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En jouant à Québec avec le Canadien, Alexandre Alain vivra un rêve d’enfance

MONTRÉAL - Si Alexandre Alain avait eu à choisir de jouer dans un seul match préparatoire pendant le camp d’entraînement du Canadien de Montréal, il aurait probablement encerclé la date du 20 septembre sur son calendrier. Or, Claude Julien lui permettra de réaliser cet objectif.

Environ 24 heures avant le moment qu’Alain espérait tant, l’entraîneur-chef du Tricolore a informé le jeune homme de 21 ans qu’il revêtira l’uniforme bleu blanc rouge jeudi, à l’occasion de l’affrontement contre les Capitals de Washington.

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Au-delà du fait qu’il va se frotter à Alexander Ovechkin, Evgeny Kuznetsov et au robuste défenseur Brooks Orpik, trois piliers de la première conquête de la coupe Stanley de l’histoire des Capitals en juin dernier, Alain jouera dans son patelin, devant ses proches, et dans un chandail qu’il admire depuis qu’il est gamin.

Et c’est ce qui rendra ce moment si exaltant pour le hockeyeur natif de la Vieille Capitale.

«C’est une date à laquelle je pense depuis longtemps, mais je n’ai pas encore reçu la confirmation», avait déclaré Alain lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne quelques heures avant d’apprendre la bonne nouvelle.

«On ne se le cachera pas, c’est un match dans lequel j’aimerais vraiment jouer, avait-il aussi avoué. Le simple fait de porter le chandail du Canadien pour une rencontre préparatoire, c’est un objectif que je m’étais fixé dans la vie. De le faire devant ma famille, mes amis, à Québec, la ville où j’ai grandi, et d’avoir la possibilité d’affronter un joueur aussi électrisant qu’Ovechkin, c’est sûr que ce serait spécial.»

Alors qu’il attendait encore de connaître la décision de Julien, Alain essayait de faire la part des choses entre toute la fébrilité qui accompagnerait sa participation à la rencontre, dans le contexte que l’on connaît, et la tâche à accomplir sur la patinoire.

«Si jamais je joue, je vais essayer d’en profiter au maximum. Ce n’est qu’un match préparatoire, mais ça me dit que je m’approche de mon but, a-t-il noté en faisant allusion à son rêve d’enfance.

«Mais d’un autre côté, je dois faire mes preuves, souligne-t-il. C’est un camp d’entraînement et les dirigeants vont évaluer les joueurs. Le fait que ma famille sera là, que l’on joue à Québec, ça va me procurer une motivation additionnelle, me donner plus d’énergie et me donner plus hâte de jouer. Ça va être un bon stress. Mais mon objectif est aussi de laisser une bonne impression aux dirigeants. Il faut aussi que je me concentre sur le travail que j’ai à faire.»

Alain admet également que le fait de jouer sur la glace du Centre Vidéotron lui procurera de belles émotions. Il faut dire que ç’a toujours été le cas, affirme-t-il.

«J’ai joué au Colisée avec les Olympiques de Gatineau, j’ai joué au Centre Vidéotron avec l’Armada de Blainville-Boisbriand. Le Colisée, c’était un building avec plus d’histoire et le Centre Vidéotron est un édifice plus grand et plus moderne. Mais à chaque fois que je savais que j’allais jouer à Québec, j’étais toujours un peu plus nerveux, un peu plus excité. On dirait que j’ai toujours plus d’énergie quand je joue devant ma famille et mes proches.»

Camp satisfaisant

Puisque Claude Julien avait indiqué au début du camp qu’il allait probablement procéder à une première réduction de personnel après la rencontre de jeudi, il est plausible de penser que le match contre les Capitals sera la seul auquel Alain participera pendant le calendrier préparatoire.

L’étape suivante sera le camp d’entraînement du Rocket de Laval, qui devrait s’amorcer lundi prochain. Alain cherchera alors à poursuivre sa progression sous le regard aiguisé de Joël Bouchard, son entraîneur-chef avec l’Armada lors de ses deux dernières saisons dans la LHJMQ.

Jusqu’à maintenant, Alain se dit content de ce qu’il a fait au camp du Canadien.

«Ça s’est bien passé au camp des recrues à Laval et même si on a perdu nos trois matchs, j’ai senti une progression, autant au niveau personnel qu’au niveau collectif. Et depuis une semaine au camp principal, ça va vraiment très bien. Je vis une belle expérience et j’essaie seulement de montrer ce que je suis capable de faire.»

C’est la quatrième fois que Alain participe à un camp professionnel, la deuxième avec le Canadien après ses passages à Anaheim et à Tampa Bay. Il est le premier à admettre qu’il n’a pas abordé les choses de la même manière cette année.

«Même si tu ne veux pas être intimidé par les installations, par les joueurs, quand je suis arrivé à Anaheim à 17 ans, j’étais impressionné. J’allais plus là pour vivre une expérience, pour savoir ce qu’était un camp professionnel, comment les joueurs s’entraînaient et se comportaient hors de la glace. Cette année, j’ai signé un contrat avec l’organisation, je suis plus vieux, j’ai acquis de la maturité en tant que joueur, en tant que personne et ça m’a permis d’arriver au camp en confiance.»

LNH

Match du Canadien: Ovechkin et Kuznetsov joueront à Québec

Les amateurs de hockey seront choyés, jeudi, à l’occasion du match entre les Capitals de Washington et le Canadien de Montréal. Les récents champions de la Coupe Stanley ont confirmé mercredi soir qu’Alexander Ovechkin et Evgeny Kuznetsov seraient de l’alignement.

En fait, les Capitals miseront sur leur meilleur trio pour ce match préparatoire disputé au Centre Vidéotron. En plus d’Ovechkin et Kuznetsov, l’ailier Tom Wilson fera aussi ses débuts en ce calendrier de matchs hors-concours de la LNH.

Ovechkin a bouclé la dernière saison avec 49 buts et 87 points, s’imposant comme le leader qu’il est pendant les séries éliminatoires ayant procuré aux Capitals leur premier titre. Kuznetsov avec amassé 83 points tandis que Wilson a bouclé la dernière campagne avec 35 points.

Les défenseurs Brooks Orpik et Michal Kempny seront aussi de la formation à débarquer à Québec, selon le texte publié sur le site Internet des Capitals.

Pour ce qui est du Canadien, les amateurs verront à l’oeuvre les réguliers Brendan Gallagher, Phillip Danault et Charles Hudon, de même que son premier choix au repêchage de juin, Jesperi Kotkaniemi. Les Québécois Alexandre Alain, Xavier Ouellet et Simon Després disputeront aussi ce match au Centre Vidéotron. Alain est originaire de Québec.

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Le match a lieu à 19h.

PHOENIX

Trois gardiens dans l'équipe

Le Phœnix de Sherbrooke sort des sentiers battus en comptant sur trois gardiens cette saison. Si cette avenue semblait sinueuse il y a quelques semaines, les principaux intéressés admettent que la période d’adaptation est derrière eux.

Les recrues Thommy Monette et Thomas Sigouin appuieront le vétéran Brendan Cregan pour commencer la saison 2018-2019. Cregan sera d’ailleurs devant le filet vendredi pour le match d’ouverture des Cataractes de Shawinigan, le premier du Phœnix.

« Ce qui était le plus problématique, c’était durant les entraînements, explique l’entraîneur Stéphane Julien. Les trois gardiens veulent un maximum de tirs et même s’il n’y avait pas de chicane, je sentais que je devais intervenir. J’ai parlé souvent à mes trois gardiens. Je sentais dans leur langage corporel que je devais leur parler. C’est une première pour presque tout le monde. On pense que c’est possible de faire une rotation à trois avec ces trois types de personnes. Au final, ils auront tous reçu autant de tirs durant les entraînements. »

« Il a fallu s’adapter, confirme Thomas Sigouin. Je n’ai jamais été dans cette situation-là avant. Mais maintenant, ça va beaucoup mieux. Quand on a rencontré la direction, elle a expliqué aux trois gardiens qu’il allait toujours en avoir un dans les gradins et que ce ne sera pas toujours le même. Il faut s’attendre à rater quelques matchs. »

Pour Thommy Monette, il ne s’agit toutefois pas d’une première :

« En terminant la saison avec le Phœnix en compagnie de Brendan Cregan et Reilly Pickard, on était trois gardiens. Je me plaçais devant le filet quand les deux autres se reposaient, mais cette année ce sera égal. Je respecte la décision de l’organisation. On avait le choix de rester ou de quitter. On a choisi de rester, donc on doit assumer notre décision. C’est plate, mais ça fait partie de notre rôle. »

Cregan continue de surprendre

L’histoire de Brendan Cregan mérite d’être racontée. Après avoir été impliqué dans une transaction comme élément secondaire, le gardien n’ayant jamais été repêché dans la LHJMQ est arrivé en renfort.

« Je vais m’en rappeler comme si c’était hier, affirme Stéphane Julien. Evan Fitzpatrick et Justin Blanchette étaient blessés, il fallait rappeler deux gardiens dont Brendan. Durant la pratique du matin, je n’étais pas super confiant en regardant Brendan travailler, mais on a appris à le connaître : il est bon sous pression. Quand la partie commence, il fait le travail et va nous chercher des victoires. On ne l’a pas toujours mis dans des situations faciles. Il part de loin. Il ne s’était d’ailleurs jamais entraîné de sa vie avant d’arriver avec nous! »

« Dans les saisons dernières, je voulais simplement faire de mon mieux pour aider l’équipe, admet Cregan. Maintenant, je suis âgé de 20 ans et je dois apporter du leadership au sein de l’équipe. Mon travail ne se résume pas seulement à être gardien de but. J’ai aussi un rôle à jouer dans le vestiaire. Je parle un peu plus aux joueurs et je montre l’exemple sur la patinoire. »

Ce dernier aime bien son rôle de mentor.

« J’aime être avec Thommy et Thomas. On prépare le futur de l’organisation. J’ai plus d’expérience et je tente de partager ce que j’ai vécu dans la LHJMQ. »

« Pour ma part, je compte élever mon niveau de jeu d’un cran cette saison afin d’obtenir un maximum de départs, soutient Monette. À 17 ans, je suis content d’être dans la ligue. L’an dernier, j’y croyais à 16 ans. Mais cette année, je me sens prêt. »

« Je vois mon arrivée dans la LHJMQ comme un défi, ajoute de son côté Sigouin. Je dois m’adapter au calibre, mais je trouve ça motivant de jouer dans la plus grosse ligue. »

Une décision difficile

La situation actuelle a forcé la direction du Phœnix à prendre une décision que peu de formations osent prendre.

« En gardant uniquement les deux jeunes, qui n’ont qu’un seul match d’expérience dans le circuit, on aurait peut-être fait un bon choix, croit Stéphane Julien. Mais si les deux recrues avaient connu un mauvais début de saison, les partisans auraient accusé l’organisation de ne pas avoir gardé un joueur de 20 ans devant le filet. Il faut savoir que Brendan n’est pas seulement un joueur qui arrête les rondelles. Il est aussi un excellent leader dans le vestiaire. Il est très respecté de ses coéquipiers. Et heureusement, Thommy et Thomas ont de bonnes éthiques de travail. »

En consultant l’entraîneur de gardiens Éric Côté, les entraîneurs adjoints et le directeur général Jocelyn Thibault, Stéphane Julien devra donc jongler avec ses gardiens.

« Si notre équipe aligne quelques victoires, ça facilitera mon travail. On ne se cachera pas qu’en étant trois, nos gardiens ont un peu plus de pression de gagner pour garder le filet. Mais ça fait partie du jeu. Oui, on est là pour développer des joueurs, mais mon rôle est aussi d’aider l’équipe à gagner en mettant la meilleure équipe possible sur la glace », termine l’entraîneur.

Sports

Une grande fierté pour Sylvie Béliveau

« On doit s’habituer à ce genre d’honneur, ce n’est pas habituel, car on ne travaille pas pour ça. Mais c’est tout un honneur. »

Sylvie Béliveau est impliquée dans toutes les sphères du soccer canadien depuis plusieurs années. Elle a été honorée à titre de bâtisseur lors de la quatrième cohorte d’intronisation du Panthéon des sports de Sherbrooke

C’est une pionnière du soccer féminin au Canada. Elle a occupé tous les postes : joueuse, entraîneuse adjointe, puis entraîneuse en chef de l’équipe canadienne féminine. Elle a aussi dirigé des équipes collégiales et universitaires, et a été intronisée au Temple de la renommée de l’Association canadienne de soccer. Elle est aujourd’hui responsable du programme de développement des joueurs à Soccer Canada et membre du groupe d’étude technique de la FIFA.

« Ma ligne de départ c’est mon ADN, mon environnement, mes parents, qui m’influencent. Cet environnement a favorisé mon éclosion dans le sport. Tu ne travailles jamais seule; Jean Perreault, Georges Laurent, sans eux, je ne serais pas là, ce sont des bâtisseurs. Cette ville est remplie d’individus qui te font confiance, qui te tendent la main. C’est ce qui fait que ta fondation est plus solide pour partir. »

Sylvie Béliveau est reconnaissante. « Tu bâtis avec les gens qui t’ont aidé. Je ne les oublie pas. Je vais faire de même avec les prochaines générations. J’ai voyagé avec Sherbrooke, et Sherbrooke ne me quitte pas. Je me suis construite là. Je le mentionne partout où je passe; je dis que j’habite à Montréal, mais que je viens de Sherbrooke. J’en suis fière. Les gens connaissent la ville à cause des Jeux du Canada de 2013; ce fut un événement qui en a marqué plusieurs. »

Mélissa Raymond

« On reçoit cet honneur comme une douceur, c’est très agréable et très surprenant. Je ne m’y attendais pas. Cette nouvelle de mon intronisation est arrivée dans un moment dans ma vie où ça m’a fait du bien de me rappeler mes exploits sportifs », a dit l’ancienne joueuse de volleyball des Volontaires du Cégep de Sherbrooke et du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

« C’était une période très agréable de ma vie, confortable. On change de vie, mais souvent, je me ramène à qui j’étais à l’équipe et ça me fait du bien. Ça me touche beaucoup. »

Richard Labonté et Rémi Fontaine du Cégep de Sherbrooke ont rapidement repéré ce grand talent. Elle aura finalement passé sept ans sur l’équipe nationale féminine.

« Ils ont fait de moi une meilleure joueuse. Je me souviens des championnats canadiens au cégep, et à l’université. Ce fut des victoires à grande échelle, c’est tout un cheminement d’équipe. Des expériences qui ont changé ma vie. »

Ses années au sein du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke font aussi partie de ses moments forts, principalement celles où son équipe a remporté le titre universitaire canadien, soit en 2003 et en 2005. « J’ai vraiment de bons souvenirs de mes années universitaires. Notre victoire en 2003 était tellement surprenante, parce que nous étions classées cinquièmes au pays, que le souvenir est très fort. »