Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Lauriane Genest se dirige à Tokyo avec le vent dans les voiles.
Lauriane Genest se dirige à Tokyo avec le vent dans les voiles.

Un changement de voie bénéfique pour la cycliste Lauriane Genest

Philippe Chabot
Philippe Chabot
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
«Je ne me voyais vraiment pas faire les Jeux olympiques en vélo.» En effet, jusqu’en 2014, la cycliste sur piste Lauriane Genest pratiquait religieusement le patinage artistique dans l’espoir de devenir la prochaine Joannie Rochette.

Certaines fois des flammes de jeunesses peuvent s’éteindre par manque de passion, c’est à ce moment qu’on lâche prise et que l’on peut tomber par pur hasard sur notre réel feu éternel.

C’est notamment le cas de l’athlète de Lévis qui a osé troquer ses patins et son costume, idylle de jeunesse, pour un vélo qui la mène donc à son premier rendez-vous olympique, ces jours-ci, au Japon.

«Je n’avais plus vraiment la passion pour le patin, j’avais tout donné ce que j’avais à offrir dans ce sport-là. J’avais besoin de changement», laissait-t-elle tomber, quelques jours avant le grand départ pour la réunion sportive de Tokyo. 

Afin de se changer les idées du patinage artistique, elle a décidé d’accompagner son père qui faisait déjà du vélo sur route. C’est à ce moment qu’elle est tombée en amour avec ce sport. 

«Après avoir découvert le vélo, je ne suis plus jamais retournée vers le patin», déclare-t-elle. Du haut de ses 17 ans, un an après avoir fait un virage à 180 degrés dans sa jeune carrière, elle a ensuite décidé de faire la transition du vélo sur route vers celui sur piste parce que c’est la vitesse et la puissance qui la faisait vraiment vibrer.

Il y a cependant des rêves de jeunesse qui sont là pour rester, comme se rendre aux Jeux olympiques par exemple. 


« C’est clairement un rêve de petite fille qui va se réaliser. Depuis que j’ai 5 ans, je rêve de représenter le Canada aux JO et je vais avoir la chance de pouvoir le faire en vélo sur piste. »
Lauriane Genest

En route vers Tokyo 

Lauriane Genest se dirige à Tokyo avec le vent dans les voiles, forte d’une première position au sprint par équipe du Championnat du monde sur piste, à Milton, en Ontario, et d’une cinquième position au sprint par équipe du Championnat du monde sur piste à Berlin, en Allemagne, deux compétitions ayant eu lieu en 2020.

 Il n’y a aucun doute dans l’esprit de l’athlète de 23 ans, elle veut continuer sur cette lancée aux Jeux olympiques. 

«Je n’y vais pas juste pour participer. Je veux me faire remarquer et livrer de bonnes performances. Je pense que je me suis vraiment améliorée dans la dernière année, je vais tout simplement donner le meilleur de moi-même», affirme-t-elle. 

Bien que son rêve de représenter le Canada aux Jeux olympiques sera bientôt chose faite, Lauriane Genest est assez calme et en contrôle de ses émotions face au défi qui l’attend à Tokyo. 

«Je ne me laisse peut-être pas l’opportunité d’être énervée pour le moment, c’est beaucoup d’énergie dépensée avant les courses et j’en ai besoin. Je vais donc attendre un peu pour ça.» 

Effectivement, elle a encore besoin de gaz dans le réservoir, car au moment d’écrire ces lignes, il lui restait encore une semaine d’entraînement avant le repos bien mérité précédant les Jeux. Et cette dernière semaine d’entraînement ne s’annonçait pas de tout repos, avec trois jours de musculation, cinq jours sur sept sur la piste et deux sorties sur route. 

La cycliste de Lévis doit donc préparer ses valises pour le 24 juillet, jour J de son départ vers Tokyo. 

Mais un triste scénario lui traverse certaines fois l’esprit, où elle ne pourrait pas grimper à bord de l’avion à cause d’un test positif de la COVID-19 à l’aéroport. 

«Le rêve olympique serait terminé…», dit-elle, sans vraiment s’en faire avec cela puisqu’elle manifeste sa grande confiance envers Équipe Canada, qui s’assure que toutes les précautions nécessaires soit mises en place pour éviter cela. 

Ses épreuves se dérouleront le 4 août au vélodrome d’Izu, un bâtiment déjà existant situé à 120 kilomètres de Tokyo et utiliser pour les Jeux olympiques afin d’économiser les coûts.