La saison sportive universitaire retardée

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La saison sportive universitaire retardée

Dès le début de la pandémie de la COVID-19, le RSEQ a planché sur plusieurs scénarios possibles concernant la tenue ou non de ses sports universitaires, l’automne prochain. Et l’un de ces scénarios est tombé, jeudi matin. Ainsi, la majorité des sports universitaires verront leur calendrier modifié, ou retardé.

Toutefois, comme le précise le directeur général du RSEQ Gustave Roel, le but est encore d’avoir une offre sportive la plus complète possible, l’automne prochain.

« La seule chose qu’on annonce aujourd’hui (jeudi), c’est qu’on ne peut tenir le statu quo. Ainsi, les calendriers à l’automne, si calendrier il y a, seront retardés, ou modifiés, selon les sports. Le football universitaire techniquement, peut commencer lors de la deuxième semaine du mois d’août avec la tenue des camps d’entraînement; le constat que les universités ont fait, c’est qu’elles ne peuvent assurer que ça va commencer comme prévu. Parce que la Santé publique applique toujours la distanciation physique de 2 m, et Football Québec ne permet toujours pas les contacts entre équipes. Pour l’instant, selon les règles de USPORTS, les joueurs des programmes universitaires peuvent s’entraîner par groupe de sept personnes, faire des entraînements physiques et ça, ça demeure », a poursuivi M. Roel.

« Les universités n’ont toujours pas la confirmation de comment va se vivre la rentrée sur le campus. En date d’aujourd’hui, la majorité des universités vont offrir un parcours hybride, soit des cours à distance et du présentiel en classe. Deux universités nous on déjà mentionné qu’elles seraient à majorité en présentiel. Maintenant, comment va se gérer la vie sur le campus, il n’y a rien de confirmé encore. Tout ça va influencer la prise de décision ultérieure », a indiqué M. Roel.

31 août

Ainsi, si le RSEQ avait annoncé se donner jusqu’à la mi-juillet avant de prendre une décision quant au calendrier sportif universitaire automnal, il pointe maintenant vers le 31 août. Des décisions seront prises d’ici là, pour chacun des sports.

« Donc, parmi tous les scénarios que nous avions mis sur la table depuis le début de la pandémie, celui d’amorcer les saisons comme d’habitude est désormais exclu. On a donc fixé au 31 août la date à laquelle les universités doivent nous signifier leur retour ou non, dans les différentes pratiques sportives », a expliqué Gustave Roel.

« La majorité des universités nous disent qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter de leur participation, mais tant qu’elles ne nous ont pas signifié officiellement leur participation, je ne peux pas compter sur ça. On verra par la suite. »

« On voulait agir rapidement pour tous ces étudiants-athlètes qui sont en attente. Pour certains, comme les joueurs de football, des déplacements étaient à prévoir. La deuxième semaine du mois d’août, c’est dans un mois seulement. Il ne faut pas oublier non plus que certaines universités n’ont pas accès à leurs infrastructures, comme à Concordia ou à McGill. Il faut être équitable ».

Gustave Roel a cependant précisé que les sports scolaires, au secondaire et collégial, n’ont pas pris leur décision. « Ils travaillent encore selon le scénario d’un calendrier régulier normal. Si bien sûr la Fédération de football du Québec et les autorités de la Santé publique le permettent, à la rentrée des classes. »

Dans le but d’assurer la santé de tous les étudiants-athlètes, entraineurs, bénévoles, parents et autres intervenants du RSEQ, la direction générale du RSEQ assure une communication périodique avec la Direction du sport, du loisir et de l’activité physique du Ministère, notamment en lien avec les annonces effectuées par la ministre déléguée à l’éducation, Mme Isabelle Charest, indiquant la relance des activités sportives.

Trois athlètes à la conquête des Sentiers de l’Estrie

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Trois athlètes à la conquête des Sentiers de l’Estrie

Peu connus, les Sentiers de l’Estrie traversent les montagnes Vertes de Windsor à Sutton. Sauvage, peu emprunté, c’est l’épine dorsale du réseau que trois acolytes ont tenté de traverser, le weekend dernier. Un seul a réussi l’exploit de franchir les quelque 140 km entre les deux villes : Alister Gardner.

Ultra-marathonien expérimenté, le Bromontois a réussi à arriver à temps pour la bière au village de Sutton après 27h50 de course, de marche et de pauses. Il a ainsi franchi les monts Carré, des Trois-Lacs, Chauve, Orford, Chagnon, Gauvin, Foster, Singer, Écho et Sutton.

COVID-19: Claude Julien fait entièrement confiance à la LNH

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COVID-19: Claude Julien fait entièrement confiance à la LNH

MONTRÉAL — Après les gardiens de but, on pourrait voir un deuxième groupe d’individus porter des masques pendant des matchs de la Ligue nationale de hockey au cours des prochains mois: les entraîneurs-chefs. Et si Claude Julien doit le faire, il le fera sans rechigner.

C’est ce qu’a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence jeudi, la dernière organisée par l’équipe avant le début de la phase 3 d’une éventuelle relance des activités dans la LNH dans la foulée de la pandémie de coronavirus.

Au passage, il a exprimé sa pleine et entière confiance envers la Ligue nationale de hockey.

«Dans le fond, la LNH veut vraiment faire les choses correctement et va essayer de prendre toutes les précautions nécessaires pour faire en sorte que nous soyons tous en sécurité. Ce sont des situations qui fonctionnent seulement si les gens impliqués collaborent et je pense que c’est ce que nous allons voir», a fait remarquer Julien.

À la blague, Julien a déclaré que le port du masque pourrait s’avérer une bonne solution pour empêcher les gens de lire sur ses lèvres à partir d’images transmises au petit écran.

«En bout de ligne, on est quand même capable de parler avec ces masques, et si c’est ce qui est nécessaire, nous allons le faire», a renchéri Julien, plus sérieusement.

«Il s’agit d’une situation nouvelle pour tout le monde, a-t-il ensuite rappelé. Pour faire en sorte que ça fonctionne, nous devons garder l’esprit ouvert et faire les ajustements qui s’imposent. Je sais que le port du masque derrière un banc n’est pas quelque chose que l’on va voir pendant les 10 prochaines années. Nous souhaitons voir arriver un traitement pour cette COVID-19, ou un vaccin, ou quelque chose du genre et nous allons revenir à la normale éventuellement. Mais en attendant, c’est important de notre part de faire preuve de souplesse et faire tout le nécessaire pour demeurer en sécurité.

Julien a profité de l’occasion pour clarifier certains propos qui lui ont récemment été attribués quant à son niveau de confort à l’idée de retourner derrière le banc dans un contexte de pandémie.

«Mon niveau de confort est très bon. J’ai totalement confiance et j’ai 100 pour cent l’intention de revenir derrière le banc. Tout ce que j’ai dit à la fin, si on lit mot pour mot, c’est tout simplement si à un certain moment je ne me sentirais pas en sécurité, je me retirerais. Mais je ne vois pas cette situation-là arriver si la Ligue nationale fait ce qu’elle a l’intention de faire soit tester les joueurs, les entraîneurs, à tous les jours, les deux jours, nous mettre dans une bulle. Ils vont tout faire pour nous garder en sécurité. Je n’ai aucun problème avec ça. Tout ce que j’ai dit, et c’était la vérité, si je me sentirais vraiment, vraiment en danger, parce que j’ai 60 ans, à cet âge-là, on a de petites choses avec lesquelles on vit en vieillissant, ma vie et ma famille deviennent plus importants que mon travail. Je pense que n’importe quel joueur, n’importe quel entraîneur, n’importe qui dirait la même chose. Ce contexte-là, c’est totalement l’extrême et je ne vois vraiment pas ça arriver de la façon que la Ligue nationale semble nous expliquer de la façon qu’ils vont procéder.»

Préparation à long terme

Si le plan de relance de la LNH se concrétise, le Canadien affrontera les Penguins de Pittsburgh en ronde qualificative, dans une série trois de cinq.

Il y a maintenant quelques semaines que Claude Julien connaît l’identité de ses adversaires - si jamais la LNH est en mesure de relancer sa saison - ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, concède-t-il. Mais avec toute son expérience, Julien sait aussi qu’il doit être minutieux dans sa façon de livrer aux joueurs toute l’information acquise à force de scruter les vidéos.

«Pour les entraîneurs, ça donne beaucoup plus de temps pour te préparer à jouer contre l’équipe que tu vas affronter. D’un autre côté, tu peux seulement donner une certaine quantité d’informations à tes joueurs, parce qu’à un moment donné, trop d’informations peut ralentir ton équipe au lieu de l’aider. Il faut diluer le tout à des points vraiment importants qui, tu penses, vont faire la différence durant la série», a-t-il précisé.

«C’est ce qu’on a fait. Ça fait plusieurs mois qu’on se rassemble toutes les semaines pour faire de la vidéo. On a des appels téléconférence. Je pense que ç’a été bon pour nous garder à point, mais ça nous a donné aussi beaucoup de temps pour nous préparer pour jouer contre l’équipe qu’on sait qu’on va affronter. Ça va être Pittsburgh et on a hâte d’avoir cette occasion-là», a également déclaré Julien.

Ce duel verra le Canadien livrer bataille à une formation qui a gagné la coupe Stanley en 2016 et en 2017 et qui est nettement plus aguerrie que le Tricolore à cet égard.

«Parfois, ce n’est pas une mauvaise chose», a déclaré Julien au sujet du niveau comparatif d’expérience.

«Si tu es bien préparé, si tu as un plan en place de la façon qu’on veut jouer contre Pittsburgh et que tu fais ce que tu as à faire, tu as toujours de bonnes chances de gagner. Chaque année, tu as des surprises, tu as des équipes qui jouent du bon hockey, il y a ce qu’on appelle les ‘dieux du hockey’, tu as des ‘breaks’ qui vont de ton côté. Tout ce que tu peux faire, c’est bien te préparer, et te préparer à jouer avec confiance. C’est ce qu’on va tenter de faire avec notre équipe. Bâtir une confiance où on peut sentir qu’on peut bien jouer contre Pittsburgh. Je sais que les séries, c’est différent de la saison régulière, mais on a toujours bien joué contre Pittsburgh dans le passé. Je ne vois pas de raisons pourquoi ça changerait.»

Par ailleurs, Julien s’est dit satisfait du niveau de préparation de ses joueurs, même si plusieurs se sont entraînés chacun de leur côté.

Villes-bulles de la LNH: Toronto et Edmonton ont été choisies

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Villes-bulles de la LNH: Toronto et Edmonton ont été choisies

Toronto et Edmonton seraient sur le point de devenir les villes-bulles pour la relance de la saison dans la LNH, ont révélé de nombreux médias.

Les chaînes TSN, Sportsnet, le quotidien Toronto Star de même que Postmedia ont rapporté mercredi que la LNH choisira ces deux villes canadiennes pour accueillir les 24 équipes qui participeront à la relance des activités du circuit Bettman cet été, alors qu’il tente de couronner un champion de la coupe Stanley malgré la pandémie de COVID-19.

La LNH n’a pas répondu aux requêtes de La Presse canadienne pour obtenir des commentaires.

Toronto et Edmonton faisaient partie des 10 marchés initialement envisagés pour devenir des villes-bulles. La ligue et les joueurs ont dévoilé le format en vue de la relance des activités à la fin du mois de mai, et les 24 équipes doivent être séparées en deux groupes qui évolueront dans des amphithéâtres vides.

Selon le plan de relance, les joueurs et le personnel de soutien doivent être confinés dans des «bulles», dans l’espoir d’éviter qu’ils contractent le coronavirus. La ligue a mentionné qu’elle soumettra les joueurs à des tests de dépistage au quotidien, si son plan de relance va de l’avant comme prévu.

Vancouver, Las Vegas, Chicago, Columbus, Dallas, Los Angeles, Pittsburgh et Minneapolis/St. Paul étaient les autres destinations en lice pour devenir des villes-bulles, avant que la LNH ne commence à élaguer la liste au cours des dernières semaines.

Las Vegas était considérée comme étant l’une des favorites pour devenir une ville-bulle en raison de ses nombreux complexes hôteliers qui auraient pu faciliter l’adoption du scénario de la bulle. Cependant, une récente recrudescence du nombre de cas de COVID-19 à différents endroits aux États-Unis — le nombre de décès se situe présentement à un peu plus de 130 000 — a rendu cette option moins attrayante.

Entre-temps, les Canucks ont annoncé la semaine dernière que Vancouver ne faisait plus partie des plans de la ligue.

La directrice de la santé publique de la Colombie-Britannique, la Dre Bonnie Henry, a déclaré que la santé publique était la priorité du gouvernement provincial.

«Je n’ai pas discuté directement avec la LNH, a-t-elle confié. Nous avons offert notre avis, et déclaré en résumé que la santé de nos joueurs et celle de notre province sont notre principale priorité, en lien avec la relance des activités de la LNH à Vancouver.»

La LNH est l’une des principales ligues professionnelles nord-américaines à avoir interrompu ses activités le 12 mars, dès les premiers jours de la pandémie de COVID-19.

Les joueurs de football gardent espoir

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Les joueurs de football gardent espoir

Les joueurs de l’équipe de football des Cougars de Champlain gardent toujours espoir de disputer une saison «normale» de football collégial, l’automne prochain. À l’entraînement à l’extérieur depuis le début juin, et en gymnase depuis la semaine dernière, les champions en titre peaufinent leur préparation avec le même objectif qu’à l’habitude.

Plusieurs d’entre eux se donnent rendez-vous au gymnase du Complexe Thibault GM, plusieurs fois par semaine, sous la supervision du kinésiologue Olivier Bissonnette. 

Les plus jeunes joueurs, ceux du Triolet, s’entraînent l’après-midi.

Comme ils l’ont fait lors des dernières périodes estivales. Comme à l’habitude.

Mais, justement, la situation n’est pas habituelle.

Si, peu à peu, le déconfinement se poursuit, les joueurs de football de tous les niveaux ne savent toujours pas s’ils pourront fouler le terrain de nouveau, l’automne prochain.

Mais l’enthousiasme est de mise.

«Je suis assez confiant qu’il y aura une saison. Peut-être qu’elle sera plus courte. Peut-être qu’on ne jouera que contre des adversaires plus proches, de la même région, par exemple, c’est ce qu’on entend. On jouerait contre les clubs de la région de Québec, et ça pourrait peut-être se terminer contre des clubs de Montréal, si tout va bien. On entend plein de choses», a dit le receveur de passes Fabrice Hennekens, qui doit amorcer sa dernière année avec les Cougars, en 2020.

«C’était plus dur, au début de la pandémie. C’était difficile de s’entraîner tout seule, de trouver la motivation. Mais là, on voit que les choses changent un peu, ça évolue. En tout cas, c’est beaucoup plus motivant de s’entraîner avec les gars, de pouvoir les revoir. Je crois bien qu’on va avoir une saison comme d’habitude, enfin, on se croise les doigts pour ça», a dit le joueur de ligne offensive Alassane Diouf.

Cet ancien produit des Harfangs de l’école secondaire du Triolet a très bien fait, à sa saison recrue, avec les Cougars.

Il s’est non seulement taillé une place de partant sur le front offensif, il a également été nommé sur l’équipe d’étoiles du football collégial division 1.

Son rêve d’évoluer en NCAA est toujours bien présent. Mais le jeune homme format géant confirme qu’une saison annulée retarderait ses projets.

«J’ai déjà eu des discussions avec des entraîneurs de l’Université de Buffalo, du Connecticut, entre autres, et je devais participer à des camps cet été. C’est tomber à l’eau à cause de la pandémie. C’est encore mon but de jouer NCAA et je m’entraîne fort pour ça. S’il n’y a pas de saison, ça gaspillerait une belle chance de me faire voir», a-t-il dit.

À Pittsburgh : « Tout le monde y croit! »

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À Pittsburgh : « Tout le monde y croit! »

SHERBROOKE — Pendant que les partisans du Canadien rêvent au premier choix du prochain repêchage de la LNH, à Pittsburgh, la loterie Lafrenière n’est pas une option. 

Le gardien Alex D’Orio s’entraîne avec les Penguins en attendant l’ouverture du camp officiel. Après une saison avec les Nailers de Wheeling dans la Ligue de la côte Est, le portier sherbrookois fait face à des joueurs du calibre de la LNH. Il avoue progresser rapidement, mais se dit encore plus impressionné par la mentalité de l’organisation. 

« Les Penguins veulent toujours tout gagner. Il n’y a qu’un seul plan : aller chercher une autre Coupe Stanley », confie Alex D’Orio. 

S’ils prennent leur préparation au sérieux, c’est parce que les joueurs des Penguins sont convaincus que les séries auront lieu malgré les cas de COVID-19 bien présents en Amérique du Nord et même parmi certaines équipes de la Ligue nationale de hockey.

« Nous à Pittsburgh, tout le monde y croit. Le camp devrait commencer le 10 juillet. On s’est entraîné en groupe de six et on est maintenant divisés en deux groupes de 12. À Pittsburgh, il n’y a pas eu d’augmentations de cas heureusement : ça va quand même bien en Pennsylvanie contrairement au sud du pays, qui connaît une augmentation de cas. On espère que tout se passe bien ici et partout ailleurs. »

Les recrues du Québec réunies

Les Québécois Pierre-Olivier Joseph, Samuel Poulin et Alex D’Orio ont récemment tous été réunis au sein de la même unité d’entraînement.

« On est maintenant rendus à la phase 2, rappelle Alex D’Orio. On travaille avec un préparateur physique et on tient une séance d’échauffement d’un peu plus d’une heure avant de sauter sur la patinoire pour un entraînement. On peut se retrouver sur la glace environ cinq fois par semaine en attendant la venue des entraîneurs pour le vrai camp. »

Puisque les arénas du Québec n’étaient toujours pas accessibles, les joueurs du Québec préféraient traverser la frontière et rejoindre immédiatement leur organisation.

« J’avais l’occasion de jouer plus tôt en m’amenant ici et il fallait que je commence l’été en force et au même niveau que tout le monde. »

Si Alex D’Orio se trouve aux États-Unis depuis déjà plus de trois semaines, Samuel Poulin n’est arrivé que vendredi. 

« Il ne manque qu’un ou deux joueurs aux entraînements. Je m’entraînais avant avec Jared McCann, John Marino, Sam Lafferty, Anthony Angello et Zach Trotman. Le calibre est élevé, ce qui me permet de progresser rapidement je pense. Je suis entouré de joueurs d’une qualité incroyable », soutient D’Orio.

Un flou sur les séries et la saison

Plusieurs cordons doivent encore être attachés avant la tenue des séries. En principe, les équipes devront se rendre dans les villes bulles les 23 et 24 juillet, mais ces villes bulles n’ont toujours pas été confirmées. 

« Pittsburgh n’est plus en lice », confirme D’Orio. 

En effet, les villes de Chicaco, Edmonton, Las Vegas, Los Angeles et Toronto seraient considérées. Certains vont jusqu’à croire que Las Vegas et Toronto seront choisies prochainement. Et ensuite, que se passera-t-il avec la prochaine saison dans la LNH ou la LAH? Le flou persiste.

Mais une chose est certaine : lorsque les séries trois de cinq commenceront lors des qualifications pour accéder au groupe des 16, l’adversaire de l’organisation de Kristopher Letang, Sidney Crosby, Pierre-Olivier Joseph, Alex D’Orio et Samuel Poulin sera bel et bien le Canadien.

« En plus de finalement avoir des séries cet été, les Penguins affronteront Montréal. Ce sera encore plus spécial », admet D’Orio, qui se tiendra prêt en cas d’un rappel en raison d’une blessure à Matt Murray ou Tristan Jarry, par exemple.

« Je me prépare en conséquence », résume le gardien.

Deux Estriennes dans la mire de Hockey Canada

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Deux Estriennes dans la mire de Hockey Canada

SHERBROOKE — Le chemin de Chloé Gendreau et Alexie Guay s’est séparé après leur saison chez les Harfangs bantam AA de Sherbrooke. Mais les deux Estriennes se retrouvent en empruntant cette fois la voie qui mène aux Jeux olympiques. 

La Sherbrookoise et la Magogoise ont récemment reçu leur invitation au camp virtuel de la formation canadienne des moins de 22 ans. Si Chloé Gendreau en sera à sa première expérience dans le clan canadien, Alexie Guay demeure une habituée des camps d’Équipe Canada. 

« Je suis super contente pour Chloé! On se connaît bien et elle a réussi à se démarquer pour effectuer une première apparition avec la formation canadienne », a affirmé Alexie Guay. 

Âgée de 19 ans, la sœur de Nicolas Guay, ancien joueur de la LHJMQ ,et Patrick Guay du Phœnix de Sherbrooke, n’avait pu se tailler une place sur l’alignement final de la même équipe l’an dernier à sa première tentative.

« J’avais encore trois ans pour faire ma place et je tenterai dès cette année de me retrouver au sein de l’équipe de développement. J’ai connu une bonne saison avec Boston College, j’ai aussi gagné le bronze en 2018 et l’or avec le Canada chez les moins de 18 ans et j’ai toujours rêvé de me retrouver avec l’équipe olympique du Canada. Chaque invitation me rappelle mon objectif et je veux aller jusqu’au bout. »

Chloé Gendreau estime pour sa part que les succès obtenus avec ses deux compagnes de trio chez les Cougars du Collège Champlain auront mené à cette première invitation. 

« J’étais assez surprise quand je l’ai appris étant donné que c’était une première pour moi. Je pense ne pas le réaliser encore. Je suis vraiment contente. Je vois ça comme un beau défi. J’ai eu beaucoup de reconnaissance cette année au plan individuel, mais ça part clairement du travail qu’on a fait ensemble, Megan Bureau-Gagnon, Zoé Thibault et moi. »

Ce camp sortira de l’ordinaire puisque les joueuses invitées auront un plan d’entraînement à suivre et devront assister à des conférences, mais aucun test physique n’aura lieu. En temps normal, une première sélection de joueuses est effectuée et au final, un alignement officiel est choisi et cette équipe affronte celle des États-Unis dans une série de trois matchs. Pas de championnats ou de tournois officiels dans la classe des moins de 22 ans. 

« C’est malheureux de voir le camp être annulé à cause de la pandémie. Mais je suis déjà très heureuse de me retrouver dans les plans de Hockey Canada. C’est déjà un exploit », confirme Chloé Gendreau. 

Vingt joueurs de MLS positifs au coronavirus à une semaine de la reprise

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Vingt joueurs de MLS positifs au coronavirus à une semaine de la reprise

PARIS — Vingt joueurs de MLS ont été déclarés positifs au nouveau coronavirus, a annoncé dimanche soir la ligue nord-américaine de football, dont les équipes doivent reprendre la compétition le 8 juillet en Floride après presque quatre mois d’interruption dus à la pandémie.

«À la date de dimanche, 18 joueurs et six membres de l’encadrement des clubs ont reçu un résultat positif» au test PCR qu’ils ont passé, sur un total de 668 joueurs dépistés depuis le début du mois, a indiqué la MLS.

«Deux joueurs» ont par ailleurs été déclarés positifs à leur arrivée à Orlando, où se déroulera à huis clos le tournoi de reprise de la ligue, intitulé «MLS is back» (la MLS est de retour).

À l’arrêt depuis le 12 mars, le championnat est soumis à un strict protocole sanitaire depuis la reprise des entraînements collectifs, le 4 juin. Cette prudence s’explique par la situation sanitaire des États-Unis, pays le plus touché par la COVID-19 avec 125 747 décès et plus de 2,5 millions de contaminations.

Mardi, le pendant féminin de la MLS avait déjà été rattrapé par le nouveau coronavirus : l’équipe d’Orlando Pride avait annoncé se retirer de la Challenge Cup, un tournoi organisé dans l’Utah, à la suite des tests positifs chez six de ses joueuses et quatre membres de l’encadrement.

La Floride connaît une spectaculaire recrudescence de l’épidémie ces derniers jours. Outre le tournoi de reprise de la MLS, cet État du sud-est des États-Unis doit également accueillir la fin de la saison de la NBA à partir du 30 juillet.

F1: Lewis Hamilton riposte aux commentaires racistes d’Ecclestone

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F1: Lewis Hamilton riposte aux commentaires racistes d’Ecclestone

Lewis Hamilton a juré qu’il «ne cessera de militer pour un avenir inclusif» à la suite des récents commentaires controversés de l’ex-grand patron de la Formule 1 Bernie Ecclestone émis lors d’un entretien sur la chaîne américaine CNN concernant la diversité dans le sport automobile.

Hamilton a riposté à Ecclestone par l’entremise de son compte Instagram officiel, en écrivant: «Zut, je ne sais même pas par où commencer avec tout ça. C’est triste et décevant de lire ces commentaires.

«Bernie n’est plus impliqué dans notre sport et fait partie d’une génération différente, mais c’est exactement ce qui ne va pas - des commentaires ignorants et irrespectueux qui nous montrent tout le chemin qu’il nous reste à parcourir, en tant que société, avant qu’une véritable égalité puisse se produire», a poursuivi le champion du monde.

«Si quelqu’un qui dirigeait ce sport depuis des décennies affiche un tel manque de compréhension des problèmes profonds et quotidiens auxquels nous, les Noirs, sommes confrontés tous les jours, comment pouvons-nous nous attendre à ce que tous ceux qui travaillent sous lui comprennent? Ça commence par celui au sommet», a-t-il ajouté.

La veille, Ecclestone avait déclaré lors d’un entretien accordé à la chaîne américaine CNN que «dans bien des cas, les Noirs sont bien plus racistes que les Blancs».

Ecclestone a émis ces commentaires alors qu’il répondait à une question concernant la décision de Hamilton de mettre sur pied un comité afin de favoriser la diversité culturelle et ethnique dans le sport automobile, avant d’ajouter que cette initiative n’aurait aucun effet sur l’avenir de la discipline.

La F1 a rapidement dénoncé les propos d’Ecclestone, et rappelé que le milliardaire âgé de 89 ans n’avait plus aucun intérêt dans la série reine du sport automobile.

«À un moment de l’histoire où l’unité est nécessaire pour lutter contre le racisme et les inégalités sociales, nous sommes totalement en désaccord avec les commentaires de Bernie Ecclestone, qui n’ont pas leur place dans la Formule 1 ou la société», pouvait-on lire dans le communiqué.

«M. Ecclestone n’a joué aucun rôle dans la Formule 1 depuis qu’il a quitté notre organisation en 2017, et son titre de président honorifique a expiré en janvier 2020», a-t-on précisé.

Cette semaine, la F1 a annoncé le lancement de sa campagne  #WeRaceAsOne qui, parmi ses objectifs, vise à hausser la diversité dans le sport et à envoyer un message clair contre le racisme.

Une soirée magique remise à plus tard pour les Perreault

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Une soirée magique remise à plus tard pour les Perreault

Le 26 juin devait être une soirée magique pour les Perreault. Jacob, né à Montréal lorsque son père Yanic portait le chandail du Canadien de Montréal, devait logiquement être sélectionné en première ronde du repêchage 2020 de la LNH, qui devait se dérouler au Centre Bell. Mais la pandémie de la COVID-19 avait d’autres plans...

Ainsi, le repêchage 2020 a été repoussé. Certains avancent le mois d’octobre, ou même le mois de novembre, pour sa tenue.

Qu’à cela ne tienne, la pandémie n’a pas empêché Jacob Perreault de peaufiner sa préparation en vue de sa troisième saison dans la OHL. L’attaquant du Sting de Sarnia a mis les bouchées doubles, d’abord dans le sous-sol de la résidence familial à Chicago, et depuis quelques semaines, sur la glace, afin de passer à la prochaine étape. 

Le tout sous l’œil attentif de son paternel Yanic.

Choix de premier tour du Sting il y a deux ans, le jeune Perreault a bien fait à sa saison recrue au hockey junior canadien, et ce, malgré le fait qu’il n’avait que 16 ans. 

En 63 matchs, le jeune homme a marqué 30 buts et amassé 25 passes pour 55 points et un différentiel positif de plus un. Seuls un joueur de 20 ans et deux joueurs de 19 ans ont alors présenté de meilleures statistiques chez le Sting dirigé par l’ancien défenseur des Stars de Dallas Derian Hatcher.

Perreault a fait encore mieux à sa deuxième saison, majorant sa production de buts (39) et de passes (31) pour 70 points, et ce, en seulement 57 rencontres.

La pandémie a cependant tout stoppé. Une bonne chose pour le Sting, qui a connu une saison ponctuée davantage de bas que de hauts.

Suivi de près

Responsable du développement des joueurs avec les Hawks de Chicago, Yanic Perreault a suivi de près la deuxième saison de fiston. Et surtout, il a aidé à encadrer la période morte créée par la pandémie.

« Quand tout s’est arrêté, tous les enfants (4) sont revenus à Chicago et depuis ce temps, tout le monde est à la maison. D’habitude on passe un peu de temps au Québec pendant l’été, mais là, avec les restrictions, c’est plus compliqué, alors on a décidé de rester à Chicago. Ici, les gars ont recommencé à s’entraîner sur la glace il y a environ un mois. Les camps de la LNH doivent recommencer vers le 10 juillet, on regarde tout ça, aller en sachant que tout peut changer très vite. L’avantage, c’est qu’on passe plus de temps en famille ! », a indiqué Yanic Perreault à La Tribune.

Liliane évolue en NCAA avec les Lakers de Mercyhurst, alors que Gabriel est avec le Mission de Chicago (bantam AAA) et que l’aîné Jérémy évolue en USPHL avec les Cougars de Chicago.

Les Perreault ne sont pas restés oisifs longtemps.

« On faisait nos entraînements en famille au sous-sol, pendant les premières semaines de la pandémie. Mais depuis un mois, certains centres d’entraînement ont rouvert et les arénas aussi. C’est par petits groupes, mais c’est très bien. Concernant la pandémie, la situation se passe relativement bien à Chicago. Le centre-ville a davantage été touché, au début de la crise, avec les maisons de retraite en tête, un peu comme au Québec. Il a fallu s’ajuster », a poursuivi celui qui a disputé 859 matchs dans la LNH (516 points).

Ce retour à l’entraînement est une motivation supplémentaire pour fiston Jacob, confirme le paternel, qui ne voulait pas que le jeune homme s’éloigne trop de la glace pendant la pandémie.

Si la famille a manqué le rendez-vous du 26 juin à Montréal à cause de la COVID, au moins, elle pourra se reprendre l’automne prochain.

« Au début, tout le monde avait hâte au mois de juin pour le repêchage. Surtout que cette année, ça devait avoir lieu à Montréal, où Jacob est né. Je jouais avec le CH à l’époque et il est né pas loin du Centre Bell. C’est sûr que ça aurait été spécial pour tout le monde. Depuis ce temps, on se demande quand ça (le repêchage) aura lieu. Ça circule que le repêchage se déroulerait en octobre, alors il y a encore plusieurs mois à passer avant d’y penser. De toute façon, Jacob s’est fait à l’idée », a précisé Yanic,

« L’important, entre-temps, c’est qu’il continue à s’améliorer à l’entraînement. Il a connu une bonne deuxième année, il a progressé par rapport à sa première année junior et ça, c’est encourageant. Il travaille fort depuis le début de l’été, il patine 4-5 fois par semaine et il fait quatre entraînements hors glace par semaine. Il a repris la forme ! En restant ici à Chicago, et en ayant accès aux patinoires un peu plus tôt qu’ailleurs, ce fut une bonne décision. Je ne voulais pas qu’il ne touche pas à la patinoire pendant plusieurs mois. »

En présentant des statistiques aussi intéressantes à son année de repêchage, Jacob Perreault a fait monter sa cote auprès des équipes de la LNH en vue du repêchage.

Le Sting, à l’opposé, a connu toutes sortes de difficultés, bouclant le classement écourté de la saison 2019-2020 au 17e rang de la OHL, avec une fiche de 22 victoires et 40 défaites.

Le Sting a perdu ses sept premiers matchs de la saison, et il a enfilé quelques séquences sans victoire au cours de la saison.

« Jacob a amélioré un peu de tout. À ta deuxième année dans le junior, tu sais à quoi t’attendre, mais tu ne peux tenir rien pour acquis. Il a été capable de garder la rondelle plus longtemps, il avait davantage confiance et il était plus fort physiquement. Il a aussi amélioré sa vitesse et son lancer. L’équipe était moins forte, et ce n’était pas toujours facile. L’équipe n’avait pas beaucoup de profondeur et ils ont eu plusieurs blessés. Ce n’est pas facile quand tu perds régulièrement. Et c’est une situation que Jacob n’avait jamais connue. Avec le Mission de Chicago, ils avaient une grosse équipe et ils ont gagné le championnat national. On a continué à l’encourager à travailler fort », a dit Yanic.

Des listes approximatives

La plupart des experts voient Jacob être sélectionné au premier tour du repêchage LNH.

En cette période estivale, et avec la tenue de la loterie vendredi soir, les « mock drafts » se sont multipliées au cours des dernières semaines.

« C’est sûr qu’il y en a beaucoup, des articles, des classements, des «mock drafts». Oui on les regarde, mais c’est pas la fin du monde. Certains t’aiment, et d’autres moins. Il a déjà vécu le repêchage de la OHL, tu dois en prendre et en laisser. Je commence à connaître ce groupe d’âge là né en 2002, les gars au Québec, aux États-Unis en Ontario, on suit ça aussi dans l’Ouest, on connaît le bassin. Il y a beaucoup de bons joueurs à travers le monde. Le plus important, c’est qu’il soit choisi par une équipe qui va l’aimer et qui va l’aider à continuer à se développer. Se faire repêcher et jouer dans la LNH, il y a encore une grosse coche et il comprend ça très bien. Il sait qu’il doit faire les efforts », a dit Yanic Perreault, qui a été repêché en troisième ronde (47e au total) par les Maple Leafs de Toronto en 1991.

Le père conseille le fils

La communication a toujours été bonne entre le père et le fils.

Jacob confirme qu’il écoute les conseils du paternel à la lettre, qui a suivi cette voie qu’il s’apprête à emprunter au cours des prochains mois.

Et entre-temps, lui aussi ne porte pas trop attention aux différentes listes de repêchage.

« Je ne m’y attarde pas vraiment, c’est simplement l’opinion de certaines personnes. Je sais que les équipes de la LNH ont leur propre liste, je leur ai parlé et je sais où je me situe environ dans leur liste. Surtout, ça me dit que je dois continuer à m’améliorer », a dit le jeune homme de 18 ans.

« Papa m’aide beaucoup, il a suivi ce chemin déjà, alors je suis ses conseils. On parle de mes matchs et durant la période morte, on se fixe des objectifs d’amélioration avec plus d’entraînement physique. »

« J’ai eu une bonne saison, mais on a eu des blessés et des suspensions, mais on a gardé le cap et on a pu finir l’année en force, mais c’est sûr qu’on n’a pas fait les séries. L’an prochain, il faut changer les choses et s’améliorer. »

« Je suis déçu de ne pas avoir pu terminer la saison, même s’il ne restait que six matchs à faire, je voulais les jouer. Quand la pandémie a frappé, la meilleure solution était de revenir à la maison et de profiter du temps en famille. On s’entraînait en famille, pendant que tout était fermé. On lançait des rondelles, on faisait des circuits au sous-sol et on courait dehors. Depuis quelques semaines, on peut s’entraîner de nouveau en gymnase et sur la glace », a dit celui qui participe à des entraînements dirigés par son père et par l’ancien joueur de la LNH Gino Cavalinni, qui s’occupe du Mission de Chicago.

« Je vais continuer à mettre les efforts. J’ai des choses à travailler, dont le «start and go», à partir de ma propre zone. Je veux aussi m’établir comme un joueur bon dans les deux sens de la patinoire. J’aimerais avoir plus d’opportunités an désavantage numérique l’an prochain », a-t-il dit.

« J’ai hâte à la prochaine saison. En fait, je serais prêt même si elle commençait demain ! »

Corey Crawford, la carte cachée des Blackhawks ?

Hockey

Corey Crawford, la carte cachée des Blackhawks ?

Après un peu plus de trois mois à Sherbrooke, Jimmy Waite quittera la ville cette fin de semaine à destination de Chicago, où les camps d’entraînement dans la LNH doivent reprendre vers la mi-juillet, en prévision de séries éliminatoires. Un format adapté au contexte de la pandémie, et un format qui pourrait fort bien sourire au gardien de but des Hawks, Corey Crawford.

Chicago a connu une saison écourtée 2019-2020 en dents de scie. L’équipe a peiné à accumuler les séries de victoires et elle pointait au 12e rang sur 15 équipes dans l’Association de l’Ouest, avec une récolte de 72 points en 70 matchs, au moment où la saison a été stoppée.

Mais, point non négligeable dans cette saison, il faut noter le retour en forme du gardien québécois Corey Crawford.

D’ailleurs, son entraîneur des gardiens chez les Hawks, Jimmy Waite, s’attend à ce que ce dernier joue un rôle majeur dans les séries éliminatoires à venir.

« La saison dernière, on a été chanceux. Corey n’a ressenti aucune conséquence des commotions cérébrales qui l’ont forcé à rater environ deux demi-saisons lors des deux dernières années et ça, c’est une très bonne nouvelle pour nous. On ne savait pas trop comment il allait réagir, alors c’est pourquoi l’équipe est allée chercher Robin Lehner. Les deux ont partagé le temps devant le filet, alors ce fut une saison où Corey a pu prendre son temps et l’une des saisons où il a été le moins occupé, lorsqu’il a été en santé, lors des dernières années », a dit Jimmy Waite.

Corey Crawford a suffisamment rassuré ses patrons tant par son état de santé que par ses performances, ce qui a permis à l’équipe d’échanger Lehner à Las Vegas, en retour de Malcom Subban, en février dernier.

« Une fois qu’on a échangé Robin à Vegas, Corey a eu beaucoup de matchs et il a retrouvé sa forme d’antan. Quand il est dans le but tous les soirs, il est à son meilleur. Pour son âge, c’est un gars très en forme, à 35 ans. C’est un gars très calme, et il va faire la job dans n’importe quelle situation. Sa capacité mentale à s’ajuster sera un gros atout pour nous lors des prochaines séries », a confirmé le Sherbrookois.

« C’est vrai que maintenant la situation des gardiens est plus claire, avec l’acquisition de Malcom Subban. Corey n’avait pas été habitué à ça, de partager le filet avec un autre gardien numéro un. Ça a ses bons côtés, c’est certain, mais ça a aussi des mauvais côtés. Lehner était plus habitué à partager le filet, ce qu’il a fait avec succès avec les Islanders, mais ce fut plus difficile pour Corey. Je crois que c’est plus facile pour tout le monde d’avoir un duo bien identifié. »

Se préparer au retour

Jimmy Waite quittera donc cette fin de semaine à destination de Chicago. Pour l’instant, les entraîneurs des gardiens et d’autres membres du personnel d’entraîneurs seront autorisés à retourner sur la glace et à diriger de petits groupes de joueurs, a dit le Sherbrookois.

« On va pouvoir retourner sur la glace avant le 10 juillet, qui devrait être la date où l’équipe au complet pourra nous rejoindre, de ce que j’ai pu comprendre. Mais tout ça reste à confirmer. »

Revenu à Sherbrooke au début du mois d’avril, Jimmy Waite a hâte de retourner au boulot. Comme si c’était le début d’une nouvelle saison, même si la situation actuelle est loin d’être aussi claire.

« J’hais pas ça, ça fait déjà trois mois et demi qu’on est arrêtés, c’est comme une saison morte, ça va être le fun de recommencer avec un petit camp d’entraînement et ce sera intéressant de voir le nouveau format des séries.

Ce sont des choses qui ne sont jamais arrivées avant, c’est historique, mais il y a énormément d’inconnus dans tout ça. Je crois qu’en fin de compte, l’équipe qui aura du succès, ce sera celle qui peut se remettre dans l’action le plus rapidement possible. On aura peut-être un match hors-concours pour se mettre sur pied et ensuite ça démarre! Alors dans ce contexte, c’est clair que les gardiens auront un gros mot à dire; quel gardien de but sera capable de retrouver sa forme le plus vite possible, sa forme du mois de mars, j’ai hâte de voir ça », a analysé Jimmy Waite.

« D’après moi, les gars auront besoin d’une dizaine de jours sur la glace pour retrouver leurs repères et leurs réflexes. J’ai parlé souvent à Corey, j’ai suivi son entraînement, il se sent très bien. L’inconnu, c’est le synchronisme lors des matchs. C’est bien beau pratiquer, mais ce ne sera jamais comme en situation réelle de match. »

« Avant d’amorcer une saison normale, après un repos de quelques semaines, on a habituellement une dizaine de matchs hors concours pour se familiariser, mais là, ce sera un match et on part. C’est un peu l’inconnu de ce côté-là. »

L’inconnu

Faire ses valises sans trop savoir ce qui se passera le lendemain ou la semaine suivante ajoute au surréalisme de la situation.

« On a hâte de connaître les dates concrètes, c’est supposé être le 10 juillet, mais ce n’est pas confirmé encore; les matchs doivent se dérouler à Vegas, mais ça non plus ce n’est pas confirmé. On voit que les équipes commencent à se rassembler, on a bien confiance que la machine va repartir, à moins qu’il ne se passe un gros événement d’ici là et que tout arrête de nouveau! On a hâte! Ça va être le fun, on s’en va faire un sprint et en espérant qu’on puisse causer des surprises en séries. Après ça, on aurait un mois ou un mois et demi de pause avant de recommencer la prochaine saison, qui commencerait en décembre. Ça va être le fun de passer l’automne au Québec! »

Repêchage international : jouer à la roulette russe

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Repêchage international : jouer à la roulette russe

Le repêchage international de la Ligue canadienne de hockey aura lieu le mardi 30 juin et même si l’encan commence à 11 h, le Phœnix de Sherbrooke devra patienter jusqu’au 53e rang avant de choisir le joueur espéré. Même s’il demeure tout de même important, le rang de sélection n’est toutefois pas aussi crucial que celui du repêchage traditionnel. Bien souvent, tout repose sur la négociation ou la campagne de charme menée auprès des joueurs européens et leur agent.

D’année en année, bien des équipes de la LCH ne repêchent pas le meilleur joueur disponible, mais bien celui avec lequel elles ont tout simplement réussi à s’entendre. D’autres fois, les organisations se risquent en sélectionnant un joueur de premier plan qui ne se présentera finalement jamais avec la formation, préférant demeurer en Europe. 

« On garde toutes les portes ouvertes, indique Jocelyn Thibault, qui mène son dernier dossier avant de céder son poste de directeur général à Stéphane Julien. On a encore de bons joueurs dans notre mire. On a déjà sondé certains d’entre eux pour vérifier leur intérêt envers le Canada. On profite heureusement d’une bonne réputation. Le dossier Samuel Hlavaj nous aide à attirer l’attention des agents. J’ai bon espoir que tout se passera rien. »

Après avoir vécu l’expérience du repêchage international à huit reprises, le Phœnix a pu retenir quelques leçons. 

« Ce n’est toujours pas facile, le repêchage européen, mais c’est plus facile avec ce bagage d’expérience. On a développé des liens avec les agents dans le passé. Ce qui complique notre travail cette année, c’est l’annulation des Mondiaux des moins de 18 ans. Ça devait avoir lieu à Detroit et on avait prévu y aller. On en profite souvent pour se bâtir une banque de joueurs potentiels. »

Nikita Kucherov... au 43e rang

Le repêchage international peut à l’occasion devenir l’équivalent de la roulette russe. Combien d’équipes ont dépensé leurs choix pour un joueur qui n’a jamais disputé de matchs avec cette organisation?

On n’a qu’à penser aux Giants de Vancouver, qui avaient fait de Filip Zadina le 4e choix total de l’encan en 2016. Zadina a boudé l’OHL pour finalement accepter de rejoindre les Mooseheads de Halifax l’année suivante en devenant le 11e choix de l’encan, appartenant à Halifax en 2017. Pendant ce temps, Sherbrooke sélectionnait au 5e rang et a préféré passer pour conserver les services de Yaroslav Alexeyev et Marek Zachar. 

Lors de sa première saison, le Phœnix avait fait de Vladislav Lysenko sa sélection de première ronde, 37e au total. Un peu plus tard, les Remparts de Québec sélectionnaient un dénommé Nikita Kucherov au 43e rang. Uniquement parce que Kucherov s’était préalablement entendu avec les Remparts en 2012. 

La chance n’a pas toujours souri aux différentes équipes de la LCH. En 2017, Filip Chytil et Martin Necas devenaient des choix de première ronde dans la LCH et n’ont jamais joué dans le circuit avant de rejoindre la LNH, comme le gardien Andrei Vasilevski, repêché en 2012 par Mississauga au 66e rang. Pendant ce temps au 60e rang, le Phœnix obtenait Tomas Torok, qui n’a disputé que cinq parties à Sherbrooke avant d’être échangé à Drummondville et de mettre une croix sur la LHJMQ. 

Une autre preuve que le rang n’a parfois aucune importance. 

Club de golf Venise : Gilles Beaucage remplace Yves Robillard

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Club de golf Venise : Gilles Beaucage remplace Yves Robillard

Coup de théâtre au Club de golf Venise vendredi alors que le professionnel en titre du club, Yves Robillard, a été congédié de ses fonctions. Et c’est le propriétaire du club, Gilles Beaucage, qui le remplacera.

Les membres des deux parcours du clubs de golf situé à Magog ont été avisés de ce changement de garde vendredi midi.

Dans une missive envoyée aux membres, Gilles Beaucage explique que : « Dans le but de réaliser mon désir de faire évoluer le club de golf Venise et considérant la situation actuelle de pandémie ainsi que la période économiquement difficile, j’ai décidé de reprendre la direction du club incluant les aspects opérationnels et les activités de golf. »

« Dans ce contexte je vous informe que M. Yves Robillard n’exercera plus ses fonctions en tant que Professionnel du club de golf. Je lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière. Enfin, en ce qui concerne votre comité des membres, je suis persuadé qu’il est essentiel au bon fonctionnement de notre club », a également mentionné M. Beaucage dans sa communication aux membres.

Yves Robillard était en poste à Venise depuis 2014. Robillard, qui était auparavant adjoint de Marcel Dion à Longchamp, a ainsi succédé à Jacques Huot. M. Robillard a amorcé sa carrière à Venise, comme assistant.

Gilles Beaucage a officiellement acquis les 36 trous du Club de golf Venise en 2018 du propriétaire d’origine Paul Brouillard.

Un retour en deux étapes au Centre sportif Yvon-Lamarche

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Un retour en deux étapes au Centre sportif Yvon-Lamarche

C’est au tour du Centre sportif Yvon-Lamarche de l’Université de Sherbrooke de proposer un plan de réouverture graduelle de ses installations sportives pour les membres et la communauté étudiante.

L’ouverture d’une partie des installations sportives s’effectuera en deux étapes distinctes, et ce, dans le respect des différentes mesures sanitaires.

À partir du 30 juin, les membres auront accès à la salle d’entraînement du lundi au vendredi entre 7 h et 14 h inclusivement. Pour le moment, la clientèle non membre n’est pas autorisée à fréquenter le Centre sportif.

Des consignes sanitaires spécifiques sont d’ailleurs mises en place pour assurer la sécurité de la clientèle de la salle d’entraînement, dont l’indisponibilité de certains appareils de musculation pour respecter les deux mètres entre les usagers.

Une trajectoire ainsi qu’un nettoyage des appareils après chaque utilisation figurent, entre autres, parmi les mesures sanitaires du Centre sportif Yvon-Lamarche.

Le bassin principal du complexe aquatique ouvrira, quant à lui, le 1er juillet prochain, et les heures d’ouverture varieront selon le jour de la semaine. Elle sera ouverte de 7 h 30 à 13 h le lundi, le mercredi et le vendredi, et de 10 h 30 à 13 h le mardi et le jeudi.

Pour l’utilisation de la piscine, d’autres mesures sanitaires sont instaurées comme la douche obligatoire au savon avant d’entrer dans l’eau. Excluant les vestes de sauvetage et les ceintures d’aquajogging, aucun matériel ne pourra être prêté.

À noter que seule la natation en longueur est présentement permise; les bains familiaux ne sont pas offerts à la clientèle du Centre sportif de l’Université de Sherbrooke.

Les deux vestiaires principaux seront accessibles au public, sauf le vestiaire universel. L’utilisation est toutefois limitée à son minimum en raison de la capacité d’accueil réduite.

Les autres plateaux sportifs demeurent fermés pour le moment. Tout comme la piste extérieure de l’Université de Sherbrooke, ils seront réservés aux entraînements supervisés et autorisés par la direction jusqu’à nouvel ordre.

Seule la piste du stade intérieur demeure fermée au public, pour quelques mois encore, en raison de travaux de réfection majeurs.

Dans le but de respecter une capacité d’accueil réduite à la salle d’entraînement et la piscine, les membres devront préalablement réserver une plage horaire de fréquentation sur la plateforme Sport-Plus. Les réservations seront d’ailleurs vérifiées sur place.

Les informations concernant l’utilisation de la plateforme sont disponibles sur le site internet du Centre sportif Yvon-Lamarche de l’Université de Sherbrooke.

Le déconfinement se poursuit à Sherbrooke

Depuis le 22 juin, les membres du Centre de l’activité de Sherbrooke (CAP) du Cégep de Sherbrooke ont accès à la salle d’entraînement. À compter de ce jeudi, la prise de rendez-vous obligatoire n’est plus nécessaire. Cependant, elle pourrait être appliquée à nouveau si le personnel constate un relâchement.

La Ville de Sherbrooke procède de son côté à l’ouverture des plateaux extérieurs de loisirs et de sports. Les terrains de baseball, de soccer ou encore les jeux de fers ou de pétanque sont maintenant accessibles aux citoyens, aux organismes et aux associations sportives.

Les kiosques situés dans les parcs sont également disponibles pour les activités, ajoute-t-on dans un communiqué de presse.

Les plateaux extérieurs peuvent être réservés via la centrale des réservations. La Ville de Sherbrooke ajoute cependant que ces personnes pourront en profiter seulement à partir de lundi prochain. Les consignes gouvernementales demeurent en vigueur concernant l’utilisation des infrastructures extérieures.

Relance des activités de la LNH: Price redoute le chaos

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Relance des activités de la LNH: Price redoute le chaos

MONTRÉAL — Le gardien du Canadien de Montréal Carey Price a déclaré jeudi qu’il redoute le chaos lors de la relance des activités de la LNH, si jamais celle-ci se concrétise.

Price, qui s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis l’interruption des activités du circuit Bettman à cause de la pandémie de coronavirus en mars dernier, a comparé la situation actuelle à celle qui prévaut au début d’une campagne.

«Nous sommes en forme. Mais on observe au début de chaque saison une certaine forme de chaos, et j’ai l’impression que ce sera chaotique d’effectuer un retour au jeu immédiatement en séries éliminatoires. Notre remise en forme au cours du prochain mois sera donc primordiale», a déclaré celui qui a décroché la coupe Molson pour la neuvième fois de sa carrière un peu plus tôt dans la journée.

Le Canadien doit affronter les Penguins de Pittsburgh dans le cadre d’une série de qualifications dans l’Association Est au meilleur des cinq matchs - «un défi énorme», a convenu Price. Le principal intéressé a d’ailleurs reconnu qu’il aimerait obtenir une autre occasion de s’approcher de la conquête de l’un des seuls titres qui lui échappe toujours: la coupe Stanley.

«C’est primordial, a martelé le principal intéressé. J’ai obtenu beaucoup de succès depuis un peu plus d’une décennie, et c’est excitant d’avoir la chance de remporter ce genre de titre. (...) Évidemment, nous n’avons pas connu une très bonne saison. Nous ne nous sommes pas améliorés par rapport à la saison précédente. Nous devons mieux jouer, jouer de la même manière que lors de la saison précédente. Nous avons reculé, mais si nous chaussons nos bottes de travail, alors je crois que nous pourrions retourner à l’endroit où nous étions.»

Price est toutefois demeuré prudent quant à la relance des activités dans la LNH, à la lumière des nombreux cas de coronavirus qui ont été répertoriés depuis quelques semaines parmi les athlètes professionnels - le Lightning de Tampa Bay a même dû fermer ses installations à la suite d’une éclosion survenue vendredi dernier qui a touché trois de ses joueurs.

«Je ne suis pas prêt à voter (sur la relance des activités) en ce moment, a-t-il dit. Il reste encore beaucoup de questions sans réponse. C’est une situation inédite, et je suis certain que la ligue et l’Association des joueurs font de leur mieux dans la situation actuelle. J’aimerais pouvoir jouer, mais il reste encore de nombreuses questions et de nombreux scénarios à analyser avant que je puisse voter oui ou non.

«C’est certain que le principal enjeu, c’est celui de la santé. Il existe toujours une possibilité de contracter la COVID-19 - c’est énorme, a admis le hockeyeur âgé de 32 ans, qui a ajouté qu’il avait récemment perdu un ami proche en raison du coronavirus. Ce sera primordial de bâtir une bulle dans laquelle les joueurs auront l’impression que leur environnement de travail est sécuritaire. (...) C’est pourquoi je balance entre l’optimisme et le pessimisme. C’est une situation très inhabituelle. J’aimerais pouvoir lutter pour obtenir la coupe Stanley, mais j’aimerais aussi pouvoir vivre une vie normale avec ma famille.»

Un retour aux sources

Entre-temps, Price s’est réfugié avec sa femme et ses deux enfants - ils en attendent un troisième - dans le secteur de Kennewick, dans l’État de Washington, et le gardien no 1 du Tricolore s’entraîne aux installations de son ancien club de hockey junior, les Americans de Tri-City.

«Nous avons appuyé très fort sur le bouton pause à la maison, a d’abord évoqué le no 31 du CH. Nous n’avons pratiquement rien fait pendant le premier mois du confinement. L’État de Washington a été frappé de plein fouet au début de la pandémie, donc nous sommes très peu sortis de la maison - sauf pour de petites marches en famille. Puis, lorsque j’ai commencé à fréquenter les installations (des Americans), j’ai recommencé à me sentir comme un athlète professionnel.»

Le joueur originaire d’Anahim Lake, en Colombie-Britannique, a mentionné en ce sens qu’il avait repris l’entraînement au gymnase et effectué quelques séances de patinage, mais a souligné qu’il n’avait toujours pas reçu de tirs provenant de la lame de bâton d’un hockeyeur de la LNH.

En 58 matchs cette saison, Price a présenté un dossier de 27-25-6, avec une moyenne de buts alloués de 2,79 et un taux d’arrêts de 90,9 pour cent. Il n’est d’ailleurs plus qu’à deux victoires de sa 350e en carrière dans l’uniforme du CH, lui qui est le meneur incontesté dans l’histoire de l’équipe à ce chapitre.

De plus, il a mené les gardiens de la LNH pour les minutes jouées (3439:49), et ce, pour la deuxième saison de suite. Il s’est classé au premier rang pour le nombre de matchs disputés (à égalité avec le gardien des Jets de Winnipeg Connor Hellebuyck), ainsi qu’au cinquième échelon pour le nombre de victoires.

Price a aussi récolté son 47e jeu blanc en carrière le 1er février, contre les Panthers de la Floride. Il s’est ainsi emparé du troisième rang à ce chapitre chez les gardiens du Tricolore, devant Ken Dryden.

François Thibault prend la barre de la Corporation études-sports du Vert & Or

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François Thibault prend la barre de la Corporation études-sports du Vert & Or

Changement de garde à la barre de la Corporation études-sport de l’Université de Sherbrooke alors que François Thibault, un ancien diplômé de l’institution sherbrookoise d’enseignement succède à Serge Savard. Ce dernier était en poste depuis les débuts de la Corporation, en 2010.

Membre du conseil d’administration depuis 2018, M. Thibault est bachelier en administration des affaires (finance) et il possède une maîtrise en sciences, finance et commerce international de l’Université de la Colombie-Britannique. 

Il a joint Métro en août 2012. À titre de vice-président exécutif, chef de la direction financière et trésorier, il assure la gestion des secteurs des finances, des relations avec les investisseurs, du développement des affaires, des affaires juridiques et des systèmes d’information.

Il a également œuvré pour Transcontinental, la Banque du Canada et Bombardier.

M. François Thibault est la deuxième personne à présider les destinées de la Corporation études-sport et succède à l’ancien défenseur du Canadien de Montréal Serge Savard, qui occupait cette fonction depuis la création de l’organisme à l’automne 2010. 

L’ancien capitaine du CH demeure toutefois très actif au sein de la famille du Vert & Or, lui qui a créé il y a moins d’un an un fonds spécial de 5 millions.

Pour le nouveau président, cette implication auprès de l’Université de Sherbrooke et de ses athlètes était toute naturelle.

Redonner à l’UdeS et à l’Estrie

« Il faut consacrer du temps à ces causes. Cette implication auprès de la Corporation c’est un retour aux sources et un retour à la maison pour moi; j’ai grandi à Sherbrooke et c’est une façon de redonner à l’Université et à la communauté de l’Estrie », a dit M. Thibault.

« Chaque année, j’assiste à un match du Vert & Or football. J’y ai rencontré Jean-Pierre Boucher (directeur du Service des sports et de l’activité physique). Il m’a parlé de la Corporation et il m’a demandé si je voulais être membre du conseil d’administration. Ça s’est fait comme ça. Je cherchais comment redonner à l’Université, alors l’occasion était belle », s’est-il souvenu.

Ce dernier souhaite poursuivre le travail amorcé par Serge Savard depuis une dizaine d’années avec la Corporation, qui remet annuellement des bourses d’études à tous les étudiants-athlètes du Vert & Or.

« Ce sont de très grands souliers à chausser! C’est ce que je lui ai dit d’ailleurs! C’est un chic type, il a donné beaucoup de temps et il laisse tout un legs à la fondation. Je vais commencer par poursuivre le travail qui a été fait, un travail phénoménal, surtout cette année dans le contexte de la pandémie. Chapeau, ce n’est pas évident. Les activités de financement qu’on fait ont été très affectées à cause de la pandémie. J’aimerais assurer la pérennité de la Corporation afin de m’assurer qu’on puisse continuer à donner aux étudiants et à les supporter au niveau financier. »

Le défi est de taille, l’Université de Sherbrooke doit lutter pour faire sa place et attirer les meilleurs étudiants et athlètes dans un milieu très compétitif.

« Oui, c’est un grand défi. Les études demandent aux étudiants un engagement important, plus important encore lorsqu’elles sont conciliées avec les sports compétitifs, c’est très exigeant. On doit tout faire pour les supporter et c’est un peu pour ça que je voulais m’impliquer », a dit celui qui a participé à un camp d’entraînement de l’équipe de soccer du Vert & Or, à sa première année à Sherbrooke.

« Le bacc en administration des affaires à l’UdeS m’a vraiment donné des assises solides, j’ai eu une très solide éducation, j’ai côtoyé des profs extraordinaires et c’est ce qui m’a amené à Vancouver pour continuer à la maîtrise. J’ai apprécié la qualité de l’enseignement. C’est un retour aux sources important pour moi. »

Jean Pelchat, président de CorpoSana Capital, est le vice-président. Les administrateurs sont Denyse Rémillard (Vice-rectrice à l’administration et au développement durable à lUdeS, Sylvie Bouchard (Directrice du développement philanthropique FLSH et FASAP de l’UdeS), Jean-Pierre Boucher, secrétaire-trésorier (Directeur général Service du sport et de l’activité physique UdeS), Hugues Grand’Maison, administrateur (Directeur administratif Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke), Marie-Christine Marcoux, administratrice (Vice-présidente associée Financière Banque Nationale - Gestion Privée 1859), Isabelle Dionne, administratrice (Doyenne Faculté des sciences de l’activité physique Université de Sherbrooke), France Myette, administratrice (Vice-rectrice adjointe Rectorat - Administration Université de Sherbrooke), Joé P. Montpetit, administrateur (Directeur de comptes senior Banque Laurentienne Groupe Financier) et Simonne Couture, administratrice (Doctorante - doctorat Ph.D. Recherche et Intervention en psychologie clinique Université de Sherbrooke).

Remise de bourses malgré la pandémie

Annuellement, la Corporation remet 200 000 $ en bourses à ses étudiants-athlètes.

« Nos étudiantes et étudiants-athlètes du Vert & Or auront toujours besoin de ce soutien financier, et ce, peu importe le contexte de la compétition universitaire, qui sera en vigueur cet automne, mentionne M. Thibault. Il est important de tout mettre en œuvre pour leur offrir le soutien nécessaire à la poursuite de leur pratique sportive et la conciliation études-sport », a estimé François Thibault, dans un communiqué.

Malgré l’annulation de ses activités-bénéfices, c’est un montant d’environ 260 000 $ qui sera remis aux quelque 400 étudiants-athlètes pour le dernier cycle 2019-2020.

Stéphane Julien de retour avec Équipe Canada

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Stéphane Julien de retour avec Équipe Canada

L’entraîneur du Phoenix de Sherbrooke, Stéphane Julien, pilotera l’une des trois formations canadiennes lors du Défi mondial des moins de 17 ans de hockey, qui se trouve toujours dans les plans de Hockey Canada malgré l’annulation de plusieurs autres événements en raison de la COVID-19. Le tout devrait être annoncé mercredi par Hockey Canada selon des sources sûres.  

Cet événement servant de vitrine internationale aux meilleurs jeunes joueurs de hockey au monde est toujours prévu à l’Île-du-Prince-Édouard, à Charlottetown et Summerside, du 31 octobre au 7 novembre. Plusieurs autres événements internationaux ont déjà été annulés, comme les Mondiaux des moins de 18 ans. 

L’an dernier, Jody Hull dirigeait Équipe Canada Noir, alors que Martin Laperrière était l’entraîneur-chef du club Rouge et Sylvain Favreau du club Blanc.

La Russie avait alors empoché l’or, les États-Unis l’argent et la République tchèque le bronze

Il s’agira d’une deuxième expérience pour Stéphane Julien chez Hockey Canada en tant qu’entraîneur puisque lors de la saison 2016-2017, le Sherbrookois agissait à titre d’entraîneur-adjoint de la formation canadienne des moins de 18 ans, pilotée par Darren Rumble.

Julien a également porté les couleurs de l’Unifolié lors de sa carrière de hockeyeur en participant notamment à la Coupe Spengler à deux reprises entre 2000 et 2002.

Avec le Phoenix de Sherbrooke la saison dernière, Stéphane Julien a conservé un dossier de 51-8-3-1, ce qui a permis à l’organisation sherbrookoise de trôner au sommet du classement de la LHJMQ et du Top 10 de la Ligue canadienne de hockey.

Un calendrier normal pour la Ligue de hockey midget AAA du Québec

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Un calendrier normal pour la Ligue de hockey midget AAA du Québec

MAGOG - L'optimisme règne au sein de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. La Tribune a appris que les dirigeants du circuit et les gouverneurs des 15 équipes s'étaient mis d'accord pour un calendrier normal de 40 parties la saison prochaine.
Évidemment, la situation sera réévaluée si une deuxième vague de la COVID-19 venait qu'à faire irruption d'ici le mois de septembre, mais les dernières nouvelles encourageantes sur l'évolution de la situation au Québec a fouetté les âmes dirigeantes de la ligue et les différentes franchises installées aux quatre coins de la province.

La Ligue midget AAA du Québec avait élaboré trois calendriers dépendamment de la date de reprise des activités et c'est finalement le plus optimiste des calendriers qui a été adopté.

Reste à annoncer la date officielle du début de la saison régulière, mais de toute évidence cela ressemblera beaucoup à ce que nous étions habitués de voir dans le circuit Lévesque, soit un premier programme régulier dès le début septembre en prenant pour acquis également que la phase 6 du plan de relance de Hockey Québec aura été mis de l'avant à la même période ou avant. 

Il est aussi prévu que si les parties du mois de septembre ne pouvaient pas être disputées, celles-ci seraient reportées au mois de mars pour ce qui est des parties intra-division. 

Si cela devait se produire et seulement dans ce contexte, ce qui retarderait le début des séries, c'est probablement un tournoi d'une fin de semaine avec les 15 équipes de la ligue qui déterminerait quelle formation représenterait le Québec à la Coupe Telus. Les gagnants de ce tournoi seraient exclus des séries qui seraient alors réservées aux 14 autres équipes. 

Rappelons que les Cantonniers de Magog avaient représenté le Québec lors des deux dernières éditions de la Coupe Telus en 2018 et 2019 à titre de champions des séries éliminatoires. Les protégés de Félix Potvin avaient ramené l'argent chaque fois.

On se dirige donc vers un calendrier régulier à toute fin pratique identique aux années antérieures dans la Ligue midget AAA du Québec, à l'exception du Challenge CCM qui a déjà été annulé cette année.

Les hockeyeurs de 15, 16 et 17 ans qui vivaient d'espoir et qui avaient l'intention de faire leur place dans le circuit Lévesque en 2020-2021 seront certainement heureux d'apprendre qu'ils auront une saison normale pour faire leurs preuves et continuer d'avancer dans leur carrière.

Rappelons que la Ligue midget AAA du Québec avait mis fin à sa saison au mois de mars en raison du coronavirus alors que huit équipes bataillaient en ronde quart-de-finale.


Novak Djokovic positif au nouveau coronavirus

COVID-19

Novak Djokovic positif au nouveau coronavirus

BELGRADE — Lui aussi ! Novak Djokovic a révélé mardi avoir été contaminé par le coronavirus en marge de l’Adria Tour qu’il a organisé dans les Balkans au mépris de toute précaution sanitaire.

Par AFP Rusmir SMAJILHODZIC

BELGRADE — Lui aussi ! Novak Djokovic a révélé mardi avoir été contaminé par le coronavirus en marge de l’Adria Tour, tournoi caritatif qu’il a organisé dans les Balkans au mépris de toute précaution sanitaire.

Cette annonce met un terme à ce rassemblement festif autour du tennis, ternit l’image du N.1 mondial et risque d’altérer la reprise du circuit ATP en août.

«Je suis profondément désolé que notre tournoi ait pu causer de tels dommages», a déclaré Novak Djokovic mardi soir sur Twitter . «Nous avons eu tort, c’était trop tôt» pour organiser un tel tournoi, a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tôt, le vainqueur de 17 titres en Frand Chelem avait annoncé que, comme Grigor Dimitrov (19e), Borna Coric (33e) et Viktor Troicki (184e), il était également positif au nouveau coronavirus.

«Dès l’arrivée à Belgrade (en provenance de Zadar, en Croatie, où se déroulait samedi et dimanche la deuxième étape du tournoi), nous sommes allés faire des tests. Le mien et celui de Jelena sont positifs. Ceux des enfants sont négatifs», déclare Djokovic, 33 ans.

«Tout ce que nous avons fait depuis un mois était fait avec le coeur pur et avec les intentions sincères», assure le Serbe, en soulignant que le tournoi avait été organisé «avec l’idée d’aider les joueurs de tennis de la région, de créer des conditions pour qu’ils jouent, pour qu’ils aient des revenus afin de surmonter plus facilement cette période difficile».

Sauf que l’Adria Tour, débuté à Belgrade, poursuivi à Zadar et qui devait se terminer au Monténégro avant son annulation mardi, ce fut également : un stade comble à Belgrade, quasiment pas un masque de protection, des joueurs et joueuses qui se donnent des accolades sur le court, dînent ensemble sans aucune précaution, se déchaînent torse nu en boîte (ont notamment été remarqués dans cet exercice Djokovic, Alexander Zverev et Grigor Dimitrov), jouent au basket et au foot sans aucune restriction de contact...

Tout cela était conforme aux directives de déconfinement locales. Mais résultat, outre le N.1 mondial, ont été contaminés Dimitrov (19e), Coric (33e) et Troicki (184e), tandis qu’Alexander Zverev (7e), Andrey Rublev (14e) et Marin Cilic (37e) ont été testés négatifs. En revanche, Dominic Thiem (3e) qui avait participé à la fiesta de Belgrade, s’est éclipsé avant l’avalanche pour Nice, où il participe à la compétition de Patrick Mouratoglou, qui réunit aussi notamment Stefanos Tsitsipas (6e), Matteo Berrettini (8e), David Goffin (10e) et Benoît Paire (22e).

Quelle reprise ?

Testé à son arrivée à Nice, Thiem a reçu le feu vert pour participer à l’UTS de Mouratoglou, autre rassemblement exhibition, mais à huis clos. Mais l’effet de cascade engendré par le comportement débridé de certains à l’Adria Tour risque d’avoir un impact sur la reprise du circuit professionnel ATP prévu à partir du 14 août à Washington avant l’US Open (31 août-13 septembre).

Quels joueurs seront en capacité de jouer ? Quels joueurs oseront prendre le risque de jouer ? Quelles mesures les organisateurs de tournois vont-ils leur imposer, sachant que celles proposées dans un premier temps pour l’US Open avaient été qualifiées d’»extrêmes» par Djokovic avant d’être légèrement assouplies ? Quels joueurs accepteront ces mesures sanitaires vraisemblablement renforcées ?

Casse-tête résolu dans les gyms

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Casse-tête résolu dans les gyms

SHERBROOKE — Le branle-bas de combat est terminé dans les gyms de la province. Tout un casse-tête se présentait aux propriétaires et employés de centres de mise en forme et le pire se trouve maintenant derrière eux. Or, les habitudes changeront... tout comme le décor des salles d’entraînement. 

Pour la première fois en trois mois, les portes du Maxi-Club de la rue Belvédère à Sherbrooke étaient ouvertes aux usagers lundi matin.

« Ce n’est pas nécessairement la cohue actuellement, fait remarquer le propriétaire Marc Jalbert. Moins que tu t’entraînes, moins que tu veux t’entraîner. Et plus tu t’entraînes, plus tu vois les bienfaits et plus tu souhaites t’entraîner. On voit d’ailleurs que les gens actifs sont moins touchés par la COVID-19. Demain matin, plusieurs auront des courbatures! Parce qu’ils n’étaient pas aussi actifs qu’à l’habitude dernièrement! Mais la chaleur et le beau temps permettent aussi de faciliter la transition et d’éviter un trop grand achalandage après la longue pause. »

Au ProGym Sherbrooke, le protocole d’entrée et de sortie est bien affiché. Tous les membres doivent respecter la distanciation physique de deux mètres, entrer par la même porte, se laver les mains et répondre aux questions du personnel de l’accueil. 

Et tout comme au gym du Centre d’activité physique du Cégep de Sherbrooke, des flèches se trouvaient au sol lundi à l’ouverture du gym pour bien diriger les usagers dans les corridors. Chaque personne doit également amener sa propre bouteille d’eau et utiliser une serviette. 

« Les gens se sentent en sécurité quand même. Il n’y a plus beaucoup de cas en Estrie. Notre personnel nettoie beaucoup les appareils et les usagers du gym possèdent aussi un produit désinfectant remis à l’entrée. Ici, on va au-delà de ce qui a été recommandé. On a même augmenté notre personnel », soutient Marc Jalbert, encore fébrile à l’idée de relancer les activités de l’endroit.

Lors des dernières semaines, les employés des différents centres de mise en forme ont éloigné les appareils les uns des autres et procédé à l’installation de panneaux de plexiglas aux endroits où la distanciation n’est pas possible. 

« Cette distance passera probablement de deux mètres à un mètre dans les prochains jours. On a dû débrancher un tapis roulant sur deux tout en barrant plusieurs cases dans le vestiaire pour que la distanciation soit respectée partout. C’était beaucoup de travail, mais le pire est derrière nous. »

Se réinventer

La demande de cours en ligne est grandissante depuis le récent confinement et les gyms ont dû s’adapter à une nouvelle réalité en offrant des cours à distance, en direct, ou des cours à l’extérieur. 

« On atteint des gens de partout en province de cette façon, pas seulement à Sherbrooke. Ce qui a coûté très cher, c’est d’informatiser notre système de réservation de cours et de diffusion de séances en direct. On a aussi l’intention de proposer une boutique en ligne pour offrir des produits et accessoires d’entraînement. On a même acheté des surfaces synthétiques pour s’entraîner dehors. Il a fallu se réinventer! » observe le propriétaire du Maxi-Club. 

Ce dernier admet que l’aide gouvernementale a tout de même permis aux propriétaires de souffler quelque peu. 

« On a dû repousser l’abonnement de trois mois. Les effets négatifs liés à la COVID-19 sont bien présents, mais ce n’est pas si pire : le gouvernement éponge 75 % des dépenses salariales et la Prestation canadienne d’urgence a aidé nos employés et continue de soutenir une partie du personnel, heureusement. »

La LBMQ vise un départ le 11 juillet

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La LBMQ vise un départ le 11 juillet

SHERBROOKE — Si tout se déroule comme prévu, les neuf équipes de la Ligue de baseball majeur du Québec (LBMQ) amorceront une courte saison régulière de 14 matchs, et ce, à compter du 11 juillet prochain.

Ce calendrier écourté inclura également des matchs face aux joueurs de l’équipe de l’Académie de baseball Canada U18. Le calendrier s’échelonnera jusqu’à la fin du mois d’août.

Les séries éliminatoires débuteront en septembre sous le même format que la saison dernière avec une petite modification. Le premier tour opposera les 4e et 5e positions de la division B45 dans une série 2 de 3 afin de déterminer la quatrième place. Les quarts de finale, contrairement à la saison dernière, seront des séries 3 de 5. Les demi-finales et la grande finale seront disputées au meilleur de sept affrontements comme par le passé.

Une annonce qui réjouit au plus haut point l’entraîneur-chef du Big Bill de Coaticook Jonathan Breton.

« C’est une excellente nouvelle! On n’avait plus d’attentes, les choses n’allaient pas en s’améliorant. Mais je demeurais un des rares qui gardait espoir qu’il y ait une saison. Cette saison écourtée nous donnera deux matchs par semaine, c’est intéressant. On est prêt à commencer! » a-t-il indiqué.

Chez le Big Bill, les principaux commanditaires de l’équipe sont de retour, ce qui solidifie l’équipe à l’aube d’une saison écourtée.

La Ville de Coaticook a également promis de l’aide afin de faire respecter les mesures sanitaires, notamment pour accueillir les spectateurs au Stade Julien-Morin.

« Je crois que ce sera peut-être plus difficile pour d’autres équipes dans la ligue, par contre. Notre stade est muni de sièges individuels et on va avoir un placier qui va aider les gens à s’installer à distance réglementaire. On aura aussi des gens qui vont nous aider pour le nettoyage des bancs, entre autres. Il y aura aussi trois stations de lavage de main, et on a fait l’achat d’un désinfectant spécial pour les balles, un produit qui sèche très rapidement ».

« On a tous hâte de recommencer. Surtout Maxime Beaudoin, notre joueur qui est militaire et qui a donné un coup de main en CHSLD depuis le début de la crise. Il a vraiment hâte de revenir sur le terrain! Il a quitté son poste en CHSLD depuis près d’une semaine et il achève sa quarantaine. Il n’a rien, heureusement », a dit Jonathan Breton.

« On a fait un entraînement samedi dernier, et tout s’est bien déroulé. Ça fait déjà quelques mois qu’on vit avec cette pandémie, alors les gars sont habitués aux mesures. »

« Nous suivons de très près les annonces du gouvernement et de la santé publique pour être en mesure de donner à nos fans du baseball en 2020. Les joueurs ont hâte de fouler le terrain et nous aussi on a hâte d’assister aux matchs, » de commenter le président Daniel Bélisle, dans un communiqué émis par la LBMQ.

Un week-end vintage pour le Challenger de Granby

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Un week-end vintage pour le Challenger de Granby

Alain Faucher a beau avoir annulé le Challenger de Granby le 10 avril, il a peine à se faire à l’idée que le tournoi se fasse totalement absent l’année où aurait dû avoir lieu sa 25e édition.

Depuis un bon moment, le président et directeur général du Challenger cherche une formule qui permettrait au tournoi de ne pas se faire complètement oublier. Et il l’a trouvée!

«On va se faire un week-end vintage, probablement en août, alors que plusieurs anciens joueurs vont disputer des matchs d’exhibition, a lancé Faucher. Je ne sais pas combien est-ce qu’on pourra accueillir de spectateurs à ce moment-là, mais on a tout ce qu’il faut pour aller de l’avant avec notre projet.»

Faucher vise le week-end du 7, 8 et 9 août. Mais l’événement pourrait aussi avoir lieu en septembre.

«Tous ceux à qui j’ai parlé du projet sont enthousiastes, à commencer par nos bénévoles. Plusieurs commanditaires sont prêts à embarquer dans l’aventure également. Et je suis convaincu qu’il y a aura de l’intérêt parmi le public et les médias.»

De nombreuses invitations ont déjà été lancées et certains joueurs et certaines joueuses auraient déjà accepté. Faucher n’a pas voulu dévoiler de noms, mais on se doute bien qu’il a invité ou qu’il invitera les Frédéric Niemeyer, Simon Larose, Frank Dancevic (qui habite au Québec depuis un bout), Jean-François Bérard, Stéphanie Dubois et Aleksandra Wozniak (qui s’en vient d'ailleurs s’installer dans la région).

«On va avoir de belles surprises», a-t-il laissé tomber, sourire en coin.

Faucher a aussi très hâte que le public découvre les nouvelles estrades permanentes du site, qui vont donner un nouveau look au petit stade de tennis de Granby.

«Honnêtement, on n’avait pas le droit de laisser le Challenger tomber dans l’oubli. On va se faire quelque chose de l’fun, quelque chose que les gens vont apprécier.»

Un spectacle pourrait même être présenté le vendredi soir. Des annonces devraient être faites bientôt.

Tennis: le coronavirus s’invite à l’Adria Tour de Djokovic

COVID-19

Tennis: le coronavirus s’invite à l’Adria Tour de Djokovic

PARIS — La fête était-elle trop belle? Trois des joueurs, Grigor Dimitrov, Borna Coric et Viktor Troicki, réunis par Novak Djokovic pour une bacchanale autour du tennis dans les Balkans ont été testés positifs au coronavirus, ce qui laisse craindre un effet domino avant la reprise du circuit ATP et en particulier l’US Open.

Dimitrov, 19e mondial, était à plat pour son match contre Coric dimanche à Zadar. L’explication redoutée est tombée le soir même par un tweet du Bulgare qui avait précipitamment quitté ses collègues en Croatie : «j’ai été testé positif au COVID-19 à mon retour à Monaco».

Contrairement aux effusions qui avaient marqué l’Adria Tour jusque-là, Dimitrov avait simplement «checké» Coric à la fin de leur match. Son tweet a provoqué l’annulation de la finale de Zadar entre Djokovic et le Russe Andrey Rublev (14e). Lundi matin, Coric a annoncé à son tour être positif.

«Bonjour tout le monde, je voulais vous annoncer que j’ai été testé positif au COVID-19. Je veux être certain que toute personne ayant été en contact avec moi ces derniers jours se fasse tester! Je suis vraiment désolé pour le mal que j’ai pu faire!» écrit Coric (33e) dans un tweet qui ressemble énormément à celui publié dimanche par Dimitrov.

Le joueur serbe Viktor Troicki (184e) a également été testé positif, a-t-on appris dans la soirée de lundi. Il avait notamment disputé un match avec Djokovic la semaine dernière à Belgrade.

Parallèlement, le préparateur physique de Djokovic Marko Paniki et l’entraîneur de Dimitrov Kristijan Groh ont également été testés positifs, selon la presse locale qui précise que le N.1 mondial a rapidement quitté Zadar pour Belgrade où il a été testé lundi matin.

1 000 000 KM Ensemble: un objectif éclipsé et une grande fierté

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1 000 000 KM Ensemble: un objectif éclipsé et une grande fierté

Pour une première édition dans une version complètement inhabituelle, l’événement virtuel ‘’1 000 000 de KM Ensemble’’ du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL) aura largement dépassé l’objectif initial. Samedi, l’objectif du million de kilomètres parcourus avait été atteint et dimanche, lors de l’arrivée de Pierre, ce sont plus de 1,5 million de kilomètres qui avaient été cumulés partout au Québec, mais aussi dans les villes de 14 pays à travers le monde.

Dimanche, peu après son arrivée à l’Institut de cardiologie de Montréal à 15h30, Pierre Lavoie était à la fois fier, content et ému de la réponse populaire à ce grand mouvement virtuel. S’il ne semblait pas vraiment surpris d’avoir largement dépassé l’objectif du million de kilomètres, il ne s’attendait toutefois pas à le doubler. Et ce, même si le compteur avait atteint le 1 747 149 km sur le coup de 20h et que les gens avaient jusqu’à minuit pour ajouter des kilomètres à leur bilan personnel. «Je serais surpris qu’on atteigne 2 millions, mais je pense qu’on peut atteindre 1,7 million», avait estimé le cofondateur du Grand défi peu après avoir franchi l’arrivée finale en compagnie de la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Mais comme les participants ont jusqu’à 17h lundi pour enregistrer manuellement leurs derniers résultats, peut-être que le grand manitou des saines habitudes de vie aura une surprise?

ESPY: Kim Clavel reçoit le prix Pat-Tillman... et une vidéo de sa grand-mère

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ESPY: Kim Clavel reçoit le prix Pat-Tillman... et une vidéo de sa grand-mère

À cause de la pandémie de la COVID-19, Kim Clavel n’a pas eu l’honneur de monter sur la scène du gala des ESPY, dimanche, pour recevoir le prix Pat-Tillman afin de récompenser son implication dans la communauté. Toutefois, les circonstances entourant cet honneur qui lui a été décerné l’ont émue tout autant sinon davantage.

Dans une vidéo diffusée pendant la cérémonie diffusée par ESPN, on peut voir Clavel, assise à une table, ouvrir son ordinateur portable pour découvrir un message-vidéo de sa grand-mère.

«Bonjour ma belle Kim. Aujourd’hui, j’ai un petit quelque chose à te dire. J’ai l’honneur de t’annoncer que tu reçois le prix Pat-Tillman. Accepte ce prix avec fierté, que tu mérites grandement, pour ce beau travail que tu fais avec amour et passion. Je t’aime Kim.»

«Je ne m’attendais pas à ça pantoute!» n’a pu s’empêcher de dire Clavel, visiblement touchée par le geste de sa grand-mère.

«C’est sérieux? Si j’ai besoin de motivation, je vais regarder ce trophée. Merci beaucoup!» a-t-elle ajouté, avec un sourire radieux.

Quelques minutes plus tôt, lors de la diffusion de la vidéo pendant le gala, Clavel avait parlé de sa grand-mère en termes élogieux.

«Ma grand-mère est ma motivation. Elle est le pilier de la famille. Avant chaque combat, ma grand-mère m’envoie un texto qui me motive tellement», a raconté Clavel.

La boxeuse de 29 ans de Joliette, championne des poids légers de la NABF, a reçu cet honneur après avoir décidé de reprendre son poste en soins infirmiers lorsque la pandémie de coronavirus a interrompu sa carrière de boxeuse.

Le prix, décerné à la mémoire de l’ancien joueur de la NFL et ancien membre de l’armée américaine, honore une personne «ayant un lien fort avec le sport qui a servi les autres d’une façon qui fait écho à l’héritage de Tillman.»

«En choisissant de revenir sur la première ligne des soins de santé en plein coeur d’une pandémie mondiale sans précédent, Kim incarne l’esprit de service, de devoir et d’altruisme que Pat incarnait», a commenté Marie Tillman, la veuve de Tillman qui est présidente du conseil d’administration et cofondatrice de la Fondation Pat Tillman, au moment de dévoiler l’identité de la lauréate.

«Malgré les dangers de la COVID et la mise en veilleuse de sa carrière naissante de boxeuse, Kim a choisi de concentrer son énergie sur ceux qui en ont le plus besoin. Au nom de Pat, nous sommes honorés de remettre le prix Tillman à Kim pour son implication et son leadership dans le cadre de son travail dans les soins de santé tout au long de cette crise.»

PGA: L’entourage de Watney, dont fait partie Sergio Garcia, n’a pas été infecté

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PGA: L’entourage de Watney, dont fait partie Sergio Garcia, n’a pas été infecté

HILTON HEAD, S.C. — La troisième ronde de la Classique RBC Heritage s’est mise en branle comme prévu, samedi matin, au lendemain d’une journée passablement mouvementée en raison de l’annonce d’un diagnostic positif au coronavirus parmi les golfeurs inscrits au tournoi de la PGA.

Vendredi, Nick Watney, gagnant de cinq tournois à la PGA, a appris qu’il était infecté à la COVID-19.
Il était alors devenu le premier joueur avec une infection confirmée depuis la relance du golf, entamée la semaine dernière.

Watney s’est retiré immédiatement du tournoi. Il doit s’isoler pendant au moins 10 jours, selon les protocoles de la PGA.

Entre-temps, le quotidien ‘USA Today’ a rapporté samedi matin que le circuit avait déclenché son plan d’urgence pour retracer toutes les personnes qui sont entrées en contact avec Watney ces derniers jours. Les partenaires de jeu de Watney en première ronde, Luke List et Vaughn Taylor, ont été soumis à des tests de dépistage vendredi, tout comme leurs cadets.

L’Espagnol Sergio Garcia, qui a pris un vol nolisé en compagnie de Watney en direction de la Caroline du Sud en vue du tournoi mardi, a aussi été soumis à un test de dépistage. Il a expédié un texto au ‘USA Today’ dans lequel il a précisé qu’il avait reçu un diagnostic négatif.

Au total, selon le circuit de la PGA, 11 personnes ont été soumises au test de dépistage, et elles ont toutes reçu des diagnostics négatifs. Le cadet de Watney, Tony Navarro, en faisait partie.
Webb Simpson s’est hissé en tête par un coup après avoir 65 pour le deuxième jour de suite, vendredi.

Simpson a récolté neuf oiselets, le dernier à l’aide d’un roulé de six pieds, au dernier trou.
Il se trouve 12 coups sous la normale, soit un coup devant Bryson DeChambeau (64) et le Canadien Corey Conners (63), de Listowel, en Ontario.

DeChambeau a joué trois coups de mieux que jeudi, grâce notamment à six oiselets sur le deuxième neuf. Au dernier trou, il a raté la cible à partir de cinq pieds.
Conners a évité le boguey et a cumulé huit oiselets.

Brooks Koepka (66) et Ian Poulter (69), un des comeneurs après 18 trous, figurent parmi les cinq joueurs à trois coups de la tête.

Le Canadien Mackenzie Hughes a connu une ronde de 68 pour 134, le plaçant à égalité au 11e rang. Le pays est aussi représenté par Adam Hadwin qui a joué 65, pour 137.

Handisport: Alex Zanardi dans un état grave, immense émotion en Italie

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Handisport: Alex Zanardi dans un état grave, immense émotion en Italie

ROME — «Courage Alex !» L’émotion était très forte samedi en Italie au lendemain du grave accident dont a été victime Alex Zanardi, ancien pilote de Formule 1 devenu l’une des grandes figures du handisport après avoir été amputé des deux jambes en 2001.

Extrêmement respecté et populaire en Italie, Zanardi était samedi matin à la Une des trois quotidiens sportifs du pays, alors même que le championnat de football devait reprendre dans la soirée après plus de trois mois d’interruption.

«Le drame d’Alex», titrait ainsi la Gazzetta dello Sport en pleine page. «Non Alex, non !», écrivait de son côté le Corriere dello Sport, alors que Tuttosport titrait «Alex, Italie !»

Zanardi, 53 ans, a été très gravement touché à la tête lors d’un accident vendredi aux commandes de son vélo à mains, alors qu’il participait à une course en Toscane.

Selon Mario Valentini, entraîneur de l’équipe d’Italie de cyclisme handisport, il a perdu le contrôle de son vélo et fait «deux tonneaux» avant de percuter un camion qui arrivait dans l’autre sens.

Une enquête a été ouverte, notamment sur les conditions d’organisation de l’évènement, et le chauffeur du poids lourd a déjà été entendu, selon la chaîne italienne Sky. Selon son avocat, il a été soumis à des tests d’alcoolémie et de prise de produits stupéfiants qui se sont révélés négatifs.

Nombreuses fractures

Dans l’après-midi de samedi, le Dr Sabino Scolletta, responsable des Urgences de l’hôpital Santa Maria alle Scotte de Sienne, où le champion italien a été admis en soins intensifs puis opéré pendant près de trois heures vendredi, a expliqué que Zanardi était dans un «état stable».

«Le tableau clinique est bon dans l’ensemble, même s’il reste grave au plan neurologique», a-t-il déclaré, évoquant également des «lésions oculaires» et ajoutant que l’athlète resterait en coma artificiel «au moins pour les prochaines 48 heures».

Dans la matinée, l’hôpital avait fait savoir que Zanardi était «intubé et sous respiration artificielle».
«Il est arrivé chez nous avec un important traumatisme craniofacial. Concrètement, tous les os de la face sont fracturés. Il a aussi des fractures des deux faces de l’os frontal», a expliqué Giuseppe Oliveri, le neurochirurgien qui l’a opéré.

«Pour le moment, nous ne parlons pas de son état neurologique. C’est quelque chose que nous verrons plus tard, quand il se réveillera et s’il se réveille», a-t-il ajouté, précisant que le champion était en coma artificiel.

«La situation du patient est grave, c’est-à-dire qu’il peut aussi mourir. Dans ce genre de cas, les améliorations sont lentes, alors que l’aggravation peut être brutale», a encore déclaré le médecin.

«Ne renonce pas»

De très nombreux sportifs, artistes et hommes ou femmes politiques ont envoyé des messages de soutien à celui qui avait été amputé des deux jambes en 2001 après un terrible accident lors d’une course automobile du championnat IndyCar sur le circuit allemand du Lausitzring.

«Courage Alex, ne renonce pas. Toute l’Italie lutte avec toi», a ainsi écrit le chef du gouvernement Giuseppe Conte.

«Lutte comme tu sais le faire, Alex. Tu es un très grand, courage», a de son côté tweeté en italien Charles Leclerc, le pilote monégasque de l’écurie de F1 Ferrari.

«Courage Alex. Putain, maintenant tu dois tout donner», a pour sa part écrit la nageuse Federica Pellegrini, l’une des plus grandes vedettes du sport italien.

Le leader d’extrême-droite et ancien homme fort du gouvernement Matteo Salvini, l’ex-premier ministre Matteo Renzi, l’ancien footballeur Alessandro Del Piero ou le sélectionneur de la Nazionale Roberto Mancini ont eux aussi posté des messages d’encouragement à Zanardi.

Véritable porte-drapeau du handisport dans le monde entier, Zanardi a obtenu après son accident de 2001 quatre médailles d’or et deux médailles d’argent aux Jeux paralympiques de 2012 et 2016, ajoutées à dix titres mondiaux, tous conquis sur un vélo à main.

Sherbrooke, la Monte Carlo d’Amérique du Nord [PHOTOS]

Sports

Sherbrooke, la Monte Carlo d’Amérique du Nord [PHOTOS]

Vous vous êtes certainement promenés autour du lac des Nations, à Sherbrooke. La promenade qui ceinture le lac artificiel est très fréquentée et ce, tout au long de l’année. Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la bande asphaltée était si large et sinueuse, du côté nord du lac, jusqu’à la fontaine? C’est qu’à la fin des années 1960, Sherbrooke était l’hôte du Grand Circuit Molson de course automobile, qui fut l’ancêtre du désormais célèbre Grand Prix de Trois-Rivières.

Pendant trois ans, de 1964 à 1967, des bolides de courses ont fait vrombir leurs moteurs à Sherbrooke; d’abord sur le terrain asphalté des Promenades King, sur un circuit fermé, avant de déménager sur le bord du lac des Nations, dans ce qui était reconnu comme étant le seul circuit urbain de course automobile en Amérique du Nord.

Sous l’impulsion initiale de l’Auto-Club Sherbrooke, la première édition a couronné le pilote Fernand Noël, au volant de sa voiture de type MGM. La Tribune de l’époque rapporte que quelque 6000 personnes ont assisté à l’événement.

La naissance de l’Auto-Club Sherbrooke

Devant le grand succès de l’événement, les organisateurs de l’époque ont décidé de voir plus grand et de concevoir, avec la Ville de Sherbrooke, un circuit urbain fermé, sur les rives du lac des Nations.

Il fut un temps, donc, où Sherbrooke était la seule ville en Amérique du Nord à accueillir une course automobile reconnue et sanctionnée sur un circuit entièrement urbain.

La mode des courses automobiles était forte à l’époque. Le Québec comptait alors 31 clubs automobiles, mais Sherbrooke n’en avait pas encore.

Avec l’appui des gens du milieu, André Lachance sera à l’origine de la création de l’Auto-Club Sherbrooke. Et c’est à travers ce club que pourra prendre forme l’idée d’accueillir une compétition motorisée à Sherbrooke.

« Des clubs semblables, il y en avait plus d’une trentaine à l’époque au Québec, influencés par les Européens, surtout les Anglais. Il se faisait beaucoup de randonnées en petites voitures en Angleterre et ils ont importé ça ici. On était le dernier des clubs, le petit nouveau d’une longue liste. Certains étaient connus et reconnus, avec une notoriété. Nous, on était à l’extérieur de Montréal, alors je me suis dit : il faut trouver quelque chose pour se mettre en évidence », s’est remémoré André Lachance.

S’arrimer au Festival d’été 

On était donc en 1964.

« Ça faisait déjà deux ou trois ans que la Brasserie Molson organisait le Festival d’été Molson, qui attirait beaucoup de monde. Ça durait quatre jours si je me souviens bien, c’était Georges Massé chez Molson qui était en charge. Je l’ai rencontré pour lui proposer un événement qui prendrait place dans son festival; ça nous donnerait une visibilité, et ça nous permettrait d’avoir accès à un budget pour l’organisation. » 

Le cerveau bouillonnant de l’organisateur Lachance s’est alors mis à cogiter sur une multitude de possibilités de courses. Et même une course sur les pentes du mont Orford jusqu’au sommet!

« CHLT TV avait pris beaucoup d’expansion, et venait d’installer une antenne sur le sommet du mont Orford. On avait donc aménagé un chemin en terre battue, jusqu’au sommet, afin que les techniciens puissent s’y rendre pour faire fonctionner l’antenne. J’ai eu l’idée de faire une course de côte en utilisant ce chemin-là; j’ai retrouvé le contremaître, un gars de Magog, et il a accepté de m’amener pour parcourir le chemin, qui était spectaculaire. Mais bon, c’était impensable, il y avait des précipices très importants de chaque côté du chemin. Ça a mis fin au projet », a rigolé André Lachance.

Mais l’idée d’une course automobile séduisait beaucoup les gens de chez Molson. 

« On a donc plutôt opté pour une compétition dans les rues de la ville. Le Festival de 1964 était six mois plus tard, alors avec ces contraintes, on a décidé de faire un essai dans le stationnement du Centre d’achats Sherbrooke (Promenades King). Molson a dit oui, du bout des lèvres. Ils trouvaient que le risque était élevé, notamment pour les risques d’accident. On a réussi à trouver un assureur, ce qui assurait la tenue de la première édition. En seulement quatre ou cinq mois, on a mis l’événement sur pied. Tout le monde pouvait assister à la course, qui a eu lieu un soir de semaine, devant quelque 5000 personnes, et ce fut l’événement marquant de ce festival », a fièrement dit André Lachance.

« C’était une compétition régionale en petit circuit, en slalom autour de cônes, qui comportait une vingtaine de courbes. Tu partais d’un point et tu revenais à ton point de départ. Chaque voiture faisait son tour, et il fallait battre le meilleur temps. Ça se faisait beaucoup au Québec à l’époque. On appelait ça un gymkhana. On n’inventait rien, mais on donnait des bourses de 500 $, c’était beaucoup en 1964! Les autres gymkhanas ne donnaient pas de bourses! On a lancé des invitations aux autres clubs, il y a eu 25 participants, majoritairement de Sherbrooke et de la région, seulement deux ou trois de l’extérieur. »

Le gagnant au classement général fut Fernand Noël au volant d’une MG Midget 1964. Guy Donahue avec sa Austin Sprite a terminé deuxième et Bernard Vanier, au volant d’une MGB, a fini troisième, pouvait-on lire dans La Tribune du 14 juillet 1964.

Dans la classe C, les grosses voitures de promenade, Rolland Chiasson a remporté la victoire, au volant de sa Valiant 1964.

« Ce fut un énorme succès. L’événement a fait parler de lui jusqu’à Montréal. Tous les clubs de la province nous contactaient et voulaient venir s’il y avait une deuxième édition. C’est là qu’on a décidé de négocier avec la ville pour réaliser ce qu’on n’avait pas pu faire la première année, soit fermer des rues de la ville et faire un circuit urbain », a raconté André Lachance.

COVID-19 : nouveaux règlements pour la baignade

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COVID-19 : nouveaux règlements pour la baignade

À compter de samedi, onze piscines extérieures municipales sherbrookoises ouvriront officiellement. En raison de la COVID-19, certains règlements s’ajoutent autour de la piscine. La piscine devient du même coup « un lieu de rafraîchissement » plutôt qu’un lieu de baignade récréative.

Les baigneurs pourront se rafraîchir à partir 10 h 30 ou de 12 h 30, selon les endroits. 

D’ailleurs, les heures d’ouverture seront exceptionnellement prolongées pour permettre à la population d’affronter la canicule.

Seule la piscine municipale Centennial demeura fermée au public en raison de travaux. Par conséquent, la douzième piscine de la Ville de Sherbrooke emboîtera le pas avec une réouverture dans quelques semaines seulement.

Dans le but d’assurer la sécurité des baigneurs et d’augmenter l’accessibilité aux infrastructures, quelques changements s’imposent notamment.

D’une part, les visiteurs devront maintenant attendre en file indienne près de la clôture de la piscine. Ils entreront d’ailleurs dans l’enceinte de la piscine à l’extérieur, et non par l’habituel bâtiment de service des piscines municipales. 

À noter que ce dernier est accessible pour les toilettes et les lavabos uniquement. Vu que les cabines d’essayage ne sont pas disponibles, les baigneurs sont invités à venir avec leur maillot de bain en dessous de leurs vêtements.

Les citoyens seront accueillis par un préposé à l’accueil en charge de poser quelques questions. Aussi, un lavage de mains est également obligatoire à l’entrée.

D’autre part, la capacité d’accueil est évidemment réduite afin de respecter la distanciation physique en vigueur. De plus, le nombre de personnes autorisé est variable et propre à chaque piscine municipale.

« En fait, il y a un changement dans l’activité en tant que telle. Pour l’instant, c’est un lieu de rafraîchissement et non pas un lieu de baignade récréative », précise le chef de Division sport de la Ville de Sherbrooke, François Salvail, à propos de l’état de la situation.

D’ailleurs, c’est l’une des raisons pour laquelle le temps de baignade est limité à 45 minutes maximum par groupe. 

La rotation des baigneurs se fera chaque heure pour laisser un quinze minutes pour désinfecter certaines choses comme les échelles, par exemple.

Une étape nécessaire avant d’accueillir d’autres personnes à la piscine. Sinon, les autres installations seront, quant à elles, nettoyées toutes les quatre heures environ.

« Dans l’eau, les baigneurs devront respecter la distanciation physique de deux mètres, mais les gens pourront tout de même s’amuser ensemble. Cependant, nous ne pouvons pas leur prêter d’objets comme les nouilles ou les planches », précise François Salvail.

Il ajoute que des vestes de flottaison individuelles seront disponibles pour les personnes qui n’en ont pas. Mais il est toujours préférable d’apporter la sienne à la piscine.

La Ville de Sherbrooke confirme aussi l’ouverture de deux plages publiques à partir du 22 juin. À partir de 11 h, les Sherbrookois pourront maintenant profiter de la page Lucien-Blanchard et de Deauville. Tout comme les piscines municipales, certaines règles devront être respectées au moment de l’ouverture des plages publiques.

De son côté, la Ville de Windsor annonce l’ouverture de sa piscine extérieure dès le 25 juin. La capacité d’accueil se limite à 60 personnes à la fois. Comme à Sherbrooke, les baigneurs devront arriver avec leur maillot de bain puisque les vestiaires et les douches ne seront pas accessibles.