Trois matchs intra-équipe pour le Vert & Or

Football

Trois matchs intra-équipe pour le Vert & Or

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Même si la saison de football universitaire a été annulée la semaine dernière, les joueurs du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke poursuivent l’entraînement. D’ailleurs, trois matchs intra-équipe sont au programme cet automne, en octobre et novembre.

Ces matchs se dérouleront le 2 et le 30 octobre et le 13 novembre prochains.

Un baume sur les plaies des jeunes footballeurs qui ont vu leurs espoirs de jouer au football cet automne s’évanouir, la semaine dernière.

« À ce moment-là, la priorité, c’était de prendre soin de nos gars. Ils ont vécu toutes sortes d’émotions, depuis mars dernier. Plutôt que de se faire dire non dès le début, ils ont été mis dans une position d’attente et avec le résultat de tout ça, il n’y a pas de foot », a dit l’entraîneur-chef du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, Mathieu Lecompte.

Devant ce scénario d’annulation de saison qui devenait de plus en plus probable, au fil des semaines et des mois, des pourparlers se sont amorcés pour la tenue d’un match hors-concours entre le Vert & Or et le Rouge et Or de l’Université Laval.

« On a travaillé fort, on a tout fait en notre pouvoir pour disputer un match hors concours. C’était ça notre but ultime. On savait très bien que la tenue d’une saison allait être vraiment complexe », a poursuivi Mathieu Lecompte.

« C’était la course contre la montre. On voulait un match hors concours rapidement ici à Sherbrooke, c’était notre objectif. On voulait avoir Québec chez nous. On se parlait chaque semaine, nos plans se suivaient, nos dates se suivaient. On parlait du 3 ou du 10 octobre, dépendant des accords de la direction. »

« On est à l’entraînement depuis le 8 juin, en sous-groupes, en groupes un peu plus importants, en respectant toutes les mesures. On n’a recensé aucun cas de covid depuis la mi-mars. Tout a été fait pour jouer. On doit être solidaires avec la décision prise par nos supérieurs. Maintenant, c’est de ré-enligner le tir. »

C’était donc la course contre la montre, lors des dernières semaines, dans l’espoir de disputer au moins un match hors-concours cet automne. Mais les plans ont changé.

« J’ai donné congé aux gars, la semaine dernière. Mais cette semaine, on est de retour à l’entraînement. Tant et aussi longtemps qu’on pourra s’entraîner, en respect des mesures d’hygiène, on va le faire. On va garder le cap pour les jeunes. Voilà pourquoi on a programmé trois matchs intra-équipe au cours des prochaines semaines, soit le 2 octobre, le 30 octobre et le 13 novembre. On veut se tester au froid. Si on veut se rendre loin, en séries éventuellement, on a des grands objectifs, alors on doit jouer au froid », a poursuivi Mathieu Lecompte.

Cette saison 2020 sera donc axée sur le développement et sur le volet scolaire.

« On donne trois semaines de repos aux gars à la mi-session. Une semaine de lecture, la semaine d’examens et la semaine de relâche. Il n’y aura pas d’activités de foot pendant trois semaines. Les gars vont continuer à s’entraîner, mais pas de foot. Les jeunes vont se concentrer à l’école. En bout de ligne, l’école c’est le plus important. Une saison c’est une course contre la montre, mais là, c’est différent. »

Cet arrêt des activités pour l’automne fait en sorte que certains joueurs ont décidé d’accrocher leurs crampons, soit pour terminer leurs études, ou pour entrer sur le monde du travail.

C’est le cas du demi défensif Marc-Olivier Choinière, le receveur de passes William Flamand, le porteur de ballon William Tremblay-Harnois, le quart-arrière Samuel BOlduc-Goulet, le receveur de passes Philippe Plourde et le demi défensif Dominic Lortie.

Jérémy Gagnon-Laparé vise un retour au jeu dans les séries

Sports

Jérémy Gagnon-Laparé vise un retour au jeu dans les séries

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
MAGOG — Jérémy Gagnon-Laparé a joué de malchance jusqu’ici à sa première saison avec le Saint-Louis FC dans la United Soccer League (USL). Rappelons que Gagnon-Laparé avait paraphé un contrat d’un an plus une année d’option avec sa nouvelle formation.

L’athlète de Magog a subi une fracture d’un os du visage et une commotion cérébrale lors d’un match le 29 août contre les représentants de Louiseville. Celui-ci n’est pas revenu au jeu depuis.

« Avec un joueur adverse je me suis lancé à fond de train sur le ballon et nos deux têtes se sont frappées. Le choc a été violent et j’ai tout de suite su que quelque chose n’allait pas. Je suis sur la liste des blessés depuis », a écrit Gagnon-Laparé dans un échange de courriels avec La Tribune.

S’il y a une bonne nouvelle, c’est que sa convalescence pourrait tirer à sa fin. 

« Le docteur et le physio m’ont dit que l’os devrait prendre autour de cinq semaines avant de se replacer. Un retour hâtif aurait pu me mettre à risque et c’était à éviter selon eux. Cinq semaines nous amènent au 3 octobre, date de notre dernier match de saison régulière. On évaluera la situation en temps et lieu pour prendre la meilleure décision, mais pour l’instant je suis très heureux de la progression de mon état. Les symptômes de commotion sont complètement disparus, ce qui signifie que je pourrai reprendre l’entraînement sans contact dans les prochains jours. La blessure est survenue à un bien mauvais moment. J’enchaînais les bonnes performances depuis quelques semaines et je sentais que l’équipe trouvait son rythme. On arrivait à être constants sur 90 minutes. »

Reprendre son poste

Comme c’est souvent le cas pour un nouveau venu au sein d’une équipe, Gagnon-Laparé devra prouver qu’il mérite de reprendre sa place de partant lorsqu’il retrouvera son maillot.

« Il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans la vie et surtout pas dans le sport car les choses changent très vite. Il est clair qu’à mon retour au jeu je devrai prouver que je peux retrouver le niveau que j’avais avant de me blesser pour regagner le terrain. Cela dit, je ne doute pas une seconde que j’y arriverai et que je reprendrai ma place de partant quand j’obtiendrai le feu vert du personnel médical. Ce qui joue contre moi, c’est le temps. Il me reste environ deux semaines à attendre avant que la guérison soit complète et notre dernier match de saison régulière sera lui aussi joué dans deux semaines. Je dois donc faire confiance à mes coéquipiers afin qu’ils nous permettent de nous faufiler dans les séries et ainsi avoir une vraie chance de jouer à nouveau cette année », a-t-il écrit.

Mesures sanitaires

La pandémie faisant des ravages aux États-Unis, la USL a dû elle aussi adapter des mesures pour assurer la sécurité et la santé de ses joueurs.

« Contrairement à la NBA qui a opté pour une bulle pour compléter sa saison, on continue de se déplacer pour jouer des matchs. Par contre, plusieurs mesures préventives ont été mises en place : se faire tester avant chaque partie, voyager (presque) partout en autocar, s’isoler à la maison à l’extérieur des activités d’équipe sauf pour les sorties essentielles comme l’épicerie, la pharmacie, etc. Aussi, au lieu d’affronter tous les clubs de la conférence de l’Est, nous sommes regroupés en groupe de quatre équipes parmi les villes les plus proches afin de limiter les déplacements. Nous faisons partie d’un groupe avec Louisville, Indianapolis et Kansas City. On affronte chaque équipe quatre fois et les autres parties sont contre des adversaires de deuxième zone, soit Pittsburgh, Tulsa et Memphis que nous affrontons chacun une fois. Pour les séries, nous sommes à un point d’une qualification. Avec trois parties au calendrier, tout est possible. Nous avons notre sort entre nos mains. »

La recrue du Saint-Louis FC apprécie son séjour dans la ville du Missouri. 

« L’adaptation à mon nouveau milieu a été facilitée par mes coéquipiers. J’ai vite développé des affinités avec plusieurs d’entre eux, ce qui a accéléré mon intégration. À 25 ans, j’en suis rendu à un moment de ma carrière où je suis capable de me détacher de l’idée que je suis le petit jeune de l’équipe peu importe où je vais. Après quelque jours à côtoyer les joueurs dans une nouvelle équipe, j’arrive beaucoup plus facilement à être moi-même au sein d’un groupe. Plus jeune, j’avais plus de mal à m’exprimer librement, autant dans le vestiaire que sur le terrain. Maintenant, tout ça est derrière moi. »

Un petit penchant pour les Stars

Sports

Un petit penchant pour les Stars

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — Justin Robidas a un petit penchant. Un tout petit penchant pour les Stars de Dallas, lors de la présente finale de la coupe Stanley. Non seulement son père Stéphane a évolué avec l’organisation du Texas pendant 11 ans, en deux séjours, mais c’est aussi au Texas que Justin est né, et c’est au pays des cowboys qu’il a appris son hockey.

Pas de secret, Justin a grandi dans un environnement de hockey.

Dès son plus jeune âge, il a fréquenté le vestiaire des Stars et les vedettes de l’équipe de l’époque, qui sont encore les mêmes en cette finale 2020, soit Jamie Benn et Tyler Seguin.

« J’ai vécu 12 ans là-bas au Texas, c’est une grosse partie de ma vie. C’est une étape très importante pour moi, j’y ai vécu toute ma jeunesse, j’ai beaucoup de souvenirs liés à Dallas et j’ai encore des amis de cette époque où j’ai joué mon hockey mineur », se rappelle l’ancien attaquant des Cantonniers de Magog (LHMAAAQ), qui évolue maintenant avec les Foreurs de Val d’Or.

Justin a été initié très tôt au hockey. Il se rappelle qu’il accompagnait son père au American Airlines Center aussi souvent qu’il le pouvait.

Après un passage d’un peu plus d’une année à Dallas, Stéphane Robidas a été échangé aux Blackhawks de Chicago, en retour de Jon Klemm.

Le passage des Robidas fut bref. Avec le lock-out dans la LNH en 2004-05, Robidas a joué une saison en Allemagne.

Au retour des activités, il a signé un contrat de deux ans à titre de joueur autonome avec les Stars, en 2005-06.

« C’est sûr que j’ai beaucoup de bons souvenirs de l’aréna, des membres de l’organisation et de l’équipe en général. Alors, c’est assez spécial pour moi de les voir en finale. J’allais souvent à l’aréna avec mon père, pour les entraînements, pour les matchs, quand je n’avais pas d’école. Après les victoires, on avait le droit d’entrer dans le vestiaire, mais pas après les défaites! Je pouvais voir les joueurs de près, de très près et c’est probablement de là que j’ai développé ma passion pour le hockey », a dit le jeune homme, qui a été le deuxième choix au total du repêchage de la LHJMQ, en 2019.

« Toujours être autour d’un vestiaire de la LNH, de voir comment les gars se comportent et comment ils agissent, c’est aussi ça qui m’a fait tomber en amour avec le hockey. C’était vraiment l’fun et impressionnant à la fois d’aller les voir à l’aréna. De cette époque, il ne reste que Benn et Seguin. Quand mon père est parti, l’équipe a fait une reconstruction et plusieurs joueurs ont quitté », s’est rappelé le jeune homme.

Football collégial : les Cougars du Collège Champlain joueront au Triolet

Sports

Football collégial : les Cougars du Collège Champlain joueront au Triolet

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — Si tout se passe comme prévu, la saison de football collégial en division 1 s’amorcera cette fin de semaine pour les Cougars de Champlain. Ils rendront alors visite aux Titans de Limoilou. Et la semaine suivante, le 3 octobre, les Cougars accueilleront le Notre-Dame du campus Notre-Dame-de-Foy sur le terrain synthétique de l’école secondaire le Triolet.

Champlain sera également au Triolet pour son deuxième match de saison écourtée, le 24 octobre. Ils accueilleront Lévis.

Les Cougars utilisent habituellement les installations sportives de l’Université Bishop’s, dont le Coulter Field, pour leurs matchs à domicile. Les vestiaires des Cougars sont également situés dans le Centre sportif de l’Université Bishop’s.

« Le Triolet a déjà un protocole établi pour accueillir des matchs de football. Ils vont déjà le faire avec le football juvénile. On a rencontré Bishop’s et les relations ont toujours été très bonnes. On va donc jouer nos deux matchs locaux au Triolet. On a plusieurs dossiers à régler avant le premier match de ce samedi, et on voulait régler celui-là le plus vite possible », a dit le directeur des sports du Collège Champlain, Sylvain Laflamme.

Présentement, les Cougars et les Gaiters utilisent le synthétique du Coulter Field pour s’entraîner.

Les Gaiters, par contre, n’ont pas de saison de football en 2020.

Pas de spectateurs

Le calendrier de quatre matchs en football collégial doit s’amorcer cette fin de semaine.

D’ores et déjà, Champlain a statué qu’il n’y aurait pas de spectateurs admis à ses deux matchs disputés au Triolet.

« On concentre nos efforts à offrir les matchs en webdiffusion. On a encore des tests à finaliser, mais on devrait pouvoir offrir le service », a poursuivi M. Laflamme.

Ce dernier doit d’ailleurs préparer le voyage de son équipe, ce samedi. Des préparatifs qui se font toujours dans la crainte que les mesures prises soient annulées le lendemain.

« On doit louer deux autobus de 56 places, plutôt qu’un seul, pour que chaque gars soit seul dans son segment de deux sièges. Et il faut suivre les règles en vigueur. Se laver les mains avant d’embarquer, entre autres. Et il n’y aura pas de toilettes dans l’autobus, ou de nourriture permise. Tout ça va demander des adaptations à notre routine habituelle, mais on va le faire. On veut donner le meilleur possible aux jeunes, dans ce qui est possible. »

Sylvain Laflamme confirme que le respect des règles menant à ce premier match tant attendu n’est pas toujours facile à suivre.

« On s’en va dans la région de Québec, qui est maintenant classée Orange. Mais nous, c’est jaune, à moins que tout ait changé. Est-ce qu’on pourra se déplacer à Québec? On doit tout refaire, et revalider, très souvent. On s’accroche à l’idée que les jeunes vont vraiment apprécier et on se croise les doigts pour la suite. »

Et si le Phœnix nous refaisait le même coup

Sports

Et si le Phœnix nous refaisait le même coup

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Après ses quatre victoires en autant de sorties lors des matchs préparatoires, le message lancé par le Phœnix est clair. Non, il ne faut pas partir en peur et tomber dans les raccourcis trop faciles : il ne s’agissait que de parties hors-concours. Tout indique par contre que la formation sherbrookoise a bien l’intention de reprendre là où elle a laissé au moment de l’arrêt inattendu des activités de la LHJMQ en mars dernier en raison de la COVID-19. 

Lorsque le Phœnix a vu sa saison de rêve être suspendue, il venait tout juste d’enregistrer une 13e victoire consécutive. C’est donc dire que la troupe de Stéphane Julien n’a pas connu la défaite à ses 17 dernières sorties. 

Si les recrues ont bien fait lors des premières parties préparatoires, les leaders ont ensuite pris les commandes plus récemment. 

Est-ce que le Phœnix pourra une fois de plus terminer au premier rang de sa division? Bien sûr! Au sommet du classement de la LHJMQ? Pourquoi pas?

Comme les 17 autres formations du circuit Courteau, Sherbrooke a perdu les services de ses trois joueurs de 20 ans. Normal. Le hic? Alex-Olivier Voyer et Félix Robert étaient bien plus utiles à leur équipe que la très grande majorité des autres joueurs de 20 ans de la LHJMQ. Charles-Antoine Roy était aussi excellent. Trois gros morceaux en moins pour le Phœnix et quatre en considérant la perte de Samuel Bolduc, qui fera sans doute ses débuts chez les pros à l’âge de 19 ans.

Mais en comptant sur le meilleur gardien du circuit, Samuel Hlavaj, et l’un des joueurs les plus dominants de la LHJMQ, Samuel Poulin, le Phœnix se trouve en excellente position pour répéter bien des exploits réalisés la saison dernière. En souhaitant bien sûr que le capitaine sherbrookois revienne à Sherbrooke après son troisième camp chez les Penguins de Pittsburgh. 

L’organisation sherbrookoise mise encore sur trois joueurs de 20 ans de qualité en Benjamin Tardif, Xavier Bernard et Gregory Kreutzer. Au retour du défenseur de 20 ans Olivier Crête-Belzile, le Phœnix aura un choix à faire, ce qui lui donnera une monnaie d’échange intéressante pour transiger en laissant aller l’un de ces quatre vétérans, question de respecter la limite de trois joueurs de dernière année par équipe. 

La présence de nombreux choix de première ronde en 2017 pèsera lourd dans la balance. Imaginez : Stéphane Julien compte sur les sélections numéro 2, 4, 11 et 16 du tout premier tour en 2017, Samuel Poulin, Xavier Parent, Bailey Peach et Jaxon Bellamy. 

Ce fameux noyau de joueur est enfin arrivé à maturité. C’est autour de ces vétérans que le Phœnix espérait voir son équipe atteindre son apogée en 2020-2021 lors de la construction de cet effectif réalisée lors des trois dernières années.

D’autres joueurs de 19 ans se greffent aussi à ce groupe sélect, sans parler de la présence de quelques bons jeunes vétérans comme Patrick Guay et des recrues de qualité comme Pavel Grishin, qui se fait toutefois toujours attendre.

La base du Phœnix est solide. Mais pour atteindre le même niveau que la saison dernière, ou presque, le Phœnix devra ajouter un peu de renfort en allant chercher entre autres un joueur de deuxième trio, possiblement un centre à mon avis. Puisqu’il suffit d’une seule blessure à un joueur important pour voir le Phœnix se retrouver en difficulté à l’offensive. 

En ajoutant un marqueur naturel et en bonifiant le punch offensif du Phœnix, l’organisation peut espérer vivre une année pouvant se rapprocher de celle vécue en 2019-2020, alors que cette dernière cohorte n’avait toujours pas atteint son plein potentiel. Et dans tous les cas, il sera difficile de s’approcher aussi près de l’excellence connue la saison dernière. Des campagnes comme celle-là, on n’en vit que très rarement.

Il ne reste qu’à espérer que les amateurs sherbrookois puissent assister de près à cette neuvième saison du Phœnix, celle où tout sera permis. En espérant que cette pandémie ne vienne pas jouer les trouble-fêtes une fois de plus.

À défaut de Nadal, Djokovic au rendez-vous à Rome

Tennis

À défaut de Nadal, Djokovic au rendez-vous à Rome

Agence France-Presse
ROME — Rafael Nadal a fait faux bond, mais Novak Djokovic, lui, sera bien au rendez-vous lundi de la finale du Masters 1000 de Rome qui, depuis 2005, s’est toujours disputé avec l’un de ces joueurs, quand ce n’était pas les deux.

À une semaine du coup d’envoi de Roland-Garros, le Serbe — quatre fois sacré à Rome — disputera sa dixième finale au Foro Italico après avoir dominé dimanche le Norvégien Casper Ruud (7-5, 6-3).

Il sera opposé à Diego Schwartzmann, 15e mondial, tombeur surprise de Nadal lors des quarts.

Dans la finale dames, la tête de série N.1 Simona Halep tentera elle de conquérir un premier titre à Rome, après deux finales perdues en 2017 et 2018. «Et Dieu merci, je ne vais pas jouer contre Svitolina!», a-t-elle souri après sa qualification, en référence à l’Ukrainienne qui l’a battue les deux fois en finale. Elle sera cette fois opposée à la Tchèque Karolina Pliskova, qui, solide, a vaincu sa compatriote, Marketa Vondrousova, finaliste de Roland-Garros l’an dernier, en deux sets (6-2, 6-4).

Les titres, Djokovic en a déjà une belle collection, mais toujours une grande «faim» d’en gagner d’autres, a-t-il assuré.

En cas de victoire à Rome, il décrocherait un 36e titre en Masters 1000 qui lui permettrait de dépasser Rafael Nadal (tous deux en comptent actuellement 35).

Il retrouvera en finale Schwartman, 15e mondial, sorti vainqueur d’un match-marathon de plus de 3h10 face au Canadien Denis Shapovalov, 6-4, 5-7, 7-6 (7/4).

Face à l’Argentin, qui disputera à 28 ans sa première finale dans un Masters 1000, Djokovic part favori mais veut rester prudent.

«Je ne prends rien pour acquis», a assuré le Serbe, soulignant que Schwartzman a fait «le match de sa vie» samedi contre l’Espagnol.

«Djoko» bousculé

S’il compte déjà neuf finales et quatre titres à Rome, le Serbe n’y a plus été sacré depuis 2015, restant sur trois finales perdues (2016, 2017 et 2019).

En demi-finale, il a été sérieusement bousculé par le 34e joueur mondial, mais a su serrer le jeu dans les moments-clés d’un match intense, pour le plus grand plaisir du public, de nouveau autorisé depuis dimanche (mais sous le seuil de 1.000 personnes).

Ces spectateurs, «ils me manquaient beaucoup et ils manquaient à tous les joueurs», a observé «Djoko».

Outre les nombreux «Dai Nole!» (Allez Nole!) lancés par ce public très familial, le N.1 mondial a surtout pu compter sur son expérience et un service performant pour se maintenir à flot face à l’enthousiasme de son adversaire, premier Norvégien à disputer une demi-finale de Masters 1000.

Il lui a fallu notamment effacer dans la première manche disputée (1h10) deux balles de set pour son adversaire puis trois balles de break brûlantes à 5-5.

Le Serbe a mieux maîtrisé la seconde manche, en contenant davantage ses nerfs qu’en quarts de finale même s’il a encore lâché quelques cris de colère — en serbe — et discuté quelques décisions arbitrales.

Finale logique chez les dames

Chez les dames, pour espérer enfin gagner à Rome, Simona Halep va elle devoir passer un obstacle de taille avec la tenante du titre, Karolina Pliskova. Une finale finalement logique entre les têtes de série N.1 et 2 du tournoi.

La Roumaine a dû s’employer dimanche contre l’Espagnole Garbine Muguruza, tête de série N.9, pour s’imposer en trois sets (6-3, 4-6, 6-4).

Victorieuse de ce duel entre deux ex-reines de Roland-Garros, Halep a signé sa 13e victoire consécutive. Cette série avait débuté avant l’interruption des compétitions pour cause de coronavirus avec un titre à Dubaï en février et s’est poursuivie à la reprise avec son titre à Prague en août et ses quatre succès à Rome cette semaine.

Muguruza, qui est la dernière joueuse à l’avoir battue, en janvier en demi-finale des Internationaux d’Australie, n’a pas été de loin de récidiver, mettant jusqu’au bout la pression malgré des signes de fatigue et des douleurs au dos. D’autant que l’Espagnole avait clairement le soutien du public romain.

Mais pas rancunière, Halep s’est néanmoins réjoui : «C’était bien de revoir du monde, même si ce n’est pas moi qu’ils supportaient aujourd’hui... Mais j’étais contente de les voir, j’ai ressenti leur énergie».

Un sentiment que partage sa future adversaire en finale : «C’était vraiment bien d’avoir du public aujourd’hui. Hier, lorsque j’ai joué devant des tribunes désertes, ça m’a vraiment semblé très vide, je me sentais un peu seule. Aujourd’hui, c’était vraiment mieux d’avoir du monde, même s’ils n’étaient pas nombreux», a commenté Pliskova.

La Tchèque s’attend à un rude combat lundi face à Halep, qui l’a déjà battue à sept reprises lors de leur 12 confrontations. «Ça va être super dur, car elle se bat sur chaque point. (...) Avec elle, ce n’est jamais facile quel que soit le tournoi ou la surface. Mais tout cela promet une belle finale!».

Pogacar bouscule l’histoire du Tour de France

Cyclisme

Pogacar bouscule l’histoire du Tour de France

Jean Montois
Agence France-Presse
PARIS — Homme de records, au moins de précocité, Tadej Pogacar, 22 ans lundi, a bousculé l’histoire du Tour de France qu’il a terminé sur la plus haute marche du podium, dimanche sur les Champs-Élysées.

Pogacar, premier Slovène vainqueur de la plus grande course du monde, est resté masqué jusqu’au podium d’arrivée. Comme les autres rescapés de ce Tour si particulier, le plus tardif en date depuis 1903 en raison du décalage de deux mois dû à la pandémie de coronavirus.

«C’est déjà une victoire d’arriver à Paris», s’est félicité le directeur du Tour, Christian Prudhomme, qui a reconnu avoir tremblé avant le départ donné à Nice, en pleine zone rouge. Mais la «grande fête populaire et sportive qui fait la fierté du pays», selon les mots samedi du président de la République Emmanuel Macron, a eu lieu. Même si l’arrivée de la 21e étape, enlevée au sprint par l’Irlandais Sam Bennett, déjà assuré du maillot vert, s’est déroulée devant un public limité à 5000 spectateurs.

À la veille de son 22e anniversaire, Pogacar fait encore mieux — de quelques mois — que son prédécesseur au palmarès, le surdoué Egan Bernal, symbole cette année de l’échec de l’équipe Ineos, anciennement Sky. Une fin de cycle ? Après sept victoires en huit éditions, la formation britannique a été surclassée par sa rivale néerlandaise Jumbo.

«Une bonne leçon de vélo»

Pour autant, la stratégie des «jaune et noir», en surnombre dans les moments forts de la course, a échoué. À tout miser sur son chef de file, le Slovène Primoz Roglic, elle a pris le risque d’essuyer une terrible et inattendue déconvenue, dans le contre-la-montre de La Planche des Belles Filles, à 24 heures de l’arrivée à Paris.

Légende de son sport, Eddy Merckx s’est montré cinglant dans le journal L’Équipe : «Ils auraient dû comprendre que Pogacar n’allait pas les attaquer, c’était impossible de les piéger en montagne. Mais ils auraient dû essayer de le faire sauter bien avant pour avoir une marge suffisante. C’est une bonne leçon de vélo.»

Encore groggy, Roglic a encaissé le coup sans apporter de réelle explication à sa contre-performance qui a ruiné les efforts de ses coéquipiers, au premier rang desquels le Belge Wout van Aert, incroyablement puissant dans les différents secteurs de jeu (troisième temps de la montée de La Planche des Belles Filles !).

Le Slovène, deuxième à 59 secondes, est toutefois monté pour la première fois sur le podium final, 100 % inédit cette année puisque Tadej Pogacar, néophyte, et l’Australien Richie Porte (3e, à 3 min 30 sec), habitué du Tour, n’y avaient eux non plus jamais figuré.

Pogacar a reçu les félicitations du président de la Slovénie, sensible à ce moment historique pour le sport de son pays. Il a également été adoubé par d’anciens champions, de Greg LeMond («pour moi, c’est un très grand vainqueur du Tour de Fance») à Eddy Merckx («depuis sa troisième place au Tour d’Espagne l’an passé, je sais que c’est un très grand»).

Changement de statut

Ni LeMond ni Merckx n’ont émis de réserve sur ce jeune talent, un attaquant révélé par sa victoire dans le Tour de l’Avenir 2018 et passé pro voici 21 mois à peine. Mais les performances très élevées sur ce Tour ont suscité ici et là des interrogations pour l’instant sans réponse certaine, d’autant que les repères habituels ont été brouillés cette année et que les chutes ont décimé la longue liste des candidats au podium, les Français en premier lieu (Thibaut Pinot, Romain Bardet).

Plus jeune vainqueur du Tour depuis... 1904 et le succès de Henri Cornet (19 ans) acquis sur tapis vert quelques mois après la fin de la course, le Slovène de l’équipe UAE Emirates -une émanation de la défunte formation italienne Lampre- change maintenant de statut. Et aussi de responsabilités puisqu’il sera bien plus étroitement surveillé à l’avenir quand il reviendra sur le Tour, la plus grande course du monde.

Face aux enjeux, ce fils d’un dessinateur industriel et d’une professeure de français semble plutôt insouciant de caractère, à l’entendre : «J’aime la vie, les petites choses, j’aime m’amuser, j’ai toujours été comme ça.»

Le Tour de France «le plus compliqué à organiser»

Cyclisme

Le Tour de France «le plus compliqué à organiser»

Agence France-Presse
PARIS — Le Tour de France 2020 a été «le plus compliqué à organiser», a reconnu dimanche son directeur-adjoint Pierre-Yves Thouault, chargé plus spécialement de la sécurité.

«C’était mon 24e Tour et c’était le plus dur», a déclaré à l’AFP Pierre-Yves Thouault, au coeur des discussions d’entrée de jeu avec les autorités françaises pour le décalage de deux mois de l’épreuve, au Grand départ reporté du 27 juin au 29 août.

«Aujourd’hui, il est facile de dire qu’on aurait pu partir un peu avant. Mais il y avait un calendrier sportif à respecter et nous voulions, en accord avec l’Union cycliste internationale (UCI), que la fin du Tour ait lieu une semaine avant le Championnat du monde», a précisé l’adjoint de Christian Prudhomme à la direction du Tour. «Mais, il est vrai que lorsqu’on voit la situation, il était temps de partir le 29 août».

«Pour mettre en place un protocole sanitaire, il a fallu convaincre toutes les parties prenantes, les équipes, l’UCI et aussi bien sûr les autorités compétentes. Il y a eu une espèce d’union sacrée, mais, tous les jours, il a fallu s’adapter» a-t-il ajouté.

Les autorités compétentes ? «Le Tour est autorisé par le ministère de l’Intérieur. Sur le Tour, les autorités compétentes sont le ministère de l’Intérieur et les préfets, cette année d’autres interlocuteurs, les ARS (autorités régionales de santé) et le ministère de la Santé sont venus s’ajouter. On a travaillé avec eux en bonne intelligence», s’est félicité le directeur-adjoint du Tour. «Il fallait convaincre tout le monde, mais je crois que notre travail a été salué par les plus hautes autorités».

Le premier ministre Jean Castex, dans les Pyrénées, puis le président de la République Emmanuel Macron, dans les Alpes, sont venus sur cette 107e édition de la Grande boucle.

Poulin se lève face à l’Armada

Sports

Poulin se lève face à l’Armada

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Mené par son capitaine Samuel Poulin, le Phoenix de Sherbrooke est demeuré invaincu en quatre matchs préparatoires samedi après-midi grâce à un gain de 5 à 2 face à l’Armada de Blainville-Boisbriand.

L’Armada avait pourtant pris les devants rapidement dans la partie lorsque Simon Lavigne a déjoué Jasmin Simon tôt en première période. Vincent Anctil a répliqué peu après et Samuel Poulin a amorcé son tour du chapeau en déjouant pour une première fois Félix-Anthony Éthier à la toute fin du premier vingt.

Tommy Bouchard a ensuite marqué le deuxième but de l’Armada en supériorité numérique. Les locaux ont d’ailleurs profité de sept avantages numériques durant toute la rencontre. 

Samuel Poulin a redonné une avance de deux buts aux siens alors que le gardien Olivier Adam se trouvait devant la cage de l’Armada et le capitaine a compté son troisième but en milieu de troisième période, peu avant le filet désert de Bailey Peach. 

« Samuel Poulin, Bailey Peach, Benjamin Tardif et Xavier Parent ont été mes meilleurs joueurs et c’est ce que tu veux voir de tes leaders lors des matchs préparatoires. Ils sont arrivés tellement prêts au camp et ils incitent les plus jeunes à suivre la parade grâce à leur attitude et à la culture établie au fil du temps par le Phoenix de Sherbrooke », indique Stéphane Julien, entraîneur et directeur général du Phoenix. 

Le gardien recrue Jasmin Simon a bloqué 33 des 35 tirs reçus.

«Jasmin est probablement celui qui a progressé le plus rapidement durant le camp. Il agit comme premier gardien avec l’absence de Samuel Hlavaj et il a été vraiment bon ce soir. Il nous manquait neuf joueurs et on a livré une belle performance malgré tout», ajoute Stéphane Julien. 

Si le Phoenix espérait reprendre vendredi la partie annulée dimanche dernier à Sherbrooke en raison d’un manque de joueurs, il devra oublier cette possibilité puisqu’il ne sera pas possible d’affronter les Olympiques de Gatineau au Palais des sports. 

L’Armada sera donc le prochain adversaire du Phoenix samedi à 16 h au Palais des sports pour compléter ce calendrier de cinq matchs préparatoires avant d’amorcer la saison 2020-2021 le 2 octobre à Sherbrooke contre cette même équipe de Blainville-Boisbriand.

Les Stars battent le Lightning 4-1 lors du premier match de la finale

Hockey

Les Stars battent le Lightning 4-1 lors du premier match de la finale

La Presse Canadienne
EDMONTON — Jamie Oleksiak et Joel Kiviranta ont touché la cible en deuxième période, Anton Khudobin a ensuite fermé la porte et les Stars de Dallas ont défait le Lightning de Tampa Bay 4-1, samedi, lors du premier match de la finale de la Coupe Stanley.

Les Stars mènent la série 1-0. Le match no 2 sera présenté lundi, toujours dans la bulle de la LNH à Edmonton.

Joel Hanley et Jason Dickinson, dans un filet désert, ont aussi marqué pour les Stars. Khudobin a effectué 35 arrêts, dont 22 lors du dernier tiers.

«Il est notre pilier depuis le début des séries. Ce fut la même chose ce soir», a dit l’attaquant des Stars Blake Comeau au sujet de Khudobin.

«Chaque fois que nous avions besoin d’un arrêt important, il le faisait.»

Yanni Gourde a été l’unique buteur du Lightning. Andrei Vasilevskiy a accordé trois buts sur 19 tirs.

«Je pense que nous forcions un peu trop le jeu lors des deux premières périodes, a dit l’attaquant du Lightning, Tyler Johnson. Nous tentions des passes en entrée de zone alors que nous avons plutôt du succès quand nous rejetons la rondelle dans le fond de la zone et que nous mettons nos bottes de travail.

«C’est ce que nous allons devoir faire.»

La dernière conquête de la coupe Stanley du Lightning remonte à 2004, mais l’équipe a perdu en finale en 2015. Les Stars ont soulevé le précieux trophée en 1999, avant de baisser pavillon en finale l’année suivante.

Le Lightning était toujours privé de son capitaine Steven Stamkos, qui se remet d’une opération à un muscle du tronc subie le 2 mars. Les Stars devaient se débrouiller sans l’attaquant Radek Faksa et le défenseur Stephen Johns.

Hanley a ouvert la marque après 5:40 de jeu en première période, profitant d’une remise de Roope Hintz à partir de l’arrière du filet avant de battre Vasilevskiy à l’aide d’un tir précis dans le coin supérieur gauche du filet.

«Vous rêvez d’un moment comme celui-là quand vous êtes jeunes», a dit Hanley, qui est âgé de 29 ans et pour qui il s’agissait d’un premier but dans la LNH.

«C’est spécial de pouvoir contribuer avec un but comme ça, et encore plus de le faire en finale.»

Gourde a créé l’égalité pour le Lightning à 12:32. Khudobin a stoppé un long tir de Blake Coleman, mais la rondelle a ensuite rebondi sur le patin gauche de Gourde, puis le patin droit de Hintz avant de franchir la ligne des buts.

Oleksiak a brisé une égalité de 1-1 à 12:30 du deuxième vingt, profitant de son propre retour pour déjouer Vasilevskiy. Kiviranta a creusé l’écart avec 28 secondes à faire à l’engagement, s’y prenant aussi à deux reprises avant de trouver le fond du filet.

Les Stars ont été punis à trois reprises en troisième période, mais le Lightning s’est buté à Khudobin, qui a multiplié les arrêts spectaculaires.

Dickinson a cassé les reins du Lightning en marquant dans un filet désert avec 1:18 à faire à la rencontre.

Le Relais fait fi de la COVID-19 [photos]

Sports

Le Relais fait fi de la COVID-19 [photos]

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
Le Relais Desjardins du lac Memphrémagog n'a rien perdu de sa magie, son charme. La pandémie de la COVID-19, avec toutes ses contraintes, n'a aucunement étouffé l'enthousiasme des quelques 800 coureurs répartis dans 140 équipes qui ont pris le départ de la 14e édition de l'événement.

Christian Vachon, fondateur du Relais et l'homme derrière la Fondation portant son nom, rayonnait sur la piste d'athlétisme de l'école secondaire la Ruche où les participants complétaient leur périple de 103 kilomètres sur les routes de la MRC de Memphrémagog.

« Avec la fermeture de la frontière, ce nouveau parcours cent pour cent en sol québécois était attendu avec impatience par les participants et aussi par tous les gens de l'organisation. Nous étions confiants que le nouveau trajet répondait à leurs attentes. Si je me fie aux réactions des coureurs et coureuses à leur arrivée, leurs commentaires, c'est mission accomplie », explique Christian Vachon.

LNH: La prochaine saison pourrait commencer en décembre ou en janvier, dit Bettman

Hockey

LNH: La prochaine saison pourrait commencer en décembre ou en janvier, dit Bettman

Stephen Whyno
Associated Press
EDMONTON — Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a évoqué la possibilité que la prochaine campagne commence plus tard que la date espérée du 1er décembre, mais a répété que le plan était de présenter une saison complète de 82 matchs.

En vertu de la pandémie de la COVID-19, la LNH est consciente qu’elle devra s’adapter aux circonstances. L’état de la frontière canado-américaine pourrait affecter les déplacements des équipes, tandis que la présence de spectateurs dans les gradins dépendra des autorités locales.

Bettman a donc indiqué samedi qu’il était possible que la saison commence tard en décembre ou même en janvier, ajoutant toutefois qu’il souhaiterait éviter un scénario où les séries se prolongent jusqu’à tard pendant l’été.

«S’il y a une option à considérer, croyez-moi, nous l’avons considérée, a dit Bettman lors de sa conférence de presse annuelle avant le début de la finale de la Coupe Stanley. Il est possible de commencer la saison sans spectateurs dans les gradins avant de pouvoir permettre leur présence.»

Il est impossible pour l’instant de savoir quelle forme la saison 2020-21 de la LNH prendra, mais le circuit observe ce qui se fait ailleurs - dans les ligues européennes de hockey et dans les autres circuits professionnels nord-américains.

«Notre objectif est de retrouver une forme de normalité malgré les circonstances en place», a dit Bettman.

L’enjeu principal concerne la fermeture de la frontière canado-américaine pour les voyageurs non essentiels, qui affecte la LNH plus que les autres circuits nord-américains puisqu’elle compte sur sept équipes canadiennes et 24 équipes américaines.

Le gouvernement canadien a rejeté la demande des Blue Jays, du Baseball majeur, de jouer à Toronto parce qu’ils auraient ainsi franchi régulièrement la frontière, tout comme les équipes visiteuses. Il a cependant permis aux hockeyeurs américains et européens de venir s’installer dans des bulles à Toronto et Edmonton, sans toutefois permettre aux membres de leur famille n’étant pas citoyens canadiens de les accompagner, comme l’avaient prévu la LNH et son association des joueurs.

«Ça demeure sous évaluation, a dit le commissaire adjoint Bill Daly. Mais à ce point-ci, je ne m’attends pas à ce que ce soit approuvé. Cependant, cette demande n’a pas été officiellement rejetée.»

La ligue est à moins de deux semaines de conclure avec succès sa relance, après que la saison eut été interrompue le 12 mars. Plus de 30 000 tests de dépistage du nouveau coronavirus ont été effectués dans les bulles et les résultats ont tous été négatifs.

À quelques heures du premier match entre les Stars de Dallas et le Lightning de Tampa Bay, Bettman ne voulait toujours pas crier victoire.

«Je vais probablement pousser un premier soupir de soulagement depuis le 12 mars quand je vais remettre la coupe au capitaine de l’équipe gagnante, a dit Bettman. Et je vais peut-être enfin bien dormir.»

C’est peu probable, en raison des soucis liés à la planification de la prochaine saison. Bettman a mentionné que le circuit a «commencé de manière informelle à penser» à la prochaine campagne et a indiqué que les conséquences économiques de la pandémie seront importantes puisque les revenus aux guichets représentent au moins 50 % des revenus des équipes.

Il n’est toutefois pas inquiet de l’avenir des 31 formations et a noté que le Kraken de Seattle fera son entrée comme prévu en 2021-22.

«Même si nous savons qu’il y aura moins d’argent, qu’il y aura un impact substantiel sur les revenus, je suis à l’aise de dire que nos équipes sont suffisamment fortes pour passer à travers la tempête», a dit Bettman.

Les équipes pourront voir la lumière au bout du tunnel quand les spectateurs seront admis dans les arénas et Daly a rappelé que toutes les décisions seront prises en coordination avec les autorités locales et nationales en matière de santé publique.

«Nous voulons certainement maximiser les chances de pouvoir compter sur des partisans dans les gradins et nous pouvons être patients à ce niveau, a dit Daly. Mais nous voulons aussi présenter une saison. Nous allons devoir attendre de connaître l’état de la situation avant de pouvoir prendre des décisions.»

Andreescu déclare forfait pour les Internationaux de France

Tennis

Andreescu déclare forfait pour les Internationaux de France

La Presse Canadienne
Bianca Andreescu ne participera pas aux Internationaux de France cette année.

Son agent a confirmé à La Presse Canadienne que sa protégée ratera un troisième tournoi majeur cette saison. Une blessure au genou a gardé l’Ontarienne âgée de 20 ans à l’extérieur des courts depuis les finales de la WTA en octobre 2019.

Andreescu a aussi dû déclarer forfait pour les Internationaux des États-Unis plus tôt ce mois-ci, tournoi qu’elle avait remporté l’an dernier.

Elle avait d’ailleurs trouvé «difficile» de se retirer des Internationaux des États-Unis, ajoutant qu’elle devait prendre plus de temps pour retrouver la forme et que des «défis imprévus», comme la pandémie de la COVID-19, avaient retardé son retour au jeu.

Andreescu a vaincu Serena Williams en finale des Internationaux des États-Unis l’an dernier, ce qui lui a permis de devenir la première Canadienne à remporter un tournoi du Grand Chelem en simple.

Les Internationaux de France ont normalement lieu au printemps, mais l’évènement sur terre battue a été repoussé de quatre mois cette année en raison de la pandémie de coronavirus.

Les Québécoises Leylah Annie Fernandez et Eugenie Bouchard devraient être les représentantes canadiennes dans le volet féminin du tournoi cette année. Bouchard a obtenu un laissez-passer pour l’évènement.

Les Canadiens Denis Shapovalov, Milos Raonic, Félix Auger-Aliassime et Vasek Pospisil participeront au volet masculin.

Les qualifications des Internationaux de France débuteront lundi et les matchs du tableau principal auront lieu du 27 septembre au 11 octobre.

Tom Brady se concentre sur les Panthers

Football

Tom Brady se concentre sur les Panthers

Fred Goodall
Associated Press
TAMPA — Tom Brady et les Buccaneers de Tampa Bay s’attendent à être meilleurs contre les Panthers de la Caroline.

Le sextuple champion du Super Bowl a connu des ennuis à son premier match avec sa nouvelle équipe, a été enguirlandé par son entraîneur pour avoir lancé une interception retournée pour un touché, et ne connaît qu’une seule façon de rebondir après avoir encaissé une défaite en lever de rideau de la saison.

Persévérer.

«Chaque semaine, le défi est différent, a dit Brady. Ça commence par une bonne communication, comprendre la manière de gagner le match, comment le perdre, et être sur la même longueur d’onde que ses coéquipiers afin de pouvoir accomplir quelque chose.»

«Évidemment, provoquer un revirement, ça rend la victoire difficile à obtenir… Ce jeu consiste à marquer des points. Il faut trouver la manière de marquer plus de points que l’autre équipe, a-t-il ajouté, en ajoutant que les Bucs (0-1) doivent éviter les pénalités et les autres jeux négatifs. Nous avons passé beaucoup de temps là-dessus cette semaine.»

Il y a également eu beaucoup de distractions à la suite des commentaires de l’entraîneur-chef Bruce Arians concernant les deux revirements du quart étoile dans la défaite de 34-23 la semaine dernière contre les Saints à La Nouvelle-Orléans.

Arians a balayé du revers de la main les reproches concernant sa sortie publique, en assurant que la relation entre Brady et lui est toujours bonne.

«Je me fous en peu de ce que les gens pensent, a évoqué Arians. Tout ce qui compte, c’est ce qu’il pense, et ce que je pense.»

Pour sa part, le quart a été plutôt avare de commentaires.

«Il est l’entraîneur-chef. Je suis le joueur, a dit Brady. Nous essayons simplement de gagner des matchs.»

Les Panthers (0-1) s’attendent à voir le vétéran âgé de 43 ans rebondir et offrir une belle performance.

«J’ai le plus grand respect au monde pour Tom Brady», a assuré l’entraîneur-chef recrue Matt Rhule, qui a subi un revers de 34-30 à son premier match à la barre de l’équipe contre les Raiders de Las Vegas.

«Je crois qu’on en apprend beaucoup à propos d’un quart lorsque les choses vont mal, a poursuivi Rhule. Certaines choses ont mal été pendant le match, mais Tom a gardé le fort, a ramené son équipe à 10 points et elle pouvait encore croire à la victoire… Nous sommes certains que nous serons débordés. Personne ne rebondit aussi bien que Tom après une défaite.»

Denis Shapovalov accède au carré d’as à Rome et se hisser parmi le top 10

Tennis

Denis Shapovalov accède au carré d’as à Rome et se hisser parmi le top 10

Andrew Dampf
Associated Press
ROME — Le Canadien Denis Shapovalov sera du carré d’as au Masters de Rome.

Shapovalov, 12e tête de série, a eu raison de Grigor Dimitrov, no 15, 6-2, 3-6, 6-2 en quarts de finale et il s’est ainsi assuré de sa première victoire en trois matchs en carrière contre le Bulgare.

Shapovalov, qui se hissera parmi le top 10 mondial au prochain classement ATP grâce à ses performances à Rome, a remporté 80 pour cent de ses points avec sa première balle de service et il a réussi cinq bris contre Dimitrov.

Le match a duré une heure et 53 minutes.

Shapovalov affrontera en demi-finale, dimanche, l’Argentin Diego Schwartzman, vainqueur de l’Espagnol Rafael Nadal en deux manches de 6-2 et 7-5.

Shapovalov, âgé de 21 ans, tente d’accéder à la finale d’un tournoi de la série Masters 1000 pour la deuxième fois de sa carrière. Il s’était incliné aux mains de Novak Djokovic en finale du Masters de Paris en novembre dernier.

«C’est incroyable de battre un joueur comme Grigor, s’est exclamé Shapovalov après son match. C’est quelqu’un que j’admire depuis que je suis chez les juniors. Je suis vraiment un grand fan de son jeu. J’ai eu des matchs difficiles contre lui.

«Obtenir la victoire, c’est un grand pas pour moi et pour ma confiance de savoir que je peux battre un joueur de cette catégorie, de ce niveau.»

Shapovalov a mérité son seul titre ATP en octobre dernier à Stockholm, un tournoi de la série 250.

Il est sur une lancée récemment. Son parcours s’est arrêté en quarts de finale aux Internationaux des États-Unis la semaine dernière.

«Je suis vraiment très heureux du résultat aujourd’hui et de ma semaine dans l’ensemble, a ajouté Shapovalov. J’ai joué beaucoup de matchs difficiles et j’ai géré le décalage horaire et la fatigue, ce qui n’est pas facile. Je suis vraiment content de la façon dont j’ai composé avec la situation.»

Frustration de Djoko

Plus tôt dans la journée, moins de deux semaines après avoir été disqualifié des Internationaux de tennis des États-Unis, Novak Djokovic a de nouveau perdu son sang-froid à mi-chemin du match qu’il a remporté 6-3, 4-6, 6-3 contre l’Allemand Dominik Köpfer dans son match quart de finale.

Après avoir été brisé à zéro pour créer l’égalité 3-3 en deuxième manche, le Serbe a fracassé sa raquette contre la terre battue.

Tour de France: Pogacar surprend Roglic et s’empare du maillot jaune

Cyclisme

Tour de France: Pogacar surprend Roglic et s’empare du maillot jaune

Associated Press
LA PLANCHE DES BELLES FILLES — À la surprise générale, le Slovène Tadej Pogacar a devancé son compatriote Primoz Roglic, samedi, à l’occasion de la dernière étape du Tour de France avant le défilé sur les Champs-Élysées.

Cette victoire signifie qu’il deviendra le plus jeune champion de la Grande Boucle depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

«Incroyable, incroyable», s’est exclamé le cycliste âgé de 21 ans, après que Roglic se soit effondré, n’étant plus dans la course au titre.

Pogacar a non seulement obtenu le maillot jaune à l’issue du contre-la-montre individuel, il a également gagné l’étape. Roglic, qui menait par 57 secondes devant Pogacar à l’aube du week-end, a dû se contenter de la cinquième place de l’étape.

Le Québécois Hugo Houle, de l’équipe Astana, a abouti au 122e échelon, à neuf minutes et 31 secondes de Pogacar. Le cycliste de Sainte-Perpétue est 46e au classement cumulatif.

Calgary veut être une ville-bulle pour le ski acrobatique et le surf des neiges

Ski acrobatique

Calgary veut être une ville-bulle pour le ski acrobatique et le surf des neiges

La Presse Canadienne
CALGARY — La Ville de Calgary prépare sa candidature afin d’être une ville-bulle pour les Coupes du monde de surf des neiges et de ski acrobatique.

Une dizaine d’épreuves de demi-lune, de slopestyle et de big air, en plus d’une étape de la Coupe du monde de bosses seraient présentées au Parc olympique du Canada WinSport, situé à l’ouest de la ville.

Le directeur exécutif de Canada Snowboard, Dustin Heise, a expliqué à La Presse Canadienne que les compétitions seraient organisées dans une bulle «étanche» à l’intérieur de laquelle le risque de contracter la COVID-19 serait «fortement limité».

«La LNH et la NBA ont toutes deux organisé des événements à l’intérieur de bulles et ce modèle s’est révélé être le meilleur pour assurer le bon fonctionnement d’une ligue sportive en ce contexte sanitaire marqué par la pandémie de la COVID-19», a ajouté Heise.

«Ces disciplines sportives sont essentielles pour nos athlètes olympiques canadiens et elles sont d’ailleurs celles dans lesquelles le Canada remporte le plus de médailles», a-t-il souligné.

Heise n’a pas fourni davantage de précisions.

Tourisme Calgary et WinSport ont confirmé plus tôt ce mois-ci que la ville albertaine préparait à son tour un modèle de bulle pour un sport jusqu’à aujourd’hui inconnu, en s’inspirant de la bulle installée à Edmonton pour les séries éliminatoires de la LNH.

Toutefois, la ville devra obtenir l’approbation des autorités de santé publique fédérale, provinciale et municipale pour présenter un tel événement, en plus d’avoir l’autorisation de la Fédération internationale de ski (FIS).

Actuellement, toutes les personnes qui entrent au Canada doivent se placer en isolement pour une période de 14 jours.

Cette saison, la FIS a réduit le nombre d’épreuves de ski alpin prévues en Europe, en plus d’annuler toutes les compétitions qui devaient être présentées en Amérique du Nord, notamment à Lake Louise en Alberta.

En raison de la pandémie de la COVID-19, le Canada n’a pu être à la hauteur de sa réputation internationale de terre d’accueil pour les compétitions hivernales.

Plusieurs événements ont dû être annulés en 2020, comme les championnats mondiaux de hockey et de curling féminin, ainsi que les championnats mondiaux de luge et de patinage artistique.

Trois épreuves de la Coupe du monde de patinage de vitesse, prévues à Montréal, Laval et Calgary en novembre et décembre, ont aussi été annulées.

La première vague de la pandémie ce printemps a aussi forcé l’annulation des étapes de la Coupe du monde de ski de fond qui devaient avoir lieu à Québec et à Canmore, en Alberta.

Les épreuves de surf des neiges et de ski acrobatique prévues en 2021 sont toujours inscrites au calendrier de la FIS.

Le Parc olympique du Canada de Calgary - un héritage des Jeux olympiques d’hiver de 1988 - pourrait donc accueillir une étape de la Coupe du monde de bosses en janvier 2021, qui serait ensuite suivie par les épreuves de ski acrobatique et de surf des neiges en février.

La Ville de Calgary, qui dispose d’un aéroport international, mettrait à la disposition de la FIS plusieurs hectares de terrain adaptés aux sports de glisse extérieurs, en plus de fournir son expertise forte de plusieurs dizaines d’années d’expérience dans l’organisation d’événements de cette ampleur.

Le Centre Markin MacPhail de WinSport contient un centre de congrès, une cafétéria commerciale ainsi qu’un centre d’entraînement intérieur.

Il n’est pas possible d’y dormir, mais des hôtels se trouvent de l’autre côté de l’autoroute transcanadienne.

« La pandémie m'a fait du bien »

Sports

« La pandémie m'a fait du bien »

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Pour certains, la pandémie de COVID-19 a été un vrai cauchemar. Pour d’autres, cette période a servi à se recentrer. C’est notamment le cas de la patineuse de vitesse Kim Boutin, qui a profité de cet arrêt forcé pour retrouver un certain équilibre dans sa vie. 

« La pandémie m’a fait du bien » avoue d’emblée la championne du monde de patinage courte piste. 

Alors que tout était en pause un peu partout sur la planète, la Sherbrookoise a su se tenir bien occupée. Et pas toujours sur la glace.

« Avec l’arrêt des compétitions, j’ai pu revenir aux sources et je suis retournée aux études. La pandémie m’a permis de retrouver un équilibre. Avec le rythme effréné des compétitions, on oublie vite l’importance de cet équilibre. Tout notre monde est axé sur l’entraînement. Donc quatre ans après avoir mis mes études de côté, j’ai pu reprendre mes cours à distance en éducation spécialisée. Avec ces cours en ligne, ça me permet de mieux organiser mon horaire. » 

Son but : pouvoir mettre à profit un jour les connaissances acquises grâce à sa formation en les jumelant à son expérience dans le monde du sport. 

« J’ai des projets pour mon après-carrière, mais je dois encore penser à tout ça. Ce n’est pas encore clair, mais je sais environ vers où je veux me diriger. Le temps me guidera vers un objectif plus précis. Tout ce que je sais aujourd’hui, c’est que j’aimerais ramener une dimension plus humaine dans le monde du sport et de la haute performance. Plus je vieillis, plus j’ai le goût de trouver un juste milieu entre l’aspect humain et la performance. J’ai le goût aussi de m’attarder à l’intégration sociale dans un mode de performance. Je m’intéresse beaucoup à la déficience intellectuelle ou physique. J’ai quelques projets en tête, en ce sens », a assuré la triple médaillée canadienne à Pyeongchang 2018 jeudi, tout juste avant de participer à la première du film Nadia, Butterfly.

« Dans ce film, une ancienne nageuse doit vivre son deuil de la compétition en prenant sa retraite. Ça revient un peu à ce que j’ai fait durant la pandémie : j’ai tenté de m’épanouir dans d’autres choses que le sport et je veux continuer de m’épanouir dans mon quotidien, que ce soit durant ma carrière ou après. Et c’est là que l’équilibre est important », indique avec justesse la patineuse de vitesse de 25 ans. 

Une année de perturbations

Kim Boutin a une fois de plus connu une saison exceptionnelle en 2019. 

Après une séquence d’entraînements à Heerenveen, l’athlète de Sherbrooke a pu mettre sa carrière en perspective. Kim Boutin semblait vouloir mettre la pression de côté et tout simplement performer pour elle-même. 

Résultat? Un record du monde au 500 m en début de saison grâce à un chrono sous les 42 secondes. Ses neuf médailles individuelles dont trois d’or aux épreuves de la Coupe du monde décrit bien le succès de l’année 2019. Malheureusement, son objectif suprême, l’or aux Mondiaux, n’a pu être atteint à cause de l’annulation de l’événement. 

« Ce n’est pas parce qu’il n’y avait plus de championnat qu’il fallait arrêter la machine. Une grosse année m’attend en 2021 sur la glace. »

Voilà pourquoi Kim Boutin continue de s’entraîner six jours par semaine en raison de deux séances d’entraînement d’environ 1 h 30 par jour. 

« En restant au Canada, j’avais la chance de pouvoir m’entraîner avec des athlètes qui se trouvent parmi les meilleurs au monde et j’ai même pu patiner avec les gars de l’équipe canadienne, ce qui fait grimper le niveau d’intensité lors des entraînements. Je suis entourée de la crème de la crème des patineurs. Certains patineurs en Europe n’avaient pas ce luxe durant la pandémie, moi oui, donc je crois pouvoir en tirer avantage lors de la reprise de la compétition. »

Avec l’annulation des Coupes du monde de courte piste par l’Union internationale de patinage qui devaient avoir lieu en novembre à l’aréna Maurice-Richard de Montréal et à la Place Bell de Laval, Kim Boutin et l’équipe canadienne devront attendre jusqu’au mois de décembre pour prendre part aux premiers rende-vous internationaux, à Séoul et à Pékin.

Des épreuves qui serviront d’événements préparatoires en vue des Jeux olympiques de 2022 autant en solo qu’au relais.

« Plusieurs éléments ont perturbé notre préparation, mais on a profité de tout ce temps ensemble pour souder notre équipe. On ne se connaissait pas beaucoup en tant qu’équipe la saison dernière. On a travaillé sur notre chimie. On était toutes nouvelles dans notre rôle et notre défi était de se renouveler. De plus en plus, les adversaires ont appris la saison dernière à cibler nos forces. On a acquis de l’expérience en adoptant plusieurs plans de course pour varier notre stratégie selon les différents scénarios et c’est la raison pour laquelle cette pause sera bénéfique pour nous », termine l’Olympienne. 

Enfin du football!

Sports

Enfin du football!

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Ce n’était peut-être pas un match officiel, mais il y avait du football à Sherbrooke, vendredi soir. Pour la première fois depuis qu’ils ont amorcé leurs entraînements sur le terrain, début août, les Volontaires du Cégep de Sherbrooke et les Cougars du Collège Champlain ont pu affronter une autre équipe que leurs propres coéquipiers, vendredi soir. Les deux programmes de football collégiaux de Sherbrooke ont participé à un entraînement commun sur le synthétique du plateau Sylvie-Daigle et les sourires étaient nombreux.

Enfin, le football était de retour pour ces deux programmes, qui devraient amorcer leur calendrier modifié dans environ une semaine, si tout se passe bien.

Chaque formation devrait avoir un calendrier de quatre matchs et de deux semaines de pause. Si tout se passe bien. Mais avec la COVID, et les nombreuses mesures sanitaires qui se chevauchent ou changent à un rythme effréné, sait-on jamais ce qui peut se passer le lendemain.

Voilà pourquoi les deux équipes ont certainement apprécié le moment présent.

L’organisation des Volontaires du Cégep de Sherbrooke a fait les choses dans les règles de l’art. Tous les joueurs, entraîneurs ou arbitres, qui devaient fouler le terrain, étaient répertoriés, et leur température était prise à l’entrée.

Pas de spectateurs, des estrades vides. Les Volontaires voulaient également se servir de ce match comme si c’était une grande répétition.

Chaque section pour les équipes était dotée de cônes oranges pour s’assurer de la distanciation des joueurs. Ces derniers se désinfectaient les mains après chaque sortie du terrain vers les lignes de côté. Tous les détails concernant les mesures sanitaires ont été respectés à la lettre, a dit la directrice du Centre de l’activité physique (CAP) Sylvie Coulombe.

« On en a fait plus que moins. On a mis des tables de désinfection pour les unités défensives et offensives des deux équipes, on a séparé également les toilettes, pour chacune des équipes, et pour les arbitres. Même chose pour le stationnement. On a pris plus de mesures préventives, et sanitaires, que ce qu’on doit respecter, que ce que la Fédération de football demande. »

« Mais comme c’est le premier événement de football en région, on voulait être sûr et certain que tout serait parfait. On a donné des masques de procédures à tous nos entraîneurs. Je sais aussi que Jean-François et Jean-Philippe ont fait le tour de leur équipe, et que s’il y avait un doute, qu’un joueur ait peut-être été en contact avec quelqu’un qui était positif, il a été retiré. Voilà pourquoi il manque quelques joueurs, par mesure purement préventive. On va vivre ça tout au long de la saison. Ça se peut même que le samedi matin, on embarque dans l’autobus et qu’on ne parte pas, à cause de ça. C’est comme ça », a poursuivi Mme Coulombe.

« On ne sait pas encore si on va accueillir des spectateurs cette saison. On va voir. Chose certaine, si on décide d’en accueillir, on sera prêt. »

« C’est de l’adaptation, et de la résilience, mais le but, c’est que les jeunes pratiquent leur passion et qu’ils continuent à persévérer à l’école. On le sait, ce n’est pas toujours facile pour certains joueurs. »

Les Jets de Sherbrooke : le tremplin de Rick Bowness

Sports

Les Jets de Sherbrooke : le tremplin de Rick Bowness

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
C’est à Sherbrooke que Rick Bowness a fait ses premières armes comme entraîneur chez les professionnels. Au cœur d’une très difficile saison avec les Jets de Sherbrooke (LAH), Bowness a été appelé à remplacer au pied levé l’entraîneur-chef Ron Racette, malade. Début d’une carrière derrière le banc qui l’a conduit jusqu’en finale de la coupe Stanley près de 40 ans plus tard, à la barre des Stars de Dallas.

Georges Guilbault se souvient. Il se souvient très bien de la saison 1982-83 du club-école des Jets de Winnipeg, à Sherbrooke. La première des deux seules saisons de la Ligue américaine de hockey (LAH) pour cette franchise, avant l’arrivée du club-école du Canadien de Montréal, quelques années plus tard.

En fait, ces deux saisons des Jets ont été difficiles. Surtout sur la glace. Pendant deux ans, les Jets n’ont pu faire mieux que 22 victoires en 80 matchs, à une époque où il n’y avait pas de victoires en fusillade.

Le directeur général Guilbault avait à l’époque choisi Ron Racette pour diriger l’équipe, lors de sa saison initiale. Racette avait déjà dirigé les Castors de Sherbrooke pour une saison, au début des années 1970. 

Le premier capitaine des Jets fut Rick Bowness.

Mais les choses se sont rapidement compliquées pour cette jeune franchise.

« Ron était mon grand ami, à l’époque. C’était son rêve d’être entraîneur-chef, chez les pros. Mais il n’a même pas eu la chance de terminer sa première saison », s’est rappelé Georges Guilbault.

« On n’avait pas un gros club dans ce temps-là, c’était pas la grosse équipe. Les Jets à Winnipeg étaient forts pour repêcher des joueurs européens à l’époque. Ou des gars issus des collèges américains. Mais les gars n’avaient pas le bagage ou l’expérience nécessaires. Ils n’étaient pas prêts. Ils n’avaient pas goûté au hockey nord-américain de l’époque et l’adaptation était difficile. »

« Ricky était notre capitaine. Le gars était un leader incontesté dans le vestiaire. Les gars l’aimaient beaucoup, et il épaulait bien Ron Racette dans son rôle. Quand Ron est tombé malade, il a continué à diriger l’équipe, mais Ricky et moi, on l’aidait davantage. »

C’est lors d’un voyage à Baltimore que les choses ont basculé pour de bon et que Rick Bowness s’est retrouvé à cumuler les jobs de joueur et d’entraîneur-chef de l’équipe.

« Je voyageais avec l’équipe, à l’époque. On jouait contre Baltimore, je me souviens. Au début de la deuxième période, on était en avantage numérique, et Ron a oublié de mettre son avantage numérique sur la glace. C’était sa maladie qui faisait ça. Rick et moi, on a parlé de la situation entre les périodes et après le match. On a fait le voyage suivant et on a demandé à Ron de retourner voir son médecin. Et c’est là qu’on a vu qu’il était réellement atteint, et qu’il ne pouvait plus être l’instructeur. Ça s’est fait vite », se rappelle Georges Guilbault.

Un Relais du Lac Memphrémagog et une Fondation : matures et responsables

Sports

Un Relais du Lac Memphrémagog et une Fondation : matures et responsables

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
Christian Vachon est entêté et plutôt difficile à désamorcer. Le principal artisan du Relais Desjardins du lac Memphrémagog et de la Fondation portant son nom a gagné son pari et c’est ce samedi que la 14e édition de son événement sera présentée malgré les embûches causées par la COVID-19. 140 équipes représentant quelque 800 coureurs et coureuses prendront donc d’assaut les routes de la MRC Memphrémagog à compter de 6 h 30 samedi matin. Tout au long de la journée, les participants de chaque équipe se relaieront sur les 103 km du nouveau trajet.

Vachon a toutefois été contraint de brasser les cartes pour remodeler le Relais du lac Memphrémagog. Pandémie oblige, il n’était plus possible de traverser les frontières pour aller courir au pays de l’Oncle Sam avant de revenir vers Magog. Un nouveau parcours en sol canadien a donc été tracé. 

Les consignes sanitaires faisant partie maintenant de notre quotidien, le Relais du lac Memphrémagog a également dû s’ajuster. Les spectateurs ne seront pas admis. La course terminée, les participants n’auront plus droit à leur souper en soirée et devront quitter les lieux rapidement. La populaire course des jeunes en après-midi est annulée. Tout a été prévu aussi sur les routes pour éviter dans la mesure du possible les croisements. D’autres mesures ont aussi été prises.

Mesures sanitaires

Christian Vachon connaît bien sa clientèle. Il a déjà annoncé que les coureurs et coureuses devront porter un couvre-visage dès qu’ils mettront les pieds sur le site, même s’ils seront à l’extérieur. 

«Je connais bien la famille des coureurs. Plusieurs renoueront pour la première fois de l’été et seront énervés, agités. Ils se feront l’accolade. La prudence sera de mise partout, aux points de contrôle, etc. Il n’y a aucune chance à prendre. Cohabiter avec le virus, c’est la nouvelle norme», prévient Vachon qui avoue aussi vivre un avant-course différent des dernières années.

«C’est notre baptême sur ce nouveau trajet. C’est un peu plus complexe et j’essaie de visualiser le tout sans avoir eu de pratique. Dans un sens ça met du piquant. En plus, je suis tellement bien entouré par les bénévoles, je sais que nous avons des solutions pour tout.»

D’avoir réussi à convaincre les différentes autorités gouvernantes, la Santé publique, les corps policiers, se veut déjà une énorme victoire pour Christian Vachon. La plus importante à ses yeux demeure toutefois la somme d’argent provenant du Relais Desjardins qui sera versée dans les coffres de la Fondation Christian Vachon.

«En raison de la pandémie et d’une nouvelle façon de faire sur le parcours, on a limité le nombre d’équipes à 140 cette année au lieu de 200. On était déjà à 140 quand on a été mis en confinement. L’an dernier, le Relais avait rapporté un demi-million. Cette année, on dépassera légèrement 300 000 $. C’est extraordinaire dans la conjoncture actuelle. Ça me renverse même de voir que la générosité de nos coureurs, partenaires et commanditaires est toujours au rendez-vous en 2020, une année que plusieurs voudraient oublier pour les raisons que l’on sait», reconnaît le grand manitou du Relais.

Réussir l’impossible

Christian Vachon a littéralement bâti le Relais et la Fondation portant son nom. En 2006, tout avait commencé sans tambour ni trompette. Le Magogois avait décidé de courir en solitaire la centaine de kilomètres autour du lac et d’amasser les dons, un kilomètre à la fois. 

Vachon avait été le premier athlète à signer cet exploit, mais ce n’est pas ce qui le motivait. 

«Bien sûr que j’étais content de ma performance. En 2006, si on se remet dans le contexte, les ultramarathons n’étaient pas encore traversés de ce côté-ci de l’Atlantique. Je n’avais aucune référence. Je me lançais un peu dans le vide, mais c’est aussi ce qui m’allume dans la vie.  À la fin, on me considérait pratiquement comme un surhomme, mais c’était secondaire pour moi. Mon idée était faite. Avec ma course  je mettais la table pour mon projet de venir en aide aux enfants des familles défavorisées pour les aider sur les bancs d’école. J’ai dû avoir touché des cordes sensibles, car on connaît maintenant le parcours de la Fondation depuis le jour 1», fait valoir celui qui s’était élancé pour son aventure en solo devant une poignée de personnes, la plupart des amis et des connaissances.

«Le plus drôle, c’est que plusieurs sont encore là aujourd’hui. Je pense, entre autres, à René Provençal, Michel Fluet et Martin Pomerleau qui  sont devenus mes principaux lieutenants. Ils ne m’ont jamais abandonné et y sont pour beaucoup dans ce qu’est aujourd’hui la fondation.»

Dès l’année suivante, en 2007, le Relais du lac Memphrémagog avec des équipes de coureurs voyait le jour. 16 équipes avaient accepté l’invitation de Christian Vachon. 

«J’avais fait le tour de mes amis coureurs pour les inciter à se former des équipes et s’inscrire. La vérité, c’est que je ne leur avais pas donné le choix de faire partie de la première édition du Relais», se remémore Christian Vachon en esquissant un sourire.

Le Relais venait d’être lancé. Au fil des années, les chiffres n’ont jamais cessé d’augmenter à tous les égards. Le nombre d’équipes est passé à 200, le maximum accepté pour assurer un bon fonctionnement, sur une base régulière.  Et surtout, les trois millions et demi, presque quatre, amassés pour la cause qui tient tant à coeur le principal intéressé, soit les enfants vulnérables des écoles sur les territoires de l’Estrie et la Montérégie. Chaque année, quelque 1 400 élèves reçoivent l’aide de la Fondation Christian-Vachon.

«C’est ce qui me rend le plus fier. Ce fut comme une longue partie d’échecs. Au début, je n’approchais pas les écoles de la bonne manière. J’étais rempli de bonne volonté, mais il me fallait mieux comprendre ce milieu. J’ai passé aussi par-dessus des préjugés, car j’étais moi-même un enfant en sérieuses difficultés à l’école. Mes lettres aux écoles étaient bourrées de fautes d’orthographe. Comme coureur, je roule à ma vitesse, mais avec la Fondation, je devais souvent m’arrêter au début et recommencer plusieurs fois. À la longue, j’ai obtenu le soutien de toute la communauté, autant du milieu scolaire, de la population en général et des commanditaires.»

Recette gagnante

Sans vouloir donner de leçon à personne, Christian Vachon croit avoir une recette gagnante. «Combien d’athlètes et d’olympiens tentent leur chance avec des fondations, mais n’arrivent pas à nos chiffres? Pourtant, ce sont des athlètes connus. Qu’ai-je accompli comparativement à eux sur la scène sportive? L’important, c’est de faire passer la cause en premier et la performance sportive en second plan. Mettre trop d’emphase sur l’exploit sportif est une erreur en ce qui me concerne.»

D’ailleurs, Vachon admet que la course des jeunes qui sont un millier à participer en après-midi à l’événement (sauf cette année) vise à sensibiliser les adultes et aussi les enfants. «Je veux que les adultes qui participent au relais voient ces enfants pour qui ils sont là et vice-versa. C’est important aussi que les enfants prennent conscience de tous ces adultes qui se mobilisent pour eux», soutient le Magogois de 43 ans.

L’avenir

Christian Vachon voit loin pour l’avenir du Relais et de la Fondation. «Ce n’est pas demain que ça va  s’éteindre. Nous avons des projets d’expansion sur la table pour rejoindre encore plus d’élèves dans le besoin. Le conseil d’administration de la Fondation est tout aussi animé et enthousiaste que moi. Quant au Relais comme tel, on va analyser comment ça s’est passé samedi. Si la nouvelle formule est appréciée, on va certainement questionner la nécessité de repasser par les États-Unis. Au début, courir dans deux pays dans le cadre du Relais se voulait un concept unique, un cachet qui valait son pesant d’or et qui piquait la curiosité des athlètes. Ce n’est plus nécessairement vrai en 2020. Notre équipe sait quoi livrer aux coureurs et coureuses pour leur permettre de vivre une expérience inoubliable».

Christian Vachon, lui, a-t-il grandi au même rythme que sa Fondation et le Relais Desjardins? «J’ai les deux pieds sur terre. Je proviens du même moule que ces jeunes qui sont vulnérables pour toutes sortes de raisons à l’école. Je comprends leur réalité. Je reste humble et quand je reçois des remerciements pour ce que la Fondation apporte aux familles, je suis toujours aussi touché et émotif. J’ai beau avoir la carapace d’un ambulancier et d’un pompier, je reste très sensible quand je vois que la Fondation fait une différence.»

Michel Giguère : tracer son chemin jusque dans la KHL

Sports

Michel Giguère : tracer son chemin jusque dans la KHL

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Michel Giguère peut cocher « fait » sur l’un de ses rêves : celui de travailler pour une équipe professionnelle de hockey. Après avoir fait ses classes à Magog avec les Cantonniers et au Saguenay dans le midget espoir, l’entraîneur a occupé le poste de recruteur pour les Foreurs de Val-d’Or avant de se diriger vers Winnipeg pour devenir responsable vidéo pour le Ice, une équipe de la WHL. Comme s’il n’avait pas une feuille de route assez variée déjà, l’homme de Cowansville goûtera cette fois à l’expérience de la KHL. 

C’est à sa grande surprise que le Torpedo de Nizhny Novgorod, membre de la Kontinental Hockey League en Russie, a récemment fait appel à ses services en raison d’un simple hasard.

« Ça sort du champ gauche! Je m’amusais à découper des séquences de jeu et à les mettre sur Internet, comme celle où l’entraîneur adjoint d’Équipe Canada junior André Tourigny empêchait la rondelle d’aller dans les gradins en l’attrapant, ce qui avait évité à son équipe une punition lors des Mondiaux. Mes vidéos devenaient très populaires et un Russe m’avait ensuite approché sur les réseaux sociaux. Il venait de concevoir un logiciel vidéo et voulait mon opinion. On a gardé contact et il m’a réécrit un jour pour me dire qu’il était devenu directeur général dans la KHL et qu’il souhaitait m’avoir comme responsable vidéo », souligne celui qui est mieux connu sous le nom de Mitch Giguère.

Heureusement pour lui, sa conjointe et ses quatre enfants, Michel Giguère n’aura pas à déménager une fois de plus. 

« Je peux tout faire à distance et heureusement, car je ne voudrais pas que ma famille me suive cette fois en Russie, pour une question de sécurité. Je peux même parler à l’entraîneur en direct durant les matchs. Je suis conscient que je manquerai peut-être de temps avec la famille et aussi à cause de mon rôle d’entraîneur adjoint avec les Stingers de Concordia. Mais le fait que les parties soient présentées le soir en Russie, donc autour de midi au Québec, ça m’aide à pouvoir bien concilier tout ça », soutient l’homme de 34 ans. 

La LNH dans sa mire

Michel Giguère n’a jamais joué du hockey de haut niveau. 

« J’ai joué bantam AA avec l’Avalanche de Bromont. J’ai participé à un camp junior, mais ensuite, j’ai perdu la passion pour aucune raison. À 21 ans, on m’a demandé de jouer senior. Je me suis blessé au cinquième match et c’est là que je me suis retrouvé derrière un banc, parce que mon équipe senior se cherchait un adjoint. J’ai ensuite été entraîneur à tous les niveaux : novice, pee-wee, bantam, midget, junior et universitaire. C’est dans le midget espoir que j’ai commencé à faire du découpage vidéo. »

Et pourtant, Michel Giguère croyait faire carrière un jour dans le monde de la construction.

« Je suis un gars de céramique pour être franc! Si quelqu’un m’avait dit il n’y a pas si longtemps que je ferais carrière dans le hockey, je ne l’aurais pas cru. »

Le spécialiste du vidéo rêve bien sûr à la Ligue nationale de hockey. 

« Mon premier rêve était de me rendre dans l’Ouest canadien et de travailler là-bas. J’étais entraîneur pour une académie de hockey en plus de m’impliquer avec le Ice de Winnipeg. Quand j’ai laissé tout ça pour revenir au Québec, je ne pensais pas replonger dans le coaching. On s’ennuyait de la maison et je ne savais plus à quoi m’attendre sur le plan professionnel. C’est à ce moment que Marc-André Élément m’a contacté et ensuite, Maxim Gafurov m’a proposé le poste dans la KHL. »

Son prochain objectif? 

« Me retrouver derrière un banc d’une équipe professionnelle, que ce soit dans la Ligue américaine, la ECHL ou ailleurs dans le monde pour commencer. Comme un joueur de hockey, je dois faire mes preuves avant d’atteindre la grande ligue. »

La Covid-19 a raison du Tournoi Mousquiri

Sports

La Covid-19 a raison du Tournoi Mousquiri

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Un autre tournoi de hockey a été annulé dans la région estrienne. Rendu à sa 58e édition, le Tournoi national atome Mousquiri de Richmond prendra une pause d’une année en raison de la COVID-19, comme quatre autres tournois sur le territoire de Hockey Estrie.

Prévu du 1er au 14 février, l’un des plus vieux tournois de hockey organisés en région a pris cette décision difficile par pure précaution, pour prévenir une éclosion.

La même décision avait été prise pour le Tournoi provincial atome d’Acton Vale, le Tournoi provincial atome de Plessisville, le Tournoi provincial pee-wee de Granby et le Tournoi provincial pee-wee bantam de Kingsey Falls. 

« Nous avons attendu le plus longtemps possible avant d’en arriver à cette conclusion, mais la situation qui sévit actuellement où l’on voit les cas de COVID-19 se multiplier dans la région estrienne et partout au Québec, et avec en plus la possibilité qu’une seconde vague puisse éclater, a amené les membres du comité à ne vouloir prendre aucun risque avec cette pandémie », a expliqué le président du Tournoi Mousquiri Guillaume Cayer-Richard.

« La santé et la sécurité de nos bénévoles sont notre priorité, comme celles des participants et des spectateurs, poursuit-il. Organiser un tournoi cet hiver aurait été une source importante d’inquiétudes et nous aurions trouvé dommage que des incidents fâcheux ou que des cas de COVID-19 se déclarent après être allé de l’avant avec la présentation de cette édition. »

Le comité organisateur n’a également pas voulu assumer un risque financier.

« Une annulation à la dernière minute ou durant le tournoi était possible. Il y a aussi des déboursés supplémentaires auxquels le comité aurait eu à faire face afin de rencontrer les standards recommandés par la direction de la Santé publique », renchérit le président du tournoi.

Le fait de ne pas pouvoir recevoir actuellement d’inscriptions d’équipes américaines ou provenant de l’Ontario ainsi que d’autres régions du Québec a également pesé dans la balance. 

« Notre tournoi a un statut national et la frontière entre le Canada et les États-Unis est toujours fermée. Personne ne sait quand elle va rouvrir. Aussi, Hockey Québec ne permet pas à l’heure actuelle le déplacement des équipes entre les régions. Comme nous recevons une bonne diversité de formations de tous les coins du Québec, surtout dans les classes deux lettres, on ne sait pas combien on aurait eu d’équipes. Nous ne pouvions pas attendre jusqu’au mois de décembre. »

Sans oublier la limite de 250 personnes pour les rassemblements intérieurs. 

« Cette limite aurait été une source de problèmes surtout les fins de semaine du tournoi qui sont très populaires auprès du public. Bref, il y a trop de questions qui sont sans réponses et pour toutes ces raisons, le comité a décidé de sauter une année tout en espérant que la situation sera rétablie en vue de la prochaine édition prévue pour février 2022 », termine M. Cayer-Richard.

« Ça fait mal »

Pour le directeur général de Hockey Estrie, ces cinq tournois annulés ne représentent pas du tout une bonne nouvelle pour les associations et les clubs en question.

« Il y en a quatre qui devaient avoir lieu avant les Fêtes. Seul le Tournoi Mousquiri était prévu en 2021. Ça fait mal. C’est dommage pour les revenus que ces tournois engendraient, mais surtout pour les jeunes, qui ne pourront vivre l’expérience de ces tournois », soutient Jasmin Gaudet. 

Au total, 13 tournois ont lieu avant les Fêtes en 2020 et 35 en 2021 pour un total de 48 tournois habituellement organisés sur le territoire de Hockey Estrie. 

Le Lightning élimine les Islanders et accède à la finale [VIDÉO]

LNH

Le Lightning élimine les Islanders et accède à la finale [VIDÉO]

Stephen Whyno
Associated Press
EDMONTON — Anthony Cirelli a touché la cible en prolongation et le Lightning de Tampa Bay a battu les Islanders de New York 2-1, jeudi, pour remporter la finale de l’Association de l’Est en six matchs.

Cirelli est revenu au jeu en troisième période après avoir subi une blessure au genou droit lors du deuxième engagement. Il a profité d’une courte remise de Barclay Goodrow pour jouer les héros après 13:18 de jeu en prolongation.

Le Lightning a mis fin à chacune de ses trois séries en prolongation et il affrontera les Stars de Dallas en finale de la Coupe Stanley à compter de samedi soir.

La troupe de Jon Cooper n’est plus qu’à quatre victoires des grands honneurs même si elle est privée de son capitaine Steven Stamkos depuis le début des séries. De plus, Brayden Point a raté deux matchs face aux Islanders.

Le Lightning peut remercier le défenseur Victor Hedman, qui a inscrit son neuvième but des séries, Nikita Kucherov, qui a joué pendant 28:22, et Andrei Vasilevskiy, qui a repoussé 26 lancers pendant que ses coéquipiers bombardaient Semyon Varlamov avec 48 lancers.

Hedman, Kucherov, Vasilevskiy et compagnie sont de retour en finale pour une première fois depuis 2015. Le Lightning vise une deuxième conquête de la coupe Stanley, après celle de 2004.

Le Lightning a dû travailler d’arrache-pied face aux Islanders, qui ont marqué le premier but lors d’un cinquième match de suite. Devon Toews a battu Vasilevskiy de vitesse en contournant le filet après 4:15 de jeu. Les reprises ont démontré que les Islanders auraient dû être punis sur la séquence puisqu’ils avaient trop de joueurs sur la patinoire.

Hedman a répliqué 2:13 plus tard. Il s’est avancé dans l’enclave et a profité d’un retour pour battre Varlamov.

Les Islanders n’ont pas décoché de tir au but pendant 12 minutes tard en première période et tôt en deuxième. Pendant ce temps, le Lightning a craint le pire quand Cirelli s’est envolé dans les airs après un contact genou-contre-genou avec Anders Lee. Cirelli a pris la direction du vestiaire, mais il était de retour à son poste après l’entracte.

Point était de retour au jeu pour le Lightning, après avoir raté le cinquième match. Il avait aussi raté la troisième rencontre de la série et il a parfois reçu des massages sur le banc pendant la rencontre, jeudi. Les Islanders avaient gagné les deux matchs en l’absence de Point.

Le Lightning a finalement gagné le match même s’il a été incapable de profiter de cinq avantages numériques. Il a commencé la prolongation avec un homme en plus puisque le défenseur des Islanders Andy Greene a écopé une punition mineure double pour bâton élevé avec 23 secondes à faire en temps réglementaire.

Ce sont finalement les Islanders qui ont obtenu la meilleure chance de marquer pendant que Greene était au cachot, mais Vasilevskiy a frustré Brock Nelson en échappée.

Les Islanders ont aussi gaspillé une occasion en avantage numérique en prolongation, quand le Lightning s’est fait prendre avec trop de joueurs sur la patinoire.

Edmundson agréablement surpris d'avoir été échangé au Canadien

Canadien

Edmundson agréablement surpris d'avoir été échangé au Canadien

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le défenseur Joel Edmundson a reconnu qu’il a été surpris d’apprendre qu’il avait été échangé au Canadien de Montréal, alors qu’il s’apprêtait à tester le marché des joueurs autonomes.

Le Canadien a acquis Edmundson des Hurricanes de la Caroline le week-end dernier, cédant en retour un choix de cinquième tour en 2020 (139e au total). Natif de Brandon, au Manitoba, Edmundson aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 9 octobre.

Mais l’intérêt que le Tricolore lui a porté l’a rapidement convaincu qu’il devait poursuivre sa carrière avec le Bleu-blanc-rouge.

«Oui, absolument (j’ai été très surpris de la transaction), a-t-il reconnu en conférence téléphonique jeudi. Mon objectif était de tester le marché des joueurs autonomes et de voir quels clubs seraient intéressés à mes services, mais après la transaction, j’ai réalisé qu’il (le Canadien) voulait m’avoir avec lui. J’ai pris une semaine pour y réfléchir, et je me suis dit ça m’enlèverait le stress de tester le marché. Je ne pourrais être plus heureux de me retrouver à Montréal.»

Edmundson, qui a gagné la coupe Stanley avec les Blues de St. Louis en 2018-19, n’a pas caché qu’il avait aimé comment le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, lui avait chanté la pomme lors de leur brève discussion après la transaction.

«Il (Bergevin) m’a dit que je pourrais jouer avec (Jeff) Petry, derrière la première paire formée de (Shea) Weber et (Ben) Chiarot. Si tout se déroule comme prévu, je ne pourrais être plus excité en vue de la prochaine saison», a-t-il évoqué, en précisant qu’il peut évoluer sur les deux flancs en défensive.

Il a donc accepté l’offre de contrat de quatre saisons d’une valeur annuelle moyenne de 3,5 millions $US de Bergevin. En plus de percevoir le même salaire que Chiarot - «un hasard», selon Edmundson -, le principal intéressé a rappelé qu’il avait des affinités avec le marché francophone.

«La famille du côté de mon père est francophone - vous savez, j’entends parfois ma grand-mère discuter en français au téléphone -, et j’ai passé neuf ans dans une école d’immersion française, a-t-il souligné. Ça fait longtemps que je n’ai pas pratiqué, mais c’est certain que je vais essayer d’enlever la rouille pour pouvoir discuter en français avec ma grand-mère», a-t-il dit, en précisant que sa famille habitait la communauté francophone de Saint-Lazare, au Manitoba.

Le défenseur âgé de 27 ans, qui se trouve présentement à Kelowna, en C.-B., retrouvera aussi plusieurs visages familiers chez le CH, dont Weber, Carey Price et, bien sûr, son ex-coéquipier des Blues de St. Louis Jake Allen - le nouveau gardien auxiliaire de Price.

«Je connais Weber, je connais ‘Pricer’, mon pote Jake Allen, donc c’est bien de connaître déjà certains visages dans le vestiaire. Certains d’entre eux m’ont déjà contacté pour me souhaiter la bienvenue. Je pourrai compter sur le meilleur gardien au monde derrière moi, et ce sont de petits détails comme ça qui font que je suis heureux de me joindre à cette équipe», a évoqué Edmundson, qui a disputé 68 rencontres la saison dernière avec les Hurricanes, inscrivant sept buts et 20 points.

Le Canadien ressemble-t-il aux Blues de 2018-19?

L’athlète de six pieds quatre et 216 livres, qui a purgé 72 minutes de punition cette saison, a précisé qu’il apprécie particulièrement la manière dont est bâti le CH, qui ressemble beaucoup aux Blues de 2018-19 selon lui.

«Nous jouions de manière très physique, tout en étant très rapides. Notre objectif était d’épuiser l’autre équipe, et c’est comme ça qu’on a connu du succès, a rappelé Edmundson à propos des Blues. C’est semblable chez le Canadien; c’est une équipe jeune, et très rapide, et si on additionne en défensive Shea (Weber), (Ben) Chiarot et (Jeff) Petry, qui sont imposants et mobiles, j’aime comment cette équipe est bâtie.»

De plus, Edmundson n’a pas caché que sa conquête de la coupe Stanley l’avait transformé, comme joueur. Et que ses nouveaux atouts pourront aider la cause du Canadien.

«Ça te donne plus de confiance, et quand l’euphorie finit par se dissiper, tu veux simplement retrouver ce genre de sensation, a expliqué le principal intéressé. Je veux tout donner et en gagner une autre (coupe Stanley). Cette sensation est tellement spéciale, et j’espère que je serai en mesure d’y parvenir à Montréal», a-t-il confié.

«Nous avons une bonne équipe, qui continuera de s’améliorer, donc j’espère qu’on pourra la ramener à Montréal, la 25e (coupe Stanley)», a conclu Edmundson, qui a amassé 72 points, dont 20 buts, en 337 rencontres de saison régulière en carrière avec les Blues et les Hurricanes. Il compte également 15 points (six buts, neuf aides) en 53 matchs de séries éliminatoires dans la LNH.

Deux trous d’un coup en 11 jours pour une Sherbrookoise

Golf

Deux trous d’un coup en 11 jours pour une Sherbrookoise

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Réaliser un trou d’un coup demeure un souvenir gravé à jamais dans la mémoire d’un golfeur. Imaginez quatre. Grâce à ses deux trous d’un coup réussis en l’espace de seulement 11 jours, la Sherbrookoise Sylvie Gaudreau a vécu pour une troisième et quatrième fois l’excitation reliée à cet exploit.

Sylvie Gaudreau a vécu le rêve de tous les golfeurs au trou numéro 12 du Club de golf Longchamp le 4 septembre et au trou numéro 2 sur le parcours St-Laurent du Manoir Richelieu le 15 septembre dernier.

« J’ai vu mes partenaires de jeu être à court avec un fer 6 sur ce trou d’une distance de 123 verges à Longchamp. Il ventait beaucoup et j’ai alors changé de bâton pour utiliser un hybride 5 que j’ai coupé un peu. Je me suis placée un peu plus loin derrière les marqueurs et la balle a rebondi tout près du trou pour ensuite tomber dedans », se souvient Sylvie Gaudreau, originaire de La Patrie. 

Bien connue sur le circuit féminin en région, la golfeuse n’a pas perdu de temps pour répéter l’exploit, sous le regard cette fois de ses coéquipières Joanne Brière, Monique Lemieux et Martine Codère. 

« On se trouvait en hauteur sur le trou numéro 2 au Manoir Richelieu. C’était magnifique, avec cette vue sur le fleuve. Mais c’est un terrain très difficile à jouer. Les verts ne sont pas évidents. J’ai frappé un coup de sand wedge. C’était un petit par trois de 90 verges. On l’a bien vu rouler sur le vert, sur une distance de cinq pieds environ, avant de la voir disparaître! »

Il y a une douzaine d’années, Sylvie Gaudreau avait complété son premier trou d’un coup sur le 18e du Club de golf East Angus. Encore une fois, elle avait ajouté un deuxième trou d’un coup un peu plus tard, à Ocean City dans le Maryland. 

« Le lendemain de mon trou d’un coup à Ocean City, ma bonne amie Martine Cabana m’a imité! Elle n’a pas perdu de temps pour péter ma bulle! » lance en riant l’actuelle membre du Club de golf Longchamp. 

Matthew Barnaby, parieur professionnel

Sports

Matthew Barnaby, parieur professionnel

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Depuis qu’il a accroché ses patins après une dernière saison dans la LNH avec les Stars de Dallas en 2006-2007, Matthew Barnaby a eu une turbulente après-carrière, un peu comme celle qui l’a vu amasser 2562 minutes de punition en 834 parties.

Il a été analyste pour le réseau ESPN — poste qu’il a quitté après avoir été accusé de conduite en état d’ébriété — ainsi qu’à TSN et à la radio de SiriusFM. Il a été entraîneur-adjoint avec les Rangers de Kitchener pendant une saison et demie, et il s’est récemment produit en spectacle avec l’ancien Sénateur André Roy dans des clubs de comédie, un show intitulé Tales from the penalty box.

L’ancien hockeyeur originaire d’Aylmer, qui a porté les couleurs des défunts Frontaliers midget AAA avant de se joindre aux Harfangs de Beauport dans la LHJMQ (il avait été un choix de 20e ronde, une ronde qui n’existe plus), participe également à différentes tournées d’anciens, mais avec la pandémie actuelle, ça se retrouve sur la glace tout comme sa carrière dans l’humour.

Barnaby vient cependant de se trouver un nouvel emploi comme expert en paris sportifs pour un site internet qui se spécialise dans ceux-ci, Bet99.

«J’adore ça. J’ai toujours été un grand parieur, en restant à l’intérieur de mes moyens évidemment. Je ne vire pas fou, mais j’aime ça depuis que je suis tout jeune. J’aime calculer les chances, c’est autant une question de mathématiques que de deviner qui va gagner. Les sports sont très imprévisibles, et je trouve que c’est plus plaisant à regarder si tu as 5 $ ou 5000 $ misés sur l’issue. Il s’agit de gager ce qu’on est prêt à perdre est le premier conseil que je donne», a-t-il confié au Droit jeudi, lui qui est revenu dans sa région natale pour s’établir à Orléans depuis quelques années.

L’ancien des Sabres, des Penguins, du Lightning, des Rangers, de l’Avalanche, des Blackhawks et des Stars utilise son compte Twitter (@MattBarnaby3636) pour prodiguer des conseils, mais il ne fait pas que ça. «Les choix que je fais, je les utilise moi aussi, je suis un gambler professionnel. Je fais mes devoirs tous les jours, je suis ce qui se passe au hockey, au baseball, au golf, dans la NFL et la NBA et je me débrouille très bien, dit-il. C’est certain que j’en entends parler sur Twitter quand mes choix ne fonctionnent pas trois fois de suite, mais il y a aussi des moments où je suis hot, j’ai 13 bons choix sur 15 par exemple. Alors là, tout le monde veut connaître mes picks.»

Brady ne sait quoi dire au sujet des critiques de son entraîneur-chef Arians

Football

Brady ne sait quoi dire au sujet des critiques de son entraîneur-chef Arians

Fred Goodall
Associated Press
TAMPA, Fla. — Tom Brady n’avait rien à dire jeudi en réponse aux commentaires de son entraîneur-chef Bruce Arians, qui n’a pas hésité à critiquer le jeu du sextuple champion du Super Bowl après ses débuts avec les Buccaneers de Tampa Bay.

Arians a défrayé les manchettes après la défaite de 34-23 des Buccaneers face aux Saints de La Nouvelle-Orléans, dimanche, pointant du doigt Brady pour deux interceptions. Brady en était à sa première sortie avec les Bucs, lui qui a quitté les Patriots de la Nouvelle-Angleterre après 20 saisons ce printemps.

L’entraîneur a éventuellement blâmé le receveur Mike Evans pour l’une des deux interceptions, mais a répété que Brady avait pris une «mauvaise décision» en tentant une passe vers les lignes de touche que le demi de coin des Saints Janoris Jenkins a interceptée et ramenée dans la zone des buts pour un touché.

«Il est un entraîneur. Je suis un joueur, a dit Brady, jeudi. Nous voulons gagner des matchs.»

L’ex-quart Brett Favre a été l’un des nombreux observateurs à douter de la pertinence des critiques publiques d’Arians, qui n’a pourtant jamais hésité à le faire au cours de sa carrière.

Mercredi, Arians a dit que sa relation avec Brady était bonne.

«Tom et moi, ça va. Je me fous de ce que les gens peuvent penser. Tout ce qui compte, c’est ce qu’il pense et ce que je pense, avait dit Arians. Nous avons quitté le stade en bonne relation. (...) Il n’y a pas d’histoire à faire avec ça.»

Le coordonnateur offensif des Buccaneers, Byron Leftwich, a joué sous Arians avec les Steelers de Pittsburgh, quand Arians était coordonnateur offensif et que Leftwich était l’auxiliaire à Ben Roethlisberger.

««B.A.» est comme ça. Je n’en ai pas parlé avec Tom. Je ne crois pas qu’il y ait un problème, a dit Leftwich. «B.A.» a agi comme «B.A.» le fait. Nous nous concentrons sur les entraînements, à travailler pour nous améliorer et corriger les erreurs afin de pouvoir gagner des matchs.»

Leftwich s’attend à voir Brady se racheter dimanche face aux Panthers de la Caroline.

«Il est le meilleur pour une raison. Il pense différemment et voit le jeu différemment. Il est un joueur spécial, a dit Leftwich. Je ne m’attends à rien de différent de sa part. Je m’attends à ce qu’il se présente et fasse tout en son pouvoir pour gagner.»

Le prochain Mondial jr de hockey sera présenté à huis clos à Edmonton

Hockey

Le prochain Mondial jr de hockey sera présenté à huis clos à Edmonton

La Presse Canadienne
EDMONTON — Le Championnat mondial de hockey junior 2021 sera disputé au Rogers Place d’Edmonton à huis clos en raison de la pandémie de COVID-19.

La Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) a approuvé ce plan de Hockey Canada.

Le tournoi devait avoir lieu à Edmonton et Red Deer, du 26 décembre 2020 au 5 janvier 2021, mais les organisateurs ont privilégié de tenir la prochaine édition dans la même bulle utilisée par la LNH pour ses séries éliminatoires.

Les deux mêmes villes accueilleront l’édition 2022, si possible devant spectateurs. Les dates de l’édition corrigée du tournoi de 2021 n’ont pas encore été divulguée.

«Ça a été une décision difficile à prendre, mais au final, nous n’avions pas le choix», a déclaré par communiqué le président de l’IIHF, René Fasel.

«La santé et la sécurité des joueurs, des officiels et des partisans est notre priorité, a-t-il ajouté. Nous avons été impressionné par la présentation du plan d’une bulle à Edmonton par les organisateurs et nous sommes confiants que nous puissions l’exemple de la LNH et créé un environnement sécuritaire pour tous.»

Hockey Canada a approuvé la décision de tenir ce tournoi deux années consécutives en Alberta.

«Nous vivons une période extraordinaire et nous sommes conscients que le Mondial junior aura des allures différentes cette année en étant tenu dans un seul aréna avec des précautions supplémentaires en matière de sécurité, a déclaré le président d’Hockey Canada Tom Renney.

Göteborg, en Suède, qui devait accueillir l’édition 2022, organisera plutôt le tournoi en 2024. Novosibirsk, en Russie, sera l’hôte en 2023.

L’IIHF assure que de garder le tournoi au Canada, où les assistances sont traditionnellement beaucoup plus importantes, en 2022 pourra aider à couvrir les pertes financières encourues en 2021.

«Cette solution permettra à l’IIHF, de concert avec Hockey Canada, de réduire les coûts entraînés par l’organisation de l’édition 2021 dans une bulle», a expliqué Fasel.

L’IIHF a ajouté qu’il n’y aurait ni promotion ni relégation à la suite du tournoi de 2021.