Course au PQ: Guy Nantel est suspendu pour deux jours

Politique

Course au PQ: Guy Nantel est suspendu pour deux jours

Guy Nantel, l’un des candidats à la direction du Parti québécois (PQ), a été suspendu vendredi pour deux jours en raison du non-respect des règles.

Le parti reproche à l'équipe Nantel d'avoir envoyé directement un courriel à un grand nombre de membres pour solliciter du financement, a confirmé à La Presse canadienne une source interne proche du dossier.

Les candidats doivent obligatoirement passer par la formation politique s'ils souhaitent communiquer avec les membres afin d'éviter que ceux-ci soient inondés de courriels des candidats.

Il y a eu un rappel de la règle lors d'une téléconférence jeudi matin à laquelle ont pris part des représentants de toutes les équipes et la directrice générale du parti étant donné qu'il y avait déjà des contraventions, a appris La Presse canadienne.

Peu après, l'équipe de Guy Nantel a malgré tout contrevenu au règlement d'élection. Le parti a donc imposé une sanction symbolique, mais qui fait bien plus mal sur le plan des perceptions.

«Le candidat ne sera plus affiché sur le site web du Parti Québécois pour une durée de 48 heures», a indiqué la formation politique dans un message transmis aux autres candidats à la chefferie.

«Il est toujours candidat et participe toujours à la course», a insisté Lucas Medernach, un porte-parole du PQ, tout en refusant de confirmer les motifs de la décision.

«Farfelu», s'insurge l'équipe Nantel

L'équipe de Guy Nantel affirme ne pas remettre le règlement en cause, mais plutôt l'interprétation qui en est faite. Selon eux, rien ne les empêche de communiquer avec des partisans du candidat, y compris des membres.

«Si j'écris à mes anciens collègues d'université et que j'envoie 300 courriels et que là-dessus il y en a 25 qui sont des membres, ce n'est pas interdit et c'est ce qu'on fait présentement», a illustré Martin Beaudry, un porte-parole de l'équipe du candidat.

Ils ne comprennent pas pourquoi «cette fois-ci, ce n'est plus correct», alors qu'une situation identique s'est produite avant la pandémie et que la présidente d'élection de l'époque, Agnès Maltais, qui «n'est pas une débutante», leur avait donné raison.

L'équipe Nantel soutient que la liste des membres que fournit le PQ n'inclut pas les adresses courriel et que, par conséquent, ils sont incapables d'identifier les noms à retirer de leur propre liste.

Ils affirment avoir fait plusieurs démarches pour se conformer à l'interprétation des règles faite par le parti, notamment en proposant que le parti retire de leur liste de courriels les personnes qui sont membres et même d'embaucher aux frais de leur équipe une firme externe pour faire ce travail de façon neutre. «Ça aussi, ça ne les intéressait pas», a noté M. Beaudry.

La sanction «envoie un message sur l'intégrité de notre candidat alors qu'on n'a rien fait de répréhensible», a lancé M. Beaudry en entrevue avec La Presse canadienne. «C'est de dire au monde entier que Guy Nantel ne respecte pas les règles», a-t-il ajouté.

Le PQ est sans chef depuis la démission de Jean-François Lisée le soir des élections générales du 1er octobre 2018, lorsque la formation a encaissé une défaite historique. C'est le député de Matane, Pascal Bérubé, qui assume l'intérim.

Vols régionaux: Trudeau déçu de la décision d’Air Canada, Legault brandit une subvention [VIDÉO]

Politique

Vols régionaux: Trudeau déçu de la décision d’Air Canada, Legault brandit une subvention [VIDÉO]

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau admet trois jours plus tard qu’il est déçu de la décision d’Air Canada d’abandonner une trentaine de dessertes au pays. En même temps, il s’en remet à la compagnie aérienne pour continuer de desservir les régions une fois que l’économie le permettra.

Son homologue québécois, lui, est un peu plus pressé.

De passage en Outaouais, vendredi après-midi, le premier ministre du Québec, François Legault, a dit que son ministre des Transports, François Bonnardel, est déjà en discussions avec Air Canada. M. Legault soumet aussi l’idée de placer en concurrence différentes compagnies aériennes et de leur demander une fréquence et un tarif raisonnables pour pallier aux services manquants dans certaines régions.

«On est ouverts à donner une subvention à une des compagnies aériennes parce que pour moi, c’est un service essentiel d’avoir du transport dans toutes les régions du Québec. Donc, on n’exclut rien», a déclaré M. Legault, flanqué de deux élus de la région, son ministre Mathieu Lacombe et le député Robert Bussière, lors d’une conférence de presse.

Le premier ministre du Québec est cependant resté prudent sur cette idée évoquée par M. Bonnardel, dans plusieurs médias, de mettre sur pied une entreprise aérienne pour les régions du Québec délaissées par Air Canada.

Lors d’une autre conférence de presse dans la région, quelques heures plus tôt, M. Trudeau n’avait pas offert de pistes de solutions concrètes pour venir en aide aux régions mises à mal par la décision d’Air Canada de suspendre 30 dessertes régionales intérieures et de fermer huit escales à des aéroports régionaux canadiens, dont quatre au Québec.

Le transporteur avait notamment évoqué l’»impact dévastateur» de la crise sanitaire sur ses activités pour expliquer sa décision, mardi dernier.

«On sait qu’Air Canada profite des liens les plus profitables aux pays, mais on s’attend aussi à ce qu’ils desservent des personnes qui vivent dans des régions plus éloignées. C’est donc quelque chose qu’on espère qu’ils vont pouvoir (se) remettre à desservir ces secteurs-là, ces régions-là au fur et à mesure que l’économie commence à reprendre», a déclaré M. Trudeau en marge de sa visite à la banque alimentaire Moisson Outaouais, vendredi matin.

À LIRE AUSSI: Services aériens régionaux: l’occasion de briser le modèle

«Je pense que (...) nous allons devoir ajuster nos façons de faire à cause de la crise actuelle, mais aussi pour l’avenir. Il y a des choses qui vont changer et on va travailler avec les autres paliers de gouvernements, avec les industries, y compris l’industrie aérienne, pour voir comment on peut remplir les besoins immédiats, mais comment on va avoir un pays plus résilient, plus fort et plus juste dans les années à venir», a-t-il ajouté.

Cette décision d’Air Canada a été condamnée par des acteurs économiques et politiques, tous paliers confondus, et force les principaux concernés à se pencher sur l’avenir du transport aérien régional.

Une «cellule de crise» a notamment été mise sur pied jeudi par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (AITQ), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), le Réseau québécois des aéroports (RQA) et l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Elle se réunira plusieurs fois au cours des prochaines semaines pour rencontrer les transporteurs aériens qui desservent déjà les régions et pour évaluer différents modèles d’affaires.

En entrevue avec La Presse canadienne, Isabelle Dostaler, doyenne de la faculté de gestion de l’Université Memorial à Terre-Neuve et spécialiste des questions de l’aéronautique et du transport aérien, a soumis l’idée, comme M. Legault l’a fait,que des petits transporteurs puissent prendre de l’expansion.

«Est-ce que c’est de s’en aller vers un modèle où Air Canada s’occupe du transport international? Pourquoi on ne créerait pas une entreprise d’État qui transporterait les passagers canadiens dans les régions où il y aurait un arrangement avec Air Canada pour que le prix total d’un voyage de Sept-Îles vers la Chine (avec escale via Montréal) soit le même qu’avant?» se questionne-t-elle.

Or, le maintien d’un service aérien convenable passera-t-il obligatoirement par la contribution financière des gouvernements?

«Est-ce qu’on veut uniquement des centres urbains ou on veut maintenir des régions, leur permettre de s’épanouir et d’exister? Est-ce qu’on veut occuper le territoire? Si on veut ça, c’est sûr qu’il y a une part de l’argent de l’État qui doit aller aider. Il ne faut pas oublier la notion de juste prix. C’est sûr que ça ne peut pas être gratuit. C’est sûr que l’éloignement a un coût et la question à se poser est: qui doit supporter ce coût? Ce ne peut pas seulement être les contribuables», fait valoir Mme Dostaler.

Le directeur du groupe d’études en management des entreprises en aéronautique à l’UQAM, Mehran Ebrahimi, est d’avis que l’argent public doit servir à maintenir l’infrastructure pour maintenir une activité économique, qui, elle, pourra rapporter aux régions. Il se demande qui, dans les faits, pourrait faire de l’argent là où la densité de population est faible.

«Il faut que l’argent public soit là de la même manière que l’argent public est là pour maintenir le métro de Montréal. Sinon il faut faire nos adieux et se dire que nous n’aurons pas de développement régional», explique M. Ebrahimi.

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Le Canada suspend son traité d’extradition avec Hong Kong

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Le Canada suspend son traité d’extradition avec Hong Kong

OTTAWA - Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, dit que le Canada suspend son traité d’extradition avec Hong Kong. Il s’agit de l’une des mesures prises en réponse à la nouvelle loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin au territoire.

Dans une déclaration, M. Champagne dit que le Canada va aussi traiter les exportations de biens sensibles vers Hong Kong de la même façon que ceux destinés à la Chine.

Cela veut dire que le Canada n’autorisera pas l’exportation d’articles militaires sensibles là-bas.

La Chine a imposé de nouveaux contrôles stricts à Hong Kong cette semaine, dans ce que M. Champagne qualifie de violation du cadre d’»un pays, deux systèmes». Ce cadre devait être en place pendant 50 ans après que le Royaume-Uni eut redonné Hong Kong à la Chine en 1997.

Dans sa déclaration, M. Champagne dit que le rôle de Hong Kong en tant que «plaque tournante mondiale» s’est construit sur cette base et, qu’en son absence, le Canada est contraint de réévaluer les dispositions existantes.

Ces décisions du Canada surviennent après que les États-Unis eurent décidé de cesser les ventes d’équipement militaire à Hong Kong.

Programme de bourses: le commissaire à l’éthique mènera une enquête

Politique

Programme de bourses: le commissaire à l’éthique mènera une enquête

OTTAWA — Le commissariat aux conflits d’intérêts a annoncé vendredi qu’il enquêtera afin de déterminer si le premier ministre Justin Trudeau a contrevenu à la loi lorsque le gouvernement fédéral a choisi l’organisme UNIS (WE) pour gérer un programme fédéral de 900 millions $ visant à payer les étudiants et les nouveaux diplômés pour le bénévolat qu’ils feront cet été.

Plus tôt vendredi, le gouvernement et UNIS (WE) avaient indiqué qu’ils avaient mis fin à cette entente. Cette annonce est survenue quelques jours seulement après que le premier ministre lui-même eut déclaré que cette organisation était la seule option pour assurer la réussite du programme.

Ce seront plutôt des fonctionnaires qui administreront les bourses liées à la pandémie, a déclaré M. Trudeau.

Depuis que l’organisme de bienfaisance fondé par les frères Craig et Marc Kielburger a été désigné pour gérer le programme, la semaine dernière, l’entente a été critiquée en raison de la relation étroite de M. Trudeau avec le groupe. Sa femme, sa mère et lui ont tous été impliqués dans des événements et activités d’UNIS.

Cette décision avait incité le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocratique à réclamer une enquête du commissaire Mario Dion.

Vendredi, M. Dion a avisé le député conservateur Michael Barrett et son collègue néo-démocrate Charlie Angus qu’il enquêtera sur ce dossier et qu’il a mis M. Trudeau au courant.

Dans la lettre transmise à M. Barrett, M. Dion indique qu’il tentera de déterminer si le premier ministre a contrevenu aux articles de la Loi sur les conflits d’intérêts interdisant notamment à «tout titulaire de charge publique de prendre une décision ou de participer à la prise d’une décision dans l’exercice de sa charge s’il sait ou devrait raisonnablement savoir que, en prenant cette décision, il pourrait se trouver en situation de conflit d’intérêts (article 6 de la Loi).

Dans un micromessage diffusé sur Twitter, le commissariat indique aussi qu’il enquêtera sur de «possibles contraventions» aux articles 7 («il est interdit à tout titulaire de charge publique d’accorder, dans l’exercice de ses fonctions officielles, un traitement de faveur à une personne ou un organisme en fonction d’une autre personne ou d’un autre organisme retenu pour représenter l’un ou l’autre) et 21 («le titulaire de charge publique doit se récuser concernant une discussion, une décision, un débat ou un vote, à l’égard de toute question qui pourrait le placer en situation de conflit d’intérêts»).

Des experts caritatifs se sont également demandé si UNIS était prêt pour la gestion fine d’un programme aussi important financé par le gouvernement.

M. Trudeau a répété vendredi matin que ses relations étroites avec UNIS ont fait en sorte qu’il avait appartenu à la fonction publique de décider comment gérer le programme et de mettre en ?uvre ce qu’il a appelé un processus «transparent et ouvert», pour finalement opter pour UNIS.

S’adressant aux journalistes, M. Trudeau a déploré ce qu’il a appelé le «malheureux» déroulement des événements au cours des derniers jours. Il a déclaré que le gouvernement appuyait la décision de l’organisation.

Il a ajouté qu’il pourrait y avoir des choses que les fonctionnaires fédéraux ne seraient pas aussi bien placés pour faire, comme le recrutement actif d’étudiants - il y a déjà eu 35 000 candidats au programme selon le nombre révélé par UNIS, surpassant les attentes initiales de 20 000 -, ainsi que le soutien de petits groupes avec l’intégration et la formation de bénévoles.

«L’une des choses qui finit par se produire, c’est que les jeunes n’auront peut-être pas le même accès aux programmes (...) qu’ils auraient eu», a noté M. Trudeau.

«Nous continuerons à travailler très dur et nous devons réfléchir attentivement à ce qui s’est exactement passé et sur la façon dont nous pouvons nous assurer que nous ferons un meilleur travail pour soutenir les jeunes dans les mois et les années à venir.»

Le programme fédéral doit verser jusqu’à 5000 $ en bourses d’études aux jeunes qui feront jusqu’à 500 heures de bénévolat. Il s’adresse aux étudiants qui ne trouvent pas de travail cet été en raison de la pandémie de COVID-19.

Dans sa déclaration, la ministre Chagger indique que les bénévoles qui se sont déjà inscrits ne devraient pas être pénalisés. Elle assure aussi qu’UNIS remboursera les sommes déjà reçues du gouvernement fédéral pour ce contrat à fournisseur unique.

Les libéraux avaient réservé environ 19 millions $ à l’organisation pour administrer le programme, mais le montant final dépend du nombre de jeunes qui y ont adhéré.

L’organisme de bienfaisance n’a pas dit combien il avait reçu ou remboursé, référant plutôt à une déclaration qui «reflète tout ce que nous avons à dire à ce sujet».

Dans la déclaration, UNIS a indiqué la controverse en cours liée à son implication dans le programme pour expliquer sa décision, même si «le gouvernement a fourni des explications» à toutes les questions.

La déclaration ajoute que l’organisation craignait qu’une affiliation continue signifie que «le programme lui-même commencera à souffrir, et, par conséquent, les occasions pour les étudiants pourraient être négativement touchées».

Un juge lève l’interdiction d’un livre écrit par la nièce de Trump

Monde

Un juge lève l’interdiction d’un livre écrit par la nièce de Trump

WASHINGTON — Le juge d’une cour d’appel de New York a levé tard mercredi soir l’interdiction temporaire de parution d’un livre écrit par la nièce du président américain Donald Trump et contenant des révélations potentiellement explosives à trois mois de l’élection présidentielle.

Selon des documents de justice, cette décision permet à l’éditeur Simon & Schuster d’imprimer et de distribuer l’ouvrage de 240 pages de Mary Trump, qui doit sortir le 28 juillet. Elle y qualifie le milliardaire républicain d’«homme le plus dangereux du monde».

Aéroport de Sherbrooke : Garneau cherche à «gagner du temps», accuse Blanchet

actualités

Aéroport de Sherbrooke : Garneau cherche à «gagner du temps», accuse Blanchet

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet accuse le ministre fédéral des Transports Marc Garneau de se traîner les pieds dans le dossier de l’aéroport de Sherbrooke.

Le chef bloquiste a entamé jeudi une tournée estivale des régions, avec un premier arrêt à l’hôtel de ville de Sherbrooke où le maire Steve Lussier lui a fait part des « dossiers prioritaires » pour lesquels il espère une intervention d’Ottawa. Celui de l’aéroport est toujours en tête de liste, a-t-il dit.

« Cela fait longtemps qu’on en parle. C’est un dossier majeur. Il faut que ça bouge. On veut avoir un accord avec le Canada. Ça serait une très bonne nouvelle », a réitéré le maire Lussier, qui attend toujours la reconnaissance de Transports Canada en matière de sécurité.  Une attente que le chef bloquiste trouve difficilement justifiable.

« Il faut que ce dossier-là soit soutenu autrement que par le ministre fédéral des Transports. C’est plate à dire, mais ce qu’on constate, c’est qu’il essaie de gagner du temps. Il ne prend pas de décision, ne donne pas de soutien, il ne prend pas d’engagements clairs, alors que c’est un dossier urgent », a rappelé M. Blanchet, qui dit voir d’un bon œil l’implication possible de Québec dans le financement du transport aérien régional.

 « Les aéroports régionaux sont des outils de développement économique », a rappelé le chef bloquiste et député de Beloeil-Chambly à la Chambre des communes.

Transport collectif                         

Le dossier du transport collectif a aussi fait l’objet de discussions entre MM. Lussier et Blanchet. Le maire a dit compter sur l’aide gouvernementale pour l’aider à éponger le déficit de 4,6 M $ auquel la STS doit faire face. Ottawa doit faire sa part, a déclaré M. Blanchet, en confiant sa contribution au gouvernement du Québec.

« Il faut qu’Ottawa, sans faire de chichi autour des juridictions, accepte de transférer l’argent via Québec. On sait que le gouvernement du Québec est prêt à mettre 400 millions, mais on sait aussi que le trou réel des municipalités risque d’approcher les 700 M $. Il est donc important que Québec puisse compléter le montage financier avec l’aide que lui versera le fédéral. »

Dans le dossier du transport ferroviaire, le maire Lussier a souligné l’importance d’améliorer les infrastructures, notamment en ce qui concerne la gare de triage qui doit voir le jour du côté de Magog.

Quant au projet de train de passagers, il s’est dit optimiste face aux démarches réalisées par l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM) qui visent à bonifier la mise à niveau du chemin de fer reliant Lac-Mégantic à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le Canadien Pacifique prévoit investir près de 75 millions $ sur trois ans sur ce tronçon pour permettre le transport de marchandises à 65 km/h. L’Alliance espère faire augmenter la mise à niveau des rails afin de permettre la mise en service d’un train de passagers efficace et sécuritaire.

Racisme systémique: Boulerice ne va pas aussi loin que son chef Jagmeet Singh

Politique

Racisme systémique: Boulerice ne va pas aussi loin que son chef Jagmeet Singh

OTTAWA — Le seul député québécois du Nouveau Parti démocratique ne va pas aussi loin que son chef Jagmeet Singh, qui a déclaré que quiconque ne reconnaît pas le racisme systémique est «raciste».

En entrevue avec La Presse canadienne, le chef adjoint du NPD, Alexandre Boulerice, n’a pas voulu aller aussi loin que M. Singh dans cette accusation qui pourrait s’appliquer à de nombreux Québécois, le premier ministre François Legault en tête.

«Moi, je ne le dirais pas. Je dirais qu’il y a beaucoup d’éducation à faire avec le concept de racisme systémique et puis je crois qu’on doit avoir une discussion qui est franche et honnête là-dessus et ne pas mettre la tête dans le sable. Et surtout, éviter de dire que parce qu’on reconnaît le racisme systémique, ça veut dire qu’on accuse tous les Québécois d’être racistes», a dit M. Boulerice.

Or, c’est précisément l’équation qu’a faite M. Singh, le 17 juin dernier, quelques heures après avoir été expulsé de la Chambre des communes pour avoir traité le bloquiste Alain Therrien de «raciste». Lors d’un point de presse après coup, le chef néo-démocrate, visiblement émotif, a déclaré que quiconque ne reconnaît pas le racisme systémique méritait cette étiquette.

M. Boulerice n’endosse pas complètement l’interprétation de son chef, mais dit qu’il la comprend étant donné le l’histoire personnelle de M. Singh.

«Je suis un homme blanc qui est privilégié dans la société. Je n’ai pas eu à subir (du racisme). Donc je ne jette pas la pierre à Jagmeet s’il fait cette équation-là parce que je pense que pour lui, c’est quelque chose qui vient chercher des souvenirs, des blessures et c’est quelque chose pour lui qui n’est pas négociable. Donc, évidemment, je vais avoir une réaction qui n’est pas nécessairement identique à la sienne, puis c’est correct. Il le sait», affirme M. Boulerice.

M. Singh n’aura finalement pas à s’excuser à M. Therrien, comme le réclame le Bloc québécois. Heather Bradley, directrice des communications du bureau du président de la Chambre des communes, a indiqué que le chef du NPD pourra regagner son siège comme prévu lors de la prochaine séance régulière aux Communes, le 8 juillet, en vertu des procédures parlementaires.

Cette décision, dévoilée par Radio-Canada, a relancé les échanges déjà tendus entre bloquistes et néo-démocrates sur les réseaux sociaux. Mercredi, jour de la Fête du Canada, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a accusé M. Singh d’avoir «agressé un député dans une mise en scène orchestrée» appuyée ni plus ni moins par Justin Trudeau.

À la sortie d’une rencontre avec le premier ministre Legault, jeudi, M. Blanchet a poursuivi dans la même veine.

«Est-ce que le chef du NPD n’en est pas rendu à se regarder dans le miroir sérieusement et savoir s’il n’a pas créé une crise sociale grave, une division grave entre des gens qui (...) devront rester des amis, et pour l’instant, transigent la haine et les accusations non fondées à cause de lui, et de lui seul, et de lui personnellement?» a accusé le chef bloquiste.

M. Blanchet a ensuite refusé de prendre plus d’une question sur le sujet, comme il l’a fait lors de ses conférences de presse précédentes.

Selon M. Boulerice, l’insulte lancée par M. Singh à M. Therrien ne fait pas partie d’un plan machiavélique.

«Je peux vous assurer que ce n’était pas du tout planifié, il n’y avait rien d’organisé là-dedans, ça a été une réaction spontanée, très émotive de la part du chef du NPD, que je comprends totalement pourquoi il l’a eue, d’ailleurs, parce que la décision du Bloc était incompréhensible», accuse le député néo-démocrate.

Le Bloc avait refusé d’appuyer une motion qui reconnaît le racisme systémique au sein de la Gendarmerie royale du Canada envers les Autochtones, entre autres, sous prétexte qu’un comité parlementaire allait déjà se pencher sur le sujet. M. Blanchet a ensuite refusé de dire si son parti allait se ranger du côté des conclusions du comité en question.

Avec l’enflure verbale des derniers jours, M. Boulerice pense que «ça sent la panique du côté de M. Blanchet et de ses troupes».

«Il y a un malaise au sein du Bloc parce qu’ils jouent un peu sur les deux tableaux. Ils savent qu’il y a une partie de leur électorat qui est très sensible aux arguments un peu xénophobes, un peu sur le nationalisme identitaire, sur le populisme conservateur, donc M. Blanchet est coincé un peu. Certaines journées, il va être plus progressiste et politiquement correct et d’autres journées, il laisse la porte ouverte parce qu’il sent qu’il ne peut pas plaire à une partie ou l’autre de son électorat», dit-il.

Les élus ont mis leur <em>agenda</em> politique de côté, selon Denault

Sherbrooke

Les élus ont mis leur agenda politique de côté, selon Denault

Le conseiller Marc Denault répond à sa collègue Évelyne Beaudin au lendemain du lac-à-l’épaule qui réunissait les élus lundi. Si Mme Beaudin laissait entendre que les élus se cherchaient des accomplissements à inscrire dans le bilan de leur mandat en organisant une réunion de planification stratégique, M. Denault rapporte que la plupart des intervenants ont laissé leur agenda politique de côté pour permettre à la Ville de se relever de la pandémie.

« Ça me fait penser à mes étudiants qui ne font pas leurs lectures pendant la session et qui se réveillent avant l’examen. Les gens se sont rendu compte que leur bilan était faible et qu’il fallait trouver des propositions concrètes », a accusé Mme Beaudin lundi, déplorant qu’aucune planification stratégique n’ait été adoptée en cours de mandat.

Lire aussi : Les élus se donnent des objectifs à court terme

« Nous avons eu des échanges respectueux et nous avons vu beaucoup de dossiers qui touchaient la COVID-19 », clame Marc Denault. « Nous devons trouver une nouvelle façon de gérer face à la menace. »

Selon lui, les élus ont amené plusieurs propositions positives lundi, autant du point de vue de la santé publique que du développement du transport en commun. « J’ai senti une grande écoute de l’administration. On vit une situation particulière et les gens qui se démarquent, ce sont ceux qui se rallient pour travailler ensemble. La majorité des élus ont mis leur agenda politique de côté pour travailler ensemble. »

M. Denault avance que des documents de planification stratégique se trouvaient déjà en possession des élus avant le lac-à-l’épaule à la suite des exercices de concertation précédents. Une stratégie arrive-t-elle trop tard? « Si on avait présenté une planification stratégique en janvier, elle ne serait déjà plus bonne. J’ai senti de la plupart des gens qu’ils voulaient trouver des solutions. Je suis fier d’avoir participé à cette journée constructive. »

Le conseiller balaie les accusations de sa collègue selon lesquelles plusieurs cherchent surtout à redorer leur bilan politique. « Un mandat politique, ça ne se réalise pas seulement dans la dernière année et pas juste dans notre propre district. J’ai senti que les préoccupations de mes collègues n’étaient pas strictement limitées à leur district, mais qu’elles visaient toute la ville. »

PCU: une mesure inadéquate dans sa forme actuelle, déplore Blanchet

Affaires

PCU: une mesure inadéquate dans sa forme actuelle, déplore Blanchet

TROIS-RIVIÈRES — Dans sa forme actuelle, la Prestation canadienne d’urgence (PCU) n’est plus un outil adéquat selon le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet.

Ce dernier indique d’ailleurs que le gouvernement libéral s’était engagé, par l’entremise de la vice-première ministre Chrystia Freeland, à faire en sorte que la PCU devienne «un incitatif au retour au travail». Il est donc entièrement d’accord avec le ministre du Travail du Québec, Jean Boulet, et somme le gouvernement Trudeau de respecter son engagement.

Bourse pour le bénévolat étudiant: seul UNIS en avait la «capacité», dit Trudeau

Politique

Bourse pour le bénévolat étudiant: seul UNIS en avait la «capacité», dit Trudeau

OTTAWA - Le premier ministre Justin Trudeau a encore une fois défendu la décision de son gouvernement de confier à l'organisme de bienfaisance UNIS la gestion d'une bourse de 912 millions de dollars pour le bénévolat étudiant.

La conception même de ce programme, qui accordera jusqu'à 5000 $ à des étudiants en mal d'emploi cet été, a également fait l'objet de critiques. On lui reproche notamment de remplacer du travail rémunéré par du bénévolat, en échange d'une somme inférieure à ce qui serait gagné sous le salaire minimum. Ses règles pourraient faire en sorte que les montants plus importants ne soient accessibles qu'aux jeunes déjà suffisamment aisés pour donner beaucoup de leur de temps, craint-on aussi.

Aide médicale à mourir: Ottawa obtient cinq mois de plus

Politique

Aide médicale à mourir: Ottawa obtient cinq mois de plus

Ottawa vient d’obtenir un délai supplémentaire de cinq mois pour rendre sa législation conforme au jugement québécois qui a élargi l’aide médicale à mourir en abolissant l’exigence de mort «raisonnablement prévisible».

Le gouvernement fédéral aura ainsi jusqu’au 18 décembre 2020 pour s’exécuter, a permis le juge Frédéric Bachand de la Cour supérieure du Québec dans sa décision rendue lundi après-midi. Un jugement rapide, considérant qu’Ottawa a plaidé sa demande vendredi dernier.

Il s’agit du second report obtenu par le gouvernement fédéral. Cette fois-ci, il a invoqué la COVID-19 pour expliquer pourquoi il n’a pas eu le temps de modifier sa législation.

Dans l’intervalle, ceux qui remplissent tous les critères, mais dont la mort n’est pas «raisonnablement prévisible», ne peuvent obtenir l’aide médicale à mourir - à moins de se présenter devant la Cour pour obtenir une autorisation judiciaire. Le juge Bachand a renouvelé cette possibilité.

En septembre dernier, la juge Christine Baudouin de la Cour supérieure avait invalidé le critère de «mort raisonnablement prévisible» écrit dans le Code criminel, le déclarant inconstitutionnel, tout comme celui de la loi québécoise qui prévoyait que l’aide médicale à mourir n’est accessible qu’à ceux «qui sont en fin de vie».

Ce faisant, la juge avait ouvert l’aide médicale à mourir à un plus grand nombre de personnes, comme Jean Truchon et Nicole Gladu, deux Québécois qui ont mené cette bataille juridique au cours des dernières années. Atteints de graves maladies dégénératives incurables, leur mort n’était toutefois pas raisonnablement prévisible.

La juge Baudouin avait cependant suspendu la déclaration d’invalidité de ces deux critères pendant une période de six mois, afin de donner le temps aux gouvernements fédéral et provincial de modifier leurs lois de façon à les rendre conformes à son jugement.

Le gouvernement du Québec s’est conformé au jugement. Il a choisi de ne pas toucher à sa «Loi concernant les soins de fin de vie», déclarant plutôt que le critère de «fin de vie» est désormais inopérant.

Ottawa a décidé de procéder différemment : il a déposé en février un projet de loi pour modifier le Code criminel.

Sauf qu’il n’a pas réussi à faire adopter son projet de loi en dedans de six mois.

Le contexte de pandémie

D’abord, il a invoqué les élections fédérales, qui ont suspendu le Parlement et donc le temps disponible pour les travaux parlementaires. Il avait alors obtenu un délai de quatre mois, jusqu’au 11 juillet.

Et vendredi dernier, il a plaidé que la pandémie de COVID-19 a aussi interrompu les travaux à Ottawa, ne laissant pas assez de temps aux députés pour étudier et faire adopter le projet de loi. Il a demandé cinq mois de plus, ce qu’il vient d’obtenir.

L’avocat de M. Truchon et de Mme Gladu, Me Jean-Pierre Ménard, n’avait pas contesté la demande de délai supplémentaire, vu le contexte de pandémie, «une situation imprévisible». Il trouvait toutefois le délai trop long pour les personnes souffrantes qui attendaient le 11 juillet avec impatience.

Bien qu’il reconnaisse la possibilité pour ces personnes d’obtenir une autorisation judiciaire, Me Ménard avait noté qu’en raison des coûts que cela entraîne, certains ne pourraient peut-être pas s’en prévaloir.

«La pandémie de la COVID-19, qui bouleverse nos vies depuis la mi-mars, constitue sans aucun doute un changement de circonstance qui milite en faveur de la prorogation recherchée par le Procureur général du Canada, est-il écrit dans le jugement. Les répercussions sur le Parlement fédéral ont été majeures, ses membres ayant choisi d’en limiter les activités afin qu’il puisse se consacrer presqu’exclusivement à l’adoption de mesures législatives liées à la pandémie.»

Le juge Bachand note toutefois qu’il n’y a aucune garantie que le projet de loi fédéral soit adopté d’ici le 18 décembre.

La juge Baudouin avait accordé à M. Truchon et à Mme Gladu une exemption constitutionnelle, qui faisait en sorte qu’ils pouvaient obtenir l’aide d’un médecin pour mettre fin à leurs jours, malgré la suspension d’invalidité des critères.

M. Truchon s’en est prévalu en avril. Le Juge Bachand a renouvelé l’exemption pour Mme Gladu.

Le Parlement canadien reprendra ses activités le 21 septembre.

Le Québec «à deux doigts de fournir la planète en matériel médical», dit Pascal Bonin

Actualités

Le Québec «à deux doigts de fournir la planète en matériel médical», dit Pascal Bonin

Pascal Bonin en est convaincu: le Québec «est à deux doigts de fournir la planète en matériel médical». Plus que jamais, le maire de Granby est persuadé que le futur réside dans une plante qui avait un avenir prometteur il y a quelques années, mais qui a connu une triste fin d’exploitation. On parle ici de l’asclépiade.

«Tout ce qu’il reste à faire, c’est de trouver un moyen d’en alourdir la fibre», expose-t-il en vantant les mérites de celle qu’on surnomme également soyer du Québec ou encore soie d’Amérique.

Les élus se donnent des objectifs à court terme

Actualités

Les élus se donnent des objectifs à court terme

SHERBROOKE — Après près de trois ans de mandat, les élus de la Ville de Sherbrooke n’ont toujours pas dévoilé publiquement leur planification stratégique. Ils se réunissaient lundi dans un cinquième lac-à-l’épaule pour évaluer cette planification, l’adapter au contexte de la COVID-19 et fixer des objectifs réalistes pour les 12 à 15 prochains mois. 

Alors que le maire Steve Lussier estime qu’il faudra miser sur les infrastructures et l’amélioration continue pour sortir de la crise, la chef de l’opposition désignée, Évelyne Beaudin, croit que le temps nécessaire pour arriver à une planification stratégique démontre l’inefficacité d’un conseil composé d’indépendants.

« C’est certain que la COVID a retardé nos travaux. Nous aurions aimé terminer plus tôt, mais il faut planifier les mois à venir pour la relance. Il a entre autres été question de développement économique, de sécurité publique, d’environnement, de l’adaptation de notre administration, de sport et de culture et bien sûr de budget », résume le maire Lussier à la sortie de l’exercice, qui s’est tenu toute la journée à huis clos, au Théâtre Granada. 

Steve Lussier convient que les travaux des élus visaient davantage le moment présent. « Il fallait arriver avec des priorités claires, avec des projets de choses qui sont pour se faire. Nous voulons continuer dans le même sens pour les projets d’infrastructures, parce que la construction, c’est ce qui relancera l’économie en bonne partie. On va prioriser les chantiers déjà prévus et voir si nous pouvons nous en servir pour nous projeter dans le temps. »

Le maire parle aussi de la nécessité de poursuivre les travaux d’amélioration continue. « Les ressources humaines viendront nous représenter le plan réalisé dans les deux dernières années. Est-ce qu’on devrait miser davantage sur les nouvelles technologies, sur la zone d’innovation? Il n’est pas seulement question de coupes, mais aussi de se donner des priorités. Les changements climatiques vont nous influencer. Nous mettrons plus l’emphase sur les infrastructures sportives et culturelles que nous avons déjà. Si nous avions fait ce lac-à-l’épaule avant la COVID, nous aurions eu des conclusions différentes. »

Steve Lussier assure que les élus se sont dotés d’un plan d’action solide qui sera déposé publiquement en août. Parallèlement, les élus continuent de travailler sur un budget révisé qui devrait être déposé « le plus tôt possible », après les vacances d’été.

La conseillère Évelyne Beaudin rapporte qu’elle s’attendait surtout à des discussions sur les décisions budgétaires liées à la COVID-19 et à un débat sur la révision des comités. « On n’a abordé ni l’un ni l’autre. Nous sommes encore allés thème par thème pour essayer de trouver une vision commune. »

Mme Beaudin, seule représentante d’un parti politique autour de la table, blâme les indépendants pour le manque de cohésion. « Nous enchaînons les lac-à-l’épaule et nous sommes rendus tellement loin dans le mandat que l’échéance électorale se fait sentir. Ça me fait penser à mes étudiants qui ne font pas leurs lectures pendant la session et qui se réveillent avant l’examen. Les gens se sont rendu compte que leur bilan était faible et qu’il fallait trouver des propositions concrètes. »

Néanmoins, Évelyne Beaudoin juge l’exercice constructif. « C’est comme un aveu que le conseil n’est pas capable de se doter d’une vision commune à long terme. J’aime les idées que la Ville soit maître de son développement, avec une politique de vente et d’achat de terrains, et le concept d’accessibilité universelle. J’aurais souhaité qu’on lance un chantier sur la diversification des revenus et sur la possibilité d’étendre la collecte des matières compostables aux multilogements. »

Mme Beaudin estime que les nombreuses réflexions depuis le début du mandat sont des éléphants qui ont accouché de souris.

Attouchements sexuels: sa réputation en jeu, Jacques Chagnon contre-attaque

Politique

Attouchements sexuels: sa réputation en jeu, Jacques Chagnon contre-attaque

Bien résolu à laver sa réputation, ternie par des allégations d'attouchements sexuels, l'ex-président de l'Assemblée nationale Jacques Chagnon a entrepris une démarche judiciaire destinée à le blanchir totalement, tant au Québec qu'à l'étranger, selon ce qu'a appris La Presse canadienne.

M. Chagnon nie catégoriquement avoir quoi que ce soit à se reprocher et entend prendre tous les moyens à sa disposition pour obtenir justice.

À cette fin, il a retenu récemment les services d'un avocat belge, qui a expédié, en son nom, une mise en demeure à l'ex-députée wallonne à l'origine des allégations, Emily Hoyos, l'intimant de se rétracter.

Cette dernière a cependant refusé d'obtempérer, forçant l'ancien député libéral à examiner la possibilité d'intenter une poursuite contre elle, malgré le fait qu'elle vive à l'étranger.

En parallèle, M. Chagnon veut s'attaquer au géant Google et tenter de faire effacer de son moteur de recherche tous les articles de presse incriminants, qui laissent croire qu'il a eu une conduite déplacée envers l'ancienne députée belge, lors d'une visite au parlement du Québec, en 2011.

Pas question d'accepter de passer aux yeux de tous pour «un obsédé, un agresseur sexuel», affirme M. Chagnon en entrevue téléphonique, se disant «outré» et «blessé», remué par toute cette histoire, susceptible, selon lui, de lui nuire dans la conduite des divers mandats qu'il assume dans les parlements étrangers.

Les faits

En mai 2011, M. Chagnon avait accueilli une délégation de sept parlementaires belges, dont faisait partie la présidente d'alors du parlement wallon, Emily Hoyos.

Dans une entrevue diffusée neuf ans plus tard, en mai dernier, à la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), Mme Hoyos a fait référence à cette visite au Québec, en affirmant que le «président» avait eu alors des comportements déplacés envers elle, sous forme d'attouchements, d'abord lors de la prise d'une photo de groupe dans le grand escalier du parlement, puis pendant le repas qui a suivi. Il lui aurait touché les fesses lors de la photo et les cuisses pendant le repas, selon le reportage.

Mme Hoyos n'a cependant jamais porté plainte. Interpellée à la suite de ce reportage par d'autres médias, elle a refusé d'en rajouter ou de se rétracter, disant vouloir «tourner la page».

Par l'entremise de son avocat, elle aurait tout de même affirmé dernièrement avoir été mal citée, selon M. Chagnon, qui n'avait jamais entendu parler de ces allégations avant la diffusion du reportage de RTBF, en mai dernier.

«J'ai vraiment été choqué» en prenant connaissance du reportage, raconte-t-il, convaincu que les prétentions de l'ex-députée ne tiennent tout simplement pas la route. D'ailleurs, «je n'ai jamais été seul avec elle» durant toute la visite, assure-t-il, ajoutant que ce n'est pas son «genre» d'agir de la sorte avec les femmes.

De plus, en tout temps, plusieurs personnes étaient présentes lors des activités mentionnées et aucun témoin n'a corroboré les allégations de Mme Hoyos, précise l'ancien président, notant au passage que c'est sous sa gouverne, en 2015, que l'Assemblée nationale s'est dotée d'une politique contre le harcèlement, psychologique ou sexuel.

Les suites

Sauf que, même non fondées, ces allégations risquent d'entraîner des répercussions fâcheuses, selon lui. Depuis qu'il a quitté ses fonctions de président de l'Assemblée nationale, en 2018, M. Chagnon a accepté divers mandats auprès de parlements étrangers, dont celui de la Nouvelle-Calédonie, qui font appel à lui afin de revoir leurs règles de gouvernance.

Or, il anticipe que ses interlocuteurs étrangers pourraient porter un regard différent sur lui, s'ils tapent son nom sur Google et découvrent des articles peu flatteurs.

D'où son intention affirmée d'effacer toute trace numérique de cette fâcheuse histoire.

«Ma réputation, c'est tout ce que j'ai», soutient M. Chagnon, âgé de 67 ans, soulignant qu'au fil de sa longue carrière de parlementaire, entamée en 1985, il s'est acquis «une excellente réputation» d'ambassadeur du Québec à l'étranger, ayant participé à de nombreux forums parlementaires à travers le monde, à titre de député, vice-président, puis président de l'institution, de 2011 à 2018.

Mais il sait que son projet, dont il assume lui-même les frais, est semé d'embûches et pourrait nécessiter du temps.

Notamment le fait que le litige implique une personne d'une autre nationalité complique les choses. En s'appuyant sur l'arrêt Oppenheim de la Cour suprême, en 1998, il est cependant d'avis que la procédure envisagée pourrait viser une personne vivant à l'étranger.

Le Canada surveille de près la flambée de cas de coronavirus aux États-Unis  [VIDÉO]

COVID-19

Le Canada surveille de près la flambée de cas de coronavirus aux États-Unis  [VIDÉO]

OTTAWA — Le Canada surveille de près son voisin américain, qui fait face à une flambée de cas de COVID-19 dans plusieurs États. Le Québec, en particulier, est inquiet en raison de sa proximité avec la côte est américaine.

S’exprimant devant sa résidence, lundi matin, le premier ministre Justin Trudeau a déclaré qu’il faut apprendre «des défis auxquels d’autres font face». Certains États américains ont été forcés d’imposer de nouveau des restrictions pour ralentir la progression du virus.

Le premier ministre a fait ces commentaires en réponse à une question qui portait précisément sur la situation aux États-Unis.

Route Jean-Lapierre: déception chez le clan Bouchard

Actualités

Route Jean-Lapierre: déception chez le clan Bouchard

Le tronçon sud du boulevard David-Bouchard a récemment été renommé en hommage à l’ancien politicien et chroniqueur politique, Jean Lapierre, décédé tragiquement dans un accident d’avion en 2016. Cette nouvelle a toutefois surpris et peiné les descendants du défunt maire du canton de Granby, David Bouchard.

«On veut tout de suite, la famille Bouchard, mettre au clair que ce n’est rien de personnel contre la famille Lapierre et contre François Bonnardel. Tout hommage qu’on rend à Jean Lapierre est pleinement mérité. Ce qu’on souhaite c’est préserver l’honneur, le legs, de mon arrière-grand-père», précise d’entrée de jeu le descendant de David Bouchard, Éric.

Les conservateurs demandent une enquête sur le programme d'aide aux étudiants

Politique

Les conservateurs demandent une enquête sur le programme d'aide aux étudiants

OTTAWA - Les conservateurs fédéraux demandent une enquête sur la décision du gouvernement libéral de confier à un organisme de bienfaisance international la gestion d'un programme de 900 millions $ destiné à aider les étudiants pendant la pandémie de COVID-19.

Dans une lettre adressée dimanche à la vérificatrice générale, Karen Hogan, les conservateurs affirment que la décision de «sous-traiter» la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant à WE Charity mine la capacité du Parlement à surveiller le programme.

Beaudin veut bloquer le projet du chemin Rhéaume

Sherbrooke

Beaudin veut bloquer le projet du chemin Rhéaume

La conseillère Évelyne Beaudin lance une nouvelle démarche pour tenter de bloquer la construction de 50 maisons dans le secteur du chemin Rhéaume. Dans une vidéo publiée sur Facebook, elle invite les citoyens à se tourner vers la Commission municipale du Québec pour vérifier si les changements réglementaires effectués par la Ville sont conformes au schéma d’aménagement.

Rappelons que le projet du Domaine de la vallée d’Orford prévoit la construction de 50 maisons dans un secteur à forte valeur écologique, à l’extérieur du périmètre urbain. Les promoteurs ont consenti à protéger la presque totalité des milieux humides présents sur le terrain alors que la Ville approuve la construction pour respecter une promesse faite en 1998 par le conseil municipal de Saint-Élie. 

En février, la Ville annonçait qu’un changement de zonage était nécessaire pour construire la rue qui permettra d’accéder aux terrains à construire, un processus qui pouvait être soumis à l’approbation référendaire. En juin, le changement de zonage n’était plus jugé nécessaire et la consultation populaire ne concerne maintenant que le nombre maximal de maisons à construire dans le projet, soit 50. 

Mme Beaudin recherche donc dix citoyens prêts à s’engager pour monter un dossier qui serait acheminé à la Commission municipale du Québec pour évaluer la conformité du règlement adopté par la Ville. La démarche doit être réalisée dans les 30 jours suivant l’adoption du règlement, une étape qui devrait être franchie au conseil municipal du 6 juillet. 

Dans sa vidéo, Évelyne Beaudin affirme que la Ville avait annulé sa consultation publique à une semaine d’avis « devant la mobilisation grandissante » et avance qu’en retirant le changement de zonage, on retire du même coup le droit des citoyens d’approuver ou de rejeter le projet.

« À Sherbrooke Citoyen, au minimum, nous jugions qu’il fallait au moins tenter une approche pour acheter les terrains du promoteur, mais les élus ont rejeté cette idée dans un vote à huis clos. Est-ce qu’il y a encore de l’espoir? Tant que les arbres sont encore debout, il y a de l’espoir. »

Mme Beaudin espère qu’une telle démarche mettra un frein au projet, au moins le temps d’effectuer certaines vérifications. Dans le schéma d’aménagement adopté en 2014, le projet du chemin Rhéaume dispose effectivement d’un droit acquis pour le développement de 18 lots. « J’aimerais avoir l’avis d’experts pour savoir si nous sommes conformes. Est-ce que la promesse effectuée en 1998 donne carte blanche aux promoteurs? Pourquoi sommes-nous passés de 18 à 50 lots? Quels aspects doivent être respectés? Il s’agit d’un des derniers territoires à fort potentiel écologique. Après la construction, il n’y aura plus de retour en arrière possible. En urbanisme, est-ce que nos décisions doivent être permanentes? »

La chef de Sherbrooke Citoyen croit qu’il sera facile de recruter dix citoyens engagés pour valider la conformité du règlement et qu’il faudra peut-être même faire une sélection parmi les volontaires. « Nous avons déjà des personnes très crédibles pour la protection de l’environnement qui se sont manifestées. Cet intérêt est probablement accru par un sentiment de menace envers l’environnement depuis le début du mandat. C’est juste dommage que ça repose sur les épaules de la population. »

Les démarches auprès de la Commission municipale devraient-elles être initiées par une élue? « Mon rôle est d’informer la population par rapport à leurs droits et leurs recours et je les guide dans leurs préoccupations qui sont importantes pour eux et pour notre parti. »

Évelyne Beaudin n’a pas encore décidé si elle signera personnellement le document qui sera acheminé à la Commission municipale.

Quatre candidats dans la course à la direction du PQ

Politique

Quatre candidats dans la course à la direction du PQ

MONTRÉAL — Ce sont finalement quatre candidats qui se feront la course pour devenir chef du Parti québécois, en octobre.

Frédéric Bastien, Sylvain Gaudreault, Guy Nantel et Paul St-Pierre Plamondon avaient déposé leur bulletin conforme au règlement du parti, vendredi, à la fin de la période de mise en candidature.

«Quatre candidats se distinguant par leurs idées et leurs propositions, mais unis par une même conviction : la nécessité de faire du Québec un pays libre», a indiqué Dieudonné Ella Oyono, président du PQ et président d’élection.

La course à la chefferie, interrompue par la pandémie jusqu’au 5 juin, s’ouvre donc officiellement. Des débats virtuels auront lieu entre le 15 août et le 2 octobre, et le scrutin par téléphone et par internet se tiendra du 5 au 9 octobre. Le prochain chef sera connu le 9 octobre, deux ans après la « défaite historique » du PQ aux dernières élections générales.

Ceux qui souhaitent avoir le droit de vote ont jusqu’au 9 septembre pour devenir membres ou sympathisants, ou jusqu’au 18 septembre pour renouveler leur carte de membre.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, continuera d’assurer l’intérim en tant que chef parlementaire du PQ jusqu’à l’élection du nouveau chef. Le chef précédent, Jean-François Lisée, avait démissionné le soir même de la défaite électorale cuisante du PQ le 1er octobre 2018.

Geneviève Guilbault: allier pouvoir et prudence

Politique

Geneviève Guilbault: allier pouvoir et prudence

«On s’en est quand même bien sortis, dans les circonstances. Mais tous ces décès-là qu’il y a eu... Si on pouvait éviter des décès dans une deuxième vague, ce serait un gros gain.»

Son débit ralentit. Geneviève Guilbault pèse ses mots. L’émotion fait surface. Durant l’heure d’entrevue, c’est à peu près le seul moment où son air s’assombrit, où elle se fait plus hésitante.

La vice-première ministre du Québec a rencontré Le Soleil au domaine Cataraqui, cette semaine, chic propriété gouvernementale de Sillery en rénovation jusqu’en octobre. Ils en sont à la toiture. Ça donne quand même de plus belles photos que le décor beige du ministère de la Sécurité publique, logé pas loin en face de Place Sainte-Foy.

L’animatrice Julie Snyder l’a proclamée «la femme la plus puissante du Québec», il y a quelques mois.

Mais en plus d’être vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, la députée et résidente de Louis-Hébert, circonscription de l’ouest de Québec, est ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale. A sous sa gouverne la Commission de la capitale nationale, organisme qu’elle a redynamisé depuis l’accession de la Coalition avenir Québec (CAQ) au pouvoir et qui gère entre autres le domaine Cataraqui.

Pas si à l’aise avec l’idée de poser, elle demande au photographe si elle peut s’asseoir «comme j’ai tendance à me placer pour vrai». Mais les questions la replongent vite dans son élément.

Longueur de retard

«Pour l’heure, je pense que le plan de déconfinement s’est bien opéré et les conséquences semblent être assez bien contrôlées. Mais il faut rester prudent. Est-ce qu’il y aura une deuxième vague? Et il y a tout l’effet combiné avec l’été, la saturation des gens qui entendent parler de la COVID et d’avoir peut-être l’impression que le risque a été surestimé», énumère-t-elle, parmi les raisons pour ne pas crier victoire trop vite sur ce coronavirus.

La région de Québec «a été relativement épargnée comparativement à d’autres régions», avec un peu plus de 3 % des décès et des cas dans la province pour près de 9 % de la population. «Mais on a tous appris, comme dans toutes les régions», dit Mme Guilbault.

L’ancienne porte-parole du Bureau du coroner constate que «l’angle mort des résidences pour personnes âgées» a ici aussi fait très mal.

À commencer par le Jeffery Hale, premier foyer d’éclosion à Québec, jusqu’aux Jardins du Haut-Saint-Laurent, qui comptent encore leurs morts, à côté de chez elle, à Saint-Augustin.

«On avait déjà des enjeux de main-d’œuvre dans la Capitale-Nationale avant la COVID. On partait avec une longueur de retard, si on veut. Ce n’était pas évident pour le CIUSSS de réussir à couvrir tous les besoins», fait-elle valoir.

Le président-directeur général du centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, Michel Delamarre, a encore toute sa confiance.

Le mot dit maudit

Geneviève Guilbault a remplacé à quelques reprises le premier ministre Legault lors de ses fameux points de presse de 13h, durant la crise.

«C’était des grands souliers à chausser. En particulier la première fois. Tu arrives et tu espères que les citoyens vont te trouver aussi utile, aussi instructive et aussi pertinente que notre premier ministre», explique celle qui participait déjà aux réunions tenues chaque matin au bureau de M. Legault.

«Ça se décidait à court terme, les choses changeaient vite, fallait être prêt. Souvent, les décisions des annonces se prenaient le matin même. L’idée, c’était vraiment d’être utile pour le monde et d’arriver avec un message clair, parce que les gens suivaient ça religieusement.

«Les gens nous ont écoutés! poursuit-elle. C’est quand même impressionnant de repenser à ça! Du jour au lendemain, il a fallu fermer le Québec, que les gens arrêtent de vivre ou presque. Et ç’a très, très bien fonctionné! C’est impressionnant de regarder un tel mouvement social qui a pu se faire aussi rapidement et aussi, somme toute, aussi harmonieusement. Les gens ont été tellement… Je vais faire attention à mon mot...»

Elle s’interrompt. Le mot bloque dans sa gorge, refuse de sortir. Elle cherche un synonyme. Sourit.

Le mot qu’elle ne dit pas, c’est dociles. Elle l’a prononcé lors du point de presse du 29 avril. D’aucuns s’en sont sentis offusqués.

«Je ne savais pas que ce mot-là avait une connotation négative!» se défend-elle aujourd’hui, assurant y avoir vu «un pur synonyme de “respectueux des consignes”».

«Dans un point de presse que j’avais fait avant, je l’avais déjà employé, mais personne n’avait semblé remarquer. Alors je l’ai redit. Mais là, quand je suis sortie, on marchait la passerelle [vers le bureau du premier ministre] et les gens de l’équipe me disait : “Twitter... Dociles...” J’étais très surprise! Il n’y avait aucune malice derrière ça. 

«Je suis tout de suite allée googler le mot docile et effectivement, ça peut avoir une mauvaise connotation. Alors j’ai fait mon petit tweet pour dire que j’avais mal choisi mon terme. Mais en fin de compte, c’est cocasse», estime celle qui a ainsi ajouté à son capital d’autorité.

Maman multitâche

À 37 ans et mère de deux jeunes enfants — elle a accouché le 4 janvier et est revenue au travail une semaine avant le confinement —, Mme Guilbault a connu un printemps multitâche.

Mi-avril, elle a publié une photo sur ses réseaux sociaux où on la voit installée dans son fauteuil voisin de ce qu’on devine être une couchette, téléphone dans la main droite, dans la gauche un stylo planté sur des dossiers en équilibre sur ses cuisses, avec entre les bras le petit Christophe emmailloté dans le porte-bébé.

«Ç’a l’air mis en scène, mais non! C’était ma vraie vie, pas maquillée, pas rien, avec le bébé et je parlais au téléphone. Et s’il faisait trop de bruit, je le donnais à l’homme!» lance-t-elle en rigolant, rendant hommage à son conjoint.

Transports en commun: il faut obliger le port du masque, martèle Anglade

Politique

Transports en commun: il faut obliger le port du masque, martèle Anglade

Québec doit arrêter de «tergiverser» et rendre le port du masque obligatoire dans les transports en commun, tranche la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

En entrevue, elle dit ne pas comprendre pourquoi le Québec n’a pas encore emboîté le pas à Toronto qui, le 11 juin, décrétait l’obligation de porter le masque dans les transports collectifs dès le 2 juillet.

Cela est d’autant plus incompréhensible que le directeur de santé publique du Québec, Horacio Arruda, s’est récemment dit «préoccupé» par le relâchement des Québécois qui se déconfinent, dit-elle.

Même s’il s’inquiète du relâchement, le Dr Arruda n’a toujours pas imposé le masque dans les transports en commun. Il a toutefois affirmé, jeudi, étudier cette possibilité de «très très près».

«Je ne veux pas faire d’annonce aujourd’hui par rapport à ça. Mais disons que, dans nos intentions, c’est quelque chose qu’on regarde beaucoup», a-t-il déclaré en point de presse.

«Il nous le dit, il nous dit: «Je suis très préoccupé par le relâchement des mesures». Bien si vous êtes très préoccupé, posez le geste qui s’impose», a réagi Mme Anglade, incrédule.

Être mieux préparés

L’idée, selon Mme Anglade, est d’être mieux préparés dans l’éventualité d’une deuxième vague de COVID-19.

«Là-dessus, la science a démontré qu’on était mieux protégés dans des endroits où on n’est pas capable de maintenir une distance avec un port du masque», insiste-t-elle, accentuant la pression sur les autorités.

Québec doit «minimalement» obliger le port du masque dans les transports collectifs, tels que les trains de banlieue, le métro et les autobus, croit-elle.

Ensuite, la cheffe libérale ne s’oppose pas à ce que, suivant une analyse de la santé publique, l’obligation de porter un masque soit élargie à d’autres secteurs.

Dans tous les cas, la question du port du masque obligatoire dans les transports en commun aurait déjà dû être réglée au Québec, estime Dominique Anglade.

«Je ne comprends pas qu’on soit encore en train de tergiverser sur le port du masque obligatoire dans les transports en commun. Je ne comprends pas!» a-t-elle lancé.

«On a déjà eu des résultats assez catastrophiques. L’idée maintenant, c’est qu’on soit capable d’être mieux préparés.

«S’il y a une raison pour laquelle on se retrouve dans cette situation-là aujourd’hui, c’est justement parce qu’on n’a pas été assez bien préparés», a-t-elle ajouté.

Proposition du PQ

Le Parti québécois (PQ) avait proposé, le 13 mai dernier, le port du masque obligatoire dans les transports collectifs et lieux publics de Montréal.

Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, avait alors demandé au gouvernement de faire preuve de «leadership» et de protéger les citoyens de Montréal et des banlieues, plus touchés par la pandémie.

«Moi, je vais vous en donner une position claire du Parti québécois: à partir de maintenant, que le port du masque soit obligatoire dans tous les services de transport en commun et dans les lieux publics à Montréal», avait déclaré M. Bérubé en point de presse à l’Assemblée nationale.

«C’est la position du Parti québécois. Alors, rien n’empêche le gouvernement du Québec de décréter ça dans les prochains jours ou les prochaines heures, et on va l’appuyer fortement», avait-il ajouté.

Selon un sondage de l’Association médicale canadienne publié vendredi, le port du masque semble être la mesure préventive la moins suivie, en particulier par les jeunes.

Seulement 42 % des Québécois interrogés ont affirmé porter le masque de façon régulière dans les lieux publics depuis le début de la crise, dont à peine 27 % des personnes âgées de 18 à 34 ans.

D’autre part, 74 % des Québécois anticipent une seconde vague de COVID-19 au cours des prochains mois.

L’historien Frédéric Bastien se proclame candidat officiel à la direction du PQ

Politique

L’historien Frédéric Bastien se proclame candidat officiel à la direction du PQ

MONTRÉAL - L’historien Frédéric Bastien affirme qu’il est maintenant officiellement candidat à la course à la direction du Parti Québécois (PQ).

Sur le site web dédié à sa campagne au leadership, il est écrit qu’il a obtenu plus que les 2000 signatures exigées pour demeurer dans la course à la chefferie du PQ.

Plus tôt cette semaine, l’humoriste Guy Nantel a lui aussi annoncé qu’il avait recueilli le nombre requis de signatures.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, de même qu’un ancien candidat à la direction, Paul Saint-Pierre-Plamondon, avaient déjà fait savoir que leur candidature était officielle.

Le Règlement d’élection à la chefferie du Parti québécois prévoit que la date limite de la période de signature du bulletin est ce vendredi, le 26 juin, la date qui correspond avec le début officiel de la course.

Le Règlement stipule que les 2000 signatures doivent provenir d’au moins 9 régions administratives ainsi que d’au moins 50 associations locales différentes, le tout avec un minimum de 10 signatures dans chacune de ces 9 régions et chacune de 50 associations locales. Le bulletin doit également comporter la signature de 10 présidences locales.

La présidence d’élection peut confirmer à une personne candidate la validité de sa candidature dès la vérification terminée.

Au maximum cinq jours après le 26 juin, la présidence d’élection enverra aux électeurs la liste officielle des candidatures. L’identité de la personne qui dirigera le PQ devrait être connue le 9 octobre prochain.

La course à la direction du Parti québécois a été lancée à la fin de l’an dernier, mais elle a été suspendue pendant la crise du coronavirus puisque les rassemblements étaient proscrits.

Le PQ est sans chef depuis la démission de Jean-François Lisée le soir des élections générales du 1er octobre 2018, lorsque la formation a encaissé une défaite historique. C’est le député de Matane, Pascal Bérubé, qui assume l’intérim.

QS presse le gouvernement de venir en aide aux microbrasseurs

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QS presse le gouvernement de venir en aide aux microbrasseurs

Québec solidaire (QS) presse le gouvernement d’agir pour permettre aux microbrasseries de distribuer plus facilement leurs produits auprès des consommateurs, afin d’aider les microbrasseurs québécois à se remettre de la crise, qui les a particulièrement affectés.

QS incite fortement le gouvernement à adopter un décret qui permettrait aux microbrasseurs de vendre leurs produits directement aux consommateurs, autant par livraison que dans les marchés publics et les commerces de détail.  

« On espère que les microbrasseries vont réussir à passer au travers de la crise, car ce sont parmi les entreprises les plus affectées. Toutefois, on ne peut pas mettre toutes les difficultés qu’elles vivent sur le dos de la crise, car il y a un cadre législatif extrêmement désuet qui réglemente l’industrie des microbrasseries d’une manière qui nuit à leur expansion », soutient Christine Labrie, députée solidaire de Sherbrooke, lors du point de presse qui a eu lieu au Siboire Dépôt jeudi après-midi.  

« Une trentaine de lois régissent les microbrasseries, mais il y a beaucoup d’incohérences. Par exemple, les vignobles peuvent vendre leurs produits directement aux consommateurs, mais pas les microbrasseries. C’est stupéfiant de voir qu’on met encore aujourd’hui des bâtons dans les roues aux producteurs de bières », poursuit-elle, ajoutant que les microbrasseries sont des acteurs clés du développement régional.

Marie-Ève Myrand, directrice générale de l’Association des microbrasseries du Québec, note qu’il y a plus de 250 microbrasseries à travers le Québec, dont 60 % ont moins de cinq ans, ce qui signifie qu’elles étaient déjà dans une phase critique de leur développement avant la pandémie. « On a vivement besoin d’une modernisation des lois dans tout ce qui touche les boissons alcooliques, et les microbrasseries sont au cœur de ça », déclare Mme Myrand. Notons qu’il y a une vingtaine de microbrasseries en Estrie, dont six à Sherbrooke.

« Ce qu’on demande au gouvernement, c’est d’arrêter de dormir sur la switch et de cesser de trouver des excuses. Il y a des amendements faciles et rapides à adopter pour donner de l’oxygène à une industrie qui en a grandement besoin, qui permettraient aux microbrasseries de livrer dans les dépanneurs ou encore directement à leurs clients. Ça ne coûte pas une cenne en fonds publics et ça ouvre des portes aux microbrasseries, surtout en temps de pandémie », déclare à son tour Vincent Marissal, député solidaire de Rosemont.

L’Association des microbrasseries était en contact avec le gouvernement depuis un bon moment, mais il n’y avait pas de réponse encore. Québec solidaire veut donc mettre de la pression pour qu’il procède rapidement. « On doit mettre le dossier en haut de la pile et agir rapidement », note Mme Labrie.

CHSLD: les 1000 paires de bras demandées par Québec n'arriveront pas à temps

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CHSLD: les 1000 paires de bras demandées par Québec n'arriveront pas à temps

OTTAWA — Le premier ministre du Québec, François Legault, n’aura pas les 1000 paires de bras demandées pour vendredi, date prévue de la fin de la mission militaire dans les CHSLD.

Les soldats venus prêter main-forte ont déjà commencé à plier bagage pour laisser place à la Croix-Rouge canadienne, qui les remplacera de façon progressive à compter du 6 juillet.

Or, même le 6 juillet, ils ne seront pas 1000 employés et bénévoles de la Croix-Rouge dans les CHSLD, a confirmé son porte-parole, Carl Boisvert, à La Presse canadienne jeudi.

Le recrutement est toujours en cours et il va bon train, selon M. Boisvert. Les candidats, qui n’ont pas besoin d’avoir une expérience médicale, suivront une formation express avant d’être déployés.

Sur son site web, la Croix-Rouge affiche toujours des postes variés, spécifiant qu’ils peuvent être rémunérés ou bénévoles: aide de service, préposé aux bénéficiaires et préposé à l’administration, entre autres.

Il est précisé que les personnes recrutées devront s’engager à travailler un minimum de quatre semaines dans un centre et que des mandats plus longs seront offerts.

Les Forces armées canadiennes prévoient pour leur part garder dix équipes militaires, composées d’un infirmier et de six techniciens médicaux, prêtes à être déployées en cas d’urgence après le 26 juin.

Ces 70 membres des FAC représentent une fraction de ce qui était demandé par le premier ministre Legault.

Au plus fort de la crise, quelque 1400 militaires se trouvaient dans 25 établissements de soins de longue durée au Québec. Ils ont aidé à pallier à un manque de main-d’œuvre criant.

Leur mission devait se terminer le 12 juin ; elle a été prolongée de deux semaines, jusqu’au vendredi 26 juin.

Questionné sur la transition à venir, jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a souligné que «les conversations continuent de façon extrêmement positive» avec Québec.

«Comme j’ai dit depuis le début, le fédéral ne va pas laisser tomber les aînés au Québec. On va être là pour aider la province à reprendre (le) contrôle de la situation dans les CHSLD», a-t-il dit.

Son ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, fera le point en compagnie du président et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne vendredi, selon nos informations.

Par ailleurs, comme il le fait aux deux semaines, le ministère de la Défense nationale a mis à jour le nombre de cas de la COVID-19 chez ses soldats qui ont été déployés en CHSLD.

Au Québec, en date du 24 juin, six militaires présentaient des symptômes de la maladie, 35 autres en avaient été guéris.

Morts en CHSLD: les provinces ont échoué à prendre soin de leurs aînés, selon Trudeau [VIDÉO]

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Morts en CHSLD: les provinces ont échoué à prendre soin de leurs aînés, selon Trudeau [VIDÉO]

OTTAWA — Justin Trudeau affirme que les premiers ministres des provinces ont «échoué à bien protéger nos aînés» et il les invite, encore une fois, à accepter les 14 milliards $ d’Ottawa qui viennent avec certaines conditions.

Cet argent devait, tout d’abord, servir à gérer cette sortie de première vague de la pandémie, en effectuant, par exemple, assez de tests de dépistage et assez de traçage de contacts de personnes infectées.

Jeudi matin, le premier ministre l’a présenté comme étant aussi de l’argent pour améliorer la situation dans les CHSLD.

Les provinces, le Québec en tête, refusent les conditions rattachées à cet argent, les soins de santé étant de leur compétence.

À son point de presse devant sa résidence officielle, M. Trudeau commentait le rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) qui a relevé qu’en date du 25 mai, 81 % des décès au Canada liés à la COVID-19 ont été recensés dans les établissements de soins de longue durée.

L’institut compare ce chiffre à ceux des autres pays de l’OCDE, où la moyenne est de 42 %, «allant de moins de 10 % en Slovénie et en Hongrie à 66 % en Espagne».

«Je suis profondément préoccupé (...) et c’est pour ça que depuis plusieurs semaines, tous les jeudis soirs, je souligne ça avec les premiers ministres des provinces. C’est pour ça qu’on a offert 14 milliards $, incluant de l’argent pour nos aînés (...) pour améliorer la situation. Et on espère que les provinces vont accepter cet argent et faire les changements nécessaires», a dit M. Trudeau.

Parlant de ses homologues des provinces, M. Trudeau n’a pas hésité à les blâmer. «C’est leur responsabilité et c’est eux qui ont échoué à bien protéger nos aînés pendant cette pandémie», a-t-il lancé.

Puis, se montrant conciliant, il a offert l’aide du fédéral pour améliorer la situation dans les CHSLD, tout en respectant les pouvoirs des provinces.

«Est-ce que le gouvernement fédéral peut jouer un rôle? Absolument. Est-ce qu’il doit jouer un rôle? Parlons-en avec les provinces», a-t-il dit, assurant, une fois plus, ne pas vouloir s’ingérer dans des champs de compétence qui ne sont pas les siens.

Le premier ministre ontarien Doug Ford a été le premier à relever le gant.

«Je suis un peu choqué par son commentaire, pour être franc», a-t-il confié durant son point de presse quotidien à Toronto. «Nous sommes supposés être tous dans le même bateau, soyons-y ensemble», a-t-il ajouté.

Puis, il s’est plaint que sa province n’obtiendrait pas sa juste part des transferts promis en santé. «C’est supposé être un vrai partenariat. Certaines provinces obtiennent aussi peu que 18 %. Nous aurons 20 % à 22 %. Ce n’est pas un partenariat, ça», a-t-il dénoncé.

Jeudi soir, pour la 15e fois depuis le début de la pandémie, les premiers ministres du pays avaient un rendez-vous téléphonique.

Publication hebdomadaire des données québécoises

M. Trudeau a également commenté la décision de Québec de n’offrir, dorénavant, qu’une fois par semaine la mise à jour du nombre de cas et de décès.

«Je pense qu’au Québec, on continue de voir de nouveaux cas à tous les jours. Et c’est important de voir comment cette situation est en train d’évoluer. J’espère que le premier ministre (François) Legault va continuer d’être ouvert et transparent avec les citoyens comme il l’est depuis le début», a insisté M. Trudeau.

Selon lui, cette information publiée quotidiennement est rassurante pour les citoyens et importante pour les chercheurs.

«Ce n’est pas une décision politique, ce n’est pas une décision pour cacher quoi que ce soit», a répliqué Dr Horacio Arruda, directeur national de la santé publique du Québec, à Montréal, en après-midi.

Assurant qu’il va continuer à surveiller ces chiffres, Dr Arruda a promis d’informer plus fréquemment les Québécois s’il y a un changement dans les tendances épidémiologiques.

La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, a fait savoir de son côté qu’elle se contenterait d’un partage «continu», «régulier» et «rapide» des données québécoises avec le gouvernement fédéral. Pour ce qui est du partage public de ces données, la ministre estime que c’est aux autorités québécoises de décider comment le faire.

«Nous jouons un rôle important d’appui (aux provinces) pour gérer toute éclosion potentielle», a-t-elle souligné, au cours de la conférence de presse des ministres qui a suivi la sortie de M. Trudeau.

Bourses et stages pour étudiants

Le gouvernement fédéral a précisé l’aide, en plus de la prestation canadienne d’urgence pour étudiants (PCUE), qu’il offre aux collégiens et universitaires en mal d’emploi d’été.

Ainsi, la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant (BCBE) a été lancée. Elle offre entre 1000 $ et 5000 $, selon le nombre d’heures de bénévolat. La plateforme qui y est associée - Je veux aider - est maintenant disponible.

Ottawa s’allie également à une ONG, Mitacs, pour qu’elle étende son programme de stages dans les entreprises aux universitaires du premier cycle. Le gouvernement fédéral met 40 millions $ dans cette initiative.

Nombre de cas

Il y a eu plus de 2 518 000 tests administrés au Canada depuis le début de la pandémie. On fait passer en moyenne 38 000 tests par jour. La maladie a été détectée par environ 1 % de ces tests.

Jusqu’à maintenant, on a recensé102 596 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8503 Canadiens.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux: 55 079 cas au Québec, dont 5448 décès; 34 205 cas en Ontario, dont 2641 décès; 7825 cas en Alberta, dont 153 décès; 2869 cas en Colombie-Britannique, dont 173 décès; 1061 cas en Nouvelle-Écosse, dont 63 décès; 759 cas en Saskatchewan, dont 13 décès; 316 cas au Manitoba, dont sept décès; 261 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès; 165 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès; 27 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, tous guéris; 11 cas au Yukon, tous guéris; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

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«Défaite et victoire du Québec», une déclaration de Legault qui ne passe pas

Politique

«Défaite et victoire du Québec», une déclaration de Legault qui ne passe pas

L’opposition veut que François Legault cesse de dire que le Québec a connu une défaite dans les CHSLD et une victoire dans la communauté.

Encore mercredi, le premier ministre déclarait dans une vidéo pour la Fête nationale: «On a connu une défaite dans nos centres de soins de longue durée (...) mais on ne doit pas oublier que dans le reste de la société, les Québécois ont gagné».

Cette métaphore sportive ne devrait plus jamais être utilisée, selon les trois partis d’opposition, qui accusent le gouvernement de relativiser les pertes de vie dans le but de faire passer un message positif et d’améliorer son image.

Le gouvernement Legault serait même à la limite de l’âgisme, soutient-on.

Par exemple, jamais M. Legault ne se serait permis de dire une chose pareille si la mort avait frappé des enfants, a illustré Québec solidaire (QS).

«Imaginez si M. Legault avait dit: «Mis à part dans les pouponnières, on a bien géré ça». Ça aurait été un scandale total, il ne se serait jamais permis de dire ça», a déclaré en entrevue le député Sol Zanetti.

Selon lui, il est «très problématique» que le premier ministre fasse le bilan de la première vague de la pandémie «en excluant les aînés».

«C’est comme si en ce moment il disait: «Écoutez, la situation des feux de forêt au Québec, si on exclut le Lac-Saint-Jean, ça va très bien, c’est sous contrôle». Dire ça, c’est dire: «Le Lac-Saint-Jean, ça ne compte pas tant que ça».

«Quand on dit: “À part les CHSLD au Québec, on gère bien la crise et on peut se féliciter”, bien on est en train de dire: “Les aînés, c’est moins grave”. C’est ça que ça sous-entend», a martelé M. Zanetti.

Réécrire l’histoire

Le Québec affiche l’un des pires bilans au monde avec ses 5448 décès liés à la COVID-19.

Dans ce contexte, la métaphore de M. Legault est «totalement inadmissible», malaisante et irrespectueuse envers les victimes et leurs familles, estime également le Parti québécois (PQ).

«On tente de faire disparaître le bilan négatif particulièrement chez les personnes aînées en institution, a déclaré son porte-parole en santé, Joël Arseneau. On dit: “Oubliez les CHSLD, ça n’existe pas, c’est une quantité négligeable, c’est un bilan positif”.»

Parler de victoire dans ces conditions, c’est faire fi de la réalité et tenter de «réécrire l’histoire», a renchéri la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade.

«C’est d’essayer de dépeindre une histoire qui n’est pas exacte, a-t-elle dit en entrevue téléphonique. Je pense que quand on fait ça, on essaie de ne pas voir la réalité en face.»

Selon la cheffe libérale, les Québécois ensemble n’ont mené qu’une seule bataille, et ils doivent «prendre acte» du résultat: «On a perdu cette bataille-là.»

Mme Anglade soutient qu’il faut admettre les ratés si on veut pouvoir les corriger avant une deuxième vague.

Elle se demande si le gouvernement a vraiment tiré des leçons de la première vague, dans la mesure où l’on tergiverse encore sur le port du masque obligatoire dans les transports en commun.

«Est-ce qu’on a tiré des leçons quand on rend les informations moins disponibles, qu’on est moins transparent et qu’on ne prend pas des décisions de précautions de base?»

Manque de transparence

Jeudi, l’opposition a déploré la décision de Québec de ne plus offrir de mise à jour du nombre de cas ou de décès qu’une fois par semaine.

Cette décision vise également à «masquer» une partie de la réalité, selon le PQ.

«On ne révélera pas les chiffres, donc on va continuer à pouvoir dire à peu près ce qu’on veut sur la situation, sans nécessairement que ce soit appuyé par des données réelles», prévient M. Arseneau.

En conférence de presse jeudi à Montréal, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, s’est défendu de vouloir cacher de l’information. Il a expliqué que la décision n’était pas politique, et qu’elle avait été prise parce que la situation épidémiologique au Québec s’était stabilisée.

D’Ottawa, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s’est quand même montré critique: «Je pense qu’au Québec, on continue de voir de nouveaux cas à tous les jours. Et c’est important de voir comment cette situation est en train d’évoluer. J’espère que le premier ministre Legault va continuer d’être ouvert et transparent avec les citoyens comme il l’est depuis le début», a-t-il déclaré.

L’humoriste Guy Nantel candidat officiel à la direction du PQ

Politique

L’humoriste Guy Nantel candidat officiel à la direction du PQ

MONTRÉAL - Guy Nantel affirme qu’il est maintenant officiellement candidat à la course à la direction du Parti Québécois (PQ).

Dans une note transmise sur sa page Facebook cette semaine, l’humoriste âgé de 51 ans signale qu’il a recueilli 2500 signatures de bulletin de candidature; il remercie les signataires.

L’humour de Guy Nantel fait dans le sociopolitique depuis longtemps et il ne s’est jamais caché d’être souverainiste.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, un ancien candidat à la direction, et Paul Saint-Pierre-Plamondon ont déjà fait savoir que leur candidature était officielle.

La course à la direction du Parti québécois a été lancée à la fin de l’an dernier, mais elle a été suspendue pendant la crise du coronavirus puisque les rassemblements étaient proscrits.

Le PQ est sans chef depuis la démission de Jean-François Lisée le soir des élections générales du 1er octobre 2018, lorsque la formation a encaissé une défaite historique. C’est le député de Matane, Pascal Bérubé, qui assume l’intérim.

Ottawa octroie 30 M$ d’aide au milieu touristique

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Ottawa octroie 30 M$ d’aide au milieu touristique

Le gouvernement fédéral offre plus de 30 M$ pour aider les entreprises et les organismes du secteur touristique à s’adapter aux nouvelles circonstances économiques à la suite de la crise de la COVDID-19. Ce soutien permettra aux PME touristiques de financer les améliorations locatives de leurs infrastructures et l’acquisition d’équipements de protection afin de respecter les règles de la santé publique.

C’est la ministre Mélanie Joly qui en a fait l’annonce à Sherbrooke mardi, via Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC).

Environ 20 millions $ avaient été alloués dans le budget fédéral, tandis qu’environ 10 millions $ viennent de nouveaux fonds annoncés en mai.

Le secteur du tourisme est un moteur économique important à travers les régions du Québec et c’est aussi l’un des secteurs les plus durement touchés par la COVID-19. Les impacts risquent de perdurer durant plusieurs mois, a-t-elle fait remarquer.

On estime que 30 % des travailleurs de ce domaine ont perdu leur emploi dans les dernières semaines. 

Selon Jean-Michel Ryan, président de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, il faudra de 24 à 48 mois pour reprendre le rythme de l’été 2019. 

De ces 30 M$, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec pourra compter sur un appui de 13,5 M$ pour offrir un soutien financier aux PME touristiques du Québec qui leur permettra de mettre en œuvre des mesures d’adaptation en conformité avec les nouvelles normes sanitaires et des campagnes de promotion ciblées. Dans le cadre de ce projet, l’Alliance octroiera des contributions non remboursables aux PME touristiques issues principalement des secteurs de l’hébergement, des attraits et des services touristiques. 

Le Canada perd sa cote de crédit AAA

Affaires

Le Canada perd sa cote de crédit AAA

OTTAWA — Le ministre des Finances, Bill Morneau, s'est porté à la défense de l'état des finances du pays après qu'une agence internationale a privé le Canada de sa note de crédit AAA.

Le Canada est dans une situation financière plus solide que de nombreux autres pays du G7 et du G20, a souligné le ministre Morneau, notant que l'investissement mondial soutenu dans les obligations canadiennes contribuait à réduire le coût de l'emprunt.

Dans une déclaration, M. Morneau a affirmé que le gouvernement fédéral continuera d'être «fiscalement responsable» tout en faisant le nécessaire pour protéger l'économie nationale.

Ses commentaires sont intervenus après que l'agence Fitch Ratings a abaissé mercredi la note de crédit du pays à «AA +», évoquant ce qu'elle a appelé «la détérioration des finances publiques du Canada» en raison de la pandémie de COVID-19.

Les mesures de santé publique nécessaires pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus et la baisse des prix du pétrole «provoqueront une grave récession» au Canada cette année, a expliqué Fitch dans un avis en ligne, prévoyant une contraction économique de 7,1 %.

Le Canada avait enregistré une croissance annuelle d'environ 1,7 % avant la pandémie, mais Fitch affirme que les perspectives de croissance à moyen terme du pays sont limitées et inférieures à celles de bon nombre de ses pairs.

Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a dévoilé mercredi une mise à jour de ses perspectives pour l'économie mondiale, dans laquelle il prévoit une contraction de 8,4 % pour l'économie canadienne - soit 2,2 points de pourcentage plus importante que celle évoquée dans ses prévisions précédentes, qui remontent à avril.

La dernière estimation des libéraux en ce qui a trait aux coûts de l'ensemble de l'aide liée à la pandémie était d'environ 153,7 milliards $. Une analyse du directeur parlementaire du budget a pour sa part évalué ces coûts à 169,2 milliards $.

«Dès le début de la pandémie, le Canada était en excellente position pour déployer sa puissance fiscale pour protéger les Canadiens, et c'est ce que nous avons fait», a affirmé le ministre Morneau.

«Le plan d'intervention du Canada pour répondre à la COVID-19 consiste à donner aux travailleurs et aux entreprises le soutien financier dont ils ont besoin pour surmonter cette crise et revenir en force.»

Fitch a indiqué que les dépenses fédérales pourraient devoir augmenter encore davantage pour aider les provinces à court de liquidités, y compris celles qui ont suspendu leurs plans de réduction du déficit.

L'agence a également souligné que le gouvernement libéral minoritaire avait déjà reporté sa promesse de stabiliser la dette nette du gouvernement fédéral «pour répondre aux priorités des partis minoritaires alliés».

Pour l'avenir, Fitch a indiqué que la note du pays pourrait grimper si les gouvernements recommençaient à faire reculer la dette exprimée en tant que pourcentage de l'économie, mais qu'elle pourrait aussi être abaissée de nouveau si les politiciens ne réussissaient pas à le faire à moyen terme.

COVID-19: test négatif pour l’employée du PLQ à l’Assemblée nationale

COVID-19

COVID-19: test négatif pour l’employée du PLQ à l’Assemblée nationale

La recherchiste du Parti libéral à l’Assemblée nationale qui disait mardi ressentir des symptômes de la COVID-19 a finalement obtenu un résultat négatif.

La nouvelle d’un possible cas de coronavirus au Parlement avait causé la surprise chez les élus et la suspension immédiate de l’étude détaillée du projet de loi 44.

Ne prenant aucune chance, l’Assemblée nationale avait annoncé avoir constitué une liste des gens avec qui la recherchiste avait été en contact étroit afin de faciliter l’enquête de la santé publique.

Le cabinet du premier ministre avait déclaré suivre la situation de près, sans toutefois conseiller à François Legault d’aller se faire tester.

De son côté, le Parti québécois avait vite donné la consigne mardi à «tous les membres de l’équipe» qui avaient pu se trouver à proximité de la recherchiste en question d’aller se faire tester dès que possible.

Cet épisode aura permis à l’Assemblée nationale et aux partis politiques de tester le protocole mis en place afin de faire face au coronavirus.

En vertu de ce protocole, toute personne qui présente des symptômes, tels que de la toux, de la fièvre et des difficultés respiratoires, ne peut entrer à l’Assemblée et doit respecter la consigne d’isolement de 14 jours.

L’étude détaillée du projet de loi 44 sur le Fonds vert doit se poursuivre jeudi.

Signe que la menace est prise au sérieux, les visiteurs ne sont toujours pas admis dans la Maison du peuple, trois mois après le début de la pandémie.