Arts et spectacles

Yvan Pedneault : la voix royale de Queen

Yvan Pedneault interprète depuis longtemps déjà le répertoire de Queen. Douze ans, au bas mot. Pour autant, il ne se lasse pas. Jeudi soir, il s’arrête à la place Nikitotek pour présenter le nouveau tour de chant qu’il a tissé avec les tubes de la formation britannique.

« Ce serait difficile de se tanner d’un pareil éventail de succès. Queen, c’est du rock de haut calibre. Il y a de tout dans les disques du band », exprime le chanteur, qui poussait la note sur We Are the Champions bien avant que le film Bohemian Rhapsody ne ramène le groupe du regretté Freddie Mercury à l’avant-scène.

Arts et spectacles

Entre pommes et vins, la photo

À ceux et celles qui avaient réservé leurs mois de septembre et d’octobre pour une virée estrienne des vergers, des vignobles ou des couleurs, Suzanne Pressé a une suggestion d’escapade additionnelle : une virée d’expos photo. Comme les fruits de la saison, elles seront partout dans la région, une bonne partie de l’automne, à l’intérieur comme à l’extérieur, majoritairement à Sherbrooke, mais aussi à Valcourt, Racine, Stanstead et Sutton, pour nous rappeler qu’en cette époque où tout le monde peut prendre un cliché avec son cellulaire, il reste des créateurs qui ont des choses à dire avec leurs images.

La coordonnatrice de la deuxième édition d’Objectif Photo Cantons-de-l’Est (OPCDE), manifestation biennale née en 2017, a donc réuni à nouveau une douzaine de diffuseurs en arts visuels pour faire rayonner la photographie, en programmant l’événement en septembre (le Mois de la photo), mais aussi bien au-delà. Certaines expositions de ce 2e OPCDE sont en effet installées depuis le début de l’été, alors que d’autres se feront voir à partir d’un peu plus tard.

Arts et spectacles

Olivier Martineau : Rire du miroir

Cette fois, Olivier Martineau a bien aiguisé sa lame. Plus tranchant, son deuxième one-man-show portera un regard un brin plus mature, mais l’humoriste promet de faire plus de vagues qu’il n’en a jamais faites.

« Je suis un couteau, pas une cuillère! » avance celui qui se décrit toutefois comme délicat. « Encore la même crécelle qui tape comme un marteau », d’ajouter le grand maigre.

Arts et spectacles

Le disco fait danser Chartierville!

Le Boogie Wonder Band a fait vivre un véritable retour dans le temps aux nombreux amateurs du disco qui étaient présents, samedi soir, au festival Musique aux Sommets de Chartierville. Ils ont couvert en tout et partout 45 des plus grands succès de l’époque, au son des instruments des musiciens de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke et des cris de la foule dansante.

Parés de leurs habits scintillants et affichant un sourire à un million de dollars en exécutant leurs chorégraphies planifiées au quart de tour, les 10 membres du Boogie Wonder Band ont seulement eu besoin de quelques chansons pour faire lever les centaines de personnes rassemblées sous le chapiteau.

Arts et spectacles

Christina Toth : de Sherbrooke à New York

Christina Toth avait déjà participé à quelques-unes des productions théâtrales du Triolet de Sherbrooke, où elle a fait son secondaire. Mais c’est à Ham-Sud qu’elle a eu la véritable piqûre pour la scène. L’actrice, qui a grandi en Estrie, mais qui habite aujourd’hui New York et qu’on peut voir dans la populaire série de Netflix Orange is The New Black, a trouvé dans les ateliers théâtraux de Rita Lafontaine un élan pour se lancer dans le métier, l’été de ses 18 ans.

« C’est à partir de ce moment-là que j’ai su que c’était ma voie. Rita a été pour moi une précieuse mentore. Elle m’a aussi coachée quand j’ai fait le saut à Montréal. On était très proches, c’est une femme avec qui j’ai eu une connexion d’exception. »

Le genre de connexion qui ne se produit pas si souvent. 

« À la blague, elle disait souvent qu’on faisait de la télépathie, elle et moi, mais c’est vrai qu’on avait un lien particulier. C’est drôle parce qu’on partageait la même date d’anniversaire. Sa façon de travailler a beaucoup influencé la comédienne que je suis, je me reconnaissais dans son approche théâtrale. Lorsqu’elle est décédée, j’étais à Bruxelles, où je performais dans un projet coproduit par la compagnie montréalaise Les Deux Mondes. Je n’ai pas pu être là et son départ m’a vraiment affectée. Mais tout ce qu’elle m’a appris fait partie de qui je suis, ça m’accompagne encore, Rita est tout le temps avec moi, de cette façon. » 

L’importance de décoder le sous-texte est l’un des précieux enseignements que retient Christina.  

« Parfois, ce qui est écrit sur la page ne reflète pas nécessairement ce que le personnage veut dire. Il y a différentes couches d’émotions dans un texte. Par exemple, ‘‘Va acheter du pain’’ peut signifier : ‘‘je t’aime’’. Quand je découvrais mon personnage dans OINB, on recevait les épisodes un à la fois, au fur et à mesure qu’on tournait. Chaque nouvelle petite info venait nourrir ma vision et mon jeu. Rita imageait en disant : tu prends ça et tu l’ajoutes dans ton bouillon. C’est ce qui fait que les personnages gagnent en densité et en profondeur, parce qu’on leur greffe des dimensions. »

Dans Orange, l’Annalisa qu’elle incarne est souvent vue comme une méchante un peu tordue qui manigance par en-dessous pour parvenir à ses fins

« J’ai essayé de la comprendre, de saisir ses motivations et j’ai en fait beaucoup d’empathie pour elle. Je pense qu’elle n’agit pas sournoisement, elle fait seulement du mieux qu’elle peut dans le contexte. C’est une petite blonde qui ne pourrait pas s’imposer par la force physique dans le milieu carcéral. La prison, c’est un environnement dur, violent. Sa façon à elle de tirer son épingle du jeu, de survivre dans cette jungle, c’est de montrer qu’elle est capable d’être dangereuse autrement, en utilisant son intelligence. »

Pour donner du relief à son personnage, traduire ses manques et habiter ses travers, la comédienne a beaucoup travaillé sa posture et son maintien physique. 

« Le parcours que j’ai en danse me sert beaucoup. Le comportement corporel de quelqu’un, ses manies, sa forme physique, ça nous informe sur son état intérieur et sa personnalité. Annalisa est accroc à l’OxyContin. J’ai fait mes recherches pour voir comment cette drogue affectait le physique d’une personne qui en consomme ou qui est en manque. J’ai utilisé servie de ça pour construire mon personnage. Après, bien sûr, il y a tout ce qui se passe sur un plateau qui entre en ligne de compte. On est plusieurs acteurs, il y a les réactions des uns et des autres qui influencent notre jeu. Ça prend de l’écoute et de la flexibilité. » 

Arts et spectacles

Musique, blagues et poutine à Drummondville

Entre une tournée et la production d’un vidéoclip, les membres du groupe Les Trois Accords trouvent le temps d’organiser deux festivals à Drummondville. Le Festival de la poutine et le Festival de la blague clôtureront l’été sur une note fromagée et rigolote.

Le Festival de la poutine, qui en est à sa 12e édition, servira l’emblématique plat à différentes sauces, en plus de présenter plusieurs artistes tels que Simple Plan, Bernard Adamus, Loud, Galaxie. L’objectif derrière cette large programmation? Rejoindre un large public et offrir de la musique qui saura plaire à tous.

arts

Prix Orford Musique 2019 : le pianiste Sae Yoon Chon l’emporte

C’est le pianiste sud-coréen Sae Yoon Chon qui a terminé grand gagnant du Prix Orford Musique 2019 lors de l’affrontement final qui a eu lieu vendredi. Jury et public se sont donc entendus, puisque le prix coup de cœur du public lui a également été décerné pour la finale.

« C’est un pianiste remarquable qui a ému le public dès la première note. Il a une couleur vraiment personnelle dans son jeu — je pense que je pourrais le reconnaître les yeux fermés ! » lance Wonny Song, directeur général et artistique d’Orford Musique.

En tant que grand gagnant du Prix Orford Musique 2019, ce concours tenu en parallèle du Festival Orford Musique, il recevra une bourse complète pour un séjour de deux semaines à l’Académie Orford Musique 2020 et une invitation à participer au Festival Orford Musique 2020, en plus d’une séance photo professionnelle, d’une séance d’enregistrement, d’occasions de concerts ainsi qu’un prix de 10 000 $ en argent.

Même s’ils n’ont pas gagné, les trois autres demi-finalistes étaient de taille et M. Song estime que la tâche de départager ces quatre talentueux musiciens aux personnalités très distinctes a dû être très difficile pour le jury.

En deuxième position se trouve le saxophoniste américain Matthew Koester. « Il ne joue pas seulement fort, comme on voit souvent chez les saxophonistes moins expérimentés ; il a un souci du son et un contrôle qui sont le signe de sa maturité de saxophoniste », souligne M. Song.

C’est la pianiste canadienne Jessica Yuma qui a quant à elle ravi la troisième place. « Elle est très timide, mais quand elle est au piano, elle change de personnalité et joue avec beaucoup de passion. Elle fait des choses au piano que même des professionnels rêvent de faire », signale le directeur.

Finalement, le violoncelliste américain Kei Otake arrive quatrième, lui qui a également remporté le coup de cœur du public lors des demi-finales. « C’est un habitué du concours : il en est à son cinquième été à l’Académie [Orford Musique], et on a vu un progrès énorme ; il a un son très mature, rayonnant, rond... Il projette bien et remplit la salle avec le son », explique M. Song.

Ces trois finalistes ne repartiront pas les mains vides, car en tout, plus de 45 000 $ en prix et en bourses sont distribués entre le grand gagnant et les finalistes.

En plus des prix, M. Song rappelle que le Prix Orford Musique permet aux musiciens de gagner une riche expérience de concert qui les prépare pour une carrière professionnelle. En outre, ajoute-t-il, le concours leur donne des chances concrètes de se faire connaître puisque le jury de la finale est constitué de cinq musiciens chevronnés et professionnels du milieu, comprenant entre autres cette année un agent new-yorkais et un chef d’orchestre, et qu’il n’est pas rare que ces derniers se souviennent des finalistes de tels concours et les invitent plus tard à jouer pour eux.

Théâtre

Matieu Gaumond : l’art dramatique tatoué sur le cœur

L’homme aux multiples réalisations est actuellement directeur artistique au Centre d’interprétation de l’ardoise de Richmond (CIA). « Je choisis les pièces qui seront présentées aux lectures théâtrales de l’ardoisier. Je choisis également les comédiens qui vont véhiculer le message de l’auteur. Naturellement, je fais des choix très personnels selon mes goûts. »

M. Gaumond est arrivé depuis trois ans dans la région. « Je suis venu en Estrie pour ma retraite, car j’ai beaucoup d’amis ici. J’ai eu envie de créer un théâtre et le président du Centre, Pierre Bail, a aimé l’idée. Nous avons décidé de créer des représentations au Musée de l’ardoise. C’est un projet qui a toujours grandi. On a un public qui aime voir des pièces de théâtre », souligne-t-il.

Livres

Suggestions bouquines

Parce qu’on n’a jamais trop de suggestions bouquines, et parce que ce lundi, 12 août, c’est la journée J’achète un livre québécois, on a demandé à différentes personnalités quelles étaient leurs suggestions du moment au chapitre de la littérature québécoise. Leurs recommandations nous transportent dans différents univers et autant de genres littéraires. Une liste à apporter avec soi pour s’inspirer dans les rayons de la librairie le 12 août... et tout le reste de l’année!

MARYSE DUBUC
coauteure de la série de bande dessinée Les Nombrils 

« La série Les héros de ma classe, de Jocelyn Boisvert, un auteur originaire de Sherbrooke. C’est publié chez Fou lire et chaque tome s’arrête sur un des élèves, chaque épisode a une saveur différente. Comme quoi la diversité, c’est beau, et chacun a droit à son heure de gloire! »

Arts et spectacles

Comble de gens et de mots aux Correspondances d'Eastman

Deux lutrins, quelques projecteurs et un silence absolu; la salle du Cabaret Eastman était comble de gens, mais surtout de mots, dimanche après-midi, pour L’amour au temps des catastrophes, dernier acte des Correspondances d’Eastman, 17e édition.

L’année record du festival littéraire s’est clos sur les écrits aussi doux qu’ardents d’Albert Camus et de Maria Casarès, à travers la généreuse lecture théâtrale qu’ont offerte Christian Bégin et l’auteure Véronique Grenier des lettres des deux amants.

Musique

L'esprit libre de Florent Vollant

Si Florent Vollant est reconnu pour faire rayonner la culture autochtone, il n’en fait pas un objectif.

« Ce que je veux, c’est faire de la musique. Si au travers de mon art je peux faire découvrir les Premières Nations, alors je suis heureux. Je partage ma culture, mais je n’en fais pas une mission. Je suis un rêveur, un chanteur, un magicien qui partage son rythme. Je suis un esprit libre », souligne l’artiste originaire de Sept-Îles, qui participe au Festival des traditions du monde (FTMS) ce samedi.

Arts et spectacles

Christian Bégin, curieux de nature

Les années se suivent et, d’une certaine façon, se ressemblent toujours un peu pour Christian Bégin : bon an, mal an, l’animateur et comédien affiche un agenda rempli au bouchon de projets variés.

Les mois qui viennent ne feront pas exception. Non seulement son émission Y’a du monde à messe profite d’une saison allongée jusqu’en décembre, mais il sera aussi de la distribution de trois pièces de théâtre.  

« Et il y a d’autres projets dont je ne peux pas parler, qui concernent davantage le comédien que l’animateur et qui seront annoncés plus tard. La vie est pour moi d’une générosité incroyable, professionnellement. Je m’étais dit que je ralentirais la cadence, mais c’est quelque chose que je n’arrive manifestement pas à faire. Le truc, c’est qu’on me propose d’heureuses aventures singulières, ou bien des choses auxquelles je rêve depuis longtemps. »

Comme jouer sous la direction de René-Richard Cyr. 

« Je souhaitais travailler avec lui depuis un bail. Je disais qu’il pouvait même me faire jouer une poignée de porte. Je serai dans Les 3 Sœurs de Tchekhov, qu’il va mettre en scène au TNM en 2020. Bizarrement, mon année sera assez tchékhovienne : je vais aussi faire partie d’une espèce de pastiche de l’auteur russe, un show piloté par Marc St-Martin au Rideau Vert. Et je serai dans un projet que m’a proposé Félix-Antoine Boutin, un jeune metteur en scène brillantissime. Sa création sera présentée à l’Espace Libre. J’ai dit oui sans avoir lu le texte parce que c’est un gars dont j’admire le travail. »  

À travers les répétitions plurielles, l’infatigable créateur planche également sur la conception d’un projet télévisé dont on sait peu de choses, sinon « qu’il s’adresse aux téléspectateurs adultes » et qu’il intéresse une station de télévision où Bégin a ses entrées. Vite comme ça, on en déduit que la production est dans la mire de Télé-Québec, où l’animateur jase bonne bouffe depuis plus de 10 ans, en plus d’être à la barre de l’hebdomadaire rendez-vous Y’a du monde à messe.

Arts et spectacles

Chutes et territoires masculins aux Correspondances d'Eastman

L’appartenance de l’auteur à une région et la provocation ressortent rapidement dans le livre Queues de Nicholas Giguère a souligné l’animateur en lisant les premières lignes du roman autofictif : Je suce des queues. Ça pourrait être mon métier, mais à la place j’étudie à l’Université de Sherbrooke. Ça paraît mieux sur un CV.

« J’aime les textes incarnés avec un cadre spatiotemporel bien défini. Ça fait partie de ma démarche qui relève vraiment du dévoilement et de l’impudeur. Je n’ai pas tendance à garder des détails pour moi, mais plutôt à tout livrer. La provocation vient de ce parti pris pour la vérité et l’authenticité qui s’atteint sans censure », explique celui qui enseigne aujourd’hui sur le même campus où il a entamé ses études à son arrivée à Sherbrooke en 2003.

arts

Urban Sketchers : maîtriser l’art du croquis

Les artistes en devenir sont souvent appelés à réaliser des croquis. En effectuant des dessins approximatifs et en dessinant rapidement, ils développent certaines habiletés. Or, ce qui est bon pour les novices peut également s’avérer formateur pour des créateurs aguerris. Le mouvement Urban Sketchers l’a bien compris et propose des rendez-vous consacrés entièrement à la réalisation d’ébauches diverses.

« On doit toujours se refaire la main en tant qu’artiste. À force de concevoir des croquis, notre œil perçoit les choses de plus en plus vite. Retourner à la base est important de temps à autre », illustre la peintre Jasmine Brien.

Habitant Austin, Jasmine Brien adore manier le crayon et la réalisation de croquis constitue visiblement un grand plaisir pour elle. Tellement qu’elle a décidé de créer un rendez-vous baptisé Artistes — Croquez sur le vif. L’événement se tiendra à l’abbaye Saint-Benoît-du-Lac, le 24 août prochain, et réunira des « sketchers » provenant de la région et de l’extérieur.

Le mouvement Urban Sketchers compte de nombreux chapitres un peu partout à travers le monde. Lorsque des groupes d’adhérents au mouvement se rencontrent, ils choisissent des lieux susceptibles de les inspirer ou de leur fournir des défis particuliers. 

« Souvent, les artistes restent à l’extérieur pour créer, sauf peut-être en hiver. On peut dessiner des paysages, des gens ou des immeubles. Ce qui est important, c’est de placer les choses dans un contexte. On ne veut pas simplement reproduire une personne ou un objet seul. Le pourtour doit être intégré au croquis », affirme Jasmine Brien.

Évidemment, les artistes, architectes et dessinateurs graphiques qui participent aux rencontres des Urban Sketchers partagent des connaissances, des techniques. Ce partage profite en outre aux artistes autodidactes, qui n’ont habituellement pas le même bagage d’expériences que leurs collègues diplômés en art.

À l’abbaye

En mettant sur pied l’événement Artistes — Croquez sur le vif, Jasmine Brien désirait « faire connaître la région de l’Estrie et permettre des échanges enrichissants entre créateurs ».

« L’abbaye est très grande alors c’est un très bon endroit pour accueillir de grands groupes de personnes. On aura aussi accès à une large galerie couverte pour dessiner et on pourra même s’installer à l’intérieur pour réaliser nos esquisses. Je crois que l’endroit est attirant pour des sketchers parce que les paysages et les bâtiments sont intéressants sur place. »

De toute évidence, la résidente d’Austin a frappé dans le mille avec son événement. Elle prévoit effectivement que plus de 100 personnes, en provenance de Montréal, Magog et Sherbrooke notamment, seront présentes. « J’espérais 20 à 30 participants. Mais il y a un plus gros intérêt que je le pensais au départ », reconnaît Jasmine Brien.

Considérant la réponse obtenue, l’artiste songe à répéter l’expérience dans le futur. « On pourrait refaire ça à l’abbaye une autre année. Peut-être aussi qu’il serait intéressant de choisir un nouveau lieu de rassemblement pour une seconde édition. C’est à voir », dit-elle. 

Retour vers l’art

Jasmine Brien a pratiquement toujours suivi des cours d’art. Elle a même appartenu au programme des Beaux-Arts de l’Université Concordia pendant une année. Toutefois, elle a surtout travaillé dans le domaine de la gestion durant sa carrière.

« J’ai recommencé à faire plus de création artistique il y a une dizaine d’années. J’aime beaucoup créer des portraits. J’ai été plus portée vers l’aquarelle à une époque, mais j’utilise davantage l’acrylique aujourd’hui. »

Si elle aspire à devenir une artiste professionnelle, Jasmine Brien admet qu’elle a toujours eu de la difficulté à vendre des toiles qu’elle a elle-même peintes et qu’elle juge réussies. Cela ne l’empêche cependant pas d’exposer à la salle communautaire de la municipalité d’Austin depuis des années. Ça vous intéresse? studiodartiste.wordpress.com.

arts

France D’Amour : Un été de tournée

Quand elle a reçu l’invitation pour chanter au Lac en fête et à la Traversée internationale du lac Mégantic, France D’Amour n’a pas hésité longtemps, d’autant plus que c’était pour remplacer Renée Martel, qui a dû déclarer forfait pour des raisons de santé.

« J’aime beaucoup Renée, nous avons déjà fait quelques spectacles ensemble. J’étais vraiment peinée pour elle… Je vous garantis qu’on va donner tout ce qu’on a, on va tout faire pour compenser, au mieux de notre talent, mes musiciens et moi! » assure France D’Amour en entrevue téléphonique.

Il reste que les organisateurs du Lac en fête peuvent se considérer chanceux : c’est un contrat qu’elle n’aurait pas dû accepter, en temps normal. « Mais parce que c’est Lac-Mégantic et Renée… », a-t-elle commencé à expliquer, avant d’avouer qu’elle sera obligée d’effectuer une « acrobatie d’horaire », selon ses propres mots.

En bateau

« C’est que nous donnons un spectacle à 22 h la veille, à L’Isle-Verte, dans le Bas-du-Fleuve. Comme c’est sur une île, il y a un traversier à prendre à 6 h le matin pour arriver à l’heure à Lac-Mégantic, car le seul autre traversier, durant le jour, est à 16 h l’après-midi. On ne peut donc pas se permettre de manquer le bateau le matin, parce que sinon, nous ne serons jamais arrivés à temps pour le spectacle à 20 h, à cause de la route à parcourir. Comme le spectacle va se terminer très tard la veille, nous n’aurons pas dormi. Je tiens à ce que mes musiciens dorment avant le spectacle. J’ai demandé aux organisateurs du Lac en fête que notre hébergement à Lac-Mégantic soit accessible en arrivant pour qu’on puisse se reposer. Il faut aussi considérer que la voix, c’est la première place qui laisse transparaître la fatigue. Je n’aurai pas le choix de dormir, moi aussi, avant le show », confie-t-elle, visiblement soucieuse d’offrir un spectacle de qualité. 

« S’il fait chaud, en plus, ça écrase, ça complique un peu tout ça. Pour toutes ces raisons, j’ai consulté mes musiciens avant d’accepter », poursuit-elle. 

La décision a été unanime : « On le fait! » 

« On est capable. Ça commande juste une gestion de dodos », résume la chanteuse en riant de bon cœur. Ayant atteint la cinquantaine, elle est consciente qu’elle n’a plus l’âge des péripéties 

de ce genre. 

Les festivaliers auront droit aux grands succès de France D’Amour. « Parce que les gens se déplacent pour venir me voir, je crois que ça prend un bonus. Ce n’est pas comme écouter un disque. Il y a un partage du moment, un effet de gang, tu chantes pour eux. Je vais les surprendre avec des surprises. Je peux seulement dire qu’ils vont trouver ça drôle, dans le sens de comique. »

Après presque une trentaine d’années de carrière, elle sait s’ajuster à son public. « Ma vie est une tournée! C’est très intense, en plus, l’été. Je fais aussi des stations de radio, de la télé, je participe à beaucoup d’activités. »

Bientôt un nouveau disque

Elle prépare, en parallèle de tout ça, un 13e disque qu’elle va lancer le 7 novembre prochain. « Les chansons sont toutes écrites, je suis avancée dans le processus de production de l’album », révèle-t-elle.

Elle s’est permis des incursions en anglais durant sa carrière, mais sa préférence va toujours à la langue de Molière. « J’ai chanté en anglais à cause de très beaux textes profonds qu’une amie m’avait envoyés. J’ai composé la musique, plus chaleureuse, sensuelle, nuancée. Mais je préfère chanter en français. Je suis plus à l’aise dans ma langue maternelle. »

Questionnée sur les rêves qu’elle souhaiterait réaliser, elle répond qu’il y en a des petits et des grands. 

« Mais je ne suis pas matérialiste, je ne rêve pas d’avoir un gros char un jour! Je souhaite chanter le plus longtemps possible, jusqu’à ma mort, avoir la santé pour faire ça, et écrire toujours de meilleures chansons pour toucher les gens. Je trouve ça très humble comme ambition. Et si c’était possible, j’ai aussi des rêves humanitaires. Il y a trop de souffrance dans le monde, malgré tous les progrès technos. Je voudrais une planète plus verte, un environnement plus sain. Je mange le plus bio possible. Rencontrer du monde le fun, qui me pousse à me dépasser, c’est un moteur. Dans mon métier, il y a tellement à apprendre, je n’ai jamais perdu la flamme, j’ai encore le goût de m’améliorer. »



Vous voulez y aller?

France D’Amour

Traversée internationale du lac Mégantic — Lac en fête

Dimanche 4 août, 20 h

Gratuit pour les festivaliers ayant payé le tarif d’admission sur le site.

arts

Émilie Bibeau: les livres comme un refuge

Les livres ont toujours occupé une place de choix dans le quotidien d’Émilie Bibeau.

« Je trouve un grand refuge dans les mots. Mon père enseignait la littérature au Cégep de Limoilou. À la maison, on avait une grande bibliothèque bien remplie. La littérature, et la culture en général, ça faisait partie de notre vie de famille. J’ai baigné là-dedans dès l’enfance et j’ai étudié en littérature au cégep avant d’entrer au Conservatoire d’art dramatique », explique la comédienne, qui caressait depuis un temps déjà l’envie d’écrire elle-même. 

« Il y a un côté de moi qui souhaitait prendre la plume, mais je sentais que je devais vivre un peu, avant. »

Elle a finalement amorcé la rédaction de ses Chroniques d’un cœur vintage pour le micro de l’émission radiophonique Plus on est de fous, plus on lit. Chaleureusement accueillis, ses textes ont ensuite servi de canevas à la pièce de théâtre du même nom qui a été présentée l’an dernier à La Licorne et qui est au programme des Correspondances, vendredi soir. Dans une mise en scène signée Sophie Cadieux, Émilie Bibeau porte elle-même le texte sur planches. Femme de théâtre, elle a souvent fait siens les mots des autres. Ce projet, c’était autre chose. Un beau plongeon, oui. Mais un grand défi, aussi, qui venait avec sa part de stress. 

« Ça m’a demandé beaucoup de courage parce que même s’il y a des choses inventées, je me révèle beaucoup. Se mettre au service du texte de quelqu’un d’autre, ça ne nous engage pas de la même façon que lorsqu’on a soi-même signé la pièce. Et même si j’avais déjà lu certains passages à la radio, ce n’était pas le même contexte. En studio, on est dans un petit cocon. On n’a pas la réaction live du public. » 

Les inquiétudes ont fondu au fil des représentations. L’accueil des spectateurs a été heureux; la pièce a été chaudement applaudie et saluée. 

Des mots qui s’impriment

« Je suis contente de reprendre ce spectacle très intime dans un contexte aussi enchanteur que les Correspondances. La pièce, c’est comme un petit objet précieux pour moi. C’est vraiment inspiré de mon vécu, mais à travers ce texte très personnel et authentique, je parle de l’expérience humaine qu’on traverse tous. Je cite les phrases d’auteurs qui m’ont marquée, des mots prononcés par mes amis autant que des passages forts de livres que j’ai lus ou de chansons que j’ai entendues. À travers tout ça, il y a beaucoup d’autodérision. Je pourrais résumer en disant que ce sont les tribulations d’une jeune femme qui réfléchit à ce qu’elle vit, qui observe son parcours et son entourage avec beaucoup d’autodérision. En y repensant bien, c’est un spectacle qui traite aussi beaucoup de solitude, finalement. Je trouve qu’on n’en parle pas assez. Parce que l’être humain est grégaire, mais très seul, en même temps. J’aime explorer ces moments-là où on se retrouve seuls avec nous-mêmes. Cela dit, je le fais sans lourdeur, avec humour. »

L’image du « cœur vintage » est évocatrice. 

« C’est ce qui m’est venu lorsque je cherchais un titre. Ça évoque cette idée de quelqu’un qui se sent en décalage avec son époque, mais ce n’est ni une glorification du passé ni une condamnation du présent. Ça réfère plutôt à la vision romantique d’un cœur qui aspire à de l’engagement, à de la loyauté. C’était une façon de parler d’une certaine nostalgie. » 

Plusieurs phrases ont nourri sa démarche créative, mais l’une d’elles a été une balise, un fil conducteur. 

« Albert Jacquard a dit : ‘‘Je suis les liens que je tisse aux autres’’. Lorsque j’ai entendu ça, j’ai été marquée. Je crois profondément à ça. Les autres, c’est notre entourage, notre famille, nos amis, nos collègues, tous ces liens qu’on crée et qu’on entretient. »

La pièce sera publiée en version papier l’an prochain. Et le goût d’écrire encore est là, bien ancré.  

« J’avoue que je ne sais toutefois pas quelle forme ça prendra. Un scénario? Des petits textes? Ce n’est pas clair, mais le désir est là. Parce que l’écriture n’est pas mon premier métier, j’ai l’impression que pour moi, il faut que ça vienne de façon organique », dit celle qui jouera dans la pièce Les trois sœurs, de Tchekhov, au TNM, en 2020.

On la verra aussi dans Vinland, le prochain film de Benoit Pilon. « Ça se passe dans les années 50, à Charlevoix. Un enseignant du collège du coin, interprété par Sébastien Ricard, amorce des fouilles archéologiques avec ses élèves pour trouver des vestiges de l’époque des Vikings. C’est une très, très belle histoire. Ces dernières années, on a beaucoup entendu parler des abus commis par des religieux. Là, ce n’est pas ça. Benoit Pilon a mis en lumière autre chose, le travail des curés qui agissaient avec bienveillance. »

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Vous voulez y aller?

Chroniques d’un cœur vintage

Cabaret Eastman

Vendredi 9 août, 20 h

Entrée : 33 $

arts

Véronique Grenier: mots porteurs

Véronique Grenier a plus d’un projet sur le feu. L’autrice a mis sa griffe sur une nouvelle pièce de théâtre, Houleuses, montée par le Collectif Les Mouettes. Elle signe aussi un troisième livre, « un genre de recueil de poésie qui sera lancé en octobre. » Mais avant tout ça, dès jeudi, c’est à Eastman qu’elle se dépose pour quatre jours de bonheur autour des mots.

« La programmation des Correspondances est magnifique. C’est un thème très porteur, je trouve, le ravissement, parce que c’est une forme de la joie qui est toute particulière », exprime la Sherbrookoise qui animera vendredi un coquetel littéraire réunissant Kim Thúy et Christian Bégin. Le rendez-vous sera sans doute riche en étincelles.

« Avec ce duo, ce sera assurément festif. Tous les deux parlent beaucoup, de toutes sortes de choses intéressantes. J’ai l’impression que mon rôle d’animatrice sera plutôt accessoire », dit-elle avec un sourire. 

Elle connaît l’écrivaine et le comédien depuis quelques années. 

« Christian Bégin est devenu un ami. Kim Thúy aussi. Après avoir lu mon premier livre, Hiroshimoi, l’un et l’autre se sont mis à en parler autour d’eux avec une générosité incroyable. Depuis que j’ai commencé à écrire, j’ai eu cette chance d’être portée par différentes personnes qui ont mis mon travail en lumière. »

Celle qui enseigne également la philosophie au Cégep de Sherbrooke partagera aussi la scène avec Christian Bégin pour une lecture de la correspondance amoureuse entre Albert Camus et Maria Casares, le 11 août. Leurs échanges épistolaires sont denses, intenses, magnifiques. 

« C’est à Camus que je dois mon entrée en philosophie parce que c’est après l’avoir lu que j’ai développé un intérêt pour le sujet. Sa correspondance est comme son œuvre : superbe. Cette lecture, c’est un réel bonheur. Et un grand défi, aussi. Parce que même si je performe de plus en plus, je ne suis pas issue du théâtre, comme Christian. Reste que j’aime ces ‘‘mises en danger’’. Et je plonge même si ça m’inquiète toujours un peu, probablement parce que c’est une façon de tromper mon naturel anxieux. » 

Du théâtre, un livre et un club de lecture

Lorsque Catherine Hughes, Sophie Martin et Frédérike Bédard sont venues cogner à sa porte pour lui proposer de mettre des mots sur leurs idées afin de bâtir une pièce de théâtre, elle a tenté le coup malgré un petit vertige. 

« Elles ont tourné avec Robert Lepage, notamment, et elles forment toutes les trois le Collectif Les Mouettes. Moi, j’écris à l’oral, mais je ne savais pas si j’arriverais à livrer des dialogues. Finalement, j’ai fait un premier jet, et tout de suite, il y a eu une synergie entre nous. Ça fonctionne vraiment bien. Et la pièce traite de sujets qui trouvent écho chez moi. Il est question d’amitié, de solidarité féminine, de relations familiales, de maternité et de non-dits. » 

Une première lecture publique de l’œuvre aura lieu le 24 septembre, au Théâtre Outremont. Deux semaines plus tard, le 8 octobre, Véronique Grenier lancera son troisième recueil poétique, Carnet de parc, publié aux Éditions de ta mère.

« Avec ce livre-là, je reste dans la sphère poétique, mais je suis vraiment ailleurs. Il y a une trame narrative, des extraits de journal intime. C’est probablement mon livre le plus intellectualisé, celui que j’ai le plus travaillé. Mes deux autres, Hiroshimoi et Chenous, je les ai écrits dans un souffle. » 

Un souffle qui a porté : les deux titres ont connu une trajectoire tout étoile. Rééditions et succès critique ont été au rendez-vous. 

« Il y a, en ce moment et depuis quelque temps, une certaine effervescence qui se dessine autour de la poésie », remarque celle qui, depuis février, trouve aussi le temps d’animer un Club de lecture, une fois par mois, à la Buvette du Centro.

 « Je lis beaucoup et j’étais tannée de le faire toute seule. J’avais envie d’échanger à propos de mes lectures. Je me suis dit que je ne devais pas être la seule. » 

Elle avait raison. Chaque mois, ils sont une quinzaine à se réunir pour causer du livre choisi. 

« Je crée un événement Facebook pour annoncer les détails. Ce sont des rencontres très conviviales, très décomplexées. Je voulais que tout le monde se sente à l’aise de parler, autant ceux qui ne lisent pas beaucoup que ceux qui dévorent les bouquins. Et c’est exactement ce qui se passe. À travers ça, et à travers les autres projets auxquels je participe, je réalise que les gens aiment se retrouver. Il y a un réel besoin d’être ensemble, d’échanger autour de choses qui sont signifiantes. »

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Vous voulez y aller?

Correspondance Camus-Casares —L’amour fou au temps des catastrophes

Cabaret Eastman

Dimanche 11 août, 14 h 30

Entrée : 28 $

Coquetel littéraire avec Christian Bégin et Kim Thúy

Salle Missisquoise

Vendredi 9 août, 17 h 30

Entrée : 60 $ (places limitées, sur réservation)

Infos et programmation complète : www.lescorrespondances.ca

arts

Sonia Sarfati : transmettre le goût des mots

« Je n’aime pas qu’on dise que les jeunes ne lisent plus parce que ce n’est pas vrai. Il faut peut-être simplement leur rappeler que la lecture est importante et souhaiter qu’ils aient un déclic pour un livre qui leur donnera le goût de répéter l’expérience. »

Avec ces quelques mots seulement, l’auteure Sonia Sarfati fait sans doute la preuve que Les Correspondances d’Eastman ont fort bien choisi la porte-parole du volet jeunesse de leur événement cette année. Non seulement celle-ci a-

t-elle publié plus de 20 romans jeunesse, mais elle connaît les jeunes et s’efforce de comprendre leur réalité.

« Mon fils lisait des mangas et je me questionnais sur ses habitudes en tant que lecteur, qui ne semblaient pas très convaincantes. Puis, un jour, j’ai parlé de ses lectures avec lui et j’ai saisi que les histoires des livres qu’ils aimaient étaient plus riches que je le pensais. Ça lui a apporté quelque chose que je n’aurais pas soupçonné », raconte Sonia Sarfati.

Et l’auteure va plus loin en affirmant que même les technologies numériques peuvent potentiellement favoriser le goût de la lecture chez certains jeunes. « Peut-être que des découvertes sont possibles à travers la tablette, par exemple. »

Les rencontres entre auteurs et jeunes lecteurs constituent également une façon de stimuler l’intérêt pour les livres chez les enfants et les adolescents, selon Sonia Sarfati.

« Je rencontre des groupes à l’occasion. Je leur parle de mon travail, de mes écrits quand j’étais jeune et plus encore. En me rencontrant moi ou en faisant la connaissance d’autres auteurs, ils s’aperçoivent que nous ne sommes pas des extra-terrestres et ça peut susciter un intérêt nouveau. On me dit en tout cas, du côté des bibliothécaires, que mes livres s’envolent après une rencontre avec un groupe. »

Malgré que différentes avenues existent pour faire émerger le goût des mots, Sonia Sarfati est consciente qu’on ne peut pas forcer quiconque à aimer les livres. Faire rimer lecture avec obligation n’est donc pas la meilleure idée, à en croire celle-ci.

Les Correspondances

Sonia Sarfati a accueilli la demande des Correspondances d’Eastman avec bonheur quand l’événement l’a invitée à devenir la porte-parole de son volet jeunesse.

« Je vais aux Correspondances depuis le début. J’ai déjà donné des ateliers dans la cadre de précédentes éditions de l’événement. C’est un bonheur et un honneur d’être la porte-parole du volet jeunesse, qui n’a pas cessé de grossir dans les dernières années », explique-t-elle, en précisant qu’elle possède une maison non loin d’Eastman.

Dans le cadre de l’édition 2019 des Correspondances, Sonia Sarfati offrira trois ateliers au sein de « l’espace jeunesse », dont un en compagnie de l’auteure Chloé Varin.

« Je vais aussi traîner avec les enfants dans le village pendant l’événement et je profiterai des activités offertes. La thématique choisie cette année, le ravissement, amène beaucoup de possibilités alors c’est prometteur », soutient-elle.

La Presse

Si elle s’est fait connaître grâce à ses œuvres jeunesse, Sonia Sarfati a également rejoint de très nombreux lecteurs à l’époque à laquelle elle travaillait pour le quotidien La Presse, à Montréal. Elle a toutefois cessé de travailler pour ce journal dans les dernières années.

« J’ai profité d’une offre de départ volontaire. Ayant été longtemps pigiste, j’ai toujours eu un goût assez prononcé pour la liberté et j’aime pouvoir diriger mon propre navire. J’avoue en plus que je trouvais que La Presse n’était plus la même qu’avant. Des gens me disaient que j’aurais un deuil à faire, mais je n’ai pas de regret malgré que je conserve plein d’amis dans ce journal. »

D’ailleurs, elle a d’autant moins regretté son départ que plusieurs « offres d’écriture et de chroniques » lui sont parvenues depuis l’annonce de sa décision. « Ça a été agréable de me sentir désirée. Je suis tellement occupée présentement qu’il me manque de temps pour écrire des romans », reconnaît-elle.

Ses projets

Au cours des derniers mois, cette ancienne employée de La Presse a supervisé la réalisation d’un collectif de nouvelles, intitulé On tue la une, qui sera publié bientôt. Une quinzaine d’auteurs ont participé à ce projet.

« D’anciens collègues comme Serge Chapleau, Marc Cassivi et Michèle Ouimet ont fait comme moi et ont préparé une nouvelle pour ce livre. Il fallait que chaque histoire inclue un crime assez important pouvant justifier qu’on modifie le journal du lendemain. Ça peut sembler s’adresser seulement aux gens du milieu des médias, mais des personnes qui n’appartiennent pas à celui-ci l’ont lu et ont aimé », précise-t-elle.

Par ailleurs, elle confie avoir entrepris la rédaction d’un récit biographique pour Les Éditions La Presse, mais elle s’abstient de dévoiler qui sera au cœur de cet ouvrage.

Et pour ceux qui rêvent de la voir pondre un roman pour adultes, tout laisse croire que vous devrez vous armer de patience. Elle avoue en effet avoir « peut-être une histoire pour adultes en tête, une comédie noire avec Hollywood en toile de fond ». Mais elle ne donne aucun indice quant au moment où elle pourrait la coucher sur le papier et la publier.

arts

Foule de feu pour Koriass

L’été est loin d’être terminé, mais la 32e saison des Concerts de la Cité, elle, s’achève. Et de belle façon.

Jeudi soir, Koriass a poussé la voix devant une foule dense et chaleureuse rassemblée à la Place de la Cité pour le dernier concert à la brunante. Applaudi par des spectateurs de tous âges, le populaire rappeur a enchainé ses chansons, remplies d’images et de love.

Trois autres spectacles gratuits sont encore au menu des Concerts. La cour intérieure du centre-ville accueille ce vendredi midi la pétillante artiste de cirque Julia, qui propose un univers déjanté et joliment inspiré des années 1950. Toujours vendredi, au Carré-Strathcona, dès 17 h 30, l’heure sera au jazz avec Simon Says et son interprétation des classiques de Frank Sinatra, Tony Bennett et Nat King Cole. Enfin, samedi soir, même heure, même place, les Sherbrookois pourront découvrir l’inclassable Triton Trio, qui juxtapose humour et théâtre sur trames de guitares et de basses.

actualités

Clôture des concerts de la cité : les Sherbrookois au rendez-vous

Culminant avec le très attendu spectacle de Koriass jeudi soir et avec une performance de Triton Trio devant les épicuriens de Bouffe ton Centro, la 32e programmation des Concerts de la Cité devrait se terminer sur une note à l’image de la saison, croit sa responsable Annie Santarossa.

« On voit que c’est vraiment les gens d’ici qui se sont approprié les Concerts de la Cité. Les Sherbrookois étaient encore une fois au rendez-vous cette année, partage Mme Santarossa. Il y en a pour tous les goûts. Certains sont là à chaque spectacle. On jase avec eux, on recueille leurs commentaires. C’est la meilleure rétroaction qu’on puisse avoir. » 

Parmi les coups de cœur de cette saison de plus de 40 spectacles gratuits au centre-ville : la visite du chanteur hawaïen Mike Love, le 11 juillet dernier, le spectacle de la fanfare française Pigswana orchestra du 25 juillet, et l’hommage à Aretha Franklin du lendemain, qui se sont tous deux tenus dans l’enchanteur Carré-Strathcona.

« On a même dû refuser certaines personnes à la porte pour le spectacle de Michel Pagliaro », avance Mme Santarossa à propos de l’événement qui a dû être déplacé au Théâtre Granada en raison de la pluie. 

« C’est vraiment de jongler avec la météo qui a été le plus difficile cette année. On essaie de garder ça a l’extérieur le plus possible, mais on ne veut pas non plus trop compliquer la vie des artistes », explique la coresponsable de la programmation, qui estime à trois ou quatre le nombre de spectacles qui ont finalement eu lieu en salle intérieure. 

Seul un spectacle a dû être annulé. En raison d’un ciel déchaîné et d’un manque de lieu de diffusion couvert, les Sherbrookois n’auront pas pu voir Jérôme Charlebois comme prévu, le 11 juillet au Carré-Strathcona. 

Une 33e année

Selon l’organisatrice, une 33e édition devrait bel et bien voir le jour. « Ce qu’il restera toutefois à valider, ce sont les lieux de diffusion. Avec les travaux prévus au centre-ville, il se peut que les emplacements des spectacles changent. On va trouver une solution, ça, c’est sûr », note-t-elle. 

Le but des Concerts de la Cité demeure le même, et ce depuis sa création, soutient-elle. « On veut offrir un tremplin intéressant pour les artistes émergents, poursuit Mme Santarossa. Mercredi midi, par exemple, c’était une artiste sherbrookoise, Juli Ann, qui foulait les planches de la place de la Cité. Les artistes prennent souvent le temps de remercier l’équipe et la Ville de leur permettre de jouer dans un lieu de diffusion professionnel et gratuit pour les spectateurs. »  

Jeudi, le rappeur Koriass montera sur la scène de la place de la Cité à 20 h. « On s’attend à avoir une grande foule, on annonce beau! » commente Mme Santarossa, précisant que cette cour intérieure a déjà pu accueillir près de 3500 personnes. 

Arts

Dominick Léonard: l’humoriste au long cours

Parole de Dominick Léonard, il n’a jamais eu de « day job » de sa vie. Il a été jongleur et magicien durant quinze ans, avant de devenir humoriste il y a autant d’années. Et pendant un moment, tous ces chapeaux se sont chevauchés.

« J’ai des milliers de spectacles à mon actif », avance l’artiste de 46 ans le plus sérieusement du monde.

spectacle

Des étoiles et du rock à La Patrie

La Patrie - Les amateurs de solos de guitare endiablés ont rendez-vous à La Patrie vendredi et samedi à la sixième édition du Festival Rock'n'Blues. Dix groupes se produiront, dont le duo Leboeuf/Deschamps. Un concours de groupes de la relève est aussi au menu de l'événement, où près de 1000 personnes sont attendues.

Parce qu'il s'ancre dans un petit village au pied des montagnes, le festival permet de vivre une expérience unique, selon l'organisateur Charles Gaudreau.

« Les étoiles sont alignées pour nous cette année. On devrait avoir du beau temps et le festival coïncide avec la période des perséides, explique-t-il. Comme on a la chance d'être situé dans la réserve de ciel étoilé du mont Mégantic, les festivaliers pourront lever les yeux et voir des étoiles filantes pendant que les chansons les plus planantes de Pink Floyd joueront. Ça promet. »

Dès 19 h ce vendredi, le groupe Greenwoods & The Grass foulera la scène avant de faire place, à 21 h, à Illusion Floyd, qui reprend les succès de Pink Floyd dans un spectacle sons et lumières. En après-midi, samedi, un concours visant à couronner le meilleur groupe de la relève aura lieu, suivi d'une prestation, à 17 h, du groupe Gem & Lion, gagnant du concours de l'an dernier.

En soirée, dès 19 h, Kevin et sa meute, un groupe hommage à Éric Lapointe, réchauffera les planches de l'abri-bois avant de céder sa place au duo rock formé de Breen Leboeuf et Martin Deschamps. Le groupe hommage à Led Zeppelin Kashmir fera ensuite danser les festivaliers jusqu'au petit matin.

« Ça fait longtemps qu'on attend d'avoir Leboeuf/Deschamps à La Patrie, souligne M. Gaudreau. On est aussi très content d'avoir Kashmir cette année, c'est l'un des meilleurs groupes de reprises au Canada. Quand je pense à ce qu'était le Rock'n'Blues à l'origine, un jam entre amis dans notre petit village, je réalise qu'on a fait beaucoup de chemin! »

Pour la bonne cause

Depuis son commencement, le Festival Rock'n'Blues est un événement caritatif qui a amasse des fonds pour les jeunes de La Patrie. Au cours des six éditions passées, 15 000 $ ont été récoltés.

« Notre but est de mettre en contact des jeunes de notre région avec la musique, explique M. Gaudreau. Les instruments sont parfois coûteux et difficiles d'accès, donc on fait tout en notre possible pour faire un pont entre les jeunes et leur passion. On continue cette année, on va bientôt passer le cap des 20 000 $ amassés. Les rockeurs répondent toujours à l'appel quand c'est le temps d'aider les enfants. Ils ont le cœur à la bonne place. »

Un camping voisin du site du festival ouvre ses portes gratuitement aux festivaliers qui veulent passer la nuit de vendredi à samedi au village. « On veut que les gens puissent décrocher et en profiter à 100 %, donc le camping est gratuit. On fera aussi tirer une guitare Godin de modèle Norman et de la nourriture sera disponible sur place », conclut l'organisateur.

Arts

Courtemanche fait son cinéma à Magog

Le cinéma attire Michel Courtemanche depuis longtemps. Ses talents d’humoriste l’ont fait connaître au grand public, mais il a d’abord étudié le septième art avant de réussir en humour. Il n’a donc pas hésité quand le producteur Sylvain Viau lui a demandé de l’aider à peaufiner le scénario d’un film dans les bureaux de la firme IceWorks Pictures, à Magog.

Un projet de film ambitieux est en préparation chez IceWorks Pictures. Sylvain Viau et Michel Courtemanche mettent la dernière touche au scénario de cette future comédie, dont la distribution devrait notamment comprendre le célèbre acteur français Thierry Lhermitte. Le tournage est prévu en Estrie en 2020.

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L’humoriste confie que ce projet, évalué à 10 millions $, lui plaît beaucoup. « Je n’aurais pas accepté de participer si je n’avais pas trouvé que c’était stimulant, lance-t-il. Et puis ce n’est pas compliqué de travailler avec Sylvain. Ce qu’on fait fonctionne très bien. »

Michel Courtemanche n’a pas mis une croix sur la scène, mais il est devenu nettement plus discret qu’à une autre époque. Il suffit cependant de le rencontrer quelques instants pour s’apercevoir qu’il demeure un boutentrain, capable de faire rire autant par ses blagues que par ses grimaces et ses gestes.

Le film en préparation a été imaginé par Sylvain Viau. Il rêve de le tourner depuis 20 ans. Le long métrage racontera l’histoire d’un homme qui accumule les gaffes « tout en réglant des problèmes et en protégeant la planète ». Ce personnage admire de plus un de ses contemporains qui semble avoir un fort penchant écologiste, mais qui nourrit en réalité de sombres ambitions.

« Mon expérience de comique visuel est importante dans ce projet. Il faut qu’on puisse créer des gags que les gens vont saisir facilement. Mon univers provenant du cartoon me sert bien, tout comme mes habiletés de conteur », note Michel Courtemanche, qui jouera également dans le long métrage.

Pour mieux comprendre, il faut savoir que le film ressemblera à ceux qu’on présentait dans les salles de cinéma du monde entier, au début du 20e siècle, puisque ses acteurs seront muets. Quelques bouts de texte seront projetés par moment à l’écran, mais l’objectif du duo est d’en afficher le moins possible.

D’une certaine façon, le projet peut rappeler le film L’artiste, lequel a valu l’Oscar du meilleur acteur à Jean Dujardin en 2012. Michel Courtemanche préfère toutefois qu’on le compare aux œuvres de la légende Charlie Chaplin.

« L’artiste est un drame. Chaplin est donc plus une inspiration. Mais, du même coup, l’idée ce n’est pas de reproduire exactement ce que Chaplin faisait à son époque. »

Michel Courtemanche a connu Sylvain Viau il y a environ sept ans. Les deux ont alors collaboré dans la cadre d’un projet baptisé Walter 100 %. Il s’agissait d’une télésérie plutôt originale qui était présentée sur les ondes de Nuevo Mundo. Le personnage principal de cette série n’est cependant pas tombé dans l’oubli puisqu’il se retrouvera au cœur du film que prépare IceWorks.

À l’origine, le long métrage devait être tourné cette année. Mais Sylvain Viau a choisi de retarder le tournage en raison des difficultés qu’il a rencontrées avec son projet de série animée Amos, chasseur de masques.

« Je ne peux pas mener deux projets de cette importance en parallèle. On fera le tournage autour de juin ou septembre 2020. Étant donné que Thierry Lhermitte est important dans ce film, on s’adaptera à son horaire si nécessaire », explique le producteur, en soulignant que l’acteur français Dominique Pinon a également accepté de prendre part à l’aventure.

Ses autres projets

Bien qu’il demeure loin de la scène, Michel Courtemanche a malgré tout plusieurs projets en cours. « Travailler, c’est une chose importante pour moi. Je ne suis pas workaholic, mais j’ai un cerveau qui n’arrête jamais », confie-t-il.

En outre, il écrit des numéros pour un clown espagnol associé au Cirque du Soleil. Il planifie d’ailleurs de se rendre en Espagne en septembre en lien avec ce projet.

Par ailleurs, il remontera sur scène dans le cadre d’un duo avec le l’humoriste français Kev Adams le 10 août à l’occasion du Comediha! Il prépare par surcroît un spectacle d’humour avec un groupe de collègues, un projet devant se matérialiser en 2021.

Arts

Théâtre d'été tout en subtilité

La troupe de théâtre La p’tite réplique s’aventure en terrain inconnu en présentant une première pièce d’été à la Salle du Parvis. Fidèle à sa vision, et avec l’idée d’offrir une pièce riche et à la hauteur des attentes, la compagnie sherbrookoise a choisi de s’attaquer à Quelques livres de trop, qui propose un texte chargé de subtilités.

La pièce signée Pierre-Yves Lemieux met en scène le libraire Raymond Girard, qui vit sa vie paisiblement avant que son fils Antoine se mêle du commerce familial. L’un veut s’en tenir aux anciennes façons de faire, l’autre veut changer à tout prix « l’expérience client », au grand désarroi de son père. En simultané, une papeterie s’installe dans le village à l’adresse voisine, menaçant l’avenir de la librairie. 

C’est la Salle du Parvis qui a d’abord contacté La p’tite réplique pour animer le centre culturel avec une pièce d’été. Prête pour un nouveau défi, l’équipe a choisi la comédie de Lemieux qui, à première vue, semble légère et amusante. 

Néanmoins, après avoir décortiqué les répliques, la troupe a vu plusieurs subtilités émerger et différents niveaux de lecture se dessiner. 

« Nous, en tout cas, on trouve la pièce encore drôle. Même après plusieurs répétitions, on rit encore. Lorsqu’on répète une comédie, on a tendance à se demander : “ est-ce que c’est vraiment drôle? ” Avec cette production, même dans les derniers jours, on se surprend encore à rire aux éclats », avoue le metteur en scène Louis Côté, qui en est à sa première expérience avec La P’tite réplique. 

Jacob Dubé, Isabelle Heath, Steve Méthot et Denis Turgeon, les comédiens de Quelques livres de trop auront beaucoup appris de ce texte.

« Les comédiens n’ont pas peur d’essayer des choses. Le texte nous donnait une certaine latitude pour faire de l’exploration. Tout le monde est allé chercher des éléments d’apprentissage, sur le plan personnel autant que sur le plan artistique », enchaîne le metteur en scène.

Une première 

Bien que ce soit sa première pièce d’été, la troupe de théâtre amateur n’en est pas à sa première production. 

Pour cette activité hors saison, le cofondateur du théâtre Steve Méthot a décidé de faire les choses autrement. 

« Chaque année on va chercher une équipe complètement différente. La pièce d’été est une activité en dehors de notre calendrier habituel. Pour la mise en scène, nous avons contacté Louis Côté, qui n’est pas un metteur en scène professionnel, mais qui, avouons-le, pourrait bien l’être », affirme Steve Méthot, qui promet aux Sherbrookois une pièce d’été légère qui saura plaire à tous. 

« Les gens peuvent avoir des attentes. Nous allons offrir un théâtre de qualité, comme on a l’habitude de le faire. Ceux qui comprendront l’histoire au premier degré vont avoir beaucoup de plaisir tout comme ceux qui attraperont les subtilités. »

Arts

La Fabrique culturelle: les quatre saisons de Patrice Michaud

Voici de beaux souvenirs de l'édition 2019 du Festival en chanson de Petite-Vallée. Patrice Michaud, «passeur» pour cette année, a vécu les quatre saisons de Vivaldi en émotions durant ce qu’il a déclaré être «le plus beau spectacle de [sa] vie».

La Petite École de la chanson, composée de 350 jeunes du primaire et du secondaire, ont interprété une douzaine des pièces de Patrice Michaud. L'auteur-compositeur-interprète nous raconte les coulisses de cette aventure humaine exceptionnelle qui s’est tissée au fil des mois.

Unique au festival, le concept du «passeur» insuffle une âme particulière à chaque édition. En plus d’en incarner le porte-parole, l’artiste désigné en inspire la programmation et, surtout, a l'immense privilège de communier avec les élèves au cours du spectacle en son hommage.

La Fabrique culturelle est la plateforme culturelle numérique de Télé-Québec. Elle est alimentée par les dix bureaux régionaux de Télé-Québec ainsi que par une centaine de partenaires du milieu culturel et les membres de la communauté. Elle a pour mandat de faire rayonner les arts et la culture en valorisant l’identité culturelle québécoise sur l’ensemble du territoire, principalement à travers la créativité de ses artistes et artisans.

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Estrie et régions

Le monument du parc des Braves restauré

Le monument du parc des Braves, à Magog, a été restauré, un projet qui a coûté près de 60 000 $ à la Ville de Magog. Le public peut admirer le résultat obtenu, au terme des travaux de restauration réalisés, depuis peu.

Le gouvernement du Canada a octroyé une somme de 25 000 $ à la Ville de Magog afin de l’aider à assumer le coût des travaux de restauration du monument, lequel honore les Canadiens qui ont servi lors des Première et Deuxième Guerres mondiales ainsi que durant la guerre de Corée.

« Depuis des générations, les collectivités canadiennes rendent hommage aux hommes et aux femmes qui ont tant donné à notre pays. Nous avons une dette envers ceux qui ont servi et qui ont payé le prix ultime. Le gouvernement du Canada appuie fièrement les habitants de Magog et le projet réalisé au parc des Braves », affirme le ministre des Anciens combattants, Lawrence MacAulay.

Possédant un bureau dans un immeuble voisin du parc des Braves, le député Denis Paradis a également salué le projet de restauration du monument de guerre.

« Je suis reconnaissant de constater le travail acharné de notre communauté qui, par son leadership et son engagement, crée des lieux solennels pour que ses citoyens comprennent et se souviennent des sacrifices considérables de ces braves canadiens », affirme M. Paradis.

arts

Amos Daragon: le producteur reprend confiance

La confiance du producteur Sylvain Viau a augmenté depuis le cri du cœur qu’il a lancé en compagnie de l’auteur Bryan Perro, en juin dernier, afin d’attirer l’attention sur l’avenir de la série d’animation intitulée Amos, chasseur de masques. « Il y a une lueur d’espoir », lance-t-il.

Jusqu’à récemment, M. Viau comptait beaucoup sur Investissement Québec pour financer une partie de la prochaine saison de sa série animée, qui comptera 26 épisodes. Mais il a finalement décidé de se tourner vers le Fonds capital culture Québec, une organisation créée par le gouvernement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ afin de précisément soutenir des entreprises du secteur culturel.

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IceWorks s’insurge contre le refus de Québec

« J’ai fait une demande d’aide financière au Fonds capital culture et j’attends une réponse dans les prochaines semaines. J’espère qu’il sera en mesure de me fournir une somme de 1,45 million $. C’est la moitié du montant que je recherchais au départ. Ça veut donc dire je serais obligé de trouver le reste ailleurs même si j’obtenais une réponse favorable », révèle le président d’IceWorks animation.

Sylvain Viau en est pleinement conscient, les dirigeants du fonds scruteront de près le potentiel d’exportation d’Amos, chasseur de masques lorsqu’ils analyseront le dossier soumis par son entreprise. « Ce fonds est sélectif. Les possibilités de ventes internationales sont un enjeu majeur pour lui », affirme-t-il.

Rappelons que cette PME de Magog produit actuellement les 13 premiers épisodes de la série Amos, chasseur de masques, un projet d’environ 5 M$. Radio-Canada et TFO offriront toutes deux la série à leurs téléspectateurs en 2020. Sylvain Viau espère maintenant que plusieurs diffuseurs, partout sur la planète, les imiteront.

Une aide précieuse

Associé au projet depuis un moment déjà, l’homme d’affaires Guy Lamarre joue présentement un rôle crucial auprès de Sylvain Viau. L’aide précieuse apportée par M. Lamarre explique en bonne partie pourquoi le président d’IceWorks a repris confiance.

« Son soutien financier fait en sorte que je suis capable de garder jusqu’en octobre des employés qui autrement auraient quitté parce que leur mandat avec nous était terminé. C’est important. Ça me donne un délai supplémentaire. Si les choses débloquent dans les prochains mois, je n’aurai pas besoin de reconstruire mon équipe complètement ou presque. »

Notons que Guy Lamarre a participé à la création du Carrefour santé globale, à Magog, en compagnie du député Gilles Bélanger il y a quelques années. Il a aussi répondu présent quand on lui a demandé d’apporter son soutien financier au projet de construction de la place Tourigny.

« Il me fournit une aide exceptionnelle. Il a une bonne tête et un bon jugement. Je ne voyais plus le potentiel de mon projet avant qu’il me démontre tout son intérêt », avoue M. Viau.

Investissement Québec

Bien qu’il a changé sa stratégie pour financer son ambitieux projet, Sylvain Viau n’exclut pas de formuler une nouvelle demande de soutien à Investissement Québec. 

« Ce que je comprends, c’est que cet organisme n’a aucun programme qui soit adapté à mes besoins. Mais, si j’ouvre mon capital, des possibilités de financement existent avec lui. On verra plus tard en fonction de ce qui se passera », dit-il, en ajoutant qu’il espère également dénicher des fonds privés additionnels.

Sans conteste, il demeure donc des zones d’ombre importantes. Mais le producteur conserve espoir. « On a réussi à faire une première saison de la série par miracle. C’est peut-être ça encore qui va se produire pour les 26 épisodes à venir », déclare-t-il.

Écrits par Bryan Perro, les romans de la série jeunesse Amos Daragon ont été traduits en plus de 20 langues et sont vendus dans de nombreux pays à travers le monde. Plus de deux millions d’exemplaires ont été distribués depuis la création du populaire personnage.

Musique

Record de longévité pour «Old Town Road»

NEW YORK — Le morceau «Old Town Road» du rappeur Lil Nas X a officiellement battu le record de longévité en tête des ventes de disques aux États-Unis, avec 17 semaines d’affilée en numéro un, a annoncé lundi le magazine Billboard, qui publie ce classement.

Le succès de Lil Nas X, avec une apparition du chanteur Billy Ray Cyrus, a détrôné One Sweet Day de Mariah Carey (1995) et Despacito de Luis Fonsi et Daddy Yankee, avec Justin Bieber (2017), chacun premier durant 16 semaines.

C’est la suite d’une histoire hors norme pour Montero Hill, le vrai nom de Lil Nas X, qui il y a moins d’un an, vivait chez sa sœur, était sans emploi et venait d’abandonner ses études. Il est aujourd’hui millionnaire, à 20 ans.

Il a composé Old Town Road sur la base d’un rythme acheté 30 $US à un musicien basé aux Pays-Bas.

«Ma sœur m’avait dit qu’il ne me restait plus beaucoup de temps avant de devoir quitter sa maison», a-t-il expliqué lundi dans un message publié sur son compte Instagram. «J’étais tellement bouleversé que je m’en suis servi de motivation pour la chanson.»

Le résultat, qui mêle un air de banjo et de lourdes basses, se présentait comme un titre rap aux accents country.

Mais Billboard a refusé de l’intégrer au classement de la catégorie, car il «ne réunissait pas suffisamment d’éléments de la country d’aujourd’hui».

Quelques jours après la décision de Billboard, Lil Nas X a sorti un remix de ce qui était déjà un succès, avec, comme invité, la vedette de la country Billy Ray Cyrus, accessoirement père de la popstar Miley Cyrus.

Mais malgré la légitimité de Billy Cyrus, deux fois nommé aux Grammys dans des catégories country, le remix a eu droit au même traitement que l’original, laissé sur le seuil du classement country.

Le morceau a contourné la catégorie pour s’imposer en tête des ventes de disques tous styles confondus, qu’il occupe sans discontinuer depuis la semaine du 4 avril.

«Changé ma vie» 

Lil Nas X a publié plusieurs remixes de son succès, dont les ventes sont comptabilisées en un seul total, ce qui a contribué à la longévité du titre.

Billboard intègre les écoutes en ligne (le streaming), pour établir son classement. Une méthode de comptabilisation qui favorise énormément le rap, un genre musical apprécié des jeunes.

L’ensemble des versions officielles de Old Town Road compte près d’un milliard d’écoutes sur Spotify.

Lors de la semaine du 11 avril, Lil Nas X a pulvérisé le record d’écoutes en ligne sur sept jours, avec 143 millions de streams, soit près de 27 millions de plus que l’ancien lauréat, Drake (116,2 avec In My Feelings).

«17, mon nouveau nombre préféré!» a tweeté lundi Billy Ray Cyrus, qui connaît son premier numéro un à 57 ans, après plus de 30 ans de carrière. «Mon but a toujours été de faire de la musique qui pourrait toucher les gens partout dans le monde.»

Après avoir réussi un mariage très rare entre rap et country, Lil Nas X a bousculé encore un peu plus le monde du hip-hop en révélant, début juillet, son homosexualité.

Si certaines figures féminines du rap ont déjà rendu publique leur homosexualité, notamment Young M.A., aucun rappeur masculin de premier plan n’en avait jamais fait de même, dans un milieu qui, s’il est moins macho que par le passé, reste souvent attaché aux codes traditionnels de la masculinité.  

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Gypsy soul band au Festival des rythmes d'Afrique : « On veut avoir du fun »

SHERBROOKE — Lorsqu’ils ont pris leurs instruments pour faire un spectacle-bénéfice au profit des victimes des inondations en 2014, le chanteur et accordéoniste du groupe Gyspy Soul Band, Jugoslav Petrovic, et ses amis Djordje Munizaba, Dominic Brochu et Lori Beauvais pensaient ne faire qu’un seul spectacle. Cinq ans plus tard, les Sherbrookois sont encore unis et jouent au Festival des rythmes d’Afrique de Sherbrooke pour la troisième fois.

« On a formé le groupe pour une soirée ! raconte le chanteur du groupe. Des membres de la communauté de l’ancienne Yougoslavie et moi avons décidé de faire un souper-bénéfice pour ces gens. J’étais responsable de la musique. J’ai trouvé deux Sherbrookois qui ont accepté de jouer avec moi et un guitariste qui est yougoslave. On a appris environ sept ou huit chansons, on a fait notre partie et on a formé notre groupe en mars 2015. On a agrandi notre répertoire. On en a actuellement pour environ trois heures », dit celui qui est né en Yougoslavie.

Pour lui, le Festival des rythmes d’Afrique représente un bel événement. « C’est toujours une occasion de se présenter aux citoyens. On joue de la musique différente. C’est une belle occasion de présenter ce que l’on fait depuis 2015 et de participer au multiculturalisme. C’est toujours le fun d’avoir un groupe local », analyse le chanteur. 

M. Petrovic décrit la musique de son groupe comme étant très « festive ». « Les gens ne sont pas censés être gênés. On invite les gens à danser », explique-t-il. Le groupe a joué sur plusieurs scènes à Sherbrooke, comme la Petite boîte noire, la Place de la cité, l’ancien Magog et l’ancien Duplessis. Gyspy Soul Band a même déjà performé à Montréal. Leur seule aspiration : continuer d’avoir du plaisir. 

D’ailleurs, un album, Tapis volant musical, devrait sortir bientôt. « On amène les gens sur un tapis volant et on va partout dans le monde. Ce sont des chansons traditionnelles gitanes, faites à notre façon. Différentes langues sont utilisées », indique M. Petrovic.

Jusqu’à samedi

Takhiou Gueye, l’organisateur du Festival des rythmes du monde, se réjouit de la variété de la programmation pour l’édition 2019, qui souffle 16 bougies cette année. « Il y a une multitude d’artistes. Le festival sert à promouvoir la culture africaine. On voit quand même des Québécois et des gens de toutes les nationalités. »

Pour se renouveler, M. Gueye tente de miser sur un pays différent chaque année. « Il y en a 54 sur le continent africain. On mélange des contes, des activités et on essaie d’innover toutes les années », avoue celui qui pilote l’événement depuis le tout début. 

« Je suis toujours aussi passionné, assure l’organisateur. J’aime rencontrer des musiciens, rencontrer de nouvelles personnes, des gens qui aiment présenter leurs œuvres, qui viennent de partout dans le monde. C’est tellement plaisant ! »

Selon M. Gueye, le festival qui s’est amorcé vendredi se passe très bien. « On a eu du beau temps. On croise les doigts pour le reste de la semaine », dit-il, rappelant que des spectacles sont prévus jusqu’au 3 août.

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Sherbrooke vibre au rythme du gospel

SHERBROOKE — La musique gospel a fait danser et chanter quelques centaines de personnes, samedi, au parc Victoria. À l’occasion du sixième Festival gospel de Sherbrooke, deux groupes de Québec en plus de celui de Sherbrooke ont démontré l’étendue de leur talent, faisant découvrir aux festivaliers d’autres pièces que les classiques.

« La mission est de montrer la musique gospel à la population estrienne. Généralement, les gens sont limités à Oh Happy Day ou à Amazing Grace. Cependant, le répertoire gospel est très large, très diversifié », assure la responsable du festival, Brigitte Roussel. 

« Le gospel se chante habituellement dans les églises, poursuit-elle. Nous, avec le Festival gospel de Sherbrooke, on a essayé de faire sortir cela pour que les gens qui fréquentent peu les églises puissent regarder ce qui se passe dans le milieu. »

Même si des fidèles tenaient un kiosque où ils distribuaient des bibles et divers passages de la Parole de Dieu, l’organisatrice assure que l’événement était ouvert à tous. « Il n’y a pas de confession, car tout le monde peut venir. La musique gospel, il faut le dire, porte un message, la parole de Dieu chantée », analyse-t-elle.

Selon Mme Roussel, l’événement devient plus populaire chaque année. « Il y a plus de monde que lors des deux dernières éditions. On souhaite que ça prenne de l’ampleur. Ce n’est pas une religion, on veut montrer à la population le fun qu’on a à chanter du gospel », rappelle-t-elle, précisant que les gens qui prennent place sur scène fréquentent généralement les églises. 

La dame rappelle que les choristes ne sont pas des professionnels de la chanson. « Nous, dans notre chorale, des gens n’ont jamais chanté. On met des outils à leur disposition. Notre professeur est spécialisé dans le chant. On a notre coach qui vient nous donner les bases du gospel. Le gospel a des racines, une histoire. Il va nous expliquer pourquoi c’est né, et les différents styles de musique », explique l’organisatrice du festival. 

« On ne peut pas chanter faux. Car si on chante faux, ça veut dire qu’on ne chante pas vrai ! » résume Ludovick Dubé, animateur du festival et coach vocal.