«Ça a réduit très très légèrement l’écart de moins de 10 voix. Alors le résultat reste le même, Mme Szalontai a gagné!» C’est ce qu’a déclaré René Branchaud, en début de soirée jeudi, à la sortie de la salle de cour du palais de justice de Trois-Rivières, où le dépouillement judiciaire s’est déroulé pendant près de huit heures.

Jointe au téléphone parce qu’elle était à l’Assemblée nationale pour l’assermentation de ses collègues conservateurs jeudi, la principale intéressée s’est dite très contente de savoir qu’elle pourra poursuivre le travail qu’elle a déjà amorcé pour les citoyens de Champlain.
Forcée à n’être que spectatrice lors de l’assermentation des 18 autres élus conservateurs jeudi, elle a qualifié la situation de «dommage», mais voit le bon côté de la situation.
«Ça aurait été merveilleux d’être assermentés ensemble, mais en même temps, j’étais présente! J’étais à côté d’eux et on va le faire deux fois! On va le fêter deux fois, donc ça va me donner encore plus de plaisir!» s’est-elle exclamée.
Dès que la nouvelle est tombée, son chef, Éric Duhaime, a d’ailleurs partagé sa joie sur les réseaux sociaux en écrivant: «Ça finit très bien notre excellente journée d’assermentation: ADRIANA EST OFFICIELLEMENT ÉLUE!»
Un ajustement de seulement cinq voix
Peu après 19 h, le juge Éric Martel a délivré un nouveau certificat d’élection avec les nouveaux résultats. Adriana Szalontai est élue dans Champlain avec officiellement 12 690 voix et René Branchaud est deuxième, avec 12 504 voix. L’écart entre les deux est passé de 191 voix le soir du vote à 186 après le recomptage.
Malgré tout, René Branchaud considère que l’exercice en valait le coup. «Je suis content qu’on soit passé à travers le processus parce que ça a permis de répondre à toutes nos interrogations. Il y avait des irrégularités, des erreurs de calcul dans plus d’une trentaine de boîtes», a tenu à souligner le candidat péquiste, qui aurait évidemment souhaité une autre finalité à ce dépouillement judiciaire.
Même si des questions restent sans réponse concernant l’urne 68 dans laquelle le Parti québécois alléguait que 80 bulletins de vote étaient manquants, René Branchaud et son équipe ont décidé de ne pas demander à ce que la totalité des boîtes de scrutin soient rouvertes. Ce qui aurait prolongé l’exercice d’au moins encore une journée.
«Cette boîte-là, on a trouvé un certain nombre de bulletins, mais il en manque encore 50. Alors on ne sait pas où ils sont. Le directeur de scrutin ne le sait pas. Personne ne le sait. Mais, au mieux, ça aurait été 50 votes en ma faveur. Ça aurait réduit l’écart, mais il y avait encore un écart de 130, donc ça change pas», a déclaré René Branchaud.


