Un nouveau DG pour le Salon du livre de l’Estrie

La Salon du livre de l'Estrie a un nouveau dirigeant.

Alors que le départ de Bernard Gilbert de la tête du Salon du livre de l’Estrie est imminent, l’événement littéraire faisait savoir cette semaine qu’il avait trouvé son successeur au poste de directeur général: Philippe Collard.


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Établi en Estrie depuis environ deux ans, ce dernier est fort d’une longue feuille de route dans l’industrie culturelle et en communications. Le diplômé de l’Université McGill en littérature française est notamment passé par les éditions Québec Amérique, l’Office national du film (ONF) et Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ).

«C’est comme renouer avec une passion qui m’a suivi toute ma vie, mais dans laquelle je trouve que je n’ai pas eu la chance de travailler assez souvent», révèle-t-il dans la foulée de sa nomination.

«À ce point-ci de ma vie, je me disais que ce serait le fun d’avoir une job où je me dédierais vraiment à la promotion de la lecture et du livre.»

—  Philippe Collard

En plus d’avoir déjà publié quelques romans, il possède de surcroit une grande expérience du monde des médias, y ayant œuvré pendant quelque 15 ans.

Un commerce à Richmond

Le nouveau directeur général du Salon du livre de l'Estrie, Philippe Collard.

L’an dernier, il inaugurait le café et bouquinerie Les Trois Boucs de Richmond avec sa conjointe, une entreprise qu’il n’entend pas laisser de côté malgré ses nouvelles responsabilités.



«Je pense que l’ouverture du café a contribué aussi à ma décision par rapport au Salon du livre, parce que, bon, moi et ma femme, le projet du café/bouquinerie/livres usagés, ça faisait longtemps qu’il nous trottait dans la tête», explique le nouveau dirigeant.

«Puis là, on a installé le café, puis je me suis mis à organiser des causeries avec des auteurs. On dirait que ça m’a remis dans le bain de ce que j’aime faire dans la vie.»

«Et je pense que les cinq ou six causeries qu’on a organisées cet été, ça a participé à me ramener dans ce chemin-là, vers la littérature, la lecture, puis la promotion du livre.»

—  Philippe Collard

«L’amour du livre, la passion, transmettre aux gens le bonheur d’une lecture que tu as eue, ça se fait à plein de niveaux. Tu le fais quand tu parles à un ami, quand tu vas à la librairie, puis tu le fais peut-être à une plus grande échelle quand tu vas au Salon du livre, mais le geste est souvent le même», ajoute-t-il.

«Je n’aurais pas lancé le café la même année que je me serais joint au Salon du livre, ça, c’est sûr. Mais maintenant que ça fait un an, puis qu’il a trouvé un peu son erre d’aller, je pense que les deux vont être même complémentaires.»

Bernard Gilbert prendra sa retraite dans les prochains jours, après une longue carrière dans l'industrie culturelle.

À quoi s’attendre, maintenant?

La 48e édition du Salon du livre de l’Estrie se tiendra entre le 15 et le 18 octobre prochains, toujours au Centre de foires de Sherbrooke. Philippe Collard pourra profiter de l’expertise de Bernard Gilbert pendant quelques jours encore, avant que ce dernier ne prenne officiellement sa retraite.

«Je n’en reviens pas. Le nombre d’artistes, d’écrivains, d’écrivaines, de peintres qu’il y a en Estrie. Ça me frappe à chaque fois», soutient le nouveau dirigeant qui passait déjà beaucoup de temps dans la région avant de s’y établir, puisqu’une partie de sa famille se trouve dans le secteur de Lac-Mégantic et de Magog.

Qu’est-ce que le directeur général aimerait apporter comme couleur à l’événement? «C’est dur pour moi de répondre. Ça fait quatre jours que je suis là. Je me dis que tout le monde amène sa couleur, mais j’aimerais ça amener une petite touche de surprise ou d’étonnement.»

«Le Salon, ça fait 47 ans qu’il existe et il est super bien installé. Il fait partie de la vie culturelle de l’Estrie et de Sherbrooke. Mais j’aimerais peut-être ça trouver avec l’équipe qui est en place encore une façon de surprendre des gens.»

—  Philippe Collard

«Puis, il faut commencer à réfléchir peut-être aussi à ce qui s’en vient parce que le 50e n’est pas loin. Ce n’est pas une affaire que tu planifies l’année même. Le 50e, tu commences à y penser deux ou trois ans à l’avance.»

Éric Faucher

Éric Faucher, La Tribune

Éric Faucher pratique le métier de journaliste depuis 2018. Après un passage de quelques années au Nouvelliste, il rejoint l'équipe de La Tribune en 2025. Il se spécialise dans la couverture culturelle et artistique.