cinéma

FCMS : Marie Tifo présidera le jury

La comédienne d’expérience Marie Tifo présidera le jury du volet international de la sixième édition du Festival cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS), qui se tiendra du 4 au 11 avril. Celle qui interprète le rôle de Jacqueline O’Hara dans le téléroman O’ a l’impression de donner au suivant grâce à ce titre.

« Moi j’ai reçu beaucoup dans ma vie, réalise-t-elle. Tout a comme été facile et on le prend ! Ma carrière a toujours marché formidablement ; j’ai toujours eu de belles propositions. Je viens d’atteindre un âge vénérable. [...] Pour moi, ce sont des moments où je ne me confronte plus avec l’actrice, mais avec la personnalité publique. Je l’utilise en redonnant ce que j’ai reçu », affirme-t-elle. 

Marie Tifo n’a pas hésité avant d’accepter le poste de présidente du jury. « Ça n’a pas été long avant que je dise oui, assure la comédienne qui a joué dans plusieurs dizaines de films et séries. Je suis une habituée de Sherbrooke, car mon fils et mes petites-filles vivent ici. De passer une semaine dans un festival de cinéma, c’est très séduisant. Dans ma vie, j’en suis un peu rendue là. J’ai fermé toutes sortes de portes et c’était une ouverture sur autre chose. Je pense que je suis née comme actrice grâce au cinéma dans Les Bons Débarras. »

« Ce n’est pas mon premier festival. Je n’étais pas présidente de jury, mais ce titre vient avec une grosse responsabilité, car c’est toi qui départages à la fin. Oui, c’est un plaisir, mais j’ai toujours une petite angoisse après. C’est toujours beaucoup de travail de faire un film. Ça m’émeut de voir que des gens ont eu une idée, une sensation et qui vont l’amener à la réalisation et à la production. »

A-t-elle déjà participé au Festival cinéma du monde de Sherbrooke ? « Je viens ici avec mes petites-filles ! » répond-elle du tac au tac.

arts

33 des plus beaux clichés des photographes de La Tribune

Une nouvelle attraction visuelle a officiellement pris place le long de la promenade du Lac-des-Nations avec la quatrième exposition du Parcours Photo. Cette fois-ci, ce sont six photographes de presse sherbrookois qui présentent 33 œuvres.

Stéphanie Vallières, Michelle Boulay, André Vuillemin, Jessica Garneau, René Marquis et Maxime Picard, membres de Spectre Média et photographes pour La Tribune, présentent quatre thèmes dans cette exposition. Elle y sera présentée jusqu’au 1er septembre.

À lire aussi: Parcourir la vie [PHOTOS]

Il s’agit de « À la fraction de seconde », où le sport est à l’honneur; « Focus sur l’actualité », qui se concentre sur des faits marquants de l’actualité; « Les clichés du quotidien », aux images plus intemporelles et « Focus artistique », offrant des points de vue singuliers sur nos artistes et sur nos événements culturels.

« C’est toujours une grande fierté de mettre en lumière le travail d’artistes sherbrookois. Ils sont nombreux à mettre en valeur notre patrimoine et notre histoire», s’est réjoui Paul Gingues, conseiller municipal et président du comité de la culture.

«Le Parcours Photo permet de saluer leur travail.»

Mis en place en août 2017, par la Ville de Sherbrooke, Destination Sherbrooke et le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, le Parcours Photo est subdivisé en trois lieux, soit le marché de la Gare, le parc Jacques-Cartier et les abords du lac des Nations, près de la rue Vanier. Chaque section du parcours présente une dizaine d’œuvres.

Selon le maire Steve Lussier «le Parcours Photo est une excellente façon de s’initier à l’art de la photographie tout en profitant du décor enchanteur du lac des Nations. » 

«C’est le temps d’admirer de belles œuvres d’artistes de chez nous.»

La Ville de Sherbrooke offre plusieurs opportunités de profiter du talent de nos artistes que l’on pense au Parcours Photos, au Circuit art et mosaïques ou à la collection d’œuvres d’art de la Ville.

L’idée de présenter des photos parues dans La Tribune est celle de Maxime Picard. Il a supervisé le choix des clichées, un travail de longue haleine.

«En 2017, quand j’ai participé à l’inauguration du Parcours Photo de Sherbrooke, je trouvais que c’était l’emplacement parfait pour une exposition. Je me suis dit qu’il fallait en  faire une à partir de nos photos», explique-t-il.

«Maintenant, c’est fait, c’est à notre tour de faire partie du Parcours Photo!»

Arts et spectacles

Voir plus loin que le corps

L’exposition Symbiose retrouvée, présentée au Musée Beaulne jusqu’au 3 mars et mettant en vedette les peintures de l’artiste d’origine iranienne Homeira Mortazavi, invite les visiteurs à se lancer dans une quête symbiotique, en repensant les rapports de force et en voyant plus loin que l’apparence physique.

Dans sa démarche, l’artiste explore une esthétique féminine en dialogue avec ses propres introspections identitaires, toute représentation de la nudité ainsi que toute expression corporelle de la sensualité étant interdites dans son Iran natal.

Télé et radio

MusiquePlus: c’est vraiment la fin

CHRONIQUE / Il y avait bien longtemps que MusiquePlus n’était plus une chaîne musicale. Combien de fois tous ses propriétaires ont annoncé un virage pour cette chaîne jadis chérie des amateurs de musique, qui a révolutionné la façon de faire de la télévision et créé des vedettes comme Sonia Benezra, Claude Rajotte et Véronique Cloutier?

Créée par Moses Znaimer et Pierre Marchand en 1986, MusiquePlus s’éteindra officiellement à la fin du mois d’août pour laisser place à une nouvelle chaîne de séries et de films s’adressant principalement à un public féminin. Groupe V Média, qui en a fait l’acquisition avec MusiMax en 2014, considère que «le statu quo n’était plus possible» en ce qui concerne MusiquePlus. Les récentes tentatives de gonfler les parts de marché n’ont pas été à la hauteur des attentes de l’entreprise, qui a choisi de mettre la hache dans le nom et la vocation de plus en plus floue de cette chaîne.

V est conscient qu’il tourne une page importante de l’histoire de la télé en abandonnant la marque de MusiquePlus, pourtant encore forte. «C’est une des marques média les plus connues au Québec, qui est ancrée dans l’inconscient collectif. Mais on a constaté que cet attachement relève de la nostalgie et ne s’inscrit plus dans la réalité d’aujourd’hui», explique Dimitri Gourdin, vice-président exécutif et chef de la stratégie corporative du Groupe V Média. Les parts de marché de MusiquePlus vivotaient à 1 %.

L’entreprise souhaite ainsi reproduire le succès de Max, l’ancien MusiMax, qui a augmenté ses parts de marché de 75 % l’automne dernier. Elle se vante même d’avoir dépassé Séries+ durant les Fêtes avec une programmation spéciale. N’empêche, quand on sait que Séries+ et AddikTV jouent dans les mêmes talles, Max réussit bien à tirer son épingle du jeu, notamment grâce à une entente avec FX, la chaîne spécialisée de Fox aux États-Unis.

En quoi la nouvelle chaîne qui prendra la place de MusiquePlus se démarquera-t-elle de Max, aussi consacrée aux séries de fiction? «On est en discussions avec de grands joueurs à l’international, tant pour l’identité de la nouvelle chaîne que pour les contenus», affirme Dimitri Gourdin. On peut penser par exemple qu’elle pourrait porter le nom d’une marque, comme c’est le cas pour Hallmark Channel ou Disney Channel. Cet ajout d’une nouvelle chaîne de fictions ne risque-t-il pas de faire monter les enchères pour l’acquisition de séries internationales?

Cette décision n’est pas une bonne nouvelle pour la production de séries originales québécoises, puisque ni Max ni la future chaîne n’en diffuseront pour l’instant. Avec la fin de MusiquePlus, on largue aussi le talk-show OD+ en direct, qui visait à faire migrer une partie de l’auditoire d’Occupation double vers cette chaîne. L’entreprise n’ayant plus de productions originales à ces antennes, Groupe V Média se départira cet été d’un de ses deux studios, le «A», dans son immeuble situé à l’angle des rues Sainte-Catherine et de Bleury. Seul le studio «B», où est actuellement tournée L’Open Mic de..., sera conservé.

Il y a bien longtemps que MusiquePlus s’était départie de ses VJ pour les remplacer par des téléréalités souvent de qualité douteuse. On a ensuite fait l’acquisition de séries de superhéros comme Marvel : les agents du S.H.I.E.L.D. et Supergirl, qui déménageront à Max. «La musique d’aujourd’hui est consommée sur les plateformes numériques et absolument plus à la télévision», rappelle Dimitri Gourdin. L’abolition des genres imposés aux chaînes spécialisées par le CRTC permet à Groupe V Média de faire ce qu’elle veut de MusiquePlus. Sa seule contrainte est de contribuer à un fonds spécial pour soutenir la production de vidéoclips.

M. Gourdin assure que cette décision n’entraînera aucune mise à pied puisqu’une nouvelle chaîne sera lancée, mais il évite de mentionner que plusieurs pigistes œuvraient sur les émissions originales diffusées à MusiquePlus, que ce soit Buzz ou OD+ en direct.

arts

COZIC remporte un Prix du Gouverneur général

SHERBROOKE - Le couple d'artistes COZIC, établi à Sainte-Anne-de-la-Rochelle, est un des lauréats des plus récents Prix du gouverneur général du Canada en arts visuels et arts médiatiques. Ils reçoivent ainsi un prix de réalisation artistique, accompagné d'un montant de 25 000 $, ainsi qu'un médaillon de bronze en reconnaissance de leur excellence.

COZIC est formé d'Yvon Cozic, artiste d'origine française, et Monic Brassard, qui vient de Nicolet. Tous deux se sont rencontrés à l'École des beaux-arts de Montréal et, en plus de former un couple depuis, ont toujours créé ensemble depuis maintenant 50 ans, n'ayant aucune autre démarche artistique individuelle en parallèle.

Cozic avait présenté une exposition, Le Projet Code Couronne, à la Galerie d'art du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke (GACCUS) en janvier et février 2015. En automne 2016, la GACCUS avait de nouveau accueilli le couple créateur avec Au tour de Cozic, réunissant, en plus du tandem-artiste, des œuvres d'anciens lauréats du prix Paul-Émile Borduas.

«Par l'originalité de sa démarche et la constance de son engagement, par son ouverture exemplaire aux pratiques postmodernes et aux grands courants internationaux, COZIC a amplement fait la preuve qu'il appartenait à ce groupe choisi d'artistes qui marquent leur époque», de commenter Gilles Lapointe, professeur associé au département d'histoire de l'art de l'UQAM.

Le seul autre gagnant québécois est Susan Edgerley, artiste du verre établie à Val-Morin. Les autres lauréats sont majoritairement de Toronto (Ali Kazimi, Andrew James Paterson, Stephen Andrews), mais aussi d'Ottawa (Jeff Thomas), de Carp en Ontario (Lee-Ann Martin) et de Portugal Cove, à Terre-Neuve-et-Labardor (Marlene Creates)

Les lauréats recevront leur prix à Rideau Hall le 28 mars prochain, des mains de la gouverneure générale Julie Payette. Le même jour aura lieu le vernissage d'une exposition collective réunissant des œuvres de tous les lauréats, présentée au Musée des beaux-arts du Canada, jusqu'au 5 août 2019.

Actualités

Atelier d’écriture avec Vincent Vallières : à la découverte de l’autre

Mardi matin, à la bibliothèque de l’école Montcalm. Des élèves de création littéraire et de francisation de Mitchell-Montcalm sont conviés à un « blind date interculturel et poétique », pour reprendre l’expression de l’enseignante Marie-Dominique Billequey. Et pas n’importe lequel : leur atelier d’écriture se déroule en présence du chanteur Vincent Vallières, venu leur parler de son parcours et leur donner des conseils d’écriture.

C’est la première fois qu’on jumelle d’une telle façon les élèves de création littéraire et de francisation, une soixantaine au total. L’occasion est belle de découvrir l’autre, son parcours, et de s’en inspirer pour écrire un poème ou une chanson. Le moment est parfait, aussi, pour s’immerger dans la culture québécoise. Et pas seulement pour les nouveaux arrivants. 

L’atelier, lui, laissera son empreinte. 

« Je veux que ça résonne dans l’école, qu’il y ait des vers peints sur les murs de l’école. Il y a deux fragilités qui vont se rencontrer. Ça va être une occasion d’exprimer tout ce qui rallie, et ce qui ne rallie pas. On va voir comment ça va se splasher en poésie (...) C’est beau de voir ça, on regarde le truc s’envoler », souligne Marie-Dominique Billequey, enseignante de français et de création littéraire. 

« Le prétexte était vraiment de permettre aux jeunes de francisation d’avoir une immersion à l’intérieur de la culture québécoise, francophone... C’est pour ça qu’on a invité Vincent Vallières, qui est un artiste significatif au Québec, pour leur montrer à quoi ressemble l’écriture », souligne Jocelyn Simard, enseignant en francisation.

« Gêne et incompréhension »

Ses élèves viennent des quatre coins du globe et leur connaissance de la langue française varie grandement d’un à l’autre. « La langue, ils l’apprennent assez rapidement, mais le contact avec les élèves québécois d’origine, c’est plus difficile. Il y a comme une gêne, une incompréhension de temps en temps aussi. Ça va peut-être permettre de créer des amitiés dans la discussion », explique l’enseignant.

Âgé de 15 ans, Juan Medina est arrivé ici avec sa famille en 2017. Le Honduras n’était plus sécuritaire. « C’est la décision de mes parents. Mon pays est devenu dangereux... Il y a beaucoup de corruption là-bas. En même temps, c’est mon pays et je ne vais jamais dire que je viens d’un autre pays. Ça ne me gêne pas », raconte le jeune homme dont le français impressionne. Pendant les Fêtes, il est retourné dans sa terre d’origine, où la majorité de sa famille se trouve toujours. « C’était quand même dur de voir tous les changements. Au début je ne voulais pas y aller, je voulais rester ici... » 

Élève de création littéraire de cinquième secondaire, Alex Cormier trouvait surprenant d’entendre le récit de Juan. « Je ne suis pas capable de m’imaginer la situation si moi je quittais mon pays, ça ressemblerait à quoi, à quoi je penserais... d’arriver dans un pays où tu ne connais pas la langue, où tu ne comprends pas personne. » Le jeune homme de 17 ans a peu de contacts avec les jeunes immigrants, puisqu’il est toujours avec les mêmes amis. Il trouve l’activité enrichissante : il y a une marge entre les histoires racontées à la télé et celles qui prennent vie dans le récit d’un élève du même âge qui a dû quitter son pays. « Ça permet de comprendre un peu mieux la personne, plutôt que de juste regarder un documentaire, par exemple. » Les deux élèves ont bien aimé, aussi, la présence de Vincent Vallières, qui a offert de courtes prestations aux côtés de Jocelyn Simard. Pour Alex, c’était aussi l’occasion de découvrir l’artiste magogois.

« Personnellement, j’étais probablement un des seuls qui ne le connaissaient pas avant... J’ai aucune culture québécoise, pour tous les films et ces choses-là », confie franchement Alex.

Arts

Nathalie Simard lance sa trilogie «Je veux vivre» pour que l’espoir triomphe

MONTRÉAL - Pour aider le plus grand nombre possible, la chanteuse Nathalie Simard lance non pas seulement un livre, mais aussi un album et une série de conférences portant sur toutes les formes de violence.

Sa «trilogie», baptisée «Je veux vivre» a été officiellement lancée, mardi à Montréal, en compagnie de ses collaborateurs, de ses admirateurs, de ses proches et de représentantes de maisons d’hébergement et organismes qui viennent en aide aux femmes victimes de violence.

Son livre, aussi intitulé «Je veux vivre», est en fait un recueil de 23 témoignages de «survivantes», majoritairement des femmes, mais aussi deux hommes, qui ont vécu des situations de violence. Ces auteurs veulent laisser un message d’espoir, démontrer qu’il est possible de s’en sortir, même si le parcours est parfois laborieux.

Pour chaque livre vendu, une somme de 1 $ sera versée à La Bouée régionale du Lac-Mégantic, une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants.

Le CD est le premier album de la chanteuse en 20 ans. Il compte notamment un duo avec sa fille Ève - «des chansons très poignantes», a relaté Mme Simard, au cours d’une conférence de presse.

Avec sa collaboratrice Sylvie Morin, directrice générale de La Bouée, elle lancera également une série de conférences-spectacles qui vise à sensibiliser et informer le public sur toutes les formes de violence, incluant la cyberintimidation.

«Depuis plusieurs années, ça brasse pas mal dans notre milieu artistique; ça brasse pas mal dans le milieu scolaire, dans le milieu sportif, et pas toujours pour les bonnes raisons. Cela dit, moi je trouve que c’est quand même un aspect très positif qui est considérable, parce qu’on réalise que notre société est en train de dire que pour toutes les formes de violence, c’est assez, on ne tolère plus ce genre de contexte, ce genre de crime», a affirmé Mme Simard.

À LIRE AUSSI : La chronique de Richard Therrien Resplendissante Nathalie

Télé et radio

L’animateur Réal Giguère s’éteint à l’âge de 85 ans

L’animateur Réal Giguère, un des personnages les plus en vue de la scène artistique québécoise pendant plusieurs décennies, s’est éteint lundi à l’âge de 85 ans.

Il est mort de «complications pulmonaires», selon ce qu’a indiqué sa fille Magalie.

Il était entré à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, le 14 janvier pour une chirurgie. «Il est parti tout doucement, en paix et entouré de sa famille», a affirmé sa fille.

Les réactions de personnalités artistiques et politiques ont rapidement suivi l’annonce du décès sur les réseaux sociaux, le premier ministre François Legault disant notamment garder «de bons souvenirs de cet homme qui avait beaucoup de classe».

L’actrice Sophie Stanké a remercié Réal Giguère pour le «beau rôle» de Stéphanie qu’elle a incarné pendant huit ans dans la série L’Or du temps, ajoutant que ses pensées accompagnent sa famille et tout particulièrement son fils «et ami» Sylvain Giguère.

Réal Giguère est né le 25 mai 1933 à Montréal. C’est en 1956 qu’il commence sa carrière dans le monde des médias. Il travaille à ce moment comme animateur de radio à CKAC, poste qu’il occupera jusqu’en 1961.

Il débute ensuite une longue carrière à la télévision, où sa joie de vivre, sa bonhomie et son rire contagieux en font rapidement un des favoris du public. Il sera surtout associé à la station Télé-Métropole, depuis rebaptisée TVA, où il animera une multitude d’émissions de variété et de jeux-questionnaires. Les plus connus sont sans contredit Parle, parle, jase, jase et Galaxie.

Mais Réal Giguère laissera aussi sa marque comme scénariste. On lui doit des séries comme Dominique, qui sera en ondes entre 1977 et 1980; Métro, boulot, dodo, en 1982 et 1983; et L’or du temps, qui tiendra l’affiche pendant près de huit ans entre 1985 et 1993.

Il avait aussi écrit, pendant les années 60, le roman Les marcheurs de la nuit. Ce livre inspirera, en 1965, le film Caïn, dans lequel il se produira. On le verra également au théâtre dans les pièces La cage aux folles et Joyeuses Pâques.

Réal Giguère a été admis à l’Ordre du mérite de l’Association canadienne de la radio (ACR) en l’an 2000.

Il serait enfin impossible de passer sous silence sa contribution à la scène musicale québécoise. Son plus grand succès, Gros jambon - qui relate le sacrifice héroïque d’un mineur d’une force exceptionnelle - demeure un classique.

Arts et spectacles

Redémarrage difficile pour la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton

Pas facile de relancer les activités à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton après que l’ancienne administration, Loisirs Cookshire, eut connu d’importants déboires. Par manque de subventions et de commanditaires, les dirigeants de la salle de spectacle ont dû reporter la prestation de Charles-Antoine Gosselin, prévue pour le 16 février.

C’est à contrecœur que le nouveau directeur général de la salle Guy-Veilleux, Marc Longpré, a confirmé la nouvelle. « Malheureusement, notre organisme n’est pas encore subventionné et lorsque la prévente ne donne pas les résultats escomptés, on préfère ne pas courir de risques. Nous attendons toujours de recevoir l’appui de commanditaires clés. Le spectacle sera remis à une autre date plus tard dans l’année. »

Sans blâmer l’ancienne administration de la salle Guy-Veilleux ni montrer du doigt qui que ce soit, M. Longpré reconnaît que les déboires qu’a connus Loisirs Cookshire n’aident certainement pas la cause de la nouvelle équipe qui s’engage bénévolement.

« C’est sûr qu’on part de loin, mais on travaille avec acharnement là-dessus. Ça se peut que les histoires du passé ralentissent les ardeurs des commanditaires et l’arrivée de subventions, mais je ne crois pas que ce soit seulement ça. Il y a beaucoup à faire et notre équipe est composée entièrement de bénévoles. On en a beaucoup dans notre assiette. Notre premier objectif est de faire une année sans déficit, particulièrement à cause de ce qui est arrivé par le passé. On ne veut pas courir ce risque », explique-t-il. 

Trois spectacles sont à l’affiche au cours des prochains mois, dont un spectacle d’humour du duo Ben et Jarrod ainsi qu’un spectacle d’hypnose présenté par les Somnifrères, fils du populaire Mesmer. 

« Même si c’est avec regret qu’on reporte le spectacle de Charles-Antoine Gosselin, on estime qu’on s’en va dans la bonne direction. On n’est pas mal pris, mais, comme vous pouvez imaginer, ce n’est jamais facile d’amener la culture en région rurale, surtout sans subventions. On aime mieux être prudent pour éviter de connaître un revers majeur et on continue d’avancer pas à pas », conclut M. Longpré.

RICHARD THERRIEN

Deux millions pour «La voix»

BLOGUE / La première de «La voix» a rallié 2 035 000 téléspectateurs dimanche soir à TVA. C'est plus que l'an dernier, alors que l'émission dominicale en avait retenu 1 938 000.

La vraie nature, dont c'était aussi le retour, et qui recevait Paul Houde, Éric Gagné et Cathy Gauthier, a été vue par 821 000 fidèles. En début de soirée, l'émission Vlog en a retenu 944 000.

Sur ICI Radio-Canada Télé, Tout le monde en parle a attiré 949 000 téléspectateurs.

Pour commenter, rendez-vous sur ma page Facebook.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.