dès qu’un joueur avec du sang sur lui, les gens capotaient. Ça a changé. Il va juste s’agir de trouver la bonne façon de faire. Il ne faut pas juste penser ballon. Il faut trouver un environnement sain et sanitaire », a dit Michel Couturier.

Dur à dire pour l’instant si la pandémie de la COVID-19 a des impacts réels sur le nombre d’inscriptions pour l’été prochain, dit le directeur sportif du Mistral.

« On mettait une nouvelle structure en place pour le développement du soccer au Québec pour les clientèles de moins de 12 ans. Déjà, ça a affecté un peu les inscriptions, car on changeait les façons de faire. Et lorsque la pandémie a forcé le Québec à se mettre sur pause, on a arrêté de prendre des inscriptions. Donc oui, il y a un impact, mais c’est dur à quantifier », a dit Michel Couturier.

« On a arrêté de prendre des inscriptions, car on ne sait pas où on s’en va. Mais les arrêts des activités, ça a un impact. »

Diversifier l’approche au développement

En temps de crise, donc, c’est le temps de diversifier l’approche au développement des jeunes, dit Michel Couturier.

« Actuellement, sur notre site, on travaille sur des capsules d’entraînement pour faire bouger les enfants. On travaille d’autres choses. Est-ce que le report des activités à un impact? Moi, comme entraîneur de haut niveau depuis des années, je dirais que ça nous donne plus de temps, car il y a moins de compétitions. Cette compétition nous donne bien souvent moins de temps pour développer les athlètes. Dans mon sport, il y a beaucoup de compétitions, beaucoup de matchs. Là, on a le temps de développer la concentration, les qualités athlétiques, la coordination, là c’est le temps de le faire », a dit le directeur sportif.

« J’ai très confiance. Le sport a vécu plusieurs situations difficiles dans le temps, et on va passer à travers. Les réseaux de compétition au soccer devront s’adapter, également. Moi je crois qu’on va apprendre de tout ça et on va en sortir plus fort. »

Quant au report des Jeux du Québec, Michel Couturier a surtout une pensée pour les organisateurs de la ville hôte de Laval.

« Les Jeux du Québec, ça touche un petit groupe au sein de notre club, c’est plus une activité régionale où on regroupe les meilleurs joueurs afin de participer à un tournoi provincial. C’est triste pour eux, mais aussi pour ceux et celles qui travaillent à l’organisation des Jeux depuis plusieurs mois déjà. »

Sports

Bussières souhaite une reprise du golf en juin

Le golfeur Marc-Étienne Bussières a troqué son chapeau de joueur, entraîneur et gestionnaire de centre de simulateurs de golf pour un tout nouveau rôle : celui de père.

Si la pandémie de la COVID-19 nuit à son nouveau commerce et à ses activités sur le terrain, le joueur professionnel de Sherbrooke peut toutefois mieux savourer ses premiers moments avec son nouveau-né.

Sports

Le football scolaire en pause se tourne vers d’autres ressources

Les programmes de football universitaires et collégiaux sont également touchés par les consignes de sécurité et de distanciation émises par la Santé publique du Québec. Les deux programmes de football universitaire de Sherbrooke, ainsi que les deux programmes collégiaux, sont sur pause, avec beaucoup de questionnements sur le déroulement des prochaines semaines, en vue de la saison promise de l’automne prochain.

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et les Gaiters de Bishop’s avaient au programme leur camp de printemps, qui devait se dérouler à la fin du mois d’avril et au début du mois de mai. Des camps qui devaient coïncider avec la fin des sessions universitaires.

Hockey

Stéphane Julien finaliste au titre d’entraîneur de l’année

Après avoir connu une saison de rêve avec le Phoenix de Sherbrooke, l’entraîneur Stéphane Julien a appris mardi sa nomination au titre d’entraîneur de l’année dans la LHJMQ. La fiche de 51-8-3-1, la meilleure du circuit et de l’histoire de l’organisation, semble lui donner bien des arguments pour faire pencher la balance en sa faveur. Ce qui serait une première pour le Phoenix.

Le pilote des Voltigeurs de Drummondville, Steve Hartley, et l’entraîneur de l’Océanic de Rimouski, Serge Beausoleil, se trouvent également en lice pour le Trophée Ron-Lapointe.

LNH

LNH: Bettman évoque pour la première fois l’annulation de la saison régulière

Pour une première fois depuis que la LNH a mis sa saison sur pause, il y a presque quatre semaines, le commissaire Gary Bettman a évoqué mardi la possibilité de ne pas présenter le reste de la saison régulière afin d’avoir un peu plus de temps pour remettre la coupe Stanley à une équipe championne.


Bettman a aussi indiqué lors d’une entrevue au réseau NBCSN que la ligue a songé à présenter des matchs dans des sites neutres si certaines équipes n’ont pas le feu vert des autorités locales pour jouer dans leur aréna.

Cependant, Bettman a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait que de quelques-unes des nombreuses options évaluées et que rien n’était coulé dans le béton puisqu’il aura besoin d’au moins deux autres semaines avant de pouvoir dresser un portrait un peu plus clair de la situation liée à la pandémie de coronavirus dans les 31 marchés du circuit.

«Nous évaluons toutes les options. Rien n’a été écarté», a dit Bettman.

«La meilleure solution, et la plus simple, serait d’avoir le temps de compléter la saison régulière, puis présenter les séries comme nous le faisons habituellement, a-t-il ajouté. Nous comprenons que ça pourrait être impossible. Et c’est pour cette raison que nous devons évaluer toutes les solutions alternatives.»

Bettman n’avait toujours pas discuté de la possibilité de mettre fin au calendrier régulier, qui a été interrompu le 12 mars avec 189 matchs à jouer.

Les séries éliminatoires avec 16 équipes devaient commencer mercredi. Il semble présentement irréaliste de les imaginer commencer avant la fin juin et elles pourraient se conclure en août, peut-être même en septembre.

F1

Le Grand Prix du Canada de F1 à son tour reporté

Montréal ne donnera pas le coup d’envoi de la saison du championnat du monde de Formule 1. Le Grand Prix du Canada, prévu le 14 juin au circuit Gilles-Villeneuve de l’Île Notre-Dame, a été à son tour reporté en raison de la pandémie de coronavirus. 

L’épreuve montréalaise subit donc le même sort que toutes les autres courses depuis le début de la saison.

Cette décision est tombée presque au même moment où la Ville de Montréal annonçait que tous les événements culturels et sportifs sur son territoire étaient annulés jusqu’au 2 juillet, afin de limiter les occasions de rassemblement.

«Il y avait déjà des mesures qui étaient restrictives, par exemple la fermeture des frontières jusqu’au 30 juin, a noté le président et chef de la direction de l’événement, François Dumontier, lors d’un entretien avec La Presse canadienne. Nous, la date que nous nous étions données pour prendre une décision coïncidait avec le début du montage du circuit. Avant d’engranger des coûts, de monter le circuit, il fallait être certain que nous allions présenter la course.

«Un élément qui a peut-être permis de prendre notre décision plus vite est la décision ce week-end du premier ministre [François Legault] de prolonger la fermeture des entreprises non essentielles jusqu’au 4 mai. Nous, la grande majorité des entreprises avec qui nous travaillons sont non essentielles. Ça mettait en péril la présentation du Grand Prix s’il avait lieu le 14 juin. [...] Il y a une couche supplémentaire qui s’est ajoutée avec la décision de la Ville de Montréal [mardi].»

La semaine dernière, les Francos, le Festival de jazz et le Tour cycliste de l’Île ont tous été annulés en raison de la COVID-19.

La Formule 1 travaille actuellement de concert avec les promoteurs pour élaborer un calendrier remanié qui comprendrait entre 15 et 18 courses cette année.

«Les deux mots d’ordre sont “flexibilité” et qu’il va falloir être conciliant, a expliqué Dumontier. Le calendrier va être chamboulé. Nous sommes habitués de lancer l’été à Montréal en juin. Nous le présentons en juin depuis 1982. Là, il va falloir faire des concessions, faire preuve de flexibilité. Peut-être que nous allons devoir le présenter à l’automne, il fera plus frais.»

Sports

LHJMQ et Covid-19 : le deuil d’une famille d’accueil

Elle les appelait ses « Boys ». « On n’est pas leurs parents, mais on s’attache. Quand il est venu le temps de leur dire bye, j’ai fait ça vite pour ne pas pleurer devant eux. » Nancy Chrétien accueillait chez elle et son conjoint Doug Blair le gardien du Phœnix Samuel Hlavaj et le défenseur Gregory Kreutzer, qui ont dû quitter leur famille de pension dans de tristes circonstances.

En raison de la Covid-19, le Slovaque et l’Américain ont regagné leur pays de façon expéditive le mois dernier. Sans même avoir la chance de soulever la Coupe du Président ou la Coupe Memorial avec leur équipe, classée numéro 1 au Canada. 

« On s’attendait à les avoir avec nous jusqu’à la fin du mois de mai, admet Nancy Chrétien. Quand la saison a été suspendue, on espérait que les activités reprennent rapidement. Samuel et Gregory ont trouvé ça difficile d’attendre. Ils n’en pouvaient plus. Du jour au lendemain, leur quotidien venait de changer. Leur raison d’être, c’est le hockey! Et en voyant tous ces événements être remis à plus tard ou annulés, on se rendait bien compte que ça regardait mal. »

Confinés dans leur maison de la rue Boright à Lennoxville, Samuel Hlavaj et Gregory Kreutzer ne sortaient que pour courir. 

« Le Phœnix avait demandé aux gars de garder la forme. Presque tous leurs coéquipiers étaient retournés à leur maison, mais le Phœnix suggérait à Taro Jentzsch, Samuel et Gregory de rester à Sherbrooke au lieu de retourner dans leur pays et risquer d’être en quarantaine durant 14 jours en revenant pour reprendre l’entraînement. On les occupait. On leur changeait les idées. Puis quand on a appris que tout était terminé, c’était simplement irréel », poursuit Nancy Chrétien. 

À contrecœur, le directeur général Jocelyn Thibault a indiqué aux deux amis de partir à la maison le plus rapidement possible. Le lendemain, Gregory Kreutzer était déjà au Michigan et une journée plus tard, Samuel Hlavaj se trouvait dans un avion en direction de Vienne, située tout près de la Slovaquie.

« Ce n’était pas facile pour le Phœnix de trouver un billet d’avion à Sam. J’avais dit à Jocelyn Thibault que peu importe ce qui arriverait, Sam allait être le bienvenu chez nous. Mais soudainement, il y avait un vide dans la maison avec leur départ. C’était très tranquille. Notre garçon Leighton avait peut-être quitté l’Université Brock pour revenir ici et continuer ses études à distance, mais ça faisait bizarre. Il ne se passait plus rien. On ne parlait plus de hockey autour de la table au souper. On ne jouait plus aux jeux de société avec les boys. »

Des adieux à Gregory Kreutzer?

Samuel Hlavaj pourrait bien revenir à Sherbrooke la saison prochaine. Or, le cas de Gregory Kreutzer demeure incertain. Celui qui aura 20 ans le 24 mai prochain devra obtenir l’un des trois postes de vétéran de dernière année disponibles et la course sera féroce. Le défenseur songe même à traverser l’océan pour évoluer en Europe. 

« Les voir partir du jour au lendemain m’a fait un petit pincement au cœur. Ils faisaient partie de la famille. Tout s’est passé trop vite quand ils ont quitté. Notre famille n’était pas prête à ça. On venait de rencontrer la famille à Gregory et celle de Samuel était venue manger à la maison en février. Ils s’étaient vraiment bien intégrés à notre famille. Ils ne restaient pas de leur côté. Ils venaient même avec moi pour aller voir les grands-parents de nos enfants Megan et Leighton! »

« Samuel avait hâte que l’on revienne à la maison pour nous parler ou partager de bonnes nouvelles, ajoute immédiatement Mme Chrétien. Quand il y avait un recruteur de la LNH qui l’appelait, on était parmi les premiers à le savoir. On leur souhaite d’évoluer chez les professionnels l’an prochain, mais on espère aussi les revoir, ce qui est un peu égoïste. Peut-être que Gregory ne reviendra pas, mais Sam a laissé des choses à la maison! J’imagine qu’il aimerait aussi revenir ici! » 

De la peine en famille

Le gardien slovaque a pulvérisé les records du Phœnix et aurait pu améliorer sa marque si la saison n’avait pas pris fin abruptement. 

« On était tellement tristes pour eux quand la saison et les séries ont été annulées. Sam vivait une première expérience au Québec. Il impressionnait et améliorait ses chances d’être repêché rapidement dans la LNH cet été. Gregory espérait aller loin en séries. Ça lui aurait permis de se faire davantage remarquer et de peut-être gagner la coupe à l’une de ses dernières saisons dans le junior majeur. On avait vraiment de la peine de voir ces occasions s’envoler. » 

Le premier deuil? L’annulation de la partie contre l’Océanic de Rimouski et Alexis Lafrenière alors qu’il restait encore cinq matchs à jouer. On annonçait d’ailleurs une salle comble pour ce duel présenté au Palais des sports.

« Tout le monde attendait cette partie, soutient-elle. Les gars se préparaient mentalement et physiquement pour accueillir Lafrenière et son équipe. C’était une première déception. Une victoire allait booster encore plus les joueurs à quelques jours des séries. »

Ce n’est que partie remise

La famille Blair-Chrétien s’ennuiera de l’ambiance qu’amenaient leurs deux joueurs en pension.

« On recevait souvent les joueurs anglophones à la maison, comme Bailey Peach et Israel Mianscum puisqu’ils demeuraient à quelques rues d’ici. Jaxon Bellamy venait faire son tour à l’occasion. On les invitait à souper. Ils étaient aussi par exemple venus à la maison avant de partir pour leur party d’Halloween chez Alex-Olivier Voyer. On aimait les voir s’amuser autrement qu’en jouant au hockey », indique Mme Chrétien.

« Doug et moi, on n’est pas leurs parents, rappelle-t-elle aussitôt. Il faut les nourrir, les héberger, mais ce n’est pas à nous à faire la discipline et de toute façon, on n’avait pas à le faire. Samuel et Gregory sont à leurs affaires. Ce n’est pas tous les adolescents qui feraient ces sacrifices de joueur de hockey du junior majeur. »

Cette dernière espère maintenant que le Phœnix reprenne là où il l’a laissé la saison prochaine. 

« De belles choses attendaient l’équipe, mais ce n’est peut-être que partie remise! »

Sports

Villeneuve et Bergeron finalistes au Trophée Émile-Bouchard

Deux des trois finalistes au titre de Meilleur défenseur défensif de la LHJMQ proviennent de la région de l’Estrie. Le Magogois Justin Bergeron et le Sherbrookois William Villeneuve se trouvent parmi les trois aspirants au Trophée Émile-Bouchard en compagnie de Jordan Spence.

Après avoir soulevé la Coupe Memorial et la Coupe du Président avec les Huskies de Rouyn-Noranda, Bergeron a une fois de plus prouvé toute son efficacité cette saison à Rouyn-Noranda et Rimouski en obtenant 24 points en 32 parties avec les Huskies et 18 points en 25 parties chez l’Océanic à la suite d’une transactions effectuée aux Fêtes. 

Le défenseur de 19 ans a terminé la saison avec un différentiel de +21 et espère une seconde invitation à un camp de la LNH après avoir été invité par les Blue Jackets de Columbus. 

Si les débuts de William Villeneuve ont été plutôt sinueux, le défenseur des Sea Dogs de Saint John a vu sa récolte de points passer de 19 en 2018-2019 à 58 cette saison, et ce, en 64 parties. Ce qui lui a permis de terminer au premier rang des pointeurs de son équipe et au premier rang chez les défenseurs de la LHJMQ à sa seconde campagne dans le circuit.

Son différentiel de -5 pourrait nuire à William Villeneuve, qui évolue toutefois pour une formation n’étant pas encore arrivée à maturité. 

Sports

Le sport n’est pas mort

Chronique / On me le demande chaque jour : « Ça doit être tranquille aux sports ces temps-ci? » Non, ce n’est pas la période la plus excitante de ma carrière de journaliste sportif, on s’entend. Mais le sport n’est tout de même pas mort.

La terre a arrêté de tourner depuis que le mot Coronavirus fait partie de notre vocabulaire quotidien. D’ailleurs, combien n’en peuvent plus d’entendre parler de la COVID-19?

Après avoir écouté le point de presse de François Legault et Dr Horacio Arruda, lu les nouvelles mondiales et suivi l’actualité régionale sur le sujet, nombreux sont ceux qui ont simplement le goût de décrocher. J’en fais partie. Juste pour oublier un instant qu’il y a cette bibite qui tue des gens et qui rend la population constamment sur ses gardes. 

C’est à ce moment que l’on sort les espadrilles pour aller courir dans le bois. Que l’on dépoussière les vieux haltères qui traînaient dans le sous-sol. 

D’ailleurs, ma rue est devenue une vraie piste de course. Jamais vu autant de monde courir, pédaler ou marcher devant chez moi. Un quartier assez tranquille pourtant. Et je suis le premier à contribuer à cette métamorphose de la rue Sainte-Hélène, je l’avoue.

On a aussi sorti les bâtons de hockey, ma fille et moi. Elle n’a que cinq ans, mais elle apprend déjà à faire de bons vieux slapshots.

Quand vient le temps de rentrer à la maison, on se sent mieux après avoir bougé un peu. Le sport, ça change le mal de place. Surtout par les temps qui courent. 

Mais il suffit d’ouvrir la télé, la radio ou le journal à notre retour pour replonger dans cette réalité. Celle de la COVID-19. 

Encore une fois, on peut l’ignorer. En regardant de vieux matchs des Expos, des Nordiques ou des Canadiens à RDS par exemple pour les sportifs de salon. 

Ou bien en lisant un article de sport dans le journal. C’est là que je reviens dans l’histoire : « Ça doit être tranquille aux sports ces temps-ci? »

En fait, c’était le bordel au début. On en avait plein nos bottes mon collègue Lajoie et moi. Les dossiers s’accumulaient sur le bureau. J’écris bureau, mais en réalité je parle du coin de ma table de cuisine. En confinement, c’est ça, mon bureau. 

Il y a d’abord eu la suspension des activités de toutes les ligues de sport professionnel ou amateur. Juste avec ça, on en avait pour quelques jours à écrire. 

En Estrie, j’appelais les joueurs du Phœnix pour connaître leurs états d’âme. Je suivais aussi l’état de la situation avec les entraîneurs et les actionnaires. Tout ça pour finalement apprendre l’annulation de la saison et des séries.

Du matériel aux sports, on en avait.

Parce qu’il y avait aussi tous ces athlètes de différentes disciplines qui voyaient leurs activités être perturbées. Sans parler de tous ces événements annulés. 

Puis une fois que tout est tombé au ralenti et que tout a été raconté, ou presque, sur l’impact de ce satané virus dans le monde du sport, c’est à ce moment que l’on se montre plus créatifs disons. Mais pas moins intéressants. 

Dresser un top 10 des meilleurs athlètes de la région. Raconter la vraie histoire de certains d’entre eux. Revenir dans le passé en analysant certains événements avec plus de recul. 

C’est ça que l’on vous réserve dans les prochaines semaines, tout en suivant ce qu’il reste de l’actualité sportive régionale. Et ce, jusqu’à ce que tout revienne à la normale et que le sport reprenne la place qui lui revient.

Les journalistes sportifs n’ont peut-être pas l’impression de changer le monde actuellement, mais chose certaine, ce même monde a besoin d’être diverti. Plus que jamais en fait.

Sports

Jeux paralympiques de Tokyo : partie remise pour la Magogoise Lyne Tremblay

Ce n’est pas le report en 2021 des Jeux paralympiques de Tokyo qui va ébranler la Magogoise Lyne Tremblay. Les drames et épisodes douloureux qui ont ponctué sa vie n’ont jamais réussi à la ralentir. Il faudra plus que le déplacement des Jeux de Tokyo à cause de la COVID-19 pour la chavirer.

La spécialiste du tir à la carabine aura bien des chats à fouetter d’ici là, mais sa prochaine mission sera peut-être de servir de modèle et d’inspiration pour la population à travers ce nouvel ennemi mondial.

L’athlète de 56 ans compte bien représenter le Canada à Tokyo en 2021, elle qui avait bon espoir de se qualifier le mois prochain au Pérou, pour les Jeux de 2020.

Actuellement deuxième au monde chez les femmes dans sa catégorie (air comprimé), Lyne Tremblay envisageait les qualifications avec beaucoup d’optimisme.

« Ma qualification n’était pas automatique, pas du tout, mais disons que j’étais en excellente posture », explique celle qui prend place régulièrement sur le podium dans se compétitions sur le circuit international.

Avec l’annulation pure et simple des qualifications, tout indique maintenant que ce sont les résultats des deux dernières années qui feront foi de tout et trancheront la question.

« J’entends dire que c’est cette mesure que la Fédération internationale mettrait de l’avant. Cela me laisse croire que je serai sélectionnée pour mon pays », indique-t-elle.

Le fait qu’elle aura un an de plus en 2021 lors des prochains Jeux paralympiques ne pose pas problème pour la quinquagénaire.

« Le tir à la carabine est un sport statique qui exige surtout une technique qui frôle la perfection et une préparation mentale à point. Ce qui peut nous jouer des tours, c’est notre vision. L’âge n’est vraiment pas un facteur », assure Lyne Tremblay, qui tire profit de ses expériences antérieures dans différentes disciplines pour s’accomplir dans le tir à la carabine.

« C’est comme si j’avais accumulé des morceaux du casse-tête durant de nombreuses années avec le résultat que je ne me suis jamais aussi bien sentie dans ma vie d’athlète. Mon corps et mon esprit sont en parfaite harmonie. »

Le tir à la carabine étant surtout un sport pratiqué le printemps et l’été, la saison 2020 semble pratiquement tombée à l’eau. « C’est l’inconnu. Heureusement, je suis organisée pour m’entraîner à la maison. Je vais peaufiner ma préparation. Je peux m’entraîner et être supervisée virtuellement par mon entraîneur. Je pourrais même faire des compétitions virtuelles avec d’autres athlètes partout dans le monde. Nous bénéficions d’une très bonne technologie dans notre sport », fait-elle valoir.

Une athlète résiliente

Résiliente, force de la nature, Lyne Tremblay, qui est aussi conférencière, a été frappée à maintes reprises par le destin. Elle sera l'unique survivante d'un accident d'auto qui a fait trois victimes; elle apprendra à 34 ans qu'elle est atteinte d'un syndrome neurologique sévère; son mari meurt d'un arrêt cardiaque à 39 ans; elle passe près d'y laisser sa peau alors qu'un bateau de vitesse coupe son kayak dans lequel elle prenait place en deux; elle fera un tonneau en ski en super-G; elle devient paraplégique dans la trentaine et subit aussi des abus psychologiques.

Elle vient d’ailleurs de publier son autobiographie qu’elle a rédigée avec un ami, Charles Dubois.

Le livre, intitulé Dans la mire du destin, relate son parcours sportif, ses épreuves et comment chaque fois elle est parvenue à remonter à la surface. L’humoriste Marie-Lise Pilote signe la préface.

La pyramide

L’athlète d’exception qui a fait partie de l’élite dans sept sports différents dans sa carrière n’en serait pas à sa première participation aux Jeux paralympiques, à Tokyo en 2021.

Lyne Tremblay était de la délégation canadienne à Pékin et à Londres, en 2008 et 2012 respectivement, en tir à l’arc. Elle a raté le rendez-vous de Rio en 2016 puisqu’elle n’a pu se qualifier en tir à l’arc et au tir à la carabine. Pour elle, 2020 est maintenant sur la glace.

« Je ne vois pas comment je pourrais être déçue parce que les Jeux sont retardés d’un an. Je n’axe pas mes priorités seulement sur les résultats. Pour moi, les résultats se situent dans le bas de la pyramide. Dans le haut, c’est à quoi je contribue. À travers la crise que nous traversons, je veux porter des messages d’espoir, de motivation et de résilience, que les épreuves nous aident à devenir de meilleures personnes et plus fortes. C’est historique ce que l’on vit actuellement. Notre monde sera transformé à la fin de cette pandémie. Entre temps, je contribue à notre avenir en restant à la maison et en sauvant des vies. »

Face à la COVID-19, Lyne Tremblay avait ce message à véhiculer. « Nous avons tous des ressources intérieures profondes et insoupçonnées. J’ai confiance au peuple québécois qui est en mesure de se tenir debout. Face à cette épreuve que nous traversons tous ensemble, notre cerveau se divise en deux zones; une pour ce que tu contrôles, l’autre pour les choses que tu ne peux pas contrôler. Écoutez la bonne partie de votre cerveau pour des lendemains meilleurs. »

Sports

Un nouveau visage en douze secondes

CHRONIQUE / Douze secondes. C’est tout le temps dont avait besoin John Ferguson pour changer le visage du Canadien à son arrivée avec l’équipe à l’automne 1963. Ce soir-là dans l’hostile amphithéâtre de Boston, il engage un combat contre Ted Green, un dur à cuire des Bruins. Il terminera son match avec un tour du chapeau à la Gordie Howe, comme on disait à l’époque (un but, une passe et une bagarre), et un deuxième but en prime!

À lire aussi : La dynastie Béliveau... ou tranquille

Le message était lancé à travers les cinq équipes rivales : le Canadien dispose maintenant dans son arsenal de la rapidité, de l’habileté… et de la robustesse! À peine deux semaines plus tard, ce même Ferguson quittait le banc des joueurs pour se porter à la défense d’un coéquipier en train de se fait tabasser par un adversaire malgré les recommandations de Bernard Geoffrion, qui a eu droit au regard de feu du nouveau matamore. Cette fois, le message s’adressait à ses coéquipiers : Ferguson n’attend la permission de personne pour intervenir. 

Le Canadien n’est plus le même à partir de ces événements, de l’aveu de Jean-Guy Talbot, un des rares joueurs qui ont participé aux cinq conquêtes des années cinquante et qui est toujours avec le club en 1963. « Avec Ferguson dans l’équipe, c’est comme si tous les joueurs avaient plus de courage sur la patinoire. Quand un adversaire nous brassait un peu trop, il savait qu’il allait en payer le prix », relate cette semaine en entrevue téléphonique l’ex-membre de la première équipe d’étoiles en 1962, aujourd’hui âgé de 88 ans. 

« Je me souviens quand il est arrivé au camp d’entrainement, je lui ai dit qu’on avait besoin de lui, reprend-il. Je l’ai prévenu que s’il pouvait donner son plein rendement et jouer son style robuste, il resterait avec l’équipe et il nous rendrait de bons services. » 

À l’évidence, le robuste ailier gauche a bien saisi le message. « C’était pas juste un fier à bras, il savait jouer au hockey », précise l’ex-défenseur reconnu pour sa rapidité. « Quand le match était fini, ajoute-t-il, c’était un vrai gentleman. Sur la glace, par contre, c’était un dur avec l’adversaire, mais aussi pour ses coéquipiers. Il n’acceptait pas les demi-mesures. »

Malgré une saison recrue de 18 buts et 27 passes et sa présence intimidante, ce qui lui vaudra la deuxième place au titre de recrue de l’année derrière le défenseur Jacques Laperrière, Ferguson et ses coéquipiers ne parviennent pas à ramener la Coupe Stanley à Montréal au printemps 1964. L’équipe complète son calendrier en tête du classement, mais s’incline en première ronde devant les Maple Leafs de Toronto, en route vers une troisième conquête de suite.

Sports

Le 5 avril 2000, les Cantonniers signaient un premier championnat    

Il y a 20 ans, le 5 avril 2000, les Cantonniers de Magog remportaient un premier championnat dans la LHMAAAQ pour la première fois dans leur histoire. Une conquête qui sera suivie, quelques semaines plus tard, par leur seul titre canadien. Petit retour dans le temps.

Le temps était aux réjouissances et aux célébrations, il y a exactement 20 ans à Magog et en région. Le 5 avril 2000, les Cantonniers de Magog s’installaient comme les nouveaux champions des séries de fin de saison de la Ligue midget AAA du Québec (LHMAAAQ). Il s’agissait d’une première dans l’histoire de la concession. L’attente avait duré 21 ans.

À croire que le tournant du nouveau millénaire s’était avéré le remède aux malheurs des années précédentes pour les Cantonniers, qui avaient frappé à la porte à plusieurs reprises sans parvenir à soulever la coupe Jimmy-Ferrari.

En grande finale, les Cantonniers de l’entraîneur-chef Mario Durocher avaient disposé des Riverains du Collège Charles-Lemoyne en cinq parties. 

Une finale à première vue plus facile que les deux séries précédentes, alors que les Magogois avaient donné des sueurs froides à leurs partisans et entraîneurs, en ayant besoin de sept parties pour éliminer les Commandeurs de Lévis (aujourd’hui appelés les Chevaliers) puis les Gouverneurs de Sainte-Foy (aujourd’hui le Blizzard du Séminaire Saint-François).

Face à Lévis, les Cantonniers s’étaient placés en fâcheuse posture en se retrouvant en déficit 2-3 dans la série. Contre Sainte-Foy, en demi-finale, les Cantonniers avaient échappé une avance de 3-1 pour laisser leurs rivaux forcer la présentation d’un match décisif.

Pour en revenir à la finale, les Cantonniers savouraient du même coup une douce revanche sur le Collège Charles-Lemoyne, qui avait triomphé de la troupe magogoise en sept rencontres deux ans plus tôt en finale.

Quelques semaines plus tard, les Cantonniers étaient consacrés champions canadiens en enlevant la coupe Air Canada (maintenant appelée coupe Telus) à l’aréna Maurice-Richard. 

Le Québec, plus précisément Montréal, avait été désigné pour présenter le championnat canadien en 2000. C’est le seul titre canadien amassé par les Cantonniers dans leur histoire. Depuis, on le sait, les Magogois ont mérité deux fois l’argent, en 2018 et 2019.

Des entraîneurs de carrière

Ce qui frappe l’imaginaire lorsqu’on se remémore cette édition des Cantonniers de l’an 2000, c’est de constater la qualité des entraîneurs en place. Mario Durocher était entouré de ses adjoints Judes Vallée et Martin Bernard derrière le banc, alors que les gardiens de but avaient été confiés à un certain Stéphane Waite.

Tous ces hommes de hockey sont encore actifs en 2020 et leur feuille de route est plutôt impressionnante.

Sports

F1: Bernie Ecclestone deviendra père à 89 ans

LONDRES — L’ancien grand argentier de la Formule 1 Bernie Ecclestone va devenir père pour la quatrième fois à 89 ans, a-t-il confirmé vendredi au quotidien britannique The Daily Mail.

«Il n’y a rien d’extraordinaire», a déclaré Ecclestone. «Le fait est que je ne travaille plus depuis quelque temps déjà, j’ai donc beaucoup de temps pour m’entraîner», a-t-il ajouté.

«Pour moi, il n’y a pas de différence entre devenir père à 29 ans et l’être à 89 ans», a estimé Ecclestone, dont l’épouse depuis 2012, Fabiana Flosi, a 43 ans.

«Oui, [ma femme] est ravie, mais elle comme moi, on ne comprend pas pourquoi tout le monde s’étonne de ce qu’on va vivre. Je suis très heureux pour moi, mais surtout pour elle, car elle attendait ça depuis quelque temps. Elle aura quelqu’un avec elle une fois que je serai parti», a-t-il assuré.

Ecclestone est déjà père de trois filles, Deborah (65 ans), Tamara et Petra (35 et 31 ans). Selon la presse people allemande, il va devenir père pour la première fois d’un garçon.

Ecclestone a régné sans partage sur la F1, la catégorie-reine du sport automobile, des années 80 à la saison 2016. En 2016, il a cédé le contrôle de la F1 pour huit millards de dollars au groupe américain Liberty Media qui lui a donné le titre honorifique de président émérite de la F1.

Sports

Vélo Québec annule des événements, dont le Tour de l’Île de Montréal

MONTRÉAL — Vélo Québec n’est pas épargné par la pandémie de la COVID-19. Vendredi, l’organisme a annoncé l’annulation de certains de ses événements, dont l’édition 2020 du Tour de l’Île de Montréal.

Par communiqué, Vélo Québec a indiqué qu'en raison de du climat actuel d'incertitude, il se devait d'annuler des événements en mai et juin.

Le Tour de l'Île de Montréal devait se tenir dans le cadre du Festival Go vélo Montréal, du 31 mai au 7 juin, en plus du Tour la Nuit, du Défi métropolitain et d'activités vélo-boulot. Tous ces événements sont aussi annulés.

Vélo Québec a de plus annulé la présentation du Défi Vélo Mag, prévu le 20 juin, en Montérégie.

L'organisme rejoindra bientôt par courriel toutes les personnes qui étaient inscrites à ces événements. Leur inscription sera soit transférable pour les éditions 2021, soit remboursable en entier. Bien que ce ne soit pas encore officiel, Vélo Québec souhaite présenter le Festival Go vélo Montréal du 30 mai au 6 juin 2021.

Ces annonces ont suivi celles faites un peu plus tôt par l'Équipe Spectra, qui a annulé les éditions 2020 du Festival international de jazz de Montréal, qui devait avoir lieu du 25 juin au 4 juillet, ainsi que les Francos de Montréal, prévues du 12 au 20 juin.

Le Festival Juste pour rire, qui devait avoir lieu du 15 au 26 juillet, a pour sa part reporté ses activités jusqu'à l'automne. Il aurait maintenant lieu du 29 septembre au 11 octobre

Baseball

Derek Aucoin garde la tête haute

Ce n’est pas Derek Aucoin qui va se plaindre d’être confiné à la maison pendant la pandémie que l’on sait, à passer du temps de qualité avec son épouse Isabelle et leur fils Dawson.

L’ancien lanceur des Lynx d’Ottawa, et un peu des Expos de Montréal, plus récemment animateur à la radio sportive montréalaise garde «la tête haute», titre de son autobiographie qui relate son parcours vers les majeures, mais également son combat face à un adversaire implacable, le glioblastome multiforme, cancer du cerveau qui a déjà emporté le chanteur des Tragically Hip Gord Downie et l’ancien receveur des Expos Gary Carter.

LHJMQ

Alex-Olivier Voyer finaliste pour le trophée Guy-Carbonneau

Alex-Olivier Voyer ne pouvait prévoir meilleur scénario pour sa dernière saison dans la LHJMQ. Le Sherbrookois a non seulement pu disputer sa meilleure saison en carrière, devant les siens, avec le Phoenix de Sherbrooke, voilà qu’il se retrouve parmi les trois finalistes pour l’obtention du prix Guy-Carbonneau, remis au meilleur attaquant défensif du circuit Courteau.

Shawn Element, originaire de Victoriaville et membre des Eagles du Cap-Breton, ainsi que Benoît-Olivier Groulx, des Wilcats de Moncton, sont les deux autres finalistes.

Voyer a connu, et de loin, sa meilleure saison offensive dans la LHJMQ lors de la dernière saison, écourtée par la pandémie de la COVID-19.

En 62 rencontres avec le Phoenix de Sherbrooke, l’ancien choix de première ronde de l’Océanic de Rimouski (2015) a récolté 44 buts et 44 passes pour 88 points, ce qui l’a positionné au sixième rang de tous les pointeurs de la LHJMQ. Il a également terminé avec un impressionnant cumulatif de +55.

Et pendant toute la saison, il a marqué des buts importants pour les Sherbrookois. Il a terminé au troisième rang de la ligue, à égalité, avec quatre buts en infériorité numérique, et au deuxième rang pour les buts gagnants, avec huit.

Le trio qu’il a formé avec Samuel Poulin (77 points) et Félix Robert (92 points) fut également l’un des plus productifs, aidant les Sherbrookois a remporté les grands honneurs de cette saison régulière écourtée.

Échangé à Cap-Breton lors de la période des Fêtes, Shawn Element a poursuivi sa lancée offensive amorcée à Bathurst, en ajoutant 28 points en 29 matchs avec sa nouvelle équipe, qui aspirait aux grands honneurs. Il a connu sa meilleure saison offensive en carrière.

Enfin, Benoît-Olivier Groulx a passé la première moitié de la saison avec Halifax, avant d’être le dernier joueur retranché de l’alignement d’Équipe Canada Junior. Puis, à la suite d’une transaction qui l’a amené avec les Wildcats de Moncton, Groulx a inscrit 37 points en 29 parties. Il a terminé la campagne avec 29 buts, 49 aides et un différentiel de +20.

COVID-19

Des mises à pied temporaires chez les Sénateurs

Les Sénateurs d’Ottawa ont annoncé jeudi des mises à pied temporaires parmi leurs employés à temps plein de leur compagnie mère, Capital Sports and Entertainment, alors que d’autres se verront accorder un congé ou devront accepter une diminution de salaire.

Les mesures sont en réaction à la pandémie du COVID-19 et à l’ordre du gouvernement de l’Ontario de fermer les entreprises non essentielles et visent à «garantir la continuité des opérations», peut-on lire dans un communiqué de l’équipe. Elles entreront en vigueur le 5 avril, au lendemain de ce qui aurait dû être le dernier match de la saison régulière de l’équipe en 2019-2020.

Un programme d’aide aux employés temporairement mis à pied a été créé, venant s’ajouter aux prestations d’assurance-emploi jusqu’au 3 juillet prochain, couvrant jusqu’à un minimum de 80 % de leur salaire de base.

Le communiqué ne mentionne pas combien d’employés sont affectés par ces mesures, qui entreront en vigueur après l’épuisement des journées de congé accumulées par ceux-ci.

«Les prestations de santé pour les employés se poursuivront sans interruption jusqu’à la reprise des activités normales», spécifie le club dans son communiqué.

Le propriétaire Eugene Melnyk s’était auparavant engagé à verser le salaire des employés à temps partiel et des salariés à taux horaire des arénas des Sénateurs à Ottawa (Centre Canadian Tire et les différents Sensplex) et Belleville, et il a prolongé cet engagement pour tous les événements (concerts, etc.) qui étaient prévus en avril.

« Nos employés ont continué de travailler avec dévouement pendant cette période difficile, a déclaré Melnyk dans le communiqué. Nous désirons les remercier pour leur loyauté en offrant un soutien alors que nous faisons tous face à des défis hors de l’ordinaire. Même si l’industrie du sport et du divertissement est lourdement touchée, nous passerons à travers cette situation en restant engagés ensemble. J’ai hâte au jour où il sera sécuritaire d’ouvrir à nouveau nos portes et d’accueillir nos employés, partisans et partenaires communautaires. »

Sports

D’importants défis attendent le sport amateur

Les Jeux olympiques de Tokyo ont été reportés à 2021. Toutes les compétitions de sport amateur ont été annulées, jusqu’à nouvel ordre. L’impact financier, organisationnel et humain posera d’importants défis aux clubs sportifs amateurs de tous les niveaux une fois la pandémie de la COVID-19 résorbée, croit le membre du Comité olympique canadien (COC), le Sherbrookois Frank Meunier. Un bouleversement des habitudes sportives qui pourrait durer un an, voire deux, dit-il.

Comme tous les pans de la société, le sport amateur sera affecté, économiquement et socialement, au sortir de la crise, pense M, Meunier.

Sports

Les ateliers de vélo reconnus comme services essentiels

 Le gouvernement du Québec a reconnu, mercredi matin, les ateliers de réparation de vélos comme un service essentiel. À la grande joie des commerçants locaux, dont le Café-Vélo des Nations, qui avaient lancé une pétition en ligne en ce sens, la semaine dernière. Une pétition qui avait d’ailleurs été signée par près de 2000 personnes.

« On vient tout juste d’apprendre la nouvelle, et on est vraiment content de constater qu’on a été entendus », a dit Francis Rancourt, copropriétaire du Café-Vélo des Nations.

Le commerce sherbrookois, à l’instar de tous les commerces similaires partout au Québec, avait dû fermer ses portes à la suite des nouvelles directives de la Santé publique concernant les commerces non essentiels. 

Qu’à cela ne tienne, Café-Vélo des Nations, et d’autres commerces de vélos de Sherbrooke s’étaient rapidement adaptés à la situation et proposaient un système de vente en ligne et de livraison à domicile.

Café-Vélo des Nations devra par contre adapter son local et ses aires de travail afin de répondre aux exigences liées à la distanciation.

Une ouverture est prévue lundi prochain.

« On doit adapter le magasin afin de protéger les employés, par exemple en installant des panneaux de plastique à la caisse, ou concernant les méthodes de paiement. On a aménagé un espace pour que les clients viennent déposer leurs vélos, pour la réparation, afin d’éviter les contacts. Déjà les mécanos ont leur propre endroit pour travailler qui répond aux normes », a continué Francis Rancourt, qui prévoit réembaucher tous les employés qui avaient été temporairement mis à pied depuis l’instauration des nouvelles mesures de la Santé publique.

Sur sa page Facebook, Vélo Québec se réjouit que les ateliers de réparation vélo soient désormais inscrits explicitement dans la liste des services essentiels qui pourront continuer à opérer pour répondre aux besoins des travailleurs et citoyens qui souhaitent se déplacer à vélo.

Tennis

Le tournoi de Wimbledon annulé [VIDÉO]

Le tournoi de Wimbledon a été annulé en raison de la pandémie de COVID-19, la première fois que le plus vieux tournoi du Grand Chelem est annulé depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Le All England Club en a fait l’annonce à la suite d’une réunion d’urgence, mercredi.

Le tournoi devait se dérouler sur les courts gazonnés du club en banlieue de Londres du 29 juin au 12 juillet. La prochaine édition du tournoi aura lieu du 28 juin au 11 juillet 2021.

L’ATP et la WTA ont également repoussé mercredi le début de leurs activités. Les deux circuits devaient reprendre l’action le 7 juin, mais cette date a été repoussée au 13 juillet, ce qui porte le nombre de tournois des plus hauts circuits affectés par la COVID-19 à plus de 30.

Les circuits Challenger et de l’ITF ont aussi repoussé le début de leurs activités jusqu’à la mi-juillet.

bringing the number of elite tennis tournaments affected by the coronavirus to more than 30. The top tours already had been on hold through June 7. Lower-level events on the Challenger Tour and ITF World Tennis Tour also are called off through mid-July now.

Wimbledon a été disputé pour la première fois en 1877 et est une classique annuelle depuis. Il n’a connu que deux interruptions, de 1915 à 1918 et de 1940 à 1945, pendant les Première et Deuxième Guerres mondiales.

«Nous avons fortement considéré que le tournoi n’avait été annulé qu’en temps de guerres mondiales, a déclaré le président du All England Club, Ian Hewitt, par communiqué. Mais après étude exhaustive de tous les scénarios possibles, nous croyons qu’en les circonstances, d’annuler le tournoi est la meilleure décision à prendre. Nous allons maintenant nous concentrer sur la façon d’utiliser les ressources de Wimbledon pour aider ceux dans nos communautés et ailleurs.»

Le tournoi ajoute son nom à la grandissante liste d’événements sportifs annulés en 2020 en raison de la pneumonie de Wuhan, dont les Jeux olympiques de Tokyo, repoussés de 12 mois.

Wimbledon est le premier tournoi majeur annulé en raison de la pandémie. Les Internationaux de France ont été repoussés de la fin de mai à la fin de septembre. Peu de temps après l’annonce du All England Club, l’Association américaine de tennis (USTA) a fait savoir qu’elle prévoyait toujours tenir les Internationaux des États-Unis comme prévu à New York, du 31 août au 13 septembre.

Sports

Le RSEQ annule ses activités jusqu’au 30 juin

Même si les écoles ont suspendu leurs activités jusqu’au premier mai, le RSEQ qui gère les activités sportives de quelque 220 000 jeunes au Québec, a décidé d’annuler toutes les activités sportives scolaires, et ce, jusqu’au 30 juin prochain. De même que son gala provincial, en juin.

Pour le président-directeur général du RSEQ, Gustave Roel, cette décision devenait incontournable et elle s’inscrit dans une suite logique, notamment afin de protéger les athlètes, entraîneurs et bénévoles qui gravitent autour du sport scolaire québécois.

Sports

Le Trimemphré s’arme de patience

Malgré les ravages causés par le coronavirus et la crise qui perdure dans l’espace temps, le comité organisateur du triathlon Trimemphré de Magog ne songe pas encore à annuler son événement prévu à la mi-juillet, plus précisément les 11 et 12.

L’événement phare par excellence sur le plan sportif dans la région Magog-Orford durant la saison estivale n’est donc pas encore en danger, aux dires de son directeur de course, René Pomerleau.

Hockey junior

COVID-19: la déception des «champions» du Phoenix

Presque rien n’avait réussi à stopper le Phoenix de Sherbrooke, qui n’avait subi que 12 défaites et cumulait 51 victoires et 106 points en tête du classement général de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Il aura fallu un coronavirus pour envoyer les champions du calendrier régulier «en vacances»...

Tous les joueurs de la LHJMQ ont été déçus de l’annulation de la saison et des séries, mais la déception était évidemment plus forte encore chez les joueurs du Phoenix puisque l’équipe visait la Coupe du président et la Coupe Memorial. 

Le Soleil s’est entretenu avec l’ancien de l’Arsenal de l’Académie Saint-Louis Félix Robert, l’ancien du Blizzard du Séminaire Saint-François Olivier Crête-Belzile et l’ex-Commandeurs de Lévis Nathaël Roy, qui ont tous dû mettre une croix sur leur rêve cette saison.

Difficile de trouver un joueur plus déçu que l’attaquant Félix Robert. Avec 92 points en 46 matchs, le joueur de centre originaire de Lambton, près de Thetford Mines, était le meilleur pointeur du Phoenix et, à 20 ans, en était à sa dernière année junior.

«L’annulation, ça n’a vraiment pas été une nouvelle facile à digérer... J’étais sans mot... J’aurais tellement aimé me rendre jusqu’au bout, car depuis le début de la saison, on n’avait tous qu’un but en tête : soulever la coupe», explique-t-il en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

«Durant les deux premières semaines où les matchs ont été reportés, on gardait la forme, on se parlait tous les jours, on se disait de s’entraîner parce que ça allait reprendre bientôt... puis c’est arrivé. Mais en même temps, on ne peut rien faire», raconte Robert.

Sports

Diane Roy espère être à Tokyo en 2021 pour ses 50 ans

Les Jeux paralympiques de Tokyo ont été officiellement reportés à 2021, du 24 août au 5 septembre. Un an de plus de préparation, un peu à l’aveugle, pour Diane Roy, qui aura 50 ans l’an prochain. Sera-t-elle de la compétition afin d’y participer pour une septième fois?

La Sherbrookoise est de retour au Canada depuis une semaine, en compagnie de son fils et de sa mère, en provenance de la Floride, où elle était en camp d’entraînement avant sa saison extérieure de handisports, elle qui course en chaise T54.

Sports

La 9e Traversée internationale du lac Mégantic est annulée

La neuvième édition de la Traversée internationale du lac Mégantic au début du mois d’août prochain a été annulée. Les organisateurs de l’événement ont dû se résoudre à prendre cette décision après avoir reçu une consigne en ce sens de Natation Canada.

« Natation Canada nous a mentionné qu’on ne pourrait présenter notre événement de natation FINA, soit le 10 km, en raison de la pandémie qui sévit sur le monde entier. Les piscines et centres de conditionnement physique étant fermés, les athlètes ne peuvent s’entraîner adéquatement, augmentant ainsi le risque de blessure », a indiqué la directrice générale de l’événement, Stéphanie Girardeau, par voie de communiqué.

À LIRE AUSSI: COVID-19: annulation de la Traversée internationale du lac Saint-Jean

COVID-19

À quoi ressemblera la prochaine saison de la LCF?

Jean-Philippe Bolduc n’est pas tombé en bas de sa chaise. Le vétéran du Rouge et Noir s’attendait à ce que la Ligue canadienne de football (LCF) repousse l’ouverture de ses camps d’entraînement.

La confirmation est arrivée lundi matin sur le coup de 10h30. Aucune date n’a toutefois été fixée pour lancer les activités des neuf clubs du circuit.

Les recrues devaient se rapporter à leurs équipes respectives le 11 mai. Les vétérans, eux, étaient attendus le 17 mai.

«Je comprends la ligue. Elle est à la merci de tout ce qui se passe, souligne Bolduc, qui doit disputer une cinquième saison à Ottawa en 2020.

«Tu veux que tout se termine le plus vite, mais personne n’a idée où on s’en va avec ça. Tu peux juste suivre les recommandations de la santé publique», ajoute-t-il en parlant de la COVID-19.

La LCF devait présenter ses premières parties hors-concours à la fin du prochain mois. Le Rouge et Noir devait notamment affronter les Alouettes de Montréal le 29 mai à la Place TD.

Son premier match du calendrier régulier est prévu le 12 juin contre les Argonauts de Toronto.

La LCF planche sur divers scénarios, dont une saison complète de 18 matches qui commencerait plus tard en juillet. L’idée de disputer moins de parties est aussi étudiée.

Le commissaire Randy Ambrosie a répété lundi qu’il entrevoit toujours que la coupe Grey soit décernée en 2020.

«Selon moi, il faut au moins jouer huit matches, donc une fois contre toutes les équipes, pour qu’un champion de la coupe Grey soit légitime, affirme Bolduc, qui a gagné le trophée en 2016.

«Ça voudrait dire toutefois seulement quatre matches à la maison. Est-ce assez pour les équipes et leurs finances? Tout le monde tient pour acquis que les stades seront pleins quand le sport va recommencer. C’est un autre débat. Beaucoup de gens n’auront pas d’argent.»

Une autre suggestion qui a été lancée ces derniers jours? Que les équipes ne disputent que des matches intra-division, ce qui permettrait de réduire la longueur des déplacements tout en réduisant les dépenses. Par exemple, Ottawa affronterait seulement Toronto, Montréal et Hamilton à plusieurs reprises.

Et qui dit moins de parties signifierait des joueurs qui devraient accepter de gagner moins d’argent en 2020.

Quant aux camps d’entraînement, il reste à voir quelle formule sera retenue par la LCF.

«Est-ce que ce sera un camp de trois semaines? Et si c’est juste d’une durée de sept à 10 jours, ça va être dur... Certains gars s’entraînent avec les moyens du bord en ce moment», note Bolduc.

Des équipes seraient en faveur d’éliminer les matches hors-concours, dit-on en coulisses. Les joueurs, eux, pourraient être moins chauds à l’idée.

«Si tu es un joueur recrue, que tu ne joues pas de parties pré-saison, ça devient dur de montrer aux coaches que tu peux bien plaquer», fait valoir Jean-Philippe Bolduc.

Et même si elle s’avère un circuit canadien, la LCF demeure à la remorque des États-Unis.

«Environ 70% de nos joueurs sont Américains. Nous ne pouvons pas jouer sans eux, rappelle Bolduc.

«Peut-être que ça commencera à aller mieux ici au Canada à la mi-avril ou la fin avril. Mais la réalité sera peut-être différente aux États-Unis avec une population plus importante.»

Le seul événement qui demeure encore à l’horaire de la LCF est le repêchage des joueurs universitaires, le 30 avril.

Sports

Andrew Ranger perd son principal commanditaire

 Non, Andrew Ranger n’a pas contracté la COVID-19. Mais voilà, il est une victime collatérale du virus.

Ranger, champion de la série canadienne de NASCAR en 2019, a appris cette semaine que Mopar, son principal commanditaire et celui qui met du beurre sur son pain, n’allait pas l’appuyer lors de la prochaine saison. Ce qui veut dire que le pilote originaire de Roxton Pond ne pourra vraisemblablement pas courir.

« Lorsqu’il m’a appris la nouvelle, mon patron Jon Camilleri était défait, explique Ranger. J’avais signé mon nouveau contrat récemment (un contrat d’un an) et tout était prêt en vue de la prochaine saison. Mais le coronavirus est arrivé, Chrysler a dû fermer ses usines et toutes les ententes de partenariat en sport automobile ont été annulées. Ce maudit virus fait mal à tout le monde. »

Bien sûr, direz-vous, Ranger pourrait se tourner vers d’autres entreprises. Mais à l’heure où tout ferme, à l‘heure où les mises à pied se comptent par milliers sinon par centaines de milliers, il aura de la misère à trouver du support. Même si on parle du pilote no. 1 au pays en NASCAR.

« Anyway, ce n’est pas le temps de quêter de l’argent pour les courses. Les gens sont en mode survie présentement. Les courses, c’est tellement secondaire dans le contexte actuel. »

Les gens de Mopar ont toutefois assuré Ranger qu’il demeurait leur pilote, leur homme de confiance.

« Notre relation d’affaires n’est pas terminée à jamais. C’est fini pour cette année, c’est tout », tient-il à préciser.

D’autres victimes ?

Mais voilà, on peut penser que si une multinationale comme Chrysler est dans l’obligation de mettre la hache dans ses contrats de commandites, d’autres pilotes vont aussi finir par en payer le prix, victimes des mêmes circonstances.

« Moi, je suis là, j’en parle, mais j’ai peur pour mes collègues également, dit-il. On risque tous d’avoir les mêmes problèmes. »

Pour leur part, les dirigeants de la série canadienne de NASCAR ne se sont toujours pas manifestés par rapport à la situation liée à la COVID-19. La saison doit débuter le 17 mai, à Bowmanville, et la série n’a encore émis aucune communication à cet effet.

Il y a la question de la santé publique, bien sûr, mais aussi celle de l’argent. Car s’il y a un sport où l’argent est le nerf de la guerre, c’est bien celui de la course automobile. Et la série Pinty’s a aussi besoin de ses commanditaires.

Bref, faudra voir.