Ministre de l’Agriculture, mais avant tout, député de Richmond

Bernard Sévigny a été assermenté le 21 octobre dernier.

À son retour en Estrie après un bref passage à l’Assemblée nationale où il a été nommé ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), Bernard Sévigny se confie sur les défis qui l’attendent.


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Le nouveau député de Richmond ne voulait pas trop espérer recevoir l’appel du premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon. Il a donc préféré ne pas se faire d’attentes et se tenir prêt à assumer n’importe quel mandat qu’on lui confierait.

«Lorsqu’il m’a proposé le MAPAQ, le ministère de l’Agriculture, j’ai été enchanté», dit-il à l’autre bout du fil. «Parce que ça m’intéresse et parce que c’est un ministère qui est important.» Un ministère agricole, mais aussi économique, selon le politicien.

Ministre depuis à peine quelques jours, Bernard Sévigny identifie les défis auxquels il devra faire face, notamment celui d’offrir un meilleur soutien au milieu agricole.

D’ailleurs, à peine avait-il été nommé que l’Union des producteurs agricoles (UPA) publiait un communiqué de presse pour le féliciter, mais surtout pour réclamer un meilleur financement.

«Le premier ministre, pendant la campagne, a été clair, leur disant que oui, il va y avoir un soutien financier additionnel qui va être accordé pour soutenir les entreprises agricoles.»



Le nouveau ministre ne sait toutefois pas encore quel sera le plan de match. Il souhaite poursuivre les discussions avec l’UPA, qu’il considère comme un grand partenaire de son ministère.

Autre enjeu important: la réduction du fardeau bureaucratique et réglementaire. Un problème que le député a souvent entendu être évoqué en pleine campagne électorale à Richmond, une circonscription particulièrement agricole.

«La relève agricole, évidemment, qui pose des défis assez particuliers. L’achat local, l’agrotourisme… Donc, il y a beaucoup de dimensions qui sont rattachées au ministère qu’on va devoir aborder assez rapidement et qui sont extrêmement importantes pour l’économie des régions», conclut M. Sévigny à ce sujet.

Le nouveau ministre de l’Agriculture et député de Richmond, Bernard Sévigny, entend notamment améliorer le soutien au milieu agricole.

Questionné sur les raisons pour lesquelles il croit que le premier ministre lui a fait confiance pour ce mandat, l’ex-maire répond que son expérience précédente à l’hôtel de ville a pu peser dans la balance, mais pas seulement.

«C’est véritablement le socle du développement régional, le milieu agricole. Et dans ce sens-là, il y a une grande compatibilité dans mon expertise», souligne-t-il.

Ministre responsable de la région de l’Estrie

Bernard Sévigny portera aussi le chapeau de ministre responsable de la région de l’Estrie à l’Assemblée nationale.

Il dresse une longue liste d’enjeux: «On parle d’accessibilité au réseau de la santé, on parle de protection du territoire agricole, du coût de la vie. Donc, il y a un certain nombre de mesures qui ne sont pas nécessairement spécifiques à l’Estrie, mais qui sont importantes pour l’Estrie», explique-t-il.

Alors, quelle sera sa priorité dès le début de son mandat?

«Mon premier rôle, puis je le dis en toute franchise, c’est de bien représenter les gens de Richmond d’abord à l’Assemblée nationale.»

—  Bernard Sévigny, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ)

Pour l’instant, ses priorités ne sont pas encore établies. «Ça va être un devoir de planifier un agenda des priorités. Je ne peux pas vous dire aujourd’hui quel dossier va être prioritaire par rapport aux autres parce qu’il y a plusieurs enjeux», explique Bernard Sévigny.

Élodie Drolet

Élodie Drolet, La Tribune

Élodie Drolet a fait de Sherbrooke sa ville d’adoption. Elle couvre l’actualité locale un peu partout au Québec depuis 2022. Ce qu’elle préfère dans le journalisme, c’est rencontrer des gens, découvrir de nouvelles réalités et nourrir sa curiosité au quotidien.