Trois salons où déguster de bon vins

CHRONIQUE / Trêve de recommandations. Alors que tout le gratin viticole débarque au Québec, c’est la semaine la plus mouvementée de l’année pour les professionnels de l’industrie et les amateurs de vin. Des milliers de vins à découvrir et des centaines de vignerons de tous horizons à rencontrer. Plutôt que des suggestions de vins à déguster, voici des recommandations de salons à boire!

Raw Wine

Soif de vins naturels, biodynamiques et biologiques? Le Raw Wine est le salon à ne pas manquer. Montréal s’ajoute à la liste édifiante des villes qui ont la chance de l’accueillir : Berlin, New York, Los Angeles et Miami. Les critères d’admissibilité pour les vins sont très stricts : aucun additif (hormis un usage très limité des sulfites), vendanges manuelles, pas de levures ajoutées, collages végétariens et vegans seulement, etc. Que des vins vinifiés de manière peu ou pas interventionniste. 

Au Salon Richmond 1861 de Montréal, les 24 et 25 octobre.

Raspipav

La 12e édition du Salon des Vins d’Importation Privée, c’est 1500 produits en IP à déguster et à commander directement sur place, à la caisse ou à la bouteille. À découvrir sur place : le classement des meilleurs vins oranges en importation privée.

Au Marché Bonsecours de Montréal, du 26 au 27 octobre, et au Manège militaire Voltigeurs de Québec, le 29 octobre.

La Grande Dégustation de Montréal

Cette année, la LGDM braque ses projecteurs sur le Portugal, les whiskies du monde et les produits bios. Des vins, bien sûr, mais aussi des spiritueux et des bières. Ce sera aussi l’occasion de déguster et de vous procurer à l’unité des bouteilles normalement vendues à la caisse en importation privée.

À la Place Bonaventure de Montréal, du 31 octobre au 2 novembre.

La récolte se révèle plus prospère que nous l’avions anticipé. Résultat : les cuves sont à pleine capacité. Tellement que les vendanges ont été mises en pause pour quelques jours. N’en récoltez plus, il n’en rentre plus!

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Vigneronne en herbe : semaine 22

Vivez avec moi mes aventures d’apprentie vigneronne au Domaine Bergeville dans les Cantons-de-l’Est!

Il manque de chaudrons au Domaine Bergeville! C’est que les estimations de rendement ont été sous-évaluées. Autrement dit, la récolte se révèle plus prospère que nous l’avions anticipé. Résultat : les cuves sont à pleine capacité. Tellement que les vendanges ont été mises en pause pour quelques jours. N’en récoltez plus, il n’en rentre plus!

Une année record

Nous étions déjà au fait que les rendements de cette année allaient battre des records — sans toutefois nous douter qu’ils allaient atteindre une telle ampleur. Nous avions donc déjà pris quelques mesures pour faire de la place. Car si l’idée de faire plus de vin paraît fantastique, elle ne fait pas apparaître miraculeusement plus de cuves pour l’y faire fermenter pour autant.

Pour gérer la contrainte d’espace, le couple Théberge-Rainville a donc eu l’idée de produire un pet-nat rosé avec leur cépage marquette. Une première pour eux qui ne jurent que par la méthode traditionnelle. Contrairement à cette technique pratiquée par les Champenois, et qui exige un élevage minimal de 15 mois, le pétillant naturel présente l’avantage d’être fermenté et embouteillé en seulement deux semaines. Créant du même coup de l’espace dans les cuves et un produit à relâcher rapidement sur le marché. Doublement ingénieux!

Entre le jus et le vinaigre

« Les gens voient les vendanges comme de la poésie », lance Marc Théberge du fin fond de son chai, d’où il ne sort plus depuis deux semaines. Dans les faits, la récolte des raisins ne représente qu’une partie du travail, car la réception des grappes à la cave marque le début d’une démarche de longue haleine. Surtout lorsque les fermentations se font naturellement, sous l’action des levures indigènes. Comme il ne peut contrôler la vitesse desdites levures, Marc n’a d’autre choix que de travailler au rythme de la nature… et elle est pleine de surprises! Des débordements de cuves, une fermentation qui part en fou, puis qui ralenti au point où les vendanges doivent être suspendues… des rebondissements, en voulez-vous, en voilà! Comme un ami vigneron lui a dit un jour : « Le vin, c’est l’état instable entre le jus de raisins et le vinaigre. L’art du vigneron, c’est de le garder dans cet état ». 

Même si la réalisation du pet-nat a comporté son lot de défis, il sera bientôt prêt à être mis en bouteille, où il pourra poursuivre sa fermentation alcoolique. Après quoi, la vendange pourra reprendre son cours. À suivre!