Arts et spectacles

La nouveauté au menu du 13e ShazamFest

Le festival en plein air de quatre jours ShazamFest innove pour sa treizième édition, avec notamment une nouvelle scène, un pays des enfants, un freak show et des effets spéciaux dans l’amphithéâtre naturel de Barnston-Ouest. Misant toujours sur la diversité, les organisateurs de l’événement espèrent satisfaire les quelque 2000 personnes attendues.

Ce sera donc encore la fête cette année dans la petite municipalité, du 12 au 15 juillet. Aux nouveautés s’ajouteront évidemment des spectacles de groupes de musique, un concours de skate, des ateliers de cirque, de la lutte, des prestations burlesques et bien d’autres.

Télé et radio

«Les Chefs!»: Antoine gagnant, Laurent deuxième

CHRONIQUE / «Ça va être chaud», avait prédit Laurent. Et ce fut le cas. Après la seule femme, Ann-Rika Martin, à l’avoir emporté l’an dernier, Antoine Baillargeon, de Montréal, devient le septième homme vainqueur des «Chefs!» Laurent Matte-Boily, du restaurant Chez Saint-Pierre, au Bic, a terminé deuxième, alors qu’Andrée-Ann Lachance, du Ciel Bistro Bar à Québec, a été éliminée après les entrées.

C’est avec du pigeonneau, un de ses produits préférés, et un pouding chômeur réinventé qu’Antoine, sous-chef chez Maison Boulud, a séduit les trois juges. Preuve qu’il ne faut jamais se décourager, Antoine s’était déjà inscrit aux auditions des Chefs! il y a quatre ans, sans être choisi. «C’était l’année de Jérôme Rouault, avec qui je travaillais, qui a gagné, et j’étais très content pour lui», se souvient Antoine, joint au téléphone après sa victoire. C’est son patron, le chef exécutif Riccardo Bertolino, qui l’a convaincu de se réessayer, et le voilà gagnant.

Pour cette finale, qui se tenait pour la première fois à la fin du printemps plutôt qu’en septembre, les trois finalistes disposaient de cinq heures pour préparer un menu gastronomique de quatre services, inspiré des saveurs de leur enfance ou de moments marquants de leur vie. Tous les plats donnaient l’eau à la bouche.

Je dois dire que, jusqu’au dernier instant, je n’aurais pu prédire la victoire d’Antoine. Parce que le menu de Laurent, portant la signature du Bas-du-Fleuve, récoltait davantage d’éloges des juges. Le concurrent lui-même était pleinement confiant, donnant un bon spectacle durant toute l’heure. Son entrée de cerf au poivre sauvage avec son espuma d’oignons et soya «frisait la perfection», au dire de Jean-Luc Boulay. Ça s’est donc joué sur le plat principal. «Le niveau technique d’Antoine était supérieur», a souligné le juge, préférant le pigonneau à la morue noire vapeur de Laurent. «Ça prend du croustillant, ça prend une tuile!» a lancé M. Boulay, au sujet du parfait à l’érable de Laurent, sûrement très bon, mais trop peu garni. Une tuile pour l’aspirant-chef, qui s’était dit dès le départ : «Do your best, forget the rest» («Fais de ton mieux, oublie le reste»).

Par contre, l’élimination d’Andrée-Ann après les deux entrées n’a pas été une surprise. Pas que ses assiettes ne semblaient pas appétissantes, mais les juges s’entendaient pour dire qu’elle avait choisi des plats plus faciles à cuisiner que ses deux compétiteurs. Sa deuxième entrée, les champignons en trois façons, «manquait de finesse et de raffinement», a commenté Normand Laprise.

Laurent, qui aime le risque, on le sait, semblait prendre plaisir à augmenter le niveau de stress, en garnissant au tout dernier instant, et en laissant brûler sa cuillère de bois. «Il aime ça jouer avec le feu», a blagué Normand Laprise. Même un champion commet des erreurs; Antoine a oublié d’ajouter ses chips de peau de poulet à son entrée, et a servi un pouding chômeur qui ressemblait à un dessert aux fraises. «C’était un clin d’œil à ce dessert rustique, que je voulais alléger», explique le gagnant. On a craint un moment que l’oubli des chips lui coûte la victoire, mais ça n’a pas été le cas. «C’est vraiment une erreur de stress. Elles étaient juste à côté de moi en plus! Je les ai quand même servies aux juges après l’émission.»

Antoine, qui a remporté 20 000 $ en bourse, ignore encore ce qu’il en fera. «Je vais juste le placer pour l’instant, peut-être voyager.» Il se réjouit du voyage à Londres qui complète le prix, une destination qu’il n’a jamais visitée. À plus long terme, comme la plupart des gagnants des Chefs!, Antoine souhaite ouvrir son propre restaurant. «J’attends la bonne opportunité. Je suis chez Maison Boulud depuis six ans, je suis prêt à passer à la prochaine étape.»

«L’EFFET WOW» DE SÉBASTIEN DIAZ

Après cinq ans de Voir et quatre ans de Formule Diaz à Télé-Québec, Sébastien Diaz animera un nouveau magazine culturel, l’hiver prochain sur ICI ARTV et ICI Radio-Canada Télé. Ne vous attendez pas à entendre de la critique à L’effet wow, qui se nourrira des coups de cœur artistiques de l’animateur. L’émission d’une heure sera tournée dans différents endroits chaque semaine. Sébastien Diaz y mènera des entrevues, mais permettra aussi au public de poser des questions aux artistes invités. On donnera même la parole à des aînés dans un segment intitulé «La ligue du vieux poêle». L’animateur parle d’«un gros paquet de gomme balloune qui va plaire à tout le monde». Diaz n’est pas en froid avec Télé-Québec, où il poursuivra la coanimation de Format familial avec sa femme, Bianca Gervais. L’effet wow ne compromet en rien Esprit critique, autre magazine culturel d’ICI ARTV, de retour à l’automne.

Radio

«Pat Henrichon» revient à Énergie 106,1

Le 20 août prochain, lorsque les auditeurs du 106,1 Énergie vont écouter leur radio, il est possible qu’ils disent «Ben voyons donc!»

La direction de la station de Bell Média à Sherbrooke annonce le retour du «vétéran Pat Henrichon» sur ses ondes. Dès le 20 août, il animera l’émission Les + Gros Hits au travail du lundi au vendredi de 9h à midi.

Lire aussi: Patrice Henrichon: «Je ne le prends pas personnel»

Patrice Henrichon perd son micro

Patrick Henrichon avait été animateur du matin pendant plus de 15 ans à Énergie. Il revient donc à l’antenne de la radio qui l’a fait connaître à ses débuts en Estrie.

Rappelons que l'animateur de radio s'était fait montrer la porte par son ancien employeur à la mi-novembre 2015. En janvier 2016, «Pat» Henrichon s’était retrouver un micro en devenant  commentateur dans l'émission matinale de la rivale 107,7 FM Estrie, une radio de Cogéco.

Le matin, en compagnie du matinier Steve Roy, il tenait la chronique insolite «Ben voyons donc!»

M. Henrichon ne cache pas son excitation à l’idée de renouer avec son ancien public, mentionne la direction d’Énergie dans son communiqué de presse.

« Je suis emballé de retrouver les auditeurs d’Énergie et de reprendre le micro pour une émission musicale comme Les + Gros Hits au travail ».

Le Directeur des programmes d’ÉNERGIE Sherbrooke, Jean-François Benoit, salue aussi le retour en ondes de l’ancien animateur de l’émission Y’a d’ces matins.

« Pat est un gars d’équipe, avec un talent immense et une attitude impeccable. C’est aussi un grand connaisseur de musique. Ce nouveau mandat est emballant pour lui… et pour les auditeurs!», dit-il.

«Ça fait du bien de le voir revenir à Énergie.»

Arts et spectacles

Marc Dupré : spectacle qui lève 101

Marc Dupré semblait donner un cours intitulé « spectacle qui lève 101 » samedi soir à Sherbrooke. Il n’a lésiné sur aucun aspect pour faire crier et danser le public, qui remplissait complètement la salle Maurice-O’Bready.

« Je suis content que vous ayez décidé de venir ici ce soir, vous avez pris la bonne décision. On est en feu ben raide! » a-t-il lancé en début de spectacle.

Personne n’avait de misère à le croire : le chanteur avait déjà commencé à mettre toute la gomme. Des bracelets électroniques, remis aux spectateurs à l’entrée, avaient commencé à scintiller dans la foule dès la première chanson, Rester forts. Mais surtout, la salle avait été ensevelie sous les confettis, du plancher au balcon.

« C’est mon bonheur et ma joie que je vous envoie », a-t-il dit. « J’ai tout fait découper ça par ma famille... ça nous a pris deux ans! » a-t-il blagué, ses admirateurs lâchant des éclats de rire ou des cris à chacune de ses interventions.

Après cet exercice de galvanisation, les gens se sont levés dans les rangées pour danser et taper des mains sur Une raison d’exister. Marc Dupré n’avait pas fini de faire monter l’énergie de la foule : il s’est promené dans la salle en chantant et en distribuant des tapes dans toutes les mains qui étaient à sa portée, alors que les spectateurs au balcon lançaient leurs confettis sur le public au plancher.

« Ok, le contact est fait, il fallait se voir et se toucher! » a dit le chanteur, blaguant sur les divers parfums (agréables et moins agréables) qu’il avait sentis dans la foule. « J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup plus de femmes que d’hommes ici », a-t-il poursuivi, avant de livrer une ode humoristique au sens du party des femmes, en prouvant son point en les faisant se déhancher sur un extrait de la chanson Suavemente d’Elvis Crespo. 

À noter qu’il a également invité les hommes à « trouver leur petite femme intérieure » et à embarquer dans la fête. Avec Marc Dupré, pas d’excuse pour ne pas s’amuser : s’il y a des chaises, « c’est pour se lever dessus ». Et la seule excuse pour ne pas taper des mains, « c’est si vous n’avez pas de bras ». Tenez-vous-le pour dit!

Les enfants sur scène

Après une salve de chansons incluant Être à toi, une électrisante performance de La moitié de tes secrets et Sans toi, l’auteur-compositeur-interprète a fait une autre remarque à propos de son public : il comportait beaucoup de très jeunes spectateurs. « Ç’a probablement un lien avec La Voix Junior », a avancé celui qui était coach à l’émission, avant de faire entrer sur scène le jeune Raphaël Doland-Bachand, finaliste à l’émission en 2016. À deux, ils ont interprété S’aimer comme on est et la chanson Ride, de Twenty One Pilots. Le jeune garçon a offert une performance d’un aplomb surprenant, osant même un long segment rap.

Et il n’est pas le seul enfant à être venu sur scène. Le fils de Marc Dupré, Anthony, a interprété en ce week-end de la fête des Pères la pièce Voyager vers toi. « En 2005, je composais ma première chanson pour mon garçon Anthony. Si on m’avait dit qu’une quinzaine d’années plus tard, je la chanterais ici devant public avec mon petit garçon, j’aurais probablement dit : je vais te prendre un 6/49! » a lancé le chanteur en rigolant.

Son humeur taquine a vite fait place à de l’émotion lorsque Anthony, maintenant adolescent, s’est installé au piano pour jouer les premières notes de la pièce. Marc Dupré a chanté le morceau en le regardant dans les yeux, et le public s’est régalé du solo de piano auquel la section de cordes présente sur scène tout au long du spectacle a ajouté une chaleur appréciable.

Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que le public passe une belle soirée, et à entendre les applaudissements qui s’élevaient constamment de la salle, ç’a été le cas. « Je donne toujours tout ce que j’ai, et le public, vous me le rendez toujours au centuple », a résumé l’artiste.

En plus du Centre culturel de Sherbrooke, le spectacle Rester forts a été présenté au centre Bell à Montréal, au centre Vidéotron à Québec et à l'amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières.

Arts et spectacles

Instincts de créateur

Mine de rien, une page culturelle régionale s’est tournée en mars dernier : lorsque Patrick Quintal a annoncé son départ du Théâtre du Double signe, compagnie qu’il a cofondée en 1985, c’est un des plus prolifiques créateurs sherbrookois qui disait adieu à ce qui fut son principal véhicule de création pendant plus de trois décennies. Même si l’auteur de théâtre, metteur en scène, professeur et comédien est encore loin d’une retraite, la décision de quitter la direction artistique du Double signe ne passe pas inaperçue dans le paysage culturel estrien. Retour sur un parcours dont la trace, laissée dans de nombreux imaginaires, n’est pas près de s’effacer.

Après 33 ans passés au Double signe, Patrick Quintal a tourné une page importante en quittant ses fonctions de directeur artistique. Un saut dans le vide vertigineux mais nécessaire.

« J’ai cofondé le Double signe avec Laurence Tardi pour avoir un véhicule de création et tenir les rênes d’une compagnie. Lorsque Laurence est partie, deux ans plus tard, j’ai pris les commandes. La compagnie a vraiment bien grandi, elle s’est enracinée dans le milieu et je suis très fier de voir cette évolution. Mais personnellement, j’y trouvais moins ma place comme créateur aujourd’hui. Je suis un gars de théâtre. Ce que j’aime, c’est rêver un projet, l’écrire et le concrétiser, soit en jouant dans la pièce comme comédien, soit en travaillant à sa mise en scène. Les spectacles qui me ressemblent le plus, ceux dans lesquels je me suis senti le plus heureux, sont ceux où j’ai pu faire cette démarche. C’est dans une salle de répétition que je me sens le plus à ma place et je ressentais un réel besoin de retrouver mes instincts de créateur. »

La décision de partir a été réfléchie, pesée et soupesée, mais elle émanait avant tout d’un élan du cœur. Avec ce que ça veut dire de soubresauts et d’émotions mixtes.

Arts et spectacles

Le monde merveilleux du country

La nouvelle en a surpris plusieurs : Robby Johnson prépare un disque tout francophone qui devrait arriver sur les tablettes à l’automne. Le Beauceron maintenant établi à Nashville aurait pourtant pu continuer à ne chanter qu’en anglais et poursuivre son chemin musical aux États-Unis, où il est devenu une vedette du country. Au pays de l’oncle Sam, ses chansons trouvent écho auprès d’un public toujours grandissant.

« Mais je ne pouvais pas passer à côté d’un disque en français. Ce sont mes origines et j’en suis fier. J’ai eu tellement d’appui des gens d’ici depuis que je fais carrière en musique, j’avais envie de leur dire merci. »

Arts et spectacles

Cet été, ça va rocker au Musée

L’exposition propulsera les visiteurs dans une aventure musicale où ils pourront découvrir le rôle de la science dans la création et la diffusion de la musique rock’n roll à travers l’histoire des années 1950 à 2000.

« Chaque fois que j’entre dans la salle d’exposition, j’ai l’impression de me transformer en une véritable rockstar internationale », lance Michelle Bélanger, directrice générale du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.

Actualités

2 278 490 $ amassés contre le cancer

La fondation du CHUS boucle sa série de quatre collectes de fonds majeures au profit de la lutte contre le cancer avec son prestigieux Tournoi de golf Cascades-IBM. Cette 21e édition de l’événement combinée aux 12 heures de golf, au Souper gastronomique et à Destination soleil, fait monter le chèque à 2 278 490 $.

« Selon les plus récentes statistiques, chaque jour, au CHUS seulement, quatre personnes reçoivent un diagnostic de cancer. Ces données sont troublantes, surtout considérant qu’une personne sur deux en développera un au cours de sa vie », se désolent dans un message adressé aux participants les présidents d’honneur Denis Desbiens (président québécois d’IBM Canada) et Alain Lemaire (président exécutif de Cascades).

Arts et spectacles

Le 21e FTMS réserve bien des surprises

Cent cinquante spectacles uniques, plus d’une trentaine d’activités et ateliers misant sur les échanges interculturels, dix-sept restaurateurs à saveur internationale et soixante-dix exposants seront à l’honneur lors de la 21e édition du Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS). La table est mise pour un événement au cours duquel il sera possible de danser, chanter et goûter au rythme des cultures du monde.

C’est dans une ambiance déjà festive que l’équipe du FTMS a dévoilé la programmation de la fête qui se déroulera du 8 au 12 août 2018 au parc Quintal.

Arts et spectacles

L’auberge et salle de spectacles La Caravane ferme pour un an

L’auberge et salle de spectacles La Caravane fermera ses portes pour une durée d’une année. Sa propriétaire, Cécile Francoz, a l’intention de voyager, de faire de la musique et de se ressourcer pendant cette période. Après quoi, elle pourrait à nouveau investir pour améliorer les installations de son entreprise, située aux portes de North Hatley.

« Cela fait dix ans que je me suis lancée dans cette aventure et je veux maintenant m’inspirer de choses qui se font ailleurs, indique Cécile Francoz. Vous savez, la portion auberge de mon entreprise fonctionne bien, mais la salle de spectacles et la cuisine ne sont pas très rentables. J’aimerais donc voir comment je peux les faire mieux marcher et renouveler la formule que j’ai mise en place. »