Sherbrooke

Personnel politique: Beaudin se tourne vers le Service juridique

Le débat que souhaitait Évelyne Beaudin à propos de la présence de son personnel politique aux ateliers de travail à huis clos, à l’hôtel de ville, n’a finalement pas eu lieu. Et c’est Mme Beaudin elle-même qui a demandé le retrait du sujet de l’ordre du jour.

C’est que la conseillère municipale du parti Sherbrooke Citoyen a choisi de s’en remettre, pour le moment, au Service des affaires juridiques de la Ville. Elle lui demande d’analyser l’avis juridique qu’elle a fait produire sur la question.

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Politique

Officiellement candidate, Manon Massé compte parcourir les régions cet été

MONTRÉAL — Maintenant que les deux porte-parole de Québec solidaire (QS) sont officiellement candidats pour les élections d’octobre, ils seront sur le terrain pendant l’été pour convaincre les électeurs que la Coalition avenir Québec (CAQ) ne représente pas le vrai changement, a déclaré la coporte-parole Manon Massé, qui a été investie lundi soir.

Sans surprise, la candidate de Québec solidaire au poste de première ministre a été choisie lundi soir pour représenter la circonscription montréalaise de Sainte-Marie-Saint-Jacques. Cette investiture était une formalité, puisque Mme Massé n’a pas d’opposant, mais les membres devaient tout de même approuver sa candidature.

Plusieurs personnes se sont succédé sur la scène du Lion d’Or, à Montréal, pour témoigner leur admiration envers cette «politicienne pas comme les autres».

Pour l’occasion, des pogos étaient servis — un clin d’œil à une expression que Mme Massé aime répéter: «Ça ne prend pas le pogo le plus dégelé de la boîte pour comprendre.»

En entrevue avec La Presse canadienne en marge de l’événement, Manon Massé a confié qu’elle et son coporte-parole Gabriel Nadeau-Dubois prendraient la route dans les prochaines semaines pour prêter main-forte aux autres candidats répartis dans plusieurs régions du Québec.

Selon Mme Massé, pendant cette tournée estivale, Québec solidaire souhaite dire aux électeurs qu’ils n’obtiendront pas réellement du changement s’ils élisent un gouvernement caquiste comme le présagent de nombreux sondages.

«François Legault, en fait, c’est une fusion de Jean-François Lisée et de Philippe Couillard. C’est pas ça qui va amener le changement!», a-t-elle lancé.

«La principale mesure que (la CAQ) met de l’avant, c’est le 90 minutes à l’urgence. Ça, c’était le slogan de Jean Charest en 2003.»

Selon elle, les propositions de Québec solidaire sont les plus innovantes et très populaires — du moins si l’on en croit un coup de sonde de Léger, mené au début du mois de juin pour le réseau LCN.

Dans ce sondage, 76 % des répondants ont dit être d’accord avec l’idée que l’État rembourse une partie ou entièrement les frais dentaires — une proposition mise de l’avant par Québec solidaire.

Une sixième candidature

Dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé briguera un deuxième mandat en octobre prochain. Ce sera la sixième fois qu’elle se présentera aux élections dans cette circonscription de Montréal, qui couvre notamment le Centre-Sud et Ville-Marie.

Aux dernières élections, elle s’était livrée à une lutte acharnée contre le péquiste sortant, Daniel Breton, et la candidate libérale à l’époque, Anna Klisko. Elle avait fini par remporter son siège avec 91 voix de majorité, et la libérale avait terminé deuxième.

Cette fois-ci, lors du scrutin, elle fera face à la candidate péquiste Jennifer Drouin. Les candidats du Parti libéral du Québec (PLQ) et de la Coalition avenir Québec (CAQ) n’ont pas encore été choisis.

Pendant son discours devant ses militants, Mme Massé a d’ailleurs mis de l’avant ses réussites pour la circonscription depuis quatre ans. Elle a notamment mentionné le combat qu’elle a mené avec ses concitoyens pour que Sainte-Marie-Saint-Jacques ne soit pas engloutie dans une plus grande circonscription comme l’avait suggéré la Commission de la représentation électorale (CRÉ), avant de reculer.

«Ça, c’est vous autres qui avez fait ça. C’est vous autres, parce que dans le fond, vous le saviez très bien que c’était pas pour garder mon siège. C’était pour garder votre voix», a-t-elle déclaré.

Élection partielle

Richard Martel élu haut la main

L’ex-entraîneur de hockey Richard Martel a raflé l’élection partielle dans Chicoutimi–Le Fjord sous la bannière du Parti conservateur du Canada (PCC), lundi soir. Il devient donc le député fédéral de la circonscription après avoir ravi 52,7 pour cent des voix, selon les résultats d’Élections Canada consultés avant de mettre sous presse.

Sa plus proche rivale, Lina Boivin, du Parti libéral du Canada (PLC), a pour sa part obtenu 29,6 pour cent des suffrages, tandis qu’Éric Dubois du Nouveau Parti démocratique (NPD) a récolté 8,7 pour cent de la faveur populaire. Catherine Bouchard-Tremblay et Lynda Youde, respectivement du Bloc Québécois (BQ) et du Parti vert (PV), ont recueilli 5,6 et 3,1 pour cent des votes.

Déclenchée tardivement à la mi-mai par le premier ministre Justin Trudeau, la partielle était rendue nécessaire par la démission du libéral Denis Lemieux en novembre 2017, à mi-mandat.

L’heure était à la fête au restaurant L’Usine de La Voie Maltée, sur le boulevard Talbot, où s’était rassemblé le clan de Richard Martel pour assister au dévoilement des résultats de la soirée électorale dès 20 h. Peu après 21 h 30, alors que le dépouillement des premières boîtes de scrutin le plaçait déjà en tête, Richard Martel a été déclaré vainqueur par l’ex-député bloquiste de Roberval, Michel Gauthier, qui lui a récemment conféré son appui. L’ancien leader parlementaire du Bloc québécois venait tout juste de prononcer un discours enflammé, au cours duquel il n’a pas manqué de vanter les mérites de son nouveau parti, d’encenser son chef, Andrew Scheer, et de faire l’éloge du candidat Martel. Le principal intéressé est entré dans la salle quelques minutes plus tard avec toute la confiance qui a fait sa marque derrière le banc, sous une salve d’applaudissements. 

Il faut dire que ses partisans s’attendaient à voir leur candidat couronné, lui qui a été placé en tête de lice par un sondage réalisé pour le compte du Quotidien et de Radio-Canada la semaine dernière. Le coup de sonde lui donnait 36 pour cent des intentions de vote, loin devant Lina Boivin, qui obtenait autour de 20 pour cent des voix. 

Richard Martel, qui a été l’entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, puis des Marquis de Jonquière de la Ligue nord-américaine de hockey, partait déjà avec l’avantage non négligeable d’être une personnalité publique. De plus, le conservateur a annoncé sa candidature sous la bannière conservatrice dès le mois de décembre, ce qui lui a permis de mener une longue et tenace campagne sur le terrain. Lina Boivin, issue du monde des affaires et moins connue de la population de Chicoutimi–Le Fjord, a pour sa part affiché ses couleurs le 7 mai, deux semaines seulement avant le déclenchement de l’élection. Les deux visites de Justin Trudeau dans la région n’auront pas été assez pour la faire élire. 

« Inquiétez-vous pas, je vais livrer la marchandise. Je me suis nourri de chaque tape dans le dos. La circonscription est grande et je remercie mon équipe, des gens de cœur, qui m’ont soutenu tout au long de ma campagne. [...] Je vais être éternellement reconnaissant à tous ceux qui m’ont poussé à me dépasser. Aujourd’hui, c’est l’un des plus grands honneurs qui m’a été donné dans ma vie. Ça bat n’importe quelle émotion que j’ai vécue avant. J’avais une seule idée en tête et c’était de servir les gens. Ils m’ont tellement donné. Je suis prêt à redonner. Il n’y a rien qui fait plus chaud au cœur que ça », a déclaré le député élu, ce qui a généré tout un vacarme chez ses alliés. 

Celui que plusieurs ont surnommé Le Roi Richard, en lien avec son titre d’entraîneur de la LHJMQ ayant remporté le plus grand nombre de victoires, a chaleureusement remercié son épouse, Annie, et les membres de sa famille. Il a aussi fait part de sa reconnaissance à l’égard du lieutenant du Parti conservateur au Québec, le député de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, qui était présent lundi soir. Le député de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke, a lui aussi souhaité vivre ce moment avec celui qui siégera bientôt à ses côtés à la Chambre des Communes.

Politique

Le PQ veut ramener les conférences régionales des élus

Le candidat du Parti québécois dans Sherbrooke Guillaume Rousseau souhaite le retour de structures de concertation régionale pour s’attaquer au problème de bas revenu des ménages en Estrie. Les municipalités doivent obtenir plus de pouvoir sur leur développement économique, mais ont besoin de se parler et de s’entendre pour toutes en profiter.

« Dans un contexte où vous avez une économie où c’est essentiellement les PME qui fournissent les emplois dans le secteur privé, à ce moment-là ce n’est pas le gouvernement central, loin du terrain, qui peut gérer la politique économique. Il faut que ce soit les municipalités des régions qui connaissent le terrain, qui peuvent s’adapter aux besoins des entreprises et des travailleurs », a exprimé M. Rousseau, lundi, lors d’un colloque organisé à la Buvette du Centro sous le thème « L’économie aux services des gens : Comment hausser le revenu des ménages en Estrie? ».

Selon les statistiques, 92 % des emplois au Québec reviennent aux PME. Or malgré ces chiffres, le développement économique local serait la compétence la plus limitée des municipalités selon Guillaume Rousseau. « Ce n’est pas normal, exprime le péquiste, il faut que nos municipalités aient les outils pour s’attaquer à cette problématique-là qui est particulière en Estrie. Le Parti québécois prévoit aller dans ce sens-là. »

Avec un ajout de pouvoir économique aux villes, Guillaume Rousseau veut aussi empêcher la compétition. « Il faut se parler. En Estrie, ce dont on a besoin, c’est un organisme de concertation de niveau régional. On se parle et on se donne comme objectif de remonter les revenus des ménages en Estrie », affirme-t-il.

Le retour des CRÉ?

Les conférences régionales des élus (CRÉ) avaient justement pour but d’implanter des projets et d’informer le gouvernement des enjeux de leur région respective. En 2014, le gouvernement Couillard les a abolis.

« On a aboli des décennies de consultations et de concertations régionales. Ç’a eu un effet terrible sur le terrain. Avec la CRÉ, on avait une coopération, maintenant c’est la compétition entre les villes », estime M. Rousseau.

Ave les CRÉ qui empêcheraient cette compétition municipale, le candidat espère que des objectifs communs de hausse de revenus pourront faire une différence pour la population estrienne.

L’épisode Ubisoft

Le péquiste a d’ailleurs rappelé que l’Estrie se trouvait parmi les trois régions en compétition pour accueillir les bureaux d’Ubisoft en 2014. Magog et Sherbrooke avaient tous deux proposé de recevoir la grande entreprise qui énergiserait l’économie. 

Les deux régions s’étaient fait reprocher par plusieurs de s’être marché sur les pieds dans ce processus. Selon Guillaume Rousseau, cette compétition est la principale raison qui a fait reculer Ubisoft, qui avait finalement choisi le Saguenay-Lac-Saint-Jean pour s’implanter.

Plus de salaires, pas plus d’emplois

« Peu importe la statistique qu’on prend, on est en retard, on a un problème de revenus à Sherbrooke », déclare fermement M. Rousseau en début de discours. La ville de Sherbrooke se retrouverait en 117e position sur 125 circonscriptions en termes de revenu de ménage moyen. 

« On a une période de pénurie de main-d’œuvre, le contexte s’y prête. Avec 4,7 % de chômage, ce n’est pas un problème de création d’emploi. Le défi est d’offrir des emplois payants ». Rousseau a pour objectif d’implanter le salaire minimum de 15 $ le plus rapidement possible, pour avoir un effet d’entrainement.

« C’est des mesures qui vont toucher tout le Québec, ça va augmenter les revenus partout, mais ce n’est pas ça qui va permettre le rattrapage de l’Estrie sur les autres régions », exprime M. Rousseau en ramenant l’idée de réinstaurer les CRÉ. 

Politique

Trudeau refuse de se mêler de la séparation des enfants migrants aux États-Unis

OTTAWA - Le premier ministre Justin Trudeau ne veut pas «jouer à la politique» autour de la mesure controversée aux États-Unis qui consiste à séparer les enfants migrants de leurs parents lorsqu’ils franchissent illégalement la frontière américaine.

En avril et en mai, près de 2000 enfants migrants arrivés du Mexique à la frontière américaine ont été ainsi séparés de leur famille, lorsque le procureur général, Jeff Sessions, a mis en place une nouvelle politique de «tolérance zéro» face à l’immigration illégale.

Le gouvernement américain est l’objet depuis quelques jours de vives critiques concernant cette politique de «tolérance zéro»; le haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Zeid Ra’ad Al Hussein, a qualifié lundi cette pratique d’»inadmissible».

Le président américain, Donald Trump, a déclaré lundi qu’il empêcherait les États-Unis de devenir «un camp de migrants», tout en accusant les démocrates d’être responsables de la situation.

Pendant la période des questions aux Communes, lundi, le député néo-démocrate Guy Caron a demandé au premier ministre s’il croyait toujours que les États-Unis représentaient un tiers pays sûr pour les demandeurs d’asile.

«La pratique de l’administration Trump est inhumaine et fait porter sur les enfants le fardeau de conflits politiques internes», a lancé M. Caron. «L’Organisation des Nations unies dénonce aujourd’hui la situation et exhorte Washington à cesser immédiatement cette pratique cruelle et inhumaine. J’ai une question simple pour le premier ministre. Est-ce qu’il croit toujours que les États-Unis représentent un tiers pays sûr pour les demandeurs d’asile?»

M. Trudeau a répondu qu’il ne ferait pas de politique sur la question, affirmant qu’en tant que premier ministre, il doit défendre les valeurs canadiennes, mais aussi maintenir une relation constructive avec les États-Unis.

«Nous ne jouerons pas à la politique là-dessus: c’est une situation extrêmement difficile et nous reconnaissons à quel point c’est important de (ne) pas mêler les choses», a-t-il soutenu. «Les Nations unies ont déterminé que pour les demandeurs d’asile, les États-Unis demeurent un tiers parti sûr (sic), mais en même temps, nous nous devons de faire plus pour protéger les gens vulnérables qui sont en migration à travers le monde.»

Dernier recours

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a rappelé qu’au Canada, les enfants d’immigrants et de réfugiés ne sont détenus qu’en dernier recours, et que de nouvelles mesures seront bientôt mises en place pour offrir des solutions de rechange à la détention de migrants en attente d’une décision sur leur statut.

Des préoccupations ont été soulevées par le passé au sujet du nombre d’enfants migrants détenus chaque année par les autorités frontalières canadiennes. L’année dernière, 162 mineurs ont ainsi été détenus ou logés avec leurs parents dans un Centre de surveillance de l’immigration.

Politique

La CAQ recrute la médaillée olympique Isabelle Charest

MONTRÉAL - François Legault s'est trouvé une patineuse de haut niveau pour porter les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de Brome-Missisquoi, en Montérégie, soit la triple médaillée olympique Isabelle Charest.

Le chef caquiste a confirmé lundi la nouvelle, qui circulait depuis un certain temps déjà.

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La patineuse de vitesse accepte donc de relever ce défi inédit pour elle et ce, dans une circonscription considérée comme un château-fort libéral.
Mme Charest a remporté l'argent en relais sur 3000 mètres aux Jeux de Lillehammer en 1994 et le bronze dans la même épreuve lors des deux olympiades suivantes, soit en 1998 à Nagano et en 2002 à Salt Lake City.
Aujourd'hui âgée de 47 ans, Isabelle Charest a également été chef de mission adjointe aux Jeux olympiques de Rio en 2016 et, plus récemment, chef de mission aux Jeux de Pyeongchang l'hiver dernier.
Nutritionniste de formation, elle est aussi copropriétaire et gestionnaire d'une franchise Énergie Cardio et a fondé son entreprise de relations publiques et de communication.
Le siège de Brome-Missisquoi est occupé par le vétéran Pierre Paradis depuis 1980 et ce, sans interruption. Il est d'ailleurs le deuxième plus ancien député de la législature sortante après François Gendron.
M. Paradis a été réélu pour une 11e fois consécutive avec 44,5 pour cent des voix, soit 6754 votes de plus que son plus proche rival, le caquiste François Lemay.
Cependant, il ne sera pas sur les rangs pour les libéraux en octobre et le PLQ n'a confirmé jusqu'ici aucune candidature pour cette circonscription.
Pierre Paradis, ex-ministre et ancien candidat à la direction de PLQ, est tombé en disgrâce et a été écarté du caucus libéral le 26 janvier 2017 à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle, dossier qui s'est conclu en juin de la même année lorsque le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a jugé qu'il n'y avait pas matière à porter d'accusation.
La veille, le 25 janvier, il s'était retiré de ses fonctions souffrant d'une commotion cérébrale à la suite d'un accident d'équitation. Il n'est toujours pas revenu au travail depuis ce temps.
Plus récemment, il a été sévèrement blâmé par la commissaire à l'éthique Ariane Mignolet qui lui reprochait d'avoir fait profiter sa fille et son gendre de l'allocation de logement qui lui est accordée comme député et qui suggérait de lui imposer une pénalité de près de 25 000 $.
M. Paradis conteste vigoureusement cette interprétation des faits et le gouvernement Couillard a choisi de l'exonérer de cette pénalité la semaine dernière avant l'ajournement des travaux.

Politique

Le ministre Bill Morneau n’est pas en conflit d’intérêts, tranche le commissaire

OTTAWA — Le ministre des Finances, Bill Morneau, échappe à un blâme du commissaire à l’éthique. Ce dernier conclut dans un rapport rendu public lundi que M. Morneau ne s’est pas placé en situation de conflit d’intérêts en déposant le projet de loi C-27 sur les fonds de pension.

«Les faits sont clairs, a réagi M. Morneau avant la période des questions. J’ai travaillé avec le commissaire à l’éthique et c’est clair que je continue de travailler pour les Canadiens sans problème éthique. Ça, c’est très important.»

Le ministre avait été vivement critiqué par les conservateurs et les néo-démocrates durant l’automne pour avoir conservé des actions de Morneau Shepell dans des sociétés privées après son entrée au conseil des ministres. Cette entreprise fondée par son père offre des services d’administration de fonds de pension.

L’ex-commissaire à l’éthique Mary Dawson avait lancé une enquête en novembre pour évaluer si le ministre des Finances Bill Morneau s’était placé en conflit d’intérêts. Son successeur a décidé de la mener à terme.

Le commissaire Mario Dion s’est rendu aux arguments du ministre. Dans son rapport, il explique que le projet de loi C-27 est de portée générale puisqu’il ne touche pas seulement Morneau Shepell, mais plutôt «l’ensemble des employeurs du secteur privé de compétence fédérale et certaines sociétés d’État, ainsi que leurs employés et retraités.»

Par conséquent, il ne correspond pas à la définition d’intérêt personnel contenu dans la loi, qui exclut tout intérêt de portée générale et qui touche une vaste catégorie de personnes.

M. Dion s’appuie sur une décision similaire rendue en 2011 concernant le démantèlement de la Commission canadienne du blé. La commissaire à l’époque avait décrété que les députés qui étaient également producteurs agricoles pouvaient voter puisque leur intérêt était partagé par 70 000 producteurs céréaliers de l’Ouest canadien.

La loi doit être changée, dit le NPD

Le député néo-démocrate Nathan Cullen, qui avait alerté la commissaire à l’éthique sur un possible conflit d’intérêts, estime que la Loi sur l’éthique doit être changée.

«Si un député présente un projet de loi qui profiterait à trois entreprises, dont il est l’un des propriétaires principaux et est l’un des bénéficiaires, ça semble être tout près du conflit d’intérêts», a-t-il fait valoir.

«Entre trois et 70 000, il doit bien y avoir un chiffre sur lequel nous pourrions nous entendre», a-t-il ajouté en faisant référence au fait que seulement trois grandes entreprises administrent des fonds de pension au pays.

Le projet de loi C-27 permettrait aux employeurs de convertir des régimes de retraite à prestations déterminées en régimes à prestations cibles en fonction de leur rendement, ce qui pourrait entraîner une diminution du montant reçu par les retraités. Il a été déposé en octobre 2016, mais n’a pas fait l’objet de débats depuis.

Conservateurs et néo-démocrates estiment que s’il est adopté, C-27 pourrait aider à enrichir Morneau Shepell. Un scénario que l’entreprise avait réfuté l’automne dernier.

Le conservateur Pierre Poilievre ne va pas jusqu’à exiger une modification à la loi. Selon lui, le ministre Morneau a fait preuve d’un manque de jugement quoiqu’en dise le commissaire.

«C’est surprenant, mais même si ce n’est pas illégal pour un ministre de présenter un projet de loi sur les pensions lorsqu’il est propriétaire d’une entreprise de pension, c’est un mauvais jugement», a-t-il soutenu.

Le ministre Morneau possédait environ un million d’actions de Morneau Shepell au moment du dépôt du projet de loi C-27, qui étaient gérées par des sociétés privées. Il a annoncé les avoir vendues en novembre, en plein cœur de la tourmente.

Politique

Un réel nettoyage dépend d’une défaite libérale, affirme Zambito

MONTRÉAL - Les libéraux doivent être détrônés à l’occasion des élections du 1er octobre si on veut assister à un véritable nettoyage des moeurs politiques au Québec, soutient l’un des principaux témoins de la commission Charbonneau sur l’octroi et la gestion des contrats dans l’industrie de la construction.

La majorité des gens accusés au terme des enquêtes de l’unité permanente anti-corruption (UPAC) ont reconnu leur culpabilité, mais ont purgé leur peine dans la collectivité. À l’échelle provinciale, les politiciens n’ont pas été inquiétés, ou si peu, déplore Lino Zambito.

«Si on veut une lueur d’espoir qu’un ménage se fait, ça passe par le 1er octobre. Le minimum, c’est qu’il y a un changement de gouvernement, sinon on va tourner en rond. On va aller chercher des petits joueurs, un entrepreneur, quelques politiciens, mais les vrais responsables vont s’en tirer.»

Cette frustration de M. Zambito est partagée par une partie de la population à la suite des récents acquittements survenus dans plusieurs gros procès pour fraude. On a de plus en plus l’impression que les crimes économiques sont souvent des cas compliqués. Ils sont difficilement condamnables devant les tribunaux.

«La collusion est difficile à prouver. Les dossiers sont complexes, mais la qualité de la preuve n’est pas là», dénonce-t-il.

M. Zambito avait lui-même plaidé coupable en 2015 à des accusations de fraude et de corruption lors d’un procès lié au scandale du financement politique à Boisbriand.

L’homme est ensuite devenu un dénonciateur. Son témoignage devant la commission Charbonneau a levé le voile sur la collusion et la corruption impliquant des entreprises, des politiciens et le crime organisé dans la région de Montréal.

Il a coopéré avec l’UPAC jusqu’en février dernier. Il a rompu les ponts après avoir découvert que son nom figurait parmi une liste des suspects soupçonnés d’être une source journalistique.

M. Zambito nie avoir transmis des informations aux médias.

«Le travail qu’on a fait est d’avoir mis à la lumière le système. On l’a exposé à la population. Le ménage est loin d’être fait, du moment où on refuse de pousser les enquêtes plus loin et d’enquêter sérieusement sur les partis politiques provinciaux.»

Depuis des mois, les médias québécois ont fait état d’une crise de moral au sein de l’UPAC.

Selon un article du Journal de Montréal publié au début du mois, des membres de l’UPAC se sont plaints que les procureurs aient retardé l’arrestation de trois organisateurs du Parti libéral du Québec (PLQ), ce qu’ont nié le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière.

Vanter ses exploits

Depuis sa création en 2011, l’UPAC a vanté ses exploits.

De 2001 à 2017, elle a arrêté et permis la mise en accusation de 331 personnes et entreprises. Au cours de cette période de temps, 113 personnes ou entreprises ont été condamnées et ont dû verser 3,3 millions $ en amendes.

Mais derrière ce chiffre repose une réalité moins reluisante. La plupart des gens condamnés n’ont pas passé un seul jour derrière les barreaux.

Ainsi, des huit personnes arrêtées pour fraude en 2011 à Boisbriand, six ont été reconnues coupables, dont M. Zambito. Deux d’entre elles ont reçu des peines d’emprisonnement. M. Zambito a purgé la sienne dans la collectivité.

Ainsi, des 16 personnes arrêtées pour fraude à Mascouche, quatre ont été condamnés et deux ont subi des peines d’emprisonnement.

Ainsi, le maire de Laval Gilles Vaillancourt. Condamné à une peine d’emprisonnement de six ans, il a obtenu une libération sous conditions après être demeuré derrière les barreaux pendant moins d’une année.

Un juge a acquitté l’ancien président du comité exécutif de la ville de Montréal, Frank Zampino, et un entrepreneur en construction, Paolo Catania, des accusations de fraude, d’abus de confiance et de complot dans un dossier lié au projet immobilier du Faubourg Contrecoeur.

Le juge Yvan Poulin, de la Cour du Québec, avait conclu que la preuve de la Couronne, quoique volumineuse, était essentiellement circonstancielle, parfois basée sur des conjectures et des suppositions.

La seule politicienne de la scène provinciale à avoir été arrêtée par l’UPAC est l’ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau. L’ancienne libérale fait face à des accusations de fraude et d’abus de pouvoir. Elle est en attente du début de son procès.

Selon Lino Zambito, Robert Lafrenière doit partir.

«Je ne suis pas sûr que dans entreprise privée ou un organisme sérieux, quand les résultats ne sont pas là, on garde ces gens-là à la tête de ces organismes-là, souligne-t-il. On fait des changements pour que ces organismes fassent correctement leur ouvrage.»

Un porte-parole de l’UPAC rappelle que les résultats de l’unité ne se mesurent pas seulement en nombre des condamnations en matière criminelle. «À titre d’exemple, nous avons aussi une équipe de Revenu Québec qui réussit à faire condamner des individus et des entreprises en matière pénale.»

Jean-Pascal Boucher, le porte-parole du DPCP, juge qu’il est «risqué d’évaluer le résultat du travail des policiers ou des procureurs seulement par le quantum des peines imposées aux personnes condamnées».

Les personnes condamnées pour fraude ou autres accusations similaires n’avaient pas d’antécédent judiciaire, ce qui peut expliquer les sentences qu’elles ont reçues, dit-il.

«Les tribunaux reconnaissent que l’emprisonnement avec sursis est aussi une peine privative de liberté», a-t-il dit dans un courriel transmis à La Presse canadienne.

Selon M. Zambito, les sentences pour les crimes liés à la fraude doivent être plus sévères.

«Je suis le plus bel exemple. J’ai plaidé coupable et j’ai reçu une des sentences, même si cela a été dans la collectivité, les plus sévères par rapport à tous les entrepreneurs à Laval qui ont plaidé coupable, mais qui ont zéro collaboré avec la Justice. On a un problème.»

Politique

Promotion de la souveraineté: François Gendron blâme le PQ pour son inaction

Depuis plus d'une vingtaine d'années, le Parti québécois (PQ) a renoncé à promouvoir la souveraineté du Québec, une grave erreur, selon le député péquiste François Gendron, persuadé que cette inaction a contribué plomber la popularité de l'option souverainiste.

«Le PQ a des reproches à se faire», a convenu le député d'Abitibi-Ouest, doyen de l'Assemblée nationale et souverainiste bon teint, au cours d'un long entretien accordé à La Presse canadienne, au terme d'une carrière politique d'une durée exceptionnelle, étirée sur 42 ans sans interruption.

Il en a profité pour régler ses comptes avec le PQ, le mouvement souverainiste, le gouvernement libéral, Québec solidaire, la Coalition avenir Québec (CAQ) et les médias, laissant paraître à l'occasion une pointe d'amertume.

Reconnu pour son franc-parler, le député de 73 ans, élu pour la première fois en 1976 avec l'équipe de René Lévesque, porte un jugement sévère sur le PQ, un parti créé avec l'objectif de faire du Québec un pays, mais qui s'est montré inapte à faire la démonstration aux citoyens du bien-fondé de son option.

Son message au PQ, sous forme de testament politique, tient en trois mots : «Sortir. Parler. Convaincre.»

Il faut revenir au «basic», dit-il dans son langage fleuri, revenir «aux méthodes de base» du militantisme politique, dire aux gens ce qu'ils ont à gagner de transformer le Québec en pays.

L'enseignant de La Sarre des années 60 qui sommeille toujours en lui croit dur comme fer aux vertus de la pédagogie. Il «faut sortir, parler, convaincre», répète-t-il comme un mantra, prêt à reprendre le bâton de pèlerin, ce que le PQ n'a pas fait depuis des décennies, selon lui. «On a cessé de faire ce qu'il faut faire», déplore-t-il, soit de se donner «les instruments pédagogiques qui nous auraient permis de progresser» dans l'opinion publique.

Il s'étonne notamment du fait que le PQ n'a produit aucun document «substantiel» décrivant les avantages de l'accession du Québec au statut de pays, depuis l'échec référendaire d'octobre 1995. «Il n'y en a pas eu», s'indigne M. Gendron, qui y voit une des causes du désaveu actuel de la population envers le PQ et envers l'option souverainiste.

Or, s'ils croient vraiment au projet de «nation complète, normale» pour le Québec, les souverainistes doivent «le prouver dans l'action», clame celui qui se dit convaincu «plus que jamais» que c'est la voie à suivre, et qui entend bien continuer à militer pour la souveraineté après sa vie parlementaire.

Mais, de façon réaliste, craint-il de ne jamais voir le Québec devenir un pays? «La réponse, c'est oui.»

D'autres facteurs ont aussi contribué selon lui à la baisse d'intérêt pour la cause souverainiste, qui se confirme sondage après sondage, notamment la morosité du mouvement souverainiste, trop éparpillé et miné par des querelles internes.

Questionné à savoir s'il partage le constat de l'ex-chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, qui soutenait au moment de sa démission que le mouvement souverainiste était «malade», M. Gendron n'a que de bons mots pour la députée de Vachon, une femme «de conviction», «authentique», qui «porte la cause» souverainiste.

«Quand Mme Ouellet dit des affaires dures liées à la lecture qu'elle fait du mouvement souverainiste, je suis obligé de dire : elle est dedans en étoile! Elle le connaît le mouvement souverainiste», dit M. Gendron.

«Je m'en rappelle pus!»

La montée de l'individualisme, l'absence de culture générale des citoyens, sans compter leur méconnaissance de l'histoire du Québec ont accéléré la chute de popularité du projet d'indépendance, selon lui.

«Il n'y a plus de culture, il n'y a plus d'histoire, les gens ne savent à peu près rien», se désole le doyen des élus. «Je me souviens», la devise du Québec, devrait devenir «Je m'en rappelle pus!» observe-t-il, chagriné de voir que tout projet collectif semble avoir été sacrifié en cette ère d'individualisme exacerbé dont le slogan pourrait être : «mon divorce, mon ski-doo, mon régime de retraite».

QS et la gauche caviar

Il attribue aussi les difficultés du PQ, qui n'obtient plus que 20 % des intentions de vote, à la fin du bipartisme, un changement auquel le parti a eu peine à s'adapter. Il en veut particulièrement à Québec solidaire (QS), tenu responsable d'avoir fait avorter le projet d'alliance électorale avec le PQ, l'an dernier. Voilà un parti «de la gauche caviar», au programme farci de «niaiseries», dont les membres prétendent être souverainistes, «alors que c'est complètement faux», selon lui.

Il se désole de voir la CAQ profiter d'un vent de changement, qui fait fi de toute rationalité. À ses yeux, les caquistes ne sont que des «marionnettes», sans équipe, sans programme.

À propos du gouvernement Couillard, il s'étonne de voir que les «milliards de dollars» d'annonces et de publicités faites ces derniers mois ne suscitent pas davantage de contestation dans la population, alors qu'elles devraient provoquer «une crise sociale».

Politique

Le neuropédiatre Lionel Carmant dans Taillon avec la CAQ

MONTRÉAL — Après quelques mois de réflexion, le neuropédiatre Lionel Carmant a confirmé dimanche qu'il tentera de se faire élire sous la bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ) et il assure que les sondages encourageants pour le parti n'ont rien eu à voir dans sa décision de faire le saut en politique active.

«Je suis avec la CAQ depuis 2011, j'ai hésité à faire le saut en politique en 2012, mais je ne me sentais pas prêt, j'avais d'autres choses à faire en médecine. Maintenant, je pense que j'avais fait tout ce que je pouvais au niveau médical, puis j'avais le goût de me lancer en politique», a déclaré le docteur Carmant en entrevue téléphonique après sa conférence de presse.

«De toute façon, nous, on n'écoute pas les sondages», a-t-il ajouté en riant.

En compagnie du chef caquiste François Legault, Lionel Carmant a annoncé en matinée qu'il se présenterait dans la circonscription de Taillon, en Montérégie, un château fort du Parti québécois (PQ).

En janvier dernier, M. Legault avait demandé au docteur Carmant de rédiger une partie du programme de la CAQ sur les troubles de développement chez l'enfant. À ce moment, Lionel Carmant disait être en réflexion à l'idée de se présenter sous la bannière caquiste aux prochaines élections.

M. Carmant dit se lancer en politique d'abord pour les enfants, qui selon lui «sont les grands oubliés du système d'éducation».

Le docteur Carmant, qui est d'origine haïtienne, est actuellement chef du service de neurologie à l'hôpital Sainte-Justine. Cet ami de longue date de François Legault était aux premières loges de la création de la CAQ, et il semblait tout à fait à l'aise à appuyer les idées de son parti, notamment sur la révision de l'entente avec les médecins spécialistes et sur l'immigration.

Une nouvelle entente avec les médecins

M. Carmant, lui-même un médecin spécialiste, croit que la «majorité» de ses collègues accepteraient de diminuer leurs salaires s'ils ont de meilleures conditions de travail.

«Les chirurgiens n'opèrent pas et nous autres, on passe notre temps à faire de la paperasse au lieu de soigner les patients», a-t-il souligné.

«Je pense qu'il va falloir s'asseoir avec les médecins, une fois que le rapport canadien va sortir en 2019, et renégocier avec eux une entente que le Québec aura la capacité de supporter.»

Alors que plusieurs médecins ont déjà assumé le rôle de ministre de la Santé dans les dernières années, certains voient Lionel Carmant comme un possible successeur à Gaétan Barrette. Le principal intéressé dit pourtant n'avoir aucune attente de ce côté.

«Moi, ma contribution va être pour aider les enfants d'abord et avant tout, puis j'ai quand même des bonnes idées pour améliorer l'accès aux soins, mais notre premier objectif, c'est de gagner les élections et ensuite M. Legault pourra décider de mon rôle dans un gouvernement de la CAQ», a-t-il soutenu.

Capacité d'accueil saturée

Sur l'immigration, le docteur Carmant considère que le Québec doit diminuer le nombre de nouveaux arrivants qu'il accueille chaque année pour mieux les encadrer.

«On a dépassé notre capacité d'accueil des immigrants. Chaque année, il y en a 10 à 12 000 qui partent», a-t-il plaidé.

Lionel Carmant semblait aussi à l'aise avec le test de valeurs qui sera soumis aux immigrants trois ans après leur arrivée au Québec.

«[Le test] va nous servir un peu d'outil pour mesurer l'impact de notre intervention, et aussi pourra nous servir pour voir où on doit s'améliorer et comment on peut s'améliorer dans le futur dans l'accueil de nouveaux arrivants», a-t-il soutenu.

«C'est impossible de se faire [expulser] si on échoue ce test-là», a-t-il précisé.

La circonscription de Taillon, qui couvre une partie du territoire de Longueuil, au sud de Montréal, est un bastion péquiste. Elle a longtemps été représentée par l'ancienne première ministre péquiste Pauline Marois.

La péquiste Diane Lamarre avait remporté cette circonscription avec 33 % des voix en 2014. Elle avait été chauffée par les candidats du Parti libéral du Québec et de la CAQ.

M. Carmant n'habite pas la circonscription et n'a pas l'intention d'y déménager dans l'éventualité d'une victoire, mais il assure qu'il pourra contribuer à améliorer les conditions de ses résidents.

«Ça fait partie du Grand Montréal, Taillon», a affirmé le docteur, qui habite l'arrondissement Outremont, à Montréal.