Musique

Le chanteur Neil Diamond atteint de la maladie de Parkinson

NEW YORK — Le chanteur et compositeur américain Neil Diamond a annoncé lundi qu'il cessait immédiatement ses tournées parce qu'on lui avait diagnostiqué la maladie de Parkinson.

Suivant le conseil de son médecin, ce natif de Brooklyn qui fêtera mercredi ses 77 ans ne se rendra pas en mars en Australie et en Nouvelle-Zélande où il devait donner des concerts à l'occasion du 50e anniversaire du début de sa carrière.

Dans un communiqué, l'artiste déclare toutefois qu'il a l'intention de «rester actif encore longtemps dans l'écriture, l'enregistrement et d'autres projets».

«C'est avec beaucoup de réticence et de déception que j'annonce que je me retire des tournées de concerts. J'ai été tellement honoré de présenter mes spectacles au public au cours des 50 dernières années», écrit Neil Diamond, présentant ses excuses aux fans qui attendaient les spectacles à venir.

Le chanteur avait déjà donné 55 concerts dans le cadre de sa tournée du 50e anniversaire de sa carrière, chantant devant des salles combles à travers l'Amérique du Nord et l'Europe.

Dans un clin d'oeil à Sweet Caroline, l'une de ses chansons les plus célèbres, le compositeur a remercié ses fidèles fans en écrivant à propos de son parcours artistique : «Cette ballade a été "si bien, si bien, si bien" grâce à vous».

Neil Diamond, qui avait abandonné ses études dans à New York University pour entamer une carrière de compositeur pour des stars comme le groupe The Monkees, a acquis une célébrité personnelle à la fin des années 60 après avoir émergé de la scène folk.

Sa carrière lui a ensuite valu d'entrer au Rock and Roll Hall of Fame, le Panthéon du rock.

Neil Diamond doit être de nouveau honoré dimanche en recevant un trophée pour l'ensemble de sa carrière aux Grammy Awards, les prix américains de la musique.

Cinéma

Cinq nominations aux Oscars pour le «Blade Runner» de Denis Villeneuve

Le film du réalisateur Denis Villeneuve, Blade Runner 2049, a récolté cinq nominations aux Oscars, mardi matin, toutes dans des catégories techniques. Son film est dans la lutte pour la meilleure photographie, les meilleurs effets spéciaux, la meilleure direction artistique, le meilleur montage sonore et le meilleur mixage sonore.

Le nom du cinéaste québécois n’a pas été retenu dans la catégorie meilleure réalisation, comme l’an dernier, pour Arrival (L’arrivée).

Parmi les cinéastes finalistes, une femme, Greta Gerwig (Lady Bird), qui affrontera Christopher Nolan (Dunkirk), Jordan Peele (Get Out), Paul Thomas Anderson (Phantom Thread) et Guillermo del Toro (The Shape of Water)

L’an dernier, Villeneuve avait vu son drame de science-fiction Arrival (L’arrivée) décrocher huit nominations, dont celle du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario adapté et de la meilleure photographie. En fin de compte, seul le travail de Sylvain Bellemare (meilleur montage son) avait été récompensé.

Villeneuve peut toujours se consoler avec les huit nominations décrochées par Blade Runner 2049 au BAFTA, les Oscars du cinéma britannique, dont celle du meilleur réalisateur.

Neuf films se feront la lutte à l’Oscar du meilleur long-métrage. Il s’agit de Call Me By Your Name, Darkest Hour, Dunkirk, Get Out, Lady Bird, Phantom Thread, The Post, The Shape of Water et Three Billboards Outside Ebbing, Missouri.

Dans la catégorie meilleure actrice, à noter la 21e nomination de Meryl Streep pour son rôle dans The Post.

La 90e cérémonie des Oscars, organisée par l’Academy of Motion Picture Arts and Science, aura lieu le 4 mars, au Dolby Theater de Los Angeles. Elle sera animée pour la seconde fois par le comédien Jimmy Kimmel.

Plus de détails à venir…

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Musique

Ultime adieu à Dolores O’Riordan, des Cranberries

DUBLIN — Les obsèques de l’emblématique leader du groupe de rock des Cranberries, Dolores O’Riordan, ont été célébrées mardi à l’église de son village natal de Ballybricken, près de Limerick, dans l’ouest de l’Irlande.

Environ 200 personnes, en majorité des membres de sa famille et des proches, étaient réunies pour un dernier hommage à la chanteuse de 46 ans, décédée soudainement le lundi 15 janvier.

Dans le public étaient notamment présents sa mère, ses six frères et soeurs, ses trois enfants et les trois autres membres des Cranberries.

La cérémonie, qui était diffusée en direct sur une radio locale, s’est ouverte par l’Ave Maria enregistré en duo avec le chanteur d’opéra Luciano Pavarotti en 1995.

Dans son homélie, le père Liam McNamara a déclaré que Dolores O’Riordan «a attiré avec elle la lumière sur sa charmante communauté de Ballybricken et sur la région de Limerick».

Proche de la famille O’Riordan, il a évoqué sa première rencontre avec elle en 1989, l’année de formation des Cranberries, alors qu’elle avait 18 ans et qu’«elle se tenait ici, au clavier, à jouer et chanter avec la chorale».

Issue d’une famille catholique, Dolores O’Riordan avait affirmé avoir beaucoup appris sur la musique grâce à la religion. Elle avait d’ailleurs rencontré le pape Jean-Paul II en 2001.

À l’issue de la messe, son cercueil a été enlevé au son de la chanson des Cranberries When You’re Gone, issu de leur album de 1996 To The Faithful Departed, avant d’être inhumé dans un cimetière local, au cours d’une cérémonie réservée aux membres de la famille.

Dolores O’Riordan est décédée dans un hôtel londonien. Si la cause de sa mort n’est pas encore connue, la police londonienne a déclaré ne pas la considérer comme «suspecte».

Des examens post-mortem ont été réalisés et les résultats complets devraient être connus début avril.

Richard Therrien

Secrets de juges

EXCLUSIF / Après l’hôpital et la prison, au tour de la Cour de dévoiler ses secrets aux caméras de télévision. J’ai appris qu’un docu-réalité sera tourné cet hiver au palais de justice de Québec, et donnera un accès privilégié au travail des juges. L’œuvre en 11 épisodes d’une demi-heure, intitulée «Dans les coulisses du palais», sera diffusée à Canal D à partir de la mi-octobre.

«Y’a pas de justice au Québec!» Le commentaire revient chaque fois qu’une peine est jugée trop clémente par le public, qui parle alors de «sentences bonbons». Juge-t-on trop sévèrement notre système de justice? Et si on allait voir comment les choses se décident en coulisses? C’est ce que fera la maison de production KOTV, qui tournera de la fin janvier à avril.

«Il n’y a jamais une caméra de télévision qui est entrée dans le secteur restreint réservé aux juges», m’explique le producteur au contenu et scénariste Yves Thériault, qui arpente les couloirs des palais de justice depuis environ 25 ans. «C’est une mine inépuisable de sujets. Tous les drames de la vie humaine se jouent là. Au palais, il n’y a pas de petites causes. L’émotion est à fleur de peau.»

En plus d’avoir travaillé à L’arbitre sur V, Yves Thériault a signé un livre sur les libérations conditionnelles, travaillé à des séries télévisées sur la justice et la criminalité, et agi comme producteur au contenu de l’excellent docu-réalité En prison à Z, tourné à Bordeaux. Pour tourner au palais de justice, il lui a fallu obtenir l’approbation de plusieurs paliers, des juges au gouvernement. Et pas des moindres: Lucie Rondeau, juge en chef de la Cour du Québec, et Robert Pidgeon, juge en chef associé de la Cour supérieure du Québec, ont tous deux accepté avec enthousiasme de prendre part au projet, une fois convaincus de son sérieux.

Réalisée par Marc-André Chabot et produite par Marie Brissette, Dans les coulisses du palais suivra de plus près certains personnages de la magistrature, auxquels on devrait s’attacher. «Ça devait être de bons communicateurs, des gens vrais, qui avaient envie de partager leur passion», explique Yves Thériault au sujet du casting. Le nom de Robert Pidgeon s’est imposé dès le départ. Natif de Gaspé, le juge en chef associé de 72 ans est reconnu pour son humanité, sa jovialité, loin de l’image de juge distant et froid que l’on imagine. «J’ai gagné ma vie avec des gens ordinaires, j’ai toujours eu un grand respect pour eux. J’ai toujours voulu qu’ils comprennent notre système de justice, et c’est pour ça que j’ai embarqué dans ce projet-là», m’a-t-il confié. M. Pidgeon, qui insistait sur l’importance de l’indépendance des juges lors d’une cérémonie d’assermentation vendredi dernier à Québec, compte bien en faire la démonstration durant la série.

De la même manière que De garde 24/7 à Télé-Québec, qui montre des médecins passionnés par leur travail, Dans les coulisses du palais souhaite démystifier le travail des juges, mais aussi des avocats, des greffiers, des constables spéciaux, des agents correctionnels. «Chaque matin, il y a des gens, dans les 56 palais de justice au Québec, qui vont travailler avec la passion du droit dans le cœur, et qui souhaitent que la justice soit plus accessible, plus rapide et moins dispendieuse. C’est ce monde-là qu’on va montrer dans notre série», affirme Yves Thériault.

Selon Lucie Rondeau, la série arrive à un moment où les juges sont justement soucieux de mieux faire connaître leur fonction. «Si les gens savaient mieux qui on est, ça contribuerait à maintenir la confiance du public envers les tribunaux, et peut-être même à la solidifier», espère-t-elle. La juge en chef de la Cour du Québec croit aussi que le docu-réalité permettra d’humaniser la profession. «On va voir que, malgré les valeurs communes qui les habitent, chaque juge a sa personnalité. Ça demeure un individu, une personne entière.»

La série, qui ne se limitera pas au travail des juges, nous fera voir l’espace où on accueille les détenus et les ascenseurs qui leur sont réservés. Et on nous fera témoins des différentes étapes de sélection des jurés, un processus méconnu mais fascinant. «On ne veut surtout pas déranger le processus judiciaire ou nuire aux procédures. Par exemple, à la chambre de la jeunesse, on ne peut identifier ni les enfants, ni leurs parents», insiste Yves Thériault. Comme c’est la norme dans ce genre de série, on respectera la volonté des personnes qui refuseront d’apparaître à l’écran.

Pour la juge Rondeau, la série permettra aux gens de mieux comprendre les lenteurs du système, et l’ampleur de la tâche d’un juge. «C’est une occasion unique de mieux faire connaître la fonction de juge, son importance mais aussi ses limites. Un juge n’a pas plein pouvoir sur tous», souligne-t-elle. Et si l’on tentait d’embellir les choses, de nous montrer les juges sous leur meilleur jour? Après tout, c’est de la télé. Sa vision est claire: «Je ne pense pas qu’une personne puisse devenir totalement différente du jour au lendemain. Les gens vont rester ce qu’ils sont. De toute façon, il faut que le travail se fasse et que les causes soient entendues.»

L’équipe de KOTV n’a pas l’intention de s’attarder sur des causes déjà très médiatisées comme celles de Nathalie Normandeau et du présumé auteur de la tuerie de la Mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette. Si KOTV a privilégié le palais de justice de Québec, c’est notamment pour la proximité des juges Rondeau et Pidgeon, qui garderont un œil sur le projet. «Et le palais de Québec est plus attrayant que celui de Montréal. L’éclairage est beaucoup plus intéressant», ajoute Yves Thériault, convaincu qu’il y aurait du matériel pour plus d’une saison.

Arts et spectacles

Un roman à six mains

«Avez-vous la même personnalité? Est-ce que vos copains vous mélangent parfois? Êtes-vous vraiment pareilles physiquement?»

Lysianne, Lisa-Marie et Karelle Gauthier se sont déjà fait poser ces questions – et bien d’autres – des tonnes de fois. Il faut dire que des triplées, c’est assez rare, et que ça pique la curiosité.

C’est dans l’optique de démystifier leur réalité qu’elles ont décidé de coécrire le livre Jamais deux sans trois, qu’elles ont publié à compte d’auteur à l’automne dernier. «On se fait poser des questions depuis qu’on est jeunes. Avec ce livre, tout le monde va pouvoir être au courant des réponses!» lance en souriant Lysianne.

Écrire un livre à six mains semble être tout un défi, mais les sœurs sont habituées; après tout, elles ont déjà écrit trois contes pour enfants ensemble.

Elles ont cependant laissé de côté les histoires de Noël, de Pâques ou d’Halloween pour ce nouvel ouvrage...

Livre hybride

Le livre que les trois auteures âgées de 22 ans proposent s’adresse principalement à un public d’adolescentes, et est une sorte d’hybride entre un roman et un magazine. Certaines sections du livre sont sur papier glacé, et rapportent des informations à la manière d’un magazine, sur la vie des triplées elles-mêmes. C’est dans ces sections informatives qu’elles répondent précisément aux fameuses questions.

Le reste du livre est toutefois le récit d’une soirée de fête, racontée selon le point de vue de chacune des trois filles — ou plutôt de leurs alter ego, Odélia, Allie et Magdeleine, histoire de clairement se camper dans l’autofiction. Les sœurs qualifient d’ailleurs leur livre de «roman à choix», car après avoir complété un test de personnalité au début de l’ouvrage, le lecteur peut s’identifier à une fille en particulier et lire seulement sa version de la fête, ou bien lire les trois parties intégralement.

«Le fait qu’on raconte la même soirée à partir de trois points de vue différents, ça montre qu’on a chacune notre vision sur ce qui se passe», souligne Karelle, qui mentionne qu’elle et ses sœurs se font souvent demander si elles pensent toutes de la même façon.

«Les adolescents constituent un public intéressant à toucher, parce que les jeunes veulent connaître plein de choses et sont captivés», ajoute celle, qui a déjà écrit deux romans pour adolescentes auparavant.

En appartement ensemble

Les sœurs Gauthier sont originaires d’Asbestos, mais elles habitent actuellement en appartement ensemble à Sherbrooke pour leurs études universitaires.

On l’aura deviné: même si elles se ressemblent énormément, ça ne veut pas dire qu’elles étudient toutes dans le même programme. Lysianne est en service social, Lisa-Marie en enseignement au primaire et préscolaire et Karelle en enseignement du français au secondaire.

Il reste que cette cohabitation a grandement facilité leur travail pour la conception du livre, qui aura duré deux ans en tout. 

Comme les sœurs n’occupent un emploi que l’été — et qu’elles ne sont pas en couple pour l’instant —, elles travaillent consciencieusement à leurs projets communs les fins de semaine.

Les triplées sont très autodidactes; elles ont fait l’ensemble de la maquette du livre elles-mêmes dans Word. L’ouvrage est en vente à la coopérative de l’Université de Sherbrooke et au Mégaburo d’Asbestos, et une bande-annonce pour le livre est disponible sur leur page Facebook «Karelle Gauthier, auteure, et les triplées Gauthier».

La question qu’elles sont le plus tannées de se faire poser

«Est-ce que vous vous échangez vos chums, des fois?» (La réponse est non.)

La question qu’elles aimeraient se faire demander

«Vous vous sentez comment, quand on vous pose constamment des questions sur le fait que vous êtes des triplées?»

Leur lectrice la plus fidèle
Leur mère lit tout ce qu’elles écrivent au fur et à mesure!

Un beau commentaire
«Notre grand-mère a lu le livre et nous a dit qu’elle-même avait appris que certaines choses qu’elle faisait nous affectaient sans même qu’elle le sache!» rapporte Lisa-Marie en riant.

Arts et spectacles

Mme Pissenlit: une sympathique « envahissante »

Madame Pissenlit est intrépide, impulsive, un brin colérique, mais toujours joyeuse. En mars prochain, elle présentera son deuxième spectacle, qui emmènera le jeune public au pays des géants. Ce projet ambitieux a été rendu possible grâce à une campagne de sociofinancement couronnée de succès sur La Ruche Estrie.

« En fait, Madame Pissenlit, c’est moi avec un chapeau et une robe jaune », lance Marilou Ferlandt en rigolant. La créatrice des Ateliers du Pissenlit avoue se tenir loin des personnages typés pour ses animations qui visent principalement les 4 à 9 ans.

Pour celle qui est arrivée à Danville il y a un peu plus de 10 ans, le manque d’emploi à long terme dans le milieu culturel et social a été la bougie d’allumage pour démarrer sa propre entreprise, un choix qu’elle ne regrette aucunement. Depuis 2015, elle dirige les Ateliers du Pissenlit dans un petit local aux couleurs ensoleillées au cœur de Danville. Avec quelques collaborateurs, elle offre une gamme d’animations culturelles, de spectacles, de contes et de bricolage, autant dans les milieux scolaires que pour les fêtes d’enfants et les camps de jour.

Avec un nom, une photo et quelques traits de caractère, Marilou rédige aussi des contes personnalisés pour les enfants.

« Ma marque de commerce, c’est la boîte à ombrages. Elle mesure 8 pieds sur 8 pieds et me permet de projeter des décors dans lesquels je m’incruste. Ça me permet des folies comme de monter dans un haricot géant. C’est vraiment apprécié par les enfants! » souligne Marilou Ferlandt.

Pour y arriver, elle utilise un rétroprojecteur et des acétates (oui, exactement ce dont se servaient les professeurs pour corriger les exercices à l’école!). Et ça fonctionne à merveille, assure-t-elle.

« Mon but, c’est d’amener les enfants à être créatifs. Je veux qu’ils sachent que c’est à leur portée. À tout coup dans mes ateliers, les enfants finissent par trouver quelque chose qui leur plaît, que ce soit de bouger les acétates sur le rétro ou de faire les ombrages. »

La genèse du pissenlit

Dans son premier spectacle, que Marilou Ferlandt avait réalisé avec un budget approximatif de 1500 $, Madame Pissenlit se sauvait d’une plante carnivore. En mars, l’animatrice lancera Madame Pissenlit et la musique des géants, après avoir obtenu un peu plus de 7200 $ grâce à une campagne de sociofinancement. Un coup de pouce qui lui fait énormément plaisir, confie-t-elle. Le montant demandé était de 6000 $.

Avec cette récolte notable, Marilou pourra notamment profiter des services d’un auteur, d’une scénographe et d’une costumière.

« Le nouveau spectacle raconte la légende du pissenlit, les raisons pour lesquelles il y en a autant. Je vais avoir une trame sonore de musique classique, quelque chose que je trouve super intéressant de proposer aux enfants. »

Pourquoi avoir choisi le nom Madame Pissenlit? Comme Marilou a déjà travaillé à l’animation au parc Marie-Victorin, elle n’a eu d’autres choix que d’en apprendre davantage sur la botanique afin de répondre aux nombreuses questions des visiteurs. L’intérêt est resté.

« C’est possible de vivre de la culture en région et c’est ce que je veux prouver. C’est plein de potentiel. Il suffit d’apprendre à connaître son milieu. Tous les enfants et les adultes ont besoin de la culture. Mon but, c’est aussi de crédibiliser l’art et de démontrer que c’est un bon levier pour l’économie », confie l’artiste, qui s’avoue aussi entrepreneuse dans l’âme.

Vous voulez y aller?
Madame Pissenlit et la musique des géants
Dimanche 4 mars, 15 h
P’tit bonheur de Saint-Camille
Entrée : 25 $

Samedi 7 avril, 10 h 30
Salle Le Tremplin, Sherbrooke
Entrée : 20 $ (forfait familial : 60 $)

Arts et spectacles

Une relève déjà debout

Ils n’ont pas encore franchi le cap de la trentaine. Pourtant, ils se font déjà remarquer par leur musique, leurs écrits, leurs films, leurs pièces de théâtre, leurs interprétations... Reconnue comme un important creuset ayant légué plusieurs créateurs et créatrices au Québec, l’Estrie, notamment par son solide réseau d’enseignement des arts, s’est assuré une belle relève qui pousse avec force et promet un avenir plus qu’intéressant. La Tribune vous propose donc cette semaine de rencontrer une poignée de ces artistes qu’on disait « de demain » il n’y a pas si longtemps, mais qui peuvent très certainement porter maintenant le titre d’« artistes » tout court aujourd’hui. Surveillez-les : ils n’ont pas fini de faire parler d’elles et d’eux.

Orange O’Clock, bientôt un deuxième disque

Ils ont fondé Orange O’Clock aux belles heures de leur adolescence, il y a sept tours de calendrier. Raphael et Mickael Fortin ont aujourd’hui 19 et 22 ans. Plus que jamais, ils rêvent de faire rayonner leur musique à l’international. Les deux frères, qui font chemin musical en duo depuis le départ d’Anthony Simoneau-Dubuc, il y a quelques mois, sont sur une belle lancée.

Radio

Changement de duo matinal à Rythme FM

Un nouveau duo prendra les commandes de l'émission matinale Bonjour l'Estrie au 93,7 Rythme FM lundi. Celle-ci sera pilotée par l'animateur d'expérience Yves Laramée et par la coanimatrice Cindy Bourque.

La direction de la station de la rue de Portland a mis fin jeudi au contrat qui le liait aux matiniers Sébastien Bouchard et Isabelle Perron, a appris La Tribune.

« C'est une substitution d'animateurs le matin, assure Jocelyn Proulx, directeur de la station. Nous avons mis fin à leur contrat. »

« Il n'y a pas de changement de format. Les auditeurs vont retrouver le même style qu'ils connaissent de Rythme FM. »

Sébastien Bouchard était en poste depuis quatre ans. Isabelle Perron l'avait rejoint il y a un an.

Yves Laramée est décrit comme « un gars de radio » qui y est plongé dès l'âge de 14 ans. Il a roulé sa bosse aux quatre coins du Québec. Tantôt animateur, tantôt directeur de la programmation ou directeur musical, il a toujours accordé à la musique une grande part de sa vie.

M. Proulx souligne que les téléspectateurs peuvent l'avoir vu récemment dans un épisode d'Unité 9 alors qu'il a tenu le rôle d'un lecteur de nouvelles.

Le 93,7 Rythme FM a confié la coanimation de Bonjour l'Estrie à Cindy Bourque, qui connaît bien l'auditoire du 93,7 Rythme FM. « Cindy a animé à Victoriaville et en Abitibi avant de faire partie de la grande famille Rythme FM, où elle fait plusieurs remplacements. D'ailleurs, vous l'avez entendue l'été dernier et durant le temps des Fêtes au 93,7 », dit Jocelyn Proulx.

Le reste de la programmation de la station exploitée par Cogeco Média demeure inchangé.

Vendredi matin, pour assurer l'intérim, Michel Lafrance sera au micro de la station FM.

Arts et spectacles

De la danse... et des chansons

Le compte à rebours est commencé : dans quelques jours, Olivier Dion prend les commandes de Danser pour gagner, sa deuxième expérience d’animation à la télé (après Mix 4, en 2014, à Vrak TV), mais sa première en direct. Non, le Sherbrookois n’est pas trop nerveux devant ce nouveau défi. Il s’amuse même de constater que, six ans après Star Académie (à l’époque, on avait souligné son manque d’aisance pour occuper physiquement la scène), il se retrouve à la barre d’une émission de danse.

« C’est incroyable! Je n’aurais même jamais cru ça à l’époque de Danse avec les stars! » appuie le chanteur qui, rappelons-le, avait participé à la version française de Dancing with the Stars en 2015, terminant au troisième rang avec sa partenaire Candice Pascal.

« Toutes ces expériences viennent de mon désir de ne pas me limiter, d’explorer de nouvelles choses, de toujours vérifier jusqu’où je peux aller. Mais pour l’instant, il n’est pas prévu que je danse à Danser pour gagner. Je me concentre sur l’animation et je laisse toute la place aux pros. »

Chaque semaine à partir du 24 janvier à V, les danseurs et danseuses (douze équipes ont été recrutées pour la première) devront, en quelques heures de répétition seulement, créer une chorégraphie spécialement pour l’émission en respectant une thématique ou un défi spécifique. Les téléspectateurs pourront voter toute la semaine pour leur équipe préférée et les deux groupes ayant obtenu le moins de votes feront face à l’élimination. Après leur prestation, les juges (Denis Bouchard, Laurence Nerbonne et Kim Gingras) devront éliminer l’une des deux équipes.

Excité de commencer

« Ce qui atténue mon stress dans l’aventure Danser pour gagner, c’est que j’ai une belle équipe derrière moi, que je connais déjà très bien », poursuit celui qui fait toujours partie des Productions J. « Ça a quelque chose de très rassurant. Je suis donc plutôt excité de commencer! » confie l’animateur, qui était encore à Los Angeles il y a trois jours, pour travailler sur son prochain album.

L’avantage d’une diffusion en direct, c’est justement qu’elle n’est pas précédée de trop longues heures de répétition ou de tournage. Même si l’on sait depuis septembre qu’Olivier animera la nouvelle émission de V, le chanteur, qui a signé avec la maison de disques Sony l’automne dernier pour un album en anglais, a pu consacrer du temps à ses chansons en gestation. Il se mouillera davantage dans l’écriture cette fois-ci, souligne-t-il.

« Beaucoup plus que pour mon premier disque. Les gens de Sony ont accès à tout un catalogue de chansons, plusieurs auteurs-compositeurs leur proposent leurs créations — j’en ai d’ailleurs reçu quelques-unes, et il y en aura très certainement sur mon album où je ne serai qu’interprète —, mais pour moi, ça n’a pas la même saveur. »

L’avantage de signer avec une importante maison de disques comme Sony, c’est l’accès à des créateurs de talent, qui peuvent faire naître une chanson rapidement. Olivier est d’abord passé par Londres, où une première rencontre avec un réalisateur anglais lui a permis d’accoucher d’une nouvelle chanson en deux jours seulement. Puis, direction Los Angeles en novembre, pour aller visiter des amis, mais le chanteur a suggéré à sa maison de disques d’en profiter pour rencontrer d’autres auteurs-compositeurs et réalisateurs établis là-bas. Il y est retourné au début du mois.

« Avec qui ça clique »

« En chanson, tout est une question de chimie. J’ai fait beaucoup de nouvelles rencontres pour trouver des gens avec qui ça clique. Aujourd’hui, je sais de plus en plus avec qui je vais faire mon album. J’ai notamment travaillé avec Jimmy Burney [Demi Lovato, Aleesia, Cliff Richard]. Généralement, après nos séances de travail, on a déjà une maquette qui ressemble presque à une version définitive. »

Olivier Dion prévoit de se consacrer totalement à Danser pour gagner pour le prochain mois, mais compte bien reprendre le collier de l’écriture avant la fin de l’émission, quitte à faire venir ses collaborateurs à Montréal. « Je ne peux pas me permettre de laisser l’album sur la glace pour dix semaines. Je ne sais pas s’il sera prêt en 2018, mais j’aimerais bien la fin de l’année. »

D’ici là, ses admirateurs pourront écouter la reprise, en version française et anglaise, d’Only You, de la chanteuse suédoise Zara Larsson. Leur duo bilingue a été lancé juste avant Noël. « Ça tourne actuellement dans toutes les radios en France et ça devrait arriver ici cet hiver. »

Arts

Deux Sherbrookois au Festival de Sundance

Parmi toutes les productions canadiennes qui seront en compétition au Festival de Sundance figurent les œuvres de deux Sherbrookois : le court métrage Fauve de Jérémy Comte ainsi que deux projets de réalité virtuelle des studios montréalais Félix & Paul, du Sherbrookois Félix Lajeunesse et de son partenaire d'affaires Paul Raphaël. Ces projets seront offerts dans le volet New Frontier.

Félix Lajeunesse explique qu'Isle of Dogs permet aux spectateurs d'entrer directement dans l'univers élaboré par Wes Anderson pour son nouveau film, qui sera présenté en première le mois prochain à Berlin. La distribution canine partage sa vision du film pendant la visite virtuelle du plateau.

Aussi des studios Félix & Paul : Space Explorers : A New Dawn, une docusérie sur des astronautes de la NASA alors qu'ils s'entraînent pour un séjour dans l'espace.

Quant à Jérémy Comte, une entrevue avec le jeune cinéaste sera publiée dans notre édition du samedi 20 janvier.