football

Les Gaiters en action à Wolfville en Nouvelle-Écosse

C’est sur la route, ce samedi, que les Gaiters de l’Université Bishop’s amorceront leur troisième saison au sein de la conférence des Maritimes du football universitaire canadien.

La troupe de Chérif Nicolas se présentera sur les terres des Axemen d’Acadia avec une formation qui a subi des transformations importantes, dont celle effectuée au poste de quart-arrière partant de l’équipe.

Liam Kennedy, joueur de troisième année, et la recrue Charles Aubry, devraient tous les deux voir du terrain samedi, confirme Chérif Nicolas.

Les deux ont très bien fait lors du camp d’entraînement de l’équipe et bien peu de choses séparent le rendement des deux athlètes.

« On va voir les deux gars jouer samedi afin de poursuivre notre évaluation et de laisser la pôle à un des deux gars, quand ce sera le temps, quand il va nous démontrer qu’il est prêt. Ce n’est pas négatif, au contraire, les deux ont bien fait lors du camp d’entraînement, les deux méritent de jouer et c’est ce qu’on va faire. À l’attaque, on va prendre ce que la défensive adverse va nous donner ; dans ce cas-là, les deux gars peuvent nous aider. Liam est un gars très cérébral dans ses actions, alors que Charles est un peu plus athlétique », a dit Chérif Nicolas.

Dans le champ arrière, Nicolas, qui cumulera cette année les tâches d’entraîneur-chef et de coordonnateur offensif, a déjà fait son choix.

« Louis-Philippe Grégoire (307 verges de gain en 2018) a pris la pôle chez les porteurs de ballon, et il est entouré d’un bon groupe de porteurs. Aussi, on a un solide groupe de cinq receveurs, avec plusieurs gars dont Zach Graveson, qui reviennent et quelques recrues prometteuses. Quant à notre front offensif, on a six gars qui sont dans la rotation active, et on est à trouver un cinq partant avec de la cohésion. »

Nathan Walker sera également à surveiller, lui qui bouclé 2018 avec 33 réceptions et 450 verges de gain.

Quant à l’unité défensive, dirigée par Fabrice Raymond, elle misera surtout sur sa vitesse.

« C’est une marque de commerce qu’on a commencé à exploiter en fin de saison l’an dernier, avec beaucoup de permutations. En couverture, des jeunes se sont présentés au camp prêt à nous aider rapidement. Jake Kelly s’est imposé comme demi de coin côté court, depuis le printemps, et personne n’a pu le déloger. C’est l’fun de voir des gars de deuxième année, des gars qui viennent de l’Ontario, qui réussissent à s’imposer. »

Le défi qui attend les Gaiters, à l’aube de cette troisième saison est important ; ils n’ont remporté qu’un seul match à leurs deux premières saisons dans les Maritimes.

Chez les joueurs, l’optimisme est au rendez-vous. Le changement de philosophie, proposé par Chérif Nicolas à son arrivée, se fait sentir, disent-ils.

« Chaque année, la culture qu’on bâtit s’installe. C’est vraiment un gros changement par rapport à ce que j’ai connu quand je suis arrivé ici. Cette année, les gars y croient, on voit du progrès. Il n’y a plus rien pour nous surprendre, on a vécu les voyages en avion, on connaît les autres équipes des Maritimes. C’est du positif. On s’attend à une meilleure saison. Tout le monde est vraiment excité », a dit le vétéran receveur de passes Zachary Graveson, qui en est à sa cinquième année.

« Mais ce genre de progression, ça ne se fait pas en un an ; cette année, la chimie dans l’équipe, c’est très bon. On veut juste faire notre job, on ne doit pas se compliquer la tâche. Tu fais ton tracé, tu attrapes la balle, tu fais le jeu.

On est surpris et excité par nos nouveaux quarts-arrière, ça amène une vague de changements. Ils sont différents et c’est stimulant de voir tout ce qu’on peut accomplir avec eux, » a-t-il poursuivi.

Encadrer les jeunes

Capitaine en défensive, le secondeur Rémi Desbiens sait qu’il aura un rôle de grand-frère auprès de ses jeunes coéquipiers. Les Gaiters ont une nouvelle cohorte d’une trentaine de jeunes nouveaux.

« Je vais les accompagner dans tout ce qu’on va vivre, le voyage en avion, les déplacements, les entraînements, l’école. Ce sont tous des bons joueurs de football, s’ils sont ici, c’est pour ça. Pour le reste, on va les encadrer. La culture a changé, a évolué, elle s’imprègne et on doit embarquer les jeunes là-dedans. Une fois que les coachs changent la philosophie, c’est ensuite aux joueurs de la mettre en place. »

sports

Sprint final pour améliorer l’alignement

La date limite de la première période de transactions arrive à grands pas dans la LHJMQ. D’ici lundi 10 h, Jocelyn Thibault tentera d’améliorer son équipe. L’entraîneur Stéphane Julien suivra de près les discussions de son directeur général et devra réagir rapidement afin d’officialiser son alignement.

L’état-major du Phœnix de Sherbrooke avait une dernière chance d’analyser les jeunes joueurs qui espèrent obtenir les rares postes disponibles. Parmi eux, les gardiens de but Thomas Sigouin et Dakota Lund-Cornish.

Les deux portiers ont subi une défaite de 5 à 4 contre les Voltigeurs de Drummondville à l’aréna de Saint-Gabriel-de-Brandon. Sigouin a cédé deux fois sur 12 lancers alors que Lund-Cornish a accordé trois buts sur 15 tirs. Plusieurs vétérans du Phoenix avaient obtenu congé.

« Les deux gardiens ont joué de façon semblable. On a aimé leur effort. Il faudra faire un choix entre les deux. Ils ont une belle valeur sur le marché. Reste à voir ce que notre DG fera d’ici lundi matin », avance Stéphane Julien.

Tout comme la veille à Sherbrooke, le Phœnix a dominé son adversaire en gardant les portiers adverses beaucoup plus occupés. Anthony Morrone et Jacob Leblanc ont tous deux flanché à deux reprises, accordant ainsi quatre buts sur 41 tirs. 

Fabian Hochegger a été le premier à faire bouger les cordages pour les Voltigeurs. Jérémy Rainville a répliqué, mais Jérémy Lapointe a redonné une priorité d’un but aux locaux. En deuxième période, Israel Mianscum et Félix Robert ont permis au Phœnix de prendre les devants une première fois dans le match : 3 à 2 Phœnix. Thimo Nickl a remis les compteurs à zéro et Patrick Guay a amené le pointage à 4 à 3 pour les Sherbrookois. 

Avec son deuxième du match, Lapointe a nivelé la marque et c’est l’ancien défenseur du Phœnix Dilan Savenkov qui a mis fin au débat.

« Deux erreurs ont coûté deux buts en fin de partie. Mais on ne peut pas en vouloir aux gars, qui ont tout de même disputé une bonne partie en général en contrôlant le match. Leurs gardiens ont été bons », soutient l’entraîneur.

Une fois de plus, Ludovic Harrisson et Anthony Munroe-Boucher ont retenu l’attention chez les recrues. La bonne nouvelle pour les jeunes vétérans ? Julien et Vincent Anctil ainsi que Jérémy Rainville ont également bien fait, tout comme le défenseur Jacob Rabouin, qui a gagné son combat contre la recrue Alexim Veileux.

« On retranchera trois ou quatre joueurs samedi matin. On sera alors à un ou deux joueurs près de notre alignement final. Mais on veut s’améliorer. Jocelyn Thibault aura l’opportunité de le faire d’ici lundi et je devrai ensuite m’ajuster », précise le pilote des Oiseaux. 

Notons que le nouvel ailier du Phœnix Karl Vailancourt a disputé un premier match préparatoire vendredi soir. 

« Il a joué une bonne partie, admet Julien. Je le connais bien. Je le vois jouer depuis trois ans. On le retournera toutefois chez les Cougars de Champlain au niveau collégial lundi. On l’avait averti. Même s’il entre dans notre groupe d’âge, qu’il est rapide et qu’il a un bon sens du jeu, il n’y a pas de place pour lui cette année, tout comme à Cap-Breton. » 

Rappelons que le Phœnix espère présenter un alignement de 22 joueurs en comptant sur un attaquant et un défenseur en extra, contrairement à l’alignement de 24 joueurs de la saison 2018-2019. 

baseball

Ligue de baseball junior élite du Québec : le Rocket passe près de surprendre

Bien qu’il ait tiré de l’arrière par cinq points à deux reprises, le Rocket de Coaticook est revenu de l’arrière et est passé bien près de signer une victoire importante face aux Guerriers vendredi soir au stade Julien-Morin. Il s’est toutefois incliné par la marque de 8-7 au terme d’un match enlevant.

Voulant éviter de tirer de l’arrière 2-0 dans leur série quatre de sept contre les Guerriers de Granby, le Rocket de Coaticook comptait sur son artilleur vedette Xavier Gonzalez-Bayard au monticule. Le match de ce dernier s’est mal amorcé quand, à la suite à des erreurs de sa défensive, les visiteurs ont inscrit cinq points dès leur premier tour au bâton. 

Les Coaticookois ont répliqué à leur tour au bâton, inscrivant deux points pour couper l’avance de Granby à trois. Cependant, les Guerriers ont repris leur avance de cinq points en inscrivant deux points la manche suivante. 

En cinquième manche, Jacob Laverrière-Ménard a débuté avec un triple, mais ses coéquipiers n’ont pas réussi à lui faire croiser le marbre. La manche suivante, Matthew Lamarche a profité d’une erreur de Joe Raymond avec deux retraits pour se rendre sur les sentiers. Gonzalez-Bayard a alors cédé sa place à Samuel Girard, qui a accordé un simple productif à Xavier Bégin, donnant la victoire aux Guerriers au compte de 8-7. 

« Gonzalez-Bayard s’est battu ce soir, il méritait mieux, estime l’entraineur-chef du Rocket Fred Lajoie. Ce n’est pas facile quand tu dois lancer des manches de quatre et cinq retraits. On s’est battu nous-mêmes, on n’a pas été en mesure de fermer les livres quand ça comptait. »

« On a réussi à mettre le doute dans leur tête et on a bien frappé contre Zachary Gagnon, les gars ont montré du caractère même si on perdait tôt dans le match, mais on peut seulement être déçu d’avoir échappé ce gros match à domicile devant nos partisans. Ça aurait été une grosse victoire pour notre équipe, notre saison se joue maintenant dimanche. »

Le Rocket disputera son prochain match dimanche à Granby, et évitera de tirer de l’arrière 3-0. 

sports

Le 12e meilleur ironman au monde est sherbrookois

Franchir 3,8 km à la nage dans l’eau froide d’un fjord, traverser 180 km de vélo dans les montagnes de la Norvège et courir 42,2 km, dont une grande partie en altitude. Tout ça, en 11 h 01. Cet exploit fait de Jérôme Bresson le 12e meilleur ironman au monde.

Malgré tout, le Sherbrookois ne se dit pas entièrement satisfait. Et pourtant, il a réalisé sensiblement le même temps que l’an dernier, mais certains imprévus ont dérangé mentalement le triathlonien. Comme lorsque l’un des membres de son équipe de soutien s’est perdu en montagne alors que l’athlète aurait pu bénéficier d’un rare ravitaillement... neuf heures après le départ. 

« Je suis un peu déçu et fâché après moi, souligne Jérôme Bresson quelques jours après le Norseman. J’étais pourtant arrivé d’avance en Norvège au début du mois contrairement à l’an dernier. Je me sentais prêt. Mais mon mental a flanché à certains moments. On a commencé l’épreuve en pleine nuit, dans l’obscurité complète. On se rendait en bateau à 3 km de la rive et on devait plonger dans le fjord sans se poser de questions. L’eau était plus chaude que prévu : 17 degrés. J’ai bénéficié de courants favorables et j’ai nagé les 3,8 km en 54 minutes et 45 secondes. Je visais les 59 minutes. »

En sortant de l’eau, l’entraîneur-chef du Club de triathlon de Sherbrooke se trouvait en 11e position. 

« Durant la partie en vélo, chaque fois que je dépassais un compétiteur, je me faisais dépasser par un autre. J’avais l’impression de m’éloigner de mes objectifs. Au départ, on pédalait en plein brouillard. Mais quand le soleil s’est levé, le paysage était magnifique », raconte le Français d’origine.

Après 5 h 33 de vélo, l’athlète de 36 ans s’est attaqué à de nombreuses montées à la course. 

« J’avais à grimper pendant 8 km un dénivelé positif de 10 % en virage. C’était loin d’être facile. Les 160 premiers arrivés à ce stade avaient droit de grimper la montagne. Les autres devaient emprunter un circuit alternatif moins intéressant. Mais rendu au 25e km, le membre de mon équipe s’est égaré. Ça m’a un peu découragé. J’avais moins le couteau entre les dents. Je suis parti dans le doute jusqu’à ce qu’on le retrouve. J’étais complètement découragé et je cherchais ma motivation. Entre le 33e kilomètre et le 39e, j’ai dû perdre 20 minutes. Mais quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, j’étais très heureux et tout de même fier d’avoir complété cette course. »

Sur les 300 participants, dont une trentaine de professionnels qui s’entraînent entre 20 h et 30 h par semaine, Jérôme Bresson a terminé au 12e rang avec un temps de six minutes de plus que l’an dernier, alors qu’il terminait l’épreuve au 7e rang.

« Je m’entraîne une douzaine d’heures par semaine. J’ai tout de même terminé le Norseman complètement épuisé. J’étais comme un zombie. Après, la course, j’étais un peu déçu par contre. Les dix premiers se qualifiaient pour l’édition suivante. Mais puisque j’ai gagné le CanadaMan de Lac-Mégantic le 7 juillet, je suis qualifié pour la prochaine édition en Norvège. Je devrai toutefois avoir une réflexion sur ma participation, parce que ça demande beaucoup de sacrifices », conclut-il.

football

Baptême de feu pour Anthony Robichaud, nouveau meneur de l’attaque du vert et or

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a fait son choix ; c’est Anthony Robichaud qui amorcera le match inaugural de l’équipe, dimanche à Québec face au Rouge et Or, à la position de quart-arrière.

Le nouveau coordonnateur à l’attaque de l’équipe, Justin Chapdelaine, a confirmé son choix au principal intéressé dimanche dernier, à l’aube de la semaine d’entraînement en vue du premier affrontement de la saison au football universitaire en 2019 pour les Sherbrookois.

« Justin nous a rencontrés, moi et Zach (Cloutier) et il nous a expliqué son choix. Zach est un excellent quart-arrière aussi, alors je crois que l’équipe est en bonne posture », a dit Robichaud.

Robichaud a connu une saison très intéressante en 2018, avec Édouard-Montpetit, au football collégial division 2.

Golf

Maude-Aimée Leblanc sur une bonne lancée

Maude-Aimée Leblanc est arrivée à Aurora en Ontario en début de semaine sur une bonne lancée. La golfeuse professionnelle est présentement 20e au classement monétaire du Circuit Symetra, et elle espère toujours percer le top 10 à l’issue de la présente saison, afin de retrouver sa place sur la LPGA. À l’Omnium féminin CP, Leblanc veut poursuivre dans la même voie.

Leblanc fait partie des 15 joueuses canadiennes qui prendront part au tournoi, dès jeudi, au Club de golf Magna, dont la tête d’affiche sera Brooke Henderson, championne en titre.

Phoenix

Sortie rassurante pour Hlavaj

En comptant sur plus de vétérans que son adversaire, le Phœnix devait quitter le Palais des sports mardi soir avec une victoire convaincante et c’est exactement ce qu’il a fait en blanchissant les Olympiques de Gatineau par la marque de 4 à 0.

La sortie du gardien européen Samuel Hlavaj a rassuré l’état-major du Phœnix grâce à ses 16 arrêts en autant de tirs. Son homologue Dakota Lund-Cornish s’est aussi montré parfait en bloquant 11 lancers.

Phoenix

L’étau se resserre chez le Phoenix

Plus les jours avancent au camp du Phœnix, plus le portrait se précise en ce qui concerne l’alignement de l’édition 2019-2020. Après avoir procédé à une première vague de coupures en remerciant six recrues le week-end dernier, dix autres candidats ont été retranchés lundi. L’entonnoir se rétrécit peu à peu.

Alex Brousseau et Jordan Lambert ont été les deux premiers gardiens de but libérés samedi et deux autres gardiens ont dû plier bagage lundi : William Desmarais et David Provencher.

Sports

Un tournoi mémorable pour Vincent Blanchette

Vincent Blanchette se rappellera longtemps de l’édition 2019 de la Coupe Canada Sani-Marc-Desjardins. Avec sa ronde de 60 de samedi, il a établi un nouveau record du parcours qui lui a permis, deux rondes plus tard, de boucler la compétition en troisième position, à égalité, avec un cumulatif de -22 (65, 60, 72 et 69).

« J’ai eu un bon week-end, dans l’ensemble; aujourd’hui (dimanche), les coups roulés ne voulaient pas tomber autant que vendredi. Mais dans l’ensemble, je n’ai pas fait beaucoup d’erreurs. Si je regarde ma semaine au complet, je suis très satisfait », a dit le jeune homme de 26 ans originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, dont les parents résident à Sherbrooke.

Baseball

Steve Oleschuck, le mentor des 12 salopards

Le décès de Steve Oleschuck laisse un grand vide dans le cœur des amateurs de baseball sherbrookois. Décédé la semaine dernière à l’âge de 79 ans, Oleschuck aura marqué tous les joueurs et entraîneurs qu’il a côtoyés au fil du temps, confirme Stéphane Waite, par sa passion inébranlable pour le baseball.

L’actuel entraîneur des gardiens du Canadien de Montréal est catégorique ; Steve Oleschuck est l’entraîneur qui a eu le plus d’impact dans sa carrière de joueur de baseball, mais aussi dans celle d’entraîneur, qu’il a entreprise un peu plus tard, au hockey.

« Steve, c’est un incontournable du baseball sherbrookois et estrien. Il n’a laissé personne indifférent. À la fin des années 1970, j’allais assister aux matchs de ses équipes, au vieux stade, et mon rêve, c’était de jouer pour lui, un jour », a dit Waite, qui a connu une intéressante carrière de baseballeur.

Un rêve qui s’est réalisé au début des années 1980 avec les Athlétiques juniors.

« Il m’a marqué. C’est lui qui m’a tout appris au baseball. Il avait des connaissances incroyables, on n’avait jamais vu ça. Tu sais, si mon gilet de joueur a été retiré et est maintenant accroché au Stade Amédée-Roy, c’est en grande partie grâce à lui. »

Oleschuck, précise Waite, gérait ses matchs avec précision. Défenseur du small ball, qui consiste à prendre des buts sur balle, faire des amortis ou voler des buts, plutôt que de compter uniquement sur la puissance, il n’avait pas son pareil pour élaborer des stratégies novatrices.

Originaire de Montréal, Oleschuck avait connu une brillante carrière comme joueur d’arrêt-court chez les seniors.

Son haut fait d’armes fut d’avoir été impliqué comme recruteur/dépisteur avec les Pirates de Pittsburgh (ML) de 1970 à 1995. Il arborait d’ailleurs fièrement sa bague de la Série mondiale de 1979.

Le parcours de Steve Oleschuck a de quoi étonner les plus fervents amateurs de baseball. 

De 1976 à 1978, il a fait ses classes au sein de Baseball Québec. En 1979, Oleschuck a pris les guides des Athlétiques de Sherbrooke. 

L’année suivante, avec sa troupe sherbrookoise, Oleschuck remportait la triple couronne junior élite. Un exploit. Avec une équipe composée uniquement de 12 joueurs. Les 12 salopards.

En 1981, l’entraîneur a déménagé ses pénates à Coaticook où il a remporté les finales juniors.  

Deux ans plus tard, Oleschuck était à la tête de la troupe junior de Lasalle pour ensuite revenir à ses premiers amours à Sherbrooke, de 1984 à 1986, les années durant lesquelles il a dirigé Stéphane Waite. « J’ai rencontré Stéphane Waite dans ce temps-là. Il était jeune, orgueilleux, combatif et fou. C’est l’un des plus gros compétiteurs que j’ai jamais connu », a-t-il expliqué à La Tribune, en 2005, lors d’un événement retrouvailles des Athlétiques.

Les années suivantes, l’entraîneur a butiné à Shawinigan, en Mauricie et à Coaticook dans le senior. En 1991, il a gagné une deuxième couronne avec la troupe sherbrookoise junior et en 1993, il a effectué sa dernière saison de baseball senior avec Coaticook. 

Il a repris du service brièvement avec les Expos de Sherbrooke, de la Ligue senior élite du Québec, en 2013.

Il s’est également établi en France, à partir de 1995, où il a entraîné diverses formations, dont l’équipe nationale de France. De 2001 à 2003, il a également été recruteur pour les Padres de San Diego et le Diamondbacks de l’Arizona.

« Il n’y avait que le baseball, pour lui. Il habitait chez son frère, pendant l’hiver, et pendant la saison, il demeurait à l’Hôtel le Flamingo, rue Wellington. Il n’a eu jamais d’auto, il ne conduisait pas. Il se déplaçait toujours en autobus ou en taxi », s’est rappelé Stéphane Waite.

« Charles Pelletier et moi, on est restés proches de lui. Il y a deux ans, je les ai invités au Centre Bell, pour un match des Canadiens, sur la galerie de presse. On a ressassé nos vieux souvenirs de baseball. Steve aimait tellement ça ! »

Ironiquement, c’est Waite lui-même qui a remplacé Oleschuck à la fin de son parcours junior, avec les Athlétiques.

« Ça a été un choc pour moi, que j’ai reçu la proposition de l’équipe. J’ai appelé Steve, et il m’a encouragé à prendre le poste. J’ai engagé Charles comme adjoint.

Hockey

Israël Mianscum s’illustre dans un revers du Phœnix

Les recrues des Olympiques de Gatineau et du Phœnix de Sherbrooke ont bien amorcé le calendrier présaison dimanche au Complexe Branchaud-Brière. Gatineau l’a emporté 5-3 aux dépens des Sherbrookois alors qu’Israël Mianscum a impressionné son entraîneur.

Leur premier choix Zach Dean s’est particulièrement illustré devant les 446 partisans de l’équipe présents pour l’occasion avec un doublé. Il a réussi le premier but de la rencontre et celui de la victoire alors qu’il ne restait que 3:13 minutes à écouler au cadran, ce qui couronnait une remontée d’un déficit de deux buts après 40 minutes de jeu. Le club a confirmé après le match qu’il s’était taillé un poste pour amorcer la saison régulière.

Le jeune Terre-neuvien a pivoté un dangereux trio complété par Ben Allison, obtenu du Cap-Breton l’hiver dernier dans l’échange de Shawn Boudrias (deux passes), et Zachary Gravel, un choix de 11e ronde en 2018 (un but dans un filet désert et deux passes).

L’autre nouveau venu qui s’est particulièrement fait remarquer est le défenseur russe Evgeni Kashnikov, qui a créé l’égalité 3-3 en avantage numérique en plus d’obtenir une passe et de jouer de façon solide dans sa zone, en particulier en fin de rencontre quand son club protégeait une avance d’un but contre un Phœnix qui avait retiré son gardien à la faveur d’un sixième attaquant.

« L’équipe avait eu un petit relâchement en deuxième période, mais en troisième, les gars se sont repris et ont montré du caractère. C’est le fun de voir ça, a souligné l’entraîneur-chef des Olympiques Éric Landry. Évidemment, Dean a très bien fait, Kashnikov aussi. Je ne veux pas juste nommer eux autres, mais ces deux-là ont particulièrement eu une bonne performance. Allison et Martel sont deux autres qui font très bien depuis le début du camp et on les voit dans les matchs aussi. »

Concernant Kashnikov, le choix de l’équipe au dernier repêchage européen, Landry a ajouté qu’il « patine bien, effectue une bonne première passe et il nous montre de bonnes habiletés offensives, mais en même temps, il veut bien faire défensivement, il y a de l’urgence dans son jeu et c’est un joueur d’équipe ».

Le Phœnix avait pris les devants 3-1 au deuxième tiers immédiatement après le changement de gardiens de mi-match, alors qu’Alexis Giroux, parfait face aux 16 tirs dirigés vers lui, a été remplacé par Nathan Pelletier. Ce dernier a cédé sur les deux premiers lancers auxquels il a fait face, ceux de Jaheem Lagacé-Aurelien en avantage numérique et d’Israel Mianscum, un choix de première ronde du Phœnix, à 27 secondes d’intervalle. Vincent Anctil a ajouté à cette avance en sautant sur un retour de lancer.

Pelletier, un choix de huitième ronde en juin dernier, s’est cependant ressaisi et il a repoussé 21 lancers dans la victoire gatinoise. « La situation a changé vite de bord quand il y a eu le changement de gardien, mais j’ai bien aimé comment Pelletier s’est repris et a fait de gros arrêts pour garder le club dans le match. Puis il a bien fait ça en troisième », a noté Landry.

Sports

Seulement deux recrues chez le Phœnix ?

Plus le camp d’entraînement du Phœnix de Sherbrooke avance, plus il semblerait que seulement deux recrues réussiront à percer l’alignement de l’édition 2019-2020: le choix de première ronde Israel Mianscum et le gardien européen Samuel Hlavaj.

Même si Stéphane Julien insiste pour dire que des surprises pourraient survenir, la tenue des vétérans le forcera peut-être à le limiter à deux nouvelles recrues, et ce, malgré la présence de 48 joueurs au camp.

Les recrues semblent bien conscientes de la situation. Plusieurs tiennent toutefois à laisser leur carte de visite en faisant bonne impression afin d’être rappelés dans le cas où des joueurs se blesseraient au courant de la prochaine campagne.

C’est entre autres le cas de Nathan Hardy, un ancien membre des Marquis du Collège Mont-Sainte-Anne :

« Je ne suis pas habitué d’affronter des joueurs plus vieux que moi. L’expérience d’un camp de la LHJMQ est très différente de ce que j’ai vécu dans le passé. Je veux bien sûr convaincre les entraîneurs et gagner une place chez le Phœnix. J’arrive de la LHPS, la marche est haute, mais je veux laisser une bonne impression. Je devrai peut-être rejoindre les Cantonniers de Magog et me contenter du midget AAA, qui risque de devenir mon plan A. »

« C’est incroyable de vivre ces moments-là avec les vétérans, indique pour sa part Adam Emery, qui évoluait pour les Harfangs de Sherbrooke. Je regarde les meilleurs joueurs qui sont plus vieux et je tente de faire les mêmes choses qu’eux. Mais j’essaie surtout de garder mon jeu simple en évitant de commettre des erreurs. »

Leur but ? Acquérir de l’expérience pour revenir en force l’an prochain. 

« Ce camp m’aidera peut-être à me faire une place au sein de l’équipe dans un an si je suis retranché cette année. Je vais écouter les recommandations de l’entraîneur avant de quitter et je travaillerai là-dessus cette saison pour revenir encore meilleur. »

Aux dires de l’entraîneur Stéphane Julien, la tenue de la recrue Anthony Munroe-Boucher est impressionnante depuis le début du camp. 

« Je veux faire les petites choses qui peuvent faire la différence, comme servir des mises en échec, bloquer des lancers et bien jouer défensivement tout en contribuant à l’attaque, souligne-t-il. Je joue de façon intense. Je suis arrivé ici avec l’objectif de percer l’alignement. Je crois avoir disputé de bonnes parties intra-équipes. Je dois encore m’ajuster parce que le niveau de jeu entre le midget AAA et la LHJMQ est grand. »

« Je suis conscient qu’il n’y a pas beaucoup de postes disponibles, poursuit-il. On se le dit entre recrues. Mais je suis déterminé à prendre la place d’un vétéran. Je dois encore travailler encore plus fort qu’eux. »

« Il pourrait brouiller les cartes », se limite à dire le pilote des Oiseaux.

Luke Wilson souhaite saisir sa chance

Prêté par les Islanders de Charlottetown, l’attaquant Luke Wilson espère saisir la balle au bond en profitant de sa présence à Sherbrooke pour impressionner les entraîneurs. Jusqu’à maintenant, le jeune de 18 ans répond à l’appel. 

« Je veux montrer ce que j’aurais voulu montrer aux entraîneurs l’an dernier, dit-il. Je crois que je n’ai pas eu la chance de le faire à Charlottetown. On ne m’a pas donné l’occasion. C’est la raison pour laquelle je suis ici et que j’ai demandé aux Islanders d’obtenir une chance ailleurs. J’ai suivi les conseils de mon agent. Si je fais l’équipe, le Phœnix aura une compensation à donner et j’espère en faire suffisamment pour convaincre la direction. »

LHJMQ

Chaude lutte devant le filet du Phoenix

L’excellente tenue de plusieurs candidats au poste de gardien de but complique la tâche de l’entraîneur-chef du Phœnix, Stéphane Julien. Ce dernier admet que ses portiers ne lui rendent pas la vie facile. Lors des trois premières journées du camp, ils sont plusieurs à s’être montrés solides et le portrait de la situation devant le filet du Phœnix ne s’éclaircit pas.

Le Slovaque Samuel Hlavaj a été une fois de plus efficace vendredi matin lors de la première partie intra-équipe de la journée, remportée 4 à 3 en fusillade par l’équipe Bleu, menée par Samuel Poulin, Xavier Parent, Patrick Guay et Israel Mianscum.

Dakota Lund-Cornish et Thomas Sigouin ont aussi très bien fait, tout comme certains gardiens recrues selon l’entraîneur-chef. On peut notamment penser à William Desmarais et Jordan Lambert.

« Je suis très content de leur tenue », a confié Stéphane Julien à la suite de la première partie de la journée.

Lors du deuxième match, Alex Brousseau a toutefois cédé à cinq reprises, dont sur un ou deux lancers qu’il souhaiterait revoir lors d’une défaite des siens par la marque de 7 à 3.

Les premières coupures auront lieu samedi. Des décisions devront être prises et certaines pourraient concerner les gardiens. D’ailleurs, ce sera une très jeune équipe qui affrontera dimanche les Olympiques à Gatineau.

« Toutes les recrues qui participeront encore au camp dimanche feront partie de l’alignement. Il n’y en aura pas assez pour former une équipe composée entièrement de recrues, donc certains vétérans seront en action dimanche », précise l’entraîneur. 

Un entraîneur satisfait

Vendredi, Stéphane Julien se disait fort heureux de la tenue de ses vétérans et de ses recrues à l’attaque et en défensive.

« Nos vétérans sont arrivés en pleine forme. J’aime l’intensité que l’on retrouve durant le camp. Mais c’est exactement ce à quoi je m’attendais. »

Parmi ses plus belles surprises : Bailey Peach et Patrick Guay. D’ailleurs, le plus beau but du camp revient à Bailey Peach, qui a déjoué un défenseur adverse avec une feinte entre les deux patins pour ensuite loger la rondelle dans la lucarne. 

« Je trouve que Peach est dominant cette année au camp. Patrick Guay est aussi arrivé avec le couteau entre les dents. Je ne sais pas si le fait de ne pas avoir été retenu par Équipe Canada au tournoi Hlinka-Gretzky l’a fouetté, mais il semble déterminé. Il a pris son entraînement très au sérieux cet été », résume Stéphane Julien. 

Baseball

Steve Oleschuk décède à l’âge de 79 ans

Coloré est le mot qui vient à l’esprit d’Alain Lachance, joueur de premier but des Expos de Sherbrooke, lorsqu’on lui demande ce qu’il a retenu de ses moments avec Steve Oleschuk. L’homme de baseball, avec une personnalité plus grande que nature, est décédé la semaine dernière à l’âge de 79 ans à l’hôpital général juif de Montréal.

Avant le match des Expos face aux Blue Sox de Thetford Mines vendredi soir au stade Amédée-Roy, une courte cérémonie a été organisée par l’organisation pour saluer le travail important réalisé par cet homme, qui a consacré la majeure partie de sa vie au baseball. Un moment de silence a été observé en sa mémoire. 

M. Oleschuk possédait une feuille de route impressionnante dans le milieu du baseball. Son haut fait d’armes fut d’avoir été dépisteur avec les Pirates de Pittsburgh de 1970 à 1995. Il affectionnait particulièrement sa bague de la Série mondiale de 1979 qu’a gagnée la formation de la Ligue nationale, mené par le légendaire Willie Stargell. L’équipe AA des Pirates était située à Sherbrooke pendant plusieurs de ces années. 

Alain Lachance, qui a joué pour M. Oleschuk, se souvient de plusieurs anecdotes. Vieille école, marginal, amateur du baseball stratégique, les mots utilisés pour qualifier M. Oleschuk sont tout sauf conventionnels. L’entraîneur atypique pouvait faire des commentaires singuliers et des demandes assez surprenantes. 

« Lors d’un match à Trois-Rivières, Steve s’est présenté pour nous faire notre discours d’avant-match. Le plus sérieusement du monde, il nous mentionne que pour ce match, il demandera aux neuf premiers frappeurs de faire des amortis. Nous étions certains qu’il blaguait. Eh bien non ! Les neuf premiers frappeurs ont vraiment tous fait des amortis à sa demande », relate Lachance. 

« À une autre reprise, il m’avait interpellé en me disant : Lachance, tu es gros, alors essaye de frapper des ballons le plus fort possible le long des lignes, car c’est là que la clôture est la plus proche. C’est ce que j’ai fait et étonnamment, ça m’a très bien servi. » 

Pour Lachance, Oleschuk était un entraîneur de la vieille école et un passionné de baseball. Quand il est revenu à la barre des Expos de Sherbrooke en 2013, Lachance sourit en disant qu’il n’avait pas changé du tout. « Il était resté fidèle à sa façon de voir le baseball. Utilisation de l’amorti, du cours et frappe, bref le baseball qu’il avait toujours prôné. »

Ses obsèques ont été célébrées en cours de semaine à Montréal.

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Saison 2019 du Vert & Or : une équipe en transition

L’équipe de football du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke aura un tout nouveau visage en 2019. À une semaine du début de saison régulière, l’alignement de l’équipe a subi plusieurs transformations et s’est considérablement rajeuni. Mais jeune ou pas, le Vert & Or veut faire mieux que l’an dernier.

À sa troisième année à la barre de l’équipe, l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte a pratiquement complété le virage qu’il comptait accomplir à son arrivée.

La cuvée 2019 du Vert & Or sera très jeune ; au total ce sont 59 joueurs de première et de deuxième année qui composeront le corps de l’équipe, entourés de 19 joueurs de cinquième, quatrième et troisième année.

« Il y a eu un changement de culture, un changement qui n’était pas fait pour tout le monde. Certains gars ont décidé de quitter, on respecte ça. On a donc un jeune groupe de joueurs, et on est un jeune groupe d’entraîneurs. Les jeunes ont accepté le défi qu’on leur a lancé. On a hâte de passer à la prochaine étape. C’est une année charnière pour nous. C’est le temps de montrer où on est rendu comme équipe », a dit Mathieu Lecompte.

Le Vert & Or veut faire mieux que lors de sa saison 2018 avec une fiche de 2-6. Il s’est incliné, encore une fois, face au Rouge et Or de l’Université Laval, au premier tour éliminatoire.

Son incapacité à marquer des points, expliquée par une importante rotation de personnel au poste de quart-arrière, fut son principal talon d’Achille.

Cette saison, ce sont les recrues Anthony Robichaud et Zach Cloutier qui ont émergé du lot et ils ont bien fait jusqu’à maintenant lors de la semaine d’entraînement.Ces derniers seront trempés dans le bain rapidement ; le Vert & Or amorce sa saison sur la route, le dimanche 25 août, en affrontant le Rouge et Or, à Québec.

Moins d’une semaine plus tard, il visitera les Carabins de l’Université de Montréal.

Un début de saison difficile.

Des capitaines exemplaires

L’équipe a fait connaître ses capitaines pour la saison 2019 ; le joueur de ligne offensive Anthony Vandal (2e année) et le centre arrière David Savard (cinquième année), de même que le joueur de ligne défensive Samuel Piché-Luneau (cinquième année) et le demi défensif Tommy Roadley-Trohatos (troisième année).

Vandal, qui a été nommé recrue offensive de l’année à l’issue de sa première saison universitaire, est conscient du défi qui l’attend.

« C’est une nomination très agréable, c’est très flatteur. Je l’ai su l’hiver dernier. À long terme, c’était l’un de mes objectifs. Je veux montrer l’exemple sur le terrain, et à l’extérieur. Je vais tout faire pour justifier la confiance des entraîneurs à mon endroit », a-t-il expliqué.

Outre le vétéran de cinquième année Vincent Roy, le front offensif sera relativement jeune chez le Vert & Or.

Phoenix

Objectif : déloger le gardien européen

Si le Phœnix a acquis les services d’un gardien européen durant la saison morte, c’est certainement dans le but de lui offrir le poste de numéro 1. Mais les autres gardiens présents au camp d’entraînement de l’organisation sherbrookoise comptent bien brouiller les cartes lors des prochains jours.

C’est bien connu dans la LHJMQ : pour gagner, une formation doit entre autres pouvoir miser sur des joueurs européens de haut niveau. La venue du Slovaque Samuel Hlavaj peut laisser croire que le Phœnix s’est déniché un gardien numéro 1. Mais la compétition sera tout de même féroce.

Phoenix

Whynot échangé, Parent retrouve Poulin

Après avoir fait la pluie et le beau temps dans le hockey mineur, Samuel Poulin et Xavier Parent seront de nouveau réunis. Pas plus tard que lundi soir, les deux amis d’enfance se trouvaient ensemble chez la famille Poulin. Le lendemain matin, Xavier Parent apprenait qu’il était échangé au Phœnix contre Cameron Whynot. Et il a bondi de joie.

Tel qu’annoncé mardi dans La Tribune, le neuvième choix de première ronde en 2019, Cameron Whynot, avait demandé une transaction avec une formation des Maritimes et c’est finalement avec les Mooseheads de Halifax que le jeune défenseur amorcera sa carrière dans la LHJMQ.

Un choix de troisième ronde en 2021 a aussi été offert aux Mooseheads. Le Phœnix recevra quant à lui une compensation, un choix de fin de deuxième tour en 2020, puisque Whynot ne s’est pas rapporté à Sherbrooke avant le 26 août, la date limite de la première période de transaction LHJMQ.

La sélection de ce joueur récalcitrant aura finalement fait le bonheur de Xavier Parent et Samuel Poulin. 

« On joue ensemble depuis MAGH 1, informe l’attaquant de 18 ans, qui retrouvera également à Sherbrooke ses amis Alexandre Joncas ainsi que Julien et Vincent Anctil. Même cet été, on jouait dans une ligue 3 contre 3 et c’était comme si l’on n’avait jamais arrêté de jouer ensemble. Le pire, c’est que j’ai passé toute la soirée avec Sam lundi. Son père Patrick avait été mis au courant en soirée, mais nous a caché la nouvelle jusqu’à ce que je l’apprenne ce matin. Je ne m’y attendais vraiment pas. C’est incroyable ce qui m’arrive. »

« Quand je me suis réveillé ce matin, Xavier m’a appris la bonne nouvelle. Je l’ai crié à ma mère, mais mon père l’avait déjà mis au courant! » explique Samuel Poulin en riant.

Le Phœnix comme tremplin

Que ce soit avec le Wild de Mille-Îles, les Conquérants des Basses-Laurentides ou bien encore avec le Phénix du Collège Esther-Blondin, les deux jeunes sensations ont fait écarquiller bien des yeux.

Si Samuel Poulin a été repêché au deuxième rang de l’encan 2017 de la LHJMQ et Xavier Parent au 4e rang, c’est plutôt ce dernier qui faisait tourner les têtes dans le hockey mineur. Lors de sa présence au Tournoi international pee-wee de Québec, certains le voyaient même comme le futur Mario Lemieux grâce à ses 59 buts et 49 passes en seulement 29 matchs dans le pee-wee AAA.

La suite? Samuel Poulin a encaissé 45 points à sa première saison et 76 à sa deuxième en occupant un rôle important avec le Phœnix pour finalement être repêché en première ronde cet été dans la LNH.

Xavier Parent a pour sa part obtenu 29 points il y a deux ans et 34 la saison dernière en obtenant un rôle secondaire avec les Mooseheads et a été ignoré par les équipes de la LNH au dernier encan.

« J’étais au chalet quand j’ai regardé le repêchage, raconte Parent. J’étais tellement content de voir Sam être repêché en première ronde. Parce qu’il n’y a jamais eu de compétition entre lui et moi. Tout a toujours été amical. Mais quand j’ai vu que je n’avais pas été repêché, j’ai eu de la peine. Mais je sens que ça m’a donné cette motivation nécessaire pour débloquer. Je n’ai que 18 ans, j’ai encore la chance de prouver ce que je sais faire et je compte bien profiter de la chance offerte. »

Phoenix

Hlavaj vise le poste de numéro 1

Le nouveau gardien Phœnix a été clair à son arrivée à Sherbrooke lundi : il n’est pas au Canada pour réchauffer le banc du Palais des sports.

Samuel Hlavaj admet que s’il a quitté la Slovaquie, ce n’est certainement pas dans l’intention de jouer au touriste.

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Jocelyn Thibault comble un besoin immédiat

Le Phœnix de Sherbrooke tente le grand coup. En acquérant les services de Xavier Parent en échange de la prometteuse recrue Cameron Whynot, le directeur général Jocelyn Thibault lance un message clair : le Phœnix s’établit comme l’une des équipes à surveiller afin de rafler les grands honneurs en 2019-2020.

Depuis l’arrivée de Thibault à la barre de la formation sherbrookoise, c’est la première fois que le Phœnix ose mettre tous ses œufs dans le même panier. Et c’est loin d’être terminé. D’autres transactions sont attendues. Dont certaines majeures. Le nom du joueur étoile Nathan Légaré du Drakkar de Baie-Comeau circule beaucoup. Un autre bon ami à Samuel Poulin, Alexandre Joncas, Xavier Parent et des jumeaux Julien et Vincent Anctil.

Alors que certains saluent l’audace et la témérité de Thibault, qui ose échanger le joueur repêché au 9e rang de la première ronde en 2019 contre une jeune sensation qui n’a pas encore connu son éclosion, le directeur général, lui, semble bien sûr de son coup. 

« Je suis le parrain de Samuel et puisque Samuel et Xavier ont évolué ensemble durant plusieurs années, je connais Xavier depuis qu’il est très jeune. J’ai vu plusieurs de ses parties, que ce soit dans le hockey mineur ou dans le midget AAA. Ce que j’aime de Xavier, c’est non seulement la complicité entre Sam et lui, mais aussi ses aptitudes. De la façon dont le hockey se joue aujourd’hui dans la LHJMQ, je crois que Xavier nous apportera de bonnes choses. Il sera avec nous pour ses saisons de 18 ans, 19 ans et peut-être même 20 ans. Il est un joueur d’impact dans la LHJMQ. Ce n’est pas pour rien qu’il a été le 4e choix en 2017, derrière Alexis Lafrenière, Samuel et Jakob Pelletier. »

La production offensive de Parent n’est pas à la hauteur des attentes depuis son arrivée dans le junior majeur et Thibault possède sa propre explication.

« Xavier a fait ses débuts dans le circuit avec une excellente équipe. Pour un jeune de 16 ou 17 ans, c’est difficile d’obtenir un gros rôle dans ces conditions. De notre côté, on forme une équipe rapide et dangereuse avec la rondelle dans le territoire adverse. Il s’insère bien dans notre philosophie. »

Une offensive à améliorer

Après avoir acquis un gardien européen et un défenseur américain lors de la saison morte, le Phœnix souhaitait améliorer son offensive.

« On avait besoin d’un attaquant capable de jouer dans notre top 6. En plus, il se retrouve dans le groupe d’âge de notre noyau. Il est capable de jouer au centre comme à l’aile. Félix Robert et Taro Jentzsch sont deux joueurs de centre naturels. On aura aussi l’option de mettre Patrick Guay ou Xavier Parent au centre. La décision reviendra au groupe d’entraîneurs. Ce sera à Stéphane Julien d’essayer différentes choses. »

Finalement, le dossier de Cameron Whynot a évolué rapidement selon le DG sherbrookois.

« Quand j’ai repêché Cameron Whynot cet été, je souhaitais qu’il joue pour nous. Notre risque était calculé. On ne l’a pas repêché pour l’échanger. Mais un bon joueur garde toujours sa valeur et c’est le cas de Xavier. Au final, sachant que Whynot refusait d’évoluer à Sherbrooke, j’espérais obtenir du renfort dès cette année. C’est bien d’obtenir des choix au repêchage, mais on est rendus à un autre niveau. On a besoin de joueurs qui nous aideront à gagner dès cette année et Xavier est le type de joueurs recherché. »

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Whynot part, Parent arrive

Le Phoenix de Sherbrooke a finalement échangé son neuvième choix de première ronde en 2019, Cameron Whynot, aux Mooseheads de Halifax en retour de Xavier Parent.

Le directeur général du Phoenix, Jocelyn Thibault, obtiendra une compensation puisque Whynot ne désirait pas évoluer à Sherbrooke, souhaitant jouer dans les Maritimes. La transaction du joueur récalcitrant permet au Phoenix de recevoir un choix de fin de 2e ronde puisque Whynot a été échangé avant la fin de la première période de transactions. Un choix de troisième tour en 2021 est aussi offert par le Phoenix.

Parent, un choix de première ronde en 2017, disputera sa troisième saison dans le junior majeur et est un ami de longue date du capitaine Samuel Poulin.

«Notre objectif était de maximiser et d’améliorer l’équipe à court terme. L’arrivée de Xavier Parent, à l’apogée de sa carrière junior, vient améliorer la formation dans l’immédiat. Xavier est un joueur rapide, dynamique et intelligent. Il cadre bien dans la philosophie de l’équipe sans compter la complicité naturelle qu’il a avec Samuel Poulin », mentionne Jocelyn Thibault, actionnaire et directeur général.

Phoenix

Whynot vise la LHJMQ.... et les Maritimes

Il y aura finalement un absent de taille au camp d’entraînement du Phœnix : le choix de première ronde de l’équipe Cameron Whynot ne se présentera pas à Sherbrooke. Or, une nouvelle option s’offre au directeur général Jocelyn Thibault : celle de l’échanger, puisque le jeune défenseur a confirmé qu’il visait la LHJMQ, mais souhaite évoluer pour une formation des Maritimes.

Sélectionné au 9e rang lors de la séance de 2019, le défenseur de la Nouvelle-Écosse souhaite poursuivre ses études dans les Maritimes tout en évoluant dans la LHJMQ.

LBMQ

Le Big Bill l’emporte sur les Cascades

Le Big Bill de Coaticook est passé bien près de se faire surprendre par les Cascades de Shawinigan samedi soir au Parc Optimiste. Ils ont réussi à briser l’égalité en huitième manche aux dépens de l’excellent Matthew Rusch en route vers une victoire de 9-8.

À la suite à sa victoire contre les Expos de Sherbrooke vendredi soir, le Big Bill (15-16) a fait preuve de constance en obtenant un deuxième gain consécutif, cette fois-ci face aux Cascades (17-12). Jonathan Raftus était au monticule pour Coaticook et son vis-à-vis était Mathieu Tremblay.

Tirant de l’arrière 1-0, le Big Bill a inscrit quatre points à son troisième tour au bâton. Les Cascades ont répliqué avec une manche de trois points, à quoi le Big Bill a répondu avec quatre points une fois de plus. Les locaux ont réussi à ajouter deux points en fin de quatrième manche, portant la marque à 8-6 Big Bill.

Shawinigan a réussi à inscrire deux points aux dépens de Tristan Legault en sixième manche pour égaliser la partie. Le joueur d’arrêt-court Cédrick Vallières, qui a frappé un circuit de trois points plus tôt dans la rencontre, a réussi à faire marquer le point de la victoire contre Matthew Rusch, propulsant le Big Bill au cinquième rang du classement général.

Leur dernière partie de la saison aura lieu samedi prochain au stade Julien-Morin à 12h30 face aux Cards de Saint-Jérôme.

sports

Le Big Bill vient à bout des Expos

Le plus récent chapitre de la rivalité de l’Estrie n’a pas déçu. Le Big Bill de Coaticook, après avoir laissé filer une avance de quatre points, a eu le meilleur sur les Expos de Sherbrooke par la marque de 7-6 en huitième manche, mettant ainsi fin à leur séquence de cinq défaites.

Le Big Bill (13-16) accueillait les Expos (8-20) au stade Julien-Morin vendredi soir pour disputer le dernier duel de la saison régulière entre les deux équipes. Frédéric Fauteux était au monticule pour les locaux et son vis-à-vis était le vétéran Michel Goudreau. 

Les Expos ont ouvert le pointage en première manche grâce à un simple du joueur-entraineur Eddie Lantigua. Un deuxième point est venu marquer sur un double jeu, procurant les devants aux visiteurs 2-0. Le Big Bill a immédiatement répliqué alors que Vincent Guay a frappé un simple productif, réduisant l’avance des Expos.

En troisième manche, avec deux coureurs sur les sentiers, Mathieu Boutin a frappé une flèche au champ droit qui est tombée à quelques centimètres du gant d’Eddie Lantigua, qui s’est étiré de tout son long pour attraper la balle. Deux points sont venus marquer et Lantigua a dû quitter la rencontre.

La troupe de Jonathan Breton a ajouté à son avance dès la manche suivante. Maxime Beaudoin a frappé un triple au champ centre bon pour deux points, suivi d’un ballon-sacrifice, donnant une avance de 6-2 au Big Bill.

Les Expos n’avaient pas dit leurs derniers mots. Avec les buts remplis, Alexandre Pharand est venu en relève à Frédérick Fauteux au monticule. Le vétéran Alain Lachance a frappé une balle entre le troisième but et l’arrêt-court, faisant marquer deux points pour les siens. Un but sur balles avec les coussins remplis a permis aux Expos de s’approche à un point de leurs rivaux. 

En sixième manche, avec des coureurs aux deuxième et troisième coussins et aucun retrait, Brayan Mercedes a frappé un ballon-sacrifice, égalisant la marque à 6-6. Christophe Jutras a tenté de marquer sur un autre ballon-sacrifice, mais le relais de Cody Lovejoy du champ droit était parfait, conservant avec succès l’égalité. 

Après que Mathieu Boutin ait retiré les frappeurs des Expos en huitième manche, Maxime Beaudoin a poussé Carl Grégoire au marbre avec un ballon derrière le deuxième but qui n’a pu être maitrisé, donnant la victoire à son équipe au compte de 7-6.

« On se cherche, particulièrement depuis notre série de cinq défaites, admet l’entraineur du Big Bill, Jonathan Breton, après la partie. On manque aussi de joueurs à cause des vacances. J’ai aimé le fait que les gars ne se sont pas découragés après s’être fait remonter. Je pense qu’on va monter notre jeu d’un cran à l’approche des séries, on a deux fins de semaine pour régler nos erreurs avant les séries. »

« C’était une bonne partie, beaucoup de joueurs ne jouaient pas à leurs positions habituelles aujourd’hui, confie Eddie Lantigua, pilote des Expos. Michel (Goudreau) a très bien fait aujourd’hui, il nous a donné sept bonnes manches et il nous a gardés dans la partie. Ça va être une bonne série si l’on s’affronte en première ronde, ça peut aller d’un côté comme de l’autre. »

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Un nouveau départ pour les Cantonniers

Les Cantonniers de Magog sont déjà de retour au travail. Les champions en titre de la Ligue midget AAA du Québec et médaillés d’argent de la Coupe Telus entameront dès dimanche le 41e camp d’entraînement de leur histoire.

Un peu plus d’une quarantaine de joueurs se rapporteront à l’entraîneur-chef Félix Potvin et ses adjoints Toby Lafrance et Alex Carrier pour le début du camp. Dès lundi, les Cantonniers disputeront leurs deux premières parties préparatoires alors que les Estacades de Trois-Rivières, qui formeront une des puissances de la ligue la saison prochaine, s’arrêteront à Magog pour disputer un programme double à compter de 17 h. La deuxième partie de ce programme double s’amorcera à 19 h.

Exception faite des vétérans de la dernière saison qui ont été réclamés par des équipes de la LHJMQ lors du repêchage le printemps dernier, tous les joueurs qui frappent à la porte des Cantonniers pour mériter un poste auront la chance de disputer une des deux joutes lundi.

« On avait mis cette formule de l’avant il y a un an alors qu’on avait affronté les Estacades à Trois-Rivières dès le deuxième jour du camp. On voulait tester cette façon de faire sur au moins deux ans et cette année c’est à Magog que ça se passera », explique Potvin.

La référence

Dès le milieu de la semaine, ce sont une quinzaine de joueurs qui quitteront le camp des Cantonniers pour tenter leur chance du côté de la LHJMQ. Le temps risque de manquer à Potvin et ses adjoints pour bien évaluer tous ces joueurs. « C’est le même scénario chaque année. On doit faire avec. Ces joueurs doivent nous montrer leur savoir-faire rapidement. Ils doivent prouver qu’ils méritent leur place avec nous si jamais ils reviennent à Magog. Je n’ai jamais garanti à un joueur qu’il porterait l’uniforme des Cantonniers avec son statut de joueur repêché. Ça se décide sur la glace », insiste le mentor des Cantos.

Depuis quelques saisons en raison de tous leurs succès, les Cantonniers sont devenus la référence dans le circuit Lévesque. Pourtant, tout est à recommencer chaque année. « C’est comme ça le midget AAA. On repart continuellement à zéro. J’aime ça débuter au bas de l’échelle et gravir les échelons un à la fois avec des nouveaux joueurs. Notre premier objectif est de développer des joueurs pour les niveaux supérieurs. Sur le plan collectif, j’ai toujours prétendu que c’était difficile avant les Fêtes de savoir où on se situe exactement. Ce sera la même chose cette saison », fait valoir Potvin.

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Cougars de champlain : Joncas complète son personnel d’entraîneurs

Jean-François Joncas a complété son personnel d’entraîneurs en vue de son retour avec les Cougars du Collège Champlain.

Après un passage de deux saisons chez les Gryphons de Guelph (football universitaire ontarien), Joncas a récemment embauché un nouveau coordonnateur défensif et deux entraîneurs qui assisteront les receveurs de passes de l’équipe.

Maxime Chaput-Dupuy prendra la relève de Vincent Auger et de Yan Jacques, qui se sont partagés la tâche lors des dernières saisons.

« Lors de nos réunions de préparation, il est devenu évident que ça nous prenait quelqu’un qui pouvait mettre plus de temps pour la préparation et tout. Vincent et Yan ont de jeunes enfants et des obligations qui les empêchent de se consacrer à temps plein au poste de coordonnateur défensif. Ils vont demeurer avec l’équipe quand même », a précisé M. Joncas.

Dupuy a quitté le football actif depuis peu, afin de se concentrer sur le coaching.

Il a joué pour les Cougars de 2009 à 2011, avant d’évoluer au niveau universitaire, de 2012 à 2014, avec les Redmen de McGill.

Il a amorcé sa carrière d’entraîneur en défensive à Coaticook, avec la polyvalente La Frontalière, avant de quitter le pays en direction de l’Europe, il a été coordonnateur défensif des Black Panthers de Thonon-Les-Bains, en première division.

Son équipe a présenté la meilleure défensive pendant tout son passage et a gagné le championnat national en juin dernier.

« Il a toujours été impliqué dans le foot, comme son père, qui s’impliquait dans les écoles de football Bruno Heppel, dans la région de Montréal. C’est un kid super organisé ; comme joueur, il évoluait à la position de safety et il était toujours très bien préparé. Il va nous sortir de notre zone de confort en apportant des nouvelles idées. Champlain est une belle fenêtre pour lui pour se faire connaître », a poursuivi M. Joncas.

Adekolu rentre au bercail

À l’attaque, Jeff Willett et Stephen Adekolu viendront épauler les receveurs de passes des Cougars.

Enseignant au secondaire à la retraite, Jeff Willett enseigne le football depuis une trentaine d’années, dont 10 ans au football universitaire canadien, avec Mount Allison, Bishop’s et Concordia.

Il a participé à la coupe Vanier en 1976 et 1977 avec Acadia, où il était receveur de passes.

Quant à Adekolu, c’est un tout jeune retraité de la LCF. Il a joué une saison avec les Cougars de Champlain, en 2008, avant de passer six saisons dans la LCF, dont avec les Alouettes de Montréal.

Football

Gabriel Polan fait une croix sur le football universitaire

Gabriel Polan a décidé de se faire opérer au genou droit dans les prochaines semaines. Il met ainsi fin à sa carrière au football universitaire, lui qui était admissible à jouer une cinquième et dernière année avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. Mais il n’écarte pas un retour chez les professionnels, le printemps prochain.

Polan, qui a été le meilleur porteur de ballon dans la conférence Québec du football universitaire en 2018, s’est blessé lors de la deuxième journée du camp des recrues du Rouge et Noir d’Ottawa.

Quelques semaines plus tôt, il a été le troisième porteur de ballon à être sélectionné lors du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), le 27e choix au total (troisième tour).

« J’ai pris la décision difficile, il y a quelques jours, de me faire opérer au genou dans les prochaines semaines. C’était nécessaire. Après m’être blessé au camp d’Ottawa, j’ai passé tout l’été avec une prothèse afin de voir si je pouvais jouer avec ça pendant la saison. Mais l’ampleur de la blessure est trop grande. J’aime mieux tout stopper, me faire opérer, que de jouer à 50 % », a expliqué Polan.

« Je suis très exigeant envers moi-même, j’ai des attentes très élevées et c’est devenu clair que je ne pourrais pas jouer à mon maximum. Ça fait un bout que j’y pense, d’ailleurs. »

Gabriel Polan vivra donc un premier automne sans football, lui qui arpente les terrains depuis qu’il a huit ans.

« En fait, je vais subir la même opération qu’en 2015, avant que je ne joigne le Vert & Or. C’est une reconstruction du genou droit ; le ligament croisé antérieur, de même que deux ménisques et du cartilage, sont touchés. »

« C’est un choc. Même si je savais que l’opération était la meilleure décision pour ma santé, ce n’est pas facile à digérer. Mais cette décision m’a enlevé une tonne de pression, ça m’a fait du bien, je peux maintenant avancer. »

Polan n’est pas le seul joueur du Vert & Or a mettre un terme à son expérience football universitaire à cause des blessures ; l’équipe a en effet annoncé que Dominick Brazeau, Olivier Dionne, William Garceau, Justin Roy et Xavier Owens ne seraient pas de retour.

Un retour chez les pros est toujours possible

Le porteur de ballon format géant a dominé tous les porteurs de ballon au Québec en 2018 avec une récolte de 666 verges.

L’attaque du Vert & Or, bien souvent, reposait principalement sur ses épaules.

Il dit avoir gardé le contact avec le Rouge et Noir d’Ottawa et si sa réhabilitation se passe bien, il pourrait être invité au camp d’entraînement de l’équipe, le printemps prochain.

« J’ai discuté avec Marcel Desjardins (directeur général de l’équipe) dans les derniers jours et j’ai une entente avec eux ; si tout va bien après mon opération, j’aurai la possibilité de me présenter au camp. En me faisant opérer d’ici peu, ça va me donner le temps de bien récupérer. Je n’ai pas fait une croix sur le football. La priorité, c’est que je sois en santé. »

Polan est toujours propriété du Rouge et Noir, inscrit sur la liste des joueurs suspendus de l’équipe, une formalité.

S’il n’est pas sur le terrain cet automne, Polan ne sera pas loin non plus.

« J’ai demandé à Mathieu (Lecompte) si je pouvais demeurer dans l’entourage de l’équipe, afin de donner un coup de pouce aux porteurs, et il a dit oui. Je suis bien content. Plus tard, je veux être entraîneur, alors ce sera très intéressant comme expérience. »

Le camp d’entraînement du Vert & Or s’amorce ce samedi à 9 h, sur le terrain synthétique de l’équipe, situé sur le chemin Sainte-Catherine.

Football universitaire

Plusieurs batailles importantes au camp du Vert & Or

Près de 80 joueurs ont foulé le terrain synthétique d’entraînement du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke samedi pour l’ouverture du camp préparatoire de l’équipe en vue de la saison 2019. Plusieurs batailles intéressantes se profilent déjà à l’aube de cette saison perçue comme un jalon de plus dans la progression du programme.

Pour une deuxième année, la rotation de personnel a été importante, alors qu’une trentaine de recrues (29) sont présentes au camp afin de se tailler une place dans l’équipe.

En contrepartie, 20 joueurs ont décidé de quitter, alors que six n’ont pu poursuivre leur carrière de football pour des raisons de santé.

Pour une deuxième année de suite, donc, le Vert & Or sera une jeune formation, appuyée par 13 joueurs finissants.

Plusieurs postes sont donc à l’enjeu lors de ce camp; et le plus important sera assurément celui de quart-arrière partant.

S’il y avait huit quart-arrières dans les rangs de l’équipe l’hiver dernier, il n’y en avait que trois lors de l’amorce du camp, samedi matin.

Xavier Owens, Conor Sinclair, Joé Hudon, Pierre-Olivier Potvin et Alexandre Naud ont quitté, pour différentes raisons.

À l’ouverture du camp, les recrues Anthony Robichaud et Zachary Cloutier ont obtenu la majorité des répétitions à l’attaque; Samuel Goulet-Bolduc, qui a terminé au poste de partant l’an dernier, a lui aussi obtenu la chance de lancer la balle, mais il a également été utilisé comme receveur.

Robichaud et Cloutier semblent avoir une longueur d’avance pour le coordonnateur à l’attaque Justin Chapdelaine, qui entame une première saison avec l’équipe.

La position de porteur de ballon sera aussi sous la loupe alors que le poste de Gabriel Polan, qui a confirmé qu’il ne disputerait pas sa cinquième et dernière saison d’admissibilité au football universitaire, est libre.

William Tremblay-Harnois, Samuel Béland et plusieurs nouveaux venus se feront la lutte lors des prochains jours.

Idem chez les receveurs de passes, où les postes de partants restent à confirmer.

En défensive, le Vert & Or pourra compter sur le retour des vétérans de cinquième année Samuel Piché-Luneau et Mickael Badra et la présence du joueur de troisième année Jérémy Verreault.

Et, position importante, le Vert & Or devra former un nouveau spécialiste des longues remises; Dominick Brazeau (santé, blessures) et Félix Perreault ont quitté l’équipe; ainsi Raphaël Dionne et le joueur de ligne offensive Gabriel Fournier-Donahue ont eu des répétitions à cette position.

Des changements ont aussi été apportés chez le personnel d’entraîneurs; les porteurs de ballon sont désormais sous la responsabilité de Nicholas Robitaille, alors que l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte s’occupe désormais des joueurs de ligne défensive, position qu’il occupait lors de sa carrière de joueur.

« Pour la première fois, on a eu 70 gars qui se sont entraînés ensemble cet été; l’effet de groupe est fort », a commenté Mathieu Lecompte.

« Là, les gars sur le terrain, ce sont essentiellement des gars que j’ai recruté. Si je ne me trompe pas, les recrues et les gars de deuxième année représentent 60% de l’équipe. On a un certain talent pour surprendre. Côté objectif, c’est sûr qu’on veut faire mieux que l’an dernier. On n’a pas de sentiment d’infériorité face à nos adversaires que tout le monde redoute au pays, Québec et Montréal. Maintenant, est-ce qu’on a tous les éléments pour les battre? Sur papier, personne ne va mettre Sherbrooke gagnant. Mais on sait qu’on met quelque chose d’unique en place à Sherbrooke ».

« On est content de voir que les gars sont restés à Sherbrooke pour s’entraîner cet été; tous les entraîneurs au pays voudraient ça. On va essayer de bâtir là-dessus. »

Quant aux différentes batailles, Mathieu Lecompte que l’évaluation est pratiquement terminée.

« Comme on a eu les gars avec nous depuis un bout, on a beaucoup cheminé de ce côté; on sait ce que les gars peuvent livrer. Pour la position de quart-arrière, je vais attendre les rapports de Justin Chapdelaine à ce sujet; comme je dirige aussi les gars de la ligne défensive, j’ai moins de temps pour les observer à l’entraînement. »

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Vincent Roy, repêché au 53e rang (sixième ronde) par la Saskatchewan lors du dernier repêchage la LCF, disputera une cinquième année avec l’équipe. Il stabilisera une ligne offensive en progression.

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Deux joueurs de 24 ans, qui se sont démarqués lors des essais ouverts début août, ont été invités au camp de l’équipe; le demi défensif Jeffly Julien (6’2 et 205 livres) de même que le centre arrière Maxime Fortier (6’5 et 225 livres).

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Le camp d’entraînement de l’équipe se poursuit dimanche (9h à 11h), et cette semaine, sur le synthétique de l’Université de Sherbrooke.

Tennis

Bianca Andreescu assure sa place en quarts de finale à la Coupe Rogers

TORONTO — Bianca Andreescu, nouvelle coqueluche du tennis féminin au Canada, a atteint les quarts de finale de la Coupe Rogers en l’emportant 6-1, 6-7 (9) et 6-4 face à la Néerlandaise Kiki Bertens, cinquième tête de série.

Détentrice d’une fiche de 24-4 cette année, l’Ontarienne a gardé le cap après avoir pris les devants 4-1 au dernier set.

«Après avoir été loin des courts durant un long moment, ça signifie beaucoup pour moi de pouvoir me qualifier pour les quarts de finale», s’est exclamée Andreescu. «Et ce temps de repos m’a aidé — j’ai eu le temps de comprendre beaucoup de choses — et ça paraît sur le court.»

Classée 27e au monde, Andreescu est invaincue en cinq matches contre des joueuses du top 10 cette année.

Le match a été retardé pendant une heure et 11 minutes à cause de la pluie. En deuxième manche, Andreescu est presque parvenue à effacer un retard de 0-3.

«C’est une très bonne performance, a reconnu Andreescu. Je ne m’attendais pas à ça, vraiment. Je n’avais pas d’attentes en amorçant le tournoi. J’étais simplement très heureuse d’être de retour.

«Je ne peux pas me plaindre en ce moment, alors je crois que je ne devrais pas trop avoir d’exigences et tout va bien aller.»

Andreescu a mérité cinq des sept bris du match, en partie car Bertens a commis une dizaine de doubles fautes. C’est d’ailleurs avec ce type de bourde que le match a pris fin, lors de la quatrième balle de match de la Canadienne.

Bertens a soutenu qu’Andreescu était très agressive dans sa façon de jouer.

«Elle met beaucoup de pression, a-t-elle expliqué. Oui, elle peut tout faire avec la balle. Elle m’a rendu la tâche difficile aujourd’hui.»

«C’est une très bonne joueuse, a ajouté Bertens. Ce n’était pas une grande surprise pour moi.»

Vendredi, Andreescu aura comme rivale la Tchèque Karolina Pliskova, jadis numéro 1 au monde. Elles n’ont jamais croisé le fer.

Victoire de Pliskova

Troisième tête de série, Pliskova a battu l’Estonienne Anett Kontaveit 6-3, 7-5. Elle s’est montrée expéditive, disposant de la 19e joueuse mondiale en une heure et 20 minutes.

Elle a gagné 80 % de ses points sur sa première balle de service, convertissant quatre de ses 11 balles de bris.

Pliskova, qui avait eu besoin de trois manches contre la qualifiée américaine Alison Riske mercredi, a estimé avoir mieux joué contre Kontaveit.

«C’était mieux que je ne l’ai peut-être fait hier, a reconnu Pliskova. Je suppose que ça va aller en s’améliorant chaque jour. Et ça toujours été le cas, je m’améliore de match en match.»

Pliskova peut reprendre le premier rang du classement WTA cette semaine.

La Tchèque a atteint les quarts de finale de la Coupe Rogers la dernière fois à Toronto en 2017, lors d’une période de sept semaines comme reine de la WTA.

L’Américaine Sofia Kenin a poursuivi son solide parcours torontois avec un gain de 6-2 et 6-2 aux dépens de l’Ukrainienne Dayana Yastremska.

Kenin, 29e joueuse mondiale, a éliminé la favorite Ashleigh Barty, mardi.Elle trouvera sur sa route Elina Svitolina, tombeuse de Belinda Bencic, 6-2 et 6-4. Svitolina a remporté la Coupe Rogers en 2017, à Toronto.

Quatrième tête d’affiche, la Roumaine Simona Halep a aisément vaincu la Russe Svetlana Kuznetsova, 6-2 et 6-1. Deuxième tête de série, Noemi Osaka a vaincu Iga Swiatek 7-6 (4) et 6-4 et Serena Williams l’a emporté 7-5 et 6-4 aux dépens de Ekaterina Alexandrova.

Tennis

Coupe Rogers: pas de cadeau pour Auger-Aliassime face à Khachanov

MONTRÉAL — Félix Auger-Aliassime s’est donné des airs de vétéran, même s’il ne fêtait que son 19e anniversaire de naissance jeudi, à la suite de sa défaite de 6-7 (7), 7-5, 6-3 contre le Russe Karen Khachanov, au troisième tour de la Coupe Rogers de Montréal.

Le Québécois a déclaré que cette première expérience dans ce tournoi de la série Masters 1000 avait été «très enrichissante», en dépit du dénouement défavorable de la rencontre qui a duré deux heures et 50 minutes. Cette défaite signifie également qu’il n’y a plus de Canadien en lice en simple à Montréal.

«C’est bien d’avoir brisé la glace, pour être honnête. Maintenant que le tournoi est fini, je peux dire que la pression était énorme. Je ne peux pas le cacher; tout le monde en parle, c’était un gros tournoi pour moi et je voulais bien faire. J’ai beaucoup grandi cette semaine, et je crois que je peux encore m’améliorer. J’ai connu une bonne première semaine ici.»

Le moment clé du match s’est probablement produit au bris d’égalité du premier set, selon Auger-Aliassime. Khachanov, dégoûté d’avoir laissé filer une avance de 6-4 qui s’était transformée en déficit de 7-6, a expédié une balle à l’extérieur du stade IGA. Il a ainsi écopé d’un avertissement de l’arbitre, et permis au Québécois de sceller l’issue de la manche 9-7 après 1:04 de jeu.

«Mais c’est ça la difficulté. C’est dès que tu vois que tu as les devants; c’est là que j’ai senti la tension venir en moi, la pression. Parfois, être mené c’est plus facile que mener, tu vois. J’ai des choses à apprendre là-dessus, mais au fil des matchs et des années je crois que je vais apprendre à gérer ces moments-là pour les finir», a-t-il expliqué, sereinement.

Khachanov l’a ainsi empêché de célébrer pleinement son anniversaire — il est né le 8 août, soit la même journée que son idole, Roger Federer. Ça n’a pas empêché la foule présente au stade IGA de lui chanter le traditionnel bonne fête avant qu’il ne quitte le court, peut-être pour lui remonter le moral.

«Ça fait beaucoup de bien, parce qu’une défaite comme ça c’est difficile à digérer», a déclaré Auger-Aliassime en entrevue sur le terrain.

Consolation

Auger-Aliassime peut se consoler puisqu’il a véritablement compliqué la tâche du huitième joueur mondial et sixième tête de série du tournoi. C’était sans compter le vent qui tourbillonnait sur le court central.

Khachanov, plus expérimenté, a d’ailleurs semblé être celui qui s’est le mieux adapté à ces conditions de jeu difficiles. Le Russe âgé de 23 ans n’a commis que trois doubles fautes, contre un total de 12 pour le Québécois — un nombre anormalement élevé selon ses standards. Auger-Aliassime a aussi été brisé à sept reprises en 12 occasions, et il n’a réussi que cinq bris en 12 opportunités.

«Le vent a rendu la tâche très difficile au service, surtout en première balle, a-t-il admis. Je crois que c’est la raison pour laquelle il y a eu tant de bris. Mais je suis resté calme, car je voyais qu’il avait les mêmes ennuis que moi. Il fallait trouver une solution, et c’est ce que j’ai essayé de faire.»

En plus d’avoir échappé un billet pour les quarts de finale, Auger-Aliassime a laissé filer une occasion en or de s’emparer du titre de meilleur tennisman canadien.

S’il avait poursuivi sa route, le Québécois, classé 21e au monde, aurait pu menacer ce titre appartenant depuis des lunes à Milos Raonic. L’Ontarien, 19e joueur mondial, avait été contraint à l’abandon la veille lors de son match de deuxième tour contre le favori local.

Quant à Khachanov, il affrontera au prochain tour vendredi l’Allemand Alexander Zverev. La troisième tête de série et champion en titre à Montréal a évincé le Géorgien Nikoloz Basilashvili 7-5, 5-7, 7-6 (5).

Nadal fonce en quarts de finale

Dans l’autre portion du tableau, le favori Rafael Nadal a poursuivi sa lancée en éliminant facilement l’Argentin Guido Pella 6-3, 6-4 au bout d’une heure et 41 minutes.

“Rafa” présente maintenant une fiche de 4-0 en carrière contre Pella, après l’avoir notamment battu en avril au Masters de Monte-Carlo. L’Espagnol convoite son cinquième titre en carrière au Canada.

Nadal, vainqueur de la Coupe Rogers l’an dernier à Toronto, affrontera en quarts de finale Fabio Fognini, septième tête de série. L’Italien a pris la mesure du Français Adrian Mannarino 6-2, 7-5 en début de soirée.

«Il [Fognini] joue bien, et il connaît une très bonne saison  — peut-être la meilleure de sa carrière. Je devrai être au sommet de ma forme. J’ai mieux joué ce soir qu’hier, et je devrai être encore meilleur si je veux poursuivre mon parcours», a déclaré Nadal, qui a rejoint avec Roger Federer le Conseil des joueurs de l’ATP, jeudi.

Plus tôt en journée, l’Autrichien Dominic Thiem, deuxième tête de série, a évincé le champion des Internationaux des États-Unis en 2014, Marin Cilic, 7-6 (7), 6-4. Il aura rendez-vous avec le Russe Daniil Medvedev, tombeur du Chilien Christian Garin, 6-3 et 6-3.

Mentionnons finalement la victoire de l’Espagnol Roberto Bautista-Agut, 7-5 et 7-5 face à Richard Gasquet et le gain du Français Gaël Monfils, 6-4 et 6-0  aux dépens de Hubert HurKacz.

Tennis

Coupe Rogers: Raonic abandonne et Auger-Aliassime atteint le troisième tour

MONTRÉAL — Félix Auger-Aliassime aurait préféré un scénario différent, mais il était néanmoins heureux du résultat, alors qu'il a franchi le deuxième tour de la Coupe Rogers.

Auger-Aliassime a profité du forfait de son compatriote Milos Raonic, mercredi, après que les deux joueurs se soient partagé les deux premières manches par le pointage de 6-3.

Raonic avait reçu des traitements au bas du dos alors qu’il était en avance 4-1 en deuxième manche. Après avoir gagné le set, il a annoncé sa décision au Québécois et à l’arbitre.

«Je me préparais à retourner jouer quand je l’ai vu devant moi. J’étais surpris. Je ne savais pas comment réagir, a reconnu Auger-Aliassime. Quelques secondes plus tard, j’ai vraiment saisi ce qui se passait, qu’il abandonnait. Que dire? C’est la vie. C’est difficile parce que Milos est un bon ami.»

Grâce à cette victoire, Auger-Aliassime aura la chance de célébrer son 19e anniversaire de naissance avec un duel contre le Russe et sixième tête de série Karen Khachanov sur le court central du stade IGA, jeudi. Khachanov a défait le Suisse Stanislas Wawrinka 6-4, 6-7 (3), 6-2.

«Je me souviens quand j’étais enfant, [Roger] Federer avait reçu un gâteau sur le central parce que c’était son anniversaire, a raconté Auger-Aliassime. [Mon anniversaire] est la même date. Je me disais que ce serait spécial un jour de jouer sur le central

le jour de mon anniversaire et de recevoir un gâteau. Quand vous avez huit ans, c’est incroyable l’idée de recevoir un gâteau sur le central à la Coupe Rogers!»

Raonic avait aussi déclaré forfait en juin à Stuttgart, alors qu’il devait croiser le fer avec Auger-Aliassime en demi-finale du tournoi sur gazon. Il a admis qu’il ressentait des raideurs au dos avant même le début du match, mercredi.

«À voir comment [la douleur] progressait pendant le match, il ne semblait pas y avoir d’autres options logiques», a expliqué Raonic.

«En raison de la situation dans laquelle nous étions — un match en soirée à Montréal —, ce sont probablement les 30 minutes les plus désagréables que j’ai passées sur un terrain de tennis», a-t-il ajouté.

Malgré son problème au dos, Raonic a réussi 14 as, contre 13 pour Auger-Aliassime.

«Je peux être satisfait de beaucoup de choses dans mon jeu — comment j’ai servi en première manche, je connectais avec les retours, comment je dictais les points. Je bougeais bien, a analysé Auger-Aliassime. Il y a beaucoup de choses qui vont dans la bonne direction. Si je peux continuer de cette façon-là, je pense pouvoir me donner des chances de gagner à nouveau.»

Il s’agissait de leur deuxième duel en carrière. Raonic avait eu le meilleur 6-4, 6-4 en mars 2018 à Indian Wells. Auger-Aliassime était alors 169e au classement mondial. Cette fois, le Québécois se présentait sur le court central du stage IGA en tant que 21e raquette mondiale, deux rangs derrière Raonic.

Autres matchs

Dans les autres matchs en soirée, le Grec et quatrième tête de série Stefanos Tsitsipas a subi l’élimination aux dépens du Polonais Hubert Hurkacz, qui l’a emporté 6-4, 3-6, 6-3. La 11e tête de série a aussi été vaincue, alors que le Croate Borna Coric a perdu 6-2, 6-1 face au Français Adrian Mannarino.

Le Russe Daniil Medvedev, huitième tête de série, a battu le Britannique Kyle Edmund 6-3, 6-0 en 59 minutes. Le Français Gaël Monfils, 16e tête de série, a défait le Bélarusse Ilya Ivashka 6-3, 7-6 (6).

L'Italien Fabio Fognini, septième tête de série, a pour sa part eu raison de l'Américain Tommy Paul en deux manches de 7-6 (3), 6-3.

En double, les Canadiens Brayden Schnur et Peter Polansky ont été éliminés au deuxième tour. Le Russe Andrey Rublev et l’Allemand Alexander Zverev les ont défaits 1-6, 6-1 et 10-8 au super bris d’égalité.