L’énergie éolienne et l’ingénierie vont de pair

MATANE — «L’ingénierie se retrouve dans beaucoup de facettes de l’industrie éolienne», indique Cédric Arbez, lui-même ingénieur chez Nergica à Gaspé. Les ingénieurs jouent un rôle crucial dès la planification d’un parc éolien jusqu’à sa réalisation, puis ensuite pour sa maintenance.

Les ingénieurs oeuvrent notamment aux opérations, à l’optimisation des équipements, à la maintenance, à la fabrication et à la réparation des composants, au positionnement des éoliennes, à la construction des chemins d’accès. Ils travaillent aussi à l’environnement, à la recherche et au développement, au changement de pales, à l’élaboration des plans et aux manœuvres d’opération de la grue.

«On retrouve vraiment des ingénieurs partout quand c’est le temps de faire un parc éolien, de l’opérer et même à la fin, de le démanteler», soutient le directeur de la recherche et de l’innovation chez Nergica, l’ancien TechnoCentre éolien qui, sur 35 employés, compte 13 ingénieurs. «On est en forte croissance», indique M. Arbez. L’adaptation de la technologie au climat froid est d’ailleurs une spécialité qui démarque Nergica à l’échelle mondiale.

La majorité des ingénieurs du domaine éolien ou des énergies renouvelables ont une expertise en génie mécanique, électrique, électromécanique ou informatique. Il y a également des besoins du côté de la logistique et en génie physique. Certains finissent par se spécialiser en éolien comme Cédric Arbez qui, après avoir obtenu un baccalauréat en génie électromécanique avec une spécialité en aéronautique de l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal, a débuté une maîtrise spécialisée en éolien.

En 2017, le Créneau éolien a relevé que l’emploi le plus en demande en Gaspésie, parmi tous ceux répertoriés, était celui d’ingénieur électrique. «Toute connexion avec Hydro-Québec par rapport à la régulation des éoliennes a besoin d’être gérée par un ingénieur électrique pour s’assurer de sa conformité et que l’électricité qu’on envoie au réseau est de bonne qualité, explique Cédric Arbez, qui travaille chez Nergica depuis neuf ans. Avant d’obtenir un poste de direction, il avait été engagé comme chargé de projet. «Je travaillais beaucoup dans les tours de mesure de vent», se souvient l’ingénieur, dont «l’expertise se situe entre la météorologie et le génie mécanique».