Hockey junior

Anderson MacDonald s’épanouit à Moncton

Le séjour d’Anderson MacDonald avec le Phœnix de Sherbrooke n’a pas toujours été de tout repos. Mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est rené de ses cendres depuis son arrivée avec les Wildcats de Moncton.

Sélectionné au 10e échelon du repêchage de la LHJMQ en 2016, MacDonald est débarqué à Sherbrooke avec un talent de marqueur inné et des attentes élevées. Au niveau des statistiques, il s’est montré à la hauteur, car peu de joueurs de l’époque actuelle peuvent se vanter d’avoir inscrit 29 buts en 50 parties à 16 ans. Une mésentente avec l’entraîneur-chef Stéphane Julien a toutefois terni sa bonne saison recrue.

Même si MacDonald n’était visiblement pas sur la même longueur d’onde que son entraîneur-chef, qui voulait voir un changement d’attitude et plus de professionnalisme de la part de son imposant ailier, le jeune homme prend le blâme et estime qu’il a appris de cette expérience.

« C’était difficile de gérer ces situations à 16 ans, mais je ne blâme personne d’autre que moi, a-t-il admis. Je suis beaucoup plus mature maintenant et je pense être devenu une meilleure personne. Je crois que j’ai un peu plus confiance en moi à Moncton. Je suis près de ma famille et de mes amis et ils m’apportent beaucoup de soutien. Ça m’aide mentalement. »

Bien que loin d’être exemplaire, le comportement hors glace de MacDonald n’a pas semblé déranger les Wildcats, qui ont acquis ses services en août. Ray Delia, qui venait à peine d’être nommé directeur général de l’équipe, et l’entraîneur-chef Darren Rumble ont flairé l’occasion d’ajouter un joueur de haut calibre à une formation qui n’avait obtenu que 14 victoires la saison dernière.

« Nous voulions investir dans un joueur de ce genre, qui peut changer le cours d’un match. Notre formation n’avait aucun attaquant de 17 ans de ce calibre et nous espérons qu’il évolue avec nous pendant toute la durée de son stage junior. Il n’a certainement pas de problème d’attitude avec nous. Il est très mature et ses coéquipiers l’aiment bien », a insisté Rumble.

Un talent à polir

La production offensive du Néo-Brunswickois avec les Wildcats a mis du temps à démarrer, mais après des premières semaines et un mois de novembre ardus, les buts et les points ont commencé à se pointer le bout du nez. MacDonald a marqué 24 buts et ajouté 13 aides en 43 matchs depuis le début de la campagne, touchant le fond du filet 15 fois à ses 19 dernières sorties.

« Anderson a dû s’ajuster. Il devait s’acclimater à un nouvel environnement, une nouvelle équipe et un nouvel entraîneur-chef. Il s’attendait peut-être à ce que ce soit plus facile en raison de ses précédents succès, a indiqué Rumble. Maintenant, il joue de la bonne façon, il utilise son lancer et il travaille fort. »

Même s’il fait scintiller la lumière rouge à profusion depuis deux mois, l’attaquant de six pieds deux pouces veut aider son équipe à gagner avec autre chose que son tir. Les marqueurs de sa trempe ont l’habitude de délaisser le jeu défensif afin de se concentrer sur l’attaque, mais l’apprentissage de MacDonald passe par un désir d’être plus complet et plus constant.

« Je ne joue pas toujours au niveau que je souhaite atteindre et je dois trouver cette constance. Cette année, Darren voulait que je travaille sur mon jeu défensif et je crois avoir amélioré mon style de jeu, a-t-il affirmé. Quand tu ne marques pas, tu dois trouver d’autres façons de contribuer. »

MacDonald, qui représente un bon espoir du circuit Courteau en vue du repêchage de la LNH, est le prototype parfait de l’attaquant de puissance pouvant faire des dommages près du filet ennemi. L’entraîneur-chef des Wildcats voit comme un beau défi le fait d’amener son joueur à un niveau qui ressemble à celui des professionnels.

« Les marqueurs comme lui doivent comprendre que s’ils jouent dans les deux sens de la patinoire, ils vont réussir à créer de l’attaque. Si les recruteurs le repêchent et qu’ils le voient comme plus qu’un simple marqueur, je le prendrais comme un compliment. Ça voudrait dire que notre équipe l’a bien développé », a mentionné Rumble, qui a disputé 193 parties dans la LNH et 614 autres dans la Ligue américaine de hockey.

L’ailier gauche des Wildcats aura notamment l’occasion de se faire valoir lors du match des meilleurs espoirs de la Ligue canadienne de hockey, qui aura lieu le 25 janvier. Il portera les couleurs de l’Équipe Orr et fera partie d’un contingent de 15 joueurs de la LHJMQ à prendre part à cet événement.

Novice-o-Rama

Les Sherbrookois perdent en finale consolation

Les Sherbrookois n’ont pas pu monter sur la plus haute marche du podium, en fin de semaine, lors du tournoi Novice-O-Rama. Le Phœnix 6 de Sherbrooke s’est incliné dans la finale consolation contre les Appalaches de Thetford Mines.

Les Sénateurs de Delson ont remporté les grands honneurs de la compétition, notamment grâce aux deux buts de Nathan Jolicoeur.

En tout, ce sont 98 matchs de hockey qui ont été disputés au Centre Julien-Ducharme et à l’aréna Philippe-Bergeron par des joueurs d’âge novice et prénovice (5 à 8 ans).

Après les matchs, s’il leur restait de l’énergie, les enfants pouvaient également jouer dans des jeux gonflables, qui étaient installés dans le gymnase du Centre Julien-Ducharme.

Autre point positif, les enfants et leur famille venant de loin ont participé au tourisme sportif. « De nombreux parents et membres des familles de nos jeunes participants ont passé leurs fins de semaine à Sherbrooke, ce qui représente un apport important au tourisme sportif », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Les bénévoles récompensés

Deux bénévoles de longue date, Sandy Lévesque et Mario Roy ont vu leur nom hissé dans les hauteurs du Centre Julien-Ducharme de Fleurimont. M. Roy, qui a occupé plusieurs postes dans l’organisation de Novice-O-Rama, tire sa révérence après 27 ans de bénévolat. Quant à elle, Mme Lévesque a été bénévole et coprésidente durant 14 ans.

La relève est présente chez les bénévoles. En effet, le tournoi peut compter sur la présence des élèves des écoles secondaires du Mont-Sainte-Anne et du Mont-Notre-Dame. Des jeunes en réinsertion sociale provenant de l’organisme Le Pont se sont aussi joints aux bénévoles plus expérimentés.

Hockey

Carl Neill rêve toujours à la LNH

La preuve qu’après le junior majeur, il y a une suite. Après avoir obtenu 25 points en 22 matchs avec les Stingers de Concordia, l’ancien capitaine du Phœnix Carl Neill se permet de rêver encore à la LNH.

Posté au premier rang des pointeurs de la Ligue canadienne de hockey universitaire masculin chez les défenseurs, Neill ne regrette pas d’avoir opté pour ce circuit parfois boudé par les hockeyeurs québécois.

« Les Stingers forment une équipe jeune au sein de laquelle l’entraîneur Marc-André Élément me confie d’importantes responsabilités, indique la recrue de l’Université Concordia. Tout le monde entre dans le système, ce qui nous permet d’être au troisième rang au classement cumulatif malgré notre reconstruction. Ici, c’est l’endroit parfait pour moi. »

Tout en étudiant le commerce et les affaires, Neill peut espérer encore une invitation chez les professionnels.

« Honnêtement, j’avais quelques options devant moi et en souhaitant poursuivre mes études, l’option d’un contrat de la Ligue américaine n’était pas bonne pour moi. Je visais vraiment un contrat d’entrée dans la LNH. »

Après avoir été repêché en cinquième ronde par les Canucks de Vancouver en 2015, Neill n’a pu impressionner suffisamment l’organisation, mais a ensuite reçu une invitation des Sabres de Buffalo.

« Ça n’a pas fonctionné au camp des Sabres, mais je crois que ma progression est bonne et j’aimerais ravoir une chance un jour. Je suis surpris par le bon calibre du circuit universitaire. Il n’y a pas de choix de première ou deuxième ronde de la LNH dans la ligue universitaire, mais plusieurs joueurs ont été repêchés et souhaitent la même chose que moi », note Carl Neill.

Le défenseur profite d’ailleurs de la présence d’un ancien adversaire de la LHJMQ, Anthony Beauregard, un ancien Foreur de Val-d’Or qui fait la pluie et le beau temps chez les universitaires grâce à ses 52 points.

« Anthony est l’exemple parfait du joueur universitaire qui pourrait percer. Il est petit et n’attirait pas l’attention des dépisteurs pour cette raison, mais il fonctionne à plein régime avec les Stingers. Il est un joueur très intelligent et je suis chanceux de jouer avec lui. »

Une option à considérer

Des exemples de joueurs universitaires canadiens qui ont gagné leur poste dans la LNH, il n’y en a pas une tonne. Mais des joueurs qui cognent à la porte de la grande ligue, il y en a beaucoup.

« Je pense entre autres à Phillipe Maillet et Jordan Murray, qui font bien dans la Ligue américaine. Il ne faut jamais mettre une croix sur notre rêve. Il y a toujours une chance de percer. Ça dépend seulement de notre mentalité », estime Neill.

Patinage de vitesse

Boisvert-Lacroix brille, Dubreuil se blesse

Pendant qu’Alex Boisvert-Lacroix brillait avec une médaille de bronze, Laurent Dubreuil se blessait à l’aine, dimanche, en route vers une décevante 15e place lors du deuxième 500 mètres de la Coupe du monde d’Erfurt, en Allemagne.

À moins d’un mois du début des compétitions olympiques de patinage de vitesse sur longue piste, Dubreuil cachait mal sa frustration, quelques heures après l’épreuve. Vendredi, il avait déjà connu une mésaventure, étant forcé de faire sa course avec des patins de rechange en raison d’un bris de lame. Il avait terminé au 16e rang.

«Ç’a vraiment été la pire préparation que j’aurais pu imaginer. De ce côté, ç’a été désastreux», a lancé Dubreuil au Soleil, avec sa franchise habituelle.

Dimanche, après un léger déséquilibre pendant son départ, le Lévisien s’est senti «bizarre» tout le reste de sa course. La douleur est apparue au fil d’arrivée, après un effort de 35,57 secondes.

Sa blessure est mineure. Elle ne l’empêchera pas de participer aux épreuves de 500 et 1000 mètres à PyeongChang. Mais les prochains jours d’entraînement s’en trouveront forcément affectés. À preuve, il prévoit un repos complet dans la semaine à venir et un retour sur patins d’ici une dizaine de jours.

«Mais bon, il y a encore beaucoup de temps pour s’en remettre. Il y a déjà des gens pour qui ç’a été pire. Je pense à Philippe Marquis. Mettons qu’il part de pas mal plus loin que moi dans sa préparation», a relativisé l’athlète de Lévis, parlant de la déchirure du ligament croisé antérieur subie par le bosseur de Québec. «Je ne veux pas faire pitié. Maintenant, il faut que je me remette dans la game.» Les courses de Dubreuil en Corée auront lieu le 19 (500 m) et le 23 février (1000 m).

Quant à Boisvert-Lacroix, sa troisième place de dimanche vient confirmer son statut de grand espoir de médaille pour les JO. Deuxième au classement de la Coupe du monde, le Sherbrookois a remporté deux des neuf épreuves sur cette distance depuis le début de la saison.

Le plein de confiance

Sur une piste lente, il a terminé l’épreuve en 35 secondes, à 15 centièmes du gagnant de la journée et meneur au classement général, le Norvégien Havard Holmefjord Lorentzen. «Ça donne confiance de monter sur le podium avant d’aller aux Jeux olympiques, sans aucun doute!» a d’ailleurs affirmé Boisvert-Lacroix dans une entrevue au réseau Sportcom.

De son côté, Alexandre St-Jean était plutôt satisfait de sa journée chargée. Après sa 16e place au 500 mètres (35,58), il a pris le huitième rang du 1000 mètres, sa spécialité, avec un temps de 1:10,00. Le Néerlandais Kjeld Nuis a été plus rapide de 1,6 seconde pour remporter l’épreuve.

«Mon 1000 mètres n’a pas été si pire. J’ai fait quelques erreurs, mais il me reste le temps de peaufiner les choses dans le mois qui s’en vient. Je sais ce que je dois travailler», a souligné St-Jean, parlant du premier virage et du dernier tour. Contrairement à son ami Dubreuil, l’athlète de Québec n’a aucune blessure.

Il s’agissait de la dernière compétition avant les JO. Dans les 10 prochains jours, les patineurs québécois poursuivront leur préparation à Inzell, toujours en Allemagne, avant de faire le voyage jusqu’en Corée.

Midget AAA

Amos malmené par les Cantonniers

Les Cantonniers de Magog ont prolongé à sept leur série de victoires en disposant des Forestiers d’Amos à deux reprises en fin de semaine. Après avoir savouré un gain de 4-1 samedi à Lasarre, les Magogois ont été encore plus cinglants dimanche à Amos en l’emportant 7-2.

En inscrivant leurs 22e et 23e victoires, les Cantonniers ont accru leur avance au sommet du classement général à quatre points sur le Blizzard du Séminaire St-François qui a joué pour .500 en fin de semaine. Les équipiers de Félix Potvin ont aussi un coussin de cinq points sur les Vikings de Saint-Eustache qui demeurent au plus fort de la course. Le Blizzard et les Vikings ont respectivement un et deux matchs en main sur les Cantonniers.

« Tant et aussi longtemps qu’on gagne nos parties, on leur met de la pression, car leur marge d’erreur n’est pas grande », fait valoir Potvin.

Si la course pour le championnat de la saison régulière risque de s’étirer jusqu’au dernier jour du calendrier, c’est chose presque réglée dans la division Tacks. L’avance des Cantonniers sur les Grenadiers de Châteauguay est de 16 points. Une victoire en temps réglementaire des Magogois vendredi prochain au Lac St-Louis et l’affaire est dans le sac.

Lents départs

Pour en revenir à leur périple en Abitibi, les adolescents de Félix Potvin n’ont jamais tiré de l’arrière lors de ces deux rencontres. Samedi, seul le brio du gardien Kevyn Brassard a évité un massacre aux Forestiers qui ont été déclassés 54-25 dans les lancers. Brassard, qui a mérité la première étoile de la partie, a cédé seulement devant Patrick Guay, deux fois, William Villeneuve et Charles Beaudoin (1-1). Ce dernier a fait bouger les cordages en désavantage numérique, ce qui en fait maintenant 12 à la fiche des Cantonniers.

Négligés face aux Cantonniers, les Forestiers ont à nouveau constaté la supériorité de la machine magogoise dimanche en s’inclinant 7-2. Ajoutant deux autres buts, Patrick Guay a porté son total de la saison à 27. Il a aussi amassé une aide. 

Toutefois, c’est le vétéran Simon Pinard qui a été le plus productif avec un but et trois passes. Zachary Cadorette (1-1), Marshall Lessard (1-1), Charles Beaudoin et Gabriel Fontaine ont complété.

« Nous avons été hésitants en première période lors des deux parties, a confié Félix Potvin. On a quand même réussi à fermer la porte, mais il faudra faire mieux à ce chapitre dès notre prochaine partie. »

Face à un adversaire désorganisé, le pilote des Cantonniers a admis que cela compliquait parfois la vie de ses patineurs. « 

Les Forestiers se cherchent et dans ce temps-là c’est normal d’essayer plein de choses. Ils étaient un peu imprévisibles pour nos joueurs. On a fait le plein de points au classement. C’était le scénario idéal et on se remet maintenant au travail dès mardi à l’entraînement. »

Sports

Patin de vitesse: Les Sherbrookois répondent à l’appel

Les meilleurs patineurs de vitesse du Canada se sont retrouvés sur la surface glacée pour un deuxième jour de compétition, samedi. Les Sherbrookois ont donné un bon spectacle aux 700 personnes qui se sont déplacées à l’aréna Eugène-Lalonde. Les patineurs participaient à l’épreuve du 500 m.

Depuis vendredi, les 32 hommes et 32 femmes luttent pour prendre place à l’occasion des Sélections canadiennes seniors #1 sur courte piste. Sur les 64 patineurs, quatre sont natifs de Sherbrooke.

Du côté des hommes, Jordan Pierre-Gilles se situe au 14e échelon. Ayant accumulé 3 404 points, le Sherbrookois a fait lever la foule à sa première course, en exécutant ce qui était probablement le plus beau dépassement de la journée. Il a malheureusement été disqualifié de sa finale dans le « top B ».

Nicolas Perreault, quant à lui, se retrouve au 15e rang avec 2 427 points. Il a réussi à gagner sa finale dans le « Bottom braket ». Guillaume Dion a terminé deuxième lors de sa ronde finale.

Chez les filles, Alex Lepage-Farrell se retrouve au 15e échelon. Elle a réussi à gagner sa dernière course dans le « top B ».

Le Québec se classe très bien après les deux premiers jours de la compétition. Chez les garçons, Frédéric Blais figure au sommet du classement avec 20 000 points. Chez les filles, c’est Alyson Charles qui mène avec 18 000 points.

Plein air

Les Chèvres de Montagne ou l’activité sportive au féminin

La communauté des filles en plein air a maintenant un nom, une image : les Chèvres de montagne. Partir à l’aventure au cœur de la nature entre filles pour du plaisir accru à chaque sortie, transmettre des connaissances, le contact humain, le partage entre passionnées du sport, voilà en quelques mots la philosophie des Chèvres de montagne, un club qui connaît une expansion rapide dans plusieurs régions du Québec, dont l’Estrie.

L’histoire des Chèvres de montagne prend racine il y a trois ans à Québec. Maryse Paquette en est la fondatrice. Le club réservé à une clientèle féminine fait ensuite une percée en Estrie avec Pascale Vézina comme directrice régionale. Les Laurentides, la Mauricie et Montréal sont d’autres régions où le club sont de plus en plus présentes.

« L’idée de base était de regrouper des femmes passionnées pour qui jouer dehors était une priorité. Ensuite, les faire bouger en leur permettant de découvrir des sports et des grands espaces dans la nature à travers une structure bien organisée qui inspire confiance. L’importance de s’amuser a toujours fait partie de notre philosophie », explique Pascale Vézina.

Les Chèvres de montagne ont vite fait de piquer la curiosité des femmes qui sont nombreuses à adhérer au club.

« On a gardé les mêmes objectifs, mais c’est aussi devenu un club qui met en valeur le dépassement de soi alors que les membres sortent de leur zone de confort en s’initiant régulièrement à de nouvelles disciplines, d’enchaîner Vézina. On favorise aussi l’estime de soi, l’esprit de groupe. Socialiser, c’est important dans la communauté des Chèvres. »

Un menu rempli

Impossible de s’enfoncer dans la routine avec les Chèvres de montagne qui bougent aux quatre coins du Québec sur terre, dans l’eau et sur la neige avec des activités comme le camping d’hiver, le canot, la course, l’escalade, le kite surf, la pêche, la planche à neige, la randonnée, la raquette, le ski touring, le ski de fond, le vélo, le stand up padle ou si vous préférez la planche à rame. Il y a aussi des sorties mensuelles qui sont organisées de même que des voyages à l’extérieur comme celui prévu en Californie au mois d’avril où le vélo de montagne sera à l’honneur.

Comme des filles actives doivent aussi bien s’alimenter, on leur propose même des idées recettes plein air qui leur seront très utiles lors de leurs aventures.

« Des activités trippantes pour des filles qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont prêtes à repousser leurs limites. Ça peut être lors d’un 5 à 7, une journée ou un week-end », mentionne Pascale Vézina tout en précisant que les participantes ne sont jamais laissées à elles-mêmes dans leur quête de nouvelles passions.

« Notre champ d’action est large et on ne veut rien négliger pour permettre aux filles, soit de progresser ou simplement de toucher une nouvelle activité de plein air. On s’assure donc d’avoir des personnes spécialisées pour leur enseigner ce dont elles ont besoin pour se sentir en sécurité et avoir du plaisir. Nos participantes reçoivent toujours une formation de base. Un bon encadrement est essentiel et on ne ménage rien sur ce plan », soutient Pascale Vézina.

Néophyte ou experte, vous êtes âgée d’au moins 18 ans, les Chèvres de montagne sont prêtes à vous accueillir si vous êtes une passionnée du plein air. L’abonnement annuel est seulement de 50 $. On peut consulter le site
www.leschevresdemontagne.com pour tous les détails.

Nouer des liens en faisant du sport

Adepte de plein air, Nathalie Bérard a rapidement été séduite par les Chèvres de montagne. C’est un peu par hasard qu’elle a appris l’existence des Chèvres en se promenant sur Internet il y a deux ans. « Je commençais à m’équiper pour le ski touring à l’époque et j’ai convenu que ce serait peut-être une bonne idée d’aller voir comment ça se passait. Leur philosophie, leurs valeurs me rejoignaient. Je ne m’étais pas trompée. C’est encore mieux que ce que je pensais », fait-elle valoir.

Participer à une des activités est du pur bonheur pour la Sherbrookoise. Je me suis sentie acceptée et complètement à l’aise dès le départ. Les responsables sont de bonnes vivantes, toujours positives. Expertes ou débutantes, elles sont à notre écoute... »

Nathalie Bérard est impressionnée par la qualité des personnes ressources qui viennent initier et conseiller les participantes. 

« Nous sommes prises en charge de façon professionnelle. On respecte notre rythme, notre capacité d’apprentissage et en bout de ligne ça fait en sorte qu’on se découvre de nouvelles aptitudes pour des sports qui nous semblaient inaccessibles. Je ne connais pas beaucoup de femmes qui s’adonnent à la pêche à la mouche, mais croyez-le ou non, grâce aux Chèvres il y a plein de femmes qui en viennent à se débrouiller. Il n’y a rien d’impossible. »

« Il y a du temps entre les activités pour relaxer et échanger entre amies ou avec des nouvelles connaissances. On profite de chaque moment », prétend celle qui participera justement en fin de semaine à une activité de cette communauté aux monts Chic-Chocs. « Je m’y rends seule pour une sortie en ski touring. Il y a avait une activité identique vendredi à Orford, mais j’ai décidé de me rendre en Gaspésie. Dans mon entourage on est surpris que je m’y rende seule, sans accompagnatrice (...) Avec elles, tu n’es jamais considérée comme une étrangère. Je vais nouer des liens rapidement tout en pratiquant un sport que j’adore. C’est le meilleur des deux mondes. » Jean-Guy Rancourt

Sports

Un complexe sportif à Asbestos dès la fin du mois

L’équipe de Sports CBA est constituée de cinq amateurs de sports qui ont décidé de faire de leur passion un métier. Grâce à leur initiative, les gens d’Asbestos et des environs pourront bientôt profiter d’un complexe sportif muni d’une surface multifonctionnelle et d’un bar sportif.

Le nouveau bâtiment sera situé juste à côté de l’aréna Connie-Dion, en face du nouveau Tim Horton’s, à l’entrée de la ville d’Asbestos. Le projet a reçu un très bel accueil de même que le soutien de la ville.

« Il va y avoir une surface multifonctionnelle intérieure pour pouvoir jouer au tennis, au volleyball, au soccer, au dek hockey, au pickleball… Il va aussi y avoir un enclos pour le baseball, qui se transforme pour les jeux de washer et de pétanque intérieure », explique Marc-Antoine Côté de Sports CBA, confiant de rallier des sportifs de tous les âges.

Sa conjointe et lui sont à l’origine de Sports CBA, qui offre la location mobile de divers matériel sportif. Leur ami Francis Corriveau est également propriétaire de la compagnie. Comme le projet a pris de l’ampleur, ils sont maintenant cinq associés et amis à s’impliquer, tous originaires et résidants d’Asbestos.

Un bar sportif et un magasin de sport opéré par Sports Trans-Action de Sherbrooke complèteront les services offerts. Le chantier est en cours depuis quelques semaines et on prévoit l’ouverture de la surface multifonctionnelle, d’une superficie de 55 pieds par 100 pieds, pour le 27 janvier, en prévision du début des ligues de dek hockey le 29 janvier.

Le complexe d’environ 14 000 pieds carrés est estimé à 1,2 M et nécessitera une dizaine d’employés. Pour ce projet, Sport CBA reçoit 15 000 $ en subvention de la MRC des Sources et 80 000 $ en prêt. La SADC des Sources participe aussi pour un prêt de 100 000 $ et la Caisse Desjardins des Sources a octroyé un prêt de 750 000 $ au projet.

« Asbestos bouge, Asbestos grandit, Asbestos vit, et ce projet en est non seulement la preuve, mais c’est aussi le témoin qu’on a des jeunes actifs et déterminés à Asbestos. Ce projet est issu d’une étude de marché et d’investigations sérieuses, réalisées par Marc-Antoine Côté et ses partenaires, qui ont démontré que nous avons la clientèle pour de telles installations chez-nous » se réjouit le maire d’Asbestos, Hugues Grimard.

Conséquemment à une réponse positive de la clientèle, la jeune équipe aimerait offrir dans le futur des surfaces de jeux extérieurs dans un style de plage.

Et pour celui qui pratique des sports depuis l’âge de quatre ans, il était important d’offrir aux plus petits des occasions de faire du sport.

« Il va y avoir un programme d’initiation au dek hockey. De zéro à cinq ans, ça va être gratuit. On pense aussi aux parents qui ont moins de budget. Lorsqu’ils ont essayé et qu’ils aiment le sport, c’est plus motivant d’investir », confie M. Côté.

Patinage de vitesse

Les meilleurs patineurs débarquent à Sherbrooke

Les 64 meilleurs patineurs au Canada en matière de patinage de vitesse sur courte piste ont envahi l’aréna Eugène-Lalonde, vendredi. Les athlètes sont présents à Sherbrooke pour les Sélections canadiennes seniors #1 sur courte piste.

Ce sont 32 hommes et 32 femmes qui bataillent pour obtenir leur place sur l’équipe nationale de patinage de vitesse sur courte piste. Sur les 64 patineurs, quatre sont natifs de Sherbrooke. Jordan Pierre-Gilles, Alex Lepage-Farrell, Nicolas Perreault et Guillaume Dion livrent bataille devant parents et amis.

Les compétitions ont lieu tout au long de la fin de semaine. Cela représente 50 % des points qui peuvent être accumulés, car une compétition de même valeur aura également lieu à Calgary en mars prochain.

La coordonnatrice du programme courte piste pour Patinage de vitesse Canada, Véronique McCrae, indique que cette compétition est très importante pour les athlètes.

« Il y a seulement deux compétitions aussi importantes cette année, affirme-t-elle. La tension est très élevée. Pour certains athlètes, c’est la compétition la plus importante de leur carrière. De plus, le Québec est une force en patinage de vitesse sur courte piste. Environ 75 % des participants sont Québécois ! »

Le député et président d’honneur de l’événement, Luc Fortin, se réjouit d’accueillir cette compétition canadienne. « C’est un événement d’envergure. Il y a des retombés pour Sherbrooke en termes de nuitées, de dépenses dans les restaurants et de visibilité. Surtout, ça démontre la capacité de Sherbrooke d’organiser de gros événements sportifs. On a des ambitions d’avoir des événements internationaux, donc c’est une étape préalable », analyse-t-il, le sourire aux lèvres.

De plus, la participation des Sherbrookois à ces épreuves est synonyme de fierté dans la région. « On voit que Sherbrooke se démarque, car on a deux Sherbrookois qui sont aux Jeux olympiques cette année. Les jeunes qui sont sur la glace en fin de semaine ne savent pas où ils peuvent aller », affirme M. Fortin.

Système sans bandes

En conférence de presse, le directeur des événements et infrastructures de patinage de vitesse du Québec, Stéphane Bronsard, a demandé à la Ville de Sherbrooke de se doter d’un système « sans bandes », qui remplace les coins de patinoires par d’énormes coussins qui absorbent le choc d’un patineur qui chute.

Ces systèmes sont même devenus obligatoires pour accueillir certaines compétitions de haut niveau. « Pour accueillir des événements internationaux, on doit avoir ce genre de système, a-t-il affirmé devant le ministre Luc Fortin et devant le conseiller municipal Pierre Tremblay. La prochaine étape, c’est d’acquérir cela. Maintenant, dans les compétitions, on doit avoir des systèmes sans bandes », a-t-il poursuivi, ajoutant que ce serait une opportunité pour Sherbrooke d’être à un autre niveau en matière de patin de vitesse. De plus, selon lui, le fait de ne plus avoir de bandes diminue le risque de blessure d’environ 80 %.

Cette année pour la compétition, le système sans bande a été emprunté à l’aréna Maurice-Richard de Montréal. Les patineurs qui sont tombés lors de dépassements dans les virages ont généralement apprécié le système d’amortissement.

Patinage de vitesse

Jordan Pierre-Gilles vise l’équipe nationale

C’est devant les siens que Jordan Pierre-Gilles lutte pour se tailler une place sur l’équipe nationale canadienne de patinage de vitesse. Sur la patinoire où il a donné ses premiers coups de patin, l’athlète de 19 ans pourrait atteindre son objectif.

Performer dans sa ville pour disputer une aussi grosse compétition est quelque chose de gros pour Jordan Pierre-Gilles. « C’est vraiment incroyable. Je suis à la maison, donc je suis en confiance. Mon rêve reste de participer aux Jeux olympiques. Par contre, être ici, c’est vraiment une expérience spéciale. Je me sens vraiment choyé », a-t-il indiqué après sa première course.

Pour ce qui est de ses performances, Pierre-Gilles peut toujours espérer d’avoir sa place sur l’équipe nationale. « Je suis en bonne position. C’est sûr qu’il reste beaucoup de courses à faire. C’est un sport imprévisible : il peut se passer beaucoup de choses. J’espère que la situation sera à mon avantage. Je suis prêt », affirme-t-il.

Jordan Pierre-Gilles connaît bien les autres Sherbrookois qui performent à ses côtés. « Je vois les autres Sherbrookois sur la glace et je me sens vraiment chez moi. Il y a des jeunes que j’ai coachés qui sont sur la patinoire présentement. J’ai aussi patiné avec d’autres. Par ailleurs, je suis impressionné du travail des organisateurs. La qualité de la glace est parfaite et le système sans bande est génial. Je suis vraiment fier de ma ville », a-t-il commenté, visiblement satisfait du travail accompli.

Un sport qui coûte cher

Afin de financer son équipement et ses voyages, Jordan Pierre-Gilles a pu bénéficier d’une collecte de fonds. « Il y avait une soirée vins et fromages organisé par le Club de patinage de vitesse de Sherbrooke. Les invités ont commencé à miser sur le chandail de l’Impact de Montréal que j’avais mis à l’encan. Ça a tellement bien fonctionné : j’ai amassé presque 1500 $. En plus, les gens qui l’ont acheté ont décidé de me le redonner. Je suis donc parti avec l’argent et le chandail », se rappelle-t-il, réjoui.

« Cet argent a servi à aller à une qualification à Calgary, poursuit Pierre-Gilles. Juste le billet d’avion, c’est presque 800 $. Je me suis aussi acheté une paire de patins neuve dans le temps des Fêtes. Les patins valent 1500 $ et les lames coûtent 500 $. On essaie donc d’amasser le plus d’argent possible. C’est apprécié d’avoir du soutien », a-t-il dit, en ajoutant qu’il va probablement tenter de démarrer une campagne de financement pour la compétition à Calgary qui aura lieu au mois de mars.

En plus de coûter cher, le patinage de vitesse prend beaucoup de temps. « Je m’entraîne six jours par semaine. Parfois, je fais deux entraînements par jour. En plus de ça, je vais au cégep à temps plein. C’est exigeant, mais généralement, les professeurs sont compréhensifs », explique l’athlète.

À la première journée d’épreuves, Jordan Pierre-Gilles a remporté deux de ses trois courses. Il sera à surveiller samedi aux compétitions du 500 mètres, car il s’agit de son épreuve préférée.