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Groupe Germain Hôtels: tendances et signature

Les grandes tendances de voyages montrent que les gens cherchent de plus en plus à vivre des expériences, estime la cofondatrice et coprésidente de Groupe Germain Hôtels, Christiane Germain.

«Les gens ne veulent pas faire des tours guidés en autobus. Ils ne veulent pas être appelés des touristes, mais vivre comme les gens des lieux qu’ils visitent. Leur séjour doit être le plus proche possible de la réalité quotidienne des citoyens», explique Mme Germain.

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De nouveaux hôtels

Le Groupe Germain Hôtels souligne ses 30 ans cette année en ouvrant de nouveaux hôtels au pays à Montréal, Ottawa, Calgary et Saskatoon. À la fin de 2018, le groupe comptera 18 hôtels sous les bannières Le Germain et ALT.

Un 19e hôtel s’ajoutera en 2019. Un troisième concept a vu le jour sur la Rive-Sud de Montréal avec l'Hôtel Alt+ Quartier DIX30. Avec la chaîne Alt, l’entreprise est aussi présente dans quelques autres villes comme Halifax, Winnipeg, St. John’s (Terre-Neuve).

L’entreprise compte quelque 1000 employés et son siège social est à Québec, dans la Cité verte, entre l’hôpital Jeffery Hale et l’hôpital du Saint-Sacrement.

L’ensemble des actifs du Groupe Germain Hötels dépasse les 140 millions $, dont 60 millions $ au Québec.

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Une ligne du temps

Voici quelque dates importantes sur la ligne du temps de l’entreprise familiale Germain.

1957 Tabagie et comptoir lunch

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Groupe Germain Hôtels: de la restauration à l’hôtellerie

Avant de se lancer dans le monde de l’hôtellerie, la famille Germain de Québec naviguait dans le monde de la restauration.

D’ici la fin de l’année, 18 établissements Le Germain, Alt et Alt + seront en activité d’un bout à l’autre du pays pratiquement. 

Il ne manquera qu’un établissement à Vancouver pour parler effectivement d’une couverture d’un océan à l’autre. Les coûts d’acquisition des terrains et des immeubles sont un frein à l’expansion en Colombie-Britannique, souligne Jean-Yves Germain qui copréside les destinées du Groupe Germain Hôtels avec sa sœur Christiane.

L’histoire dans le monde des affaires commence en 1957 lorsque Victor et Hugette Germain deviennent propriétaires d’une tabagie incluant un comptoir-lunch. Trois ans plus tard, un autre restaurant, Le Buffet de la Colline, s’ajoute dans les propriétés familiales. 

Le père construira son grand restaurant Le Fiacre en 1962, près de Place Laurier, à Sainte-Foy. Un steak house de 450 places. Il fut réaménagé pour ajouter Le Bistango en 1986. Le Fiacre a fermé ses portes en 1992.

Comme les enfants ont été élevés dans le monde de la restauration, Jean-Yves et Christiane ouvriront le restaurant Le Cousin Germain et Le Saint-Honoré. Alors âgés de 24 et 25 ans, les enfants Germain gèrent quatre restaurants et une discothèque.

«Nous avions vendu Le Cousin Germain et notre idée était de faire autre chose. Lors d’un voyage exploratoire à New York, nous étions à l’hôtel Morgan. Nous avons beaucoup aimé le concept. C’est là que nous avons eu l’idée de nous lancer dans l’hôtellerie en transformant Le Fiacre et l’édifice à bureaux», raconte Christiane Germain.

«C’est Jean Campeau, avec qui nous travaillions, qui nous avait recommandé cet hôtel qu’avait conçu l’architecte et designer française Andrée Putman», poursuit Jean-Yves Germain. «Le bâtiment avait 5 étages et nous en avons ajouté trois»

Le premier hôtel verra donc le jour à l’emplacement du Fiacre, en 1988. Ce sera Le Germain-des-Prés, le premier hôtel-boutique au Canada, incluant le restaurant Le Bistango. Le Saint-Honoré a été vendu à l’ouverture de l’hôtel.

Le concept du Germain-des-Prés a été qualifié d’audacieux et d’avant-gardiste pour son époque. Mais l’établissement connaîtra rapidement du succès.

La tournure vient d’être donnée. L’hôtellerie deviendra le cœur de l’entreprise, et la restauration, un accessoire dans les opérations. Il n’y a plus de restauration en dehors des hôtels.

Il faudra attendre presque 10 ans avant l’ouverture d’un autre hôtel avec l’achat du Dominon dans le Vieux-Port, en 1997. Le Germain Québec ouvrait ses portes. «Ce n’est pas le vouloir qui manquait, mais les fonds, ajoute M. Germain. Avec le premier hôtel, nous avions emprunté sur l’avenir. Il fallait consolider nos finances.»

A suivi Le Germain Montréal en 1999. Puis Toronto, et un premier de la bannière Alt à Montréal, Le Griffintown.

Les concepts

Les hôtels de la bannière Le Germain sont du type quatre étoiles. «Le Dominion, transformé en Le Germain Québec, est probablement l’ancêtre de notre concept», souligne Mme Germain en ajoutant qu’ils sont tous différents les uns des autres.

La bannière Alt est très différente. Ce sont des hôtels trois étoiles. «Nous avons voulu créer des hôtels-boutiques plus abordables, où le design prend beaucoup de place, mais que l’on ne peut pas reproduire d’un lieu à l’autre à l’identique. Il y a des ressemblances. Par contre, nous avons voulu nous distinguer des établissements trois étoiles qui sont en général identiques et ennuyants», exprime-t-elle. 

«Peu importe la chaîne ou la ville, le mobilier, les couvre-lits, les tapis, la décoration, tout est pareil. C’est un design plus moderne et plus actuel», confie-t-elle.

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Avant de remettre les clefs

Si remettre les clefs au prêteur hypothécaire était monnaie courante lors de la crise financière des années 1980-1990, lorsque les taux d’intérêt ont grimpé de manière fulgurante, dépassant même les 18 %, la situation est plutôt rare ces années-ci.

Le contexte économique est différent et le marché de l’emploi se porte bien.

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Les nouvelles règles des hypothèques

À ce temps-ci de l’année, bien des locataires changent de statut pour devenir propriétaires. D’autres vendent leur maison pour aller vivre en condo ou dans une nouvelle propriété. Dans, la majorité des cas, il faudra un hypothèque.

Depuis le début de l’année, les règles modifiées du fédéral amène une nouvelle dynamique pour ceux et celles qui contractent une première hypothèque ou une nouvelle. Il y aura une simulation pour prouver la capacité des emprunteurs de continuer leur paiement si les taux d’intérêts se mettent à grimper.

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La mise de fonds

Parmi les options de mise de fonds pour l’achat d’une propriété, outre ses propres fonds, il y a l’aide de la famille que l’on qualifie de «love money».

Il y a aussi le régime d’accession à la propriété (RAP). Le propriétaire éventuel ou les copropriétaires peuvent utiliser 25 000$ par personne dans leur Régime enregistré d’épargne retraite (REER). Le remboursement de cette somme dans le REER se fera sur 15 ans. C’est l’équivalent de se prêter à soi-même. Et cet argent sera disponible au moment de la retraite.

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Quelques étapes avant l’hypothèque

Alors que le marché immobilier semble plutôt en croissance et que les gens songent à acheter une propriété, Luc Monarque, conseiller principal offre et financement chez Desjardins donne quelques conseils aux futurs acheteurs et des étapes à suivre avant de négocier l’hypothèque.

«La première étape, souligne M. Monarque, sera de faire son budget pour connaître l’état de ses finances et décider des sommes qui seront consacrées au projet d’achat d’une maison. Il y a le paiement mensuel de l’hypothèque, mais aussi les taxes, l’électricité, l’entretien de maison et du terrain, les améliorations à faire dans la nouvelle résidence.»

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Évaluer sa capacité de payer

Au moment de magasiner une première propriété, et surtout avant de faire une offre d’achat, Louis-François Éthier, directeur des produits hypothécaires à la Banque nationale, conseille aux futurs emprunteurs de rencontrer un planificateur ou un conseiller de leur institution prêteuses=.

La rencontre permettra de valider leur capacité de payer et obtenir aussi préqualification hypothécaire.