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Politique

Québec offre 100 $ de plus par semaine pour les travailleurs à faible revenu

Le gouvernement Legault veut séduire les bas salariés tentés de quitter leur emploi pour encaisser les généreuses prestations fédérales.

Pour rivaliser avec les 2000 $ offerts par Ottawa aux sans emploi, Québec offre un supplément de 100 $ par semaine imposable aux travailleurs à faible revenu qui oeuvrent dans les services essentiels.

Ce nouveau Programme incitatif pour la rétention des travailleurs (PIRTE) coûtera 890 millions $. Pas moins de 600 000 salariés seraient admissibles.

Le versement du PIRTE ne se fera qu'à compter du 19 mai. «Si on avait pu le verser plus rapidement, nous l'aurions fait», a indiqué le ministre des Finances, Eric Girard, en conférence de presse vendredi après-midi au parlement.

Le PIRTE vise à compenser des travailleurs qui se retrouvent à gagner moins que s'ils étaient sans travail et touchaient la prestation canadienne d'urgence du fédéral, d'un montant de 2000 $ par mois. Il était donc tentant pour des travailleurs au salaire mininum dans des secteurs critiques, commis de supermarché, chauffeurs, cuisiniers, de quitter leur emploi moins payant pour toucher l'allocation fédérale.

«Les gens se disent: "peut-être que je pourrais faire plus d'argent sans travailler"», a dit M. Girard.

Le ministre du Travail et de l'Emploi, Jean Boulet, qui échange avec les employeurs, a reconnu que les secteurs essentiels actuels sentent une «certaine fragilité».

«C'est sûr que la prestation canadienne d'urgence a eu un certain effet désincitatif», a-t-il admis, au côté de son collègue, qui lui a parlé d'un «bon programme fédéral» avec des «effets non souhaités».

Pour être admissible, un travailleur doit notamment travailler dans un service essentiel et gagner au plus 550 $ brut par semaine. Son revenu de travail annuel doit être d'au moins 5000 $ et un revenu total annuel de 28 600 $ ou moins, avant la prestation.

Le montant forfaitaire équivaudra donc à 400 $ par mois. La prestation sera versée rétroactivement au 15 mars, pour 16 semaines maximum.

Un formulaire web de Revenu Québec sera accessible à compter du 19 mai.

Politique

Québec et des syndicats prêts à reprendre la négociation

MONTRÉAL — L'idée d'une négociation accélérée avec Québec pour renouveler les conventions collectives du secteur public semble maintenant écartée, mais des parties sont ouvertes à poursuivre les discussions, malgré un contexte économique et social incertain.

Maintenant que les deux sujets les plus urgents ont été réglés, à savoir les mesures de protection du personnel contre le coronavirus et les primes aux travailleurs dans la santé, les parties pourront se concentrer sur la négociation du renouvellement des conventions collectives, a fait savoir le président du Conseil du trésor, Christian Dubé.

«C'est évident que d'essayer de régler des conventions collectives pour cinq grandes centrales qui représentent 550 000 personnes, c'était un exploit assez difficile. Par contre, on ne veut pas s'empêcher de leur donner cette possibilité-là», a affirmé le ministre Dubé, au cours de sa conférence de presse sur les primes pour les travailleurs de la santé, jeudi après-midi.

Québec avait proposé une négociation accélérée aux centrales syndicales, le 15 mars dernier, mais les conventions sont maintenant échues depuis le 31 mars et le plus urgent a été réglé, a-t-il fait valoir.

Au cours des derniers jours, des centrales syndicales ont rapporté que Québec offre maintenant 1,75, puis 1,75 et 1,5 pour cent d'augmentations sur trois ans. Le ministre Dubé n'a toutefois ni confirmé ni infirmé ces chiffres.

Il a tout de même justifié ses offres, en les qualifiant de raisonnables, et en laissant entendre qu'on ne sait pas de quoi aura l'air le contexte économique et financier dans quelques mois.

«On a voulu s'assurer que ce qu'on connaît aujourd'hui comme conditions, on les connaît aujourd'hui. Et notre offre que l'on trouve - c'est notre version à nous - plus que raisonnable, reflète les conditions qui étaient en place le 15 mars. Est-ce que ces conditions-là vont durer? Moi, si vous me le demandez aujourd'hui, à la vitesse des changements que l'on connaît, il n'y a grand monde qui est capable de dire qu'est-ce que ça va être dans deux mois, dans six mois», a lancé le ministre Dubé.

FTQ ouverte

En entrevue avec La Presse canadienne, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a déploré le fait que les organisations syndicales ont dû perdre un temps précieux pour négocier le renouvellement des primes qui arrivaient à échéance le 30 mars - celles des préposés aux bénéficiaires, ouvriers spécialisés, psychologues et autres. Celles-ci auraient dû être reconduites sans embûche, plaide-t-il. Elles ont d'ailleurs fini par l'être, pour six mois.

Mais M. Boyer estime qu'il est possible de négocier les conventions collectives des secteurs public et parapublic maintenant.

«Il y a une opportunité qui nous est offerte. Ça peut paraître ésotérique de négocier, alors que le Québec est sens dessus dessous, mais on est capable de faire deux choses en même temps», objecte M. Boyer.

«C'est même une bonne affaire de le faire en ce moment, parce qu'au lendemain de la crise, on va avoir un grand défi de redressement économique devant nous. Et on va avoir d'autres chats à fouetter», ajoute le président de la plus grande centrale syndicale du Québec.

Mais la FTQ ne compte pas précipiter les choses non plus. «On souhaite prendre le temps de bien faire les choses. On ne sent pas qu'on est dans une négociation accélérée.»

CSN et CSQ

La Confédération des syndicats nationaux n'a pas la même position que la FTQ. «Nous, on maintient que ce n'est pas le moment de négocier les conventions collectives», a-t-on fait savoir. La CSN souhaiterait plutôt suspendre les négociations des conventions collectives.

De son côté, le conseil général de négociation de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) était encore réuni, à 16h vendredi, pour discuter des démarches en cours et de l'attitude à adopter dans le contexte actuel.

Actualités

Les députés financeront de façon plus importante les groupes communautaires

Où ira l’argent? Les députés ont appris cette semaine qu’ils recevront des milliers de dollars de plus pour aider les organismes communautaires de leurs circonscriptions dans le contexte de la COVID-19. La ministre Isabelle Charest a annoncé qu’elle doublait l’enveloppe du Soutien à l’action bénévole, pour un total de 20,4 millions $.

L’enveloppe sera répartie entre les 125 députés, en fonction de l’indice de défavorisation de chacune des circonscriptions, et chaque élu décidera comment il distribuera le montant reçu selon les groupes ou actions auxquels il veut donner priorité. Un député reçoit en moyenne 83 000 $ et son enveloppe bondira donc à 166 000 $.

«Moi, je compte beaucoup sur les députés des quatre partis, qui font un travail extraordinaire, a déclaré le premier ministre François Legault lors de sa conférence de presse de mercredi. Si on a échappé quelqu’un qui est vulnérable, [...] le député va s’assurer d’aller bien financer les organismes [qui peuvent l’aider].»

Éric Lefebvre, Coalition avenir Québec, Arthabaska

Le whip de la CAQ n’a pas hésité une seconde: il viendra en aide aux trois banques alimentaires de sa circonscription du Centre-du-Québec. «Le gros gros avantage du Soutien à l’action bénévole, c’est que ça nous permet de faire une intervention rapide», dit-il au bout du fil. Déjà, il leur a procuré des bons d’achats dans cinq épiceries, cinq boucheries et deux boulangeries différentes. «Ça permet également d’aller directement soutenir nos petits entrepreneurs qui en ont bien besoin présentement. Ce sont des sommes d’argent importantes. Je pense qu’on réussit à faire une pierre deux coups, comme on dit.»

Pierre Arcand, Parti libéral du Québec, Mont-Royal-Outremont

Oui, il y a des besoins dans Outremont, assure le chef de l’opposition officielle, qui dispose en temps normal d’environ 57 000 $ pour aider les groupes communautaires. Avec les sommes additionnelles, il compte venir en aide au Service d’interprète d’aide et de référence aux immigrants (SIARI), qui oeuvre dans 14 langues. «Ils sont les premiers en contact avec plusieurs communautés qui viennent d’arriver au Québec. Ces gens-là ont des problèmes de logement, n’ont pas beaucoup d’argent en général. Eux font vraiment un travail extrêmement valable pour guider ces gens-là, et c’est sûr que je veux les appuyer de façon très forte.»

M. Arcand avise cependant les députés de sa formation politique de ne pas tout dépenser tout de suite. «Ça ne sera pas réglé à la fin avril, cette affaire-là, prévient-il. On va le dépenser de façon quand même rigoureuse, parce que je pense que les besoins vont continuer d’être importants en cours d’année.»

Alexandre Leduc, Québec solidaire, Hochelaga-Maisonneuve

À l’opposé, M. Leduc, qui représente un comté défavorisé, préfère une aide massive rapidement. En temps normal, il peut distribuer aux groupes communautaires jusqu’à 82 000 $ par année. «Je pense qu’on va dépenser un bon montant rapidement», dit-il. Sa priorité: s’assurer que ses concitoyens ne souffrent pas de la faim. «Il y a des groupes qui accueillent des personnes en situation d’itinérance. On comprend que leurs besoins ont augmenté plus que jamais. Eux autres aussi, ils ont des besoins alimentaires, ils offrent un souper, une collation, il faut qu’ils la prennent à quelque part. Il y a moins de dons maintenant dans les banques alimentaires, donc ils vont devoir acheter de la nourriture.»

Selon lui, la crise de la COVID-19 «souligne à grands traits toute l’utilité fondamentale du réseau communautaire». «Je pense que tout le monde comprend qu’un réseau communautaire à la grandeur du Québec, et à Montréal en particulier, est essentiel pour le bien-être d’une population», a-t-il déclaré.

Lorraine Richard, Parti québécois, Duplessis

À moyen et à long terme, ces sommes seront «nettement insuffisantes», constate la députée Richard, qui représente l’une des plus grandes circonscriptions du Québec. La saison de pêche est en péril, les entreprises ferment leurs portes. «Déjà, la situation sur la Côte-Nord n’était pas évidente. Après avoir eu un boom minier, on a pu voir au cours de la dernière année que c’était extrêmement difficile. On a beaucoup de petits villages aussi le long de la côte qui sont dévitalisés, donc les demandes vont aller en augmentant au niveau de l’aide pour ces populations», affirme-t-elle. Mme Richard consacrera, elle aussi, une bonne partie de son enveloppe discrétionnaire, qui est habituellement de 70 000 $, à l’aide alimentaire dans son comté.

Actualités

Fini les gants... blancs: 3 morts de plus et près de 1000 cas en 24 heures [VIDÉO]

En annonçant la mort de trois autres Québécois de la COVID-19 et près de 1000 nouveaux cas en seulement 24 heures, jeudi, François Legault avait ôté ses gants blancs. Expression à propos, alors qu’États et pays du monde entier se livrent une guerre sans merci pour accaparer l’équipement de protection médical, comme les gants.

«On doit faire comme si on l’avait, le virus, puis que chaque personne qu’on rencontre avait le virus. C’est ça que tout le monde doit faire au Québec! [...] Si quelqu’un pense encore que ce n’est pas sérieux, c’est le temps de se réveiller!» a clamé le premier ministre du Québec,à son 22e jour de points de presse quotidiens.

Afin de démontrer son sérieux, le gouvernement Legault a plus tard annoncé un investissement de 287 millions $ pour hausser les salaires des quelque 300 000 travailleurs de la santé qui livrent cette bataille au coronavirus, des «primes COVID» limitées dans le temps.

De plus, les policiers n’hésiteront plus à décerner des contraventions de 1000 à 6000 $ aux individus qui continuent de se rassembler et même aux entreprises non essentielles qui s’obstinent à demeurer ouvertes.

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Actualités

Détournement d’équipement: Ottawa discute de cet enjeu avec Washington

OTTAWA — Justin Trudeau s’est dit très préoccupé par les possibles détournements d’équipement médical destiné au Canada. Ottawa discute de cet enjeu avec Washington.

«J'ai vu avec grande préoccupation ce rapport qui soulignerait qu'il y aurait peut-être eu détournement. On est très inquiet à ce niveau-là», a admis le premier ministre à sa sortie quotidienne devant la presse, jeudi matin.

M. Trudeau a indiqué que ses ministres vérifient l'information qui circule dans quelques médias selon laquelle les Américains auraient pu mettre la main sur une cargaison de masques destinés au Québec, en provenance de Chine.

«On va faire des suivis (...) pour s'assurer que l'équipement destiné au Canada arrive au Canada», a-t-il promis.

«On est en train de travailler avec les Américains, de souligner cet enjeu spécifiquement», a-t-il ajouté.

«On comprend que les besoins aux États-Unis sont criants, mais les besoins au Canada sont criants aussi», a souligné le premier ministre.

Jeudi matin, le nombre de cas avait dépassé 217 000 aux États-Unis. Au Canada, le cap des 11 000 vient d'être franchi.

Quelques minutes plus tôt, le premier ministre se félicitait d'avoir accusé réception de plus de 10 millions de masques ces derniers jours, équipement qui est distribué aux provinces et aux territoires «aussi vite que possible».

La ministre fédérale de la Santé ajoute à ça un autre million de masques arrivés à Hamilton mercredi soir, 500 000 masques offerts en dons et 700 000 masques qui se trouvaient dans la réserve d'urgence fédérale. La ministre Patty Hajdu préfère ne pas spécifier la quantité d'équipement fournie à chaque province.

Elle a expliqué qu'Ottawa distribue le matériel selon la population de la province, et en met de côté suffisamment pour répondre aux besoins urgents d'une province qui serait frappée de manière disproportionnée.

Pour ce qui est du risque de se faire dérober en cours d'envoi l'équipement acheté outre-mer, la ministre Hajdu encourage les provinces et les territoires à participer aux achats en gros du Canada.

«Quand c'est le Canada qui achète, notre poids est plus important», a-t-elle avancé. Elle estime également Ottawa capable de faciliter la logistique, particulièrement avec la Chine, de l'envoi de ces cargaisons de plus en plus convoitées.

Les données et les scénarios

«Vous voulez faire des plans. Vous voulez vous préparer au pire. Vous voulez savoir s'il y a matière à avoir de l'espoir. Je sais. Et nous aurons plus d'information, bientôt», a offert Justin Trudeau dans son allocution matinale, jeudi.

Tout comme son homologue à Québec François Legault, M. Trudeau est confronté depuis quelques jours aux demandes répétées pour une publication des scénarios qu'il a en main. Combien de cas prévus? Combien de morts? Combien de temps encore à imposer des mesures d'isolement? Jeudi, il a donc indiqué que cette information serait bientôt disponible. Il veut d'abord s'assurer de la qualité des données fournies par les provinces, données sur lesquelles ces scénarios reposent.

En fin de journée, les premiers ministres du pays ont tenu une conférence téléphonique.

Selon une source fédérale, ils en sont arrivés à un consensus au sujet de la non-nécessité pour M. Trudeau de faire appel à la Loi sur les mesures d'urgence pour le moment.

Le premier ministre ontarien Doug Ford s'est déjà engagé à publier, dès vendredi, les scénarios qu'il a vus. «Vous avez le droit de voir ce que je vois», a-t-il dit à sa conférence de presse à Toronto, jeudi après-midi.

Certains doutent des chiffres fournis jusqu'à maintenant par la province - nombre de cas et nombre de décès - étant donné le nombre de tests passés en Ontario. Il y a eu environ 62 000 tests dans cette province alors qu'au Québec, qui compte six millions d'habitants de moins, plus de 75 000 tests ont été administrés.

Les autorités fédérales de la santé publique ont évité de commenter la qualité des données d'une province ou d'une autre. Mais elles ont répété, tout comme M. Trudeau, qu'il fallait s'assurer de l'exactitude de tous ces chiffres.

«La Colombie-Britannique, par exemple, nous avons besoin de savoir exactement ce qui est arrivé à leur stratégie d'administration de tests», a indiqué celle qui dirige l'Agence de la santé publique du Canada. Dre Theresa Tam ne sait pas encore si elle peut comparer les données des provinces.

Nombre de cas

Il y a maintenant 11 283 cas confirmés et probables au Canada, dont 138 décès.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles: 5518 au Québec, dont 36 décès; 2793 en Ontario, dont 53 décès; 1121 en Colombie-Britannique, dont 31 décès; 968 en Alberta, dont 13 décès; 206 en Saskatchewan, dont trois décès; 193 en Nouvelle-Écosse; 183 à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un décès; 167 au Manitoba, dont un décès; 91 au Nouveau-Brunswick; 22 à l'Île-du-Prince-Édouard; six cas au Yukon; deux cas dans les Territoires du Nord-Ouest. On n'a rapporté aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s'ajoutent les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Plus de 260 000 Canadiens se sont soumis à un test pour déceler le nouveau coronavirus.

Dre Tam relève qu'environ 3,5 pour cent de ces tests ont reçu des résultats positifs, ce qui lui fait conclure qu'au pays, en général, la stratégie des autorités de santé publique ne fauche pas trop large et administre le test aux bonnes personnes.

Message du jour

«Chacun doit faire sa part. Chacun doit sacrifier sa routine pour que la vie reprenne un jour son cours», a réitéré le premier ministre Trudeau, en appelant les Canadiens à «servir» leur pays. «Votre grand-père a peut-être servi son pays en allant à l'étranger pour une guerre. Votre mère, quant à elle, s'est peut-être battue pour plus d'égalité. Maintenant, c'est à votre tour», a-t-il lancé.

La Capitale

Émile Loranger (1946-2020), «la fin d'une époque» [PHOTOS]

Le maire de L’Ancienne-Lorette depuis plus de trois décennies, Émile Loranger, est mort soudainement dans la nuit de mercredi à jeudi, à la suite de complications cardiaques.

Le décès de M. Loranger a été annoncé jeudi matin par la Ville de L’Ancienne-Lorette. Il avait 73 ans.

Le maire Loranger, qui était suivi en cardiologie, a été hospitalité mercredi à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, a indiqué la conseillère municipale Sylvie Falardeau, lors d'un point de presse webdiffusé jeudi après-midi.

Mme Falardeau s'est rendue avec la femme de M. Loranger au chevet du maire et elle a appris qu'il ne «passerait pas la nuit», a dit Mme Falardeau. «Après 35 ans de travail et d'amitié avec M. Loranger, ç'a été très difficile pour moi».

La mairesse suppléante Sylvie Papillon a indiqué que M. Loranger était «en forme» et qu'il était présent dans les derniers jours à l'hôtel de ville. Le maire Loranger a d'ailleurs présidé mardi soir la séance du conseil municipal «qui aura malheureusement été sa dernière», a noté Mme Papillon.

«Il était un homme de conviction et il était reconnu pour ses qualités de rassembleur et de bâtisseur, a dit Mme Papillon. Il a contribué de façon importante à la croissance et au dynamisme de L'Ancienne-Lorette».

Les drapeaux situés à l’hôtel de ville de L'Ancienne-Lorette et ceux près des édifices municipaux ont été mis en berne.

Un long règne

Le règne d'Émile Loranger à la mairie de L'Ancienne-Lorette s'est amorcé il y a plus de trois décennies, en 1983. M. Loranger a été maire jusqu'à ce que sa ville fusionne avec Québec, le 1er janvier 2002. 

Puis, après s'être battu pour la défusion, il a réélu maire de L’Ancienne-Lorette le 6 novembre 2005 dans une ville défusionnée. 

«Saga des quotes-parts»

Les derniers mois d'Émile Loranger à la mairie L’Ancienne-Lorette ont été marqués par la controverse. En octobre, le maire a été condamné à une suspension de 60 jours sans salaire pour des manquements à l’éthique. Environ un an plus tôt, il s’était placé en situation de conflit d’intérêts en participant notamment à un vote sur une demande d’enquête le visant personnellement.

Émile Loranger faisait toujours l'objet de deux enquêtes à la Commission municipale du Québec (CMQ). L'une portait sur 240 factures de restaurants que la Ville de L’Ancienne-Lorette lui avait remboursés durant six ans. L'autre portait sur sa décision de poursuivre avec les fonds publics deux conseillers municipaux «à des fins personnelles ou partisanes».

Un combat sans dénouement

Émile Loranger n'aura finalement pas connu le dénouement d'un de ses principaux combats comme maire, soit celui des «quotes-parts» que L’Ancienne-Lorette estime avoir versé en trop à l'agglomération de Québec.

Après plusieurs années de litige, L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures avaient obtenu gain de cause en 2018. La Cour supérieure avait ordonné à la Ville de Québec de rembourser 13,9 millions $ à L’Ancienne-Lorette. Mais la ville du maire Labeaume a porté la décision en appel. La cause devait être entendue par la Cour d'appel au printemps 2021.

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Monde

COVID-19: moins de la moitié des Américains satisfaits de Trump

WASHINGTON — Les Américains accordent d’excellentes notes à la gestion de crise des gouvernements d’États et des autorités locales pour leur réaction proactive face à la pandémie du coronavirus, mais seule une minorité de citoyens se disent satisfaits du président Donald Trump.

Selon les résultats d’un sondage de l’Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research, moins de la moitié des citoyens américains approuvent la réaction du président devant la pandémie.

Malgré tout, alors qu’il demeure grandement polarisant parmi l’électorat, le sondage révèle que le taux d’appui de Donald Trump atteint un niveau des plus élevés depuis le début de sa présidence.

Ce sont 44 % des Américains qui approuvent la gestion de crise du président contre la COVID-19. Ce qui correspond à son taux d’appui parmi la population qui pointe à 43 %. Pour Donald Trump, il s’agit pratiquement d’un sommet depuis son élection en 2016.

La propagation de la maladie à COVID-19 a déjà tué plus de 5000 personnes aux États-Unis en plus de paralyser l’économie américaine. Il s’agit de toute évidence de la pire crise à laquelle est confrontée la présidence de Donald Trump.

Les prochaines semaines risques bien de déterminer si les électeurs souhaitent lui accorder un second mandat aux élections de novembre prochain. Son adversaire le plus probable semble être l’ex-vice-président Joe Biden.

Au début de la crise, Donald Trump a sous-estimé la menace en comparant le virus à la grippe saisonnière. Il avait ensuite laissé entendre que les interdictions de travail et de voyage pourraient prendre fin à la mi-avril plaidant que le remède à l’épidémie ne doit pas être pire que la crise elle-même.

Changement de ton

Le président a toutefois changé de ton drastiquement au cours des derniers jours. Mardi, la Maison-Blanche a estimé que quelque 240 000 décès liés à la COVID-19 pourraient survenir aux États-Unis même en respectant les consignes d’éloignement.

Les chiffres sur le taux d’appuis au président Trump sont dopés par l’opinion favorable de 82 % des partisans républicains à sa gestion de la crise.

À l’opposé, les mêmes chiffres sont lourdement plombés par une opinion favorable d’à peine 14 % des partisans démocrates.

Les Américains ont une opinion beaucoup plus positive pour leurs gouverneurs et leurs élus locaux.

À travers le pays, 56 % des démocrates et 65 % des républicains estiment que le gouvernement de leur État réagi bien face à l’épidémie.

Par ailleurs, 78 % des citoyens des États-Unis sont d’accord avec les consignes de confinement à la maison et de ne sortir que pour des besoins essentiels.

La même proportion se dit favorable à l’interdiction de voyager et à la fermeture des bars et des restaurants.

Sherbrooke

La Ville convoque une séance extraordinaire du conseil

Une séance extraordinaire du conseil municipal a été convoquée jeudi après-midi à 15 h 30. Il s’agit de la deuxième séance extraordinaire en autant de semaines, alors qu’une séance régulière est prévue le lundi 6 avril.

Deux points ont été inscrits à l’ordre du jour, notamment un état de la situation de la main-d’œuvre à la Ville de Sherbrooke depuis le 25 mars. Il devrait y être question du plan de contingence lié à la COVID-19. 

Le second point concernera l’autorisation d’envoyer un avis de convocation autrement que par une note écrite. 

Les citoyens qui souhaiteraient poser une question à la période de questions peuvent le faire en remplissant le formulaire à sherbrooke.ca/questioncm.

La séance du conseil municipal se déroulera à huis clos, mais sera webdiffusée sur le site de la Ville de Sherbrooke. La plupart des élus interviendront par vidéoconférence.

Politique

COVID-19: le Parlement sera rappelé pour adopter des mesures d’urgence

OTTAWA - Le Parlement fédéral sera rappelé une seconde fois pour adopter de nouvelles mesures économiques d’urgence et il faudra voir si le gouvernement a appris de ses erreurs.

Mercredi, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé pendant son point de presse quotidien qu’il avait demandé à son équipe de contacter les partis d’opposition à ce sujet, soulignant que la réponse à la crise devait être un «effort de l’équipe Canada».

«C’est peut-être pour se reprendre par rapport au cafouillage de la semaine passée. C’était mal parti pour le gouvernement et il n’a pas montré une très bonne image vis-à-vis des partis d’opposition», analyse Geneviève Tellier, professeure en études politiques à l’Université d’Ottawa.

La semaine dernière, l’adoption du plan fédéral, qui ne devait être qu’une formalité, s’est transformée en marathon de négociations après que l’opposition eut accusé le gouvernement de vouloir s’attribuer des pouvoirs sans précédent dans le contexte de la crise de la COVID-19.

Cette fois, le gouvernement n’a pas attendu. Il a déjà contacté les partis d’opposition pour déterminer une date pour un autre court retour à la Chambre des communes, quelques heures après que les conservateurs en eurent fait la demande.

Les élus se pencheront sur la subvention salariale pour les entreprises, qui coûtera 71 milliards $ à l’État et qui devrait être mise sur pied d’ici six semaines.

Les bloquistes sont prêts à collaborer, mais à certaines conditions.

Le chef Yves-François Blanchet exige que tous les parlementaires aient en main le libellé du projet de loi et s’entendent sur la version finale du projet de loi avant de se déplacer vers Ottawa. Il souhaite ainsi que l’exercice se fasse au plus vite.

M. Blanchet a reproché au gouvernement d’avoir cédé, la semaine dernière, aux pressions des conservateurs alors que les bloquistes étaient prêts à permettre au gouvernement d’aller de l’avant avec la subvention salariale et des baisses d’impôts sans demander une nouvelle autorisation au Parlement.

«Notre proposition nous aurait évité de revenir au Parlement», de l’avis du chef bloquiste. «Je réitère que la partisanerie doit être laissée au vestiaire», a-t-il réclamé, se désolant de ce que cette nouvelle réunion d’élus et de sénateurs retarde le versement de l’aide financière.

Mme Tellier se demande comment l’opposition se comportera lors de cette nouvelle séance aux Communes.

«Est-ce qu’ils vont essayer de marquer des points? Ça pourrait être au désavantage des partis d’opposition s’ils commencent à rentrer un peu de partisanerie qui est plus ou moins fondée, je vous dirais», a-t-elle dit, citant en exemple les gouvernements du Québec et de l’Ontario qui ont l’appui de tous les partis dans le combat contre la COVID-19.

COVID-19

Le conseiller Éric Duchesneau s’est envolé à Acapulco

Alors qu’un avertissement a été émis aux voyageurs pour qu’ils évitent les déplacements non essentiels à l’extérieur du Canada, le conseiller municipal granbyen Éric Duchesneau s’est envolé vers Acapulco, au Mexique, il y a une semaine.

Joint par messagerie électronique, Éric Duchesneau a confirmé avoir attrapé le dernier vol disponible mercredi dernier pour cette destination soleil. La perspective d’être confiné seul à la maison, alors qu’il souffre d’une dépression, l’a incité à poser ce geste précipité, a reconnu celui qui aborde ainsi publiquement pour la première fois cet aspect de sa vie privée.

COVID-19

Les députés présents pour les citoyens

Si le travail parlementaire est suspendu pour les députés à Québec et Ottawa, c’est le travail avec les citoyens, les entreprises et les organismes qui prend toute la place depuis le début de la crise sanitaire liée à la COVID-19.

« Je travaille plus de 12 heures par jour, sept jours par semaine pour rester présente auprès des gens de la circonscription. Étant donné que nous ne pouvons pas aller les voir, nous sommes en contact constant avec eux au téléphone ou par ordinateur », signale la députée de Saint-François à l’Assemblée nationale, Geneviève Hébert.

Affaires

Sylvain Gaudreault demande un «plan Marshall» pour relancer l’économie

Le député et candidat à la direction du Parti québécois (PQ), Sylvain Gaudreault, appelle le gouvernement Legault à mettre en place un «plan Marshall» pour relancer l’économie du Québec après la crise du coronavirus.

M. Gaudreault fait ainsi allusion au vaste plan de reconstruction de l’Europe après la Deuxième Guerre mondiale, massivement financé par les États-Unis et baptisé du nom du secrétaire d’État George Marshall.

Le député péquiste de Jonquière souhaitait ainsi répliquer à l’escouade mise en place par le gouvernement caquiste en vue de l’après-crise.

En effet, selon ce qu’a révélé Québecor, François Legault a réuni autour de lui un comité de ses ministres économiques, Pierre Fitzgibbon (Économie), Eric Girard (Finances), Christian Dubé (Conseil du Trésor) et Jean Boulet (Travail), chargé de réévaluer les engagements électoraux et de stimuler la relance.

Dans une publication diffusée par l’entremise de Facebook mardi après-midi, M. Gaudreault propose pour sa part d’élargir le projet de relance, en ajoutant les ministères de l’Environnement et de la Santé, et appelle à un «plan Marshall du 21e siècle».

«Infrastructures vertes»

Cette sortie de crise doit être, selon lui, l’occasion d’investir dans des «infrastructures vertes», soit des projets de transport en commun, et non dans un projet de lien routier comme le futur tunnel Québec-Lévis que la Coalition avenir Québec (CAQ) s’est engagée à construire.

Le député de Jonquière réclame également des mesures pour les travailleurs qui seront affectés par la transition d’une économie fondée sur les hydrocarbures vers une économie verte.

En outre, il exige par la même occasion une véritable dévolution des pouvoirs aux régions. Et enfin, il réclame que chaque décision économique soit prise en fonction des coûts humains et financiers sur la santé publique.

Lors de sa conférence de presse quotidienne pour faire le point sur la lutte au coronavirus, M. Legault a par ailleurs indiqué que la relance économique passera en partie par l’accélération de certains projets de transport en commun, notamment dans les couronnes de la région métropolitaine.

«Tous les projets qu’on a dans le transport en commun, que ça soit Montréal, Longueuil, Laval, Québec, Gatineau, les autobus électriques dans les 20 grandes villes du Québec, je pense que ça va aider à ajouter rapidement des infrastructures. Donc, des contrats publics qui vont remplacer des contrats privés qui ne seront peut-être pas là, au rendez-vous, dès le redémarrage.»

Rappelons que la course à la direction du PQ a été suspendue en raison de la crise sanitaire actuelle.

Monde

COVID-19: Obama laisse entendre que Trump a «rejeté les avertissements»

WASHINGTON — L’ancien président américain Barack Obama a laissé entendre mardi que son successeur Donald Trump avait «rejeté les avertissements» sur les risques d’une pandémie de coronavirus, et l’a accusé de nier les effets du changement climatique.

«Nous avons tous, de façon terrible, pu constater les conséquences provoquées par ceux qui ont rejeté les avertissements sur une pandémie», a tweeté l’ex-président démocrate.

Davantage de personnes sont désormais mortes du coronavirus aux États-Unis (3415 décès) qu’en Chine (3305), berceau de la pandémie, selon le bilan officiel chinois et le comptage de l’université Johns Hopkins qui fait référence. Les États-Unis recensent de loin le plus grand nombre de cas officiellement déclarés, avec plus de 174 000 mardi.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de subir d’autres conséquences causées par ceux qui nient le changement climatique. Chacun d’entre nous, particulièrement les jeunes, doit exiger davantage de la part de nos dirigeants à tous les niveaux, et voter à l’automne», lors de l’élection américaine, a poursuivi le démocrate, qui commente d’ordinaire peu cette campagne présidentielle.

Actualités

COVID-19: quatre régions de plus fermées au Québec

Après avoir fermé huit régions du Québec samedi, le gouvernement Legault ajoute mercredi midi quatre territoires à sa liste d’endroits où les allées et venues seront limitées par des contrôles policiers sur les routes.

Il s’agit de l’Outaouais, certains secteurs des Laurentides et de Lanaudière, ainsi que de l’agglomération de La Tuque.

«Une ordonnance de la santé publique sera désormais en vigueur pour les régions et les territoires suivants : 

- la région sociosanitaire de l’Outaouais; 

- les territoires des municipalités régionales de comté d’Antoine-Labelle et d’Argenteuil pour la région sociosanitaire des Laurentides; 

- les territoires d’Autray, de Joliette, de Matawinie et de Montcalm pour la région sociosanitaire de Lanaudière; 

- l’agglomération de La Tuque pour la région sociosanitaire de la Mauricie et Centre-du-Québec», lit-on dans un communiqué du ministère de la Sécurité publique.

Seules les personnes dont les déplacements sont essentiels pourront sortir ou entrer dans ces régions.

Samedi, la Sécurité publique avait déjà isolé les huit régions suivantes :

- Bas-Saint-Laurent

- Saguenay–Lac-Saint-Jean

- Abitibi-Témiscamingue

- Côte-Nord

- Nord-du-Québec

- Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

- Nunavik

- Terres-Cries-de-la-Baie-James

Politique

Secteur public: Québec prolonge des primes qui venaient à échéance le 30 mars

Certaines primes aux travailleurs du secteur public qui devaient prendre fin le 30 mars, notamment celle accordée aux préposés aux bénéficiaires en soins de longue durée, seraient finalement prolongées.

«Le gouvernement a contacté tous les syndicats pour leur indiquer que nous étions disposés à prolonger les primes qui devaient arriver à échéance aujourd’hui pour les 6 prochains mois et que nous souhaitions en discuter avec eux», a indiqué l’attachée de presse de Christian Dubé, le président du Conseil du trésor, dans un courriel à La Presse canadienne.

La durée de la prolongation annoncée variait cependant selon le syndicat qui a d’abord confirmé l’information, lundi soir.

Plusieurs primes versées aux travailleurs des secteurs public et parapublic font l’objet de lettres d’entente et devaient venir à échéance le 30 mars.

Les conventions collectives 2015-2020 des 550 000 employés de l’État, elles, viennent à échéance le 31 mars.

Lundi soir, l’Alliance du personnel professionnel et technique dans la santé et les services sociaux (APTS) a été la première à l’annoncer. Dans son cas, trois primes seraient prolongées pour six mois : celle pour le travail en hébergement et soins de longue durée (qui inclut les préposés), celle pour les salariés qui travaillent auprès de la clientèle ayant des troubles graves du comportement et celle des psychologues.

Jointe au téléphone peu de temps après, la CSN a indiqué qu’elle avait aussi obtenu le maintien de toutes ses primes, mais seulement «pour le temps de la négociation accélérée». Il n’y a pas eu de mention d’une durée de six mois à la CSN. Et cela touche aussi d’autres primes que celles qui ont été mentionnées, dont celle des ouvriers spécialisés.

Jointes par téléphone et par courriels, la FTQ et la CSQ attendaient encore des nouvelles de leur équipe de négociation respective, tard en soirée lundi. Les deux centrales syndicales ont des membres qui sont aussi directement concernés par ces primes qui devaient venir à échéance le 30 mars.

Le Conseil du trésor avait confirmé la tenue de négociations intensives avec les syndicats, en ajoutant qu’il ne négocierait pas sur la place publique.

La prime pour le travail en hébergement et de soins de longue durée est de 180 $ par bloc de 750 heures de travail.

La prime pour les psychologues varie de 6,7 % à 9,6 %.

La prime pour le travail auprès d’une clientèle ayant des troubles graves du comportement est de 295 $ ou 360 $ par bloc de 500 heures de travail, a précisé l’APTS.

Ces primes avaient été instaurées, en 2015, parce qu’il y avait rareté de personnel dans ces métiers et professions du secteur public.

Il importe de souligner que comme il n’existe pas de front commun intersyndical, les syndicats ont des négociations distinctes avec Québec - ce qui peut expliquer le délai dans les offres à chaque syndicat.

Négo accélérée

La «négociation accélérée» a été proposée par Québec dans le contexte de la crise du coronavirus. Il avait d’abord été question de suspendre les négociations, à cause de la crise - ce que les syndicats avaient accepté.

Puis on a plutôt pensé à l’accélérer, mais pour un terme plus court, afin de trouver du même souffle des moyens pour mieux protéger les travailleurs concernés durant la crise.

Ainsi, les syndicats revendiquent par exemple une prime de reconnaissance pour le travail qu’ils font durant la crise, une sorte de «prime coronavirus».

Pour appuyer leur revendication à cet effet, ils rappellent que les travailleurs dans les épiceries et d’autres maillons de la chaîne alimentaire, par exemple, ont reçu une prime de 2 $ l’heure de la part de leur employeur privé.

Parmi leurs autres demandes liées au coronavirus, on trouve celle de retirer les travailleuses enceintes ou immunosupprimées des situations où elles pourraient être exposées à la COVID-19.

Politique

COVID-19: 133 millions $ de Québec aux institutions s'occupant des aînés

Le gouvernement du Québec annonce lundi l'octroi d'une aide d'urgence de 133 millions $ aux institutions qui hébergent ou accueillent des personnes aînées ou des clientèles avec des besoins spécifiques, afin de les aider à faire face à la pandémie de COVID-19.

Dimanche, lors de sa conférence de presse quotidienne, le premier ministre François Legault a affirmé que le gouvernement comptait ajouter beaucoup de ressources dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées, les aînés étant les plus susceptibles d'attraper le nouveau coronavirus.

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, précise que plus de la moitié de cette somme, 73 millions $, sera versée aux ressources intermédiaires et aux ressources de type familial.

Un montant de 40 millions $ sera remis aux résidences privées pour aînés certifiées, alors que 20 millions $ seront consacrés aux CHSLD privés non conventionnés.

La ministre Blais estime que ces montants d'argent permettront aux ressources d'hébergement de composer avec leurs enjeux de ressources humaines, par exemple le paiement d'heures supplémentaires d'employés et l'embauche de personnel additionnel.

La ministre Blais croit aussi que l'argent permettra l'approvisionnement en équipements de protection et de désinfection pour assurer la sécurité et la santé des personnes hébergées.

Dimanche, le premier ministre Legault a mentionné que le personnel, les gens qui viennent livrer la nourriture et les résidents eux-mêmes, avec supervision, entrent et sortent des résidences. Il a signalé l'importance qu'il y ait plus de contrôle, notamment par des vérifications des symptômes de la maladie qui soient faites à l'entrée.

Covid-19

Doug Ford suscite les applaudissements depuis le début de la pandémie

TORONTO - Aucun aspect de la vie canadienne n’a été épargné par la pandémie de COVID-19, y compris la politique, et des experts s’accordent sur un fait: la crise sanitaire a permis de découvrir un nouveau Doug Ford.

Le premier ministre de l’Ontario, qui a souvent été un facteur de division sur la scène locale avant de devenir une figure nationale polarisante, fait tourner les têtes depuis qul est devenu clair que le Canada ne serait pas épargné par la propagation du nouveau coronavirus.

Le discours populiste qui permettait à ses opposants à le comparer au président américain Donald Trump a été abandonné. Les points de presse de M. Ford ont plutôt été salués pour le ton calme du premier ministre et les idées relativement progressistes adoptées.

Selon les observateurs politiques, une telle approche diffère non seulement de celle démontrée par des politiciens similaires au sud de la frontière, mais de la propre conduite de Ford par le passé.

«Je suis un libéral, mais je donne beaucoup de mérite à Doug Ford - il gère très bien cela, a déclaré Dan Moulton, vice-président de Crestview Strategy et membre du personnel de l’ancien gouvernement libéral. Il est transparent, réactif et engageant. Les Ontariens le voient vraiment en action.»

Les éloges formulés par des partisans du centre ou de la gauche ont été rares au cours de la carrière politique peu orthodoxe et colorée de M. Ford.

Pendant son mandat de conseiller municipal de Toronto, Doug Ford s’est largement inspiré de ses instincts populistes aiguisés pour se tailler une réputation de conservateur aguerri et d’homme politique qui n’avait pas peur des mots.

Ces traits distinctifs sont restés bien visibles lorsqu’il est devenu premier ministre en juin 2018 et tout au long d’une première année tumultueuse au pouvoir qui a vu son gouvernement progressiste-conservateur inverser le cours d’une multitude de politiques et de promesses fondamentales.

Ford était rarement conciliant, qu’il s’agisse de discuter des tarifs d’électricité, de la politique environnementale ou des négociations collectives avec les enseignants de l’Ontario.

Tout cela a changé plus tôt ce mois-ci.

Dans une entrevue avec La Presse canadienne, M. Ford a déclaré que des situations sans précédent comme celle-là demandaient une nouvelle approche.

«Nous avons mis de côté les différences et nous avons évolué ensemble parce que les gens s’y attendent», a-t-il déclaré à propos de ses relations amicales actuelles avec les autorités fédérales et municipales.

Le premier ministre de l’Ontario a également soutenu que l’expérience les leçons apprises durant la pandémie seront appliquées une fois la crise passée.

Politique

Le Parti québécois suspend temporairement sa course à la direction

Le Parti québécois (PQ) suspend sa course à la direction.

Dans un communiqué transmis samedi après-midi, la formation politique a fait savoir qu’elle devait montrer l’exemple dans le contexte de la pandémie actuel et interrompre les activités non essentielles.

«Face à la pandémie sans précédent à laquelle fait face le Québec, toutes nos énergies doivent être consacrées à la résolution de cette crise», a déclaré la présidente d’élection, Agnès Maltais.

La réception par la permanence du parti des signatures recueillies par les aspirants à titre de condition de leur candidature est suspendue, peut-on apprendre.

La suspension des dons sera quant à elle effective à partir du lundi 30 mars. La conférence de coordination, qui gère les activités de la course, se réunira de nouveau dans un délai maximal de 30 jours pour évaluer la possibilité de rouvrir la période de mise en candidature. À la suite de la reprise, un délai de 21 jours sera accordé aux candidats pour terminer la collecte de leurs signatures.

La période des débats entre les candidats devait être entreprise sous peu mais ils n’auraient pu se dérouler devant public, en raison de l’interdiction des rassemblements.

Parmi les candidats en lice, il y a le député Sylvain Gaudreault, l’avocat Paul St-Pierre-Plamondon, l’historien Frédéric Bastien, l’humoriste Guy Nantel et l’homme d’affaires Laurent Vézina.

COVID-19

Les profs invités à assurer un suivi auprès de leurs élèves

Pendant la fermeture des écoles, les enseignants et les autres professionnels de l’éducation sont invités à assurer un suivi auprès des élèves du Québec, en priorisant les plus vulnérables, est-il indiqué dans une note envoyée au réseau par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Tous les établissements scolaires du Québec seront fermés jusqu’au 1er mai inclusivement, en raison des risques de contagion liés à la COVID-19.

Politique

Le Parti conservateur suspend sa course à la chefferie 

OTTAWA — Le Parti conservateur suspend sa course à la direction en raison de la crise provoquée par la pandémie de COVID-19, a annoncé tard jeudi la formation politique.

Le parti affirme qu’il n’est plus possible de respecter les délais pour traiter les adhésions et les dons, et gérer les bulletins de vote à temps pour l’élection prévue le 27 juin.

Aucune nouvelle date n’a été fixée. Le parti a indiqué qu’il réévaluera la situation le 1er mai.

La pression est forte depuis plusieurs jours sur les organisateurs pour que la course soit suspendue.

Les demandes de retarder la course provenaient de deux candidats - Erin O’Toole et Derek Sloan - ainsi que de dizaines de conservateurs de haut rang et de membres de la base.

Le candidat Peter MacKay avait plutôt insisté pour que la date limite soit avancée, tandis que Leslyn Lewis, le quatrième candidat sur le bulletin de vote, a fait valoir que les délais fixés devaient être respectés.

Santé

COVID-19: «Les travailleurs sociaux n’ont pas tous besoin d’être sur le terrain», dit le ministre Carmant

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, appelle les gestionnaires du réseau à autoriser les travailleurs sociaux qui le peuvent à faire du télétravail et précisera sous peu les services qui requièrent des déplacements.

Le Soleil rapportait jeudi matin que l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec a déploré mercredi soir au ministre Carmant l’intransigeance de certains gestionnaires qui privilégient «la ligne dure». L’Ordre dénonçait notamment le fait que le télétravail soit «majoritairement refusé».

«J’en appelle aux gestionnaires du réseau de permettre aux gens qui le peuvent de faire du télétravail, a dit le ministre Carmant dans une déclaration officielle envoyée au Soleil. Les travailleurs sociaux n’ont pas tous besoin d’être sur le “terrain” pour faire leur suivi auprès de leur clientèle. Le gros bon sens doit s’appliquer.»

Lionel Carmant précise que le ministère de la Santé et aux Services prépare un document qui précisera quels services requièrent des déplacements et lesquels peuvent se faire en télétravail. Le document «sera révisé régulièrement selon l’évolution de la situation», indique le ministre. 

L’Ordre des travailleurs sociaux déplorait aussi des lacunes dans les mesures sanitaires et la protection personnelle, des visites à domicile et des rencontres d’équipe maintenues «sans tenir compte de la distanciation sociale». Le ministre Carmant a tenu à rappeler que les règles gouvernementales qui émanent de la Direction nationale de la santé publique doivent être suivies. Il rappelle aussi que lors des réunions les  travailleurs doivent garder une distanciation physique de 2 mètres.

«La santé et la sécurité des travailleurs comme des clientèles sont des priorités incontournables et je ne ferai aucun compromis», dit le ministre Carmant. 

Dans un courriel obtenu par Le Soleil et envoyé mercredi soir aux membres de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, la présidente, Guylaine Ouimette, indique qu’elle a eu un entretien téléphonique mercredi soir avec le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant. Elle écrit lui avoir fait part de «problèmes récurrents» vécus par les travailleurs sociaux en cette période de crise.

«Il faut absolument que les organisations leur offrent des mesures sécuritaires pour pouvoir travailler», a résumé Mme Ouimette en entrevue au Soleil. 

L’Ordre a notamment dénoncé certains gestionnaires qui «semblent privilégier la ligne dure, la productivité à tout prix, les statistiques, la diminution des listes d’attente… peu importe le contexte de crise. Le business as usual serait le mot d’ordre dans plusieurs secteurs d’activités», écrit Guylaine Ouimette dans son courriel.

La présidente de l’Ordre affirme qu’elle a reçu des centaines de courriels de ses membres et note qu’il «y a beaucoup d’inquiétudes et d’insécurité» chez les travailleurs sociaux dans plusieurs services du réseau de la santé, pratiquement dans toutes les régions du Québec.

Elle souligne avoir rappelé au ministre Carmant que les travailleurs sociaux font officiellement partie des employés qui offrent des services de soins de santé et de services sociaux prioritaires reconnus par le gouvernement — les « anges gardiens » dont a parlé le premier ministre François Legault.

«Pourtant, vous vous sentez négligés, voire oubliés, écrit Guylaine Ouimette à ses membres. Il faut, de leur part, un signal clair, des actions et des décisions qui vous protègent aussi et, je dirais même, en premier lieu».

Dans le réseau de la santé et des services sociaux, les travailleurs sociaux sont présents en cette période de crise notamment dans les hôpitaux, les CLSC, les CHSLD, à la DPJ et les centres de réadaptation en dépendance.

Mme Ouimette a proposé une série de solutions à court terme au ministre Carmant. Elle suggère entre autres d’augmenter le nettoyage et la désinfection des espaces de travail et d’augmenter la protection personnelle avec des gants, des masques, et du Purell. Elle demande aussi de limiter à deux le nombre de personnes par bureau et d’éviter les visites à domicile «sauf si absolue nécessité et, lorsque c’est le cas, offrir le matériel de protection».

La présidente de l’Ordre souhaite aussi que les gestionnaires autorisent et organisent le télétravail par Facetime, Skype, etc. ou d’autres moyens et évitent aux travailleurs sociaux les visites à domicile «sauf si absolue nécessité et, lorsque c’est le cas, offrir le matériel de protection».

Plus globalement, Mme Ouimette demande au ministère de cibler la liste des services prioritaires «afin de répondre aux besoins les plus urgents de la population». 

La présidente de l’Ordre affirme qu’elle obtient pour le moment une «excellente collaboration» du cabinet du ministre Carmant et de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann. 

Le ministre Carmant affirme de son côté qu’il a eu «un entretien téléphonique très productif» avec la président de l’Ordre. «Mme Ouimette m’a fait part de plusieurs récriminations de ces membres. J’en ai pris bonne note et je m’applique à résoudre ceux-ci», a-t-il dit. 

COVID-19

COVID-19: Doug Ford en a ras-le-bol des entreprises malicieuses

TORONTO — Le premier ministre ontarien Doug Ford en a eu assez d’entendre dire que des entreprises augmentent le prix de certains produits désinfectant durant la crise de la COVID-19. Jeudi, il a exposé le nom d’un épicier torontois, Pusateri, qui avait affiché au coût de 30$ une boîte de lingettes Lysol.

Le premier ministre de l’Ontario le répétait déjà depuis quelques jours: « Je n’hésiterai pas à nommer les entreprises qui profitent des gens ».

C’est en plein ce qu’il a fait durant sa conférence de presse quotidienne, jeudi. « C’est dégueulasse, absolument dégueulasse », a-t-il pesté, furieux, en parlant de l’augmentation exorbitante du prix à l’unité des boîtes de lingettes désinfectantes Lysol chez l’épicier Pusateri, qui compte une dizaine de succursales dans la région du Grand Toronto.

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> Le bilan s’alourdit, encore des décès à prévoir à Ottawa

Le président-directeur général de l’entreprise familiale, Frank Luchetta, a indiqué dans une déclaration envoyée aux médias qu’il s’agissait en fait d’une erreur, s’excusant à ses clients. 

M. Luchetta a promis un remboursement à toutes les personnes qui ont acheté ce produit. 

Le premier ministre a conclu en affirmant que son cabinet imposera des mesures afin de rendre illégal ce genre d’augmentation des prix.  

COVID-19

Trois nouveaux décès au Québec: «La plus grande bataille de notre vie», dit Legault

Trois autres personnes âgées sont mortes du coronavirus au Québec. Cela fait sept décès depuis le début de l’épidémie. Et 1339 cas officiels, six fois plus qu’il y a trois jours. «Ça risque d’être la plus grande bataille de notre vie», clame le premier ministre François Legault.

Malgré les critères moins stricts pour catégoriser les cas et une capacité de tests accrue, reste que la hausse vertigineuse depuis trois jours des cas avérés d’individus infectés à la COVID-19 au Québec s’avère impressionnante.

Le décompte officiel du gouvernement du Québec est dévoilé chaque jour, à 13h. En ligne sur quebec.ca et au point de presse journalier tenu par M. Legault, le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, et la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann.

Mercredi, avec 326 cas de plus, il s’agissait d’une troisième augmentation significative de suite, mais aussi la plus faible des trois. Lundi, c’était 409 nouveaux cas et mardi, 385.

«On a beaucoup augmenté les tests puis les analyses de tests, on a maintenant 26 600 cas négatifs, 3000 en attente de résultat. Donc, quand vous analysez les chiffres, quand vous tenez compte de la grande augmentation du nombre de tests, ce sont quand même des résultats qui sont encourageants. Mais la partie n’est pas gagnée et il faut garder nos bonnes habitudes», a affirmé le premier ministre du Québec.

Du même souffle, il a tenté de convaincre de ne pas comparer notre nombre de cas avec ceux des autres provinces, beaucoup plus bas. Par exemple, l’Ontario affiche environ la moitié moins de cas pour une population de 14,7 millions d’individus, contre 8,5 millions au Québec. La stratégie de tests n’étant pas la même partout, toute comparaison est futile, dit-il.

Ne pas mourir isolé

Le Québec compte 78 malades de la COVID-19 hospitalisés, près de 6 % des cas, dont 35 aux soins intensifs.

Trois décès se sont ajoutés à ceux des quatre résidents d’un centre d’hébergement de Lavaltrie, dans Lanaudière, la semaine passée.

Il s’agit encore de deux personnes «d’un âge avancé», a d’abord dévoilé le Dr Arruda. Sauf qu’elles n’habitaient pas en résidence ni en région métropolitaine, a-t-il ajouté.

«Ça veut dire que même une personne âgée qui vit chez elle, qui a des maladies chroniques, parce que ce n’est pas tous les Québécois qui sont en résidence pour personnes âgées, il y a plein de gens qui vivent dans leur maison. Ça veut dire qu’eux aussi peuvent être à risque», a indiqué le directeur de la Santé publique.

En plus de la résidence de Lavaltrie, où «les mesures nécessaires ont été mises en place», insiste le premier ministre, deux autres résidences de personnes âgées de Montréal et de Sherbrooke sont aux prises avec le coronavirus.

À moins que le décès survienne subitement, les gens qui décèdent du coronavirus ne mourront pas isolés de leurs proches, assurent MM. Legault et Arruda.

«Quand on sait que la personne, que ça soit de la COVID-19 ou d’autres causes, est sur le point de mourir, on ne va pas interdire à la famille de venir voir pour une dernière fois ses parents. On va prendre les mesures, des masques pour tout le monde, etc.» a rassuré M. Legault.

Ce qui ne veut pas dire que les gens âgés peuvent recevoir de la visite.

«Il y a beaucoup de monde qui m’écrit parce qu’ils veulent aller visiter leur mère ou leur père dans les résidences de personnes âgées. Ce n’est vraiment pas une bonne idée! La pire affaire qu’on souhaite… Là, on a trois résidences de personnes âgées qui sont infectées, c’est là qu’ils sont, nos trois plus grands risques. Et il faut arrêter ça, il faut limiter le nombre de résidences de personnes âgées infectées», martèle-t-il.

Pas de marche pour les snowbirds

Une autre tranche des personnes âgées inquiète, les snowbirds. Les Québécois retraités qui s’apprêtent à rentrer de régions situées plus au sud, comme la Floride, où ils passent l’hiver.

«Non! Les snowbirds ne peuvent pas aller prendre une marche dehors!» a rétorqué avec force le premier ministre à une question posée sur le sujet en anglais, en fin de point de presse.

Cela démontre toute la crainte qu’éprouve la Santé publique à voir ces aînés, des personnes déjà à risque, rapporter le virus des États-Unis, pays fortement touché par l’épidémie. Et pas juste l’État de New York, où l’on affiche beaucoup de cas.

«Vous êtes à risque, donc vous restez à la maison pour deux semaines, tous ceux qui reviennent de la Floride ou d’autres endroits comme ça», implore le premier ministre.

«Quand on regarde les résultats pour l’État de New York, il faut tenir compte aussi que c’est un État qui teste beaucoup plus que la moyenne des États aux États-Unis. Donc, on peut se demander si on avait testé autant dans les autres États qu’on a testé dans New York, est-ce qu’on aurait la situation qui serait la même finalement dans plusieurs États aux États-Unis?

«C’est pour ça que c’est très, très important, tous les Québécois qui reviennent au Québec des États-Unis, peu importe où, il faut s’isoler. Il faut rester à la maison. Il ne faut pas sortir pendant deux semaines, parce qu’il y a quand même une étendue qui est assez grande aux États-Unis. C’est sûr que dans l’ensemble des États-Unis, on a beaucoup moins testé, toute proportion gardée, qu’ici, au Québec, donc on ne sait pas vraiment quel est l’état de la situation dans tous les États aux États-Unis.»

«Comme une grosse anecdote»

Pour les plus récalcitrants, le gouvernement canadien a mis en action la Loi sur la quarantaine, mercredi. Un voyageur qui refuserait de se plier à l'isolement obligatoire s’exposerait à une amende maximale de 750 000 $ et à purger jusqu’à six mois de prison.

Des pouvoirs que le premier ministre Legault n’est pas encore prêt à utiliser. Les corps policiers du Québec poursuivent donc leur travail d’information.

«Nous ne sommes pas rendus, je crois, à imposer des amendes. Mais, nous avons les pouvoirs de le faire. Mais, en ce moment, nous voulons seulement informer la population», assure-t-il.

Côté personnel, M. Legault dit bien tenir le coup. Il se prévoit un premier congé depuis le début de la crise, samedi. La vice-première ministre Geneviève Guilbault prendra la relève pour 24 heures.

«La vie continue. Il y a des bonnes nouvelles. J’en ai eu moi aussi, des nouvelles de naissance dans ma famille. Il faut essayer de voir après la crise. Notre défi, c’est de dire : on racontera ça un peu comme une grosse anecdote qui est arrivée pendant une période de notre vie, mais on est capable de passer au travers», souhaite-t-il de tout cœur.

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FAITS SAILLANTS DU POINT DE PRESSE DE FRANÇOIS LEGAULT DU 25 MARS

Voici les principaux points de la conférence de presse du 25 mars du premier ministre François Legault la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann et du directeur national de la santé publique Horacio Arruda sur l’épidémie de COVID-19.

- Trois nouveaux décès au Québec pour un total de sept

- 1339 personnes sont maintenant infectées par la COVID-19 au Québec, 78 hospitalisées dont 35 aux soins intensifs. 

- «On a beaucoup augmenté les analyses de textes 26 600 cas négatifs. Des résultats encourageants» a dit le premier ministre François Legault

- Trois résidences pour personnes âgées sont infectées. Les probabilités sont plus élevées chez les personnes âgées d’avoir des «conséquences graves», rappelle le premier ministre François Legault.

Il souligne de nouveau les consignes : pas de sortie pour les aînés en résidence.

- «De plus en plus de Québécois suivent les consignes et je suis très fier de la réaction des Québécois. Il ne faut pas arrêter.», a dit le premier ministre François Legault.

- Très important pour les snowbirds qui reviennent de voyage de rester à la maison.

Politique

COVID-19: Les députés travaillent d’arrache-pied pour répondre aux besoins

«Il n’y a plus d’histoires de partis, de partisanerie, ça n’existe plus.» C’est dans ces termes que le député caquiste de Vachon, Ian Lafrenière, décrit l’expérience vécue par les élus, qui sont de plus en plus appelés à se serrer les coudes et faire preuve de débrouillardise pour aider la population en temps de pandémie. Ils rassurent, trouvent des solutions, réunissent des familles, et ce, aux quatre coins du Québec. Tour d’horizon.

Joël Arseneau, Parti québécois, Îles-de-la-Madeleine

Le député commence sa journée à 6h et ne sait jamais quand elle se terminera. C’est que les enjeux aux Îles-de-la-Madeleine - qui comptent désormais trois cas confirmés de coronavirus - sont énormes. Comment assurer la livraison de médicaments quand Air Canada a suspendu ses vols? Comment respecter les distances dans un bateau de pêche? Y aura-t-il une saison touristique? Comment rapatrier des Madelinots coincés au Maroc, aux Philippines, au Salvador? Et se coordonner avec l’Île-du-Prince-Édouard pour assurer leur droit de passage?

«On a tous les enjeux gouvernementaux concentrés dans un microcosme social insulaire», déclare en entrevue M. Arseneau, qui est porte-parole du PQ en matière de santé, de transports, des pêcheries et des affaires internationales.

Il raconte avoir développé des liens presque familiaux avec les gens de son comté. «La personne qui était prise au Maroc voulait partir de Marrakech, on voulait qu’elle se rende à Casablanca. Quand tout ça a été réglé, elle me dit: «Je suis pognée à Montréal. Il n’y a plus de vols pour les Îles!» Il y a ce double rapatriement. J’ai joué le rôle d’agent de voyages», a-t-il relaté, le sourire dans la voix.

Ian Lafrenière, Coalition avenir Québec, Vachon

Père de deux filles âgées de 10 et 12 ans, Ian Lafrenière s’est placé en isolement volontaire début mars après un voyage à New York. «Tout le monde est en santé, on a pris ça très au sérieux», dit-il au bout du fil. Dans son comté de la Rive-Sud de Montréal, les entreprises se demandent si elles sont un service essentiel, les restaurants se réinventent et des personnes vulnérables tiennent à être rassurées quant au va-et-vient dans leur habitation à loyer modique (HLM). «On devient des facilitateurs pour eux, dit-il. C’est juste devenu exposant 100, parce que ça n’a pas d’allure la quantité de demandes qu’on reçoit et il faut les traiter vite.»

Ses 26 ans comme policier lui ont appris à rester calme. Des gens écrivent pour dire: «Mon entreprise a une perte, c’est l’État qui a fait fermer ça, ça n’a pas d’allure!» S’il s’assure de répondre personnellement à chaque citoyen, il dit aussi apprécier l’«auto-régulation» sur les réseaux sociaux. «D’autres citoyens embarquent pour dire: «Attends un peu, là»». Sans encourager la dénonciation citoyenne, cet ancien policier croit néanmoins à la «pression sociale», qu’il définit comme le fait de «poser beaucoup de questions», ce qui est positif, d’après lui. «C’est ensemble qu’on réfléchit, qu’on se creuse la tête.»

Marwah Rizqy, Parti libéral du Québec, Saint-Laurent

Se décrivant comme «hyperactive», la députée libérale semble gérer tout à la fois. «Les demandes entrent de partout: téléphone, courriel, Messenger, ma page officielle, ma page perso, même Instagram.» Cas consulaires, commandes pour les aînés, appels aux lieux de culte, jamais n’a-t-elle eu autant de dossiers à coordonner avec les autres élus du municipal et du fédéral. Le travail de député, selon elle, s’est intensifié. «Dans Saint-Laurent, on reçoit énormément de nouveaux arrivants. On a besoin de bénévoles, parce que ceux qui ont besoin d’une allocation pour enfants, bien ça va prendre quand même une déclaration de revenus, au moins une pour y avoir droit. Je suis fiscaliste, j’en fais quelques-unes!»

«On n’a pas le choix d’opérer, on est en mode urgence, poursuit-elle. Si on ne répond pas rapidement, il peut y avoir de l’incertitude. Le niveau de stress des gens est à son maximum, alors c’est à nous de vraiment tout faire pour qu’ils comprennent qu’ils sont pris en charge.»

Ruba Ghazal, Québec solidaire, Mercier

Pour Mme Ghazal également, il est clair que le député a un rôle important à jouer en temps de crise. «Le citoyen ne peut pas prendre le téléphone et appeler le ministre; moi, je peux le faire», a-t-elle déclaré de son domicile où elle prend en note les questions de plusieurs travailleurs autonomes, tels que les artistes et les chauffeurs de taxi. «Ce qui est drôle, maintenant que j’y réfléchis, c’est qu’il y a des gens qui ont l’impression qu’on fait partie du gouvernement, même si on est dans l’opposition, parce que ce n’est plus les lignes de partis, on n’est plus en train de dire: «Mon dieu, le gouvernement a pris telle ou telle décision». On n’est plus là-dedans.» La crise du coronavirus pourrait contribuer à changer des comportements à l’avenir, selon elle.

Affaires

Ottawa annonce de l’aide pour appuyer le travail «vital» des médias

OTTAWA - Le gouvernement fédéral accorde une aide financière aux organisations médiatiques afin de permettre aux journalistes de continuer de travailler et d’informer le public sur la crise de la COVID-19.

Cette aide prendra aussi la forme d’une campagne nationale de sensibilisation sur la COVID-19 dans les médias canadiens, tout en accélérant le processus menant vers des crédits d’impôt longtemps promis aux journaux canadiens, de plus durement affectés par la perte de revenus publicitaires dans un contexte de pandémie de la COVID-19.

Le premier ministre Justin Trudeau en a fait l’annonce à l’occasion de sa conférence de presse quotidienne, mercredi, devant sa résidence à Ottawa.

M. Trudeau a affirmé qu’il était plus important que jamais pour les Canadiens d’avoir accès aux informations les plus récentes. Il a indiqué que son gouvernement annonçait de nouvelles mesures pour appuyer le travail «vital» réalisé par les journalistes.

En conférence de presse sur la COVID-19 avec d’autres membres du cabinet, le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, a énuméré certaines des actions entreprises par le gouvernement fédéral.

Il a annoncé que le comité consultatif, qui travaillera avec l’Agence du revenu du Canada sur la mise en oeuvre des mesures fiscales qui avaient été annoncées dans le budget de 2019, est maintenant formé.

À plus court terme, M. Guilbeault a indiqué que la «vaste majorité» des 30 millions $ prévus par le gouvernement pour une campagne nationale de sensibilisation sur la COVID-19 seraient investis dans les médias canadiens, «que ce soit à la télévision, à la radio, dans les journaux, dans les magazines ou encore en ligne».

«Afin que les sommes investies dans cette campagne puissent offrir un peu d’air frais à nos médias, j’ai l’assurance de mes collègues ministres de la santé et des travaux publics, travaillant sur ce dossier, qu’ils seront payés rapidement», a-t-il affirmé.

Aussi, une campagne du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et du Collège des médecins de famille du Canada, coordonnée par l’Association canadienne de santé publique, se fera de concert avec les médias pour une diffusion à grande échelle.

Finalement, le ministre du Patrimoine a annoncé un «processus d’application simplifié» pour le Fonds du livre du Canada et le Fonds du Canada pour les périodiques, afin que les sommes pour 2020-2021 soient versées au cours des prochaines semaines, plutôt que dans les prochains mois.

Cette annonce survient dans la foulée de mises à pied et de fermetures dans le milieu des médias d’information.

Mardi, la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) — qui gère Le Soleil, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, La Tribune et La Voix de l'Est — a annoncé des mesures entraînant 143 mises à pied temporaires.

Le directeur général du groupe, Stéphane Lavallée, s’est dit «content et satisfait» que le gouvernement investisse dans la «presse d’ici»:

«Mais en même temps je me dis que c’est la moindre des choses. Je trouve ça étonnant qu’on présente ça comme une grande nouvelle que le gouvernement d’un pays décide d’annoncer dans la presse de son pays, ce qui était anormal, c’est que dans le passé, on a investi énormément dans des groupes étrangers» a-t-il déclaré en entrevue à la La Presse canadienne en faisant référence aux campagnes publicitaires sur «des moteurs de recherche basés à l’étranger».

Stéphane Lavallée s’est toutefois dit déçu que «la mise en place d’un comité consultatif ne vienne pas avec un engagement ferme par rapport aux délais du versement des crédits d’impôt».

Le groupe, la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), a suspendu la publication des éditions imprimées de tous ses journaux du lundi au vendredi.

L’édition papier du samedi est toutefois conservée, tout comme les activités de création et de diffusion de contenus sur ses plateformes numériques.

L’entreprise a expliqué que la crise actuelle «entraîne une chute brutale et sans précédent» de ses revenus publicitaires, ce qui l’»amène à prendre des décisions rapides et douloureuses».

Un important réseau de journaux dans le Canada atlantique a annoncé mardi la fermeture de plusieurs publications, entraînant 240 mises à pied, soit 40 % de ses effectifs.

Le SaltWire Network a indiqué espérer pouvoir relancer ces publications plus tard cette année.

Daniel Bernhard, directeur général et porte-parole de l’organisme de surveillance les AMIS de la radiodiffusion canadienne, a souligné que les réseaux sociaux Facebook, Twitter et autres sites web continus de soutirer tous les bienfaits provenant du journalisme canadien sans avoir à payer l’impôt sur le revenu des sociétés.

«L’imposition d’une telle mesure était déjà nécessaire et probablement insuffisante dans le contexte normal de l’industrie médiatique. Je ne suis pas confiant que cette aide arrivera à temps pour être utile», a-t-il affirmé.

Sherbrooke

Pas d’interruption pour le moment à la STS

Les autobus de la Société de transport de Sherbrooke (STS) continuent d’offrir le service de transport urbain et de transport adapté. Son conseil d’administration se réunira toutefois de manière exceptionnelle jeudi pour évaluer les scénarios possibles pour la suite.

Pour le moment, les autobus circulent selon l’horaire habituel, mais les clients doivent entrer par la porte arrière, à l’exception des clients à mobilité réduite. L’habitacle du chauffeur est délimité pour éviter les risques de contagion et la perception des titres de transport se fait sur l’honneur. Il est demandé à la clientèle de ne pas utiliser le transport en commun pour se rendre dans une clinique de dépistage ou s’ils présentent des symptômes de la COVID-19.

Actualités

Les internautes derrière la décision de Legault

La décision sans précédent du premier ministre François Legault de décréter un arrêt presque complet des activités de la province reçoit l’appui de nombreux citoyens internautes.

C’est ce qui ressort des commentaires recueillis sur la page Facebook de La Tribune. Force est de constater que le sujet soulève les passions, car la question a provoqué une avalanche de réponses pour ce coup de sonde nullement scientifique.

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Sherbrooke

La Ville reporte les paiements de taxes

Pas d’interruption de courant pour les retards de paiements, report des dates pour les paiements des taxes municipales et suspension des frais de retard dans les bibliothèques : la Ville de Sherbrooke met en place des moyens pour réduire la pression financière sur ses citoyens.

Les élus municipaux se sont réunis en séance extraordinaire mardi pour adopter ces mesures. Cinq d’entre eux avaient choisi de siéger à distance pour respecter les règles de distanciation sociale.

Chacun des paiements des taxes municipales est maintenant reporté de trois mois. Le versement prévu pour le 4 mai est désormais attendu le 4 août, celui du 3 juillet est reporté au 5 octobre et celui du 3 septembre devra être payé au 3 décembre. 

« Il est important et même primordial de mettre en place des mesures pour alléger le fardeau des citoyens. En cette période difficile, nous nous sommes retroussé les manches pour trouver une option gagnante pour tout le monde. C’est une mesure qui nous coûtera 675 000 $, mais qui soulagera les contribuables », a annoncé le maire Steve Lussier. 

Ces frais imputés à la Ville sont des frais de financement, puisque la municipalité estime qu’elle verra ses liquidités amputées de 97 M$. 

Tous les chèques postdatés seront encaissés aux nouvelles dates d’échéance. Idem le mode des quatre versements préautorisés. Pour ceux qui préféraient 12 paiements préautorisés, si les propriétaires veulent se retirer de ce mode de paiement, ils doivent contacter le Service des finances avant le 20 avril à l’adresse suivante revenus@sherbrooke.ca.

Ces mesures devraient soulager 36 700 résidents, 14 000 commerçants et 2700 industries. 

Le maire Steve Lussier a néanmoins invité les citoyens qui le peuvent à payer leurs taxes à la date prévue initialement s’ils en ont les moyens. M. Lussier a ajouté que la Ville n’est pas encore à considérer des coupes dans les projets inscrits au budget pour compenser des pertes anticipées. 

« Nous sommes à regarder d’autres plans du point de vue économique. Les gouvernements donneront aussi de l’aide aux commerces et industries. Ça va évoluer dans le temps. »

Hydro-Sherbrooke

Julien Lachance, président d’Hydro-Sherbrooke, a annoncé qu’il n’y aurait pas d’interruption de service pour le non-paiement des factures d’électricité, tant pour les clients résidentiels que les commerces. Seuls les clients de grande puissance ayant des niveaux de risque élevé ou très élevé pourraient être sujets à une interruption de service. Du même coup, le moratoire sur les interruptions de service en période hivernale se prolongera jusqu’à nouvel ordre.

La Ville fera aussi preuve d’une plus grande flexibilité dans les ententes de paiement et il n’y aura pas de frais pour l’administration reliée aux factures impayées, sauf pour les dossiers judiciarisés.

La Ville tolérera désormais quatre paiements de retard pour ceux qui payent avec des versements égaux. Il n’y aura pas non plus d’interruption planifiée pour l’entretien du réseau au cours des prochains jours à moins que ce ne soit essentiel. 

Bibliothèques

Quant aux frais de retard dans les bibliothèques municipales, ils sont suspendus pour une période de trois semaines suivant la réouverture de ces établissements à condition que la date de retour initiale soit après le 13 mars. 

Les bibliothèques Gisèle-Bergeron et de Lennoxville emboîtent le pas. 

Actualités

Lyne Bessette ajoute sa voix

La députée libérale de Brome-Missisquoi ajoute sa voix à ceux qui prient les citoyens de rester chez eux lorsque leur sortie n’est pas nécessaire.

Depuis l’arrivée du coronavirus au Québec et au Canada et la mise en place de mesures pour limiter la propagation du virus, Mme Bessette a constaté que plusieurs dérogeaient aux règles. Certains sortent faire des courses au retour d’un voyage, d’autres ne se soucient pas de la maladie ou encore se rassemblent.