Selon John Arsenault de QWEB, les études démontrent que l’utilisation de la biomasse à long terme a un effet net positif sur la réduction des gaz à effet de serre.

Utiliser biomasse forestière réduit l’empreinte carbone

Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. Prochain rendez-vous: le 2 novembre. 18e de 20.

MATANE – Utilisée comme source d’énergie pour le chauffage, la biomasse forestière offre plusieurs avantages environnementaux, surtout si on la compare au mazout ou au gaz naturel. C’est ce que soutient John Arsenault du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB), pour qui la biomasse est une opportunité de développement et de réduction des gaz à effet de serre (GES).

John Arsenault, directeur du Groupe granules du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB).

Ce spécialiste est d’ailleurs co-porte-parole de Vision Biomasse Québec. «C’est une organisation à but non lucratif qui regroupe une vingtaine d’intervenants provenant de différents groupes de la société, décrit M. Arsenault. L’objectif de Vision Biomasse est de promouvoir la filière du chauffage à la biomasse forestière au Québec en visant l’atteinte de cibles d’ici 2025. Parmi ces cibles, l’organisme souhaite substituer annuellement 400 millions de litres de combustibles fossiles par la biomasse. Vision Biomasse veut aussi éviter l’émission d’un million de tonnes métriques de CO2 par année en produisant 4 000 GWh d’énergie renouvelable, ce qui améliorerait la balance commerciale du Québec de 225 millions$.

L’approvisionnement en biomasse est assuré par les coopératives forestières. Par conséquent, plusieurs centres de traitement de la biomasse ont été mis en place dans différentes régions du Québec. «Ils préparent les copeaux, les entreposent et les protègent de la neige pour qu’ils soient disponibles à longueur d’hiver pour être livrés sur les sites», explique John Arsenault.

Bien que l’économie de ce secteur ait connu des soubresauts au cours des dernières années au gré des subventions disponibles, l’ingénieur estime que les activités sont reparties de plus belle depuis deux à trois ans. «On voit une belle progression […]», se réjouit-il. Pour M. Arsenault, les études démontrent que l’utilisation de la biomasse à long terme a un effet net positif sur la réduction des GES.

La biomasse au Québec (cibles pour 2025)

 4 000 Gwh de production d’énergie renouvelable

225 millions$ en amélioration de la balance commerciale

 1 million de tonnes métriques de réduction d’émission de CO2

 1 million de tonnes métriques anhydres biomasse résiduelle

400 millions de litres de substitution de combustibles fossiles

Source:Vision Biomasse Québec, 2019.