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Circuit féminin de snocross: Megan Brodeur en rajoute

SHERBROOKE - Megan Brodeur a brillé une fois de plus lors du deuxième évènement de la saison de snocross qui se déroulait en fin de semaine à Jackson Hole, sur les hauts plateaux du Wyoming, emportant une victoire ainsi qu'une deuxième place après un départ difficile.

La jeune pilote peut dire une fois de plus mission accomplie après avoir gagné la première course et fini deuxième dans la seconde, augmentant son avance sur ses rivales lors de l'épreuve de Jackson Hole. Bien installée en première place après les deux premières courses de la saison, elle a démontré qu'elle est au sommet pour de bon.

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«J'ai eu une journée parfaite vendredi pour commencer ma fin de semaine, avec les deux qualifications et une victoire dans la finale, relate-t-elle d'emblée. J'étais deuxième au départ et j'ai réussi à faire mon dépassement au premier tour, j'ai fini avec une bonne avance.»

La journée de samedi a testé la résilience et la compétitivité de Megan Brodeur, qui s'est vite retrouvée en neuvième position sur dix après avoir connu un mauvais départ.

«J'ai gagné les deux qualifications samedi, mais la finale a été moins facile. J'ai eu un moins bon départ. C'était très serré dans le premier virage et les autres filles en ont profité pour sauter devant, donc j'ai dû lâcher le gaz, explique-t-elle. J'ai aussi dû éviter un accident de justesse. J'étais essentiellement neuvième au départ et les autres étaient loin en avant.»

Malgré le fait que ce départ chaotique a coulé ses chances de l'emporter, la pilote coaticookoise ne s'est pas laissée décourager et a mis les bouchées doubles en se laçant à la poursuite de ses adversaires. Sa remontée a presque été complète, donnant un excellent spectacle aux spectateurs ainsi qu'à ceux suivaient la diffusion en direct.

«J'ai remonté tout le long de la course un dépassement à la fois. La course se déroulait dans une montagne de ski et quand j'arrivais au haut de la piste, je voyais les meneuses au loin et je voyais mal comment j'allais réussir à les rattraper, confie-t-elle. Je suis remontée jusqu'en deuxième place et j'ai fini à quelques centièmes de la meneuse. J'ai vraiment tout donné. Je crois bien que je l'aurais emporté s'il y avait eu un seul tour de plus. La foule était en délire, ç'a été la course de la fin de semaine toutes catégories confondues.»

Commentaire

Deux grands bâtisseurs nous quittent

COMMENTAIRE / Le milieu sportif de Magog a été cruellement touché par le décès en quelques heures d’intervalles de deux grands bâtisseurs, Suzanne Garneau et Olivier Tremblay.

Suzanne Garneau a été une figure de proue du patinage artistique durant une quarantaine d’années, non seulement à Magog, mais également en Estrie. Quant à Olivier Tremblay, les amateurs de hockey se souviennent de lui comme l’ancien président des Cantonniers de Magog durant 10 saisons à partir de la campagne 1999-2000.

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Olivier Tremblay est décédé des suites d’un cancer foudroyant qui avait pris tout le monde par surprise il y a à peine un mois. Quant à Suzanne Garneau, elle a été une source d’inspiration pour un nombre incalculable de personnes, elle qui a combattu avec énergie et sans réserve trois cancers (intestins, rein et peau) depuis 2004. En 2016, une vilaine chute d’un deuxième étage l’a obligée à réapprendre à marcher, parler et avaler à la suite d’un grave traumatisme crânien. Une soif de vivre malgré autant d’épreuves sournoises qui en ont fait un modèle de résilience. La médaille d’or du courage lui revenait d’emblée.

Jusqu’à cet incident malheureux, Suzanne Garneau continuait d’agir comme juge de patinage artistique, une fonction qu’elle occupait depuis de nombreuses années. Or, il faut également se rappeler de Suzanne Garneau comme l’ancienne présidente du club de patinage artistique les Libellules de Magog et d’administratrice au sein de l’exécutif régional de la discipline. D’ailleurs, on lui doit la soirée des lauréats en Estrie.

Le journaliste que je suis revoit encore la maman qui accompagnait continuellement sa petite Line à ses débuts comme patineuse artistique. Cette dernière me confiait encore que sa mère était sa plus grande complice et amie à ses débuts. Le contraire m’aurait étonné, car Suzanne Garneau débordait d’amour. Pas surprenant qu’il ne se soit pas passé une seule journée dans les trois ou quatre derniers mois de sa vie sans qu’elle reçoive de la visite.

Élégante, souriante, Suzanne Garneau l’a été jusqu’à son dernier soupir, elle qui avait choisi l’aide médicale à mourir. Ses enfants Line et Roger et tout le reste de la famille ne pourront jamais effacer de leur mémoire ce sourire radieux qu’elle leur a réservé avant de fermer les yeux une dernière fois.

Boute-en-train

Quant à Olivier Tremblay, son départ soudain n’aura pas permis à tous ceux et celles qui le chérissaient de lui dire une dernière fois tout le bien qu’il avait semé autour de lui. Passionné de ses Cantonniers, passionné de sa ville, je suis de ceux qui croient que ses accomplissements à la tête de l’équipe midget AAA sont trop souvent passés sous silence.

Le gars était un boute-en-train, toujours d’humeur égale. Je ne connais pas une seule personne qui n’a pas aimé travailler en sa compagnie. Un brin taquin, il aimait rappeler que c’est sous son règne que les Cantonniers ont gagné leur seul titre canadien. C’était fait de bon cœur et jamais avec arrogance. C’était Olivier.

L’amour de sa vie, Carole, était à ses côtés quand il est décédé. Olivier avait attendu la journée d’anniversaire de son amoureuse pour quitter ce bas monde. Quand je vous disais qu’il faisait les choses différemment.

Suzanne Garneau et Olivier Tremblay ont marqué le sport à Magog et en région. S’il y a encore des jeunes qui s’épanouissent dans la pratique de leur sport préféré en 2018, c’est qu’il y a eu des bénévoles de leur trempe pour tracer le chemin.

Deux bénévoles qui doivent être immortalisés. La question ne se pose même pas.

Sports

Lafrenière prêt à vivre un «rêve de jeunesse»

La jeune vedette de l’Océanic de Rimouski, Alexis Lafrenière, est prêt pour le camp d’entraînement de l’Équipe Canada junior. Le joueur de 17 ans s’envolera vers Victoria en Colombie-Britannique, où il tentera de se tailler un poste avec l’équipe nationale en vue du Championnat du monde junior, présenté à compter du 26 décembre.

« C’est vraiment gros, avoue le joueur natif de Saint-Eustache. C’est quelque chose dont je rêve depuis que je suis jeune. Je pense que d’aller au camp d’entraînement, c’est déjà un bon début. Il va juste falloir que je fasse ma place et que je travaille le plus fort possible. »

Celui qui mesure 6 pieds 1 pouce et qui pèse 192 livres veut prouver qu’il a le potentiel de jouer pour son pays. « Je veux juste donner tout ce que j’ai. Dans les autres camps de Hockey Canada, c’est ce que j’ai fait. J’essaie d’être bon dans ma zone et d’être bon offensivement. Je pense que c’est le fun de pouvoir aller là avec de gros joueurs comme ça », mentionne-t-il.

Serait-il prêt à accepter un rôle plus défensif? « Je suis prêt à toute éventualité, peu importe sur quelle ligne je pourrai jouer. Rendu là, c’est vraiment un rêve de jeunesse. Porter le chandail du Canada, c’est spécial pour moi. Je suis prêt pour n’importe quel rôle », avoue le marqueur de 54 points en 31 matchs.

« C’est sûr que je suis fébrile. J’ai hâte d’arriver là-bas et que ça commence », résume-t-il. 

Canadien

Tatar donne la victoire au Canadien

CHICAGO — Tomas Tatar a brisé l’égalité alors qu’il ne restait que 77 secondes à écouler en troisième période et le Canadien de Montréal a vaincu les Blackhawks de Chicago 3-2, dimanche soir, au United Center.

Alors que le Canadien tentait de s’accrocher à un précieux point au classement, Jesperi Kotkaniemi a simplement glissé la rondelle à la pointe gauche, où Jeff Petry l’attendait. Le grand défenseur a décoché un puissant lancer qui a été dévié derrière le gardien Corey Crawford par Tatar.

Le Tricolore a signé une troisième victoire de suite et il pourra remercier Carey Price. Price a réalisé 37 arrêts, dont 17 en troisième période, alors que l’équipe locale a bourdonné en raison de l’indiscipline de ses adversaires. Le Canadien a écopé huit pénalités, mais n’a été victime que d’un seul but.

«C’est un bon résultat pour nous, mais il faut réaliser que si nous jouons de la sorte contre la prochaine équipe, l’histoire sera différente, a mentionné l’entraîneur-chef du Bleu-blanc-rouge, Claude Julien. Nous avons trouvé le moyen de gagner. Notre désavantage numérique a fait du bon travail ce soir et notre gardien a été excellent.»

Max Domi et Shea Weber ont aussi enfilé l’aiguille pour le Canadien (15-10-5), qui a gagné un deuxième match de suite au United Center après avoir encaissé sept revers consécutifs.

«C’est une grosse victoire. Nous avions besoin de la contribution de tous les joueurs ce soir et c’est bon pour l’énergie lorsque nous pouvons alterner les quatre trios, a fait valoir Price. Les Blackhawks ont bien joué et ils possèdent encore des joueurs dans leur formation.»

Patrick Kane a été l’auteur des deux réussites des Blackhawks (9-17-5), qui ont perdu leurs sept dernières sorties et neuf de leurs 10 dernières. Crawford a conclu l’affrontement avec 25 arrêts.

La formation de Chicago montre un dossier de 3-11-2 sous la tutelle de Jeremy Colliton, qui a remplacé Joel Quenneville à la barre de l’équipe le 6 novembre.

Le Canadien disputera son prochain match mardi soir, lorsqu’il rendra visite au Wild du Minnesota.

Les hommes de Claude Julien n’ont pas mis de temps avant d’annoncer leurs couleurs au premier engagement. Après une belle percée en zone adverse qui s’est conclue par un arrêt de Crawford, Domi a sauté sur un retour de lancer dès la mise en jeu suivante pour donner les devants aux siens après seulement six minutes de jeu.

Il s’agissait de la 10e partie consécutive que les Blackhawks accordaient le premier but.

Le quatrième trio du Tricolore a poursuivi sur la lancée du premier trio et il a porté le pointage à 2-0 seulement 91 secondes plus tard. Michael Chaput a remis la rondelle à Kenny Agostino, qui a contourné le filet. L’attaquant a aperçu Weber à la pointe droite et le capitaine du Canadien a décoché un violent tir qui n’a laissé aucune chance à Crawford.

Indiscipline

L’indiscipline des visiteurs a toutefois redonné vie aux Blackhawks. Lors du troisième avantage numérique de sa troupe, Kane a accepté une passe de Brent Seabrook et il a profité de la circulation devant Price pour faufiler le disque derrière le gardien. Le défenseur Brett Kulak et l’attaquant John Hayden lui voilaient la vue.

Plutôt amorphe en deuxième période, le Bleu-blanc-rouge a ouvert la porte à des Blackhawks beaucoup plus insistants. Lors d’une mise en jeu en territoire adverse, une mauvaise communication en défensive entre Kulak et Andrew Shaw a permis à Kane de se blottir seul sur l’aile droite. Après avoir accepté une remise de Dominik Kahun, l’Américain a vu son lancer sur réception flottant tromper la vigilance de Price pour niveler la marque.

Sports

Une victoire et un billet de loterie pour les Cantonniers

Les Élites de Jonquière ont été impuissants devant les Cantonniers de Magog qui ont soutiré une deuxième victoire d’affilée en moins de 24 heures à leurs dépens. Après leur victoire de 5-3 vendredi, les Magogois sont revenus plus forts en l’emportant 4-1.

Fait inusité, les deux premiers buts des Cantonniers ont été enregistrés à 19 minutes 59 secondes en première et en deuxième période. Comme on l’entend dans une certaine publicité au petit écran, les Cantonniers devraient penser à se procurer un billet de groupe à la loterie 6/49.

Le premier de ces deux buts a été l’affaire du défenseur Isaac Belliveau. Un but fort important si l’on considère qu’il a empêché Jonquière de retraiter au vestiaire avec une avance de 1-0, eux qui avaient ouvert la marque dans la 17e minute de jeu.

Au deuxième engagement, ce fut au tour de Tristan Roy de faire mouche avec une seconde à faire à la période. Jonquière venait d’écoper d’une punition mineure deux secondes plus tôt. Profitant de la mise au jeu dans le territoire des Élites, Justin Robidas a gagné celle-ci pour remettre la rondelle à Marshall Lessard qui l’a refilée aussitôt à Roy qui a trouvé l’ouverture pour porter le pointage 2-1 en faveur des adolescents de Félix Potvin.

Au dernier engagement, on a eu droit au spectacle Danick Caron qui a été l’auteur des deux buts des Magogois. Jacob Dion a terminé la partie avec deux passes de plus à sa fiche.

Amende honorable

Si Félix Potvin avait été sévère envers ses joueurs la veille malgré leur victoire, le mentor magogois tenait un discours complètement différent après leur 23e victoire de la campagne. « On a retrouvé notre identité dans cette partie et la discipline est revenue au bercail. Quand on limite une équipe à 16 lancers au but sur leur glace, c’est signe que tout le monde a mis la main à la pâte et n’a pas essayé de trop en faire. Les gars doivent réaliser qu’on augmente nos chances de victoire quand on joue comme on vient de le faire aujourd’hui (samedi). Bien honnêtement, ça doit être aussi beaucoup plus plaisant pour tous les joueurs qui se sentent impliqués », a mentionné Potvin.

Au sujet de Caron qui connaît une excellente deuxième moitié de saison, Potvin y est allé d’une pointe d’humour. « Quand Danick marque un but, c’est pas mal certain qu’il va en ajouter au moins un deuxième. On sait que sa journée de travail n’est pas terminée après son premier but », a-t-il blagué.

Olivier Adam protégeait la forteresse des Magogois qui continuent de dominer aisément la division Tacks tout en soufflant dans le cou des Chevaliers de Lévis au sommet du classement général.

Mentionnons que les Cantonniers, tout comme les 14 autres formations de la ligue, prendront le chemin de Jonquière mercredi pour prendre part au Challenge CCM. Les Cantonniers font partie du groupe le plus relevé, et de loin, du Challenge en compagnie de l’Intrépide de Gatineau et les Estacades de Trois-Rivières. Une formation américaine complétera leur groupe.

Patin de vitesse

Quatre médailles pour Boutin au Kazakhstan

Kim Boutin s’illustre déjà sur le parcours de la Coupe du monde cette saison. Le premier rendez-vous se déroulait à Almaty, au Kazakhstan, et la Sherbrookoise y a remporté la médaille d’argent au 100 mètres, le bronze au 1500 mètres ainsi que deux autres podiums en relais.

« Le but était simplement de me remettre dedans et de retrouver mes sensations sur la glace. Je suis contente parce que ce n’est pas évident de retrouver la motivation après une année olympique, mais j’étais dans la bonne zone et je suis très satisfaite de ma journée », peut-on lire dans le communiqué de Sportcom.

C’est la Néerlandaise Suzanne Schulting qui a devancé Boutin au 1000 mètres. La Coréenne Ah Rum Noh s’est quant à elle emparée de la médaille de bronze.

Pour sa deuxième médaille individuelle, Boutin termine de nouveau derrière la Néerlandaise Schulting, ainsi que derrière la Sud-Coréenne Min Jeong Choi pour décrocher le bronze au 1500 mètres.

Avec ses nouvelles coéquipières Danaé Blais, Alyson Charles et Camille de Serres-Rainville, Boutin s’était qualifiée pour la finale du relais féminin qui avait lieu dimanche. L’équipe a finalement raflé le bronze. Elles ont terminé derrière les Pays-Bas et la Corée du Sud.

« La chimie est bonne, les filles sont super motivées et veulent apprendre. L’énergie est positive et le défi est beau! » a commenté Boutin.

Le relais mixte Samuel Girard, Kim Boutin, Cédrik Blais et Alyson Charles a aussi remporté l’or, en 2:39,615. C’est la première fois que le Canada obtient une médaille dans cette discipline, ajoutée cette saison seulement, et qui fera ses débuts olympiques en 2022 à Pékin.

Au total, on compte cinq podiums de plus pour le Canada, dimanche, ce qui conclut l’étape d’Almaty de la Coupe du monde de patinage de vitesse sur courte piste. Avec La Presse Canadienne

Sports

Les Marquis veulent la Coupe des bonnes actions

L’équipe de hockey des moins de 12 ans des Marquis du Mont-Sainte-Anne espère lever une coupe sans marquer un seul but. C’est plutôt en faisant de bonnes actions à l’extérieur de la glace que les jeunes espèrent soulever le trophée.

La Coupe des bonnes actions est remise à l’équipe de hockey pee-wee qui réalise la bonne action la plus impressionnante dans sa communauté. Le concours se déroule d’un bout à l’autre du pays.

« Au début de la saison, on avait parlé entre parents et on s’était dit que ça serait bien de s’impliquer avec les jeunes, explique Étienne Labrie, organisateur de l’initiative et père d’un joueur. Mais souvent on parle et ça tombe dans l’oubli. On a entendu une publicité de la Coupe des bonnes actions et c’était notre motivation pour aller de l’avant. »

Les Marquis organisent donc une journée d’activités vendredi pour une trentaine de jeunes de la maison des jeunes Fleuri-Est. Déjeuner à l’Eggsquis, partie de hockey, dîner spaghetti et jeux gonflables sont au programme. Des patins, un casque, un sac de transport et un chandail de hockey seront remis gratuitement aux jeunes. Les joueurs des Marquis profiteront aussi de la journée pour initier les jeunes au hockey.

« On voulait surtout permettre à des jeunes d’avoir du plaisir, souligne Étienne Labrie. On voulait aussi profiter de la chance que nos enfants ont de pouvoir jouer pour les Marquis. On s’entend que c’est beaucoup de transport, d’argent et de temps, ce n’est pas tous les parents qui ont les moyens d’offrir ça à leur enfant. On a calculé que ça coûte environ 5000 $ pour une saison. »

« Les joueurs sont super motivés, ajoute-t-il. Ils comprennent la raison pour laquelle on fait ça, on leur a expliqué. Ce sont tous des petits gars de 11 ans. On veut qu’ils comprennent leurs responsabilités. Ils sont fiers d’aider les jeunes et de redonner un peu de la chance qu’ils ont. »

3400 boîtes

Cette journée en compagnie des jeunes de la maison des jeunes Fleuri-Est n’est pas la seule bonne action menée par les hockeyeurs des Marquis qui jouent dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire. Les joueurs ont aidé la Fondation Rock-Guertin en montant 3400 boîtes lors de la dernière fin de semaine pour préparer l’organisme en vue de la période des fêtes.

« Un moment donné, ils nous ont arrêtés parce qu’on avait fait trop de boîtes, lance Étienne Labrie. Ce sont tous des jeunes compétitifs et ils voulaient tous en faire plus que les autres. C’était très rigolo. »

Les Marquis récolteront finalement des denrées samedi dans le stationnement de l’aréna du Collège du Mont-Sainte-Anne. Matchs de hockey, tir au but, manipulation de rondelles et autres seront au menu pour les gens présents. Toute la population est invitée.

La conquête de la Coupe des bonnes actions est accompagnée de plusieurs prix intéressants dont 100 000 $ à verser à l’organisme de bienfaisance choisi par l’équipe.

Sports

Une chance en or pour Nathan Hardy, invité au Challenge CCM

Pour la première fois, les meilleurs joueurs des circuits scolaires formeront une équipe pour rivaliser contre les formations midget AAA. Un membre des Marquis du Collège du Mont-Sainte-Anne a été recruté et aura ainsi la chance de se faire valoir devant les nombreux recruteurs présents au Challenge CCM, et ce, à la grande joie de ces derniers qui pourront bientôt mieux comparer les hockeyeurs des différents circuits à quelques mois du repêchage annuel du junior majeur.

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS) et la Ligue de hockey interscolaire du Québec (LHIQ) seront donc du rendez-vous présenté du 12 au 16 décembre à La Baie. Dix joueurs proviennent de formations de la LHPS, neuf du RSEQ et un seul de la LHIQ, qui regroupe entre autres le Collège Stanstead et Bishop’s College School.

Nathan Hardy évolue pour sa part avec l’équipe des Marquis M18 et c’est après sa participation au tournoi des espoirs de la LHJMQ à Moncton à la mi-novembre qu’il a reçu son invitation pour faire partie des étoiles des réseaux scolaires.

« Je profiterai d’une belle visibilité. C’est un gros défi pour nous. Il y aura beaucoup de recruteurs de la LHJMQ et je vais tenter de me faire valoir. Je dois profiter de cette chance. J’en profiterai aussi pour voir à quoi ressemble le calibre et pour évaluer là où je me situe pour ensuite corriger certains éléments de mon jeu afin de devenir meilleur. Je suis certain que je sortirai grandi de cette expérience. »

L’an dernier, le midget espoir participait pour la première fois à ce tournoi en regroupant les meilleurs joueurs de cette catégorie.

« C’est la première fois que cette initiative est lancée dans le réseau scolaire, rappelle Olivier Audet, directeur général du Collège du Mont-Sainte-Anne. Ce sera intéressant de voir si la LHPS tiendra son bout. C’est un bon pas pour le développement du sport étudiant. Ça prouve que le hockey scolaire a sa place dans le développement du sport et des joueurs élites. Si le joueur a le talent pour atteindre les plus hauts niveaux, la LHPS est une belle ligue pour lui. Si ce n’est pas le cas, il pourra évoluer dans un bon calibre tout en mettant les études en avant-plan. »

« J’ai déjà pratiqué avec les Cantonniers et je crois que si notre équipe réunit les meilleurs joueurs de la LHPS, on pourra certainement rivaliser », soutient Nathan Hardy. 

Son entraîneur Gabriel Doyon ne se dit pas inquiet du tout.

« On a déjà testé notre équipe M18 contre des équipes midget AAA des Maritimes et on s’était rendus loin dans le tournoi. On n’avait pas perdu une seule partie en temps règlementaire. On sait que c’est moins fort dans les Maritimes, mais ça nous donne un bon indice. D’année en année, on voit des organisations plus sérieuses s’impliquer dans le circuit. Il suffit de regarder l’alignement du Phœnix de Sherbrooke pour comprendre que la LHPS produit de bons joueurs. On retrouve quatre anciens de la LHPS chez le Phœnix : Vincent et Julien Anctil, Félix Robert et Nathaël Roy. »

Pour Nathan Hardy, qui souhaite être repêché en juin prochain à Québec lors de la sélection annuelle de la LHJMQ, l’inclusion du réseau scolaire au Challenge CCM représente une excellente nouvelle. 

« Mon but serait de jouer dans la LHJMQ et si ça ne fonctionne pas, je viserai peut-être le réseau collégial, explique le jeune joueur de 15 ans. Je suis admissible au repêchage cette année. J’aimerais jouer une saison dans le midget AAA avant et par la suite, on verra! Je suis un joueur offensif. Je tenterai de créer des occasions de marquer durant le Challenge CCM, mais je veux aussi être responsable en zone défensive. »

Une belle reconnaissance pour la LHPS

La Ligue de hockey préparatoire scolaire, tout comme ses deux réseaux jumeaux, fait de plus en plus parler d’elle dans la LHJMQ. 

« Ce qui était dur pour un recruteur, c’était d’évaluer les joueurs de la LHPS avec ceux du midget AAA. Maintenant qu’ils seront réunis sur la même glace, le recruteur n’a plus à deviner ou à supposer : il a un meilleur portrait du réel niveau du joueur », explique Gabriel Doyon.

« Hockey Québec reconnait de plus en plus que le hockey scolaire est incontournable et y voit un avantage de réunir les différentes ligues, se réjouit Olivier Audet. Il y a dix ou quinze ans, c’était inimaginable de penser qu’un joueur du scolaire puisse prétendre à la LHJMQ. L’excellence des programmes permet ça aujourd’hui. »

Arts martiaux

La férocité du carcajou

SHERBROOKE — Maxime « le carcajou » Poulin commence à se faire un nom dans le domaine des arts martiaux mixtes en Estrie. L’athlète originaire de Chartierville vient tout juste de remporter un combat en Ontario ce qui lui confère une 4e victoire en cinq duels depuis ses débuts professionnels.

Maxime Poulin a vaincu en novembre l’Ontarien Patrick Connors par étranglement arrière lors de la 3e ronde. Connors était alors invaincu chez les professionnels.

Propriétaire d’une ceinture marron en jujitsu brésilien, celui que l’on surnomme « le carcajou » est un spécialiste du grappling, c’est à dire des techniques d’immobilisation et de soumission d’un adversaire.

Le surnom suit d’ailleurs l’athlète de 31 ans depuis plusieurs années et fait maintenant partie intégrante du combattant.

« Quand j’ai commencé le jujitsu brésilien, j’étais à Québec et parfois à l’entraînement les débutants pouvaient choisir leur partenaire de sparring. Chaque fois, les débutants me choisissaient parce que j’avais l’air de la personne la moins intimidante. Ça faisait rire les entraîneurs parce qu’ils savaient à quel point je pouvais être dur à battre. Ils m’ont surnommé le carcajou à cause de ça. Ils disaient que j’avais l’air d’une petite bête, mais que finalement j’étais vraiment féroce. C’est resté depuis le temps. »

Mais ceux qui cherchent un combattant arrogant et transporté par la haine qu’il entretient pour son adversaire seront déçus. Pour Maxime Poulin, qui s’exprime d’une voix très calme, le respect prime avant tout dans la pratique de son sport.

« Je n’ai jamais vraiment de haine pour mon adversaire, explique-t-il. Je veux juste appliquer les techniques le mieux possible. Que je perde ou gagne, il n’y a pas de rancune. Il me permet de voir où j’en suis et à quel point mes techniques fonctionnent. La même chose pour lui. C’est ça un combat professionnel, tu peux voir les erreurs que tu as faites à partir de la coupe de poids jusqu’à la fin de la dernière ronde. »

« Parfois il va y avoir du trash-talk, admet Maxime Poulin. Mais ça fait vendre des billets et les gens aiment bien cela. Il y a des combats où on se pique un peu plus. De nos jours quand tu sais que tu vas te battre contre une personne dans trois ou six mois, il n’y a rien qui empêche cette personne d’aller sur Facebook et de te dire ce qu’elle veut. Tu lui réponds et parfois tu construis beaucoup d’anticipation. »

Une règle maison pour les commotions

Maxime Poulin est bien conscient des dangers liés aux commotions cérébrales. Il s’est d’ailleurs fait une règle bien personnelle.

« Si je me fais bien touché sur la mâchoire ou la tête à l’entraînement et que dans la soirée plus tard j’ai ne serait-ce qu’un petit fond de mal de tête, je prends pratiquement 10 jours sans que personne ne touche à ma tête. Je fais super attention. »

Il estime aussi que les arts martiaux mixtes paraissent beaucoup plus dangereux qu’ils ne le sont vraiment.

« Il y a beaucoup de corps et à corps et de lutte de soumission, ça épuise, et les coups par la suite sont moins forts, souligne-t-il. Si jamais tu es en danger ou tu te défends mal, l’arbitre arrête le combat directement. Tu ne peux pas te relever et manger un autre coup. Le problème c’est que les gens regardent le sport et se disent que c’est vraiment violent, mais il regarde juste la soirée où tu te bats en bobette serrée dans une cage et où tu donnes tout ce que tu as. Il va peut-être y avoir du sang et des coups de coude au visage, mais on fait ça juste deux fois par année. Au gym, on ne se donne pas de coup de coude dans le visage. On s’entraîne intelligemment. »

Maxime Poulin devrait remonter dans la cage d’ici quelques mois pour son 6e combat professionnel. Il explore également ses différentes possibilités.

« J’ai eu des discussions avec Stéphane [Stéphane Patry, promoteur de l’organisation d’arts martiaux mixtes TKO]. On va voir ce qui va arriver avec ça », résume Maxime Poulin.

Hockey

Judes Vallée : des saisons difficiles et enrichissantes

SHERBROOKE — « On le savait que les premières saisons allaient être difficiles. Je savais dans quoi je m’embarquais et j’étais heureux de le faire. Construire une nouvelle concession, c’est aussi bâtir une nouvelle culture. J’ai appris beaucoup durant mes saisons avec le Phœnix. Ça va me servir durant toute ma vie. »

Le premier entraîneur de l’histoire du Phœnix de Sherbrooke, Judes Vallée, avait tout un défi en 2012 : celui de piloter un groupe de joueurs qui ne se connaissaient pas du tout et qui n’avaient donc jamais évolué ensemble.

Malgré la présence exceptionnelle de cinq joueurs de 20 ans, et malgré l’obtention du tout premier choix de 2012 (Daniel Audette), la première campagne des Oiseaux n’était pas de tout repos. Les suivantes non plus d’ailleurs : la fiche de 85 victoires et 151 défaites de Judes Vallée en témoigne.

« On a connu de très belles séquences et de beaux moments avec le Phœnix. Lors de la première moitié de saison, on avait reçu beaucoup d’attention entre autres à cause du lock-out dans la LNH et notre arrivée dans la ligue. J’allais faire mon épicerie et tout le monde me regardait ou me parlait de hockey. Le Phœnix faisait parler de lui et les foules étaient plus importantes. Mais on a aussi eu notre part de problèmes. La deuxième saison a été décevante en ratant les séries éliminatoires. Il n’y avait aucune stabilité devant le filet. »

L’échec de la saison 2015-2016

Le Phœnix a connu une meilleure campagne par la suite avec 36 victoires, s’inclinant toutefois contre les Islanders de Charlottetown, une fois de plus en première ronde.

La progression du Phœnix permettait aux dirigeants de croire que la prochaine saison pouvait être la bonne. Le slogan « Ensemble pour la victoire » aura d’ailleurs été l’une des erreurs commises par le Phœnix lors de la saison 2015-2016. Quelques mois plus tard, après un début de saison difficile, le Phœnix congédiait son directeur général Patrick Charbonneau et son entraîneur Judes Vallée pour les remplacer par Jocelyn Thibault et Stéphane Julien, toujours en poste.

« J’étais très déçu. C’était la première fois que je me faisais congédier. Je savais que ça faisait partie de la game, mais je n’étais pas habitué à ça. Côté business, je venais d’apprendre beaucoup, mais je venais également de perdre ma famille. J’ai adoré travailler avec les jeunes et toute l’organisation, en passant par les propriétaires, les gestionnaires, mes adjoints et le personnel de soutien. Les gens m’ont toujours appuyé. »

Vu comme un bon père de famille dans sa relation avec les joueurs, Judes Vallée se dit fier de n’avoir jamais accusé personne dans les moments difficiles. Et Dieu sait qu’il n’avait pas des cas faciles à gérer. Certains penseront à Daniel Audette et Jérémy Roy, qui étaient vus comme des vedettes, ou des joueurs plus turbulents à l’extérieur de la patinoire.

« On a vécu plusieurs histoires à l’interne et il aurait été facile de pointer parfois Daniel ou Jérémy, mais ces jeunes arrivent dans la ligue à 16 ans, vivent beaucoup de stress et ne méritent pas que leur entraîneur fasse leur procès sur la place publique. Avec mes joueurs, j’ai toujours réglé les problèmes dans mon bureau. Il ne faut pas exagérer non plus, ils n’avaient pas tous les torts contrairement à ce que certains peuvent croire. »

Le parfait bonheur

Judes Vallées provenait du réseau scolaire, les Cougars du Collège Champlain, avant de revenir dans la LHJMQ avec le Phœnix. Au mois de juin 2017, Vallée a renoué avec ses anciens amours en acceptant le poste d’entraîneur-chef des Aigles Bleus de l’Université de Moncton.

« J’avais alors une équipe à rebâtir. Disons que j’avais une certaine expérience acquise en ce sens. Le recrutement avait été mis de côté un peu et j’avais comme défi d’attirer de bons joueurs à Moncton. »

La première saison fut difficile, mais Judes Vallée connaît une excellente campagne cette année avec les Aigles Bleus.

« Le mandat est bien différent que celui à Sherbrooke. Je suis seul à temps plein. J’ai l’aide de mes adjoints, qui travaillent à temps partiel, mais je dois m’occuper aussi des montages vidéo et de bien d’autres choses. »

Installé avec sa conjointe à Shédiac près de la mer et de la plage Parlee, Judes Vallée adore l’environnement qui l’entoure.

« Je suis hyper heureux ici. Les gens de la place sont très chaleureux. Les Aigles Bleus sont importants en région, entre autres pour les Acadiens. Le réseau des anciens est très solide ici. Je fais ce que j’aime dans un circuit qui gagne à être connu. Je peux coacher, ici. Je travaille à ma manière. Je côtoie des hommes sur la glace, c’est différent du junior majeur. Les joueurs sont plus matures, on joue beaucoup moins de parties et le calibre est très relevé. »

Finalement, est-il possible de revoir un jour Judes Vallée dans la LHJMQ?

« J’adore vraiment ça ici. Je suis bien. Je ne ferme aucune porte, mais je suis à ma place présentement! » conclut-il.