Arts et spectacles

Amélie Bibeau affronte l’intimidation

Après avoir abordé le thème des agressions sexuelles dans sa série de romans Lili-la-lune, voilà que l’auteure de Windsor Amélie Bibeau touche à un autre sujet sensible : l’intimidation chez les jeunes.

C’est dans un univers bien spécial, celui de la lutte, que son roman intitulé Derrière le masque 1. Haute voltige fait évoluer le personnage d’Olivier Dumais, un garçon de 16 ans qui incarne, en secret, un lutteur vedette masqué nommé Sauterelle, mais qui est le souffre-douleur de son école.

Affaires

Billets de spectacle: un projet de loi à l’ère des robots

Fini l’achat de masse de billets de spectacle par des robots et leur revente à gros prix sur Internet. Le gouvernement du Québec souhaite adopter un projet de loi qui ne permettra plus à des revendeurs de contourner la loi en vigueur, qui comportait un «vide».

Le projet de loi omnibus, officiellement déposé par la ministre Lise Thériault mercredi, vise entre autres à élargir l’application de la Loi sur la protection du consommateur en y incluant la revente de billets de spectacle entre deux commerçants. Ainsi, une entreprise enregistrée ne pourra plus acquérir un grand nombre de billets, notamment à l’aide de systèmes informatiques qui permettent de le faire.

«Avec ce projet de loi, nous venons redéfinir les balises et mieux encadrer la revente des billets afin de protéger les consommateurs et, par le fait même, de protéger nos auteurs, nos producteurs et nos artistes», a déclaré la ministre Thériault.

Comme l'Ontario

La ministre indique que le Québec suit la trace de l’Ontario, qui a aussi interdit l’achat de masse de billets par des robots et la revente de ceux-ci à gros prix. 

Dans sa mouture actuelle, le projet de loi prévoit des amendes variant de 2000 $ à 100 000 $ pour les entreprises qui y contreviennent. C’est l’Office de la protection du consommateur, qui a accueilli à bras ouverts le projet de loi 178, qui assurera la surveillance et le traitement des plaintes. 

«Il y aura effectivement de la surveillance qui va être faite parce qu’actuellement on est devant un vide. Cette question-là des robots n’était pas prévue dans la loi telle qu’elle existe aujourd’hui», a signalé la présidente de l’Office, Ginette Galarneau. 

Le projet de loi ne vise donc par la revente de billets par un particulier, qui ne peut assister à un spectacle pour lequel il possédait un billet et qui souhaite le revendre sur un site de petites annonces, par exemple. 

Éviter le surendettement

Québec permet aussi aux consommateurs d’exiger le remboursement de leur billet s’il a été acheté sur un site de revente et que l’événement auquel le billet donne accès est annulé, ou que l’accès est refusé au détenteur en raison, par exemple, d’une fraude.

Le document législatif est omnibus, en ce qu’il cible plus d’un secteur d’activités. Ainsi, le projet de loi 178 prévoit également interdire aux compagnies financières de faire de la sollicitation dans les cégeps pour offrir des produits de crédits. 

En clair, si le projet de loi est adopté tel quel, les cégépiens ne seront plus invités à se procurer des cartes de crédit sur les campus. Une mesure visant à encourager de bonnes habitudes de consommation et d’éviter le surendettement chez les jeunes, estime la ministre Thériault. 

«On profitera certainement de l’interdiction maintenant de solliciter sur les campus pour pouvoir transmettre de l’information sur une consommation de crédit acceptable et responsable», a commenté la ministre. Elle a indiqué que le gouvernement travaille de concert avec les milieux communautaires et l’Union des consommateurs pour développer d’autres moyens de sensibiliser les jeunes au surendettement. 

Arts et spectacles

De camp musical d'Asbestos à Centre O3

Avec plus de 55 000 visiteurs par année, le Camp musical d’Asbestos est l’un des attraits touristiques majeurs de la MRC des Sources. C’est pourquoi il a décidé de changer son image de marque et de devenir le Centre O3, en mettant de l’avant son offre locative pour des séjours sur mesure. Le camp musical, qui a déjà fait sa renommée, reste en place pour la saison estivale.

La nouvelle appellation tient son origine dans l’emplacement des installations, soit le secteur des Trois-Lacs à Asbestos, d’où le Centre O3. Cela faisait déjà quelque temps que l’équipe en place envisageait ce changement, elle qui accueille déjà plusieurs événements tous les ans.

Télé et radio

Netflix rencontrera les producteurs québécois

CHRONIQUE / Les producteurs québécois auront enfin l’occasion de vendre leur salade à Netflix. Dans les prochaines semaines, le géant américain déléguera plusieurs de ses directeurs à les rencontrer à Montréal pour discuter d’éventuels partenariats, a annoncé la directrice des productions originales jeunesse chez Netflix, Dominique Bazay.

L’ancienne directrice de la programmation de VRAK, qui a quitté le Québec pour œuvrer chez Netflix en Californie il y a bientôt trois ans, a procédé à cette annonce mercredi, durant une conférence du congrès de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) à Gatineau, devant un parterre de producteurs attentifs. Il s’agissait probablement de la conférence la plus attendue de ce congrès, où le nom de Netflix est sur toutes les lèvres. «On veut créer de bonnes relations avec vous. Le secret du succès d’une bonne série, c’est la qualité de nos relations», affirme Mme Bazay, consciente que la présence et le succès de Netflix ont pu créer des frustrations parmi le milieu de la télévision au Québec. Interrogés par l’ancienne patronne chez Astral, Judith Brosseau, qui animait la conversation, Mme Bazay et son collègue aux productions originales internationales, Felipe Tewes, n’étaient pas là pour aborder la question politique d’une éventuelle taxe imposée à Netflix, mais bien pour répondre aux interrogations des producteurs et de gens de l’industrie, qui souhaitent voir leurs émissions et leurs films atterrir sur ce service de vidéo en ligne.

Tout le monde était resté sceptique quand la ministre Mélanie Joly avoir conclu une entente l’automne dernier pour que Netflix s’engage à investir 500 millions $ sur cinq ans dans la production originale au Canada. Plusieurs s’étaient alors demandé quelle serait la part réservée au contenu francophone. Dominique Bazay ne voit pas pourquoi le Québec ne serait pas considéré à sa juste valeur lors de l’attribution de ces investissements au pays. «Nous avons un écosystème qui a créé des visionnaires, des passionnés de bonnes histoires, et c’est exactement ce que cherche Netflix», dit-elle. Sans pouvoir confirmer que cette somme sera entièrement consacrée à du contenu original, elle affirme que le nombre de 500 millions $ n’est qu’un minimum à ce que Netflix compte investir chez nous en production. On verra toutefois si ces rencontres seront fructueuses et se concrétiseront par de réels partenariats entre Netflix et les producteurs francophones du Québec, mais aussi de tout le pays.

Mais comment charmer l’empire avec nos humbles moyens? Felipe Tewes suggère aux producteurs de ne pas essayer de tenter d’universaliser leurs histoires, de se fondre à la masse, mais au contraire de rester authentiques, voire même d’aborder des enjeux très locaux. Dominique Bazay a cité le film Les affamés, de Robin Aubert, dont Netflix vient d’acquérir les droits internationaux, mais aussi la série documentaire Making A Murderer, un succès mondial qui a charmé ses adeptes par petits groupes au début.

LEGAULT AU CLUB ILLICO

Claude Legault sera la vedette d’Appelle-moi si tu meurs, une série produite par Zone3 pour le Club illico, qu’il cosignera avec son complice de Minuit le soir et de Dans une galaxie près de chez vous, Pierre-Yves Bernard. La présidente et chef de la direction de Groupe TVA et chef du contenu de Québecor Contenu, et la présidente et chef de la direction de Vidéotron, Manon Brouillette, ont profité du congrès pour dévoiler cette annonce, ainsi qu’un accroissement des investissements en production originale au Club illico. D’une seule série québécoise à sa création il y a cinq ans, la plateforme est passée à cinq par année. Aucun détail sur l’histoire de cette nouveauté n’a été révélé.

Fortes du succès de leurs grandes séries Blue Moon et Victor Lessard, et de leur contenu original jeunesse et documentaire, Mmes Lauzière et Brouillette ont aussi annoncé que le Club illico investirait désormais dans la production de longs métrages québécois, dont au minimum trois seulement cette année. Prête à recevoir les projets et surtout à la recherche de fictions, l’entreprise a déjà analysé certaines propositions. Ces films seront disponibles sur toutes les plateformes du groupe, en primeur sur le Club illico.

Télé et radio

Le grand retour au jeu de Marina

CHRONIQUE / Marina Orsini n’avait pas joué dans une série depuis la mort de Suzie Lambert dans «Lance et compte» en 2015. Pour son retour au jeu dans la nouveauté de Chantal Cadieux, «Une autre histoire», elle incarnera Anémone, une femme atteinte d’Alzheimer précoce, qui voudra renouer avec son passé. Un personnage «mystérieux, fragile et résilient».

Diffusée à partir de la saison prochaine sur ICI Radio-Canada Télé à raison de 24 épisodes par année, Une autre histoire arrive moins d’un an après la fin de Mémoires vives, la précédente série de Chantal Cadieux, qui n’aura pris que trois mois de congé avant de plancher sur ce nouveau projet. À 50 ans, la peur du vide s’est emparée d’elle, de sorte qu’elle n’allait pas rester inactive bien longtemps.

Dans les premières minutes de la série, Anémone apprendra à 53 ans qu’elle souffre d’Alzheimer précoce, un mal héréditaire, dont l’évolution est beaucoup plus rapide à cet âge. Ce choc brutal fait naître l’urgence de régler certaines choses qu’elle avait enfouies dans sa mémoire. Il y a bientôt 30 ans, Anémone, qui s’appelait alors Manon, a fui un contexte familial de violence, abandonnant par le fait même ses trois enfants, joués par Debbie Lynch-White, Benoît McGinnis et Adam Kosh, et élevés par Ronald, rôle tenu par Vincent Graton. Ce sont eux qu’elle voudra revoir avant de les oublier, sauf que ceux-ci ignorent même que leur mère est encore en vie.

Devenue thanatopractice (ou embaumeuse), Anémone a refait sa vie à Belleville, ville fictive près de Québec, et a trois enfants issus d’une nouvelle union, joués par Marilou Morin, Mikhail Ahooja et Laurence Barrette. Son deuxième conjoint, lui, est décédé. Quoiqu’avec Chantal Cadieux, on n’est jamais sûr de rien.

Sébastien Ricard incarne le nouveau directeur du salon funéraire pour lequel travaille Anémone, et qui cache probablement plusieurs secrets, comme bien des personnages de l’auteure. Après l’annonce de mardi, Marina Orsini se rendait rencontrer un véritable thanatopracteur pour recevoir une courte formation. Parce qu’on la verra embaumer des corps, pas des vrais, rassurez-vous. Marina n’a pas peur, elle qui a vu des opérations pour incarner des médecins dans Urgence et Dr Lucille. Ne vous attendez pas pour autant à voir autant de cercueils que dans Six pieds sous terre.

L’impressionnante distribution d’Une autre histoire comprend aussi Danielle Proulx, Nathalie Coupal, Patrice Godin, Marie Turgeon, Guillaume Cyr, Stéphane Jacques, Widemir Normil, Patricia Tulasne et Cynthia Trudel. C’est un bonheur de retrouver Debbie Lynch-White, qui jouera une camionneuse après avoir été IPL dans Unité 9, et qui brille actuellement dans La Bolduc.

Le tournage commence le 14 mai dans les environs de Varennes, sur la couronne sud de Montréal. La série est produite par Sophie Pellerin de Sphère Média Plus, boîte qui a aussi produit Providence et Mémoires vives, les deux précédentes œuvres de Chantal Cadieux. Marina Orsini retrouve quant à elle la réalisatrice Brigitte Couture, qui l’avait dirigée dans 30 vies. Celle qui s’est surtout consacrée à l’animation ces dernières années ne s’est pas fait désirer après avoir lu les trois premiers textes de Chantal Cadieux, avec qui elle s’embarque peut-être pour plusieurs années.

Ce sera une année occupée pour l’animatrice, qui poursuivra son travail à Deuxième chance, en plus de la quotidienne Marina Orsini, amputée de près de la moitié de ses émissions (60 au lieu de 110) pour des raisons de budget.

Un duo touchant

La première des Échangistes a donné lieu à un moment magique de télévision, avec l’improbable duo de Marie-Mai et Safia Nolin, qui ont interprété des airs de l’une et de l’autre, en y ajoutant leurs couleurs. L’émission de lundi a été suivie par 635 000 télé­spectateurs sur ICI Radio-Canada Télé. J’aurais cru que la première des Chefs! aurait attiré plus que les 673 000 curieux qui étaient au rendez-vous. District 31 reste imbattable avec ses 1 374 000 accros, dont plusieurs s’interrogent sérieusement sur la réelle mort de Jeff Morin (Luc Picard). Plus que deux épisodes avant la fin de la saison, jeudi.

Arts et spectacles

Festival Orford 2018 : placer le Japon à l’avant-scène

La prochaine édition du Festival Orford fera une place de choix à la culture japonaise, à laquelle le directeur général d’Orford musique, Wonny Song, est très attaché. L’objectif des organisateurs, en incorporant un soupçon de Japon dans une recette déjà bien assaisonnée, est de faire en sorte que l’événement annuel soit davantage qu’une simple succession de concerts.

« C’est la première fois qu’on donne une thématique au Festival Orford, confie M. Song. C’était une idée qui demandait de la préparation et j’ai travaillé pendant deux ans pour la réaliser. Je voulais créer un point de convergence et laisser une trace chez les visiteurs du festival. »

Arts et spectacles

Poésie en mouvement

La grandeur des chansons de Cohen mariée à la renommée des Ballets Jazz de Montréal a trouvé écho et public. La salle Maurice-O’Bready était pleine, archi pleine, mardi soir, pour accueillir le spectacle DANCE ME / Leonard Cohen. Une assemblée exceptionnelle pour un spectacle d’exception qui prend racine dans l’œuvre du regretté Leonard.

On pourrait parler d’une création qui se déploie sur scène comme un recueil de poésie, où chaque tableau a son histoire, sa portée, son énergie. Certains nous chavirent le cœur plus que d’autres. C’est le propre des poèmes. Qu’ils soient couchés sur page. Ou mis en mouvements.

Actualités

Jean Chrétien, chroniqueur

Shawinigan — L’ex-premier ministre du Canada Jean Chrétien reprend la plume, cette fois pour partager des anecdotes sur sa vie publique. Le lancement du recueil est prévu à l’automne, aux Éditions La Presse.

L’ex-député de Saint-Maurice a glissé cette confidence lundi matin, alors qu’il participait à l’inauguration officielle d’une nouvelle résidence de soins de fin de vie à Shawinigan, la Maison Aline-Chrétien.

Télé et radio

Fabien Cloutier s’offre Labrèche et Dorval

CHRONIQUE / Anne Dorval et Marc Labrèche, qui font très peu de séries télé, seront de la distribution de la comédie Léo, signée Fabien Cloutier, qui en tiendra le rôle-titre. La première jouera une coiffeuse et mairesse d’un village, alors que le second sera un contremaître macho dans une usine.

L’œuvre en 12 épisodes, coécrite avec Steve Laplante, Érika Soucy et Claude Lalonde, et produite chez Encore Télévision, apparaîtra au Club illico dès l’automne. Jean-François Chagnon, qu’on a connu dans Les Appendices, signe la réalisation. Marie-Laurence Moreau jouera Cindy, sur qui Léo jettera son dévolu, Steve Laplante sera Chabot, son meilleur ami, et Julien Poulin, son père Yvon.

Ce n’est pas la première fois que Fabien Cloutier côtoie Labrèche et Dorval, puisqu’il apparaissait en curé dans les sketchs Morte campagne avec Macha Grenon, un segment hilarant des Bobos, et une des premières fois où on le voyait à la télé. Labrèche et lui avaient tissé des liens en animant un événement bénéfice. Ce rôle dans Léo est bien plus qu’un retour d’ascenseur. «Ce sont tous des acteurs qui ont un timing comique, mais aussi une grande humanité et une grande vérité», affirme Fabien Cloutier, à quelques semaines du tournage.

Mais qui est donc ce Léo? Les fidèles du théâtre de Fabien Cloutier connaissent déjà un peu le personnage, inspiré du «chum à Chabot», apparu dans deux pièces de l’auteur et acteur, Scotstown et Cranbourne. Un être désœuvré, qui vit dans le village fictif de Wallace, et qui décide de prendre sa vie en main. «Ce gars-là arrive à la quarantaine sans avoir vraiment eu des emplois stables, n’a pas son secondaire 5, vit dans un village où tout le monde se connaît», raconte l’auteur. Sa quête le mènera à travailler dans une usine de pâtisserie, où il rencontrera la belle Cindy, échaudée par des relations amoureuses toxiques.

Fabien Cloutier décrit avec enthousiasme le personnage de Jessica, joué par Anne Dorval, une coiffeuse à qui Léo se confiera, et «qui aurait pu être première ministre». «Ça lui prenait une figure féminine très forte. Il n’a pas assez eu de femmes autour de lui, il a perdu sa mère très jeune. Il travaille dans un milieu d’hommes, il a sa gang de gars. Je pense sincèrement que plus on a des femmes autour de nous, plus ça change les hommes qu’on devient. Pour Léo, ça arrive un peu sur le tard, mais ça lui donne confiance en lui.»

Actualités

De festival en produit d’appel

Quand même, il en faut des réflexes et de la flexibilité pour présenter un festival qui ne cesse de gagner en popularité. L’équipe de la Maison du cinéma pourra en témoigner longuement après une cinquième édition du Festival cinéma du monde qui aura fait salle comble à maintes reprises, exigeant du coup quelques petits miracles des projectionnistes et de la gestion de salles.

« C’est notre plus belle édition à tous les niveaux, que ce soit au niveau de la participation des cinéphiles que de l’efficacité de notre équipe du Festival », se réjouit le cofondateur de l’événement, Denis Hurtubise.