Arts et spectacles

Cette trompette « qui ne pardonne pas »

C’est avec l’Orchestre symphonique de Sherbrooke que Robin Doyon a effectué ses premiers contrats à titre de musicien surnuméraire. Celui qui est trompette solo pour l’Orchestre symphonique d’Edmonton depuis dix ans maintenant revient à la maison le temps d’un concert sous la direction de Stéphane Laforest.

« Je suis toujours content de jouer avec l’OSS. J’y ai plusieurs bons amis. Et lorsque je reviens dans ma ville natale, ça permet à la famille de venir m’entendre. »

Arts et spectacles

La sainteté sans Dieu

La quête spirituelle fait partie de la vie de Robert Maltais depuis sa tendre enfance. Depuis ce jour de ses 7 ans où il a véritablement pris conscience de la finitude de l’existence. Aussi depuis cette fois où, après avoir communié, il a simplement fait ce qu’on lui avait dit de faire au moment de retourner à son banc et de s’agenouiller : son action de grâce.

« Et un jour, j’ai ressenti quelque chose dans ma chair, émotivement. Et ça, ça marque pour toujours », raconte celui que les gens ont d’abord connu comme acteur, chanteur, et maintenant (depuis bientôt 20 ans en fait) comme auteur.

Arts et spectacles

Flamboyant Mugler

MONTRÉAL — L’ouverture de l’exposition sur Thierry Mugler n’est pas passée inaperçue.

Il y avait déjà cette aura de première mondiale qui planait sur l’événement et qui piquait la curiosité. Pour la première fois, on mettait le travail du créateur de mode français en vitrine muséale.

Arts et spectacles

Une messe des morts pour les vivants

Sachant qu’un requiem est une messe pour les morts, le Requiem for the Living de Dan Forrest (Requiem pour les vivants) apparaît manifestement comme un oxymore. Mais pour Jean-Philippe Dutil, chef du Chœur symphonique de Sherbrooke, cette création récente (2012) par un compositeur d’à peine 40 ans s’inscrivait parfaitement dans le concert introspectif qu’il souhaitait offrir.

« Avec notre rythme de vie et tout ce qui se passe en ce moment dans le monde, les gens ont besoin d’intériorité et de temps pour s’arrêter », constate celui qui a aussi greffé au programme du prochain concert du CSS le Magnificat d’Arvo Pärt (compositeur méditatif s’il en est) ainsi qu’une prière pour la paix (Verleih uns Frieden) de Félix Mendelssohn.

Arts

Une nouvelle émission d’Anne Boyer à TVA

Anne Boyer, l’une des deux auteures et productrices de L’Heure bleue, travaille sur une nouvelle émission télé qui sera diffusée à TVA dès l’automne et dont elle est l’idéatrice.

Si on s’aimait est un docu-réalité, dit-on par voie de communiqué, «qui accompagnera des hommes et des femmes de 30 à 50 ans par le biais d’une expérience qui s’étalera sur 11 semaines». 

«Pour les guider, ils pourront compter sur les judicieux conseils de Louise Sigouin, une experte en accompagnement relationnel qui s’intéresse à la dynamique du couple depuis plus de 25 ans. Cette dernière a développé une approche unique pour mieux composer avec les cinq dualités derrière toutes les histoires d’amour.» 

L’émission comptera sur la participation de Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin, en couple depuis trois ans, qui «observeront à distance le parcours des participants (…) et exprimeront librement leurs réflexions et leurs questionnements tout au long de la saison». Le tournage débutera dans deux semaines. La quotidienne sera diffusée du lundi au jeudi. 

Malgré nos demandes, La Voix de l’Est n’a pu obtenir d’entrevue avec Anne Boyer. 

Cinéma

Xavier Dolan et Monia Chokri au Festival de Cannes

Xavier Dolan ne retournera pas seul en sélection officielle à la 72e édition du Festival de Cannes, Monia Chokri en sera aussi avec son premier long métrage. Le brillant cinéaste sera en compétition pour la Palme d’or avec Matthias et Maxime alors que la réalisatrice québécoise proposera La femme de mon frère dans la section Un certain regard.

Dolan, qui était reparti avec le Grand prix en 2016 pour Juste la fin du monde, aura fort à faire pour cette cinquième présence en sélection. Les derniers films de Pedro Almodóvar, Arnaud Desplechin, Ken Loach et des frères Dardenne seront en compétition, qui regroupera 19 longs métrages.

Arts et spectacles

Place aux spectacles du P’tit Bonheur

Le P’tit Bonheur de Saint-Camille a l’habitude de commencer son calendrier de spectacles en force, avec des artistes qui n’ont pas besoin de présentation. Cette année, pour la 31e saison, ce sont les sœurs Boulay qui ouvriront le bal.

« Je suis énervé! C’est une belle programmation, avec des artistes plus connus et de jeunes artistes émergents. Pour donner l’élan, on commence assez fort le 13 septembre avec les sœurs Boulay. C’est très attendu! » exprime d’entrée de jeu Benoit Bourassa, coordonnateur culturel du P’tit Bonheur. Celui-ci a voulu la programmation 2019-2020 très variée, pour tous genres et tous âges.

Télé et radio

«Le dernier soir»: la vérité, 44 ans plus tard?

CHRONIQUE / Qu’est-il arrivé pour que Diane Déry et Mario Corbeil, tous deux âgés de 13 et 15 ans, soient tués lâchement alors qu’ils se baladaient en motocyclette à Longueuil? Ce faits divers remontant à 1975 fera l’objet d’une série documentaire, «Le dernier soir», une grande enquête signée Monic Néron, dont les six épisodes d’une heure seront disponibles sur l’Extra ICI Tou.tv au début du mois de juillet.

Monic Néron, qui couvrait les affaires judiciaires à l’émission de Paul Arcand au 98,5 à Montréal jusqu’à tout récemment — elle est actuellement en congé de maternité —, ne connaissait pas l’histoire de ce double meurtre. Ce soir du 20 mai 1975 à Longueuil, les deux voisins de 13 et 15 ans roulaient en motocyclette sur un sentier très souvent emprunté par les jeunes des environs. Ce sera le dernier soir où leurs parents les ont vus. Les deux jeunes ont été retrouvés le lendemain matin, criblés de balles qui provenaient d’une arme de chasse.

Comme c’est souvent le cas dans ce genre de séries, on prétend que l’enquête policière a été bâclée et que les autorités n’ont pas tout mis en œuvre pour désigner le ou les coupables. C’est là que l’équipe d’enquête intervient, 44 ans plus tard, pour tenter de faire la lumière sur cette affaire.

Il y a deux ans, Monic Néron rencontrait le producteur de Deuxième chance pour parler de son projet. L’émission de Patrick Lagacé et Marina Orsini, dont elle était une fidèle, est reconnue pour son équipe de recherchistes du tonnerre, un atout essentiel pour une enquête comme celle-ci. L’équipe du Dernier soir a donc obtenu la collaboration des parents des deux victimes, une opération délicate, vous vous en doutez bien. Elle ne prétend pas faire le travail de la police, mais espère pouvoir faire rouvrir l’enquête. À coup sûr, la série apportera des éléments nouveaux qui pourraient changer le cours des choses. «Ce que la police en fera, ça ne nous appartient pas», précise le producteur Guillaume Lespérance chez A Média. Productrice au contenu et scénariste de Deuxième chance, Manuelle Légaré souligne qu’on n’a pas voulu créer de faux espoirs chez la famille ni leur promettre quoi que ce soit. «On n’est pas là pour mettre des menottes à personne. Mais on leur a dit qu’ils auraient plus d’infos que ce qu’ils avaient déjà.» 

Vous devinez qu’une telle entreprise ne fera pas l’affaire de tout le monde. Monic Néron raconte que certaines personnes étaient très mécontentes de la voir arriver avec son équipe. «On a l’impression qu’il y a des gens qui aimeraient que cette histoire soit oubliée», affirme Guillaume Lespérance. Dans la bande-annonce, très accrocheuse, on apprend que le nom d’un suspect circulait à l’époque. Allergique aux reconstitutions, Le dernier soir évoquera les faits avec des images d’archives, sans avoir recours à des comédiens.

L’équipe ne s’en cache pas : les séries du genre de Making A Murderer, qui obtiennent tant de succès sur Netflix et qui relancent des enquêtes qu’on croyait enterrées, servent de modèles. On nous promet qu’à la fin de chaque épisode, on voudra voir le prochain. D’ailleurs, Le dernier soir n’est pas le seul docu-réalité du genre au Québec, puisqu’il arrive après que le Club illico eut annoncé l’automne dernier Meurtriers sur mesure, une série documentaire de sept épisodes, portant sur deux hommes emprisonnés durant 10 ans par erreur pour le meurtre d’une jeune fille de 14 ans à Val-d’Or. Cette série doit voir le jour au cours de la prochaine saison.

Avec sa collègue Émilie Perreault, Monic Néron a aussi dans ses cartons un projet de documentaire sur le traitement des agressions sexuelles par le système judiciaire, intitulé La parfaite victime. Le duo avait obtenu les confessions de 10 femmes, à la base de l’affaire Rozon.

Arts et spectacles

Rendez-vous Art BD : un recul qui a porté ses fruits

La pause prise par le Rendez-vous Art BD de Sherbrooke en 2017 a porté fruit. L’édition-redémarrage de 2018 est celle qui a attiré le plus de monde depuis que quelques passionnés ont décidé que Sherbrooke devait avoir son festival du 9e art. C’est sur ces assises beaucoup plus solides que l’événement sera de retour du 16 au 19 mai, toujours au Centre culturel Pierre-Gobeil.

Le coordonnateur Martin Lauzon était d’ailleurs très fier mardi de présenter sa brochette d’invités pour 2019. Nul autre que le renommé Michel Rabagliati (la série des Paul) viendra faire son tour le dimanche. Forg (président d’honneur l’an dernier), Réal Godbout (Monsieur Red Ketchup) et Marsi, qui avait eu un empêchement en 2018, ont également levé la main.

Arts et spectacles

De grands noms et un goût d’Italie au Festival Orford

L’édition 2019 du Festival Orford aura une saveur italienne. Après avoir amené le public de l’événement à la découverte du Japon l’an dernier, Orford musique a choisi de mettre l’Italie en vedette cette année.

La prochaine édition du Festival Orford se tiendra du 5 juillet au 17 août. Comme tous les ans, quelques dizaines de concerts seront présentés dans le cadre de l’événement. Plusieurs seront offerts à la salle Gilles-Lefebvre, à Orford. Mais l’abbaye Saint-Benoît-du-Lac, la maison Merry à Magog, la place de la Cité à Sherbrooke et différents lieux encore accueilleront également des activités de la programmation.