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Football

Départ en force pour Jérémy Desindes

Jérémy Desindes aura dû finalement attendre sept semaines de plus que prévu pour amorcer un premier match au football collégial. Et l’attente en a valu la chandelle.

Désindes et les Volontaires devaient impérativement l’emporter, face aux Griffons de l’Outaouais, samedi dernier, et c’est ce qu’ils ont fait. Et avec panache, lors d’une victoire de 30-13.

Cantonniers

Justin Bergeron, un vétéran qui s’assume

Le statut de vétéran va comme un gant à Justin Bergeron des Cantonniers de Magog. Après sept semaines d’activités, la formation magogoise, en plus de trôner au premier rang du classement général de la Ligue midget AAA du Québec, affiche la meilleure moyenne de buts alloués du circuit Lévesque avec seulement 19 buts accordés en 12 parties. Bergeron n’est pas étranger au fait que les Cantonniers soient à ce point pingres en défensive.

Le principal intéressé refuse de prendre tout le crédit. « C’est le fruit d’un effort collectif. Les joueurs d’avant sont responsables en repli défensif. Notre brigade défensive dont je fais partie a elle aussi son travail à accomplir dans notre territoire. Finalement, quand la rondelle se rend à nos gardiens, ils répondent en repoussant l’adversaire. Nous ne sommes pas parfaits, loin de là, mais on essaie de mettre la table pour nous donner les meilleures chances de victoire », souligne celui qui totalise neuf points, dont trois buts, depuis le début du calendrier régulier, ce qui en fait le défenseur le plus productif de l’équipe.

Hockey

Demeurer au sommet, le défi du Phœnix

Le Phœnix de Sherbrooke a confirmé son statut de meilleure équipe au classement général de la LHJMQ cette fin de semaine, grâce à deux victoires face aux Cataractes de Shawinigan. Les attaquants Félix Robert et Samuel Poulin s’en sont d’ailleurs donnés à cœur joie, dimanche; sept points (3-4) pour Robert, et huit pour Poulin (2-6). Mais les deux attaquants du Phœnix confirment qu’il n’est pas question de s’asseoir sur cette première position.

Le match de dimanche, donc. Phœnix et Cataractes étaient à égalité 4-4 après deux périodes.

Patinage de vitesse

Alex Boisvert-Lacroix participera aux tranches de Coupe du monde

Alex Boisvert-Lacroix est de retour sur l’anneau de glace. Et en grande forme. Sa troisième place lors de l’épreuve du 500 m des Championnats canadiens de patinage de vitesse longue piste, qui se sont déroulé la fin de semaine passée à Calgary, confirme son retour en force.

Le Sherbrookois a conclu l’épreuve du 500 sur la troisième marche du podium, avec un rapide chrono de 34,58 secondes.

Sports

Poulin et Robert torturent les Cataractes

Shawinigan — Ce n’est jamais une bonne idée de provoquer une bagarre dans une cabine téléphonique si ton rival est plus puissant! Les jeunes Cataractes en ont fait la douloureuse expérience dimanche après-midi, baissant pavillon 9-4 face au Phoenix de Sherbrooke dans ce match retour du week-end des rivalités.

Le Phoenix ne se balade pas en tête du classement général par hasard, ses leaders sont très dangereux. Même s’il bénéficiait du dernier changement de trio, Daniel Renaud a néanmoins décidé d’attaquer le match force contre force. Mauvaise idée! Félix Robert a eu besoin de 10 secondes pour verser le premier sang, une scène qui allait bien représenter ce qui attendait les 2800 personnes réunies au Centre Gervais Auto.

Patinage de vitesse

Coupe Canada # 1 : les Sherbrookois font bien

Quatre Sherbrookois de plus prendront part aux Championnats canadiens junior en novembre prochain à Calgary. Félix Roussel, Guillaume Dion, Adélie Arvisais-Bacon et Ann-Sophie Bachand ont tous performé à la hauteur des attentes en fin de semaine à la Coupe Canada #1 qui se tenait à l’aréna Eugène-Lalonde.

Nicolas Perrault et Alyson Lalonde ne participaient pas à cette compétition, ayant déjà leur billet pour les nationaux en poche.

Football

Le Vert & Or et les Gaiters trébuchent

Fin de semaine diamétralement opposée pour les quatre programmes de football de la région. Chez les universitaires, le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et les Gaiters de l’Université Bishop’s se sont considérablement compliqué la vie, pendant que les Volontaires du Cégep de Sherbrooke et les Cougars du Collège Champlain faisaient un pas de plus vers les éliminatoires.

Samedi, le Vert & Or n’avait pas 12 scénarios devant lui; une victoire face aux Stingers de Concordia et il accédait aux éliminatoires.

Rouge et Or

Le Rouge et Or défait les Carabins et s'assure du premier rang

Même avec un dernier match à jouer la semaine prochaine, l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval est maintenant assurée du premier rang au Québec après avoir battu dimanche les Carabins de l’Université de Montréal 16-3 devant 19 381 spectateurs, la meilleure foule de son histoire.

S’ils devaient perdre la semaine prochaine contre le Vert & Or de Sherbrooke, les protégés de Glen Constantin termineraient quand même au premier rang avec une fiche identique à celle des Carabins puisqu’ils dominent aussi à l’écart de points contre l’Université de Montréal.

Comme c’est la coutume entre les deux grands rivaux, c’est la défensive qui était à l’honneur lors de l’affrontement de dimanche alors qu’un seul touché a été marqué sur un jeu truqué. La défensive du Rouge et Or a réussi sept sacs du quart des Carabins, Frédéric Paquette-Perrault, dont trois réalisés par le demi défensif Maxym Lavallée.

Gros morceau

«Avoir l’avantage du terrain, c’est un gros morceau. Jouer à Québec, c’est extraordinaire pour nous. On a une foule extraordinaire, une foule record aujourd’hui, et on est content de leur offrir un bon spectacle», a commenté l’entraîneur du Rouge et Or, Glen Constantin, après la partie.

«Marc (Fortier, coordonnateur défensif), a brouillé les lectures de leur quart-arrière et il était important pour nous d’être agressifs sur les trois fronts», a-t-il enchaîné.

Du côté des perdants, Danny Maciocia était de beaucoup moins bonne humeur, refusant de résumer le match au seul touché sur un jeu truqué. «Ce n’est jamais un seul jeu, ce sont toujours dix ou douze jeux qui font la différence. Maintenant, on retourne au travail, on va analyser et déterminer quelle identité on veut avoir dans les séries. Je ne pense pas qu’on ait nécessairement besoin de 80 ou 90 jeux», a-t-il déclaré.

Touché spectaculaire

C’est un touché spectaculaire sur un jeu truqué qui a permis au Rouge et Or d’ouvrir le pointage au premier quart alors que les Carabins venaient de recevoir une pénalité de dix verges pour avoir eu treize joueurs sur le terrain.

Le porteur de ballon Félix Garand-Gauthier a reçu le ballon au lieu du quart-arrière Thomas Bolduc et il l’a remis au receveur de passes Mathieu Robitaille, qui l’a ensuite propulsé au porteur de ballon Vincent Breton-Robert, laissé complètement seul. Breton-Robert a ensuite poursuivi sa course jusqu’à la ligne des buts même avec un joueur des Carabins accroché à lui.

«J’étais seul sur mon île et Mathieu m’a fait une belle passe!» a illustré Breton-Robert. «Je voyais la ligne des buts qui se rapprochait et je me disais qu’il fallait que je finisse cette course. Les Carabins n’ont jamais vu venir le jeu et c’était ça le but, l’effet de surprise.»

«On a fini par l’appeler, ce jeu! On l’avait tellement pratiqué cette semaine qu’on l’avait dans notre poche», a pour sa part déclaré Robitaille, qui n’était pas nerveux à l’idée de devenir le tireur plutôt que la cible.

«J’ai essayé d’être le plus en confiance possible, comme si on jouait dans un parc», a-t-il expliqué.

Le numéro 82 a précisé qu’il avait évolué au poste de quart un an seulement alors qu’il était au secondaire avec l’école La Courvilloise. «Toutefois, quand tu es receveur, tu n’as pas le choix d’être capable de lancer le ballon un peu.»

Placements

Les autres points du Rouge et Or ont été le résultat de deux placements de David Côté, d’un placement raté de 35 verges qui a franchi la ligne des buts et d’un touché de sûreté accordé par les Carabins.

Les Montréalais se sont inscrits au pointage en début de troisième quart grâce à un placement de 22 verges de Louis-Philippe Simoneau.

Le Rouge et Or a connu une séquence intéressante en fin de troisième quart et au début du quatrième. Tout d’abord, Kean Harelimana a dévié une passe du quart-arrière des Carabins Frédéric Paquette-Perrault qu’Adam Auclair a récupérée.

Par la suite, Thomas Bolduc a lancé une bombe entre les mains d’Antoine Dansereau-Leclerc pour un gain de 76 verges qui a mené le Rouge et Or à 12 verges des buts. La défensive montréalaise a cependant réussi à éviter le touché, limitant les locaux à un placement.

sport

Les Mounties battent les Gaiters

SHERBROOKE — Chérif Nicolas se méfiait des Mounties de Mount Allison. Et il avait raison. Les Gaiters de l’Université Bishop’s ont vu les Mounties inscrire 27 points au deuxième quart, en route vers une victoire de 35-13, inscrite samedi après-midi, à Sackville, au Nouveau-Brunswick.

Cette victoire resserre le classement du football universitaire dans la conférence des Maritimes.

Les Gaiters ont terminé leur saison régulière avec cette rencontre. Ils montrent une fiche de 4-4, leur meilleure fiche depuis 2013.

Si Acadia (7-0) est déjà couronné et assuré du laissez-passer pour le premier tour éliminatoire, la circulation est plus dense derrière.

Bishop’s est talonné de près par Mount Allison (3-4) et Saint-Mary’s (3-4).

La semaine prochaine, lors de la dernière semaine d’activité, St-Francis-Xavier (1-6) affrontera Saint-Mary’s, alors qu’Acadia et Mount Allison croiseront le fer.

«Le deuxième quart nous a fait mal et on n’a pas été capable de surmonter ça. On va regarder ça de plus près lorsqu’on va faire le film du match, dimanche», a dit l’entraîneur-chef des Gaiters.

«De ce que je comprends, une défaite de Saint-Mary’s ou de Mount Allison nous permettrait d’entrer en éliminatoires. On va donc s’entraîner deux fois cette semaine et profiter de cette opportunité de s’améliorer, en attendant le résultat des matchs de la semaine prochaine.»

Bishop's peut terminer en deuxième place si Mount Allison et Saint-Mary's perdent tous les deux leurs matchs. À l'inverse, les Gaiters seront éliminés si les deux équipes remportent leurs matchs.

Les Gaiters ont pourtant pris les devants 9-0, grâce à trois placements du botteur de précision Noah Laursen, à l’issue du premier quart, avant de voir les locaux inscrire 27 points sans réplique lors du fatal deuxième quart.

«Je ne peux pas faire de bilan positif pour l’instant. C’est décevant, c’était un match éliminatoire pour nous. On va laisser notre destin entre les mains de St-Francis-Xavier ou d’Acadia.»

Charles Aubry a complété 22 de ses 36 passes pour 170 verges de gain, et quatre interceptions.

Son vis-à-vis David Patry a complété 10 de ses 19 passes pour 187 verges de gain, avec deux passes de touché et une interception.

Sports

Concordia bat Sherbrooke au quatrième quart

SHERBROOKE — Les Stingers de Concordia ont inscrit 24 points au quatrième quart samedi après-midi, pour se sauver avec une victoire de 27-19 face au Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Avec cette défaite, les Sherbrookois doivent maintenant battre le Rouge et Or de l’Université Laval, samedi prochain à Sherbrooke, pour espérer participer aux éliminatoires du football universitaire québécois.

Le Vert & Or (2-5) n’avait besoin que d’une victoire pour devancer les Stingers (2-5) au classement et s’assurer une place en éliminatoires.

Sherbrooke, Concordia et McGill se retrouvent donc à égalité au classement avec une fiche de 2-5.

Concordia et McGill s’affrontent la semaine prochaine.


Des revirements coûteux


Pourtant, tout allait relativement bien pour le Vert & Or lors de ce match en rose, en appui à la lutte au cancer du sein.

En avance 16-3 au début du quatrième quart, Sherbrooke a vu le ciel lui tomber sur la tête alors que les visiteurs ont réussi deux interceptions au dépends du quart-arrière Anthony Robichaud, deux revirements qui se sont concrétisés par 14 points au tableau.

Ces deux revirements, combinés à quelques bonnes chances ratées d’inscrire des touchés en première demie, auront été fatale au Vert & Or.


Un bon départ


Sherbrooke a connu deux bonnes séquences offensives consécutives en début de rencontre, mais il a dû se contenter d’un placement au final.

Louis Tardif a doublé l’avance du Vert & Or en début de deuxième quart; pendant ce temps, les Stingers peinaient à orchestrer une séquence offensive valable.

À preuve, ils ont obtenu leur premier premier essai au tout début du deuxième quart.

Andrew Stevens a coupé l’avance de Sherbrooke de moitié, au milieu du deuxième quart.

Sherbrooke croyait bien avoir porté un coup d’assommoir aux visiteurs, en fin de première demie; Robichaud (24 en 38, 283 verges de gain, une passe de touché et deux interceptions) a rejoint le receveur de première année Charles Giroux sur 13 verges sur le jeu; Giroux a bataillé ferme et il a brisé quelques plaqués avant de rejoindre la zone des buts pour une première fois dans les rangs universitaires.

En avance 13-3 à la demie, Sherbrooke était en plein contrôle du match; à preuve, l’attaque du Vert & Or a amassé 246 verges de gain lors des 30 premières minutes, contre seulement 105 pour les Stingers.

Louis Tardif a ajouté un troisième placement, alors qu’il restait cinq minutes à faire au troisième quart, pour porter le compte 16-3 Sherbrooke.

Pratiquement invisibles pendant trois quarts, les gros canons offensifs des Stingers ont attendu le début du quatrième quart pour se manifester.

Le quart Adam Vance (13 en 21 pour 188 verges et une passe de touché) a d’abord rejoint Jeremy Murphy pour le majeur, resserrant ainsi l’écart à 16-10.

Ensuite, une tentative de passe d’Anthony Robichaud a été déviée par un joueur de ligne défensive des Stingers, et c’est William Benoît qui a cueilli le fruit mûr, retournant par la suite le ballon dans la zone du Vert & Or.

L’unité défensive du Vert & Or a une fois de plus tenu le coup, forçant les Stingers à se contenter d’un placement.

En avance 16-13, Sherbrooke était encore en contrôle. Mais on sentait que le vent commençait à tourner.

Vance et le receveur James Tyrrell se sont ensuite connectés; passe de 42 verges du premier au deuxième, à la porte des buts de Sherbrooke.

Le porteur de ballon Kevin Foster a inscrit le touché quelques jeux plus tard.

Soudainement, le calme est tombé sur la foule d’un peu plus de 3000 personnes; Concordia était en avance pour la première fois dans le match, par 20-16, avec un peu moins de trois minutes à faire au match.

Le Vert & Or a amorcé sa séquence offensive suivante du bon pied, mais une interception de Kadeem Pierre, retournée sur 65 verges dans la zone des buts pour un touché, a scié les jambes des locaux.

Louis Tardif a réussi un placement en toute fin de rencontre, mais les carottes étaient cuites.

Les joueurs des deux équipes se sont serrés la main sous la surveillance des entraîneurs de chaque équipe, en tout de fin de match, avant de retraiter rapidement, très rapidement, vers leurs vestiaires respectifs.

On voulait probablement éviter les débordements qui auraient pu survenir à cause des événements qui ont ponctué la fin du premier duel entre les deux équipes, le 21 septembre dernier à Concordia.

«On n’a pas joué notre meilleur football, honnêtement, on n’est pas sorti comme on voulait. La deuxième demie par contre, on est rentré dedans. On voulait jouer 30 minutes de bon football, et c’est ce qui s’est passé. Les gars ont joué avec plus de confiance et c’est ce qu’on demande chaque semaine, de jouer avec confiance, de jouer ensemble, et de bonnes choses vont arriver», a dit l’entraîneur-chef des Stingers, Brad Collinson.

«C’est une grosse victoire pour nous, énorme. C’était notre but, au début de la saison. La semaine prochaine, on joue pour la troisième place.»

La défaite est particulièrement difficile à avaler pour le Vert & Or, qui avait battu les Carabins de l’Université de Montréal, il y a une semaine.

L’attaque de Sherbrooke a été productive, avec 419 verges de gain, alors que son unité défensive a limité Concordia à 263 verges de gain offensif.

«La première interception, c’était une passe déviée. La deuxième, le receveur était ouvert, mais j’ai trop poussé. Ça fait suer, car je trouve qu’on a eu une bonne partie. Sauf ces deux passes-là. Je me sens coupable, honnêtement. J’ai joué un bon match, mais j’ai fait deux erreurs. Pour vrai, on les a dominés, à l’attaque, on les a découpés, mais on n’a pas été capable de marquer un touché au bon moment, on a raté des placements, j’ai raté des passes de touché faciles. Collectivement, on n’a pas conclu, on n’a pas été capable de mettre le clou dans le cercueil, en première demie», a dit Robichaud après la rencontre.

Sports

Bourque et Beaudoin : les piliers d'une équipe prometteuse

L’avenir semble prometteur chez les Cataractes. Espérant mener son équipe à maturité en 2021-2022, le directeur général Martin Mondoux a profité de ses excellents choix au repêchage lors des deux derniers encans pour composer une jeune équipe dont le noyau est âgé de 17 ans. Parmi ces jeunes joueurs, Mavrik Bourque, qui fait déjà la pluie et le beau temps dans le circuit, ainsi que l’ancien membre des Harfangs de Sherbrooke, Charles Beaudoin.

Ces deux attaquants ont fait partie de la faste récolte du repêchage 2018, durant lequel les Cataractes possédaient deux choix de première ronde et trois choix de deuxième ronde. La cuvée était excellente : Hendrix Lapierre, William Villeneuve, Lukas Cormier, Patrick Guay, William Dufour et Théo Rochette attiraient alors l’attention des recruteurs et les Cataractes en ont profité pour faire le plein.

Considéré comme un espoir de premier plan pour le prochain repêchage de la LNH, Bourque a connu une saison de 24 buts et 29 passes en 64 matchs l’an dernier et ne dérougit pas cette saison avec une récolte de sept buts et cinq passes en 11 parties. 

« Peu importe notre âge, on doit gagner, estime Bourque. Personnellement, je ne suis pas encore totalement satisfait de mon jeu et je peux être encore meilleur. »

« C’est pour ça que Mavrik est aussi bon, croit son entraîneur Daniel Renaud. Il souhaite être meilleur de jour en jour et il ne sera jamais satisfait de son jeu pour cette raison. Il tient à être un joueur complet. Il maintient une attitude de professionnel qui est contagieuse dans un vestiaire. »

La saison actuelle sera cruciale pour Bourque. 

« C’est certain que je veux prendre part à tous les événements spéciaux de cette saison pour en profiter au maximum et progresser. Ce sera une année importante pour moi. Je suis admissible au repêchage, mais je dois garder mon focus sur l’équipe. »

Les débuts de Charles Beaudoin ont été plus lents. Après une récolte de neuf buts et neuf passes l’an dernier, Beaudoin a obtenu trois buts à ses onze premiers matchs cette saison. 

« Charles est un tireur d’élite, rappelle Renaud. Il a son identité propre. Son lancer est une arme. On souhaite qu’il l’utilise davantage en trouvant les espaces libres sur la glace. Il deviendra pour nous un joueur excessivement important. »

« On a connu une saison plus difficile avec seulement 14 victoires, mais on voit déjà que notre équipe joue beaucoup mieux cette année malgré notre jeunesse, explique le hockeyeur de Bromont. Je suis plus confiant et plus imposant que l’an dernier. Je crois être meilleur et ma qualité première est mon tir, donc je veux accumuler les buts cette année. On a beaucoup de potentiel avec nos trois joueurs de 16 ans et nos nombreux joueurs de 17 ans. »

Malgré la jeunesse des Cataractes, ces derniers souhaitent gagner dès maintenant même si les jeunes ont encore beaucoup à apprendre.

« Sans aucune arrogance, on bâtit pour avril 2020. Je ne dis pas que les Cataractes vont triompher cette année. Mais le message aux joueurs ne peut pas être que les Cataractes gagneront en 2020-2021 », confie Daniel Renaud. 

« Dans la LHJMQ, tout est une question de cycles, poursuit-il. Les joueurs de 20 ans sont aussi très importants et on veut apprendre à faire les bonnes choses dans la victoire puisque c’est toujours plus facile de se développer dans le succès. Tout le monde voit que notre club a du potentiel, mais on ne doit pas s’emballer pour autant. »

Sports

Le Phœnix demeure intraitable

Deux excellentes offensives s’entrechoquaient vendredi soir au Palais des sports et celle du Phœnix de Sherbrooke a eu le meilleur sur l’attaque des Cataractes de Shawinigan. Mené par un Félix Robert en plein contrôle de ses moyens, le club sherbrookois s’est sauvé avec une victoire de 4 à 2, une dixième en 12 rencontres.

Le petit numéro 72 du Phœnix a commencé le match en force en marquant le premier but. Mikaël Robidoux a aussitôt répliqué en déjouant pour une première fois Samuel Hlavaj, mais Félix Robert a refusé de ralentir la cadence en préparant le deuxième des siens marqué par Samuel Poulin. 

Le fait saillant de la première période aura toutefois été le brio de Hlavaj lors de l’avantage numérique à cinq contre trois des visiteurs, alors que les jumeaux Vincent et Julien Anctil se trouvaient au banc de punitions. 

« Le point tournant du match est probablement nos difficultés en avantage numérique ce soir, a confié Mavrik Bourque. En fait, c’est le cas depuis le début de la saison. Il faut avouer que le Phœnix forme une bonne équipe. Ce n’est pas pour rien qu’il est au premier rang. On a rivalisé, mais on aurait pu gagner ce soir. »

« Nos unités spéciales en avantage numérique devront trouver une façon de nous faire gagner en ayant plus de punch », confirme pour sa part l’entraîneur des Cataractes, Daniel Renaud.

Il faut toutefois avouer que les Sherbrookois présentent le meilleur taux d’efficacité avec un homme en moins : 90,6 %. 

« On a tué chaque désavantage numérique à cinq contre trois depuis le début de la saison, soutient l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. Il y a trois appels sur quatre envers nous qui ont été douteux ce soir, comme ceux contre Vincent Anctil et Israel Mianscum. Heureusement, notre équipe a trouvé le moyen de limiter les dégâts. »

Le Phœnix doit d’ailleurs remercier son gardien, qui a effectué trois arrêts spectaculaires en moins de 30 secondes lors de ce désavantage numérique.

« Samuel n’a peut-être pas reçu beaucoup de tirs, mais les lancers étaient bien souvent de qualité, surtout lorsque les Cataractes avaient deux hommes en plus, observe Félix Robert, la première étoile de la partie. Il a réalisé trois arrêts incroyables coup sur coup. Cette séquence aurait pu faire la différence, mais Samuel a motivé notre équipe et on est revenus en force. Nos unités spéciales sont incroyables en désavantage numérique et on en fait une fierté. »

« J’ai trouvé mes défenseurs excellents : ils ont fait le travail lors du cinq contre trois des Cataractes et Samuel Hlavaj a réalisé quelques gros arrêts sur cette séquence, renchérit Julien. On a gagné du momentum durant ce moment. »

La vitesse à l’honneur

Le Phœnix menait alors la partie 2 à 1 lorsque Robidoux en a rajouté avec son second du match, mais cette fois, en désavantage numérique.

En troisième période, les locaux ont continué de bombarder Justin Blanchette et Alex-Olivier Voyer a enfin donné les devants à son équipe en récupérant son propre retour pour battre l’ancien portier du Phœnix. 

Samuel Poulin a conclu la rencontre avec un autre but alors que Blanchette se trouvait au banc des siens en faveur d’un sixième attaquant.

« On a été défiés sur notre vitesse ce soir, a remarqué le pilote des Oiseaux. Les gars ont toutefois bien répondu. On a manqué quelques buts en deuxième période. On aurait pu mettre le match hors de portée, mais Blanchette a été bon. On a été patients en troisième période pour finalement aller chercher le gros but en fin de partie. »

Le Phœnix a tiré à 41 reprises vers Blanchette, la troisième étoile du match, mais Hlavaj a été encore meilleur en bloquant 21 des 23 lancers, dont plusieurs ont été dangereux. Ce qui lui a donné la deuxième étoile. 

« Les Cataractes forment une bonne et jeune équipe. Par contre, on a tout de même réussi à dominer au chapitre des tirs. Ils ont eu beaucoup de temps de possession dans notre territoire, mais on gardait leurs joueurs en périphérie. »

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Les Cataractes souhaitent répliquer à domicile

 Le week-end des rivalités se poursuivra dimanche alors que ce sera le tour du Phœnix de visiter les Cataractes au Centre Gervais-Auto pour y disputer une deuxième partie en trois jours contre le même adversaire.

« Les deux équipes méritaient la victoire, estime Charles Beaudoin des Cataractes. Notre club a été malchanceux à la fin. On ne se laisse pas abattre et on va revenir fort dimanche parce que tout le monde a remarqué qu’il était possible pour nous de les suivre. »

Même si les Cataractes semblaient tout de même satisfaits de leur match, cette défaite a laissé un goût amer dans la bouche des visiteurs.

« On a réussi à rivaliser, croit l’entraîneur Daniel Renaud. En même temps, l’objectif n’est pas de perdre par deux buts, c’est de gagner. On tenait à garder le pointage serré pour s’offrir une chance de gagner, par contre les gars ont eu une mauvaise séquence en troisième période et parfois, tout est une question de détails comme ce fut le cas ce soir. »

Toujours premier au classement, le Phœnix espère accentuer son avance avec une autre victoire dimanche sur la route. 

« Il faudra adopter la même attitude pour ressortir de là avec deux autres points importants », affirme Félix Robert.

Chose certaine, la formation de Shawinigan croit en ses chances.

« Le Phœnix est presque arrivé à maturité, alors que nous, on forme la troisième plus jeune équipe du circuit. On avait juste un joueur de 20 ans en uniforme ce soir. On peut d’ailleurs remercier Justin Blanchette d’avoir donné une chance de gagner à notre club. »

Les Cataractes pourront compter sur du renfort dimanche puisque Daniel Renaud a dû se passer des services de Vasily Ponomarev, malade. 

Le Russe de 17 ans devrait toutefois être à son poste pour le match retour dimanche. Une confrontation que Mikael Robidoux espère plus robuste.

« Ce sont de petites erreurs mentales qui nous ont coulés aujourd’hui. Le Phœnix est perçu comme la meilleure équipe de la ligue, c’est le genre de formation qui te fait payer cher chacune de tes erreurs. Son premier trio a été très menaçant ce soir, il faudra trouver une façon de le ralentir dimanche. La meilleure façon, c’est de le frapper. Nous sommes en mesure, comme équipe, de livrer une performance plus physique », promettait l’ex-joueur des Remparts.

Sports

Dur début de voyage pour les Cantos

Les Cantonniers de Magog ont amorcé de bien mauvaise façon un court périple de deux joutes en moins de 24 heures sur la route en subissant un revers de 2-1 à Rivière-du-Loup contre les Albatros du Collège Notre-Dame.

William Lepage avec les deux buts des siens et le cerbère Nathan Pelletier avec une autre magistrale performance contre les Magogois dans son demi-cercle ont été les principaux artisans de cette victoire face à des Cantonniers décevants.

Le pilote Félix Potvin n’a pas mis de gants blancs pour commenter la piètre tenue des siens contre les Albatros qui montraient une seule victoire depuis le début de la saison avant cette rencontre.

« Il y a des joueurs qui refusent carrément de se salir les mains. Ils nous montrent des belles choses à l’entraînement, mais quand vient le temps de se bagarrer à un contre un dans un match, ils disparaissent de la circulation. Ma patience a ses limites. Quand on gagne, ça cache parfois des mauvais plis. Ça vient de nous rattraper contre les Albatros. Nous ne sommes pas sortis de leur zone dans les cinq dernières minutes de la troisième période, mais pour être franc, cela aurait été un vol de provoquer l’égalité et de repartir avec la victoire. On a eu ce qu’on méritait », a mentionné Potvin qui avait vu Émile Gadoury ouvrir la marque en première période et procurer les devants à son équipe.

Les Cantonniers feront un arrêt dans la région de Québec samedi après-midi alors qu’ils se frotteront au Blizzard du Séminaire Saint-François. « J’ai hâte de voir comment les gars vont rebondir. Nous avons très peu de temps entre les deux parties, mais ça fait mon affaire. On verra très rapidement ceux qui ont du caractère et qui voudront faire amende honorable. »

Sports

Le pied droit de Louis Tardif pourrait faire la différence

Comme en 2018, le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et les Stingers de Concordia se retrouveront, sur le gazon naturel du stade sherbrookois, à se disputer un match dont l’enjeu est une participation aux éliminatoires du football universitaire québécois. Un duel qui pourrait fort bien être tranché par le pied droit du botteur de précision Louis Tardif.

L’an passé, c’est sous de gros flocons mouillés que le Vert & Or a battu les Stingers, s’assurant ainsi une place en demi-finale face au Rouge et Or de l’Université Laval.

Samedi, Sherbrooke (2-4) et Concordia (1-5) se retrouvent à nouveau pour un duel important ; avec une victoire, le Vert & Or aiderait de beaucoup ses chances de participer aux éliminatoires, avant de compléter sa saison en accueillant Québec, la semaine prochaine.

Mais voilà.

Les Stingers ont remporté le premier duel entre les deux clubs, grâce à un placement réussi sur le dernier jeu du match, lors d’une victoire de 37-35.

Si le Vert & Or veut avoir l’avantage du bris contre Concordia, advenant une fiche identique en fin de saison, il doit impérativement remporter le match de samedi, et par au moins trois points. Un placement, bref.

Et justement, le Vert & Or a un botteur de précision qui frôle la perfection, en 2019.

Louis Tardif a en effet réussi 13 de ses 14 tentatives de placement, pour une moyenne de 92,9 %, soit le meilleur pourcentage dans la conférence Québec et même au Canada.

« Pour vrai, ça va vraiment bien cette année. La chimie est là avec William Flamand (le teneur) et Gabriel Fournier (spécialiste des longues remises) ; il est vraiment solide, celui-là ! Il est constant et calme, il a des nerfs d’acier, il ne se laisse pas emporter par l’émotion ou une mauvaise décision d’un arbitre, ou un jeu frustrant. Comme nous, il ne s’investit pas tant que ça émotivement dans le match autrement que dans notre facette du jeu. »

« En plus l’attaque a du rythme, on bouge la balle. Quand tu embarques sur le terrain cinq ou six fois pendant le match, plutôt qu’une ou deux. C’est mieux pour trouver son rythme. »

Tardif a régulièrement réussi des bottés de précision de plus de 40 verges cette saison, dans des situations critiques.

« Cette confiance-là, ça se travaille. J’ai joué beaucoup de musique étant jeune (il joue de la batterie) et ça m’a aidé. J’ai aussi pris de l’expérience au cégep, en me concentrant sur les bottés de précision et cette année, j’ai trouvé la recette pour être dans ma zone, dans ma bulle, pendant le match. »

Tardif inscrit en moyenne 9 points par match, cette saison. Le botteur de Laval David Côté domine avec 13,2 points par match, suivi de Louis-Philippe Simoneau, avec 9,6 points par match.

En début de saison, il a inscrit ses huit premiers placements, avant de rater le neuvième

« C’est sûr que ça aurait été bien d’être parfait, c’était un bon botté, mais j’ai fait une petite erreur technique. C’est la preuve qu’il y a toujours des choses à travailler si on veut être parfait. »

Avant chaque rencontre, Tardif arpente le terrain, fait ses bottés et évalue les distances.

« Mathieu (Lecompte) m’approche ensuite, il me demande comment je me sens, à combien de verges je peux botter. Ça a commencé à Concordia, c’était une belle journée, avec du soleil, sans vent, parfaite pour taper de grosses balles. Je suis honnête avec lui, je lui dis jusqu’où je me sens à l’aise. »

Il a la chance d’être supervisé par l’ancien botteur Mathieu Hébert, qui a joué cinq ans avec le Vert & Or.

« Avec Mathieu, Pierre-Antoine D’Astous et Jacob Camiré, on forme un petit “crew”. On est des techniciens dans ce qu’on fait. On n’hésite pas à s’aider, c’est comme ça qu’on progresse. Et Mathieu est un bon formateur, un bon observateur. Et quand il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, il peut nous calmer, nous gérer. Ça travaille vraiment bien les quatre ensemble. »

Sports

Ça passe ou ça casse pour les Volontaires

Si les Volontaires du Cégep de Sherbrooke (1-5) veulent participer aux éliminatoires du football RSEQ division 2, ils doivent impérativement remporter leur match de samedi soir face aux Griffons de l’Outaouais (2-4). Et pour ce match sans lendemain, c’est le quart-arrière de première année Jérémy Desindes qui dirigera l’attaque des Volontaires.

Une attaque qui aura besoin de toutes les ressources possibles, puisque les Volontaires n’ont marqué que 45 points jusqu’ici en 2019, tout en ayant utilisé trois quarts-arrière différents.

L’arrivée de Desindes, un produit des Harfangs de l’école secondaire du Triolet, chez les Volontaires, fut l’un des principaux bons coups du recrutement de l’équipe lors de la dernière saison morte.

Malheureusement, le jeune homme s’est blessé à une main lors du camp d’entraînement et son utilisation a été limitée, depuis son retour au jeu.

Le joueur de deuxième année Zachary Côté et la recrue Jérémie Boisvert ont également vu de l’action au poste de quart.

« Le kid (Desindes) a des capacités athlétiques incroyables ; il court bien, il a de bons mouvements latéraux, une bonne tête de football. En même temps, c’est son premier départ, il va avoir des hauts et des bas, et c’est normal. Il ne faudra pas être trop sévère envers sa performance. Il attend ce moment depuis le camp d’entraînement ! Son retour redonne une belle énergie à l’équipe, on a confiance en lui », a dit l’entraîneur-chef Jean-Philippe Gauthier.

Les différents quarts des Volontaires n’ont pu faire mieux que trois passes de touché, en 2019, alors que l’attaque au sol en a inscrit deux, par l’entremise du porteur de ballon Alexandre Mercier (284 verges de gain).

Le coordonnateur à l’attaque Maxime Gauthier devra se montrer créatif, confirme Jean-Philippe Gauthier.

« On n’a pas été capable de s’établir par la passe, jusqu’à présent, voilà pourquoi on a décidé d’insérer Jérémy. En même temps, Zach va aussi avoir un rôle offensif, lors du match de samedi. Il faut arriver avec des cartes cachées et faire preuve de créativité. »

Si l’attaque a peiné à trouver son rythme, l’unité défensive s’est révélée la principale force de traction de l’équipe.

Thomas Poirier Steben et Gabriel Royer ont été monstrueux, avec respectivement 41 et 38,5 plaqués, dont un total de 20 plaqués pour perte et sept passes rabattues, sept sacs du quart. Poirier Steben a ajouté trois interceptions.

« On se repose sur la défensive, ils nous donnent le tempo, le “hype”, à nos matchs, ils créent des occasions et donnent de bonnes positions sur le terrain à notre attaque. Même chose pour notre jeu sur les unités spéciales », a dit M. Gauthier.

Malgré une fiche déficitaire, les Volontaires ont perdu trois matchs par trois points ou moins.

« On n’a pas les résultats escomptés, malgré qu’on a disputé des matchs serrés. On a joué de gros matchs contre de grosses équipes. En fin de compte, on doit trouver le moyen de gagner, de terminer nos matchs, avec la victoire. »

Sports

Les frères Anctil prennent du galon

Le début de saison des jumeaux Vincent et Julien Anctil dissipe les doutes. Repêchés en troisième ronde en 2018, les deux attaquants ont dû ronger leur frein à leur première saison que ce soit dans les gradins ou sur le banc des joueurs. Mais les frères Anctil deviennent peu à peu les joueurs souhaités lorsque le Phœnix de Sherbrooke les a sélectionnés tôt à l’encan.

« Ce n’est pas pour rien que notre organisation a repêché les frères Anctil aussi rapidement, clame l’entraîneur Stéphane Julien. On voyait en eux beaucoup de potentiel. Ils arrivaient de loin. Ils ont dû s’adapter et en ayant travaillé fort cet été, ils obtiennent de bons résultats et ils ne souhaitent pas s’arrêter là. Il s’agissait d’une année de transition pour eux entre la LHPS et la LHJMQ. »

Le passage entre la Ligue de hockey préparatoire scolaire et la Ligue de hockey junior majeur du Québec n’a pas été de tout repos. Considérés au départ comme des joueurs offensifs, les deux frères ont offert une contribution plutôt faible à l’attaque la saison dernière.

Julien Anctil a récolté quatre buts et sept mentions d’aide en 62 matchs, et ce, en évoluant sur le quatrième trio. Après 11 parties cette saison, le joueur de centre a déjà obtenu trois buts et deux passes.

Pour sa part, Vincent Anctil a été limité à 31 matchs en 2018-2019 et a terminé avec un dossier d’un seul but et trois passes. En 11 parties, l’ailier a déjà doublé sa récolte avec trois buts et cinq mentions d’aide.

« On a travaillé fort cet été et on continue de fournir les efforts, soutient Julien. On a été patients et ça paie aujourd’hui. J’ai amélioré ma puissance et ma rapidité cet été. Le hockey est un jeu de vitesse et mon frère et moi, on tenait à être encore plus vite sur la glace. »

« Quand on a eu une chance, on l’a saisie, note Vincent. Il ne faut pas arrêter et en donner encore plus en étant affamés. Je savais qu’il n’y avait pas beaucoup de changements dans l’alignement cette année. Je devais causer la surprise et gagner mon poste. Je ne voulais pas retourner sur le quatrième trio. »

Les spécialistes des unités spéciales

L’entraîneur Stéphane Julien n’hésite pas à offrir des mandats précis à ses deux joueurs. Parmi eux : gagner des mises en jeu, affronter les meilleurs trios et tuer les pénalités. 

Julien et Vincent Anctil remplissent bien leur rôle. Par exemple, lors du match contre l’Armada de Blainville-Boisbriand, Julien Anctil a terminé la rencontre avec 19 mises en jeu gagnées en 23 tentatives.

« À nos rencontres de début de saison, l’entraîneur m’a signifié que si je souhaitais avoir plus de temps de glace, je devais gagner des responsabilités et les mises en jeu sont une bonne facette de mon jeu, rappelle Julien Anctil. Je pratique cet aspect tous les jours. On le sait que c’est une portion importante d’une partie de hockey, donc si je peux devenir un spécialiste des mises en jeu, ce serait une corde de plus à mon arc. »

« J’ai toujours pensé que j’étais un joueur plutôt complet en pouvant jouer en infériorité numérique en plus d’avoir des aptitudes de marqueur, renchérit de son côté Vincent Anctil. Chaque fois que je compte, je gagne en confiance et cette confiance peut faire la différence dans mon jeu. On dirait que j’ai plus d’énergie et que je m’amuse plus quand je joue avec confiance. Je n’hésite pas et je fais moins d’erreurs. On a du temps de glace et on en profite à fond. On souhaite aussi en avoir encore plus en grimpant dans la hiérarchie. »

Chose certaine, leur entraîneur continuera de leur accorder sa confiance si leur niveau de jeu se maintient. 

« Étant un joueur de centre, Julien a pu jouer plus de matchs que Vincent avec nous l’an dernier parce que les besoins étaient à cette position, confie Stéphane Julien. À notre avis, les deux étaient au même niveau même si Julien avait un peu d’avance sur Vincent étant donné son rôle. La vie fait parfois bien les choses. Quelques joueurs ont subi des blessures, ce qui a ouvert la porte à Vincent et Julien. Depuis le début de la saison, ils ont progressé de façon incroyable lors du dernier mois et remplissent bien les mandats que je leur donne. »

Pendant que les frères Anctil maîtrisent les meilleurs joueurs adverses, le top 6 du Phœnix peut se permettre de s’en donner à cœur joie contre les joueurs de soutien de leurs opposants.

« Vincent est très fort sur la rondelle et possède un bon gabarit alors que Julien est responsable défensivement et remporte beaucoup de mises en jeu. On peut se permettre d’envoyer les frères Anctil contre le meilleur trio adverse, ce qui me permet d’utiliser le trio de Samuel Poulin contre de moins bons trios. »

« On est rapides, on mise beaucoup sur notre efficacité défensive et notre système de jeu veut que l’on soit toujours à pleine vitesse en désavantage numérique quand on n’est pas dans notre zone, précise Julien Anctil. On se connaît bien sur la glace mon frère et moi. On joue ensemble depuis que l’on a trois ans après tout. C’est donc une fierté pour Vincent et moi d’être le duo d’attaquants envoyé en désavantage numérique. »

Sports

Le volleyball du Vert & Or veut passer à la prochaine étape

Les équipes masculine et féminine de volleyball du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke amorcent leur saison 2019-20 vendredi, à domicile. Si les gars ont un nouvel entraîneur (voir autre texte), les filles veulent passer à la prochaine étape.

Annie Lévesque et Annie Martin en sont à une deuxième saison à la barre de l’équipe féminine.

Les deux anciennes championnes canadiennes universitaires ont les éliminatoires dans leur mire, cette saison, après être passé très près, l’an passé.

Si le recrutement a été bon, l’équipe devra se passer des services de Sarah-Jeanne Meunier-Bédard, qui s’est blessée au genou lors d’un tournoi préparatoire, en septembre.

« Elle sera absente pour toute la saison. Après l’opération, on parle d’une période de réhabilitation d’environ six mois. C’est un dur coup, ça devait être un gros morceau pour notre équipe. Elle a joué deux ans et demi avec le Vert & Or avant de quitter pour Toronto, où elle faisait partie de l’équipe nationale de volleyball de plage. Peut-être qu’elle sera des nôtres l’an prochain », a dit Annie Martin.

Catherine Lavigne, de Lionel-Groulx, Marianne Boucher, une ancienne des Volontaires qui a joué pro en France l’an passé, et Gabriella Grenier, joueuse centrale de Lionel-Groulx, de même que Catherine Meilleur, une ancienne des Volontaires ont joint l’équipe.

« On a eu deux tournois préparatoires. Ça nous permet d’évaluer l’équipe, et ce qu’on a à mettre en place pour la saison. On complète notre huitième semaine d’entraînement, et on a hâte de mettre ça sur un terrain », a dit Annie Lévesque.

« On a un noyau important de retour, mais aussi plusieurs recrues. On a un travail de cohésion à faire. La communication, et l’esprit d’équipe, ce sont des priorités. Il faut travailler ensemble. De notre côté, c’est un peu plus facile, car on connaît ce qui s’en vient. On arrive avec un peu plus d’assurance », a dit Annie Martin.

Outre Sherbrooke, Laval, McGill, Montréal, Laval, Ottawa et L’UQAM se feront compétition dans la conférence Québec du RSEQ.

« Le calibre sera fort, cette année encore, dans la conférence Québec. Ce sera du costaud. Notre première étape, c’est de finir dans les quatre premières équipes et de faire les éliminatoires. C’est le résultat, et nous on les ramène vers le processus pour l’atteindre. On travaille l’attitude, afin d’avoir de la combativité, du début à la fin d’un match, tout en étant calme afin de prendre les bonnes décisions sur le terrain », a poursuivi Martin.

« On est deux filles très compétitives, on a un vécu et en matière de résultats, on a de grands objectifs, que l’on ramène au processus. Il faut exécuter, avant, et bien se préparer », a relancé Annie Lévesque.

« Comparativement à l’an passé, on a une équipe un peu plus offensive. Certaines recrues sont assez grandes, comme Marianne (6’3’’) et Catherine, l’une des meilleures attaquantes au collégial l’an passé, qui fait 6 pieds », a dit Annie Martin.

Perfectionnement à Cuba

Afin de peaufiner et de maximiser leur préparation, l’équipe féminine se rendra à Cuba, du 27 décembre au 3 janvier, afin de s’entraîner et d’affronter l’équipe nationale junior de Cuba.

« On veut offrir un petit plus pour nos joueuses, en leur faisant vivre une autre expérience », a dit Annie Lévesque.

L’apport de partenaires financiers a été nécessaire pour la concrétisation de ce voyage.

Le championnat canadien universitaire se déroulera quant à lui à Edmonton, cette année.

Le Vert & Or affronte les Carabins de l’Université de Montréal au Centre sportif de l’Université de Sherbrooke, à compter de 18 h.

Sports

Dernier match des Gaiters en saison régulière 2019 : Une victoire à tout prix

« On doit absolument gagner ce match-là. Sinon, les scénarios possibles pour notre accession aux éliminatoires seront trop nombreux. »

Chérif Nicolas et les Gaiters de l’Université Bishop’s (4-3) disputeront le dernier match de leur saison 2019, samedi, en rendant visite aux Mounties de Mount Allison (2-4).

Installés au deuxième rang du classement de la conférence des Maritimes avec une fiche de 4-3, les Gaiters surprennent en 2019. 

Et ils ont fait un bon pas vers les éliminatoires grâce à leur victoire de 23-15 face à Saint-Mary’s vendredi dernier à Lennoxville.

Mais il n’y a encore rien d’acquis pour la suite des choses, confirme l’entraîneur-chef.

« Si on remporte notre match de vendredi, et que Saint-Mary’s (3-3) s’incline contre Acadia (6-0), alors on terminera au deuxième rang et on accueillera le match de la demi-finale à la maison. On profite d’une semaine de congé pour finir la saison. Si on perd, c’est trop compliqué. »

Ce sera le deuxième duel entre Bishop’s et Mount Allison; lors de la semaine 4, Bishop’s l’a emporté par 27-23, à la maison.

« On menait 24-6 en fin de match. On venait de réussir deux interceptions consécutives, dont l’une pour un touché. C’est quand tu penses que tu as atteint ton objectif que ça se gâche. On a gagné, mais on n’a pas terminé le match de belle façon. On a appris de ce match-là. En fait, on a appris de tous nos matchs cette saison », a dit Nicolas.

« On respecte beaucoup Mount Allison, qui a la meilleure unité défensive dans notre conférence. C’est une équipe qui n’abandonne jamais. Ils pourraient facilement avoir une meilleure fiche. On doit gagner. »

Les Gaiters ont ainsi remporté quatre victoires en 2019, le plus important total de l’équipe depuis 2013.

« C’est une question de culture, et de processus. Ça va ensemble. Elle est créée au sommet, mais elle est vécue et mise en œuvre par la base. Notre personnel d’entraîneurs a beaucoup de crédit pour tous nos succès. »

« Nos joueurs sont concentrés sur le jeu, et l’apport de nos joueurs de première année est très important., entre autres Charles Aubry et Nathan Lupien, en plus de trois joueurs recrues sur notre ligne offensive, de même qu’en défensive. Plein de gars qui proviennent des cégeps du Québec ont eu un impact immédiat pour nous, cette année. Ça fait toute la différence », a dit l’entraîneur-chef.

Ce dernier confirme que les victoires accumulées par les Gaiters cette saison stimule l’intérêt des jeunes joueurs de football un peu partout au pays.

Sports

Bon début de saison pour le Wild

Le Desjardins-Wild de Windsor a donné le coup d’envoi à sa saison avec deux victoires et une défaite. L’entraîneur-chef Sébastien Letarte mentionne le travail d’équipe pour explique ce bon lancement de campagne dans Ligue régionale de hockey.

Rappelons que le Wild a décidé de quitter la Ligue de hockey senior AAA pour ainsi devenir une formation plus locale. 

Le tout a toutefois mal commencé pour le Wild avec une défaite de 4-3 à domicile contre Daveluyville. Deux buts ont même été refusés aux Windsorois avec moins d’une minute à faire à la rencontre.

La troupe de Sébastien Letarte s’est reprise en obtenant des victoires de 7-3 et 3-1 contre East Angus et Asbestos. 

« Pour la première rencontre, c’est Vincent Houle qui gardé les buts et il a très bien joué. Pour la deuxième partie, c’est Émile Goulet qui était devant les buts et il a par ailleurs mérité une étoile. Je dois avouer que c’est un très gros travail d’équipe. Tout le monde s’est démarqué. Je pense notamment à Mathieu Lavoie et Tommy Roger qui ont fait très bonne impression pour leur première sortie avec le Wild. Lavoie est un défenseur très solide et Roger a amené beaucoup d’offensive à l’équipe avec deux buts et une passe », souligne l’entraîneur-chef. 

« À la dernière rencontre, nous avons resserré beaucoup au niveau de la défensive, enchaîne-t-il. Les attaquants ont bien joué et la défense aussi. »

Durant ces matchs, Mathieu Boutin, Samuel Grenache, Richard Camiré et Michael Couture se sont inscrits au pointage. 

« Jusqu’à présent, je suis très satisfait. Nous entamons la saison et l’on peut déjà constater qu’il y a une chimie entre les joueurs. Nous avons trois bons gardiens et je ne peux pas en couper un pour le moment puisqu’ils sont très forts. C’est un beau problème! Pour la prochaine partie, je m’attends encore à un match solide défensivement et à plusieurs beaux lancers. Il y aura beaucoup d’action », affirme Sébastien Letartre. 

Vendredi, le Desjardins-Wild accueillera Asbestos au Centre sportif J.A. Lemay pour son quatrième match. La mise au jeu est prévue à 20 h 30. Samedi, Il sera à Saint-Boniface.

Sports

Thierry Bernier : le Spartan devenu Cantonnier

Thierry Bernier n’avait probablement jamais imaginé endosser un jour l’uniforme des Cantonniers de Magog dans la Ligue midget AAA du Québec. Après avoir évolué avec l’équipe U16 des Spartans du Collège de Stanstead en 2019-2020, Bernier se voyait davantage avec la formation élite majeure des Spartans cette saison.

Les choses ont changé radicalement pour l’adolescent de Stanstead lorsque les blessures ont retardé son développement à la fin de la dernière saison. « On m’a informé que ce serait difficile de passer au palier supérieur avec les Spartans. C’était mon plan A, je ne m’en cache pas. Mais ce n’était pas non plus catastrophique. Les Cantonniers sont juste à côté à Magog. J’ai raté le précamp et c’est seulement au mois d’août que je suis apparu dans le décor. J’avais tout à prouver. Je connaissais bien certains joueurs au camp, mais cela ne pesait pas lourd dans la balance. Personne n’allait m’aider. C’est normal, car on avait tous le même objectif de mériter un poste régulier. Je devais prouver rapidement aux entraîneurs que je n’étais pas un imposteur. Je partais de loin et je devais me faire remarquer sans perdre de temps », a souligné l’attaquant de 16 ans.

En plus, ce dernier admet qu’il était un peu intimidé à son arrivée au camp des Cantonniers. « Le coach, ce n’est pas n’importe qui. Tu le regardes dans les yeux et tu réalises qu’il a connu une longue carrière dans la Ligue nationale, raconte Thierry Bernier en parlant bien sûr de Félix Potvin. C’est impressionnant et même intimidant d’une certaine manière. Mais j’ai mis ça rapidement derrière moi, car monsieur Potvin est un coach honnête. Je tiens le même discours aujourd’hui. Félix Potvin nous donne l’heure juste quand ça va bien et aussi quand ça se met à mal aller. C’est ce qu’on veut d’un entraîneur. C’est comme ça qu’on progresse. En plus, il s’adresse à nous toujours de façon respectueuse. »

« Dans un sens, le camp a été long. J’avais hâte d’entendre la fameuse phrase confirmant ma place avec l’équipe. Je peux vous dire maintenant que je suis très heureux d’être un Cantonnier et de jouer midget AAA. »

Contribution offensive

De son propre aveu, Thierry Bernier aimerait contribuer davantage en attaque. « Je ne carbure pas seulement aux statistiques, loin de là, mais je sais que je suis capable de beaucoup mieux. Je garde la tête haute et la même intensité au jeu. Je suis confiant que ça finira par débloquer. Quand l’équipe gagne sur une base régulière comme on le fait depuis le début de la saison, c’est l’effort de tout un groupe. On accomplit tous quelque chose de bien. Je trouve une manière d’être utile. Je serais peut-être moins patient si on perdait, mais on gagne et c’est ça l’important. »

Celui qui totalise cinq points en neuf partis est vivement impressionné par ses coéquipiers. « On forme vraiment une belle gang. Personne ne se croit plus important qu’un autre. Ce n’est jamais le même trio qui se signale. Nos défenseurs sont efficaces et les gardiens aussi. C’est loin d’être terminé, mais on a toutes les raisons de croire en nous », estime Thierry Bernier.

Mentionnons que les Cantonniers prendront la route en fin de semaine en visitant Rivière-du-Loup vendredi soir et le Séminaire Saint-François samedi.

Sports

Kim Boutin défiée par la jeunesse canadienne

La Sherbrookoise Kim Boutin voit la relève lui pousser dans le dos et la triple médaillée olympique se dit motivée par l’ascension rapide des jeunes patineurs de vitesse du Canada.

«De belles surprises» entourent la sélection de l’équipe canadienne envoyée aux deux prochaines étapes de la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste. Parmi elles: Rikki Doak, qui a été nommée au sein de l’équipe pour la première fois. Courtney Sarault, Alyson Charles, Danaé Blais et Claudia Gagnon sont les autres membres choisies par Patinage de vitesse Canada chez les dames. 

«J’étais étonnée lors des sélections canadiennes, admet Kim Boutin. J’ai peut-être gagné l’or dans chaque épreuve il y a quatre semaines, mais j’ai été défiée par les jeunes. Je n’ai pas eu le choix d’arriver prête aux courses. C’est très prometteur. Rikki en est à sa deuxième année sur le circuit seulement. Je suis vraiment excitée par la nouvelle équipe. Elles sont des coéquipières en entraînement et lors des relais, mais sinon j’aurai à les affronter et c’est à ce moment que l’orgueil embarque quand on est sur la glace.»

Les départs de Kasandra Bradette et Jamie Macdonald ont ouvert la porte aux nouvelles candidates et la qualité de la nouvelle mouture montre à quel point le pays mise de nombreux patineurs de qualité.

«On va tous travailler ensemble dans les deux prochaines semaines pour s’améliorer et arriver en grande forme à Coupe du monde à Salt Lake City au début du mois de novembre et à celle de Montréal la semaine suivante», indique Boutin.

Membre de l’équipe du Canada depuis cinq ans, Kim Boutin admet que le temps avance vite. 

«C’était moi la petite nouvelle il n’y a pas si longtemps et aujourd’hui, c’est à mon tour de guider les recrues vers le bon chemin à prendre. Elles ont beaucoup de talents. Même chez les hommes, la relève est inspirante. On tient parfois notre place pour acquis au sein de l’équipe, mais il ne faut jamais croire que ce sera facile», explique celle qui a remporté cinq médailles lors de la dernière année malgré une pause lors des deux dernières compétitions de la saison.

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« Je vais tout donner à la maison » — Félix Roussel

La première étape de la Coupe Canada présentée à Sherbrooke ce week-end ne servira pas seulement à gagner une place pour les Championnats nationaux de patinage de vitesse junior. Pour Félix Roussel, ce sera aussi l’occasion de profiter du fait qu’il patinera sur sa propre glace et qu’il fera tout pour réaliser les meilleurs temps sur la surface rapide de l’aréna Eugène-Lalonde.

« Je vais tout donner à la maison », a lancé d’entrée de jeu le patineur sherbrookois, qui affrontera la relève du patinage de vitesse courte piste du pays en espérant obtenir le meilleur classement chez les Canadiens d’âge junior lors des trois différentes épreuves. 

Dans son cas, l’obtention de son billet pour les Nationaux ne devrait être qu’une formalité. 

« J’ai hâte de voir où je suis rendu, affirme l’athlète de 18 ans. J’espère constater une belle progression. Les 22 meilleurs patineurs d’âge junior prendront part aux Nationaux et en principe, je devrais gagner ma place. J’ai quand même terminé les derniers championnats au 5e rang. Donc je profiterai de cette compétition pour peaufiner mes stratégies. » 

Ce sera également le cas d’Ann-Sophie Bachand.

« J’en profiterai pour me comparer aux autres. Il y a deux semaines, j’ai déjà pu évaluer mon niveau lors de la compétition élite. Tout ce que je vise, c’est un top 20. Par la suite, je me fixerai de nouveaux objectifs pour les Nationaux », indique Ann-Sophie Bachand. 

Au total, onze Sherbrookois seront de la partie : Félix Roussel, Guillaume Dion, Guillaume Deslauriers, Vincent Labrecque, Émile Bond et Marc-Antoine Lemay chez les hommes et chez les dames, Ann-Sophie Bachand, Adélie Arvisais-Bacon, Elizabeth Lepage-Farrell, Jasmine Grenier et Amelia Blinn. Nicolas Perrault et Alyson Lalonde ne participeront pas à cette compétition, ayant déjà leur billet en poche.

Notons que des athlètes de 19 ans participeront aussi à la Coupe Canada 1 même s’ils ne sont pas d’âge junior. C’est entre autres le cas de Guillaume Dion.

« C’est aussi l’occasion pour moi de m’entraîner dans un scénario de compétition et de me mesurer aux plus jeunes même si je suis d’âge senior. On est nombreux à ne pas être d’âge junior, mais les jeunes nous offrent une excellente opposition, donc je crois que ce serait raisonnable dans mon cas de viser un top 16 », note Guillaume Dion. 

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Samuel Poulin retrouve sa place contre la Russie

Pour une deuxième fois en deux occasions, Samuel Poulin affrontera les meilleurs joueurs de la Russie à l’occasion de la Super Série Canada-Russie CIBC. Justin Bergeron de Magog sera également du rendez-vous pour une seconde fois.

Les deux parties de la Super Série présentées sur le territoire de la LHJMQ, et mettant en vedette les meilleurs joueurs de 19 ans et moins du circuit Courteau, auront lieu les 4 et 5 novembre à Saint-Jean et Moncton au Nouveau-Brunswick.

La série se transportera dans la OHL à Kitchener et London puis dans la WHL à Saskatoon et Prince Albert.

En plus du capitaine du Phoenix de Sherbrooke (1re ronde, 23e au total), également membre des Penguins de Pittsburgh, les amateurs auront l’occasion de voir à l’œuvre plusieurs joueurs sélectionnés par une équipe de la LNH lors du dernier encan.

: Jakob Pelletier (Calgary, 1-26), Raphaël Lavoie (Edmonton, 2-38), Samuel Bolduc (Islanders de New York, 2-57), Jared McIsaac (Detroit, 2-36), Benoit-Olivier Groulx (Anaheim, 2-54), Gabriel Fortier (Tampa Bay, 2-59), Olivier Rodrigue (Edmonton, 2-62), Alexis Gravel (Chicago, 6-162), Mathias Laferrière (St. Louis, 6-169) ainsi que Xavier Bouchard (Vegas, 6-185).

Alexis Lafrenière (Rimouski), Justin Barron (Halifax), Jérémie Poirier (Saint John), Hendrix Lapierre (Chicoutimi) et Dawson Mercer (Drummondville) ont également percé l’alignement LHJMQ.

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Israel Mianscum et Justin Robidas au Défi mondial

Deux joueurs bien connus en Estrie participeront au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans : Israel Mianscum du Phœnix de Sherbrooke et le Sherbrookois Justin Robidas des Foreurs de Val-d’Or. Au total, 66 hockeyeurs seront du rendez-vous du 2 au 9 novembre à Medicine Hat et Swift Current.

Les joueurs invités seront divisés en trois équipes : Équipe Canada Blancs, Équipe Canada Noirs et Équipe Canada Rouges. Elles affronteront les États-Unis, la Finlande, la République tchèque, la Russie et la Suède.

112 joueurs avaient été invités au camp national de développement des moins de 17 ans en juillet dernier. 

« Après un camp réussi avec les meilleurs jeunes joueurs du pays, de nombreuses décisions difficiles ont été prises pour sélectionner les 66 joueurs qui participeront au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans cette année, a déclaré Brad McEwen, dépisteur en chef de Hockey Canada. Nous croyons que ce groupe illustre les valeurs du programme d’excellence et qu’il représentera le Canada avec fierté alors que nous concourrons pour une médaille d’or en novembre. »

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Le cyclo-cross déménage à la mine Capelton

Le championnat québécois de cyclo-cross déménage. Après quatre éditions à monopoliser une bonne partie du parc Jacques-Cartier, la compétition de vélo s’installe maintenant sur les terres de la mine de Capelton, dans le Canton d’Hatley, où on veut y développer une infrastructure permanente.

Ce sont quelque 300 athlètes adeptes de cyclo-cross qui sont attendus samedi, pour le championnat québécois, et dimanche, pour la Coupe du Québec.

« On voulait essayer un parcours un peu plus européen, avec de grosses descentes de sable, et le site de Capelton se prête bien pour ça. On a commencé à aménager le site depuis l’an passé, on a fait la nouvelle descente pour le Championnat québécois, ça a été créé de toutes pièces », a mentionné Stéphane Vallières, organisateur de l’événement.

« Ça fait environ 20 ans qu’on organise des compétitions de cyclo-cross à Sherbrooke. Au départ, c’était au parc Victoria, et pendant quatre ans, on l’a fait au parc Jacques-Cartier, et là on était dû pour du changement. On voulait changer le parcours. Au parc Jacques-Cartier, on avait un parcours urbain, davantage sur l’herbe, alors qu’ici, on a des descentes de sable et de longues montées en portage, comme on en voit en Belgique, par exemple. Ce parcours de 2,6 km, sera très difficile. Physiquement exigeant. Et c’est différent des parcours que l’on retrouve au Québec.

« L’objectif de ce parcours est de créer un parcours permanent, et varié, différent, qui représente le cyclo-cross, avec des sections roulantes et des sections techniques. On voulait que ce soit un beau terrain d’entraînement pour les compétiteurs et les amateurs de cyclo-cross et de sports de plein air, à vélo. Le site se prêt bien à cet exercice. On a commencé l’an dernier à penser au parcours et on l’a finalisé cet automne », a précisé Sébastien Hue, coordonnateur de l’événement.

Cette piste est établie sur les terres des mines de Capelton et l’approbation de la fondation qui gère ces terres situées dans le Canton d’Hatley.

« Samedi, c’est le championnat québécois de cyclo-cross, une épreuve qui va réunir les meilleurs hommes et femmes du Québec pour le titre et le dimanche, ce sera la présentation de la sixième étape de la Coupe du Québec, qui comporte 10 épreuves. »

Outre Magdeleine Vallières Mill (voir autre texte), qui a terminé deuxième à cette épreuve l’an dernier, William Côté, du Club cycliste de Sherbrooke et Charles Antoine St-Onge, de même que le champion en titre chez les seniors Marc André Fortier, de même que Raphaël Gagné et Léandre Bouchard seront sur place. 

Sports

Magdeleine Vallières-Mill, la super-woman du vélo

Magdeleine Vallières-Mill est unique en son genre. Celle qui revient tout juste du Championnat du monde junior de cyclisme sur route, où elle a terminé au 10e rang, participait ainsi à un quatrième championnat du monde dans la dernière année.

Outre sa récente présence en Grande-Bretagne, la Sherbrookoise a aussi participé aux Championnats du monde UCI de vélo de montagne, en août dernier au Mont-Sainte-Anne, où elle a terminé 24e. 

Ajoutez à cela une 28e position lors des Championnats du monde de cyclo-cross catégorie U23 (elle n’avait que 17 ans à l’époque), en février dernier, et vous avez devant vous une athlète fort occupée.

De fait, Magdeleine est membre de l’équipe nationale de cyclo-cross, en plus d’être membre de l’équipe nationale de développement en cyclisme sur route et de vélo de montagne.

En parallèle à tout ça, la jeune femme de 18 ans poursuit des études en sciences de la nature, au Cégep de Sherbrooke. Une formation qu’elle suit essentiellement à distance, en raison de son horaire chargé.

Cette fin de semaine, dans le Canton d’Hatley, Magdeleine participera au Championnat québécois de cyclo-cross. Elle est d’ailleurs la championne en titre.

Une super-woman du vélo, vous dites?

« Superwoman? Je ne dirais pas ça! Cumuler les trois disciplines, c’est juste beaucoup d’entraînement et de focus, mais surtout, de passion. J’ai commencé le vélo à huit ans, avec mon père, on faisait des voyages de touring. Quand j’avais neuf ans, on s’est rendu en Gaspésie à vélo, à partir de Sherbrooke. C’est à ce moment, vraiment, que j’ai eu la piqure. »

Elle s’est par la suite inscrite en sport-études en sports cyclistes à l’école secondaire du Triolet.

« C’est là que la passion s’est réellement confirmée », a dit la jeune femme.

Magdeleine Vallières-Mill a connu une fantastique saison 2019, dans les trois disciplines.

En cyclo-cross, elle a terminé 23e chez les seniors au Grand Prix Sven Nys, en Belgique, en janvier, avant de terminer 28e chez les moins de 23 ans, lors des Championnats du monde de cyclo-cross au Danemark.

Elle a également réalisé le triplé en cyclisme sur route lors du championnat canadien, en plus de ses résultats en vélo de montagne, au Mont Sainte-Anne.

« En Grande-Bretagne, fin septembre, j’ai fait le contre-la-montre et la course sur route. J’ai fait 22e au contre-la-montre, une boucle de 14 kilomètres. Ça m’a mis en jambes pour la course sur route, où j’ai fini 10e. Mon objectif était d’être bien positionnée, car le parcours était plate, et moi, ma force ce sont les côtes. J’ai bien géré mon positionnement, et je suis contente du résultat », a-t-elle expliqué.

Que ce soit sur route, en vélo de montagne ou en cyclo-cross, Magdeleine ne se fixe jamais d’objectifs précis.

Alors pour les compétitions de cette fin de semaine, il n’y a qu’un mot d’ordre. Avoir du plaisir.

« Je n’ai jamais d’attentes de résultats. Je veux surtout avoir du plaisir et donner mon maximum. J’aime vraiment la compétition. Cette fin de semaine, ça va faire mal, c’est sûr, pour les jambes lors de la montée en portage, alors qu’on devra gérer efficacement la descente. »

Fin octobre, elle quittera en direction de la Suisse, afin de participer à un camp d’entraînement de l’UCI (Union cycliste internationale).

« C’est en vue de la formation d’une équipe UCI, une équipe de développement U23. Ensuite, je vais tenter de me qualifier pour les Pan-Panaméricains (qui se dérouleront à Midland, au Canada, avec l’ajout d’une catégorie junior [19 ans et moins] chez les femmes. Après ça, je vais prendre une pause de la compétition jusqu’à l’an prochain », a-t-elle précisé.

Les Jeux olympiques dans sa mire

« C’est le rêve de tous les athlètes amateurs, le but ultime, et c’est le mien aussi. Mais je suis encore jeune, j’essaie de ne pas trop penser à ça. Il y a beaucoup de filles fortes au Canada et c’est plus difficile de percer pour les femmes, car il n’y a pas de catégorie U23, alors tu passes de junior à élite. Ce n’est pas évident. Généralement, les équipes travaillent avec les coureuses plus âgées. »

Avec cinq vélos à la maison, Magdeleine va plutôt, tranquillement, privilégier la route et le cyclo-cross et ce, dès l’an prochain.

Football universitaire

Victoire convaincante du Vert & Or face aux Carabins

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a signé samedi l’une de ses plus importantes victoires des dernières années en prenant la mesure des Carabins de l’Université de Montréal par la marque de 23 à 15. C’était la première victoire des Verts face à leurs rivaux montréalais depuis le 3 octobre 2015.

Avec cette victoire, les représentants de l’UdeS portent leur fiche à deux victoires et quatre revers et se placent en excellente position pour faire les séries éliminatoires. Une victoire contre les Stingers de Concordia samedi prochain et l’équipe serait assurée de disputer un match supplémentaire en fin de saison. De leur côté, les Carabins subissent un premier revers en 2019.

Le quart sherbrookois Anthony Robichaud a joué son meilleur match de la saison en complétant 14 de ses 20 passes pour 177 verges. Il a lancé deux passes de touché.

« C’est définitivement ma plus grosse victoire en carrière, a-t-il mentionné après le match. On est vraiment underdog, personne au pays ne pensait qu’on allait gagner aujourd’hui. C’est un sentiment indescriptible et c’est sûr qu’on va fêter ça ce soir.»

Contrairement aux matchs plus tôt en saison, Robichaud s’est débarrassé du ballon à quelques reprises lorsqu’il était dans le pétrin au lieu de tenter le tout pour le tout et être intercepté.

« Ma blessure m’a permis de prendre du recul, le jeu a ralenti dans ma tête et ça parait, admet-il. Je commence à trouver mes receveurs et je ne prends plus de mauvaises décisions, je vais me débarrasser du ballon ou courir.»

Une blessure à Sébastien Béland en tout début de match a fait en sorte que le porteur Bruno Sénéchal s’est retrouvé sous les projecteurs. Il a connu un fort match dans les circonstances avec 13 courses pour 59 verges de gain.

« C’est sûr que ce ne sont pas les conditions que l’on préfère, mais quand tu as une opportunité tu dois la prendre, souligne-t-il après la rencontre. C’est plate pour Seb, mais il fallait voir le prochain jeu. On s’est fait dire toute la semaine qu’ils avaient une bonne défense, mais ils sont battables et on l’a montré.»

Morand quitte le match

La défensive de Sherbrooke a été dominante. Dimitri Morand, le quart partant des Montréalais, a complété 14 de ses 23 passes pour 121 verges, mais il a été intercepté à deux reprises. Frédéric Paquette-Perrault l’a remplacé à partir du 3e quart.

Samuel Polan s’est démarqué avec cinq plaqués et surtout 85 verges de retour sur les bottés de dégagement.

« Mon objectif c’est d’être vertical, mon coach me met vraiment ça dans la tête, indique Polan. Je ne me suis pas posé de questions, je suis allé vertical et j’ai protégé mon ballon.»

La seule réelle menace des Bleus est venue du receveur format géant Kevin Kaya qui a capté 10 ballons pour 121 verges de gain. On l’a toutefois beaucoup moins vu lors des deux derniers quarts. Le porteur Ryth-Jean Giraud a aussi connu un fort match avec 91 verges de gain et un touché.

Commencer en force

Les Sherbrookois sont sortis des blocs en force. Le quart-arrière Anthony Robichaud a rejoint Yanni Khennache sur six verges pour inscrire le majeur sur le tout dernier jeu du premier quart. Louis Tardif a réussi un placement de 24 verges un peu plus tard pour porter l’avance des Sherbrookois à 10 points.

Les Carabins ont ajouté deux points à l’aide d’un touché de sûreté, mais Anthony Robichaud a lancé sa deuxième passe de touché du match, cette fois à Louis-Charles Moisan, qui a couru sur 21 verges pour porter le pointage à 17-2 pour Sherbrooke à la mi-temps.

Les Sherbrookois n’ont rien donné à la troupe de Danny Maciocia au troisième quart, mais ont connu quelques difficultés dans le dernier 15 minutes. Le porteur des Bleus Ryth-Jean Giraud a échappé à la défensive sur un 3e essai et deux verges à franchir à la mi-terrain pour inscrire six points et redonner espoir aux visiteurs de compléter la remontée avec un peu plus de sept minutes à jouer. Une course de 51 verges de William Flamand et une première réception de Thomas Sasseville ont toutefois permis à Louis Tardif d’inscrire trois points supplémentaires pour Sherbrooke, mettant ainsi le match virtuellement hors de portée pour les Carabins. Le dernier placement des Carabins a été réalisé avec 27 secondes à faire.

Le Vert & Or a donc un rendez-vous fort important pour la course aux séries samedi face aux Stingers de Concordia. Le match commence dès 16h à Sherbrooke.

« Le moral est au top, confirme Anthony Robichaud. On va pratiquer comme des sans-desseins et des enragés et on va tout faire pour gagner samedi prochain.»

Sports

Maude-Aimée Leblanc se retire du golf professionnel

Sept ans après avoir effectué son entrée dans le monde du golf professionnel, la Sherbrookoise Maude-Aimée Leblanc se retire pour une période indéfinie.

«Avec le temps, j'ai enfin réalisé que ce n'était pas mon rêve et que le golf ne me rend pas heureuse même après de bonnes performances», a expliqué l'athlète aux origines windsoroises après avoir effectué l'annonce sur les réseaux sociaux.

Tout indique que la flamme de la golfeuse pour le golf s'est tout simplement éteinte.

«Je n'ai pas aimé la personne que j'étais sur le terrain de golf et j'ai toujours voulu faire quelque chose de plus significatif avec ma vie que de frapper sur une petite balle blanche.»

Son agenda bien rempli et son train de vie quotidien ont également convaincu l'athlète de prendre un peu de recul.

«J'étais toujours loin de la maison et des gens que j'aime. Ces moments sont extrêmement difficiles. Je suis très excitée face au prochain chapitre de ma vie et je veux accomplir beaucoup plus.»

Maude-Aimée Leblanc avait commencé la pratique du golf à l'âge de cinq ans. Toujours inspirée par son père, elle a d'abord fait son chemin dans la NCAA avec l'Université de Purdue pour ensuite atteindre l'apogée de sa carrière en 2016 sur le circuit de la LPGA et le circuit Symetra. Au total, elle aura accumulé des bourses de 367 000$ durant sa carrière.

«Je suis tellement reconnaissante face aux gens incroyables que j'ai rencontrés à travers le golf et incroyablement reconnaissante pour le soutien que j'ai eu de tant de gens à travers toutes ces années. Je ne l'oublierai jamais.»

Sports

Le Phœnix demeure invaincu à domicile

L’honneur d’infliger un premier revers au Phœnix à domicile ne reviendra finalement pas aux Tigres de Victoriaville. Les Sherbrookois sont demeurés invaincus au Palais des sports lundi en domptant les Félins dans une victoire de 5 à 1.

Samuel Poulin a retrouvé sa touche de marqueur lors du long week-end de l’Action de grâce. Après avoir compté à deux reprises samedi contre l’Armada, le capitaine du Phœnix a ajouté deux autres buts à sa fiche, les deux premiers de son club en première période. 

Maxime Pellerin avait toutefois été le premier à faire bouger les cordages pour les visiteurs avant de voir Poulin mener les siens vers une poussée offensive de cinq buts sans réplique.

« Je suis chanceux ces temps-ci. Sur mon deuxième but, j’ai seulement envoyé la rondelle au filet en espérant créer quelque chose. Lancer, bien souvent, ce n’est pas un mauvais choix de jeu », rappelle Poulin. 

« Dans le hockey, tout est une question de timing et on aurait mérité mieux en première période, a confié l’entraîneur de Victoriaville, Louis Robitaille, lorsque questionné sur le deuxième but de Poulin à une seconde de la fin de l’engagement. J’aimais la façon dont on se comportait. On a senti que le deuxième but du Phœnix a fragilisé notre équipe, ce qui arrive parfois à un club qui en perd trois de suite. On a perdu le momentum à ce moment-là même si les gars n’ont jamais abandonné. »

Patrick Guay a ensuite profité des largesses de Fabio Iacobo au deuxième tiers. À sa défense, le gardien des Tigres ne pouvait rien faire sur le tir foudroyant de Bailey Peach un peu plus tard dans la période. 

« Le but de Pat a fait toute la différence, estime Samuel Poulin. On avait un seul but d’avance, la partie était encore serrée et ensuite, on a parti la machine et les Tigres n’étaient plus dans le coup. »

Xavier Parent a ajouté l’insulte à l’injure au dernier vingt avec un but en désavantage numérique. 

« On met beaucoup de pression même s’il nous manque un joueur sur la glace. Quand l’adversaire est aussi agressif envers nous durant nos avantages numériques, on le voit que c’est plus difficile de s’installer dans la zone, donc on fait pareil », a expliqué Xavier Parent.

Le Phœnix a une fois de plus bombardé le gardien adverse avec 42 tirs tout en limitant les chances des Tigres, qui ont dirigé 20 lancers vers Samuel Hlavaj.

« On lance souvent, mais on prend aussi de bons tirs. C’est la recette pour marquer et gagner. À domicile, on se sent en confiance, mais c’est la même chose lors de nos parties sur la route. On se supporte tous et on sent aussi l’appui de la foule. »

« J’ai vu de bonnes choses de notre gardien, mais aussi des mauvaises, note Robitaille. Pour être franc, j’aurais aimé le voir empêcher Poulin de marquer son second but de la partie. De l’autre côté, Hlavaj a fait les gros arrêts (...). Le Phœnix joue du bon hockey en étant premier en avantage numérique, premier en désavantage numérique et premier au classement. Sherbrooke mise sur toute une frappe offensive cette saison, ce qui en fait un club dangereux. »

Une avance au premier rang

La victoire du Phœnix combinée à la défaite des Islanders de Charlottetown contre les Mooseheads de Halifax lundi permet aux Sherbrookois de creuser l’écart à trois points devant les Islanders et les Remparts de Québec, qui suivent tout de même de près les meneurs au classement.

« On le sait que ce n’est pas seulement les parties de fin de saison qui font la différence au classement, clame Parent. Même les matchs disputés les lundis en après-midi en début de campagne sont importants et on en est déjà conscients. »

« Il y avait une autre bonne foule pour un lundi (2642) et les gars prennent ça à cœur, observe l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. En même temps, il a 11 parties de jouées seulement, dont six à domicile, donc le message demeure le même : être humble dans la victoire et bâtir pour le futur. En nous voyant au premier rang, l’adversaire arrivera toujours prêt au match avec le couteau entre les dents. Il faudra donc se préparer à bien réagir dans l’adversité. »

Remparts

Propulsés par leur avantage numérique, les Remparts battent les Tigres 4 à 1

En marquant tous leurs buts en avantage numérique, les Remparts de Québec ont réussi à sortir gagnants par la marque de 4 à 1 contre les Tigres de Victoriaville au Centre Vidéotron.

Les Remparts ont frappé tôt en première alors que Zackary Riel était au cachot pour bâton élevé quand Félix Bibeau a complété un jeu de Darien Kielb et Thomas Caron pour déjouer le gardien des Tigres Tristan Côté-Cazenave après 59 secondes de jeu.

Les protégés de Patrick Roy n'ont cependant plus dirigé un seul autre lancer vers la cage des Tigres de la période. Pendant ce temps, Jérôme Gravel, lui aussi en supériorité numérique, égalait la marque pour les Victoriavillois en trompant la vigilance d'Anthony Pagliarulo.

Bibeau est revenu à la charge en deuxième, cette fois alors que Gravel était au banc pour avoir accroché, marquant son deuxième du match et son troisième cette saison.

En troisième période, c'est la jeune sensation James Malatesta qui a marqué pour ouvrir l'entracte alors que Gravel était de nouveau en pénitence. Andrew Coxhead a complété le pointage à 14:23 du troisième engagement pendant une pénalité à Côté-Cazenave pour obstruction servie par l'ailier Egor Serdyuk.

Bibeau a mérité la première étoile du match alors qu'Anthony Gagnon, avec deux aides, a obtenu la deuxième et que le défenseur recrue Charle Truchon a reçu la troisième étoile.

Sports

L'Armada en eaux troubles face à Poulin et sa bande

Samuel Poulin est sorti de sa coquille samedi soir lors de la visite de l'Armada en marquant deux buts dans une victoire de 5-0 du Phoenix.

En marquant son deuxième but et ensuite son troisième de la saison, le capitaine du Phoenix a répondu aux attentes de son entraîneur, qui espérait en voir davantage de la part de son joueur étoile. 

« Ça fait du bien, c’est certain, confie Samuel Poulin. La chance n’a pas toujours été en ma faveur, mais aujourd’hui, j’ai trouvé une façon de marquer. Les quatre trios ont attaqué sans arrêt. L’Armada était incapable de nous contenir. »

« Sam fournit toujours l’effort et contrôle bien le jeu, mais il devait trouver le moyen de marquer régulièrement et il l’a fait aujourd’hui, soutient son entraîneur Stéphane Julien. Il avait beaucoup de chances de compter et ce n’était qu’une question de temps dans son cas. »

C'est toutefois Alex-Olivier Voyer qui a pavé la voie à ses coéquipiers avec un but dès les premiers instants du deuxième vingt, et ce, après une première période sans fait saillant.

Vincent Anctil a doublé l'avance des siens et c'est à ce moment que Samuel Poulin a enfoncé deux autres clous dans le cercueil de l'Armada de Blainville-Boisbriand. Nathael Roy en a rajouté en comptant le cinquième but des siens. 

Samuel Hlavaj a ainsi obtenu son premier blanchissage dans la LHJMQ grâce à ses 18 arrêts. Émile Samson a pour sa part été bombardé de 50 tirs, la plupart décochés en deuxième et troisième périodes durant lesquelles les Sherbrookois ont tout simplement été dominants.

« La sensation est bonne, admet Hlavaj. L’équipe a bien joué devant moi. C’est une victoire collective. Mon entraîneur me fait confiance et sentait que j’allais être difficile à battre ce soir. J’étais plus occupé en première période, mais ensuite, notre équipe a tout simplement pris le contrôle du jeu. »

Comme affronter Mike Tyson

Le pilote de l'Armada de Blainville-Boisbriand n'a pas hésité à dire que l'adversaire était dans une classe à part samedi au Palais des sports. 

« Ce n’est pas une question de si mon club a bien joué ou pas, estime Bruce Richardson. Le Phoenix a joué très fort. Si je montais dans le ring contre Mike Tyson, j’aurais beau vouloir, mais je risquerais de manger une volée. Le Phoenix aspire aux grands honneurs et il nous manquait cinq joueurs. Sur leur avantage numérique, il y avait cinq choix de première ronde sur la glace. On doit être réalistes. »

« Ce match me faisait peur un peu, admet pour sa part l’entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien. On est revenus à 3 h du matin de Gatineau cette nuit alors que l’Armada jouait à domicile la veille. Hlavaj a gardé notre équipe dans le match en première période et ensuite notre premier trio a pris les commandes.»

« On affrontait des joueurs matures et fort physiquement, ce qui a amené le Phoenix à prendre le contrôle du match, observe Bruce Richardson. Leur gardien a aussi fait les bons arrêts quand c’était le bon moment. On a réussi à garder le match à notre portée en première période, mais dès le premier but du Phoenix, notre adversaire a haussé son jeu d’un cran et c’est normal quand on affronte une équipe comme Sherbrooke. »

Le Phoenix tentera de s'offrir un coussin plus confortable au premier rang du classement général de la LHJMQ en semesurant lundi à 14 h aux Tigres de Victoriaville au Palais des sports à l'occasion du match de l'Action de grâce.