Hockey junior

Après Lecavalier et Crosby : Lafrenière

À Rimouski, il y a eu Vincent Lecavalier, Brad Richard et Sidney Crosby. Aujourd’hui, l’Océanic peut compter sur un autre attaquant au grand potentiel : Alexis Lafrenière, qui préfère toutefois forger sa propre réputation.

Comparé à ces trois grands joueurs alors qu’il n’avait toujours pas été repêché au premier rang du repêchage 2017, Lafrenière refuse de s’appliquer cette pression supplémentaire.

« J’ai essayé d’ignorer cette pression-là. J’ai plutôt voulu m’en servir comme motivation », admet celui qui a déjà obtenu cinq buts et huit mentions d’aide en onze matchs.

« Je tentais de faire abstraction de tout ça, poursuit-il. Les amateurs me comparent à de grands joueurs qui ont évolué dans la LHJMQ. Mon but, c’est de faire mon propre nom, ma propre réputation. Je veux que les gens se souviennent de moi pour ce que je suis. »

« L’organisation sait comment gérer ce type de situation, confie l’assistant-entraîneur Pierre Rioux. On l’entoure bien afin qu’il puisse bien gérer tout ça, que ce soit sur la glace, avec les médias, etc. »

Lafrenière s’est dit toutefois honoré de recevoir toute cette attention.

« C’était flatteur. Je veux cependant tracer mon chemin sans être comparé aux autres. J’ai été bien accueilli à Rimouski. Les amateurs sont gentils et sont derrières l’Océanic. Ils aiment le hockey et leur équipe. L’organisation est incroyable, je me compte chanceux d’évoluer à Rimouski. »

« Les comparaisons, c’est pour les médias et les partisans, souligne Pierre Rioux. L’important pour nous, c’est que nos jeunes se sentent bien et c’est le cas avec Alexis. »

Et que pense Lafrenière de son début de saison ?

« On connaît un bon début de campagne. Que ce soit collectif ou individuel, ça va bien. Mes coéquipiers m’aident beaucoup à ma première saison et mon but principal est de voir l’équipe gagner. Mon objectif est d’aider le plus possible mon club à obtenir des points au classement. Je souhaite être constant et m’améliorer durant toute la saison. C’est ce qui compte le plus pour moi. »

« Il est jeune et veut apprendre, se réjouit l’assistant-entraîneur de l’Océanic. C’est bon signe. Il pose des questions, il se montre réceptif. Son attitude et son éthique de travail sont bonnes. C’est la clef pour progresser. »

Football universitaire

Les Gaiters battus par Mount Allison

Les Gaiters de l’Université Bishop’s ont été incapable de soutenir le rythme des Mounties de Mount Allison samedi après-midi au Coulter Field et ils se sont finalement inclinés 42-19. Cette défaite les écarte des éliminatoires.

Les Gaiters ont tout tenté pour trouver la bonne recette offensive en utilisant pas moins de quatre pivots différents pendant le match.

Conor Mckee fut le plus productif avec neuf passes complétées en 13 pour 175 verges et un touché. Liam Kennedy, Éric Gagnon et Stephen Casey ont aussi été utilisés.

Ils ont tout de même réussi a généré quelque 383 verges d’attaque; le problème, c’est que les visiteurs eux-aussi ont bien bougé la balle, grâce à 495 verges de gain.

Bishop’s a tout de même pris les devants dans le match après un touché au sol inscrit par Stephen Casey, suivi d’un touché de sûreté concédé par Mount Allison.

À la demie, le match était loin d’être joué, puisque Mount Allison ne menait que par 22-16.

Les visiteurs ont cependant ouvert la machine au quatrième quart en ajoutant deux touchés et un placement.

Pour les visiteurs, le quart-arrière Jakob Loucks a terminé son match avec 325 verges de gain, deux passes de touché et une interception.

Bishop’s a maintenant une fiche de 1-6, au dernier rang du classement des Maritimes, et il ratera les séries éliminatoires pour une quatrième année consécutive, une première depuis son transfert dans la conférence des Maritimes.

Les Gaiters disputeront leur dernier match la semaine prochaine contre St-Francis-Xavier.

Coureur des bois

Sur le radar des scientifiques

CHRONIQUE / En plus d’être le territoire désigné pour expérimenter une nouvelle approche de chasse pour le chevreuil, l’Estrie pourrait se retrouver sur le radar des scientifiques planifiant une vaste étude sur l’infestation des tiques chez les orignaux. Le territoire de recherche couvrira le Nouveau-Brunswick, l’est du Québec et, dépendamment des sommes qui seront disponibles, pourrait s’étendre jusqu’à notre région.

En plus d’être le territoire désigné pour expérimenter une nouvelle approche de chasse pour le chevreuil, l’Estrie pourrait se retrouver sur le radar des scientifiques planifiant une vaste étude sur l’infestation des tiques chez les orignaux. Le territoire de recherche couvrira le Nouveau-Brunswick, l’est du Québec et, dépendamment des sommes qui seront disponibles, pourrait s’étendre jusqu’à notre région.

« Notre souhait est évidemment d’avoir le plus grand bassin d’échantillonnage possible. Il ne faut cependant pas diluer nos efforts non plus. Le projet implique la capture d’orignaux auxquels nous installerons des colliers émetteurs pour suivre leurs déplacements et les retracer en cas de mortalité », explique Jean-Pierre Tremblay, professeur et chercheur au département de biologie de l’Université Laval.

L’équipe scientifique est en démarche de financement depuis plus d’un an. Elle collaborera avec les instances gouvernementales des deux provinces et bénéficiera également de fonds privés. Omniprésente dans plusieurs secteurs économiques du Nouveau-Brunswick, dont celui de la forêt, la compagnie Irving a accepté d’être un partenaire privé de premier plan.

Propriétaire de 100 000 hectares en Estrie et de 60 000 hectares en Beauce, la papetière Domtar a été approchée et se montrerait réceptive du côté québécois.

« Nous sommes à ficeler les dernières mailles du budget et à compléter la demande de subvention.

Nous aurons bientôt un document qui pourra circuler entre les partenaires, dont fera vraisemblablement partie Domtar », ajoute le directeur de l’équipe de recherche sans se prononcer sur les probabilités que l’Estrie soit intégrée au périmètre de recherche.

Le Québec et le Nouveau-Brunswick veulent se donner les mêmes outils de surveillance que ceux qui ont été mis en place en Nouvelle-Angeleterre où, à l’image de ce qui se passe dans le sud du Québec, les tiques d’hiver sont un facteur de mortalité important.

Lors des hivers froids, les orignaux parviennent à se débarrasser des tiques engourdies. Ce n’est toutefois pas le cas lors d’hivers plus doux. Les bêtes s’arrachent le poil à se frotter contre les arbres pour se soulager des démangeaisons. Les parasites en viennent à les vider de leur sang.

Les tiques sont tenues responsables d’une baisse importante du cheptel dans les États du Maine et du New Hampshire, constats qui se répercutent au nord puisque les régions frontalières bénéficiaient auparavant de l’effet de débordement d’une forte densité d’orignaux.

Si cette étude à grande échelle se rend jusqu’en Estrie, elle augmentera les sources d’information en complément des suivis effectués localement, notamment avec l’examen de carcasses à des stations d’enregistrement. Présents à la station de Nantes, les 1er, 2, 15 et 16 octobre, des membres du bureau régional d’aménagement de la faune ont à nouveau constaté que 100 % des bêtes examinées étaient porteuses de tiques.

« Les résultats seront acheminés à notre coordonnatrice de Québec pour la production du bilan. Difficile de porter un jugement en se fiant uniquement aux données recueillies, car les données météo devront être mises en relation afin d’estimer leur effet sur le phénomène », rapporte le biologiste Éric Jaccard, responsable de la grande faune en Estrie.

M. Jaccard ne dispose pas de suffisamment d’information pour le moment pour porter un jugement sur le déroulement de la présente saison de chasse à l’orignal.

Football

La défensive du Vert & Or devra se lever

La déclaration de Mathieu Lecompte a fait la manchette, en août dernier, et elle continue encore à attiser les moqueries. « La meilleure défensive au Canada » n’a peut-être pas livré des statistiques à la hauteur des prétentions initiales de l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, n’en reste pas moins qu’elle sera fort probablement la clé samedi, contre les Redmen de McGill.

Rappel : pendant le camp d’entraînement de l’équipe, au mois d’août, Mathieu Lecompte affirme sans détour qu’il a entre les mains l’une, sinon la meilleure unité défensive du football universitaire canadien.

Des propos qui ont fait réagir un peu partout. Et qui ont même provoqué un peu d’esbroufe, à l’issue du match inaugural du Vert & Or contre le Rouge et Or, à Québec.

Les résultats sur le terrain de cette unité majoritairement constituée de vétérans n’ont pas été tout à fait concluants. Elle a accordé 215 points, le deuxième plus fort total dans la conférence Québec. Dont 93 à ses deux derniers matchs, contre Québec et Montréal.

Samedi, par contre, l’unité défensive aura l’occasion de remettre les pendules à l’heure, contre McGill. Une victoire du Vert & Or et c’est le retour en séries. Une défaite, et c’est l’exclusion.

Un scénario que ne veut vraiment pas revivre Alexandre Chevrier.

« C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis revenu pour une cinquième année avec le Vert & Or; je ne voulais pas conclure mon aventure par une exclusion des séries », a dit le vétéran Chevrier.

Hockey

Les Estacades ont le numéro des Cantonniers

De toutes les équipes de la Ligue midget AAA du Québec, les Estacades de Trois-Rivières sont ceux qui donnent le plus de fil à retordre aux Cantonniers de Magog année après année. Rien de bien surprenant alors que les Trifluviens soient repartis de l’aréna de Magog avec une victoire de 4-1 mercredi soir.

Fidèles à leur réputation, les visiteurs ont surtout travaillé plus fort que les Magogois. Et lorsque les Estacades prennent les devants comme ils l’ont fait en enfilant les deux premiers buts de la partie, ils deviennent deux fois plus difficiles à renverser. L’entraîneur des Cantonniers, Félix Potvin, n’a pas manqué de souligner le brio de ses rivaux. « Jouer du hockey de rattrapage contre les Estacades, ce n’est jamais une très bonne idée. C’est une équipe qui n’a pas besoin d’une grosse avance pour jouer en confiance. Ce soir (hier), leurs défenseurs ont été impeccables devant leur gardien, tandis que leurs attaquants ont été très agressifs dans notre zone en appliquant énormément de pression sur nos défenseurs. Un match typique de Trois-Rivières. Rien de nouveau pour les entraîneurs, mais de toute évidence certains de nos joueurs ont été décontenancés par la façon de jouer des Estacades », a-t-il commenté.

Sans aller jusqu’à prétendre que les siens ont facilité la tâche des Estacades, Potvin a confié que ses joueurs étaient sortis du plan de match. « Les gars avaient eu comme consigne de bouger la rondelle rapidement dans leur territoire. Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. Nos gars étaient isolés et faciles à couvrir. Ça vient d’entrer dans la valise de l’apprentissage. Ce n’est pas en octobre que nous gagnerons des championnats. Les gars viennent de faire connaissance avec une équipe qui pratique un style de jeu qui est souvent utilisé dans les séries. On travaille sur le long terme, mais il faudra s’en rappeler », confie Potvin qui aurait surtout souhaité un meilleur départ des siens.

« Encore une mauvaise période de notre part. Ça nous fait de plus en plus mal. C’est une mauvaise habitude qu’il faudra corriger. Jouer 40 minutes par partie nous mènera nulle part. »

Tirs de loin

Les Cantonniers ont été très peu menaçants pour le portier William Grimard qui a effectué seulement 20 arrêts. Rarement les locaux ont pu s’approcher de son demi-cercle avec le résultat que les chances de marquer ont été particulièrement rares. Toute la soirée les protégés de Félix Potvin ont été limités à des tirs inoffensifs de loin. Seul Olivier Picard s’est inscrit sur la feuille de pointage.

Olivier Adam a concédé trois buts sur 25 tirs. Les gagnants ont ajouté un quatrième but sur un 26e lancer dans une cage déserte en fin de partie.

Sports

Sherbrooke veut devenir la référence au pays en cyclocross

Près de 400 cyclistes et plus de 1000 spectateurs envahiront chaque jour le parc Jacques-Cartier lors de la présentation des Championnats canadiens de cyclocross, les 27, 28 et 29 octobre. Après avoir accueilli le même événement l’an dernier et les Championnats québécois en 2015, Sherbrooke souhaite devenir la référence au pays pour la tenue de compétitions de cyclocross.

La crème de la crème du cyclocross se mesurera alors aux meilleurs Estriens et aux autres participants qui convoiteront une place au sein de l’équipe canadienne en vue des Mondiaux de cyclocross, organisés en Europe au mois de janvier. On pense entre autres aux olympiens Geoff Kabush, Raphaël Gagné et Léandre Bouchard. Chez les femmes, la bien connue Lyne Bessette tentera de voler le titre à Maghalie Rochette. Les amateurs pourront assister aux épreuves gratuitement.

« Le Club cycliste de Sherbrooke en est à sa 17e année de compétitions de cyclocross, informe Pierre-Olivier Boily, membre du comité organisateur. On parle de rendez-vous provinciaux et nationaux. Autrefois, ça se tenait au parc Victoria. Depuis trois ans, c’est au parc Jacques-Cartier, qui est beaucoup plus propice à l’accueil des spectateurs et à la découverte de ce sport. On recevra encore des athlètes incroyables de niveau international. »

Sherbrooke se retrouve aujourd’hui sur toutes les lèvres lorsque vient le moment de parler de ce sport, une formule hybride du vélo de montagne et de vélo de route.

« Notre objectif est de recevoir 400 cyclistes, et ce, grâce à la beauté du site et à la qualité de l’organisation de la compétition. On tient ainsi à devenir la référence au Canada et notre réputation se forge peu à peu », ajoute Pierre-Olivier Boily.

Il faut mentionner que la participation de la Ville de Sherbrooke aide grandement le Club cycliste de Sherbrooke à faire rayonner le cyclocross en région. Tout comme la présence de nombreux athlètes estriens aux compétitions importantes. On note entre autres celle de Charles-Antoine St-Onge, William Côté, Magdeleine Vallières, Marie-Ève Lahaie, Frédéric Francoeur, Michel Hamel et Jacques Bilodeau lors des Nationaux.

« On est choyés à Sherbrooke. On a le parc Jacques-Cartier pour s’entraîner et d’autres beaux endroits, fait remarquer le participant Jean-Philippe Roberge, également membre du comité organisateur. Plusieurs de nos athlètes peuvent viser le titre canadien. Ils s’entraînent souvent tous ensemble. Ils profitent de l’aide de bons entraîneurs et, en plus, on a un bon comité organisateur qui présente toujours des événements de qualité. »

« Si La Ville n’était pas là pour nous offrir tous les services, on pourrait difficilement joindre les deux bouts. D’ailleurs, un autre gros événement, qui n’est pas les Nationaux, sera présenté. Ce sera une coche plus élevé, mais on annoncera le tout dans les prochaines semaines », annonce Michel Hamel.

Quelques nouveautés

Une boucle de trois kilomètres sera formée au parc Jacques-Cartier. Les athlètes qui effectueront le plus grand nombre de tours en une heure ou 40 minutes remporteront la compétition.

La grande nouveauté? La trappe de sable qui se trouvait sous le chapiteau sera remplacée par un virage à 180 degrés et un obstacle. Les spectateurs pourront s’installer à l’intérieur du chapiteau.

« On fabriquera aussi un pont en bois. Les participants pourront passer sous le pont ou sur le pont. Ce sera assez impressionnant », promet Michel Hamel, un aspirant au titre dans la catégorie Maître et organisateur de l’événement.

En plus de tenir les Nationaux, l’événement phare de la fin de semaine, le Club cycliste de Sherbrooke ajoute une course à relais par équipe de quatre participants et la dixième étape de la Coupe Québec de cyclocross. La finale de la Coupe Québec aura lieu le dimanche et des équipes pourront aussi être formées afin de prendre part à une course à relais vendredi après-midi.

Cantonniers

Stopper les rondelles qu’importe la manière

Olivier Adam ne gagnera pas un prix pour le gardien de but au style le plus élégant. Ce qui n’empêche pas la recrue de 15 ans des Cantonniers de Magog de bien effectuer le travail pour lequel il a été choisi, soit repousser les rondelles.

Avec sa moyenne d’efficacité de, 902 et une seule défaite à sa fiche, celui qui attrape de la droite prouve hors de tout doute qu’il n’est aucunement intimidé, qu’il se débrouille plutôt bien à ses débuts dans la Ligue midget AAA du Québec et qu’il n’a rien à envier à certains gardiens établis ailleurs dans le circuit.

Le principal intéressé est le premier à reconnaître qu’il se complique parfois la tâche devant sa cage. « J’effectue à l’occasion des mouvements bizarres qui me placent dans une situation inconfortable. Si ma technique était meilleure, c’est certain que ce serait plus avantageux et un peu plus simple pour moi, mais je travaille là-dessus avec notre instructeur des gardiens chez les Cantonniers, Alex Carrier. Je ne changerai pas mon style au complet, mais il y a assurément des petits détails qui vont me permettre d’être en meilleure position pour affronter les tirs adverses », a confié Adam qui donne aussi du mérite à son coéquipier et vétéran gardien Rémi Poirier.

« Il sait ce que je suis à ma première année, car il est passé par là l’an dernier. Il m’aide à sa façon. Je m’entends très bien avec lui. D’ailleurs, tous les gars diront la même chose à son sujet. »

Chance de gagner

Entretemps, même avec son style peu orthodoxe, le jeune Drummondvillois donne une chance à son équipe de gagner chaque fois qu’il se présente sur la glace comme gardien partant. « Je n’ai pas trouvé l’adaptation au midget AAA si difficile que ça. Bien sûr que tout se déroule plus vite que dans le bantam AAA, mais je ne me suis jamais vraiment senti dépaysé », confie celui qui se décrit comme un cerbère plutôt calme.

Ce n’est pas non plus le prochain repêchage de la LHJMQ qui va le stresser. « Je me concentre sur le moment présent. Je ne me commencerai à me tracasser l’esprit avec le repêchage. D’ailleurs, je n’ai aucun contrôle là-dessus à part donner le meilleur de moi-même et on verra où cela me mènera », fait valoir celui qui devrait affronter les Estacades de Trois-Rivières ce soir à Magog.

Adam a décroché la victoire dimanche lorsque les Cantonniers ont nvaincu les puissants Vikings à Saint-Eustache. Les chances sont donc excellentes qu’il obtienne un autre départ ce soir.

Si c’est le cas, il se retrouvera face à un de ses anciens coéquipiers avec les Cascades Élites bantam AAA, le dangereux Mavrick Bourque. « On se connaît bien. Je sais qu’il peut battre un gardien de bien des façons. Un jour ou l’autre, je vais certainement avoir à l’affronter. Ce sera plaisant, car il représente un beau défi pour un gardien », a révélé Adam.

Le tennis

Olivier Adam n’excelle pas seulement sur une surface glacée. Il est aussi un très bon joueur de tennis. Lors des Jeux du Québec de Montréal à l’été 2016, il a été décoré d’une médaille d’argent. « J’ai aussi une médaille d’argent en hockey aux Jeux du Québec. J’adore les deux sports, mais pour le moment, j’ai mis de côté un peu le tennis. Je mets toutes mes énergies sur le hockey. Cela a toujours été clair pour moi que le hockey passait en premier même si je ne m’éloignerai jamais du tennis. On verra ce que l’avenir me réserve. »

Chose certaine, les Cantonniers sont plutôt heureux du choix de leur jeune portier.

Sports

Envoyer le Parkinson au tapis

Johanne Benoît savait que quelque chose clochait. Un mal mystérieux qui l’affectait depuis une vingtaine d’années. Ce n’est que depuis deux ans qu’elle sait qu’elle a le Parkinson. Une maladie de vieille personne. Plutôt que de se laisser abattre, elle fréquente le Club de boxe de Sherbrooke (CBS) afin de mettre la maladie K.O.

Johanne Benoît fut l’une des toutes premières participantes à s’inscrire au programme «Rock steady boxing», offert au CBS depuis juin dernier.

En tout, ils sont 17 boxeurs et boxeuses, de 42 à 82 ans, à taper dans le sac pour combattre la maladie de Parkinson, à raison de deux fois par semaine.

Ce programme d’exercices liés à la boxe est originaire d’Indianapolis, aux États-Unis, et connaît une progression plus qu’intéressante un peu partout en Amérique du Nord depuis son lancement, en 2006.

Sherbrooke est la première ville au Québec à accueillir « Rock steady boxing » et c’est l’infirmière Andréanne Tanguay qui agit à titre de coordonnatrice et directrice scientifique du programme.

Les gants de boxe bien fixés aux mains, Johanne s’exerçait sur le ballon de vitesse (speedball) lorsque La Tribune l’a rencontrée.

«J’ai entendu parler du programme par mes lectures scientifiques sur le Parkinson. Je connaissais les recherches à propos du bienfait de l’exercice physique pour la santé, spécialement dans la maladie de Parkinson. Je rêvais que ce programme s’établisse à Sherbrooke! J’ai appris qu’on donnait le cours au CBS par l’entremise de l’association (Parkinson Estrie) et je voulais être la première à m’inscrire », a dit celle qui est traductrice médicale.

« Je participe depuis les débuts. J’ai remarqué une amélioration côté stabilité et équilibre. Même chose pour la force physique, surtout aux épaules. »

Un défoulement

Chez Johanne, les symptômes de la maladie se manifestent sur le côté gauche de son corps.

« Taper sur un sac, c’est exigeant, car c’est dur de bouger avec la maladie, il y a une lenteur et une raideur qui se sont installées avec la maladie. Ça défoule et ça m’amène à faire des mouvements que j’ai oublié de faire. Je ne veux surtout pas arrêter. »

En petits groupes, les boxeurs s’exercent à leur rythme, sans craindre le jugement ou la curiosité.

« C’est une tout autre dynamique. Dans la vie de tous les jours, on a tendance à vouloir cacher notre handicap et il y a certains mouvements qu’on n’ose pas faire, car ça cause des tremblements. On apprend à bouger autrement. Surtout, on ne veut pas toujours expliquer les tremblements. Mais ici, entre nous, même si on n’a pas tous les mêmes handicaps ou les mêmes difficultés, on se comprend et on s’encourage », a dit Johanne.

« Je vis avec une fatigue quotidienne, je dois gérer mon énergie, et l’exercice m’aide à m’énergiser. On vit avec des hauts et des bas, mais on apprend à composer avec ces difficultés et de garder une attitude positive. C’est important d’apprendre à se relever et de continuer. »

« Je fais aussi d’autres activités, comme la danse. Je choisis ce qui me plaît. Il faut se raccrocher à quelque chose qui nous motive et là, on prend un nouveau départ. »

Sports

Les Cougars trônent toujours au sommet

Les Cougars du Collège Champlain sont tout près de leur objectif de saison régulière, qui est de profiter d’une semaine de pause lors de l’ouverture des séries éliminatoires du football collégial division 1. Et la victoire de 22-10 contre les Spartiates du Vieux-Montréal (3-4) acquise samedi est un pas dans cette direction.

Les joueurs de l’entraîneur-chef Kevin Mackey trônent toujours au sommet du classement collégial avec une fiche de 6-1, où règne une triple égalité avec le Phénix d’André-Grasset et les Faucons de Lévis-Lauzon.

Et les Cougars ont une fin de calendrier plus que favorable devant eux pour atteindre leur objectif avec deux matchs à domicile. Vendredi ils accueilleront les Géants de Saint-Jean (0-7) et ils concluront leur saison face aux Titans de Limoilou (3-4).

Samedi, malgré un alignement qui commence à ressentir l’accumulation de quelques blessures, les Cougars ont tout de même trouvé le moyen de l’emporter.
Kevin Mackey a rapidement constaté, à son arrivée à Champlain, que l’unité défensive qu’il avait sous la main était très puissante. Elle l’a encore une fois démontrée contre le Vieux, elle qui est la plus pingre en points accordés cette saison (105 en sept matchs).

« On a vraiment bien joué en défensive. Michael Broderique et Félix Petit, avec deux interceptions, on vraiment bien fait. On savait qu’on avait une solide unité défensive et c’est justement ce qu’on a depuis le début de la saison. »

L’attaque, elle, a laissé des points sur le terrain, a déploré Kevin Mackey.

« On a raté trois tentatives de placement, on a pris une punition sur un retour de botté de dégagement bon pour un touché. Aussi, Lukas (Boulanger) s’est blessé et Thomas Bolduc l’a remplacé en deuxième demie. On a très bien couru la balle, encore une fois, pour plus de 220 verges. C’est notre force. »
Lukas Boulanger pourrait rater le match de vendredi.

« C’est l’avantage de pouvoir compter sur deux quarts très bons. Peu importe notre place au classement, rien n’est acquis, il faut continuer à travailler. »

Les Volontaires s’inclinent

Les Volontaires du Cégep de Sherbrooke ont quant à eux subi une deuxième défaite de suite lorsqu’ils se sont incliné 31-15 face au Noir et Or de Valleyfield (6-1).

Il s’agit déjà d’une quatrième défaite pour l’équipe dirigée par Jean-Philippe Gauthier, qui siège désormais au 7e rang du classement du football collégial division 2.

Édouard-Montpetit (4-2) sera à Sherbrooke samedi pour y affronter les Volontaires, à compter de 13 h.

Les Gaiters s’éloignent des séries

Les Gaiters de l’Université Bishop’s ne l’ont pas eu facile samedi face aux Huskies de Saint-Mary’s. Ces derniers l’ont facilement emporté 55-11.
Bishop’s se retrouve en queue de peloton de la conférence des Maritimes avec une fiche de 1-5, tandis que Saint-Mary’s trône au sommet avec une fiche de 5-1.
Les choses n’allaient pas si mal pour les Gaiters, qui tiraient de l’arrière 21-11 à la demie.

Mais deux passes interceptées pour des touchés, et un retour de botté bon pour le majeur ont propulsé les Huskies vers la victoire.

Outre ces revirements coûteux, Bishop’s fut dans le coup offensivement avec quelque 309 verges d’attaque, contre 385 pour Saint-Mary’s.

Bishop’s accueille Mount Allison (2-4) ce samedi à 14 h au Coulter Field.

Hockey junior

Mission: remplir le Palais des sports

Ce n’est pas seulement l’amour qui a attiré Charline Durand vers Sherbrooke. C’est aussi sa passion du hockey. Après avoir quitté les Brûleurs de Loups de Grenoble, la Française a rejoint le Phoenix au deuxième étage pour finalement devenir la nouvelle directrice des opérations. Sa mission : remplir le Palais des sports.

À la suite de sa rencontre avec l’ancien Tigre de Victoriaville Toby Lafrance, qui a également évolué à Grenoble, Charline Durand a traversé l’océan afin de vivre au Québec. Une deuxième traversée pour elle en fait puisqu’elle avait déjà visité la province récemment afin de s’inspirer de la LHJMQ en ce qui concerne le marketing.

« Je portais plusieurs chapeaux à Grenoble. J’étais responsable des communications, des événements et du marketing. J’ai notamment organisé la première classique hivernale en France. Il y avait près de 20 000 personnes dans le stade de soccer pour un match de la Ligue Magnus. »

C’est maintenant à Sherbrooke que Charline Durand aimerait apporter sa touche aux opérations d’une équipe de hockey.

« Je souhaite d’abord consolider les bases construites par Sylvie Fortier et apporter mon propre souffle. J’aimerais que ce soit naturel pour les Sherbrookois de visiter le Palais des sports et d’assister aux matchs de la LHJMQ. Les gens devraient penser au Phœnix lorsque vient le temps de sortir ou de faire une activité. Je souhaite que ce soit instinctif et ce sera mon but. »

Pour y parvenir, le Phœnix continuera de se rapprocher de la population en s’impliquant. Beaucoup de travail a déjà été fait par l’équipe de l’ancienne directrice.

« J’ai travaillé avec Sylvie lors des derniers mois et c’est une belle marque de confiance qu’elle pense à moi pour la remplacer. On a adoré travaillé ensemble. C’était le coup de foudre dès le départ et les astres se sont alignés pour moi. Le travail est bien amorcé, je dois maintenant amener le marketing et les communications à un autre niveau », souligne Mme Durand, qui compte s’attarder entre autres à l’image de marque du Phœnix.

Un party

Quelques changements ont déjà été apportés et d’autres seront à venir au Palais des sports.

« De nouvelles bières sont offertes : de la blanche, de la Sapporo et de la bière à la pomme. On a aussi modifié quelque peu l’animation et les promotions. On veut que ce soit un party! Pour ce qui est du calendrier, après avoir effectué un sondage auprès de 650 personnes, on a compris que l’idéal était de maintenir les matchs de fin de semaine en après-midi afin de plaire à la majorité », précise Charline Durand, bien consciente que les familles peuvent parfois avoir d’autres obligations et activités à cette heure lors de certaines fins de semaine.

La nouvelle directrice admet toutefois que le meilleur argument de vente du Phœnix est demeuré le même : la victoire. Et l’avenir semble rose selon la directrice de la dernière équipe d’expansion de la LHJMQ.