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Sports

Deux arénas rénovés en même temps

L’aréna Ivan-Dugré et l’aréna Philippe-Bergeron subiront une cure de rajeunissement, et ce, en même temps. Dès le mois de mars, les adeptes de hockey, patinage artistique et patinage de vitesse verront leurs horaires habituels être chamboulés.

Une redistribution des heures dans les autres arénas sera ainsi effectuée de concert entre les trois organisations afin de ne pas pénaliser l’un de ces trois sports. Le tout se fera au prorata du nombre de membres.

Hockey

De Sherbrooke à Moncton

Les Aigles Bleus de l’Université de Moncton ont fait le plein de joueurs chez le Phœnix de Sherbrooke. Piloté par un entraîneur bien connu en région, Judes Vallée, le club des Maritimes s’est entendu avec les trois hockeyeurs de 20 ans du Phœnix, Alex-Olivier Voyer, Yann-Félix Lapointe et Félix Robert.

Bien qu’ils visent tous les rangs professionnels, les trois joueurs actuels du Phœnix se sont engagés à évoluer pour les Aigles Bleus s’ils optent finalement pour le circuit universitaire canadien afin de poursuivre leur carrière et leurs études.

Remparts

«Je n’ai pas fait ma job»: Patrick Roy prend le blâme pour les insuccès des Remparts

Avec seulement quatre victoires à leurs 19 derniers matchs, les Remparts de Québec sont enlisés dans une mauvaise séquence depuis près de deux mois. L’heure était à l’examen de conscience, mardi matin, et tout en menant rondement une séance d’entraînement ponctuée de quelques monologues, l’entraîneur-chef Patrick Roy s’est aussi regardé dans le miroir.

Roy a admis qu’il était fâché par les insuccès de l’équipe. Il prenait cependant une grande part du blâme pour expliquer cette période difficile.

«Je suis fâché, pis je suis fâché contre moi ! Je n’ai pas fait ma job. C’est moi qui dois se tenir debout. La culture des Remparts est importante, où chaque jour, on embarque sur la glace et on travaille. Ce n’est pas de leur faute, c’est de la mienne, je les ai laissés aller. J’ai laissé glisser les choses au niveau de l’éthique et de la culture», disait-il dans un point presse où il ne s’est pas défilé.

Les Remparts n’ont gagné qu’une fois à leurs 11 derniers matchs. Il l’a d’ailleurs fait remarquer à ses joueurs en interrompant un exercice où les passes ratées se multipliaient.

«Il y a une chose qui doit venir des joueurs, c’est la concentration. Si je sens que l’éthique de travail n’est pas là, c’est à moi de ramener ça. À un moment donné, il faut mettre son pied à terre. Quand je vois qu’on rate six ou sept passes en début de pratique, je ne peux pas laisser aller ça. Je dois leur expliquer qu’il faut être prêt quand on vient s’entraîner. Je suis responsable de m’assurer que ces gras-là travaillent et suivent ce dont je suis à la recherche. Je me suis excusé auprès d’eux, parce qu’à quelque part, je n’ai pas joué le rôle que j’aurais dû jouer. Ce ne sont pas toujours les joueurs qui sont responsables, il faut se regarder, les coachs», ajoutait-il à propos de l’entraînement tenu dans une atmosphère plus lourde qu’à l’habitude.

Confiance

Malgré la fiche négative de 12-16-0-1 qui place les Remparts au huitième rang de la conférence de l’Est, l’entraîneur-chef n’a pas perdu confiance à sa troupe. À ses yeux, les siens ont mieux joué, dernièrement, même si les résultats ne le démontrent pas.

«J’ai un bon groupe entre les mains, ils vont embarquer dans ce que je veux faire, je ne suis pas inquiet. On veut des gars qui vont jouer pour le logo, qui vont travailler et qui seront dédiés à la cause de l’équipe. Mais il n’y a pas d’avantages à ne pas travailler dans une pratique. Quand on laisse les mauvaises habitudes embarquer, qu’est-ce que tu penses qu’il va arriver ? La prochaine étape, ce sera dans les matchs et c’est un peu le reflet de ce qui se passe pour nous.»

Roy sait qu’il dirige des jeunes de 16 à 20 ans, un groupe d’âge qui a besoin d’encadrement et d’encouragement. Mais cette même élite peut aussi se faire dire ses quatre vérités.

«Le talent, c’est le talent, j’ai compris qu’on ne pouvait pas demander à un joueur de faire ce qu’il n’est pas capable de faire. Mais où je peux tracer la ligne, c’est dans l’effort, dans la concentration.»

Il avait une pensée pour les amateurs, qui supportent l’équipe malgré les défaites qui s’accumulent après un fort début de saison, où les Remparts avaient gagné huit fois dans leurs 10 premiers matchs.

«On a des fans incroyables, ils méritent plus de ma part que ce je leur ai offert. Ça me fait de la peine quand je vois nos assistances baissées, c’est un «wake-up» [réveil] pour moi aussi, je dois faire ma job, je dois être meilleur.»

Après trois défaites d’affilée, les Remparts tenteront de retrouver le chemin de la victoire, mercredi à Drummondville, contre les Voltigeurs.

Hockey

Samuel Poulin ignoré par Hockey Canada

Même s’il ne se trouvait pas sur la liste préliminaire d’Équipe Canada junior, Samuel Poulin continuait d’y croire. En connaissant un départ canon en début de saison dans la LHJMQ, le capitaine du Phœnix de Sherbrooke espérait obtenir une invitation pour le camp en vue du Championnat du monde de hockey junior. Mais Samuel Poulin a été ignoré par les dirigeants de Hockey Canada et compte bien s’en servir comme motivation.

Le premier joueur québécois repêché lors de la dernière séance de sélection de la LNH ne se dit pas surpris de voir les autres hockeyeurs de la LHJMQ être invités, comme Alexis Lafrenière, Jakob Pelletier, Dawson Mercer et Raphaël Lavoie. Mais jusqu’à tout récemment, il osait croire qu’il avait également sa place dans ce lot de joueurs.

Biathlon

Burnotte souhaite tirer mieux

En étant plus précis lors de ses tirs, le Sherbrookois Jules Burnotte croit pouvoir améliorer son rang lors des épreuves de la Coupe du monde de biathlon. Dimanche, Burnotte a terminé le sprint de 10 km au 73e rang à Östersund en Suède.

Le biathlète a conclu l’épreuve à 2 minutes et 35,4 secondes du vainqueur, le Norvégien Johannes Thingnes Boe. Ce dernier a réalisé le meilleur temps de la journée : 24 min 18,3 s.

Phoenix

Coup de balai sur Québec

L’absence de son meilleur joueur n’a pas empêché le Phœnix de Sherbrooke de balayer la série de deux matchs l’opposant aux Remparts de Québec, en fin de semaine. Après un succès de 3-0, samedi, la meilleure équipe de la LHJMQ a infligé au compte de 7-3 une 11e défaite en 13 matchs à la formation québécoise, dimanche après-midi, au Centre Vidéotron.

« Je me demandais ce que j’étais pour dire, aujourd’hui », a avoué l’entraîneur-chef Patrick Roy en se présentant à son point de presse après ce troisième revers d’affilée.

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« Je regarde la première période, on sort fort, on a cinq chances de marquer contre une, on frappe le poteau. On dirait qu’on n’arrive pas à prendre le momentum. Et eux, la première fois qu’ils viennent dans notre territoire, bang. Après, en deuxième, on fait un bon travail à arrêter leur jeu de puissance, qui est l’un des meilleurs de la Ligue, tu te lèves la tête, c’est 13-9 dans les lancers et tu perds 3-0. Je me mets dans la peau des joueurs, à un moment donné, qu’est-ce qu’on fait? Dans le fond, je n’avais pas grand-chose à leur reprocher », a expliqué Roy à propos du déroulement ayant mené à l’avance de 3-0 des visiteurs, notamment grâce à deux buts en l’espace de 57 secondes en tout début de deuxième.

Un temps d’arrêt a permis aux siens de retrouver un peu leurs esprits et de réduire l’écart à 3-1, mais dans un match qui n’avait rien d’un duel de gardiens, les visiteurs ont fait 4-1, puis 4-2, 5-2 et 6-2.

Ne pas abandonner

« Après la deuxième, j’ai dit aux gars : on sait tous ce qui est arrivé, mais les équipes qui se tiennent n’abandonnent pas. Dans les deux matchs contre la meilleure équipe de la Ligue, on les a tenus en bas de 30 lancers chaque fois. Est-ce qu’il y a des choses à corriger? Oui, on se fait battre à un contre un, on donne des surnombres, on accorde trop de chances de marquer de l’enclave. Mais il n’y a personne qui peut dire que l’équipe n’a pas travaillé. On avait toutes les raisons du monde pour laisser le pointage grimper en troisième, mais les joueurs n’ont pas abandonné et c’est pourquoi j’ai enlevé le gardien », a ajouté celui qui a tenté le tout pour le tout en utilisant un sixième attaquant alors qu’il restait encore six minutes à faire au tableau.

Andrew Coxhead, Darien Kielb et Thomas Caron, tous en avantage numérique, ont marqué pour les Remparts. La réplique fut celle de Taro Jentzsch (2) Nathael Roy (2), Christopher Benoît, Alex-Olivier Voyer et Julien Anctil.

« Je pense qu’on va le mettre [Samuel] Poulin sur le marché des échanges », a blagué l’entraîneur-chef Stéphane Julien à propos de la récolte de sept buts des siens en l’absence de leur capitaine, Samuel Poulin. « Ça faisait quatre matchs qu’on n’avait marqué que trois, on a perdu deux fois par jeu blanc, ça va faire du bien à la confiance des joueurs », a-t-il ajouté plus sérieusement.

Despatie rétrogradé?

Les quatre premiers buts ont été réussis sur 17 lancers aux dépens du gardien Anthony Pagliarulo. En relève, Émerik Despatie a cédé deux fois en l’espace de 54 secondes en fin de deuxième période avant de redonner le filet au vétéran pour le troisième engagement.

« Je pense que je vais être obligé de retourner Émerik dans le midget AAA. On va le brûler pour rien. Il ne joue pas mal, mais où l’on est comme équipe, c’est peut-être un peu lourd pour un jeune de 16 ans. C’est pour cela que je l’ai débarqué, chaque tir devenait une aventure sans être de mauvais buts. Il doit aller rebâtir sa confiance et revenir l’an prochain, frais et dispos. Ce n’est pas juste de sa faute, on donne de bonnes chances défensivement », a précisé Roy à propos de la situation devant le filet.

Sports

Kim Boutin poursuit sa domination

Dominante du début jusqu’à la fin. Kim Boutin a une fois de plus rappelé au monde entier que c’est elle la plus rapide sur patins en menant d’un bout à l’autre l’épreuve du 500 m à la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste, dimanche à Nagoya au Japon.

Cette médaille d’or s’agence à celles d’argent obtenues au 1500 m et au relais féminin, en compagnie de Danaé Blais, Alyson Charles et Courtney Sarault.

Hockey

Les Cantonniers se relèvent

Les Gaulois de Saint-Hyacinthe ont payé pour les pots cassés. Après leur déconfiture de vendredi, les Cantonniers de Magog avaient rechargé leur batterie et retrouvé toute leur vigueur dans un gain de 5-1 contre la formation maskoutaine.

Qui de mieux placé que les vétérans pour remettre les pendules à l’heure et c’est ce que Justin Bergeron et Tristan Roy, chaque fois en avantage numérique, ont fait en procurant les devants 2-0 aux Magogois dans les neuf premières minutes de jeu. Ce n’est jamais l’idée du siècle de permettre à l’attaque massive la plus productive de la ligue de s’installer dans les premiers instants d’une partie. Les Gaulois l’ont appris à leurs dépens.

Hockey

Cougars: le chandail de Robichaud rejoint celui de Pelletier

Deux chandails d’anciens joueurs des Cougars du Collège Champlain flottent désormais dans les hauteurs de l’aréna Jane & Eric Molson de l’Université Bishop’s. Depuis samedi, celui de Vincent Robichaud se trouve désormais tout près de celui de Mathieu Pelletier.

L’organisation des Cougars a tenu à honorer la mémoire de son ancien joueur Vincent Robichaud avant le match face au Cégep André-Laurendeau. Après avoir retiré le numéro 5 il y a six ans à pareille date, cette fois, les Cougars interdiront leurs joueurs de porter le numéro 9. Les Cougars en ont aussi profité pour instaurer un trophée en son nom, lequel sera remis annuellement au joueur le plus combatif de l’équipe.

Tennis

Une pièce de monnaie à l'effigie de Roger Federer [VIDÉO]

BERNE — Le gouvernement suisse a annoncé qu’il produirait une pièce de monnaie en argent de 20 francs avec l’effigie de Roger Federer.

Le gouvernement affirme que c’est la première fois qu’il dédie une pièce commémorative à une personne vivante.

Une pièce en or de 50 francs à l’effigie de Federer sera également frappée l’année prochaine.

Le gouvernement affirme que le champion de 20 titres du Grand Chelem est «probablement le sportif individuel le plus titré de Suisse, il est également l’ambassadeur idéal de la Suisse.»

Le côté face de la pièce montre Federer jouant un revers à une main.

Selon le gouvernement, il est possible de commander une édition limitée de 95 000 pièces Federer au prix de 30 francs suisses. Elles seront expédiées en janvier.

La pièce de 50 francs aura un design différent.

Actualités

Un philanthrope offre 150$ par but du Phoenix à la Fondation Justin-Lefebvre

Pour chaque but du Phoenix de Sherbrooke, un investisseur philanthrope offrira 150$ à la Fondation Justin-Lefebvre pour améliorer l'état du terrain de soccer de l'école Jean-XXIII, dans l'arrondissement du Mont-Bellevue.

Avec l’argent recueilli, la Fondation-Justin Lefebvre soutiendra l’organisme SAFRIE dans son projet d'amélioration du terrain de soccer de la rue Thibault à Sherbrooke.

Les nom de la Fondation Justin-Lefebvre et du Phœnix de Sherbrooke seront alors bien affichés près du terrain, tout comme celui du joueur qui aura cumulé le plus de buts cette saison afin de souligner son apport particulier au projet. 

Notons que l’investisseur philanthropique souhaite demeurer anonyme et a comme mission de combattre la pauvreté chez les enfants de l’Estrie. 

 Jusqu’à maintenant, 16 200$ ont été amassés.

« Quand on pense à ça, c’est quand même fou de se dire que nos performances peuvent avoir un impact aussi direct dans la communauté, a affirmé l'attaquant Félix Robert, auteur de 15 buts. À la fin de l’année, quand on regardera le montant final ou quand on verra le terrain de soccer, on sera fiers de nous! Bien sûr, en comptant un but, on ne pense pas nécessairement à ça, mais après, quand on réalise que le fait de placer la rondelle derrière le gardien a un impact direct dans la vie de jeunes de la région, c’est très motivant ! »

L'investisseur philanthropique souhaite voir la collaboration avec la Fondation Justin-Lefebvre s’étaler sur trois ans.

« Il s'agit d'un beau partenariat qui pourrait rapporter 50 000$ pour le projet du terrain de soccer. C'est une raison de plus pour encourager le Phoenix. Plus il y aura de buts, plus on amassera d'argent pour les enfants de ce quartier », soutient Benoît Lefebvre, le père du jeune Justin décédé il y a deux ans.

Sports

Sherbrooke 3/Québec 0: le Phoenix encore roi et maître au Palais

Le Phoenix de Sherbrooke est devenu tout simplement imbattable dans son amphithéâtre cette saison. Après 13 parties, les hommes de Stéphane Julien demeurent invaincus. Et ce, grâce à un gain de 3 à 0 contre les Remparts de Québec samedi soir.

Plus la saison avance, plus c'est pareil. Un aura flotte au-dessus du Phoenix lorsqu'il évolue au Palais des sports de Sherbrooke. L'adversaire semble en être conscient. Le Phoenix est devenu intimidant à domicile après avoir gagné ses 13 parties au Palais. 

Cette fois, Thomas Sigouin a volé deux points aux Remparts en complétant son troisième blanchissage de la campagne. Son coéquipier Samuel Hlavaj en compte autant. Ces six matchs parfaits des gardiens du Phoenix constituent un record de concession.

« J'étais confiant ce soir. C'est toujours plaisant d'entendre Patrick Roy dire que j'ai fait la différence. À domicile, tout le monde joue avec confiance et c'est grâce aux partisans.  »

« Je n'ai pas aimé notre partie, confie pour sa part l'entraîneur Stéphane Julien. On n'était pas les premiers sur la rondelle. Les gars ont commencé à bien jouer en deuxième période. Thomas a réussi à garder notre club dans le match avec de gros arrêts. Je n'ai pas reconnu mon club aujourd'hui. Heureusement, nos joueurs de soutien ont fait un bon travail et Félix Robert a été notre meilleur sur le top 6 à l'attaque. »

Robert effectuait quant à lui un retour au jeu après avoir raté les six derniers matchs. Il espérait améliorer le record de concession en obtenant au moins un point à ses 17 derniers matchs, mais sa séquence a pris fin à 16. 

« Je suis content d'être revenu, mais je manquais de souffle, explique-t-il. Ça fait deux semaines que je n'ai pas pratiqué. J'aurais aimé être la bougie d'allumage pour mes partenaires de trio, mais l'important, c'est la victoire ce soir. On craignait le pire dans mon cas. Mon état de santé s'est amélioré rapidement et je suis soulagé de savoir que je suis revenu au jeu avant Noël. »

À cause du nombre de blessés à l'attaque et de la présence de quatre joueurs de 20 ans dans l'alignement, alors que la limite est de trois, le défenseur Yann-Félix Lapointe a dû être laissé de côté.

« Notre premier trio a été victime de trop de revirements, estime Julien. Sa prestation ce soir n'est pas acceptable. J'ai encensé Alex-Olivier Voyer et Samuel Poulin depuis le début de la saison, mais ça fait six ou sept matchs qu'ils connaissent des difficultés, mais on a besoin d'eux et ils doivent en donner plus. »

Au second vingt, le but de Patrick Guay a provoqué une pluie de toutous, qui seront tous remis aux enfants dans le besoin par l'entremise d'Estrie Aide. Nathaël Roy a doublé l'avance des siens peu après en profitant d'un revirement dans la zone défensive des Remparts et Julien Anctil a enfoncé le dernier clou dans le cercueil des Remparts en troisième période. 

« Je suis tellement content de tout ce qui arrive pour Thomas, confie Nathaël Roy. Il ne l'a pas eu facile l'an dernier. Aujourd'hui, il a été notre meilleur joueur. Malgré les blessures, plusieurs prennent la relève. On est confortables à domicile. L'équipe est soudée et on se sent bien quand on joue à domicile. »

Patrick Roy de retour dans la LNH?

La rumeur a circulé ce week-end concernant un éventuel retour dans la LNH de Patrick Roy, l'entraîneur des Remparts. Rappelons que quelques postes pourraient se libérer prochainement.

« Ça fait longtemps que je n'écoute plus les rumeurs, admet-il. Mais de toute façon, Claude Julien fait un bon travail derrière le banc du Canadien. Je préfère me concentrer sur mon club. Je n'ai jamais fermé la porte à un retour dans la LNH. On verra bien. »

Ce dernier a tout de même apprécié l'effort des siens dans la défaite de 3-0:

« On a bien travaillé, mais on n'a pas été capables d'acheter un but. Leur gardien a été très bon. Il est le meilleur joueur de la soirée. On voit aussi que notre club n'est pas très confiant en offensive. On vient de subir un deuxième blanchissage de suite sur la route. Il faudra continuer de travailler aussi fort. Notre équipe a tout de même profité de plus de chances de marquer que notre adversaire. Pour se sortir de notre mauvaise passe, on doit continuer de jouer de la même façon. On n'a pas à rougir de notre performance et on prendra confiance en nous. »

Ce sera d'ailleurs au tour des Remparts de recevoir dimanche le Phoenix au Centre Vidéotron.

Sports

Nicolas Fontaine et Audrey Robichaud honorés par Le Relais

La station de ski Le Relais de Lac-Beauport a rendu hommage aux ex-Olympiens Nicolas Fontaine et Audrey Robichaud en nommant le secteur regroupant ses activités de ski acrobatique du nom de l’ancien membre de la Québec Air Force et en baptisant une piste au nom de la skieuse de Québec.

«Ça allait de soi de souligner leurs carrières», a déclaré samedi matin Mélanie Morneau, directrice générale du Relais, en conférence de presse. «Non seulement ils ont été tous les deux impliqués pour le sport à travers le pays, mais ils sont aussi toujours très impliqués au Relais», a-t-elle souligné au sujet de Fontaine, qui a participé à la création de la rampe d’eau pour l’entraînement estival, et Robichaud, qui est maintenant entraîneuse en chef du club de ski acrobatique de la station.


Pour Audrey Robichaud, qui a pris sa retraite de la compétition en 2018, l’hommage allait droit au coeur. «Pour moi, c’est l’accomplissement d’une vie d’avoir une piste à mon nom et je suis contente de pouvoir contribuer au développement de la relève», a-t-elle déclaré, saluant aussi l’apport de Fontaine au passage.


La piste Audrey Robichaud viendra remplacer la piste Suzanne Proteau Blais, aussi appelée la piste 12, pour l’entraînement à l’épreuve des bosses. «J’espère qu’elle deviendra aussi importante que la 12 avec comme seule différence l’absence des vents forts qu’il y avait dans cette piste», a ajouté celle qui a fait ses débuts à l’âge de 7 ans au Club de ski acrobatique du Relais.


Des doutes


Quant à Fontaine, qui est natif de Magog, il a avoué au départ avoir eu des doutes quand il a été informé qu’on voulait donner son nom à tout un secteur de la station de ski de Lac-Beauport. «Je n’étais pas sûr, car il y avait plusieurs champions originaires de Lac-Beauport, notamment les frères LaRoche, mais on m’a expliqué que j’avais contribué à amener le ski acrobatique plus loin», a-t-il déclaré en acceptant bien humblement l’hommage.


En tant que dernier membre de la «Québec Air Force» dont faisaient aussi partie Lloyd Langlois, les frères Laroche et Jean-Marc Rozon, Fontaine avait vu le déclin de ce sport au Québec puisque, lorsqu’il s’est retiré en 2002, plus aucun Québécois ne faisait partie de l’équipe nationale et la province ne comptait aucune rampe d’eau. Il participé à la renaissance du ski acrobatique dans la Belle Province avec la fondation du Centre d’entraînement Yves Laroche.  


«Avant ça, plusieurs skieurs acrobatiques du Québec devaient faire cinq heures de route pour se rendre à la rampe d’eau la plus proche, celle de Lake Placid. Aujourd’hui, le site est devenu le lieu d’entraînement estival pour la plupart des skieurs acrobatiques canadiens», a-t-il fait remarquer.


Fontaine a aussi souligné l’apport d’Audrey Robichaud pour le ski acrobatique à Québec. «Félicitations, Audrey, tu es la première grande ambassadrice du ski acrobatique au Québec. Quand je suis arrivé ici, il y a une quinzaine d’années, il n’y avait que 25-30 athlètes en ski acrobatique au Relais, et on voulait développer cela.» 

Une nouvelle génération de Fontaine s’apprête d’ailleurs à prendre la relève puisque la fille de Nicolas, Charlie, et son fils Miha pratiquent aussi le ski acrobatique, Miha ayant même pris part aux derniers championnats du monde.

Sports

24 ans après l'échange Roy/Thibault : « Un gros choc pour moi »

Quand on voit Patrick Roy et Jocelyn Thibault dans le même amphithéâtre, impossible de ne pas repenser à l’une des plus grosses transactions de l’histoire du Canadien.

Il y a 24 ans, l’actuel directeur général du Phœnix pliait bagage en direction de Montréal puisque quatre jours après avoir exprimé son mécontentement au président Ronald Corey, Patrick Roy était échangé à l’Avalanche du Colorado. Cette journée du 6 décembre a changé la vie de l’ancien portier des Faucons de Sherbrooke. Celle de Roy aussi. Encore aujourd’hui, Thibault ne sait pas si c’était pour le mieux ou pour le pire : « C’était du moins un gros choc pour moi. »

Les deux anciens gardiens se retrouveront samedi soir au Palais des sports. Un endroit qu’ils connaissent bien tous les deux, puisque Roy a déjà évolué pour le Canadien de Sherbrooke. 

Lors du match entre le Phœnix et les Remparts de Québec, Roy se retrouvera derrière le banc avec également le chapeau de directeur général alors que Thibault analysera le jeu du deuxième étage.

« Je ne pense pas avoir discuté une seule fois de cette transaction avec Patrick. Mais j’adore parler hockey avec lui. Il est un passionné. Il pourrait faire autre chose que du hockey junior s’il le souhaitait, mais il aime ce qu’il fait. On s’entend super bien pour être franc. »

Jocelyn Thibault admet avoir beaucoup de respect pour Roy. 

« Quand j’ai su que j’étais échangé contre lui, ça faisait drôle. J’ai grandi en regardant Patrick garder les buts du Canadien. Tous les gardiens québécois s’inspiraient de son style et plusieurs atteignaient la LNH. J’étais encore jeune, de nombreux amateurs voyaient Patrick sur son déclin. Certains trouvaient la transaction tout de même intéressante sur le coup à cause des circonstances. Mais on s’est vite rendu compte que Patrick était loin d’être fini quand il a soulevé une autre coupe Stanley ! »

Le capitaine du Canadien Mike Keane accompagnait Roy dans la transaction alors que le CH recevait également en retour les attaquants Andrei Kovalenko et Martin Rucinsky. Tout cela à la suite d’un cuisant échec de 11-1 du Canadien subi face aux Red Wings de Detroit. Au neuvième but, l’entraîneur Mario Tremblay a retiré Patrick Roy, qui lance ensuite au président de l’équipe Ronald Corey la célèbre phrase : « C’est mon dernier match à Montréal. »

« J’arrivais à Montréal dans une drôle de situation. Surtout qu’à la fin des années 90, le Canadien s’en allait dans une mauvaise direction. J’ai connu du succès à Montréal. Du moins, je suis fier de mon passage en général. Par la suite, j’ai dû composer avec les blessures. La pression était énorme chez le Canadien. C’était spécial de jouer à Montréal. J’ai aimé mon expérience, mais je me demande encore aujourd’hui ce que serait devenue ma carrière si j’étais resté au Colorado. »

En effet, la question se pose. Comme la suivante : si Mario Tremblay n’avait pas attendu le neuvième but pour réagir, que serait-il survenu ? Et ça, on ne le saura jamais. 

Sports

Le Vendredi fou dans un revers des Cantonniers

Le vendredi fou s’était déplacé à l’aréna de Magog en cette soirée de confrontation entre les Grenadiers de Châteauguay et les Cantonniers dans la Ligue midget AAA du Québec. Et ce sont les Cantonniers qui avaient choisi de jouer au Père Noel en distribuant de nombreux cadeaux dans un revers de 7-4.

Les visiteurs ont profité de la générosité des Magogois qui étaient dirigés par Toby Lafrance et Alex Carrier, Félix Potvin étant retenu à l’extérieur pour des raisons personnelles. Zackary Michaud, meilleur pointeur et véritable dynamo de l’équipe, manquait aussi à l’appel pour les Cantonniers, ayant été rappelé par les Foreurs de Val d’Or pour le week-end.

Il serait injuste d’attribuer cette défaite à l’absence de Potvin et Michaud. Rien ne fonctionnait pour la troupe locale qui jouait tout pêle-mêle et avec mollesse partout sur la glace.

C’était déjà 3-0 pour les Grenadiers après seulement 15 minutes de jeu. Pour ajouter à l’insulte, deux de ces trois buts ont été marqués alors que les Grenadiers se défendaient à court d’un joueur. Les Cantonniers ont réduit l’écart avant la fin de la première période en marquant sur leur cinquième jeu de puissance de la période. Rien pour écrire à sa mère, surtout que les Grenadiers n’ont jamais eu l’occasion d’envoyer leur jeu de puissance dans la mêlée lors de cet engagement.

Le gardien Mathis Dorcal-Madore n’a pas fait vieux os devant la cage magogoise, étant remplacé par Rémi Delafontaine après avoir concédé trois buts sur cinq lancers.

Le spectacle désolant s’est poursuivi pour les Cantonniers à la période médiane. Les Grenadiers ont creusé l’écart à 7-1en tirant profit des multiples erreurs des Cantonniers. Sept buts sur 12 lancers pour les Grenadiers qui avaient peine à croire eux-mêmes ce qui se déroulait sous leurs yeux. 

Les Cantonniers ont limité les dégâts par la suite en marquant les trois derniers buts du match, dont deux en troisième période. Thierry Bernier, Émile Gadoury, Julien Paillé et Mathys Poulin ont enfilé les buts Cantonniers. Dans le camp des Grenadiers, la victoire fut celle des plombiers de l’équipe alors que les excellents Justin Côté, Alexis Brisson et Hugo Audette ont été limités seulement à deux buts.

Défaite embarrassante

Alex Carrier, entraîneur des gardiens de but qui avait pris place derrière le banc en remplacement de Félix Potvin, n’avait surtout pas envie d’excuser la contre-performance des siens. « C’est comme s’il fallait tous leur réapprendre à jouer en même temps. La concentration n’y était pas, les gars travaillaient mal, leur lecture du jeu était mauvaise et vous avez été en mesure de constater tout le cafouillage dans notre zone. Il y a des victoires d’équipe, mais là on vient de s’écraser en équipe. On ne gagnera pas un championnat en novembre. Il faut se remettre au travail maintenant », a mentionné Carrier.

Le capitaine Félix Paquet cherchait ses mots en retirant son équipement. « On leur a donné la victoire sur un plateau d’argent. Il y a des défaites qui font du bien, mais je ne peux classer celle-ci dans ce département. C’est une bonne claque dans le visage et il faut réfléchir sur ce qui vient de se produire. »

Les Cantonniers recevront Saint-Hyacinthe dimanche à 13 h 30.

Sports

Volleyball féminin : le Vert & Or au plus fort de la lutte

Avec deux matchs à disputer avant la pause des Fêtes, l’équipe féminine de volleyball du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke est au plus fort de la lutte au sein du classement du RSEQ.

L’équipe dirigée par Annie Martin et Annie Lévesque montre une fiche de 5-4 et 10 points au classement, à égalité au deuxième rang avec l’Université Laval.

L’UQAM et les Carabins de l’Université de Montréal se partagent le sommet du classement, avec 14 points. McGill (8 points) et Ottawa (0 point) suivent au classement.

« On a un groupe engagé et motivé à progresser, que ce soit collectivement ou individuellement. Depuis qu’on dirige l’équipe, Annie et moi, on a mis des choses en place, tranquillement. C’est l’fun de voir que les efforts rapportent des dividendes », a dit Annie Lévesque.

« Ce que j’apprécie le plus, c’est l’aspect collectif. Les filles mettent l’équipe en premier. L’aspect “gang” est là. On a beaucoup de profondeur cette année, et quand ça ne fonctionne pas, on n’hésite pas à faire un changement. Tout le monde contribue. On est contente de notre début de saison, mais il faut y aller une étape à la fois. La saison est encore jeune », a précisé Annie Martin.

Les deux coentraîneuses sont contentes de la qualité du travail des filles à l’entraînement, ce qui se reflète sur leur jeu, disent-elles.

Parmi les belles surprises en ce début d’année, Marianne Boucher revient dans la conversation.

« Pour une première année avec nous, elle en amène beaucoup. Sa présence (6 pieds 3 pouces), son sens du jeu, et le fait qu’elle se déplace bien et nous aide beaucoup en défensive et en offensive. Elle a une très grande portée. Elle a joué pro, en France, l’an passé, et ça lui a permis d’atteindre un autre niveau, de confiance et de jeu », a dit Annie Lévesque.

Le Vert & Or affrontera Ottawa ce samedi, avant d’accueillir Laval, le vendredi 6 décembre au Centre sportif de l’Université de Sherbrooke, à compter de 18 h.

Sports

Zone Golf In arrive à Sherbrooke

Un nouveau simulateur de golf est désormais disponible pour les golfeurs de Sherbrooke et de la région. Zone Golf In est officiellement ouvert depuis peu et il offre aux passionnés un simulateur haut de gamme, conçu au Québec.

Le simulateur Golf In est présenté comme étant l’un des plus performants disponibles pour utilisation, notamment à propos de la distance parcourue dans les airs, de la rotation de la balle et de sa direction, de l’angle de décollage ou encore de la vitesse globale.

Le but est d’offrir aux golfeurs une expérience des plus exactes possible, explique le professionnel de golf du Club Longchamps, Marc-Étienne Bussières.

« Ce système offre davantage de possibilités de captations d’informations, obtenues par triangulation, afin que l’élan, le coup, et le résultat soient le plus fidèles possible. Ce que les golfeurs amateurs reprochent le plus aux simulateurs, c’est qu’il y a parfois des trucs pour les contourner. Pour certains, c’est de frapper plus bas dans l’écran, pour aller plus loin, par exemple. Mais avec Golf In, on a des conditions de plus en plus réelles. Ça devrait plaire aux golfeurs qui n’aimaient pas les simulateurs, car ils disaient que ça déréglait leur jeu. Ce qu’on apprécie également, c’est que ce système ne nécessite pas une calibration trop récurrente », a dit M. Bussières.

Le simulateur Golf In propose également des ajustements selon le calibre du golfeur et il peut également servir d’outil éducatif.

Pierre Lallier et Marty Rourke, les entraîneurs-chefs des équipes de golf universitaire de l’Université de Sherbrooke et de l’Université Bishop’s, qui évoluent au sein du réseau RSEQ et USPORTS, y ont élu domicile pour leur entraînement hivernal.

L’entreprise Golf In a vu le jour à Saint-Georges de Beauce, en 2005. Le fabricant québécois de simulateurs de golf a commencé à exporter ses produits en France, en Suisse, au Luxembourg et en Belgique depuis le début des années 2000. 

Zone Golf In est situé au centre commercial les Tourelles.

Carl Mercure, Maude Lamoureux, Marc-Étienne Bussières et Pierre Lallier sont impliqués dans la gestion de l’entreprise.

Sports

Tristan Roy regarde en avant

Les souvenirs rejailliront dans la tête de Tristan Roy ce soir alors que celui-ci effectuera un retour devant les partisans des Cantonniers de Magog lors du passage des Grenadiers de Châteauguay. Roy est fébrile à quelques heures de sauter à nouveau sur la glace de l’aréna de Magog après avoir été renvoyé dans le Midget AAA par le Titan d’Acadie-Bathurst la semaine dernière.

Roy avait été un rouage important chez les Cantonniers lors de leur conquête de la coupe Jimmy-Ferrari le printemps dernier en obtenant 18 points, dont 10 buts, en 15 parties éliminatoires. Le hockeyeur de Saint-Cyrille-de-Wendover avait même eu la distinction d’enfiler le but gagnant en prolongation lors du quatrième et dernier match de la série finale contre les Lions du Lac St-Louis.

« J’ai tellement adoré mon année à Magog. J’ai déjà affirmé qu’il n’y avait pas de meilleur endroit pour jouer midget AAA et je le maintiens toujours. Et tout le chemin parcouru avec les 19 autres gars de l’équipe, c’était juste formidable, incomparable comme sensation », a révélé Roy tout en précisant qu’il se concentrait maintenant sur l’avenir, pas le passé.

« Je suis revenu à Magog pour améliorer certaines facettes de mon jeu et aider l’équipe à gagner un troisième titre d’affilée dans les séries. Je ferai ce qu’on me demandera. Je ne reviens pas à Magog avec mes gros sabots en pensant que je vais prendre toute la place dans le vestiaire. Je saute dans un train qui roule à pleine vitesse. C’est à moi de m’adapter au nouveau groupe de joueurs, pas le contraire. »

Roy est loin de revenir en pays étranger. Il y a les vétérans qui ont gagné avec lui la saison dernière que le colosse de six pieds un pouce et 188 livres a retrouvés avec plaisir. « J’étais content de les revoir. On a fait pas mal de millage ensemble la saison dernière. Je connais également la plupart des nouveaux gars de l’équipe. Notre voyage à Amos la fin de semaine dernière m’a permis de tisser des liens rapidement avec les autres », a déclaré celui qui arborera le numéro 17 au lieu du 19 comme l’an dernier.

Rebondir

Tristan Roy est persuadé que son retour à Magog est ce qu’il pouvait arriver de mieux pour rebondir la saison prochaine avec le Titan d’Acadie-Bathurst. « Je fais un petit pas en arrière pour en faire éventuellement deux par en avant. On apprend dans l’adversité. Mon séjour dans la LHJMQ m’a fait réaliser ce que je dois améliorer pour y retourner et y rester. Je vais gagner en confiance et en leadership aussi avec les Cantonniers. Les entraîneurs des Cantonniers me connaissent bien et vice-versa. Je peux me mettre au boulot immédiatement pour contribuer au succès de l’équipe », a mentionné Roy qui a été utilisé sur le même trio que Mathys Poulin et Thierry Bernier à Amos.

Comme le reste de ses coéquipiers, Tristan Roy aura une lourde commande ce soir face aux Grenadiers de Châteauguay qui sont transportés par trois dangereux marqueurs depuis le début de la saison. Alexis Brisson, premier compteur de la ligue avec 32 points, dont 22 buts, Justin Côté et Hugo Audette ont enfilé à eux seuls plus de la moitié des buts de l’équipe, soit 48 sur 88. Dans la division Tacks, les Grenadiers sont deuxièmes derrière les Cantonniers.

La rondelle sera déposée sur la glace à 19 heures pour ce match qui se veut aussi la soirée annuelle des toutous.

Sports

Mélé Temguia reste avec le FC Edmonton

Les joueurs de soccer professionnel de Sherbrooke ont tous connu des sorts différents avec leur équipe respective. Après avoir vu le Magogois Jérémy Gagnon-Laparé devenir joueur autonome à la suite de la dissolution du Fury d’Ottawa dans la United Soccer League, Mélé Temguia a obtenu la confiance du FC Edmonton alors que l’Impact de Montréal n’a pas exercé les options de contrat du joueur de Sherbrooke Daniel Kinumbe. Pendant ce temps, Vincent Lamy rêve d’un club de la PLC à Sherbrooke.

Membre de la Première ligue canadienne, le FC Edmonton tenait à garder les services de Mélé Temguia après lui avoir offert un poste de partant : 27 présences au jeu pour un total de 2430 minutes lors de sa dernière saison. Le défenseur en a profité pour récolter deux buts au passage tout en recevant trois cartons jaunes. 

En Championnat canadien, en deux présences et 180 minutes de jeu, Temguia a obtenu un but. Edmonton a ainsi renouvelé le contrat du Sherbrookois.

« Je suis vraiment content de ramener une partie importante de l’équipe, a confié l’entraîneur Jeff Paulus par voie de communiqué après avoir annoncé le renouvellement de contrat de cinq joueurs, dont Temguia. Ce groupe de joueurs forme la structure de notre défensive. »

Pour sa part, Daniel Kinumbe n’a pas eu la même chance puisque l’Impact de Montréal n’a pas exercé les options de son contrat.

Une équipe pro à Sherbrooke ?

Vincent Lamy a participé à la naissance de la Première ligue canadienne de soccer l’an dernier en signant son premier contrat professionnel avec les Wanderers d’Halifax, mais le Sherbrookois n’a pas du tout apprécié son expérience. 

Utilisé seulement quatre fois pour un total de 89 minutes de jeu, l’attaquant regarde vers d’autres options pour la prochaine saison. En Championnat canadien, il a joué 98 minutes en trois présences. Lamy n’a obtenu aucun point. 

« Ça ne s’est pas passé comme je l’espérais, avoue-t-il. Je regarde ailleurs. Surtout vers la Première ligue canadienne ou la USL. Je m’attendais à jouer davantage, mais je ne suis pas le style d’attaquant que l’entraîneur recherchait. Je suis bon techniquement, mais l’entraîneur misait sur de grands attaquants qui sont forts physiquement. »

Vincent Lamy admet que si Sherbrooke réussit à accueillir un club professionnel, l’équipe bénéficierait d’une bonne base de joueurs régionaux. 

« On est trois joueurs à se chercher une nouvelle équipe. Et il y a plusieurs bons joueurs québécois qui aimeraient jouer dans la Première ligue canadienne, sachant qu’il n’y a pas d’équipe au Québec. La plus proche est à Toronto et je suis persuadé que le projet deviendrait un succès. »

Sports

Vincent Robichaud honoré à titre posthume

Les Cougars du Collège Champlain vont honorer la mémoire de leur ancien joueur Vincent Robichaud, samedi après-midi à l’aréna Jane et Eric Molson de l’Université Bishop’s, avant leur match face au Cégep André-Laurendeau.

Robichaud est décédé l’été dernier, lors d’un accident d’avion.

« Vincent a joué deux ans pour les Cougars, alors que l’équipe faisait un retour au sein du réseau collégial. C’était un p’tit gars de Gatineau qui s’est présenté au camp, et qui nous a forcé la main pour le garder. Il nous a donné beaucoup à une époque où nous avions perdu beaucoup de joueurs. Il affichait une attitude exemplaire et un grand désir de compétition », a dit l’entraîneur-chef des Cougars, Stephan Lebeau.

« On a décidé de l’honorer en retirant son chandail #9, samedi, en plus d’instaurer un trophée en son nom, qui sera remis annuellement à un joueur de notre équipe, qui aura démontré les mêmes qualités que Vincent lors de son passage avec nous. Vincent n’était peut-être pas le plus talentueux, mais c’était un vrai guerrier, qui jouait avec cœur. »

Des Cougars au sommet

L’équipe masculine des Cougars sera probablement fort engagée dans son match qui suivra la cérémonie, face au Boomerang du Cégep André-Laurendeau.

Les Cougars ont un solide début de saison, avec une fiche de 15 victoires et six défaites, dont seulement quatre en temps régulier, pour 32 points au classement.

Champlain est en tête de la division Centre-du-Québec et l’équipe vient au deuxième rang du classement général, deux points derrière les Patriotes du Cégep de Saint-Laurent.

« Je suis très satisfait de notre début de saison, tant pour les résultats que pour la forme. On a seulement 20 joueurs sur notre alignement cette année, on a été lourdement touché par le départ de plusieurs joueurs avant le début de saison. Quatre gars ont décidé d’évoluer dans le junior A, à l’extérieur du Québec, dans l’espoir d’évoluer plus tard dans les collèges américains, alors qu’au moins trois autres joueurs de notre édition de l’an passé évoluent cette année dans la LHJMQ (Loïck Bergeron, Mirko Fontaine et Olivier Picard). Ce n’est pas facile trouver d’autres joueurs à la dernière minute. Certains joueurs affiliés l’an passé sont des réguliers pour nous cette année. Au total, on a perdu cinq réguliers à la ligne bleue » , a analysé Stephan Lebeau.

Devant les filets, William Desmarais domine tous les portiers du hockey collégial RSEQ avec neuf victoires, en plus de deux jeux blancs et une minuscule moyenne de buts alloués de 1,692, et un pourcentage d’arrêts de 0,931 en 13 rencontres.

« Malgré tout, on a des gars engagés, qui ont une excellente attitude, qui veulent apprendre et qui sont très faciles à diriger. Notre premier trio, formé de Samuel Grégoire (34 points), Charles Antoine Girard (33 points) et Jordan Chabot (22 points) fait très bien. Je peux en dire autant de nos autres trios, qui font un travail remarquable. Vraiment, les jeunes ont très bien répondu à l’appel et ce début de saison. »

Les Cougars ont encore quatre matchs à jouer avant la pause des Fêtes.

Sports

L'Océanic se paie encore le Phœnix

Le Phœnix ne parvient pas à gagner à Rimouski. Contrairement à leur dernière visite en début de saison, les Sherbrookois ont cependant dominé l’Océanic jeudi soir. Ce qui n’a pas empêché les locaux de l’emporter malgré tout par la marque de 3 à 2.

Deux des six défaites du Phœnix ont été encaissées au Colisée Financière Sun Life. L’Océanic se trouve maintenant à cinq points du Phœnix, encore seul au sommet du classement de la LHJMQ. 

« On n’a pourtant rien donné à l’adversaire, assure l’entraîneur Stéphane Julien. L’Océanic a seulement tiré 22 fois. Mais notre gardien a commis une erreur sur une passe derrière son filet en avantage numérique, ce qui a provoqué un but, et il aurait pu arrêter le deuxième but. On n’a pas joué un mauvais match, mais en même temps, on a également de la difficulté à marquer des buts depuis quelque temps. »

Alexis Lafrenière a profité de la sortie hasardeuse de Samuel Hlavaj en première période pour remettre la rondelle à Zachary Bolduc, donnant ainsi l’avance 1 à 0 à l’Océanic. Jeffrey Durocher a par la suite marqué deux buts au second tiers. 

Malgré la remontée amorcée par Benjamin Tardif et Julien Anctil au troisième vingt, le Phœnix a manqué de temps au tableau pour niveler la marque. 

« Les équipes s’ajustent à nous et savent qu’ils ne doivent pas laisser Samuel manipuler la rondelle près de son filet pour relancer l’attaque. C’est à lui de s’ajuster à son tour en étant encore plus rapide à faire circuler la rondelle », précise le pilote du Phœnix. De l’autre côté de la patinoire, Raphaël Audet espérait réaliser le blanchissage jusqu’à ce que le Phœnix déploie son offensive au milieu de la troisième période. Le gardien de l’Océanic a bloqué 32 des 34 tirs reçus. 

Neutralisé à ses cinq derniers matchs, Samuel Poulin tentera de revenir à ses bonnes habitudes en noircissant la feuille de pointage lors de la visite des Remparts de Québec samedi au Palais des sports à l’occasion du traditionnel match des toutous.

« Il joue bien, mais Sam est capable de faire mieux. Mes leaders en général doivent en donner encore plus. L’effort est là, c’est la bonne nouvelle », estime Stéphane Julien. 

Sports

Une note A pour l’ensemble de l’œuvre chez les Cantonniers

CHRONIQUE / Y a-t-il vraiment quelqu’un qui avait vu dans sa boule de cristal que les Cantonniers de Magog accumuleraient 50 points sur une possibilité de 66 après 22 rencontres dans la Ligue midget AAA du Québec ? J’en doute. Si vous l’aviez prédit, dépêchez-vous à aller faire carrière à Las Vegas. Vous êtes le prochain Nostradamus du monde du sport, rien de moins.

Pourquoi donc est-ce si surprenant ? Parce que personne ne peut prétendre que les Cantonniers forment la meilleure équipe du circuit Lévesque sur papier. Ce qui propulse les Cantonniers vers les hauts sommets, c’est le collectif et la force de caractère.

À ce chapitre, les adolescents de Félix Potvin font la barbe aux 14 autres formations. Au cours des dernières saisons, la magie des Villeneuve, Beaudoin, Guay, Robidas, Dion, Belliveau, Doucet et compagnie ensorcelait les partisans de l’équipe. Cette saison, je parierais un vieux deux que la plupart des amateurs auraient de la difficulté à nommer cinq ou six porte-couleurs de l’équipe sans hésiter. Ce qu’on entend entre les périodes ou à la sortie de l’aréna se résume à ces mots : maudit qu’ils sont travaillants, toujours la pédale au plancher.

Vétérans 

Le rôle joué par les vétérans y est pour beaucoup. Trop souvent dans la Ligue midget AAA du Québec j’ai été témoin d’équipes alignant des joueurs de deuxième année déjà repêchés par des formations de la LHJMQ dont l’égo était plus grand que leur équipe midget AAA. Pas chez les Cantonniers. À Magog vous ne verrez pas un seul joueur se soucier de ses statistiques personnelles ou de son avenir dans la LHJMQ à court terme. Personne ne triche chez les Cantos. Se traîner les pieds, on ne connaît pas ça.

Étonnant de constater que l’absence de marqueurs naturels n’est pas un frein à l’attaque des Cantonniers qui sont tout de même quatrièmes au rayon des buts marqués. C’est là que vous voyez l’excellence du jeu collectif des Magogois.

Que dire aussi de la qualité du jeu des défenseurs et des gardiens ? Il n’y a peut-être pas de super vedette chez les arrières des Cantonniers, mais les six défenseurs jouent en parfaite harmonie avec le résultat que le meilleur groupe de défenseurs de la ligue a pignon sur rue à l’aréna de Magog. J’oserais même affirmer que le capitaine Félix Paquet est le meilleur défenseur de la ligue dans son territoire. Qui plus est, Paquet a ajouté une touche offensive à son jeu, lui qui revendique cinq buts, déjà quatre de plus que la saison dernière.

D’ailleurs, ce qui ne change pas chez les Cantonniers sous la férule de Félix Potvin, c’est l’excellence de leur jeu défensif. Pourtant l’ancien gardien de la LNH est à des années-lumière de l’entraîneur qui mise sur un jeu défensif. Au contraire, les Cantos sont toujours en mode relance de l’attaque et du contrôle de la rondelle. Jamais du jeu ennuyant avec les Cantonniers. 

Le futur

Est-il possible maintenant pour les Cantonniers de rouler à la même cadence en deuxième moitié de saison ? Rien n’est moins sûr. Leur calendrier n’est pas de tout repos avec notamment huit de leurs 11 dernières joutes sur des patinoires étrangères. La commande sera gigantesque.

Je n’ai aucune raison de croire que les Cantonniers deviendront médiocres du jour au lendemain. La venue de Tristan Roy procure encore plus de profondeur aux champions en titre. Roy est le joueur d’équipe idéal, toujours prêt à se sacrifier pour le logo. 

L’avance de 10 points des Cantos au sommet du classement général peut paraître confortable, mais c’est loin d’être le cas. La parité dans la ligue n’a jamais été aussi présente. Prenez une photo du classement aujourd’hui et il y a fort à parier que toutes les équipes auront bougé en fin de parcours. Actuellement, il est impossible d’identifier déjà une équipe qui part favorite.

La beauté de l’affaire, c’est que les Cantonniers sont encore dans le coup. L’histoire se répète depuis cinq ans. On appelle ça un succès bœuf. C’est à croire que la cour n’est pas encore assez pleine de trophées soulignant les conquêtes de cette formation. Pour mettre un peu de vie dans le nouveau centre-ville de Magog le printemps prochain, pourquoi pas un troisième défilé de suite ?

Or, la prudence est de mise. Ailleurs dans la ligue on veut clairement mettre fin au règne des Magogois. Qui vivra verra comme disait l’autre.

Sports

Maxime Latour soulève la coupe Grey

En septembre dernier, Maxime Latour était sans emploi, en attente d’une proposition de la part de l’une des neuf équipes de la LCF. Mardi, un peu plus de deux mois plus tard, il paradait dans les rues de Winnipeg, avec la coupe Grey. Une histoire de passion, et de résilience.

Appelé d’urgence par les Blue Bombers de Winnipeg, à la mi-septembre, à la suite de la blessure du vétéran Chad Rempel, Latour s’est fait une niche sur la formation partante, dans son rôle de spécialiste de longue remise.

Au total, l’ancien joueur du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke aura joué trois matchs en saison régulière, en plus du premier match éliminatoire de l’équipe, avant d’être incommodé par une blessure au dos.

Même s’il n’était pas habillé comme joueur partant lors de la finale, Latour y a participé tout aussi activement, à partir des lignes de côté, dit-il.

Quelques jours plus tard, il embrassait la coupe Grey, point final d’une saison ponctuée de hauts et de bas, qui a commencé à Montréal, avant de se poursuivre à Toronto et d’aboutir à Winnipeg.

Comme quoi il ne faut jamais abandonner ses rêves.

« Je me suis blessé au dos contre Calgary, vers la fin de la saison. C’était un match très physique, et ce n’est qu’après le match que j’ai senti une douleur. Ça m’empêchait de dormir. J’aurais pu jouer, si l’équipe avait été dans le pétrin, mais ma blessure coïncidait avec le retour au jeu de Chad. Alors j’ai pu prendre mon temps. Aujourd’hui (mercredi) est le premier jour que je suis à 100 % et que je n’ai pas de douleurs. »

Latour comprenait aussi très bien la situation. Il a joint l’équipe en cours de saison, alors que Rempel, le joueur le plus âgé encore actif dans la LCF, est avec l’équipe depuis 2015.

« Pas de doute pour moi, je suis aussi champion que les autres. Chacun a un rôle différent à jouer, tout simplement. Pendant la finale de la coupe Grey, j’étais en étroite relation avec Rempel et notre botteur. J’ai regardé tous les “snaps” et les bottés, et j’étais capable de donner du “feedback” aux gars. Ce n’est pas toujours évident pour un spécialiste des longues de remises d’analyser ses remises sans un œil extérieur, que ce soit sur les situations de bottés de dégagement ou de précision. J’ai vécu ça un peu comme un entraîneur, je sentais que je faisais partie de l’équipe, encore plus », a-t-il indiqué.

Les Blues Bombers ont remporté cette 107e finale de la coupe Grey par 33-12 face aux Tiger Cats d’Hamilton, dimanche au Stade Macmahon de Calgary. Une première conquête depuis 1990.

« C’était tout simplement malade, comme match ! On a senti l’énergie de la foule, quand on est arrivé sur le terrain ; c’était comme si on jouait un match à la maison ! », a dit Maxime Latour.

Après les émotions de la conquête, Latour a également vécu l’ambiance de la parade, mardi, dans les rues de Winnipeg.

« Ici, c’est le football, ou le hockey. Les gens sont de véritables passionnés, et on l’a bien vu lors de la parade. Il y avait du monde partout. On a paradé sur à peine un peu plus d’un kilomètre, mais ça a pris plus d’une heure ! C’était juste fou, l’interaction avec les gens. J’ai levé la coupe, je l’ai embrassé, je n’entendais plus rien tellement ça criait fort ! »

Lourd de décisions

« On m’a ensuite demandé si le trophée était lourd ; je réponds que soulever la coupe Grey, ça représente le poids de toutes les décisions prises depuis longtemps. Avant dimanche, je n’avais jamais gagné de championnat. C’est mon premier, depuis que je joue au football, en 2005. Et à ma première année dans la LCF, je fais partie de l’équipe gagnante ! »

« C’est très libérateur. Cette saison est un véritable conte de fées pour moi. La vie, tu sais, c’est bien souvent une question de timing. »

Maxime Latour a signé un contrat de deux ans à son arrivée avec Winnipeg. Un contrat qui sera encore actif l’an prochain, puisqu’il n’a pas disputé le nombre minimal de matchs requis. Il est donc encore considéré comme une recrue.

« Je serai probablement invité au camp des recrues, et ensuite au gros camp. Je devrai refaire mes preuves. Mon but, c’est de continuer à jouer avec les Blue Bombers. Tout est entre mes mains », a-t-il expliqué.

Sports

Passage à vide pour Poulin

Le Phœnix a subi deux de ses trois seules défaites de la saison en temps règlementaire lors de ses quatre dernières sorties. Comme par hasard, Samuel Poulin traverse un passage à vide depuis la défaite de 5 à 0 contre les Saguenéens de Chicoutimi.

« Durant cette séquence de quatre matchs sans point, Samuel a disputé sa meilleure partie lors de la dernière rencontre, soutient son entraîneur, Stéphane Julien. Il a eu de bonnes chances de marquer dernièrement, comme lors de la partie contre Drummondville. Je ne suis pas inquiet. Il profitait d’une bonne connexion avec Félix Robert et Alex-Olivier Voyer. Il doit encore miser sur ses forces : la protection de rondelle et le jeu physique. C’est important de ne pas tricher dans les moments plus difficiles et je ne sens pas que Samuel a changé son style de jeu. Il est toujours à plein régime et tout reviendra à la normale bientôt », dit Julien.

Avant sa disette, Poulin avait amassé 16 buts et 21 passes en 19 matchs. Son ancien partenaire de trio Alex-Olivier Voyer a brisé une séquence de trois parties sans point en amassant une mention d’aide et en marquant un but dans un filet désert lors de la dernière rencontre. Et le hasard fait aussi en sorte que deux des quatre meilleurs pointeurs sont actuellement blessés ou malades : Félix Robert et Bailey Peach.

« Depuis deux semaines, on doit composer avec les blessures, rappelle l’entraîneur. On ne s’en sert pas comme excuse. Mais physiquement et mentalement, ça peut rattraper les joueurs qui sont surutilisés, comme Samuel et Alex-Olivier », note Stéphane Julien.

L’absence de Xavier Parent pourrait d’ailleurs se prolonger.

« On ne verra pas Parent avant longtemps, informe Stéphane Julien. Vincent Anctil pourrait revenir d’ici deux semaines, mais c’est le seul renfort espéré. »

Rappelé par le Phœnix samedi pour affronter les Islanders de Charlottetown, Nicolas Ranno sera absent jeudi à Rimouski et Mirco Fontaine évoluera à l’attaque pour affronter l’Océanic. Ranno, auteur d’un but et une passe à son premier match dans la LHJMQ, pourrait être appelé en renfort samedi pour recevoir les Remparts de Québec et Patrick Roy.

« On n’a perdu que trois fois cette année, alors il ne faut pas paniquer. La structure de jeu est excellente et les chiffres le prouvent, mais il faudra améliorer notre avantage numérique parce que c’est plus difficile depuis quelques matchs. C’est la correction qu’il faudra apporter. On a dû effectuer quelques changements avec la perte de Félix Robert, Xavier Parent et Bailey Peach. »

Sports

Samuel Hlavaj, le meilleur de l’histoire du Phœnix ?

Plusieurs recruteurs de la LNH s’en mordent probablement les doigts à l’heure actuelle en assistant aux prouesses du gardien Samuel Hlavaj. Le portier du Phœnix affiche des statistiques impressionnantes et n’est pas étranger au succès de la formation sherbrookoise. En quelques semaines seulement, il semble vouloir s’emparer du titre du meilleur gardien de but de l’histoire du Phœnix.

Sa moyenne de buts alloués par match de 1,93 est la meilleure de la LHJMQ. Son taux d’efficacité de .931 aussi. Hlavaj se trouve également au somme du classement pour le nombre de blanchissages cette saison : trois. Ses 13 victoires le placent au 5e rang, mais selon un sondage de la LHJMQ, il est vu comme celui qui devrait terminer la campagne avec le plus de gains à son dossier. De quoi attirer l’attention des amateurs, mais aussi des équipes de la LNH.

« Tous les recruteurs sont venus le voir jouer au moins quatre fois depuis le début de la saison, précise l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. Certains ont dû se faire taper sur la tête pour ne pas l’avoir remarqué l’an dernier alors qu’il était déjà admissible au repêchage. Il évoluait au sein d’une mauvaise équipe dans la USHL. Ses statistiques n’étaient pas excellentes. On lui reprochait de manquer de constance. De notre côté, en parlant avec le recruteur du Canadien Vincent Riendeau, on était convaincus de son potentiel dans le hockey junior. »

Repêchage

Hlavaj a toutefois reçu la cote C remise par la Centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey en vue du repêchage de la LNH de 2020, tenu à Montréal en juin. Le fait qu’il soit âgé de 18 ans et qu’il en soit à sa deuxième année d’admissibilité au repêchage nuit probablement à son classement.

« On peut être surpris par son rang de sélection ! Tout dépend aussi des besoins des organisations de la LNH. On en voit de moins en moins, des gardiens repêchés rapidement. Il travaille fort durant les entraînements. Il est toujours concentré et il est très calme de nature. Il performe bien à chaque match, à l’exception de celui à Chicoutimi perdu 5 à 0. Ce que j’aime le plus de Samuel, c’est qu’il est très habile autour de son filet. C’est un gros avantage aujourd’hui, entre autres dans le junior majeur », soutient Stéphane Julien, tout en admettant qu’il est probablement le meilleur gardien de l’histoire du Phœnix.

« Jacob Gervais-Chouinard était aussi très utile à notre équipe lors de la toute première saison. Il était toutefois âgé de 20 ans et devait faire face à environ 45 tirs par rencontre », rappelle Julien.

Sports

Stéphane Robidas immortalisé par la LHJMQ

Les recruteurs des différentes équipes de la LHJMQ étaient un peu sceptiques. Stéphane Robidas était bon, rapide, mais il n’était pas très costaud. Mais un simple coup d’œil au paternel Constant, un colosse de 6’2’’ et plus de 200 livres et ils furent rassurés. Si Stéphane n’a jamais atteint ces mensurations, il aura tout de même connu une brillante carrière dans la LHJMQ. Les Cataractes de Shawinigan l’ont sélectionné au troisième tour du repêchage de la LHJMQ de 1993, et ils ne l’ont jamais regretté.

Robidas, de même que le gardien Roberto Luongo, l’entraîneur-chef Clément Jodoin et les attaquants Rick Vaive (ancien Castor de Sherbrooke) et Simon Gamache, sera intronisé au Tempe de la Renommée de la LHJMQ, en avril 2020.

Le Sherbrookois est débarqué à Shawinigan à 16 ans, après avoir joué avec les Cantonniers de Magog.

Il aura joué quatre saisons en Mauricie pour un total de 272 matchs et une récolte de 245 points en saison régulière, un record de franchise pour un défenseur.

Il a également été capitaine de l’équipe, en plus de voir son chandail #19 être retiré par l’organisation, en plus d’être choisi deux fois sur la première équipe d’étoiles de la LHJMQ (1995 à 1997).

En Mauricie, Robidas a jeté les bases d’une carrière professionnelle qui a duré une quinzaine d’années, et 937 matchs de saison régulière, avec cinq équipes de la LNH, dont le Canadien de Montréal.

« J’ai reçu l’appel de Gilles Courteau (commissaire de la LHJMQ) il y a deux semaines. J’étais vraiment content, c’est une super nouvelle ! La première chose qui vient en tête, après avoir raccroché, ce sont les quatre très belles années que j’ai passées à Shawinigan. Ma famille en pension, mes coéquipiers, mes entraîneurs, ce fut vraiment un beau passage », s’est remémoré le Sherbrookois, joint par la Tribune mardi soir.

« Dès mon arrivée, j’avais beaucoup de glace et dès ma deuxième saison, à 17 ans, j’avais déjà un rôle important avec l’équipe, un rôle de premier plan. Jean Pronovost avait remplacé Doris Labonté, et l’équipe a connu une très longue série de victoires. Ça allait très bien pour moi, et c’était mon année de repêchage, dans la LNH, en plus. Ces années dans le junior, je vais toujours m’en souvenir ; j’étais étudiant, en pension, on avait du plaisir. J’ai vécu de belles années chez les professionnels aussi, mais c’était différent. »

« À ma première saison à Shawinigan, Roger Dejoie était entraîneur des défenseurs. Il m’avait déjà dirigé en catégorie pee-wee, à Sherbrooke. Aussi, on m’avait jumelé à la défensive avec Martin Lepage, un gars de 19 ans qui avait été repêché par les Nordiques. Un gros défenseur, robuste. Il était venu me voir et il m’a dit “inquiète-toi pas le jeune, je vais prendre soin de toi !” Disons que ça avait grandement contribué à me mettre en confiance. Patrick Lalime était notre gardien et il m’avait aidé aussi », s’est rappelé Stéphane Robidas.

Et le fait de se retrouver avec Sylvain Daigle et Guy Loranger chez les Cataractes, deux anciens coéquipiers chez les Cantonniers de Magog, a également aidé à son intégration.

« C’est un rôle tellement sous-estimé, que celui d’un vétéran qui aide à encadrer un plus jeune joueur. Ça n’apparaît nulle part dans les statistiques, mais c’est tellement important. Par la suite, j’ai toujours essayé de faire la même chose, de redonner de la sorte. À Dallas, j’ai hébergé des recrues, chez moi, et j’ai toujours tenté d’être un bon coéquipier, et un bon leader. C’était important. »

Stéphane Robidas est l’un des coactionnaires du Phœnix de Sherbrooke depuis 2012.

Son fils Justin suit ses traces, lui qui dispute une première saison dans la LHJMQ, avec les Foreurs de Val d’Or.

Sports

Une année de célébration pour Hockey Estrie

Chaque époque de l’histoire du hockey revêt ses enjeux. En 50 ans d’existence, Hockey Estrie a mené plusieurs combats, tous différents selon la période. Voilà pourquoi l’organisation célébrera son 50e anniversaire durant la prochaine année en honorant les bénévoles et administrateurs ayant contribué à tous ces bons coups.

Dès jeudi soir, les membres profiteront de la visite de Hockey Québec en Estrie pour lancer son année de festivités. Un nouveau logo sera alors dévoilé tout comme la programmation, qui comporte principalement des hommages aux bâtisseurs et aux bénévoles. 

Depuis que Jacques Vanasse a occupé la présidence de Hockey Estrie en 1971, et ce jusqu’à ce que Gilles Deblois remplisse le même rôle aujourd’hui, l’organisme a choisi son cheval de bataille selon ses priorités. 

« Hockey Estrie s’est principalement impliqué dans le développement du hockey en général, résume d’abord Jasmin Gaudet, directeur général de Hockey Estrie. Toutes les décisions étaient prises pour le bien du sport. Mais l’Estrie s’est surtout fait remarquer par le développement du volet féminin lors des dernières années. Nous formons l’un des plus grands acteurs du déploiement du programme féminin. Jocelyn Thibault a aidé énormément la cause et nous sommes fiers d’avoir accueilli à plusieurs reprises les finales de la coupe Dodge de hockey féminin, même encore cette année. Nous sommes maintenant reconnus pour la solidité de notre programme. »

Si le hockey féminin a « mis sur la carte » Hockey Estrie, l’organisme a également été un précurseur dans l’informatisation des feuilles de match.

« Ce projet ne faisait pas l’unanimité jusqu’à tout récemment, rappelle Jasmin Gaudet, mais l’informatisation des feuilles de match a fait ses preuves. C’était notre gros cheval de bataille lors des cinq dernières années. Maintenant, tout est uniformisé et notre projet est devenu une référence chez les autres régions. »

Pour consulter la programmation, tous les détails se trouvent sur le site Internet de Hockey Estrie.

Sports

Recrutement 2020 du Vert & Or : Anthony Horth veut faire la différence

« Je veux être dans le siège du conducteur, pas dans celui du passager qui attend sa chance au bout du banc. Je veux aider le programme du Vert & Or à passer au prochain niveau. »

Le joueur de ligne offensive Anthony Horth, des Nordiques de Lionel-Groulx (football collégial division 1) a confirmé son passage au niveau universitaire avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, pour la saison 2020.

Courtisé par les programmes de l’Université de Montréal, de l’Université Laval, de l’Université Concordia et de l’Université Bishop’s, il a plutôt opté pour le Vert & Or, où, estime-t-il, il aura la chance d’avoir un impact rapidement.

« Je vais me présenter à Sherbrooke dans l’espoir de me tailler une place rapidement. Je ne vais pas là pour me tourner les pouces et rester sur le banc. On voit que Sherbrooke veut créer un changement, on le voit par ses actions, et je voulais aider », a dit le jeune homme, qui s’est taillé une place sur le tableau d’honneur du RSEQ, à l’issue de la dernière saison, pour un mérite académique.

« Mon choix s’est basé sur comment je me suis senti lorsque j’ai visité Sherbrooke. J’ai aussi adoré les discussions avec Rémi Giguère (entraîneur de la ligne offensive). Et je ne débarquerai pas en territoire inconnu, à Sherbrooke, car ma cousine y déménage également. Ça facilite le tout. »

Giguère et Horth se sont justement connus en 2017, au sein de Team Québec.

« Il était mon centre partant, à l’époque. Par la suite, on a toujours gardé contact, pour sa technique, entre autres. Anthony, c’est d’abord un gars très intelligent, un bon étudiant, un gars qui a une excellente rigueur, pratiquement irréprochable. Et puisque physiquement, il est à maturité, on peut se concentrer sur le volet stratégique », a dit Rémi Giguère.

« Aussi, il peut jouer centre ou garde. J’aime que mes joueurs puissent jouer à deux positions. Sa venue amène aussi une belle compétition à l’interne. Et c’est ce qu’on veut, chaque année. Je répète à mes gars que ce sont mes cinq meilleurs qui jouent, chaque semaine. »

Horth s’ajoute à Yohan Gauthier (Édouard-Montpetit), Willyam Bouffard Turcotte (Victoriaville), Antoine Lamothe (Trois-Rivières) et Anthony Bilodeau (Sherbrooke), qui sont les autres joueurs de ligne offensive recrutés par Sherbrooke.

Horth était sur les lignes de côté, invité par le Vert & Or, au même titre que plusieurs autres recrues potentielles pour le programme, lorsque Sherbrooke a battu Montréal.

« Est-ce que ça a joué dans ma décision ? Peut-être un peu. Mais je n’étais pas surpris du résultat ; Sherbrooke n’était qu’à quelques jeux de battre Montréal, lors de leur premier match en saison. Je savais que Sherbrooke avait le calibre pour battre les Carabins », a dit le joueur de centre, qui fait 5’11 pour 275 livres.

Anthony Horth va amorcer ses études en kinésiologie, mais espère aussi étudier en physiothérapie.

Actualités

Un jeune ingère de l’ammoniaque par erreur lors d'une partie de hockey

Un hockeyeur de 17 ans de Granby a subi d’importantes brûlures à la bouche, à la gorge et à l’œsophage, après avoir bu par inadvertance une solution à base d’ammoniaque que certains de ses coéquipiers inhalaient afin d’améliorer leur performance sportive.

Patrick (nom fictif) a récemment intégré les Panthères de Granby. Alors qu’il disputait une première partie au sein de son équipe à l’aréna, dimanche soir, l’adolescent de 17 ans a saisi une gourde qu’il croyait remplie d’eau pour apaiser sa soif. Or, selon nos informations, le contenant, amené par un coéquipier, était plutôt rempli d’un mélange d’eau et d’un détergent du commerce dont émanait une odeur d’ammoniaque.