La rectrice Sophie D’Amours durant son allocution, le mercredi 30 octobre à Ottawa. Dans le communiqué d’Universités Canada, elle déclare que les universités canadiennes ont un rôle central à jouer dans le renforcement de la capacité du Canada à répondre aux défis mondiaux.

Leadership universitaire

La rectrice Sophie D’Amours est nommée présidente du conseil d’administration d’Universités Canada
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Après un an à la vice-présidence du conseil d’administration d’Universités Canada, la rectrice Sophie D’Amours accède à la présidence du conseil. Son mandat, d’une durée de deux ans, entre en vigueur immédiatement.

«Sophie D’Amours est une remarquable leader de l’enseignement universitaire profondément engagée dans l’excellence de la recherche, la réconciliation avec les Autochtones et l’engagement dans la société, a déclaré le président-directeur général d’Universités Canada, Paul Davidson. Nous sommes enchantés par le fait que l’expertise et le leadership fort qu’elle apportera permettront à nos universités de demeurer à l’avant-garde en matière de résolution des problèmes qui importent le plus aux Canadiens.»

Dans le communiqué d’Universités Canada émis le mercredi 30 octobre, la rectrice déclare que les universités canadiennes ont un rôle central à jouer dans le renforcement de la capacité du Canada à répondre aux défis mondiaux. Selon elle, ce rôle consiste notamment à poursuivre le renforcement des capacités de recherche du Canada et à construire des partenariats robustes avec la société civile.

La nomination de la rectrice s’est déroulée durant la réunion automnale des membres d’Universités Canada, à Ottawa. Cet organisme regroupe près d’une centaine d’établissements. Il offre à ses membres une voix unie pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation.

Forces, réalités et défis

Dans son discours, Sophie D’Amours a mis l’accent sur les forces de l’association, ses réalités et ses défis. «Ensemble, a-t-elle dit, nous constituons une centrale d’énergie alimentée par la connaissance, la science, la jeunesse et l’espoir. […] Nous pouvons nous définir par nos plus grandes découvertes, par notre positionnement dans le monde ou par les problèmes que nous cherchons à résoudre.»

Selon elle, les universités canadiennes sont au début d’une nouvelle vague, celle entre autres de l’intelligence artificielle, de la robotique avancée et de la fabrication 3D. «Cette vague, a-t-elle affirmé, aura des effets importants sur tous les aspects de nos vies, particulièrement sur la façon dont les gens travailleront, étudieront, acquerront les connaissances et développeront leurs compétences. Une vague qui risque d’être plus courte, d’une durée de 15 ans comparativement à 60 ans. Une vague qui transformera profondément les universités.»

Au Canada, la réalité universitaire d’aujourd’hui se compose de 1,4 million d’étudiantes et d’étudiants. Plusieurs d’entre eux viennent de l’étranger et injectent annuellement plus de 20 milliards de dollars dans l’économie.

«Des universités plus inclusives et innovantes contribuent à la force du Canada, a poursuivi la rectrice. À une époque de perturbations globales aux plans économique, technologique, social et environnemental, nous ne pouvons omettre personne. Le monde a besoin de toutes les idées et de toutes les perspectives en jeu.»

Selon Sophie D’Amours, plusieurs raisons militent en faveur de cet objectif. L’une d’elles est qu’un milieu plus équitable, plus diversifié et plus inclusif est aussi un milieu plus riche, plus stimulant et plus innovant.

«Ceci, a-t-elle ajouté, s’applique très bien à la décennie d’efforts de la part du milieu universitaire canadien pour assurer un plus grand accès à l’université aux étudiants autochtones, ainsi que leur réussite, en étroite consultation avec les communautés autochtones.»

Des partenaires locaux de premier plan

Le sondage le plus récent d’Universités Canada révèle que 66% des répondants ont une impression positive des universités. Au Québec, ce pourcentage monte à 75%. Prenant l’Université Laval en exemple, la rectrice a mentionné que l’établissement donne du travail à quelque 10 000 personnes. À Québec, plus de 30% de la population détient un diplôme universitaire.

«Nos universités sont des partenaires locaux de premier plan autant que des acteurs sur la scène internationale, a-t-elle expliqué. Nous produisons au Canada un savoir immense, avec un taux de publication bien au-delà de de notre poids démographique. La force de la recherche et du développement du Canada est un des piliers fondamentaux de notre capacité à tirer profit de la connaissance et des innovations. […] Nous pouvons facilement imaginer qu’au cours des 15 à 20 prochaines années, les scientifiques feront plus de découvertes que nous en avons fait depuis le début de l’humanité. Nous devrons alors orienter, aider à faire les choix d’usage. Par exemple, comment tirer profit de l’intelligence artificielle? Nous nous engagerons dans des recherches plus interdisciplinaires, plus intersectorielles et plus internationales.»

La nouvelle présidente a rappelé l’apport de l’éducation supérieure en tant que force mobilisatrice et non-partisane. «Les universités, a-t-elle dit, jouent un rôle fondamental au sein des démocraties, particulièrement en établissant des espaces de dialogues sécuritaires sur des enjeux difficiles et délicats. Nous avons démontré, à plusieurs occasions, notre engagement indéfectible envers la liberté d’expression et le respect de la diversité des idées.»

En guise de conclusion, Sophie D’Amours a soutenu que les universités canadiennes, fortes, diversifiées et rayonnantes possédaient tous les leviers pour avoir un impact au Canada et dans le monde. «Ensemble, a-t-elle poursuivi, nous avons tous ce qu’il faut pour laisser une marque durable dans la société et former les prochaines générations de leaders.»

En marge de la nomination de Sophie D’Amours. Le président sortant du conseil d’administration d’Universités Canada, Mike Mahon, est à gauche. Le PDG d’Universités Canada, Paul Davidson, est à droite.