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Télé et radio

TLMEP: de la danse à la lutte

CHRONIQUE / De danse et de lutte, de coronavirus et de consommation d'alcool, «Tout le monde en parle» a ratissé très large dimanche soir. Mais entre Lydia Bouchard et le lutteur Pierre Carl Ouellet, il y avait pourtant plusieurs points communs insoupçonnés: de la mise en scène aux chorégraphies, du sens du spectacle et même de ces larmes qu'on retient.

Révolution a changé beaucoup de choses dans la vie de Lydia Bouchard, découverte comme maître par plusieurs sur ce plateau de TVA, et à qui je décerne l'étoile du match pour sa fraîcheur et sa passion contagieuse. Comme lorsqu'elle a fait changer ses pneus d'hiver, et que quatre garagistes sont venus lui parler de danse contemporaine! À 14 ans, alors qu'elle avait éclaté en sanglots devant ses camarades de danse, l'intransigeance d'une professeure l'a endurcie. Ce n'est qu'à Révolution qu'elle s'est permise à nouveau de pleurer. La danseuse, chorégraphe et maintenant romancière admet que le harcèlement existe dans son milieu; «il y a des maîtres qui doivent nous pousser», mais pas à n'importe quel prix, insiste-t-elle. Comme plusieurs de ses collègues, Lydia Bouchard a connu le yo-yo des régimes, considérée «trop grosse pour danser». «Si j'avais mis 50% de ce temps et de cette énergie-là à être une meilleure artiste, plutôt que d'essayer de gérer la grosseur de mes fesses, j'aurais pu faire tellement mieux.» Metteure en scène de spectacles du Cirque du Soleil, dont celui de l'amphithéâtre Cogeco l'été prochain, elle a mis 20 ans à obtenir le même salaire que ses collègues masculins. Gagne-t-elle autant que les autres maîtres à Révolution? «Je m'assure de l'équité salariale tout le temps», répond-elle. «Bravo à TVA d'avoir mis la danse au cœur de sa programmation», a écrit Dany dans sa carte.

À 62 ans, Michel Barrette monte son 12e et dernier spectacle L'humour de ma vie, qui mettra un point final à 40 ans de carrière. L'humoriste toujours plein d'anecdotes a failli l'intituler «OK boomer», en référence à ces mots envoyés à cette génération. C'est d'ailleurs ce mouvement qui lui a donné l'élan pour écrire un nouveau spectacle. «Si c'est le temps de me défendre, c'est ben là», affirme ce grand nostalgique. Simon Leblanc, qui a fait sa première partie à Val-d'Or, le fait crouler de rire. Au point de le faire douter de son propre talent. Il n'en peut plus d'entendre «Le temps d'une dinde», qu'un chauffeur de taxi lui a fait entendre en Jamaïque, et que son fils a entendu dans une discothèque à Berlin. L'animateur de Viens-tu faire un tour?, de retour pour une septième saison, lève les yeux au ciel quand on lui parle de voitures électriques, lui qui dit «capturer» les voitures polluantes pour les enfermer dans son «gros garage». Il aime courir avec ses fils, qui partagent sa passion pour les bolides.

C'est pour «créer un dialogue» et provoquer «une prise de conscience» que le directeur du Service de police de Longueuil, Fady Dagher, a initié le Projet Immersion; le stage d'immersion sociale et citoyenne a fait l'objet d'une série d'articles de Caroline Touzin dans La Presse. Les patrouilleurs Marie-Eve Cloutier et Charles-André Raymond y ont pris part sans uniforme et sans arme de service; une centaine de leurs collègues se sont déjà manifestés pour en faire autant. M. Dagher tente depuis 15 ans de dissiper les préjugés de ses policiers envers les personnes plus vulnérables, notamment aux prises avec des problèmes de santé mentale ou une détresse humaine, liés à 70% des interventions. Caroline Touzin, qui a passé cinq semaines avec eux, a constaté que les policiers disposent de peu d'aide devant les drames auxquels ils doivent faire face. Elle a expliqué le concept de fatigue de la compassion, qui rend les policiers plus froids et détachés. Au sujet de Richard Martineau, qui a tenu des propos disgracieux à son sujet à Qub Radio – «la job des journalistes, c'est d'être critique, pas de faire des blow jobs sloppy» –, Caroline Touzin a posé la bonne question: «Si jamais quelqu'un disait quelque chose comme ça de sa conjointe ou de ses filles, comment il réagirait?»

José Gaudet parraine le Défi 28 jours sans alcool, qui a lieu en février. Personne n'a levé la main quand Guy A. a demandé à l'assistance si les gens comptaient y participer, même s'il s'agit d'une des plus importantes levées de fonds au Québec. L'animateur, fier de voir décliner la consommation d'alcool chez les très jeunes ados, ne prend que deux à trois consommations par semaine. Le coanimateur de Ça finit bien la semaine à TVA est revenu sur son gag scatologique sur Gregory Charles à la radio, qui a très mal passé. «Ça a été épouvantable», dit-il de la tourmente qui a suivi, au cours de laquelle il affirme qu'il n'avait pas le droit de parler. «J'en suis pas fier, mais mon intention de base n'a jamais été mauvaise. J'ai pas voulu dénigrer ni les Noirs, ni Gregory Charles.»

Très éclairant cours d'infectiologie avec le microbiologiste Karl Weiss au sujet du coronavirus. Tout n'était pas rassurant dans son discours, mais j'ai retenu qu'on a tiré des leçons des épisodes de SRAS et de H1N1, en prenant des mesures de précaution supplémentaires et en isolant les personnes suspectées d'être atteintes. Le nouveau coronavirus – parce qu'il est en forme de couronne – origine du monde animal, peut-être des chauve-souris ou des serpents, et menace davantage les personnes âgées ou malades. «Au Québec, y'a pas de cas, faut pas s'énerver», a dit le Dr Weiss à l'hypocondriaque José Gaudet.

Champion en titre de la ligue de lutte professionnelle américaine Ring of Honor, le lutteur Pierre Carl Ouellet, que les anglophones surnomment «PCO», voudrait remplir le Centre Bell pour un combat revanche, à 52 ans. Quand il en avait 25, avec un gros compte de banque, il admet avoir eu la grosse tête et entretenu des relations toxiques avec d'autres lutteurs. Des facteurs qui ont mené à sa perte, avant un retour en force en 2017. Lydia Bouchard était curieuse: comment les combats sont-ils «arrangés»? «Même chose que tout bon show de télévision: c'est le public qui décide [de l'issue du combat]», répond le sympathique lutteur, la tête à moitié rasée. Même si les combats sont chorégraphiés, certains coups sont bien réels, et le sang qui coule, pas toujours du ketchup. On a vu sa mise en scène à TVA Sports chez Dave Morissette, qu'il a lancé sur une table qui s'est fracassée. Puis, il a versé une larme à la lecture de la carte de Dany, qui associait «PCO» à «professionnel, courageux, obstiné».

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Cinéma

Falardeau fier d’ouvrir la Berlinale avec un film au féminin

MONTRÉAL — Le cinéaste Philippe Falardeau dit accueillir avec beaucoup d’humilité et de fierté l’annonce de la projection de son film My Salinger Year en ouverture du Festival international du film de Berlin, le 20 février, en première mondiale.

Le réalisateur originaire de Gatineau a dit avoir «pris la mesure» de ce que cela représentait en constatant la liste de réalisateurs en ouverture de la Berlinale ces dernières années comme les frères Joel et Ethan Coen, Wes Anderson, Isabel Coixet et Wong Kar Wai.

Philippe Falardeau avait appris précédemment qu’il avait été sélectionné dans la nouvelle section Berlinale Special Gala, réservée à des productions de prestige présentées hors compétition.

Le scénario de My Salinger Year, qui est une production canado-irlandaise, est inspiré d’un roman autobiographique du même titre de l’écrivaine américaine Joanna Rakoff.

Le réalisateur de Monsieur Lazhar et de Guibord s’en va-t-en guerre a indiqué en entrevue qu’il cherchait depuis longtemps une façon de raconter une histoire du point de vue d’une femme, et qu’il a été attiré par ce personnage féminin dans le début de la vingtaine avec des «rêves» et des «choix importants à faire».

Un livre touchant

«Ce livre-là m’avait beaucoup touché. Il parle d’une période de la vie que l’on expérimente tous, le début de la vingtaine avec nos rêves, on doit faire des choix importants. Ça a une résonance par rapport à moi, ce que j’ai vécu, je travaillais en science politique et j’ai bifurqué vers le cinéma», a confié le réalisateur dans la cinquantaine.

Le film décrit le monde littéraire de New York des années 1990 en s’attardant à une femme rêvant de devenir écrivaine qui réussit à se faire embaucher comme assistante de l’agente littéraire de l’écrivain américain J. D. Salinger.

Philippe Falardeau ne tarit pas d’éloges par rapport la distribution de son film, avec comme pivot central «deux femmes fortes de générations différentes».

Concernant la jeune femme dans le rôle principal, l’actrice Margaret Qualley, qui a joué dans le dernier film de Quentin Tarantino Il était une fois à... Hollywood, le réalisateur québécois en parle comme de sa muse.

«Il s’agit d’une jeune actrice montante qu’on va voir beaucoup, beaucoup, beaucoup dans le futur. Dans une perspective féminine, il y avait d’autres choses qui avaient retenu son attention dans le récit, et j’ai réécrit le scénario en tenant compte de ça», a-t-il souligné.

Sigourney Weaver

Philippe Falardeau parle aussi d’une rencontre «magnifique» avec Sigourney Weaver à New York, et souligne à quel point son rôle dans les films Alien avait été marquant.

«Les personnages dans les films d’action dans les années 1970, c’était exclusivement mâle, et tout d’un coup, on se retrouvait dans un film de science-fiction, d’action, quasi-horreur, avec un personnage féminin qui ne faisait pas juste crier et avoir peur, mais qui devenait l’héroïne. [Sigourney] Weaver a donné naissance à un nouveau genre de rôle de cinéma mondial pour les femmes, et a joué par la suite dans des films qui m’ont beaucoup touché, comme The Ice Storm d’Ang Lee», a-t-il fait valoir.

Théodore Pellerin

Et il y a le Québécois Théodore Pellerin (Chien de garde, Boy Erased) dans un rôle secondaire, une «pierre précieuse aérodynamique», affirme le réalisateur.

«Je pense que ça ne m’était jamais arrivé comme réalisateur, mais j’ai essayé de tout mettre ce que j’ai tourné avec lui, tellement c’était bon», a-t-il confié.

My Salinger Year est déjà vendu à plusieurs pays, et la présence à Berlin pourrait aider à rejoindre les marchés de l’Allemagne, de la France et des États-Unis, a dit croire Philippe Falardeau. Le film a été coproduit par les firmes micro—scope, de Montréal, et Parallel Films, d’Irlande.

Le directeur artistique du festival de Berlin, Carlo Chatrian, a salué l’humour du long métrage, les liens qu’il tisse avec l’époque actuelle et le rôle de l’art dans la vie quotidienne des gens.

À la Berlinale en 2009, «C’est pas moi, je le jure» s’était vu remettre l’Ours de Cristal et le Grand prix du jury international, deux récompenses attribuées au meilleur film de la section Generation Kplus.

Pour Philippe Falardeau, My Salinger Year est un film foisonnant, «plein d’idées», «très, très ludique», «qui me ressemble plus que peut-être mes deux ou trois derniers films».

Compter sa chance

«J’ai toujours été un peu désinvolte. Et c’est une bonne chose parce que rendu à 51 ans, j’ai une autre sélection qui est importante, et puis je le prends avec plus d’humilité que jamais, je sais que ça se reproduira pas, je sais que c’est majeur et je sais que je dois compter ma chance», a-t-il soutenu.

Outre cette présence à Berlin, il dit développer des projets de série, notamment une fiction écrite par Florence Longpré (M’entends-tu).

«Les projets de long métrage sont plus flous, mais le plus gros projet de ma vie depuis trois ans, c’est ma fille. Je prends beaucoup soin d’elle et cela m’a fait accepter de ralentir la production de films», a-t-il affirmé.

Arts et spectacles

Les joies de la transmission

Dans une conversation avec Michel Fournier, bien sûr qu’on discutera longuement musique, plus précisément de celle qu’il jouera le 26 janvier à l’invitation de la Maison d’opéra et de concerts de Sherbrooke. Mais le pianiste sherbrookois jasera tout autant de la relève qu’il a côtoyée et côtoie régulièrement, comme professeur, coach, juge de concours et même — nouvelle corde à son arc — comme agent d’artiste.

« Je suis presque en train d’en faire une carrière! » dit-il en rigolant, à propos des nombreux jurys dans lesquels il s’est retrouvé dans les dernières années. « L’été dernier, je suis allé à Calgary, à la finale du Concours de musique du Canada, et je vais bientôt repartir pour le Hong Kong Music Festival, pour la troisième fois en quelques années (c’est un contrat de cinq semaines!). Bref, ça mobilise une bonne partie de mon temps… et j’adore ça! »

Musique

Roger Waters de retour à Québec

Trois ans après sa dernière visite dans la capitale, Roger Waters y fera de nouveau escale cet été lors de sa nouvelle tournée This is Not a Drill.

L’ex-Pink Floyd s’arrêtera au Centre Vidéotron le 21 juillet avec un spectacle décrit comme «une expérience audiovisuelle à couper le souffle» où le musicien et son équipe évolueront sur une scène centrale dans une configuration à 360 degrés. 

La tournée visitera 31 villes nord-américaines et s’arrêtera aussi au Centre Bell de Montréal le 23 juillet. 

Les billets pour le spectacle attendu à Québec seront en vente le 31 janvier au gestev.com

Arts

L’impuissance apaisée de Francine Ruel

À la fin du mois de septembre dernier, Francine Ruel était de passage au Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Son plus récent livre, Anna et l’enfant-vieillard, était sur les tablettes depuis quelques jours seulement. Rares étaient alors les personnes qui connaissaient l’histoire de son fils qui vit dans la rue. En livrant son histoire, elle espérait atteindre son garçon. Quatre mois plus tard, ce dernier n’a toujours pas lu l’écrit, mais plusieurs milliers de lecteurs l’ont fait et ont été touchés par son histoire.

L’auteure, mais surtout la mère qui est assise devant la journaliste, est quelque peu différente quatre mois après une première rencontre. La peine est toujours visible lorsqu’il est question de son garçon, mais Francine Ruel semble plus légère. Une petite lueur s’est rallumée au fond de son regard bleu.

Télé et radio

Rénos express pour Airbnb

CHRONIQUE / La location à court terme, dont le symbole le plus fort reste Airbnb, a ses bons et ses mauvais côtés. Mais c’est une activité en plein essor partout sur la planète, au grand dam des chaînes hôtelières, forcées de baisser leurs prix. Statistiques Canada chiffrait cette industrie à des revenus de 635 millions $ pour la seule année de 2018. C’est énorme.

Le filon n’allait certainement pas échapper aux chaînes déco-réno. Bien qu’il y ait des exemples sur HGTV et sur Netflix, Rénover pour louer est la première émission québécoise entièrement consacrée à la rénovation destinée à la location à court terme. Dès lundi à 20h sur la chaîne CASA, on suit donc la designer Camille Charland Perez, qui s’en tire fort bien pour quelqu’un qui n’a jamais fait de télévision. Au cours des 13 demi-heures, elle proposera des plans pour procéder à huit rénovations d’unités de location à court terme, d’après un budget et un échéancier déterminés par les propriétaires eux-mêmes. On parle autant de chalets que de condos, de maisons, de studios et d’appartements. Dans certains cas, croyez-moi, on part de loin.

Dès la première, on fait la connaissance des deux Patrick, qui ont de grandes ambitions pour leur nouvelle acquisition, un chalet au lac Supérieur dans les Laurentides qui nécessite de bonnes rénovations. Ils se donnent un mois et un budget de 30 000 $ pour y parvenir. Les résultats sont spectaculaires, notamment par l’installation d’un immense filet de catamaran utilisé comme hamac, au-dessus du grand salon vitré. Vous voudrez sans doute y passer un week-end... avant de voir le prix. D’autres projets plus modestes sont aussi au programme, comme la rénovation d’une terrasse dans Charlevoix ou d’un petit studio, aussi dans les Laurentides. La terrasse m’a moins impressionné. Et j’ignorais qu’on pouvait appliquer du papier peint dans une salle de bain.

Évidemment, certaines contraintes viendront compliquer le travail de la designer et des entrepreneurs, de la livraison des matériaux et meubles jusqu’à la découverte de moisissure, un classique. Les coûts dépassent les prévisions la plupart du temps, les délais aussi, mais le contraire arrive aussi, sans doute un cadeau du ciel. Le but ultime de la designer : permettre aux propriétaires de tirer des revenus intéressants de leurs habitations rafraîchies. Les prochaines émissions viendront aussi en ville, à Montréal comme à Québec, où les règlements sont beaucoup plus stricts à propos de la location à court terme. À travers l’évolution des travaux, Camille Charland Perez consulte sous nos yeux des experts, du conseiller hypothécaire à l’entrepreneur.

La série arrive au moment où le gouvernement légifère de plus en plus sévèrement en cette matière, surtout dans les grands centres, où les zones permises se rétrécissent, au plus grand bonheur de résidents excédés. «Si on se revoit dans un an, la carte va avoir beaucoup changé», reconnaît le réalisateur et producteur chez Datsit Sphère, Michel Johnson.

La série ne le dira peut-être pas, mais nombre de syndicats de copropriétés interdisent la location à court terme, un règlement que plusieurs copropriétaires transgressent allègrement, plusieurs d’entre eux vivant à l’étranger. Les recours contre eux sont possibles, mais complexes et laborieux, et les fautifs le savent trop bien. Autant la location à court terme peut être bénéfique et profitable de part et d’autre, autant elle peut faire de la vie des voisins un cauchemar, profitant bien souvent aux revendeurs de drogues, aux tournages de films pornos et à des beuveries jusqu’aux petites heures du matin.

Actualités

Le cirque débarque dans les CPE

La magie du cirque s’était invitée au CPE Magimo, mardi matin, quand Alexo et Bisha, qui travaillent beaucoup en milieu scolaire depuis une vingtaine d’années, ont entrepris une tournée estrienne pour faire sourire les tout-petits.

« Ce n’est pas un spectacle, on est vraiment dans le participatif. Ce sont les enfants qui font le show! » prévient d’entrée de jeu Alexo, maître de piste qui arbore l’habit et le maquillage de circonstance.

Arts et spectacles

Une « fresque sonore » lancée jeudi

Le mandat était costaud, mais inspirant : l’organisme Le Vent dans les Arts s’est lancé l’automne dernier dans le vaste projet d’enregistrer 50 chansons francophones écrites par autant d’auteurs estriens.

L’originale idée, chapeautée par l’auteur-compositeur-interprète Ian Fournier avec la participation du Secrétariat à la promotion et à la valorisation de la langue française, voulait favoriser le loisir culturel ancré à la langue. Artistes amateurs et professionnels ainsi que citoyens de tous horizons ont mis l’épaule à la roue. La « fresque sonore » L’Estrie en 50 chansons francophones sera dévoilée jeudi : on pourra entendre le bouquet de chansons sur le site www.ianfournier.com.

Arts et spectacles

FCMS sur la route: une seconde édition prévue à Magog

Une seconde édition du Festival cinéma du monde sur la route aura lieu à Magog les 7 et 8 février prochain. Possédant trois salles de projection, le Cinéma Magog recevra les activités figurant à l’horaire de cet événement.

« C’est tellement réjouissant de voir cette deuxième collaboration en dehors de Sherbrooke. On a pu observer dans les sept éditions du Festival cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS) que notre public est fervent, curieux, généreux, ouvert sur le monde et je suis certain que vous allez démontrer les mêmes qualités ici à Magog », a déclaré mardi le président du FCMS, Pierre Javaux.

Sherbrooke

Les élèves de Brébeuf s’engagent pour la planète [VIDÉO]

Même s’ils n’ont pas encore accès à l’urne, les élèves de l’école Brébeuf ont déniché un autre moyen pour demander au conseil municipal de Sherbrooke de veiller sur la planète dont ils hériteront. Lundi, les 402 élèves de l’établissement d’enseignement primaire ont signé une œuvre engagée de l’artiste Ultra Nan qui sera offerte aux élus dans les prochaines semaines.

Ce projet a été rendu possible grâce à la mère d’un élève, Stéphanie Leclerc, qui s’implique dans le mouvement Urgence climatique Sherbrooke, un regroupement qui mise sur la participation citoyenne afin d’exiger que de plus grandes actions environnementales soient posées à l’hôtel de ville. 

« Il y a quelques mois, on est allés au conseil municipal et la conseillère Annie Godbout, qu’on aime beaucoup, a dit qu’elle aimerait bien avoir un aide-mémoire pour toujours se souvenir que chaque décision qu’ils prennent a un impact environnemental », précise Félix Boudreault, un citoyen engagé dans le mouvement qui a pris cette déclaration au pied de la lettre.  

« Le groupe avait déjà amorcé le projet avec l’artiste et nous a demandé si on aimerait participer, avance l’enseignante en 3e et 4e année Joëlle Lemieux. On était très emballés par le projet, et j’ai convaincu mes collègues de Brébeuf d’embarquer avec nous. » 

La Capitale

Moment Factory a l’œil sur Québec

Après le Super Bowl, la Sagrada Família et le pont Jacques-Cartier, Moment Factory a l’œil sur Québec.

Connu pour ses projections et ses expériences immersives de réputation internationale, le studio montréalais lorgne un bâtiment patrimonial de Québec pour y présenter un spectacle multimédia.

Son producteur exécutif, Éric Fournier, a rencontré le maire Labeaume cet automne pour discuter notamment de cette possibilité, indique Marie-Pier Veilleux, directrice des affaires publiques et des relations internationales chez Moment Factory.

«Avec la Ville de Québec, c’était plus une rencontre de type développement des affaires, dit Mme Veilleux. On voulait leur expliquer ce qu’on peut faire, ce qu’on peut proposer comme solutions.»

Richard Therrien

Ce que racontera la suite de «Cerebrum»

BLOGUE / Que racontera la deuxième saison de «Cerebrum», officialisée dimanche soir à «Tout le monde en parle»? Une publication sur la page Facebook de la série d'ICI Télé annonce que la suite, toujours signée Richard Blaimert, se déroulera cinq mois plus tard.

Le psychiatre Henri Lacombe (Claude Legault) aura passé cette période en Asie pour prendre du recul sur le drame qu'il venait de vivre. De retour à l'Institut national de santé mentale, il devra faire face à de nombreux défis.

Il reverra assurément Simone Vallier (Christine Beaulieu), notamment en raison d'une mystérieuse enveloppe reçue par l'enquêteuse.

Alors qu'on parlait tout d'abord d'une série plus courte, on annonce plutôt une suite de 10 épisodes, comme la première saison. Disponible depuis l'été dernier sur l'Extra d'ICI Tou.tv, Cerebrum est actuellement diffusée le mercredi à 21h sur ICI Télé. La suite est annoncée pour la saison 2020-21.

Arts

Un premier album pour le Reel Country Band

Après de nombreuses années à faire de la musique ensemble, Johanne Provencher, Pierre Côté et Pascal Castonguay réalisent un vieux rêve. Leur formation, le Reel Country Band, a maintenant entre les mains un premier album 100 % country et 100 % plaisir.

« Ensemble, on s’amuse et ça paraît ! » lance Johanne Provencher au sujet de ses deux compagnons musiciens. Cette complicité de longue date s’entend d’ailleurs clairement sur les pistes de Reel Country Band (RCB), ce nouvel opus à leur nom.

Arts

Bryan Adams à l'Amphithéâtre Cogeco

Bryan Adams s’ajoute à la liste des grosses prises réussies par la Corporation des événements de Trois-Rivières. Le populaire chanteur canadien annonce sur son site web qu’il sera en spectacle à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières le 19 août dans le cadre de sa tournée Shine a Light.

Le chanteur et guitariste de 60 ans profite d’une carrière internationale qui l’a conduit dans de nombreux pays et qui lui a permis d’écouler plusieurs dizaines de millions d’albums. Cette carrière amorcée en 1980 a explosé depuis l’arrivée en 1983 de son troisième album intitulé Cuts like a knife et surtout grâce à la parution en 1984 de l’album Reckless. À la quantité de succès regroupés sur ce seul disque (Somebody, Run to you, Heaven, It’s only love, Summer of ‘69), bien des artistes de la chanson seraient heureux de miser sur autant de chansons populaires durant toute leur carrière.
Photographe reconnu, Bryan Adams est impliqué dans différentes causes comme la protection de l’environnement et la lutte contre le cancer du sein. Lors de la famine en Éthiopie au milieu des années 1980, il est parmi les créateurs de la chanson Tears are not enough. Cette chanson, qui a généré des revenus ayant servi à des projets pour contrer la famine dans ce pays africain, regroupait des interprètes canadiens comme Neil Young, Joni Mitchell, Corey Hart et Robert Charlebois.
Bryan Adams était aussi du spectacle présenté en Allemagne en juillet 1990 par Roger Waters, ex-bassiste de Pink Floyd, pour commémorer la chute du mur de Berlin survenue en novembre 1989.
La tournée Shine a light suit le lancement en 2019 du 14e album studio de l’artiste. Selon la liste de chansons d’un concert offert au Pérou en octobre 2019, Adams interprète entre autres la chanson-titre de son plus récent album, chanson coécrite avec Ed Sheeran, mais laisse beaucoup de place à ses grands succès. (Everything I do) I do it for you, gagnante du prix Grammy en 1992 dans la catégorie de la meilleure chanson écrite pour un film (Robin des bois, prince des voleurs), faisait partie de la liste de chansons interprétées par Adams, au même titre que Cuts like a knife et Straight from the heart (de l’album Cuts like a knife) ainsi que les cinq chansons précitées de l’album Reckless.
Bryan Adams a remporté près de 20 prix Juno durant sa carrière. Il a été intronisé au Panthéon de la musique canadienne en 2006.
Les billets pour ce spectacle sont mis en vente le vendredi 24 janvier. Une prévente aura lieu le jeudi 23 janvier dès 10 h. Tel qu’indiqué sur le site web de l’artiste, le code pour avoir accès à cette prévente est Bryan. Le prix des billets n’est pas précisé sur le site web du chanteur.
L’annonce du spectacle devrait être confirmée mardi par la direction de la Corporation des événements de Trois-Rivières. Adams rejoindra ainsi une liste de vedettes internationales à avoir foulé les planches de la scène de l’Amphithéâtre Cogeco comme Céline Dion, Melissa Etheridge, ZZ Top et Francis Cabrel.
Le spectacle de Trois-Rivières est le seul annoncé jusqu’à présent pour la tournée Shine a light en 2020. Montréal et Québec ont été visitées lors de la première portion de cette tournée, en janvier 2019. Bryan Adams est revenu à Montréal en juillet dernier.

Arts et spectacles

Un monde qui bouillonne

Sport? Art? Performance? Même Jean-François Mailhot n’est pas certain du meilleur terme à employer pour décrire l’improvisation, ce milieu éclaté dans lequel il baigne. Chose certaine, l’engouement pour cette activité est tel à Sherbrooke que la tenue d’un tout premier tournoi municipal, samedi, n’était qu’évidente pour lui et sa troupe de L’Abordage.

Pas moins de sept mouvements d’improvisation évoluent dans la région de la Reine des Cantons-de-l’Est. « C’est une ligue pour 27 000 personnes, on l’a calculé! », fait comiquement valoir M. Mailhot. Même si plusieurs ligues se partagent joueurs et entraîneurs, le monde sherbrookois de l’improvisation n’a rien d’un cercle fermé et recrute de nouveaux joueurs chaque année, insiste-t-il. « Mais une fois qu’on y entre, on ne veut plus en sortir! » admet celui qui occupe le poste de directeur de finances pour L’Abordage.

Télé et radio

«TLMEP»: tous des voisins

CHRONIQUE / Ça ne doit pas être ennuyant dans les coulisses de la pièce «Les voisins», dont la presque entière distribution était sur le plateau de «Tout le monde en parle» dimanche, la première de 2020. Un premier vrai test aussi pour le ministre «pas de l'environnement» Steven Guilbeault, et l'occasion d'apprendre les retours de deux émissions: «Cerebrum» et «Deuxième chance».

Quarante ans après sa création, les conversations vides des Voisins, de Claude Meunier et Louis Saïa, ont toujours autant de résonance, tellement que les gens dans la salle disent à haute voix certaines répliques. «On est tous des voisins», soulignait Dany Turcotte. «C'est drôle parce que c'est triste», a illustré Pier-Luc Funk, qui joue Junior. Présentée l'été dernier à Drummondville, la pièce repart en tournée. Beau flash: chaque invité a reçu un t-shirt avec une de ses répliques. Ma préférée appartient à Luce, jouée par Marilyse Bourke, dont le «grillage» au soleil est le plus grand talent: «Des fois je parle, pis je m'en rends pas compte.» Mais la plus célèbre appartient sans doute à Jeanine: «Ça goûte donc bon la mayonnaise, on peut pas dire à quoi ça goûte.»

Nouveau ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault est manifestement moins à l'aise de parler de culture que d'environnement. Cette entrevue était un premier test à moitié réussi pour le ministre, qui affirme ne pas avoir trahi sa nature profonde. «J'ai le chauffeur qui travaille le moins fort», dit-il après avoir passé trois chauffeurs de limousine parce qu'«ils s'emmerdent». Par contre, il n'aura pas le choix de prendre l'avion pour aller encourager nos athlètes aux Jeux de Tokyo l'été prochain. Et plus question de contester le pipeline de son premier ministre. Il bafouille un peu quand Guy A. lui fait remarquer qu'il est resté muet quand des manifestants ont grimpé dans la structure du pont Jacques-Cartier. On ne le sent pas encore à l'aise avec les dossiers de Netflix et de la crise des journaux. «L'avenir est dans la nouvelle locale», insiste Steven Guilbeault, qui rejoint l'idée de Catherine Tait, PDG de CBC/Radio-Canada sur la possibilité de permettre aux médias locaux de se déployer sur les plateformes du diffuseur public.

Depuis la mise en ligne de la série Le dernier soir l'été dernier sur l'Extra d'ICI Tou.tv, de Monic Néron, la police a reçu plusieurs informations sur le double meurtre de Diane Déry, 13 ans, et Mario Corbeil, 15 ans, en 1975. «On est très loin de passer les menottes à quelqu'un dans cette affaire-là», précise néanmoins la journaliste, qui nous apprenait que des policiers ont rendu visite aux frères de Diane, les prévenant de se tenir loin des journalistes. Monic Néron a paru ébranlée lorsqu'il a été question du documentaire qu'elle prépare avec Émilie Perreault sur la difficulté des victimes d'agressions sexuelles d'avoir accès à la justice. «On n'est pas rassurées», dit-elle à leur sujet. Bonne nouvelle: l'excellente série Deuxième chance sera de retour, et Monic Néron en sera la coanimatrice avec Marina Orsini. Patrick Lagacé, qui anime les après-midis du 98,5 et coanime Deux hommes en or, aurait difficilement pu se libérer.

C'est maintenant officiel: il y aura une deuxième saison de Cerebrum, la série de Richard Blaimert dans laquelle Christine Beaulieu incarne l'enquêteuse Simone Vallier. La comédienne aime trop son métier pour accepter les offres en politique qu'elle a reçus depuis la présentation de J'aime Hydro, son théâtre documentaire qui a fait beaucoup de chemin. Sébastien Ricard, avec qui elle joue la pièce Sang à l'Usine C, a notamment parlé de l'effroi que seul le théâtre, en temps réel, peut bien traduire à son avis. Celui qui incarne un thanatopracteur dans Une autre histoire affirme ne pas avoir quitté Loco Locass, mais aucune date de spectacle n'est prévue pour l'été qui vient, une première pour ce trio.

Éclaircissements sur l’Iran

Très éclairante discussion sur l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran, avec Thomas Juneau et Rafael Jacob, experts en relations internationales. À ce jour, aucune preuve n'a encore été fournie d'attaques imminentes contre les États-Unis au Moyen Orient, par laquelle Donald Trump justifiait l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani. «La preuve se fait attendre si preuve il y a», affirme Rafael Jacob, rappelant que Trump était le premier à critiquer les interventions militaires américaine dans cette région du monde. Thomas Juneau attribue entre autres l'écrasement du vol 752 à Téhéran à la mauvaise décision de ne pas fermer l'espace aérien, qui s'explique probablement par l'incompétence, dit-il. Selon Rafael Jacob, il n'existe pas d'incitatif électoral pour Donald Trump à se lancer en guerre contre l'Iran. «C'est le dernier à vouloir un conflit armé ouvert», dit-il.

La profession de foi anti-crime organisé de Lino Saputo justifiait qu'on enquête sur lui, affirment les journalistes Marie-Maude Denis et Gaétan Pouliot de l'émission Enquête. Le passage sur les fausses allégations et le salissage des médias que déplore Lino Saputo dans sa biographie a fait sursauter Gaétan Pouliot, qui s'intéresse au cas de l'homme le plus riche du Québec depuis deux ans. Tant comme témoin au mariage de Donald Côté, un caïd lié aux plus échelons de la mafia à Montréal, que lorsqu'il faisait des affaires avec Joe Bonanno, mafieux le plus puissant d'Amérique à l'époque, Lino Saputo ne pouvait prétendre n'entretenir aucun lien avec le crime organisé. Le duo a-t-il peur des risques de poursuites? Ça fait partie du métier, répond Marie-Maude Denis. «Comme journalistes d'enquête, on doit servir l'intérêt public», dit-elle. Plusieurs révélations de cette enquête fascinent, comme les recherches dans les poubelles de Joe Bonanno, et plus encore, le couple Rizzuto qui descend les escaliers pendant que les musiciens jouent le thème du Parrain.

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Arts et spectacles

Prix Opus: des honneurs dans la région

Les Chanteurs de l’Université Bishop’s (University Singers) et la mezzo-soprano d’origine magogoise Stéphanie Pothier ont récolté une partie des honneurs lors de la remise des Prix Opus dimanche à Montréal : le concert Prince et tsar de l’Orchestre symphonique de Drummondville (OSD), auquel ils ont participé le 18 avril 2019, a reçu le titre du meilleure concert de l’année dans les régions.

Ce concert, dirigé par le chef de l’OSD Julien Proulx (ancien chef de l’Orchestre symphonique des jeunes de Sherbrooke), comportait notamment la cantate Alexandre Nevski, pour mezzo-soprano, chœur et orchestre, que Prokofiev avait composée en adaptant sa trame sonore pour le film homonyme d’Eisenstein (1938).

Livres

Auteur et éditeur à 21 ans

Signer son premier roman à 21 ans, c’est un bel exploit. Mais fonder sa propre maison d’édition en même temps, c’est beaucoup moins commun. Telle est l’avenue qu’a choisie Shawn Parsons afin de publier le livre dont il avait vraiment envie. Ainsi est paru l’automne dernier Thorserus — La naissance d’un dieu, aux éditions Griffe rouge, une brique de 492 pages.

« En fait, au départ, Thorserus devait être le premier roman d’une nouvelle maison d’édition, mais ça n’a pas fonctionné. Mes proches m’ont alors demandé pourquoi je ne le publierais pas moi-même. Je n’ai même pas essayé d’aller voir d’autres éditeurs, car je savais que très peu de nouveaux auteurs sont retenus chaque année. Je n’avais pas envie d’attendre une réponse pendant des mois. Ça me permettait aussi de garder le contrôle sur mon roman », explique le jeune Sherbrookois, qui livre ici un récit de style merveilleux (fantasy). À ne pas confondre avec le fantastique, insiste-t-il.

Musique

Accéder au rêve

L’année 2019 aura été plus qu’importante pour Véronique Bazin. C’est celle où elle a lancé son premier album solo en français, Prélude. Où elle s’est fait connaître lors d’événements culturels majeurs, dont le Festival international de la chanson de Granby et Coup de cœur francophone. Mais c’est surtout l’année où elle est passée de Veronica Winter, son ancien nom de scène, à Félixe.

Cette transition exprime notamment le choix du français pour l’écriture de ses textes, après plusieurs années d’anglais, mais marque aussi son orientation vers une musique plus près d’elle-même. Après plusieurs années de folk-pop infusé d’un côté rêveur mélancolique, la native de Saint-Claude a choisi d’assumer son visage plus rock.

Justice et faits divers

Procès Weinstein: sept jurés choisis, la mannequin Gigi Hadid n’en sera pas

NEW YORK — Sept jurés ont été désignés jeudi pour siéger au procès d’Harvey Weinstein, qui doit en compter 12, mais la mannequin Gigi Hadid a elle été écartée.

Quelque 146 personnes, parmi les 860 convoquées lors de la présélection, avaient été rappelées au tribunal de Manhattan pour être soumises à une nouvelle série de questions de la part de l’accusation et de la défense.

En plus de ces 146 jurés potentiels, 63 autres personnes ont été écartées dès leur arrivée au tribunal, dont la mannequin vedette Gigi Hadid.

Arrivée peu avant 9h (heure locale), attendue par une foule de caméras, elle en est repartie discrètement une dizaine de minutes plus tard, selon des policiers.

La défense et l’accusation étaient, selon des médias américains, tombées d’accord pour ne pas garder la vedette des podiums parmi les jurés de ce procès ultra-médiatisé, emblématique du mouvement  #MeToo.

Les avocats, contactés, n’ont pas confirmé ces informations.

Parmi les autres personnes écartées jeudi figuraient plusieurs jeunes femmes, ce qu’a relevé la procureure Joan Illuzzi-Orbon, reprochant à la défense d’exclure systématiquement ce profil.

La défense a contesté cette affirmation, rappelant qu’elle avait aussi écarté six hommes.

«Ce procès n’est pas un référendum sur le mouvement  #MeToo», a expliqué jeudi le juge James Burke aux jurés potentiels. «Ce n’est pas un référendum sur les droits des femmes.»

«Le seul sujet pour vous est de décider si l’accusé a commis ou non certains actes qui constituent un crime», a poursuivi le magistrat, «et si les faits ont été établis.»

Harvey Weinstein, 67 ans, ancien producteur tout-puissant d’Hollywood, a été accusé de harcèlement, d’agressions sexuelles ou de viol par plus de 80 femmes, dont des célébrités comme Ashley Judd, Gwyneth Paltrow ou Léa Seydoux.

Mais il ne sera jugé à New York que pour deux accusations, un viol et une agression sexuelle, la plupart des autres faits reprochés étant prescrits.

La sélection des cinq jurés manquants, ainsi que six suppléants, doit se poursuivre vendredi.

Les plaidoiries d’ouverture doivent se tenir le 22 janvier, et le procès est prévu pour durer jusqu’au 6 mars.

Arts et spectacles

L’expérience de vieillir de Fernand Dansereau

À 91 ans, le cinéaste Fernand Dansereau s’est présenté en pleine forme jeudi devant un public de l’Université du troisième âge pour partager ses anecdotes et ses philosophies de vie. Celui qui a entre autres été scénariste des Filles de Caleb et du Parc des braves, de même que réalisateur des documentaires Le vieil âge et le rire et L’érotisme et le vieil âge, a su intéresser son public, le faire rire tout en racontant plusieurs histoires.

La carrière du Montréalais débute en 1949 dans la salle de rédaction du journal La Tribune. « Il y avait la grève d’Asbestos. Je voulais faire la lutte pour la justice sociale et je rêvais de travailler au Devoir. En sortant du collège classique, je suis allé voir le directeur du Devoir, Gérard Filion. Il a ri de moi en disant d’aller faire mes classes en province et de revenir dans quatre ans. Je suis allé voir La Tribune et j’ai été engagé tout de suite », explique-t-il, ajoutant qu’il s’est occupé de la page financière, alors qu’il aurait aimé parler des travailleurs, ce qu’il a fait plus tard pour Le Devoir.

Maison

Le condo new-yorkais de Jennifer Lawrence à vendre pour 12 M $US [PHOTOS]

Perché au 30e étage de l’immeuble The Laurel, dans le chic quartier d’Upper East Side, à New York, l’appartement-terrasse de l’actrice oscarisée Jennifer Lawrence est en vente au coût de 12 millions $US (15,7 millions $CAN). Avec un ralentissement du marché des condos de luxe à Manhattan, il a subi deux baisses de prix depuis son inscription cet été.

La célébrité de 29 ans, nouvellement mariée à Cooke Maroney, directeur d’une galerie d’art, avait acheté cette propriété pour 15,6 millions $US en 2016. L’appartement de 4073 pieds carrés (378 m2), baigné de lumière, compte trois chambres à coucher, cinq salles de bain, une cuisine de chef, mais la fiche descriptive ne précise pas si l’héroïne de la trilogie des films The Hunger Games aime mettre la main à la pâte.

L’intérieur, à la fois douillet et glamour, est peint dans les tons de blanc crème. Les immenses fenêtres permettent d’embrasser la ville, comme la terrasse sur deux niveaux, qui comprend une cuisine extérieure, un foyer avec pergola et une table de ping-pong intégrée.

Les occupants de l’immeuble profitent des services d’un concierge, d’un portier à temps plein et ont à leur disposition une salle de sport, une piscine, un sauna et une salle de projection.

Pour voir plus de photos de l’appartement : compass.com ou toptenrealestatedeals.com/weekly-ten-best-home-deals

Actualités

Thérèse Dion, mère de Céline, s’éteint à 92 ans

MONTRÉAL — Céline Dion a perdu sa maman.

Thérèse Dion, mieux connue sous le surnom affectueux de «Maman Dion», est décédée à l’âge de 92 ans.

Les Productions Feelings ont confirmé par communiqué que Thérèse Dion s’est éteinte «paisiblement chez elle», dans la nuit de jeudi à vendredi, entourée des siens.

«Maman, nous t’aimons tellement... Nous te dédions le spectacle de ce soir et je chanterai pour toi avec tout mon coeur», a écrit Céline Dion sur les réseaux sociaux, vendredi après-midi.

Arts

Whitney Houston, Depeche Mode et Nine Inch Nails entrent au panthéon du rock

NEW YORK — La chanteuse Whitney Houston, le groupe de new wave Depeche Mode, la formation métal Nine Inch Nails et le rappeur américain Notorious B.I.G. font partie de la promotion 2020 du Rock and roll Hall of Fame, le panthéon du rock et de la musique populaire en général.

La cuvée, annoncée mercredi, mais qui sera officiellement intronisée le 2 mai lors d’une cérémonie dans la ville américaine de Cleveland, compte également le groupe glam rock T. Rex ainsi que les Doobie Brothers, selon un communiqué du Hall of Fame.

Comme chaque année, plusieurs groupes ou chanteurs de renom qui avaient été présélectionnés n’ont pas été retenus, dont Motörhead, Soundgarden ou Kraftwerk.

Whitney Houston fera son entrée au Temple de la renommée huit ans après sa mort, à 48 ans, noyée dans sa baignoire après avoir ingéré une importante quantité de cocaïne.

Malgré une fin de carrière marquée par la dépendance à la drogue, l’artiste reste comme l’une des grandes voix du R’n’B des trente dernières années.

Dans un tout autre style, Depeche Mode est aussi un incontournable de la scène musicale des quatre dernières décennies. Le groupe continue à enregistrer et à se produire dans le monde entier.

Né avec la vague new wave et la montée en puissance de la musique électronique, Depeche Mode a évolué vers un univers plus sombre, dans lequel s’est retrouvé un public qui leur reste fidèle au fil des albums.

Notoriuous B.I.G.

Quant au New-yorkais Notorious B.I.G., il est considéré comme l’une des figures majeures du rap américain, même si sa carrière aura été très courte. Assassiné en 1997 à Los Angeles à 24 ans seulement, «Biggie» n’a sorti que deux albums, le second quelques semaines après sa mort, mais nombre de ses morceaux sont devenus des classiques.

Le Temple de la renommée du rock a depuis longtemps choisi d’accueillir en son sein d’autres genres musicaux que le rock, notamment le rap, dont plusieurs représentants sont déjà membres.

Pour compléter le plateau, désigné par un jury qui compte plus de 1000 artistes, le Hall of Fame a choisi Nine Inch Nails, ainsi que T. Rex.

Dernier élu, les Doobie Brothers, groupe de rock grand public qui a connu un succès mondial après un virage soul sous la direction de son leader, Michael McDonald.

Le Rock and roll Hall of Fame a ouvert ses portes en 1995 à Cleveland, une ville choisie non pas pour ses racines rock, mais parce que les autorités locales avaient offert de financer une partie de la construction du bâtiment.

Arts

Maxime Coulombe: Ceci n'est pas une image

Un musée peut représenter un endroit intimidant pour quiconque estime ne pas posséder les clés pour décoder et comprendre les œuvres mises en vitrine. Croyant que le plaisir à regarder une toile d’un grand maître relève d’une connaissance pointue du pedigree de son auteur, le visiteur se disqualifie d’office. Et si la solution pour jouir de la contemplation d’un Renoir ou d’un Botticelli n’était pas de s’abandonner à ses émotions, sans approche cartésienne?

Le sociologue et historien de l’art contemporain Maxime Coulombe le croit fermement. Avec son essai Le plaisir des images, le professeur au département des sciences historiques de l’Université Laval plaide pour une plus grande ouverture face aux souvenirs et aux émotions que les images font naître en nous. Freud lui-même avait tracé la voie en déclarant que certaines œuvres d’art exerçaient sur lui un «effet intense».

Richard Therrien

Le top 10 du mardi 14 janvier 2020

BLOGUE / C'est plus serré entre les fictions de TVA et d'ICI Télé le mardi soir, notamment à 20h, où «L'heure bleue» (866 000) côtoie de près «Toute la vie» (814 000).

À 21h, ça se resserre entre Épidémie à TVA (877 000) et 5e rang à ICI Télé (788 000). Sur V, La semaine des 4 Julie attire 243 000 curieux.

Plus tôt, District 31 reste imbattable (1 546 000), mais Génial! à Télé-Québec (134 000) fait mieux qu'À table avec mon ex sur V (88 000). À TVA, L'Académie récolte 470 000.

Enfin, à 19h30, La facture à ICI Télé (671 000) l'emporte sur la rediffusion des Beaux malaises à TVA (522 000).

1- District 31 (ICI Télé): 1 546 000

2- Le tricheur (TVA): 973 000

3- Épidémie (TVA): 877 000

4- L'heure bleue (TVA): 866 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 835 000

6- Toute la vie (ICI Télé): 814 000

7- 5e rang (ICI Télé): 788 000

8- La facture (ICI Télé): 671 000

9- TVA Nouvelles 17h (TVA): 547 000

10- Les beaux malaises (TVA): 522 000

Source: Numeris

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Arts et spectacles

La galerie d’art de l’UdeS officiellement rebaptisée

C’était fête mardi à la galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, où plusieurs personnes s’étaient pointées pour le vernissage des nouvelles expositions, mais aussi pour marquer le changement de nom de la galerie, qui portera désormais celui de l’ancien professeur et secrétaire général Antoine Sirois (1925-2018).

L’annonce officielle a été faite par la vice-rectrice à la vie étudiante et secrétaire générale Jocelyne Faucher, qui a salué la mémoire de cet ancien universitaire ayant la culture gravée sur le cœur. Secrétaire général lors de la construction du CCUS en 1964, c’est lui qui a suggéré au recteur de l’époque, Irénée Pinard, de construire une véritable salle de spectacles destinée au grand public. Le défunt homme d’Église est aussi à la source de la galerie d’art et de la collection d’œuvres d’art de l’Université de Sherbrooke.

Arts et spectacles

Le chemin des Immortels

Bécaud et Dassin d’un bord, Dalida et Piaf de l’autre; et Hallyday juste à côté. Cinq grands disparus de la chanson française... mais cinq « Immortels », aussi, par l’ampleur du legs et du répertoire. C’est certainement le qualificatif que choisirait Joël Legendre, qui a assuré la mise en scène de ce spectacle hommage, logiquement intitulé  Les Immortels.

Sur scène, cinq interprètes — cinq Québécois —­ y reprennent ce répertoire classique, chacun se glissant dans la voix de l’un des grands trépassés. En veillant bien à ce que l’exercice ne tombe jamais dans la pâle imitation, préciseront Martin Giroux et Rita Tabbakh. 

« On a un malin plaisir à faire revivre ces chansons qui ont marqué leur époque », confie Martin Giroux, qu’on pourra entendre entonner la mélancolique douceur de Joe Dassin. Rita Tabbakh aura quant à elle l’honneur de reprendre le répertoire d’Édith Piaf, tandis que leurs complices Julie Massicotte, Philippe Berghella et David Thibault plongeront respectivement dans les chansons de Dalida, Gilbert Bécaud et Johnny Hallyday.

La plupart de ces interprètes n’en sont pas à leur premier tour de chant flirtant avec le chanteur à qui ils rendent hommage. Martin Giroux connaît bien le répertoire de Dassin, à qui il a consacré quatre ans lors de la tournée Joe Dassin : La grande fête musicale. « Avec mon groupe Les Croches, on revisite beaucoup la chanson française, ajoute le chanteur natif de Gatineau. Ça n’a pas été dur de me convaincre » de rempiler.

Rita Tabbakh, elle, brillait encore récemment Sous le ciel de Paris, spectacle (qu’elle produisait) consacré aux grandes voix de la chanson française, et dans lequel elle chantait quatre ritournelles de Piaf, au milieu d’une trentaine de chansons.

Cette fois, elle est moins dans le survol. Elle en a profité pour reprendre Padam, qu’elle n’avait jamais osé faire, mentionne-t-elle. 

Pas d’imitations vocales

David Thibault a déjà réchauffé les planches pour Johnny Hallyday, dont il avait proposé plusieurs reprises à l’émission The Voice, en France. Quant à Philippe Berghella, il était l’une des deux têtes d’affiche du spectacle Salut à Bécaud et Aznavour (c’est toutefois Manuel Tadros qui s’occupait de Bécaud, tandis que Berghella se chargeait d’Aznavour).

La « première consigne » qu’ils ont reçue — du producteur Martin Leclerc, concepteur des Immortels — c’était : « On ne veut pas d’imitations » vocales, entre autres pour éviter toute caricature, précise Martin Giroux. « On s’est donc laissé l’espace d’être nous-mêmes », dit-il en rappelant que les arrangements diffèrent des versions originales. « Les chansons, on les amène ailleurs. » 

Et tant mieux, abonde Rita Tabbakh, soulagée par cet espace de liberté : « Piaf était très immobile sur scène, même si elle bougeait beaucoup ses mains et ses bras. Alors que moi, personnellement, je bouge pas mal. Ce répertoire n’avait pas besoin d’être dynamisé, mais je voulais me faire plaisir », confie-t-elle.

« Show de gang »

Si le spectacle passe d’un disparu à l’autre, Les Immortels demeure un spectacle choral, soulignent les deux interprètes. « C’est un show de gang », résume Martin Giroux, en référence au fait que tous les chanteurs restent sur scène en permanence, aux côtés des musiciens, que ce soit à l’arrière-plan, pour assurer les chœurs, ou à l’avant-scène, pour participer à des duos (le Gatinois a par exemple hérité du rôle de séducteur dans Paroles, paroles, le classique duo Dalida-Delon) ainsi qu’à des pots-pourris collectifs où les cinq répertoires s’entrecoupent.

Certaines chansons bénéficient d’une courte présentation contextuelle, et le spectacle est parsemé d’extraits sonores ressuscitant la voix des disparus. « On les entend parler (et non pas chanter). C’est un petit clin d’œil amusant », estime Rita Tabbakh.

On n’est pas dans l’esprit cabaret, mais « il y a une mise en scène un peu comique » et « quelques flashs théâtraux », soutient par ailleurs Martin Giroux, en évoquant tout haut « Philippe qui court après son oiseau ».

Cette évocation du Petit oiseau de toutes les couleurs de Bécaud fait immédiatement sourire sa complice, qui « connaît bien la personnalité » pas particulièrement exubérante de Philippe Berghella. Reprenant son sérieux, elle confirme : « Joël a fait un excellent travail d’équilibre entre les moments de théâtre, d’humour et d’interprétation. »

« C’est aussi la trame sonore d’une vie », acquiesce Rita Tabbakh, en observant que les chansons sont si connues que le public hésite rarement à donner de la voix.

Cinéma

Billie Eilish devient la plus jeune interprète d’une chanson titre de James Bond

NEW YORK — La chanteuse américaine Billie Eilish va interpréter le morceau officiel du nouveau volet des aventures de James Bond, «Mourir peut attendre», a annoncé mardi le site de 007.

L’artiste de 18 ans, qui a écrit le texte du morceau avec son frère et complice habituel Finneas, sera la plus jeune interprète de l’histoire des bandes originales de James Bond.

La société EON Productions, qui produit tous les épisodes de James Bond, a toujours attaché une importance particulière à la bande-son de ses films et cherché à recruter des chanteurs en phase avec leur époque.

Madonna, Adele, Sam Smith, Alicia Key ou Jack White ont ainsi prêté leur voix au générique d’un volet, avec des résultats inégaux.

«Live and Let Die» de Paul McCartney and Wings, «Skyfall» d’Adele ou «Goldfinger» de Shirley Bassey (qui a interprété le morceau titre de trois épisodes) restent parmi les plus appréciés.

«Mourir peut attendre», 25e film de la saga, sortira le 2 avril au Royaume-Uni, le 8 en France et le 10 aux États-Unis.

Coulant une paisible retraite en Jamaïque, James Bond y est contacté par un agent de la CIA pour partir à la recherche d’un scientifique victime d’un enlèvement.

Daniel Craig y reprend, pour ce qui devrait être la dernière fois, le rôle de l’agent britannique, tandis que Rami Malek, Oscar 2019 du meilleur acteur pour «Bohemian Rhapsody», se glisse dans la peau d’un mystérieux ennemi.

«C’est dingue»

«C’est dingue de faire partie (de ce film)», a réagi Billie Eilish, citée dans le communiqué, pour qui il s’agit d’un «grand honneur».

«Écrire la chanson principale d’un Bond, nous en rêvons depuis toujours», a-t-elle ajouté. «James Bond est la franchise cinématographique la plus cool de l’histoire. Je suis encore sous le choc.»

Sorti en mars, le premier album de Billie Eilish, «When We All Fall Asleep, Where Do We Go?», a atteint la deuxième place des ventes aux Etats-Unis en 2019, derrière «Hollywood’s Bleeding», du rappeur Post Malone.

La chanteuse californienne a été nommée dans les quatre catégories principales aux Grammy Awards, les récompenses de l’industrie musicale américaine, qui seront décernées le 26 janvier.

Au total, elle est en lice dans six catégories.