Cannabis

Légalisation du cannabis : quels impacts sur les performances?

SHERBROOKE — La marijuana demeurera interdite dans le monde du sport. Mais la question que plusieurs se posent est la suivante : est-ce que la consommation de cannabis aide vraiment aux performances sportives?

D’un côté, on estime que la consommation peut aider à mieux gérer la douleur, réduire la nervosité et provoquer un effet calmant chez l’athlète. Du moins, c’est l’information partagée par la LHJMQ, qui continuera d’interdire cette substance. 

« La marijuana fait partie des substances qui permettent d’améliorer les performances sportives et dans notre cas, c’est surtout en ce qui concerne la tolérance à la douleur, indique le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin. On avait vu venir le coup avec la légalisation du cannabis et notre but était de sensibiliser les joueurs afin qu’ils ne banalisent pas cette consommation. »

Ce dernier rappelle que la LHJMQ se base sur le Centre canadien pour l’éthique du sport (CCES), lié à l’Agence mondiale antidopage, afin d’établir sa politique. 

« Nous ne sommes pas effrayés par la légalisation, admet M. Blouin. Pour nous, ça ne change rien en fait, car la marijuana était déjà prohibée et bannie. On a surtout averti les joueurs de faire attention à leurs fréquentations, qui vont peut-être commencer à consommer de la marijuana de façon légale. Les thérapeutes sportifs ont également été formés et constituent le premier rempart. Ils ont reçu une formation sur le dopage et sur les drogues. Une trousse a également été remise aux intervenants. »

Notons que dans la LHJMQ, un test antidopage échoué entraîne huit matchs de suspension. Un avertissement est donné au joueur dans le cas du cannabis et il doit se soumettre à d’autres tests dans le futur. S’il échoue au second test, le joueur écope 25 matchs de suspension. Après trois avertissements, l’athlète est suspendu deux ans.

Plutôt néfaste, croit Xavier Desharnais

Sports

La marijuana et le sport : pas question de partir en peur

SHERBROOKE — La consommation de marijuana est peut-être devenue légale au Canada, mais les associations sportives et les athlètes refusent de partir en peur pour autant. Tous sont d’accord pour dire que cette drogue existait déjà, qu’elle était interdite et qu’elle le demeurera de toute façon.

Les athlètes questionnés sur le sujet sont catégoriques : ils ont été préparés à la légalisation de la marijuana et ils admettent que leurs habitudes ne changeront pas, que la consommation soit devenue légale ou non. C’est entre autres le cas du patineur de vitesse longue piste Alex Boisvert-Lacroix.

« Ça ne m’affecte aucunement parce que je ne consomme pas. Et même si un médicament comme le sirop Advil rhume et sinus est vendu sur les tablettes dans les pharmacies et est accessible à tous, je n’ai pas le droit pour autant de prendre ce produit, car il contient des produits interdits. Comme la marijuana finalement », explique le Sherbrookois. 

Il faut savoir que le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) a rappelé aux athlètes que cette substance restera interdite et qu’un contrôle positif pourra donc entraîner des sanctions après le 17 octobre 2018.

« Nous avions à suivre un cours en ligne conçu par le CCES sur les règles antidopages. Ils ont bien expliqué aux athlètes que la marijuana ne serait pas pour autant légale », ajoute Boisvert-Lacroix.

Éviter de banaliser

Un autre athlète bien connu à Sherbrooke, mais qui a demandé à garder l’anonymat, estime que le CCES aura encore le devoir de clarifier le tout afin d’éviter les zones grises.

« On sait que la consommation de cannabis en compétition demeure bannie, mais en dehors de ça, la pratique récréative n’est pas interdite, bien qu’elle ne soit pas encouragée. On nous dit souvent de faire attention à l’exposition au cannabis pour éviter un contrôle positif qui ne soit pas volontaire. Il y a des gens qui croient qu’une exposition à une fumée secondaire forte peut être suffisante pour donner un contrôle positif, d’autres qui disent que les agents actifs, comme le THC, peuvent rester dans le sang jusqu’à trois mois après la consommation. Il y a beaucoup de variables dépendamment de la source et du consommateur. »

Le CCES rappelle aux athlètes que selon le principe antidopage fondamental de la responsabilité objective, ils doivent assumer la responsabilité de toute substance interdite trouvée dans leur échantillon. Les athlètes qui ont une prescription de marijuana médicinale doivent déterminer s’ils ont besoin d’une exemption médicale. »

Le CCES se dit donc tout de même inquiet :

« Nous craignons que les athlètes tiennent pour acquis qu’ils peuvent consommer du cannabis parce qu’il est légal, affirme par voie de communiqué Paul Melia, président-directeur général du CCES. Nous voulons nous assurer que les athlètes savent que le cannabis est toujours interdit et ainsi prévenir les violations de règles antidopage par inadvertance. »

« Des normes strictes sont utilisées par l’armée canadienne et la GRC pour éviter d’avoir des employés sous l’influence de la drogue lors de leurs quarts de travail, rappelle l’athlète souhaitant garder l’anonymat. Il pourrait être approprié d’utiliser des normes similaires pour les athlètes, ce qui ne restreint pas la pratique récréative personnelle en dehors des compétitions ou des entraînements, mais qui assure un respect de la sécurité lors de la pratique sportive. »

Notons que le CCES fournit aux intervenants des ressources pour les aider à prendre des décisions éclairées en ce qui concerne les drogues dans le sport, dont deux récemment créées pour le cannabis. La page Web sur le cannabis et la Trousse de formation sur le cannabis dans le sport contiennent notamment de l’information sur la marijuana médicinale.

Pour le chef de mission de la délégation estrienne des Jeux du Québec, rien ne change malgré la légalisation de la marijuana. 

« Il est clair que la consommation de marijuana demeurera illégale chez la clientèle des Jeux du Québec, âgée entre 12 et 17 ans, soutient Nicolas Vanasse. Dans le cadre de nos événements, des politiques ont été adoptées pour les entraîneurs et bénévoles qui accompagnent les jeunes durant les activités des Jeux du Québec. Ce sera interdit, tout comme l’alcool en dehors du lieu spécifiquement prévu à cet effet : le bar des Jeux, seulement accessible après le couvre-feu des athlètes. D’ailleurs, si la direction de la promotion de la sécurité dans le loisir et le sport du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur lance une action de sensibilisation concernant le cannabis, nous répondrons à l’appel, comme cela avait été le cas il y a quelques années pour les boissons énergisantes. »

Canadien

Deslauriers ne changera rien à son style

Pendant environ deux heures mardi, Nicolas Deslauriers a eu l’impression de faire partie d’une équipe de la Ligue de hockey midget AAA. Le colosse attaquant du Canadien était heureux de reprendre l’entraînement avec ses coéquipiers, mais pour ce faire, il a dû porter un casque avec une grille, d’où la sensation de retour à l’adolescence.

Cette grille est un passage obligé pour Deslauriers depuis sa fracture au visage survenue lors de son violent combat contre Brandon Baddock (Devils), le 17 septembre. S’il le pouvait, il la remiserait sur-le-champ.

Football

Les Gaiters gardent le cap

Les Gaiters de l’Université Bishop’s ne s’attendaient certainement pas à un tel dénouement à la suite de leur passage dans la conférence des Maritimes, il y a deux ans. Avec une fiche d’une seule victoire contre 14 défaites, et deux saisons sans éliminatoires, on peut comprendre que le moral ne soit pas au plus haut. Malgré les difficultés, l’entraîneur-chef Chérif Nicolas est confiant de pouvoir faire changer le vent.

Les Gaiters ont disputé leur dernier match sur la route, samedi, en affrontant les Axemen, à Acadia.

Un match qui s’est soldé par une victoire de 31-9 des Axemen. Bishop’s est toujours à la recherche d’une victoire en 2018 (0-7).

« Avant la semaine de relâche, on avait progressé, je sentais que l’équipe voulait se battre et défendre ses couleurs avec fierté. On a disputé un gros match contre les Huskies (défaite de 18-9) la semaine dernière, un match où on a rivalisé coup pour coup. Je redoutais un relâchement cette semaine face à Acadia, et c’est ce qui s’est produit, malheureusement », a dit Chérif Nicolas.

« C’est décevant. Quand tu observes une certaine progression, tu veux qu’elle se poursuive. Il nous reste une chance de faire un pas vers l’avant, lorsqu’on accueillera St-Francis-Xavier, samedi. On va continuer à mettre l’emphase sur ce qui est important et faire confiance au processus. Il faudra prendre les bouchées doubles. »

Chérif Nicolas constate une certaine amélioration de son unité défensive, qui est désormais sous l’entière responsabilité de Fabrice Raymond.

« Depuis que Fab a pris la défensive au complet, ça va bien, ça progresse. On ne peut pas dire qu’on est entièrement satisfait, mais il y a une progression. On a limité les dégâts lors des deux derniers matchs. Je crois qu’on s’en va dans la bonne direction », a-t-il analysé.

Mais en attaque, l’unité dirigée par Justin Chapdelaine peine à afficher une certaine constance et des résultats probants au tableau : Bishop’s n’a marqué que 80 points en sept matchs en 2018.

« Notre attaque a de la difficulté à avoir du succès sur une base régulière. Ça vient par bourrée, ce qui fait qu’on n’a pas de rythme. On a un certain manque de cohésion et, il faut l’avouer, un manque de stabilité au poste de quart-arrière. On donne des opportunités aux gars, on fait un choix pendant la semaine, et on y va. »

Mathieu Demers (12 en 23, 186 verges de gain, un touché et deux interceptions) de même que Stephen Casey (5 en 12, 48 verges et deux interceptions) ont à nouveau partagé le travail, samedi. Dylan Tucker a amorcé la saison comme quart-arrière, mais il joue maintenant comme centre arrière.

Vivre avec la défaite

On s’en doute, les deux dernières saisons n’ont pas été de tout repos, chez les Gaiters.

« Il faudrait poser la question directement aux joueurs. Mais pour moi, c’est très très très difficile. C’est le plus gros défi auquel je fais face dans ma carrière. Je n’ai pas l’habitude des défaites. J’ai 14 défaites depuis que je suis arrivé ici, et j’en ai subi seulement 28 en sept saisons avec les Spartiates du Vieux-Montréal. Mais bon, c’est mon travail, et je fais ce que j’aime. »

« Le succès va venir avec le recrutement, et principalement le recrutement au Québec. Ça nous prend des joueurs qui vont vouloir endosser le mauve pour changer les choses. Plusieurs d’entre eux nous ont déjà choisi, mais on retient leurs noms jusqu’à la fin de la saison, par respect. On a déjà cinq gars du Québec confirmés, on espère en avoir une douzaine. »

C’est notamment le cas du quart-arrière Charles Aubry, des Nordiques de Lionel-Groulx (collégial division 1).

« C’est un très bon choix pour lui, il aura la chance de compétitionner rapidement et d’avoir un impact rapidement avec nous. Il aura la chance de faire plus que de porter un chandail », a dit Chérif Nicolas.

« Il ne faut pas oublier que 50 de nos 73 joueurs sont de première ou de deuxième année et notre moyenne d’âge est d’environ 21 ans. Tous des gars que j’ai recrutés. Oui, le succès n’est pas venu aussi vite qu’on le pensait. Mais quand tu grimpes une montagne, tu dois y aller un palier à la fois. Ces gars-là vont vieillir avec nous. Si on va chercher quelques gars du Québec, on va gagner en expérience. Notre recrutement va beaucoup mieux, il y a de plus en plus d’intérêts pour ce que l’on offre aux jeunes. »

Chérif Nicolas a encore une année à son contrat avec les Gaiters.

Canadien

Le Canadien signe une victoire facile de 7-3 contre les Wings

Le Canadien de Montréal a poursuivi son solide début de saison en dominant les Red Wings de Detroit par la marque de 7-3 lundi soir au Centre Bell.

Confrontés à l’équipe qui avait accordé le plus de buts par match jusqu’à maintenant cette saison (4,40), une équipe qui semble destinée à aboutir dans les bas-fonds du classement de la LNH, les hommes de Claude Julien ont connu leur soirée la plus productive depuis le 19 décembre dernier face aux Canucks de Vancouver.

Deux ailiers gauches en particulier se sont mis en évidence, à commencer par Tomas Tatar.

À son deuxième match en carrière contre son ancienne équipe, Tatar a connu une deuxième partie consécutive de trois points après avoir fait le coup aux Penguins de Pittsburgh samedi soir.

Tatar a d’abord inscrit un but assommoir alors qu’il restait moins de neuf secondes à jouer à la première période, permettant ainsi au Canadien de rentrer au vestiaire avec une avance de 3-1.

Drouin productif

Au deuxième vingt, il a ajouté des mentions d’aide sur les filets de Brendan Gallagher (3e) et de Jonathan Drouin (2e), ce dernier lors d’une supériorité numérique.

D’ailleurs, Drouin a été l’autre ailier gauche productif. Le talentueux attaquant de Sainte-Agathe a lancé la pétarade en déjouant Jimmy Howard sur un tir de pénalité à 7:13 de l’engagement initial.

De ce fait, il a réalisé un quatrième doublé en carrière, un premier dans l’uniforme du Canadien et un premier depuis le 27 mars 2017 contre les Blackhawks de Chicago.

Drouin n’a fait qu’ajouter à ses succès passés contre les Red Wings, la formation face à laquelle il a connu le plus de succès depuis le début de sa carrière avec maintenant cinq buts et neuf aides en 12 parties.

Outre Tatar et Drouin, Matthew Peca a fait sa part en obtenant deux mentions d’aide pour ses deux premiers points avec le Tricolore.

Peca a notamment récolté une aide sur le premier but de la saison de Tomas Plekanec, inscrit à son 1000match du calendrier régulier en carrière.

Charles Hudon (2e) et Paul Byron (3e) ont réussi les autres filets du Canadien, qui a obtenu 35 tirs contre Howard, victime des cinq premiers buts, et Jonathan Bernier.

Andreas Athanasiou a mené l’attaque des Red Wings avec ses deux premiers buts de la saison. Thomas Vanek, en avantage numérique, a complété pour son tout premier point de la campagne.

Une ombre au tableau

S’il y a une ombre au tableau à ce gain, c’est la troisième période. Les joueurs du Canadien ont levé le pied et permis aux visiteurs de marquer deux fois contre Antti Niemi, qui a fait face à 28 rondelles dont 12 lors de ce troisième vingt. De son côté, le Tricolore s’est contenté de cinq tirs pendant les 20 dernières minutes.

Le Canadien complétera son séjour de quatre matchs au Centre Bell mercredi soir en accueillant les Blues de St. Louis (1-2-2), une autre équipe qui connaît un départ laborieux.

Hockey

Le Phoenix de Sherbrooke s'offre un premier gain sur la route

Le Phœnix de Sherbrooke a remporté de belle façon sa première victoire sur la route cette saison, dimanche après-midi, en écrasant les Olympiques, à Gatineau, par la marque de 7-1.

C’est le Slovaque Olivier Okuliar qui a été la grande vedette du camp sherbrookois avec deux buts et autant de passes.

Benjamin Tardif (1-2) et Bobby Dow (1-2) se sont également illustrés lors de cette rencontre à sens unique, qui a permis au jeune gardien Thomas Sigouin de signer un premier gain dans la LHJMQ. Le jeune homme a bloqué 29 des 30 lancers dirigés vers lui. Seul Shawn Boudrias a réussi à le déjouer, en deuxième période.

Félix Robert, Julien Anctil et Taro Jentzsch ont aussi fait bouger les cordages.

« Thomas a eu un très bon camp d’entraînement avec nous, mais il s’est blessé au genou par la suite. Quand tu le regardes jouer, ce n’est rien de très technique, mais il est là pour arrêter la rondelle, peu importe la façon. Il compétitionne. J’ai aimé ses deux derniers matchs, ça nous rassure beaucoup, car il n’avait disputé qu’un seul match dans la LHJMQ l’an passé. Il a fait de gros arrêts en première période et il nous a donné confiance pour la suite du match », a indiqué l’entraîneur-chef du Phœnix, Stéphane Julien.

L’attaque sherbrookoise s’en est donné à cœur joie contre une équipe qui complétait une séquence de sept matchs en 12  jours.

« Enfin, ça a débloqué pour nous à l’attaque. Vendredi, on méritait un meilleur sort et aujourd’hui (dimanche) notre travail a été récompensé. On avait beaucoup de vitesse, on a amené beaucoup de rondelles au filet et on a été opportunistes. C’est comme ça qu’on veut jouer. »

Parmi les points positifs, la tenue de l’avantage numérique fait sourire Stéphane Julien. Avec deux buts inscrits en quatre occasions de marquer face aux Olympiques, Sherbrooke montre maintenant le deuxième meilleur pourcentage d’efficacité de la LHJMQ, avec 32,4 %, derrière l’Océanic de Rimouski (40,5 %).

Par contre, la tenue de l’unité en désavantage numérique n’est pas aussi reluisante. Sherbrooke ne peut faire mieux qu’un taux d’efficacité de 71,1 %. Seules deux équipes font pire que Sherbrooke présentement (Saint John, 70,7 % et Shawinigan à 64,7 %).

« Le jeu sur les unités spéciales, c’est ce genre de détails qui changent les matchs. Si notre avantage numérique va bien, notre désavantage numérique nous a fait perdre le match de vendredi face à Chicoutimi. On a du travail à faire de ce côté, les équipes s’ajustent à notre façon de jouer. Mais contre Gatineau, on a très bien fait, c’est la preuve que lorsque les gars appliquent le système, on peut avoir du succès. Pour terminer parmi les meilleures équipes, on veut viser un pourcentage d’efficacité cumulatif de 105 %. »

Le trio formé de Dow, Okuliar et Tardif a été de la dynamite pour le Phœnix, dimanche.

« Nos deux joueurs européens connaissent de bons moments. Le trio formé de Dow, Tardif et Okuliar, a été excellent, les gars ont mis l’effort. Quand Dow est arrivé, il n’avait pas patiné depuis deux semaines. On commence à lui enseigner les bases du système et j’ai vraiment aimé ses trois derniers matchs. Il est fort, il a de la vitesse et on peut lui faire confiance dans plusieurs situations. C’est un ajout très intéressant à notre formation », a dit Stéphane Julien.

Les Olympiques, eux, semblaient à bout de souffle, dimanche, lors de leur troisième match en autant de jours.

Ils ont résisté au Phœnix pendant deux périodes, mais les visiteurs ont ouvert les vannes avec trois buts en 50 secondes au début de la troisième période. C’en était fait des Gatinois, qui se sont inclinés devant une maigre foule annoncée de 1393 spectateurs.

« Nous avons eu les meilleures chances de compter, mais leur gardien nous a frustrés. La fatigue mentale s’est fait sentir aujourd’hui. Nous avons manqué d’émotions en troisième période. C’est un peu normal. Nous n’avions pas l’énergie pour être les premiers sur la rondelle. Nous manquions de fougue », a expliqué l’entraîneur-chef Éric Landry.

Poirier était excité

C’est l’ancien gardien des Cantonniers de Magog, Rémi Poirier (31 arrêts sur 38 lancers), qui a amorcé le match pour les Olympiques.

Natif de Granby, Poirier était fébrile à l’idée d’affronter l’équipe qu’il appuyait dans sa jeunesse.

« Je n’étais pas trop nerveux. J’étais excité. Bon, ça ne s’est pas passé comme je le voulais, mais j’ai aimé mon expérience. J’ai résisté pendant deux bonnes périodes. Je n’avais pas joué depuis un mois et demi, mais j’avais confiance en mes moyens. Je comprends que les gars étaient fatigués. Je voulais juste les aider à rester dans le coup », a dit celui qui sera opéré jeudi pour un blocage à un rein. Avec Jean-François Plante du journal Le Droit

Canadien

Danault fier d'avoir rebondi face aux Penguins

MONTRÉAL - Phillip Danault a maintes fois déclaré que son modèle était Patrice Bergeron, un joueur de centre reconnu pour ses qualités de leader et qui ne se contente jamais de demi-mesures.

Ces traits de caractère, il les a affichés samedi soir contre les Penguins de Pittsburgh.

Danault n’a pourtant pas été le héros de la superbe victoire de 4-3 du Canadien de Montréal, sa deuxième en autant de semaines contre la bande à Sidney Crosby.

Il n’a obtenu qu’un seul point, une aide sur premier but du Canadien au Centre Bell cette saison, celui de Tomas Tatar après seulement 11 secondes de jeu en deuxième période. Et il n’a pas été l’un de ceux à trouver le fond du filet lors des tirs de barrage.

Toutefois, il a affiché une belle force de caractère en offrant une solide performance deux jours après une difficile soirée face aux Kings de Los Angeles, tout particulièrement lors des mises en jeu.

Après n’en avoir gagné qu’une seule sur 13 jeudi soir, Danault a rebondi avec un taux de réussite de 60 pour cent (15-en-25) contre les Penguins.

«C’était vraiment important pour moi de trouver ma force mentalement pour essayer de gagner les mises en jeu, de garder mon calme dans ces situations. On sait que ça n’avait pas été facile le match précédent», a rappelé Danault dans le vestiaire du Canadien samedi soir.

Vendredi matin, Danault ne s’était pas défilé devant les journalistes et avait reconnu qu’il devait faire preuve de plus d’acharnement au cercle des mises en jeu. Son rendement contre les Kings semblait l’avoir sincèrement dérangé.

«J’y ai pensé pendant les deux derniers jours. Je suis très dur avec moi-même», a confié Danault à cet égard.

Claude Julien avait aussi de bonnes choses à dire au sujet de la prestation de Danault. Pas seulement lors des mises en jeu, mais dans toutes les facettes.

«J’ai trouvé qu’il a bien répondu ce soir (samedi). Surtout lors des mises en jeu. Il a été très bon. Je pense qu’il a perdu ses quatre premières et ensuite, il s’est ressaisi. Son jeu était beaucoup mieux et il a montré une bonne détermination. Quand un joueur n’offre pas une bonne performance, tu veux le voir rebondir. Tu ne contrôles pas le passé, mais tu peux contrôler le futur et c’est ce qu’il a fait», a souligné Julien.

Danault était également fier d’avoir contribué à l’explosion du Canadien en deuxième période. En recul 0-2 après les 20 premières minutes, le trio de Danault, Tatar et Brendan Gallagher a pris les choses en main en renversant la vapeur en quelque huit minutes.

«On a gardé notre calme, on a continué de croire en nos moyens, en notre système, personne n’a paniqué et ç’a créé des étincelles en deuxième et en troisième période, a décrit Danault.

«C’est une grosse victoire d’équipe et on passe à autre chose. Je suis très content de ma performance et de la performance de toute l’équipe.»

Canadien

Le Canadien défait les Penguins en fusillade

MONTRÉAL - Paul Byron et Jonathan Drouin ont trouvé le fond du filet en tirs de barrage, Antti Niemi a fermé la porte à Evgeni Malkin et Sidney Crosby et le Canadien de Montréal a arraché une spectaculaire victoire de 4-3 aux Penguins de Pittsburgh, samedi soir au Centre Bell.

Avant que les tirs de barrage ne tranchent le débat, Max Domi a vu son tir frapper le poteau alors qu’il restait moins de dix secondes à écouler à la période additionnelle. Sans compter que le Canadien n’avait pas réussi à profiter d’un avantage numérique pendant la prolongation après que les Penguins eurent été pris en défaut avec un joueur de trop.

Dans la victoire, Tomas Tatar a connu son meilleur match de la jeune saison en marquant ses deux premiers buts avec le Canadien et en obtenant une aide sur celui de Brendan Gallagher, tout ça en première moitié de deuxième période.

Gallagher a ajouté une aide, le défenseur Jeff Petry en a obtenu deux et Drouin a finalement récolté son premier point de la saison.

Chez les Penguins, Kristopher Letang et Phil Kessel ont obtenu un but et une aide chacun. Malkin a aussi contribué à l’attaque des Penguins avec deux aides.

Dominik Simon, en première période, a également déjoué Niemi, qui a fait face à 28 tirs, dont deux de qualité durant la dernière minute de la prolongation.

De son côté, le Canadien a amassé 40 tirs en direction de Casey DeSmith, dont 19 lors de la deuxième période.

Par ailleurs, et pour un deuxième match d’affilée, les hommes de Claude Julien se sont vu refuser un but pour obstruction à l’endroit du gardien adverse. Et comme lors du match contre les Kings de Los Angeles jeudi, le coupable a été Andrew Shaw, privant ainsi Victor Mete de son premier filet dans la LNH, à 7:43 de la troisième période.

Après une journée de congé dimanche, le Canadien reprendra le collier dès lundi à l’occasion de la visite des Red Wings de Detroit. Ce duel devrait marquer les retrouvailles de Tatar et de Xavier Ouellet avec la formation du Michigan. Il pourrait aussi s’agir du 1000e match de Tomas Plekanec dans la Ligue nationale de hockey.

D’inertes à irrésistibles

Une semaine après avoir offert une contre-performance contre le Canadien devant leurs partisans, les Penguins ont livré un effort de qualité pendant les 20 premières minutes de jeu.

Les hommes de Mike Sullivan ont réduit la marge de manoeuvre des joueurs du Canadien et ont profité de leurs rares chances de marquer pour se donner une avance de 2-0 grâce aux buts de Simon et Letang.

Mais après avoir joué une quatrième période de suite sans trouver le fond du filet au Centre Bell, la formation montréalaise a entamé le deuxième vingt avec la rage au coeur.

Surtout, elle a donné une tout autre allure à l’affrontement en marquant trois fois en un peu plus de huit minutes de jeu, dont ses deux derniers buts dans un intervalle de 73 secondes.

Tatar a été le chef de file de cette explosion avec son doublé, le premier après seulement 11 secondes d’écoulées à la période et le second, lors d’une supériorité numérique qui permettait alors au Canadien de prendre une avance de 3-2.

Durant ces quelque huit minutes, les Penguins ont à peine touché au disque accordant 14 tirs contre seulement deux.

Ils ont sauvé les meubles en deuxième grâce à leur avantage numérique, Kessel déjouant Niemi d’un bon tir des poignets de l’enclave à 11:14, pendant une punition à Jordie Benn.

Ensuite, les Penguins ont résisté à une longue infériorité numérique de deux hommes lors des deux dernières minutes de jeu de la période médiane, et à un autre avantage numérique du Canadien au milieu de la troisième période, quand DeSmith a frustré deux fois Artturi Lehkonen coup sur coup.

Hockey

Les Cantonniers victorieux à Rivière-du-Loup

Les Cantonniers de Magog avaient l’adversaire tout désigné pour faire oublier leur défaite amère de la veille contre le Blizzard du Séminaire St-François en s’arrêtant au domicile du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup, bon dernier au classement général de la Ligue midget AAA du Québec. Les Magogois n’ont pas failli à la tâche en signant un triomphe de 6-3.

Comme ils l’avaient fait vendredi soir contre le Blizzard, les Cantonniers ont donné une opportunité à leurs adversaires de renverser la vapeur, alors qu’en l’espace de quelques minutes à mi-chemin du troisième engagement, les locaux ont réduit l’écart à 5-3 après avoir tiré de l’arrière 5-1.

« On a mieux joué que vendredi, mais c’est quand même décevant de voir qu’une fois de plus on a ouvert la porte au club adverse tard en troisième période. Le Collège Notre-Dame n’a pas la même force de frappe que le Blizzard et cette fois on a réussi à limiter les dégâts. Mais il va falloir régler le problème. Ce que j’ai aimé des gars, c’est qu’ils ont respecté leurs rivaux. Ils auraient pu se laisser influencer par la fiche négative de l’Albatros et tricher, mais ils ont évité le piège. Tous les clubs dans la ligue sont dangereux. Il ne faut jamais l’oublier », a commenté l’entraîneur Félix Potvin, qui avait remanié tous ses trios pour cette rencontre.

Promotion

Pour un, Jesus Piaget Ntakarutimana s’est vu confier un rôle plus offensif en se retrouvant sur le même trio que Marshall Lessard et Olivier Picard. « Le nom de Piaget n’apparaît pas souvent sur la feuille de pointage, mais je n’ai rien à lui reprocher depuis le début de la saison. Le temps était venu de lui donner une promotion et encore une fois il a bien fait avec ses deux nouveaux compagnons de trio. Il accomplit très bien ce qu’on lui demande », a fait valoir Potvin.

Sur le plan offensif, il y a au moins un joueur qui a profité pleinement de ce remaniement de trios. Jouant en compagnie de Zachary Barabé et Zackary Michaud, Alexandre Doucet a enfilé trois buts, ce qui lui en fait 12, un sommet chez les Cantonniers. Les autres marqueurs des gagnants ont été Jacob Dion, Justin Robidas et Marshall Lessard, qui a aussi amassé deux passes. Tristan Roy a ajouté deux aides à sa fiche.

 Xavier Dupont, qui est toujours invaincu cette saison, n’a pas vu beaucoup de trafic autour de sa cage alors qu’il a reçu seulement 12 rondelles. Les Magogois ont répliqué avec 46 lancers.

Football

Les Volontaires retrouvent le chemin de la victoire

Les Volontaires du Cégep de Sherbrooke ont mis fin à leur série de trois défaites en remportant leur duel face aux Diablos du Cégep de Trois-Rivières, samedi après-midi à Sherbrooke, par la marque de 31 à 10. Avec cette victoire, les Volontaires passent devant les Diablos dans le classement de la division 2 collégial avec une fiche de 3-3, alors que Trois-Rivières affiche maintenant 3-4.

Les Volontaires avaient de la difficulté à marquer des points dans les dernières semaines, avec de récents scores de 13-27, 15-37 et 16-21. Samedi, ils ont prouvé qu’ils en étaient toujours capables. Après la première demie, les Volontaires avaient déjà une certaine avance, avec 17-3 en leur faveur.

« Offensivement c’était un point qu’on avait ciblé, il fallait réussir à marquer. On a réussi à bien s’installer avec une bonne protection des passes. Les gars ont travaillé fort sur ça. C’était une bonne partie offensivement et défensivement. Ça fait du bien », commente l’entraîneur-chef des Volontaires Jean-Philippe Gauthier.

Le quart arrière Pierre-Olivier Potvin a complété 18 de ses 24 tentatives de passes pour 199 verges accumulées par la voie des airs. Au sol, sa plus longue course fut de 24 verges avec un touché. 

Le receveur Rémi Garon-Landry a récolté un total de 98 verges de gains et a inscrit les deux autres touchés. Carl Ethier a fait un bon jeu en bloquant un botté des Diablos, recouvert par les Volontaires.

« C’est de l’extra, c’était vraiment un gros jeu », ajoute Gauthier, satisfait d'Ethier et de l’unité spéciale.

Les Volontaires avaient d’ailleurs un congé de partie la semaine dernière, ce qui a permis aux joueurs de revenir en force sur le terrain samedi, avec une plus longue période de repos.

« On a travaillé vraiment fort pour que chaque joueur se concentre sur leur travail. C’est ce qui a fait la différence dans ce match-là et qui nous faisait défaut dans les derniers matchs. Se concentrer pour que les 12 gars sur le terrain travaillent dans le même sens. Il nous reste deux bons matchs devant nous et cette année il n’y a aucune équipe à prendre à la légère avec la parité qu’il y a dans la ligue », termine Gauthier.

Du côté des Diablos, c’est la semaine prochaine qu’ils auront un congé de partie, avant de disputer leur huitième et dernier match.

« Quand il y a un écart comme ça dans un match, c’est les trois phases qui n’allaient pas très bien. C’est à nous les entraîneurs de mieux préparer notre équipe, il va falloir qu’on corrige ça pour pallier le manque d’efforts et d’énergie de [samedi]. On tombe en congé, on n’en a pas eu depuis le début. Je pense que c’est un bon moment, on commence à être un peu maganés. La semaine passée on a battu la meilleure équipe de notre division, ç'a été un match exigeant, autant physique qu’émotionnel », commente l’entraîneur-chef des Diablos François Dussault, qui s’entend lui aussi pour dire qu’il y a une belle parité des équipes dans la ligue.

Le quart-arrière des Diablos Charles Cossette a complété 6 passes de ses 15 tentatives pour 43 verges accumulées par la voie des airs. C’est Antoine Lamothe qui réussit le seul touché de Trois-Rivières.