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Une formation à revoir

Les lois et les règlements régissant la formation universitaire de manière hyper précise pour l’attribution du titre de CPA seraient loin de correspondre à la réalité actuelle.

«Il faut modifier les lois et les règlements de l’Office des professions», clame Geneviève Mottard, présidente et chef de la direction de l’ordre des comptables professionnels agréés du Québec.

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Plus de retraités que de finissants

Alors que la profession de comptable arrive à un point de bascule dans la pyramide des âges où les CPA (comptables professionnels agréés) seront plus nombreux à prendre leur retraite que le nombre de finissants. De plus la révolution numérique dans le monde des affaires vient chambouler toutes les méthodes de travail.

Pour faire face à une pénurie dans les rangs de l’ordre et dans les entreprises, le recours à l’immigration est l’une des solutions. Selon Geneviève Mottard, présidente et chef de la direction de l’ordre des comptables professionnels agréés du Québec, il y a déjà des mesures qui facilite l’arrivée de comptable de pays étrangers, notamment ceux des pays du Maghreb, de pays européens et des États-Unis, car leur formation correspond aux standards internationaux auxquels adhère l’Ordre des CPA.

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La valeur ajoutée aux opérations financières

Comptable, c’est bien plus que l’analyse de colonnes de chiffres ou la vérification des états financiers d’une entreprise.

Le titre de CPA (comptable professionnel agréé) ouvre des portes sur différentes entreprises où le comptable devient une valeur ajoutée qui permet la croissance d’une compagnie ou la réalisation d’objectifs.

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Un métier adapté au monde des affaires

Fini le comptable qui passe sa journée sur un tableau Excel et une calculatrice. Le métier de comptable est désormais au cœur des stratégies d’entreprise.

« On a souvent en tête l’image du comptable habillé en brun, qui mange son petit sandwich pas de croûtes à son bureau… Ça, je vous dirais que ça relève du cliché ou de la caricature », dit Jean-François Audet, un comptable de 36 ans plein d’assurance, récemment nommé associé chez FL Fuller Landau.

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Ordre des ingénieurs: une confiance regagnée petit à petit

La protection du public occupe l’avant-plan de la tournée de deux mois qu’effectue Kathy Baig, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, de février à avril. Elle passe ce message tant à ses membres qu’à l’ensemble des Québécois.

Ces tournées sont devenues un exercice annuel pour la présidente de l’Ordre des ingénieurs, qui visite 11 régions en deux mois, en plus de ses tâches habituelles. L’organisme compte 63155 membres maintenant, et sa supervision constitue un travail à temps plus que complet, note Mme Baig, alors qu’avant 2013, le président accomplissait cette tâche en maintenant un autre emploi.

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Le public reprend confiance envers les ingénieurs, selon un sondage

«Nous menons un sondage à tous les deux ans. Avant la Commission Charbonneau, l’indice de confiance du public se situait à 69%. Pendant Charbonneau, il avait baissé à 49%, un creux historique et maintenant, il est à 73%. Le public a commencé à tourner la page», précise Kathy Baig, présidente de l’Ordre des ingénieurs.

La profession se porte bien, si on en juge la courbe de croissance du nombre de membres de l’Ordre. Il a gagné 30766 ingénieurs entre 1989-1990 et 2016-2017, soit une augmentation de 95%. Le nouveau total de 63 155 ingénieurs inclut un certain nombre de retraités et d’ingénieurs juniors.

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Trois ingénieurs sur 20 sont des femmes

Les femmes représentent maintenant 14,3% des membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec.

S’il est évident qu’il reste un rattrapage à faire pour tendre vers un meilleur équilibre, force est de constater que cette proportion a augmenté sans faille depuis 1989-1990. Elle a même plus que triplé depuis les 4,3% de l’époque.

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Comment devenir pilote

Historiquement, il y a les trois parcours populaires pour devenir pilote que Dany Gagnon, de Chrono Aviation illustre ainsi.

D’abord, il y a l’armée qui évalue ses candidats et qui les forme selon ses besoins. L’avantage est la formation gratuite suivie d’un engagement d’un certain nombre d’années dans les forces armées canadiennes.

Dans le secteur public, il a le cégep de Chicoutimi qui accueille une quarantaine de candidats par année dans les quelque 400 demandes annuelles. (Voir le texte sur le centre de formation en aéronautique)

Les écoles privées pour les cours de pilote privé (environ 12 000 $), ou la licence de pilote professionnel (entre 42 000 $ et 48 000 $) qui permet d’être rémunéré comme pilote. 

Pour travailler dans de grandes entreprises comme Air Canada, Air Transat ou Sunwing, il faut obtenir la licence de pilote de ligne ou ATPL (Airline Transport Pilot Licence) qui comporte deux examens théoriques additionnels et avoir accumulé au moins 1500 heures avant l’examen.

Parmi les obligations les cours portent sur la météo, les règlements aériens du Canada et de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), la navigation et les volets techniques pour les appareils. Et pour chaque appareil, il faut une formation additionnelle même si cela fait 20 ans que la personne est pilote. 

«C’est de la formation continue pour maintenir ses compétences», souligne Dany Gagnon. «Le pilote n’apprend pas à piloter, mais ce n’est pas comme conduire une nouvelle auto. Chaque avion est différent. Les systèmes électroniques sont propres à chaque type d’appareil. Chaque constructeur à ses particularités, notamment pour les listes de vérification en cas de problème.»

Un jeune pilote qui commence pourrait gagner entre 40 000 $ et 60 000 $ dans les premières années. Quelques années plus tard, en passant dans les girons des grands transporteurs son salaire pourrait facilement atteindre les 200 000 $ et même 300 000 $ comme commandant plus tard dans sa carrière.