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Dans la tête d'un(e) gestionnaire

Dominick Gauthier: les affaires au service de l'excellence sportive

Ancien skieur acrobatique ayant participé aux Jeux olympiques de Nagano en 1998, Dominick Gauthier, originaire de Lévis, vit pleinement deux passions: le sport et les affaires. Il s’est également épanoui dans son métier d’entraîneur exercé dans l’Ouest canadien.

«Ma carrière olympique ne s’est pas passée comme prévu», lance d’entrée de jeu Dominick Gauthier lors d’une entrevue en visioconférence avec Le Soleil depuis Vancouver. «J’aurais bien voulu obtenir une médaille. Mais deux semaines avant les jeux de Nagano, j’ai subi une blessure au genou qui a nécessité une opération. Je me suis présenté aux Olympiques sur une jambe. Évidemment, je n’ai pas atteint l’objectif escompté.»

Après sa carrière d’athlète, Dominick Gauthier se lance un nouveau défi en retournant sur les bancs d’école. Il entame des études à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Alors qu’il est motivé à compléter son baccalauréat, un autre défi lui sera proposé. 

«J’avais un préjugé concernant le poste d’entraîneur, car je voyais ça comme le profil typique de l’athlète sans études qui après sa carrière devient entraîneur, illustre-t-il. «Alors que je voulais réellement finir mes études. Mais quelques mois plus tard, j’ai découvert une passion pour le métier d’entraîneur, une profession que j’ai exercée pendant 10 ans.»

Il y a un adage qui dit que «le sport, c’est comme les affaires», et Dominick Gauthier partage cette philosophie. Cela explique son choix d’aller en finances, car il voyait des similitudes frappantes entre le sport et la gestion des affaires.

Fondation de B2dix

«J’ai toujours été passionné par le monde des affaires, mais c’était au-delà de ça. Il y a des similitudes entre les sports et la gestion. Quand on est entraîneur, nous sommes des gérants et parfois on doit trouver des solutions avec des moyens limités. C’est pourquoi après les jeux de Salt Lake City [en 2002], j’ai décidé de créer ma solution pour aider les athlètes canadiens. J’ai donc fondé ma compagnie B2dix, en 2006.»

Constatant les besoins criants des athlètes olympiques, Dominick Gauthier souhaite leur offrir tous les outils nécessaires pour atteindre leur objectif. B2dix lui permet d’entreprendre une première aventure dans le monde des affaires, tout en restant attaché à sa passion pour les sports. 

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Guillaume Dumas: de la finance... au micro

Ce sont des professionnels passionnés. Leur formation spécialisée enrichit leur carrière et influence leur parcours. On y constate chez ces personnes une belle et heureuse dualité créative. Découvrez aujourd’hui le portrait d’un journaliste sportif devenu animateur respecté qui a voulu comprendre le monde de la finance. 4e de 5. Prochain rendez-vous: le 14 février.

Les gens l’ont lu dans Le Soleil, vu animer les bulletins de nouvelles à ICI Radio-Canada Québec, et maintenant on peut l’entendre à ICI Première, en après-midi. Guillaume Dumas est sans aucun doute l’un des journalistes les plus connus à Québec. Mais peu de personnes savent que son parcours académique le menait non pas vers le journalisme, mais vers la finance.

Bien qu’il soit le fils de l’ancien journaliste sportif Maurice Dumas et frère du chroniqueur culturel Hugo Dumas, Guillaume n’avait pas comme simple ambition de poursuivre dans la lignée familiale.

«Ne sachant pas trop quoi faire de ma vie au cégep, j’avais plusieurs intérêts comme la finance, le droit. Je me suis dit : “Allons en finance”. À l’époque je me disais que c’est le genre de domaine où on aura toujours besoin de conseillers financiers. Je me suis donc inscrit à la Faculté des Sciences de l’administration à l’Université Laval., une décision que je n’ai jamais regrettée. »

Guillaume Dumas a développé son intérêt pour la finance grâce à son désir de comprendre le fonctionnement du système financier et tout ce qui en découle. Cette volonté de mieux cerner les forces qui dirigent la société lui sera utile dans sa future carrière de journaliste.

Alors qu’il était prédisposé à travailler en finance à la suite de son baccalauréat, il changera d’orientation à la suite d’une entrevue marquante.

«L’une des premières questions que le monsieur devant moi m’a posées c’est “aimes-tu ça toi les six chiffres”? Je n’ai pas compris la question, parce que ça ne représentait pas ce que je voulais faire dans la vie. Je ne courais pas après les gros salaires.»

Malgré son intérêt depuis longtemps dans tout ce qui concerne la gestion et la finance, Guillaume Dumas réoriente sa carrière pour se lancer en journalisme. Après un échec lors de sa première application pour un stage au Soleil, il s’en va exercer ce métier à Angoulême en France en tant que journaliste économique.

Ce poste, en plus de lui permettre de jumeler ses deux passions, lui apprend les rouages du métier. Au bout d’un an en France, il revient au Québec pour tenter sa chance au Soleil. Cette fois les choses fonctionnent pour Guillaume, qui entame une belle aventure de neuf ans dans le journal local, où il couvrira en particulier les sports.

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Jennie Carignan: meneuse de troupes

Ce sont des gestionnaires de formation, ou qui le sont devenus pour répondre à l’une de leurs passions. Leur parcours nous révèle une belle et heureuse dualité créative. Découvrez ces personnes qui savent lier passion et gestion. Un défi inspirant. 3e portrait de 5. Prochain rendez-vous: le 7 février.

Lorsque Jennie Carignan s’est enrôlée dans les Forces armées canadiennes à 17 ans, elle était dans une période de sa vie où elle ignorait encore ce qu’elle voulait faire. Mais elle savait déjà qu’elle avait l’ambition d’accomplir «quelque chose de plus grand qu’elle-même».

Son implication au sein de l’armée lui a permis d’atteindre cet objectif. À force de détermination et de courage, elle a grimpé les échelons jusqu’à obtenir, en 2016, le poste de brigadier-général, l’un des rôles les plus importants au sein des Forces armées canadiennes. 

Avec une responsabilité accrue, Jennie Carignan dirige plus de 11 000 militaires de la force régulière et la de force de réserve. 

Il s’agissait là pour elle de l’aboutissement d’un long parcours au sein de l’armée canadienne. Une carrière qui l’a mené sur plusieurs fronts autant militaires que personnels.

«J’ai eu un voyage exceptionnel au sein des Forces armées canadiennes», affirme-t-elle. «J’ai eu le privilège d’être confrontée à différents défis et de rencontrer et de travailler en collaboration avec plusieurs équipes. Ça m’a toujours dynamisée et motivée.»

La «plus-value» de l’éducation 

Son expérience militaire a joué un rôle dans sa nomination de brigadier-général. Toutefois, la commandante Carignan estimait qu’il lui fallait acquérir de nouvelles connaissances.

«J’ai toujours trouvé que l’éducation était quelque chose d’important. J’ai toujours cherché des outils dont j’avais besoin à travers l’école. Après une dizaine d’années dans les forces, il me manquait des éléments pour bien faire mon travail. À titre de leader, je dois m’assurer de prendre les bonnes décisions et que j’avais les outils pour bien analyser les problèmes. 

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Guylaine Leclerc: gardienne de la confiance

Ce sont des gestionnaires de formation, ou qui le sont devenus pour répondre à l’une de leurs passions. Leur parcours nous révèle une belle et heureuse dualité créative. Découvrez ces personnes qui savent lier passion et gestion. Un défi inspirant. Aujourd'hui: Guylaine Leclerc (2e portrait de 5).

Les politiciens occupent l’avant-scène de l’actualité. Mais derrière eux, des institutions veillent à ce que la population reçoive l’information la plus exacte possible. C’est le cas du bureau du vérificateur général, dirigé par Guylaine Leclerc. Cette dernière croit que ce bureau peut faire une différence dans la façon de percevoir la fonction publique québécoise.

«C’est une institution qui apporte beaucoup à la démocratie. On a eu la preuve cette année avec l’examen que nous avons fait du rapport préélectoral», indique Mme Leclerc. «Je crois que le rôle du vérificateur général est d’apporter de la confiance au sein de la population. Je tiens à dire que les parlementaires, avec qui j’ai travaillé au sein de l’administration publique, sont des personnes extrêmement dévouées, qui travaillent de longues heures.»

Nominée en 2016 après un vote des parlementaires à l’Assemblée nationale, la vérificatrice générale a droit à un mandat de dix ans dans cette fonction. Si ce nombre d’années peut paraître long, Mme Leclerc estime qu’il s’agit de la durée idéale pour accomplir le meilleur travail possible.

«Si j’avais eu un sept ans, c’est un peu court. Pour être suffisamment à l’aise avec la fonction et les enjeux, ça prend un certain temps. La première année, on vit avec les legs du passé, on regarde la manière dont nos prédécesseurs ont géré cette institution, ainsi que la vision qu’ils avaient. Par la suite, dès la deuxième année, on peut mettre en place des choses favorisant notre propre vision. Vers la fin lors des deux ou trois dernières années, on doit déjà commencer à préparer notre succession. Donc dix ans c’est le temps nécessaire pour réaliser tous les projets.»

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Hugo Sanschagrin: musique et affaires en harmonie

Ce sont des gestionnaires de formation, ou qui le sont devenus pour répondre à l’une de leurs passions. Leur parcours nous révèle une belle et heureuse dualité créative. Découvrez ces personnes qui savent lier passion et gestion. À commencer par Hugo Sanschagrin. | 1er de 5 portraits.

Hugo Sanschagrin a baigné dans la musique dès sa tendre enfance. Inspiré par le talent musical de sa mère et de ses frères, il a lui-aussi voulu se lancer dans la musique très jeune. Sa passion l’a amené vers des études au conservatoire, où il est devenu violoncelliste et où il a eu la chance d’exercer son art auprès d’orchestres québécois.

Mais à un certain point de son parcours, il a vu une opportunité de développer de nouvelles compétences qui allaient l’amener dans une direction complémentaire de son travail de musicien : entamer des études à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.