Canadien

Le CH aura connu des hauts et des bas sous le régime de Geoff Molson

À peine dix jours après l'annonce de la vente du Canadien à la famille Molson, la formation montréalaise subissait une transformation comme rarement vue auparavant. Le 30 juin 2009, l'équipe obtenait l'attaquant Scott Gomez des Rangers de New York.

Le lendemain, le directeur général Bob Gainey s'entendait notamment avec les joueurs autonomes Brian Gionta et Mike Cammalleri, après avoir décidé de laisser partir les populaires Saku Koivu et Alex Kovalev sur le marché.

Actualités

Un autre succès pour le Grand défi Pierre Lavoie

Après une 10e édition grandiose en 2018, la nouvelle édition du 1000 km du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL) aura répondu aux attentes. La pluie, le froid, le vent et une première portion de parcours difficile n’ont pas empêché les 1075 cyclistes de se pointer au Stade olympique de Montréal, dimanche après-midi, emportant un mouvement encore plus fort.

Ce mouvement, celui des saines habitues, a de nouveau été le point de mire au cours de la fin de semaine. Pierre Lavoie et sa bande ont pu dire mission accomplie, après trois journées pluvieuses. Heureusement, le soleil a enfin décidé de se joindre à la fête, dimanche.

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Baseball

Lachlan Fontaine fait ses débuts avec le Big Bill

Le joueur d’avant-champ des Capitales de Québec Lachlan Fontaine, qui a été prêté au Big Bill pour développer son talent au monticule, a fait une entrée remarquée avec sa nouvelle formation.

Le nouveau venu, inséré au quatrième rang des frappeurs par Jonathan Breton, a produit trois points sur deux coups sûrs dans le premier duel d’un programme double contre les Pirates de Saint-Jean-sur-Richelieu, un gain de 6-5. Il a brillé en défensive à plusieurs occasions, toutes les balles semblant aller vers lui au troisième but à son premier match en uniforme.

Sports

Le Phœnix prêt à repêcher un Européen

Maintenant que le repêchage 2019 de la LHJMQ est chose du passé, les 18 formations pourront désormais concentrer leurs efforts sur le repêchage européen de la LCH. Le Phœnix utilisera l’un de ses deux choix pour peaufiner son alignement puisque l’attaquant Oliver Okuliar a été récemment libéré par l’organisation sherbrookoise.

Même si le Slovaque n’a pas connu une mauvaise saison en récoltant tout de même 14 buts et 28 aides en 66 matchs, le Phœnix prendra la chance de miser sur un nouveau joueur européen en espérant que ce dernier aura un plus grand impact au sein de la formation.

« Il fallait prendre une décision concernant nos Européens et on a fait le choix de libérer Oliver Okuliar, indique le directeur général Jocelyn Thibault. On a sollicité quelques équipes dans le but de transiger, mais ce n’est pas évident d’échanger les joueurs européens. Mon travail peut être crève-cœur. On aimait bien Oliver, mais le Phœnix est rendu à maturité et il fallait optimiser la situation des Européens. »

Puisque l’entraîneur Stéphane Julien lui a souvent reproché un manque de vitesse, Okuliar a terminé la saison sur le quatrième et dernier trio.

« Ce que j’aimais de lui, c’était sa fougue et son intensité, explique Thibault. Il a connu une belle saison, mais il devra encore améliorer son coup de patin. Idéalement, un Européen doit percer le top 6 à l’attaque et ce n’était pas toujours le cas pour Oliver avec nous. Il a eu sa chance, mais à cause de sa vitesse, il était difficile de le garder sur nos deux premiers trios. Il souhaite encore jouer en Amérique du Nord et on l’espère pour lui aussi. Il est un bon jeune. »

Ce dernier se dit confiant d’attirer le 27 juin prochain un Européen dominant dès sa première saison dans la LHJMQ. 

« On a toujours eu de bons joueurs européens. On est classés au 27e rang dans la LCH. Quelques équipes passeront leur tour puis on verra finalement à quel rang le Phœnix repêchera. On possède une courte liste de joueurs qui nous intéressent beaucoup et on a bon espoir que notre joueur sélectionné voudra jouer pour nous », avance le DG du Phœnix, tout en confirmant le retour de Taro Jentzsch.

Un besoin à combler

Présentement à la recherche d’un gardien de but, le Phœnix pourrait être tenté de repêcher un joueur qui prendra la place devant le filet lors de la majorité des matchs de la prochaine saison. 

« Les gardiens européens n’ont rien à envier aux gardiens d’ici, bien au contraire, ils ont même pris les devants sur les nôtres en ce qui concerne leur développement. On en voit de plus en plus dans la LNH et ce n’est pas pour rien », confie l’ancien gardien professionnel Jocelyn Thibault.

Le directeur général refuse de confirmer que le Phœnix sélectionnera un portier puisqu’il tient à conserver toutes ses options.

« On a certainement un besoin à combler devant le filet, mais on recherche aussi un défenseur. Par contre, on ne peut prévoir ce que les autres formations feront et s’il y a un attaquant de très haut niveau de disponible, on n’hésitera pas à le prendre, mais tout se dirige vers un gardien européen ou peut-être aussi un défenseur. »

Un règlement qui arrive à point

Les équipes de la LCH peuvent de nouveau repêcher un gardien depuis l’an dernier, un règlement qui pourrait bien servir la cause du Phœnix à un moment opportun.

« J’étais en accord avec ce règlement. L’an dernier, les résultats ont été bénéfiques. Certains diront que ça nuira aux gardiens d’ici, mais il ne faut pas oublier que chaque équipe est limitée à deux joueurs européens. Si le Phœnix se retrouve avec un gardien européen dans les buts, ça laissera une place à un Québécois en défensive ou à l’attaque. Rien ne se perd, rien ne se crée », note Jocelyn Thibault. 

Le cas Reynolds

Classé au troisième rang des meilleurs espoirs, Peter Reynolds a finalement été repêché en deuxième ronde, au 21e rang, par les Sea Dogs de Saint John. Puisque le jeune hockeyeur regardait vers les États-Unis afin de poursuivre sa carrière, toutes les formations de la LHJMQ semblaient réticentes à utiliser un choix hâtif au repêchage pour le sélectionner. 

Or, tout indique que les Sea Dogs ont une fois de plus trouvé les bons arguments pour convaincre un récalcitrant. Une situation qui se répète et qui dérange dans la LHJMQ.

« La bonne nouvelle, c’est que les Sea Dogs ont peut-être réussi à faire en sorte que l’un des meilleurs espoirs opte finalement pour la LHJMQ, et ça, c’est une bonne chose : on veut que les meilleurs joueurs d’ici jouent dans notre ligue après tout, mais qu’ils soient repêchés au rang qu’ils méritent. »

Ce sera maintenant au tour du Phœnix de convaincre leur joueur récalcitrant, Cameron Whynot. 

« Il s’agit d’un dossier prioritaire. Beaucoup d’efforts seront investis dans le but de l’attirer à Sherbrooke », conclut-il.

Hockey

Initiations dégradantes chez le Phoenix? Une mauvaise traduction, dit Alexeyev

Une entrevue donnée par l’ancien joueur russe du Phœnix de Sherbrooke Yaroslav Alexeyev au site internet russe Sport-Express, dont certains passages ont été traduits en anglais et publiés sur les médias sociaux samedi, a créé la commotion.

Les propos d’Alexeyev, traduits en anglais grâce à l’application Google Translate et publiés par le journaliste ontarien Andrew Zadarnowski sur Twitter, font état de possibles initiations et de gestes dégradants posés à l’encontre de joueurs recrues du Phœnix, des gestes qui auraient eu lieu lors de la première année du joueur russe à Sherbrooke, en 2016-17.

Yaroslav Alexeyev mentionne que lors du party d’initiation des recrues, ces derniers devaient porter une couche pour adulte, et qu’ils devaient prendre cinq verres de bière. Le dernier à le faire devait boire cinq portions de vodka, en plus. 

Le Russe dit aussi que les recrues devaient placer un biscuit entre leurs fesses et courir autour de la maison où se tenait l’initiation. Le dernier arrivé de la course devait manger son biscuit et au bout de l’événement, tout le monde devait faire de même.

Questionné à ce sujet, via Facebook, et en anglais, Alexeyev était encore sous le choc de la proportion de cette histoire.

« Ce que j’ai raconté, ce sont des histoires que j’ai entendues de la part des gars de l’équipe, lorsqu’on faisait des partys ensemble. Ça n’est jamais arrivé à Sherbrooke », a-t-il expliqué

Un peu plus loin dans l’entrevue au site Sport-Express, Alexeyev dit essentiellement ceci.

« Je n’ai pas aimé le party l’année suivante. Ils (les vétérans) ont mis des lanières sur les recrues, leur ont donné des couronnes et les ont placés dans une petite cabane. Le vétéran était vêtu d’un tablier noir, avec un masque de gangster et des gants à nettoyer, et un manche à balai avec un condom au bout. Il appelait les gars un après l’autre et il poussait le balai dans les fesses pour les faire crier et faire peur aux autres. »

Confronté à cette traduction de son entrevue, Alexeyev a réitéré que ça ne s’était pas passé à Sherbrooke.

« Ce n’est pas vrai. C’est une mauvaise traduction », a-t-il dit, avant de poursuivre.

« J’ai dit au journaliste qu’il y avait des partys auxquels j’assistais, lors desquels les gars partageaient ce genre d’histoires qu’ils avaient déjà entendu, mais pas des histoires qui s’étaient déjà passées dans l’équipe. Pourquoi Google a décidé de traduire ça différemment, je ne sais pas. »

Alexeyev, qui a passé deux ans avec le Phœnix, et qui a été échangé au Drakkar de Baie-Comeau par la suite, s’est dit dépassé par les événements.

« Ça me fait un peu peur tout ça, car je ne suis pas vraiment une personne publique. »

« Pas vrai du tout »

Carl Neill était le capitaine du Phœnix lors de la saison recrue de Yaroslav Alexeyev et il confirme que des gestes dégradants de la sorte n’ont jamais été commis.

« Non, vraiment pas. Des gars de l’équipe à l’époque ont commencé à me texter hier soir (samedi) pour me parler de ça et je n’en revenais pas. On peut voir, dans ce qui a été publié sur Twitter, que c’est mal traduit. Ce genre de choses ne s’est jamais produit chez le Phœnix de Sherbrooke », a-t-il affirmé.

Neill confirme cependant qu’il a déjà entendu ce genre de « légendes urbaines » concernant des initiations dégradantes s’étant déjà produites dans le passé

« Je n’ai jamais été témoin de telles choses depuis que je suis dans le junior; nous (chez le Phœnix), on faisait un party en début d’année avec les gars, rien de spécial ne s’y passait. »

« C’est très surprenant, et en même temps très décevant de lire ça. Le gars (Andrew Zadarnowski, NDLR) a pris ça sur un site russe, l’a passé dans Google Translate et ça sort tout croche. Je me sens mal pour les organisations qui doivent gérer ce genre de choses; en tout cas, le Phœnix, ce n’est pas comme ça du tout », a-t-il réaffirmé.

Jocelyn Thibault dément

« C’est complètement faux. J’ai parlé à des gars qui en étaient à leur année recrue en même temps que Yaroslav et ça ne s’est jamais passé. Je ne suis vraiment pas content de cette situation, on n’a jamais toléré ce genre d’action dans notre équipe, et on ne le fera jamais. Oui, les gars ont des get together, des partys, mais on s’assure que ce soit bien encadré. Et c’est clair que ce genre d’activités est interdit », a tonné le directeur général du Phœnix de Sherbrooke.

« On a des règles internes à ce sujet. On s’occupe de 23 ou 24 joueurs, qui sont sous notre responsabilité, et je peux dire sans gêne que nos joueurs sont sur la coche. On met beaucoup d’efforts pour encadrer les joueurs. »

« Je crois que c’est une mauvaise traduction. »

Le Phœnix a réagi officiellement en début d’après-midi.

« (...) en aucun cas, le Phœnix de Sherbrooke ne cautionne et ne tolère ce type d’initiation. L’organisation fait tout en son pouvoir pour sensibiliser les joueurs à ce genre de pratique interdite par la LHJMQ et continuera de le faire dans le futur », peut-on lire dans le communiqué de l’équipe.

Actualités

La Boucle du Grand défi Pierre Lavoie se déroule sous un ciel gris

DRUMMONDVILLE — Capitale-Nationale, Montérégie, Outaouais, Mauricie: 5600 cyclistes venus de partout au Québec se sont lancés sur les routes du Centre-du-Québec, samedi matin, pour la Boucle du Grand défi Pierre Lavoie. Le départ a été donné dans les rues de Drummondville, près du Village québécois d’Antan et du campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières, devant une foule venue encourager les athlètes, malgré le temps gris et les averses de pluie annoncées.

Les cyclistes avaient à parcourir un circuit de 135 kilomètres les amenant dans 10 municipalités du Centre-du-Québec avant de retourner à leur point de départ. Parmi les quelque 4500 athlètes venus se joindre aux 1100 participants au Grand défi Pierre Lavoie, un parcours de 1000 km entamé jeudi à La Baie, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, il y avait des vétérans, mais aussi des gens qui tentaient l’expérience pour la première fois. C’était le cas de Chantal Gravel, d’Optique Nikkon Canada, venue avec six autres collègues de travail pour accompagner les cyclistes de l’équipe Saine Vision Lab. Blanchard qui prennent part au défi de 1000 km.

«Je pense que le défi aujourd’hui, c’est de se rendre à 135 km en un morceau, pas trop mouillé, et de braver le vent! Mais avec la quantité de gens ici, c’est très motivant et de rouler en peloton, ça va nous aider», a-t-elle souligné.

Anick Henry, de la Clinique Médigo de Gatineau, en était également à sa première participation à la Boucle du Grand défi Pierre Lavoie.

«Pour moi, c’est un défi, mes collègues sont plus habituées que moi (en vélo). Je vais essayer de les suivre», a-t-elle lancé avec humour.

Le cycliste du dimanche

En hommage à Marie-Hélène

CHRONIQUE / Quand on pense à Marie-Hélène Prémont, son large sourire communicateur nous vient à l’esprit, mais aussi ses exploits en vélo de montagne, dans des descentes périlleuses.

Eh bien sachez qu’on a donné le nom de l’Olympienne à une piste cyclable au relief tout à fait contraire aux montagnes que l’athlète dévalait dans sa palpitante carrière. Pas de danger de perdre le contrôle de sa monture sur les 55 kilomètres de sentier en ligne droite allant de la chute Montmorency jusqu’au Mont-Sainte-Anne, à Saint-Ferréol-les-Neiges, où la championne a fait sa marque.

La Véloroute Marie-Hélène-Prémont permet de traverser sept villages via une piste cyclable distincte ou par la Route de la Nouvelle-France, parmi les plus vieilles voies publiques du pays. Parfait pour les cyclistes de  niveau débutant et/ou intermédiaire.

À partir de la majestueuse chute Montmorency, on alternera entre une piste cyclable asphaltée et une chaussée désignée sur des rues non achalandées.  À peu de distance, la route 138 se fait entendre, tellement le trafic est imposant. On se considère chanceux de pouvoir pédaler sans se soucier des véhicules.

C’est toutefois une portion où le vent, surtout quand on roule en direction de Québec, peut venir jouer les trouble-fête. Il n’aide jamais autant qu’il nuit au retour…

On plonge dans l’histoire en roulant sur l’Avenue royale, une route étroite et sinueuse bordée de maisons ancestrales assez proches de la route pour taper la main des gens en train de se bercer sur le balcon… Bienvenue sur la route de la Nouvelle-France qui sillonne la Côte-de-Beaupré. On dit qu’elle est l’un des plus vieux chemins de l’Amérique du Nord.

La limite de vitesse est respectée, mais il faut s’attendre à rencontrer plusieurs voitures par un beau dimanche après-midi. Au gré de la randonnée, on découvre des paysages, une histoire et un patrimoine bâti entretenu avec goût. 

On passera ensuite par Sainte-Anne-de-Beaupré, où en bon cycliste du dimanche, on fera ses dévotions pour expier les péchés commis en disant de gros mots en pleine ascension lors de randonnées précédentes.

Le secteur comprend plusieurs restaurants et hôtels, ainsi que des espaces de camping.

Pour ceux qui préfèrent la bière au vin de messe, on peut pédaler jusqu’à la Microbrasserie Des Beaux Prés, où on peut choisir entre 16 produits brassés sur place. L’invitation est lancée aux cyclistes.

La Véloroute Marie-Hélène-Prémont permet de relier aussi les sentiers du Mont-Sainte-Anne et le Circuit du Cap-Tourmente dans le secteur de Saint-Joachim. 

Tout au long de ce parcours, des haltes sont aménagées avec différents équipements, comme des points d’eau, des tables de pique-nique et des stationnements.

Si on décide de rouler vers Québec, à partir de la chute Montmorency, on peut se rendre à la magnifique Baie de Beauport, à quelques kilomètres de distance. Sur place, on y découvre une grande plage et des jeux d’eau pour les enfants. L’endroit est animé et offre plusieurs services pour se restaurer.


Mon truc du dimanche :

Est-ce que vous moulinez avec des souliers « clipés » aux pédales? Pas moi. Plusieurs vous diront que ce genre de dispositif aide à sauver de l’énergie, car on tire sur la pédale en remontant la jambe. Possible, mais je n’aime pas la sensation d’avoir les pieds retenus sur les pédales en cas de chute. Disons que j’opterais davantage pour un système aimanté entre la pédale et le soulier. Tiens! Il faudrait que j’invente ça un bon dimanche.


Du lundi au dimanche: 

Du vendredi 21 au dimanche 23 juin, le Défi Île d’Orléans fait découvrir les attraits offerts par ce berceau de l’Amérique française que représente son île de Félix Leclerc via des activités rassembleuses et conviviales axées sur la santé avec un souci pour l’environnement. www.challengesileorleans.com.


Vos suggestions et commentaires à cplante@latribune.qc.ca.

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Sports

Vent de fraîcheur

ANALYSE / À défaut d’encourager leurs favoris qui brillaient par leur absence dans les séries de fin de saison, les partisans du Canadien de Montréal, qui détestent les Bruins de Boston à s’en confesser, ont eu leur petite vengeance cette semaine lorsque les Oursons ont laissé filer la victoire lors du septième et décisif match de la finale de la Coupe Stanley. J’en ai croisé certains qui étaient déchaînés et qui jubilaient, rien de moins. Faut croire que la longue disette du CH commence à peser. Grand bien leur fasse!

Personnellement, je considère que les Blues de St-Louis amènent un vent de fraîcheur à la Ligue nationale en étant les nouveaux monarques du circuit Bettman. On ne peut que se réjouir de voir une franchise soulever le gros trophée pour la première fois, surtout quand l’attente dure depuis cinq décennies.

Mais permettez-moi d’émettre une petite réserve. Les Blues avaient-ils vraiment besoin de jouer les matamores des années 70 pour améliorer leurs chances de victoire? Patrick Maroon qui traverse la ligne centrale lors de la période d’échauffement pour intimider l’adversaire. Le gardien Jordan Binnington qui joue du coude en traversant la glace à la fin d’une période ou encore les charges répétées sur le gardien Tuukka Rask. J’espère que cela ne s’explique pas par la présence des anciens durs Craig Bérubé et Steve Ott derrière le banc. Bérubé et Ott doivent leur carrière de hockeyeur à leurs poings, rien d’autre. Ben oui, les Bruins alignent un certain Brad Marchand, le joueur le plus détestable de la LNH, mais je n’ai jamais prétendu qu’il faisait partie de mes favoris.

J’ai longtemps acclamé le jeu viril à l’ancienne, les bagarres à n’en plus finir, mais tout cela est derrière moi. Appelez ça de la sagesse, ou le fait de vieillir, peu importe, mais j’assume entièrement mes propos.

Les Raptors

Vingt-quatre heures après la conquête des Blues de St-Louis, les Raptors de Toronto ont aussi mis la main sur leur premier sacre dans la NBA. Quel parcours! Et surtout quel spectacle! C’est ce que j’attends en premier lieu du monde du sport: que les athlètes nous en mettent plein les yeux. 

Sachez que j’ai toujours suivi les séries de fin de saison de la NBA avec intérêt. En tant qu’ancien joueur de crosse, je peux apercevoir certaines similitudes entre les deux sports. Cela ne fait pas de moi un spécialiste pour autant, loin de là.

Évidemment que j’appuyais les Raptors. L’équipe est même très sympathique avec trois de leurs joueurs (Boucher, Siakam et Ibaka) qui s’expriment dans la langue de Molière. Et que dire de leurs vedettes qui sont des athlètes avec une attitude irréprochable. Je parle évidemment de Kyle Lowry et surtout Kawhi Leonard. Toujours respectueux de l’adversaire, jamais de comportements inappropriés ou des propos déplacés. J’adore ces athlètes (Ryan O’Reily des Blues en est un autre, tout comme Patrice Bergeron des Bruins) qui se tiennent loin de l’arrogance et qui se gardent toujours une petite gêne pour célébrer. Tout le contraire des filles de l’équipe de soccer des États-Unis actuellement à la Coupe du monde féminine.

Le sport a besoin de ces histoires qui ont quelque chose de magique et d’inspirant. Celles des Blues de St-Louis, malgré les petites tapes sur les doigts que je leur donne plus haut, et les Raptors de Toronto s’inscrivent dans cette catégorie. 

Basketball

Les Raptors de Toronto sont les nouveaux champions!

OAKLAND, Calif. — Glorieux dénouement pour un pays enflammé par le basket: les Raptors de Toronto ont remporté le premier championnat de leur histoire, jeudi, battant les Warriors de Golden State 114-110, détrônant ainsi les doubles champions en titre en six matches, en finale de la NBA.

Un match époustouflant a connu une fin un peu chaotique. Un jeu immense a été le court panier de Pascal Siakam pour 111-108 Toronto, avec 26,5 secondes à jouer.

Un deux points de Stephen Curry a rapproché Golden State, puis les Raptors ont frôlé la catastrophe.

Un revirement commis par Danny Green a donné une chance de tir de trois points à Curry mais il a raté la cible, avec huit secondes à écouler.

Suite à des temps d'arrêts demandés alors qu'il n'y en avait plus, Kawhi Leonard a apporté les touches finales avec des lancers francs.

Comme en 2014 avec San Antonio, Leonard a été nommé le joueur le plus utile de la Finale. L'acquisition choc orchestrée par Masai Ujiri a rapporté.

«Le basketball vient de compléter une boucle au Canada: le basket a été inventé par un Canadien, le premier match dans la NBA a eu lieu à Toronto, et maintenant les Raptors ont mérité un titre de la NBA», a dit le commissaire de la ligue Adam Silver, au moment de présenter le trophée Larry O'Brien aux nouveaux champions.

Kyle Lowry a brillé avec 26 points, dont 21 en première demie. Siakam a cumulé 26 points, épaulé par 22 points chacun pour Leonard et Fred VanVleet.

Du côté des Warriors, Klay Thompson a inscrit 28 points avant de devoir quitter, blessé au genou gauche.

Golden State avait prolongé la série en gagnant 106-105 à Toronto, lundi soir.

Fait à noter, les cinq derniers matches de la finale ont été remportés par le club à l'étranger.

Lowry a inscrit les 11 premiers points des visiteurs, aidant à propulser les Raptors vers une avance de 17-6. Mais Golden State a sérieusement corsé les choses et après 12 minutes, Toronto menait par un seul point, 33-32.

Lowry s'impose

Lowry a réussi ses quatre tirs de trois points au premier quart. Dans ce même engagement, Draymond Green a aidé la cause des Warriors avec sept rebonds.

Après quelques séquences hasardeuses pour les Raptors, un rebond défensif de Serge Ibaka a fini par mener à un tir de trois points de Fred VanVleet, pour 43-38 en faveur du clan canadien.

Hésitants, les Raptors ont laissé les Warriors combler l'écart à nouveau. Marc Gasol a commis un revirement et suite au dunk d'Andre Iguodala, c'était 44-43 Golden State.

Un tir de trois points d'Iguodala a fait 54-53 Warriors, mais un jeu panier et lancer franc de Kawhi Leonard a redonné aux Raptors la priorité, 58-54.

Thompson a rapproché les siens avec trois lancers francs, mais Lowry a conclu la demie avec un tir en foulée.

En milieu de troisième quart, Lowry a commis ce qui était déjà sa quatrième faute. Peu après, une mauvaise passe de Leonard a donné le ballon aux Warriors, et Thompson en a profité pour égaler avec un tir de longue distance, 76-76.

Après un tir raté de Gasol (le faisant glisser à 0 en 5), Iguodala a enchaîné avec un court panier.

Avec 2:22 à disputer au troisième quart, Thompson a paru se blesser au genou gauche en chutant, après avoir voulu marquer contre Green. Il a dû être aidé pour retraiter au vestiaire.

Green n'a pas commis de geste dangereux. Une minute plus tard, Thompson revenait sur le terrain, inscrivant deux lancers francs. Il est de nouveau allé au vestiaire par la suite, par contre. Il n'est pas revenu dans le match.

Iguodala a encore fait des siennes en fin de troisième quart: un tir de trois points donnant l'avance 88-83 à Golden State. Le vétéran de 35 ans a connu son meilleur match depuis le Jour de Noël, quand il a fourni 23 points contre les Lakers.

Avec 8:53 à disputer dans le match, VanVleet a signé un tir de trois points crucial, nivelant le score à 91-91.

VanVleet a réédité, mais un dunk de Shaun Livingston a placé les favoris de la foule en contrôle, 97-94, avec 6:34 au cadran.

VanVleet a frappé à nouveau avec un tir de trois points: 104-101 Toronto, avec 3:44 à disputer. Les parcs jurassiques reprenaient vie.

Ibaka a ajouté un rebond offensif, augmentant l'avance à cinq points.

Le groupe de Nick Nurse a montré une fiche de 4-0 à Oakland: un gain en saison régulière et trois en séries.

C'était le dernier match au Oracle Arena, qui a accueilli un premier match de la NBA en 1966. La saison prochaine, les Warriors vont s'installer au Chase Center, à San Francisco.

Sarah McLachlan a chanté le Ô Canada, jeudi, tandis que le 'Star-Spangled Banner' a été confié à Pat Monahan, du groupe Train.

Dans la foule se trouvaient deux figures marquantes des premières années des Raptors, Vince Carter et Tracy McGrady.

Patinage de vitesse

Karine Proteau et Alex Lepage Farrell honorées

C’était soir de gala samedi dernier à Winnipeg, où Patinage de vitesse Canada a rendu hommage à plus d’une vingtaine d’athlètes, d’entraîneurs, d’officiels ou de bénévoles. Karine Proteau, Alex Lepage Farrell et le Club de patinage de vitesse de Sherbrooke (CPVS) ont ainsi été honorés.

Après avoir vu son travail être récompensé au Gala de la fédération de patinage de vitesse du Québec en remportant le prix pour l’entraîneur de haut niveau, Karine Proteau a cette fois reçu le prix de l’Entraîneur de l’année (Prix Jack Walters).