Selon un récent récent sondage, plusieurs étudiants de l'UdeS hésitent à poursuivre leurs projets d’études à l’automne.
Selon un récent récent sondage, plusieurs étudiants de l'UdeS hésitent à poursuivre leurs projets d’études à l’automne.

Une session d’automne moins «motivante» à l’UdeS

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Un récent sondage commandé par l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ) révèle que plusieurs étudiants hésitent à poursuivre leurs projets d’études à l’automne. Les résultats évoquent la perte de revenu, mais pour plusieurs étudiants de l’UdeS, ce n’est pas l’argent qui manque... c’est la motivation.

Florence Denis, étudiante en deuxième année à la Faculté des lettres et des sciences humaines, n’a pas l’intention d’abandonner. Toutefois, elle s’inquiète des répercussions qu’auront les mesures de distanciation sur sa vie sociale. « Les associations étudiantes et les différentes activités sociales font partie de l’expérience universitaire. Ce sont des endroits où l’on s’implique volontairement pour se sortir la tête des études et socialiser ».

Florence s’implique dans la troupe de comédie musicale et ne voit pas comment il pourrait être possible pour 60 personnes de travailler sur le prochain spectacle. « La comédie musicale me permet de rester motivée. Je vais commencer ma dernière année et j’aurais aimé un rôle intéressant afin d’avoir plus d’expérience de scène. Malheureusement, ça me semble irréaliste pour le moment », confie-t-elle.

Pour des raisons de santé personnelle, Léa Roy a pris une pause d’études. Elle envisage un retour en septembre et appréhende les cours à distance. « Ça va mieux et j’ai vraiment hâte de reprendre les études. J’habite seule, le confinement a été difficile et la situation actuelle est encore stressante. Les cours en ligne ce n’est tellement pas pareil. On n’a pas nos amis, nos profs et c’est difficile pour le moral de toujours être assis à la même chaise. J’ai peur que ma motivation ne soit pas là », dit-elle.

Les étudiants ne sont pas les seuls à se questionner sur la qualité du service qui sera rendu à l’automne dans les universités. Marie-Dominique Duval, chargée de cours à l’UdeS, se dit beaucoup moins motivée par l’enseignement à distance. « J’ai une approche très centrée sur l’individu et je trouve difficile de ne pas voir mes étudiants et de ne pas pouvoir interagir en personne avec eux. Une partie de ma paye, c’est le contact humain et les liens qui sont créés sur le campus. Si les étudiants ne sont pas là, où est ma motivation ».

Une réalité qui fait écho chez d’autres enseignants qui ne trouvent pas autant de plaisir à enseigner de la maison.