Si cette crise remet en question notre sécurité alimentaire et qu’il devient plus difficile d’avoir accès aux fruits et aux légumes frais, il serait peut-être temps de replacer l’autosuffisance alimentaire au cœur de la politique agro-alimentaire du Québec, comme le propose l’Institut.
Ce n’est pas d’hier qu’on met de l’avant l’intérêt d’une production nourricière de proximité. Voix citoyenne le fait à Québec. Il est plus que jamais question des changements climatiques et de la nécessité de revoir nos façons de faire. Dans la population, l’engouement pour l’agriculture urbaine, les jardins communautaires et les saines habitudes alimentaires est une tendance forte qui va de pair.
Sauf que rien n’y fait. Décideurs et promoteurs continuent de rêver d’un agrandissement du périmètre urbain en zone agricole, notamment sur les terres des Sœurs de la Charité. L’exploitation de ces terres, de diverses manières innovantes et durables, est pourtant susceptible de nous mettre à l’abri de bien des incertitudes dans le futur.
Si tout le reste n’a pas donné beaucoup de résultats jusqu’à présent, la menace que fait planer une épidémie à l’échelle planétaire en fragilisant notre système d’approvisionnement devrait nous inciter à revoir nos choix à cet égard. Je le souhaite.




