Football

Encore du mouvement chez le Vert & Or

Les mouvements de personnel se poursuivent au poste de quart-arrière chez le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et ce, même en ce début d’année. Trop souvent frappé par les blessures, Xavier Owens a décidé de quitter l’équipe, tandis que Zachary Cloutier, qui évoluait dans la CCCAA en Californie au cours des deux dernières années, se joint au programme.

Après des débuts prometteurs avec le Vert & Or, et doté d’un bras canon, Owens n’a malheureusement jamais pu jouer une saison complète avec l’équipe.

Il a subi une commotion cérébrale lors du dernier match de la saison 2017, avant d’en subir une autre, lors du premier match de la saison régulière 2018, face au Rouge et Or de l’Université Laval.

Celui qui a fait son football collégial à Rimouski a bien tenté un retour, mais une blessure au pouce subie à Montréal face aux Carabins, à son retour au jeu, a mis fin à sa saison.

« Xavier a décidé de faire de sa santé sa priorité. Il a connu de bons moments, mais sa commotion cérébrale subie à McGill en 2017 était sa troisième répertoriée. Ce n’était pas une situation facile pour lui », a commenté l’entraîneur-chef de l’équipe, Mathieu Lecompte.

Xavier Owens a disputé quatre matchs en 2017 (358 verges et une passe de touché) et trois en 2018 (175 verges, une interception).

Dans la même veine, Mathieu Lecompte a confirmé l’arrivée d’un autre quart-arrière. Zachary Cloutier, qui a passé les deux dernières années avec les Rustlers du Golden West College, en CCCAA (California Community College Athletic Association), en Californie.

Il a été habillé pendant un match, la saison dernière.

Cloutier a passé les saisons 2015 et 2016 avec les Nomades de Montmorency (football collégial division 1).

« C’est lui qui m’a contacté, il sort d’ailleurs de mon bureau et il sera avec nous l’automne prochain. Il m’a fait parvenir ses faits saillants, et j’ai bien aimé. J’ai validé le tout avec Justin (Chapdelaine, le coordonnateur offensif de l’équipe). Il démontre une belle touche de balle, avec une belle puissance. Il a visité le campus avec ses parents, il va poursuivre ses études en biologie. »

Une blessure subie à l’épaule, en 2016 alors qu’il était partant avec les Nomades, a limité sa production à 786 verges de gain, sept passes de touché pour trois interceptions. Il a aussi joué en 2015 (917 verges, avec cinq passes de touché et quatre interceptions).

Le Vert & Or a donc sept quarts-arrière dans ses rangs : Joé Hudon, Conor Sinclair et Samuel Goulet-Dumas, qui ont joué tour à tour l’an passé, de même que les recrues Anthony Robichaud, Alex Naud, PO Potvin et Cloutier.

« Ce sera une saine compétition, et c’est l’équipe qui va en bénéficier. Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu autant de talent à cette position », a dit Mathieu Lecompte.

Pas de camp pendant la relâche

Par ailleurs, le Vert & Or emboitera le pas à d’autres programmes de football et déplacera son camp prévu pour la semaine de relâche à la fin du mois d’avril.

« L’école est terminée pour la plupart des gars, et c’est une semaine de transition entre la session d’hiver et d’été. Plusieurs joueurs ne pouvaient aussi se concentrer pleinement au camp du mois de mars car ils étaient en préparation soit pour le repêchage de la LCF, ou pour les essais combinés menant au repêchage. »

« Je m’étais pris une note à la fin du camp 2018 afin de revoir tout ça, et de retourner à une phase compétitive aussi rapidement ne respectait pas notre planification annuelle de préparation. Là, on va se concentrer sur la technique, et intégrer le volet tactique en avril. »

Le camp se déroulera du 26 au 30 avril.

Canadien

Petry joue les héros en prolongation

BOSTON — Jeff Petry a marqué un but de haute voltige 15 secondes après le début de la prolongation et le Canadien de Montréal a défait les Bruins de Boston 3-2, lundi.

Max Domi s’est créé de l’espacé pour un tir au centre de la glace. Tuukka Rask l’a stoppé du gant mais Petry a fouetté le rebond avec succès du revers, au vol.

«Petry vient d’une famille de baseball, a dit Julien avec le sourire. Il a montré ses talents. On va le prendre comme un circuit.»

Brendan Gallagher et Paul Byron ont été les autres buteurs du Canadien.

Carey Price a bloqué 41 tirs, aidant le Canadien à mériter un troisième gain en quatre matchs. Price a été déjoué par Brad Marchand et David Krejci.

Sports

Alexie Guay et le Canada se couvrent d’or

La deuxième tentative a été la bonne pour la Magogoise Alexie Guay au Championnat mondial de hockey féminin des moins de 18 ans. Grâce à une victoire de 3-2 en prolongation contre les États-Unis, les Canadiennes sont les nouvelles championnes du monde des moins de 18 ans. Le Japon était le pays hôte de la compétition cette année.

Après avoir mis la main sur la médaille de bronze il y a un an en Russie, le Canada est monté sur la marche la plus haute du podium au cours des dernières heures. Seulement quatre joueuses, dont Alexie Guay, étaient de retour en 2019 avec la nouvelle mouture de l’équipe canadienne. L’or avait donc une saveur particulière pour ces quatre joueuses qui ne visaient rien d’autre que le titre mondial cette année. Qui plus est, la bande à Alexie Guay met un terme à un règne de quatre ans des Américaines. En ronde préliminaire, les États-Unis avaient pris la mesure du Canada. Les Canadiennes ont donc attendu le moment propice pour prendre leur revanche.

Alexie Guay, qui avait connu un tournoi du tonnerre il y a un an, a repris là où elle avait laissé au cours des derniers jours. La sœur de Nicolas et Patrick Guay des Voltigeurs de Drummondville et du Phœnix de Sherbrooke respectivement, a terminé le tournoi avec six points, le titre de meilleure défenseuse et une place sur l’équipe d’étoiles du championnat mondial.

Coupe Stanley

Nathalie Filion, mère d’Alexie, a pu parler à sa fille. « C’est incroyable comme elle est fière de toutes ses coéquipières. Elle m’a parlé d’une victoire d’équipe pour le Canada. ‘‘Te rends-tu compte maman, c’est notre Coupe Stanley’’, m’a-t-elle affirmé au téléphone. »

« La victoire contre les Américaines en finale ajoute à leur bonheur, de renchérir Nathalie Filion. Ce n’est rien de personnel contre les filles des États-Unis, mais gagner contre les championnes défendantes leur a fait un velours. Alexie était drôlement soulagée. »

C’est aussi la fin d’une longue aventure puisque Alexie Guay avait pris la direction de Vancouver le 29 décembre pour le rassemblement de toute la délégation canadienne qui s’est envolée pour le Japon quelques jours plus tard.

« Alexie a fêté ses 18 ans le 8 janvier dernier. C’est un beau cadeau d’anniversaire en retard qu’elle vient de s’offrir », souligne la maman.

En plus d’Alexie Guay, deux autres joueuses du Québec faisaient partie de la formation canadienne. Il s’agit de la gardienne Mahika Sarrazin de Gatineau et Ann-Frédéric Naud de Joliette. Cette dernière évolue en saison régulière avec les Spartans du collège de Stanstead.

Alexie Guay, après avoir joué avec les garçons dans la structure des Harfangs du Triolet de Hockey Sherbrooke, a aussi évolué avec les Spartans. Cette saison, elle a pris la direction de Stowe, au Vermont, avec la North American Hockey Academy. En 2019-2020, Alexie Guay fera ses débuts avec la prestigieuse université Boston College.

En février prochain, la Magogoise portera les couleurs du Québec lors des Jeux du Canada à Red Deer, en Alberta.

Sports

Cregan réussit son retour au Palais

L’Armada de Blainville-Boisbriand et son nouveau gardien Brendan Cregan ont réussi à gâcher la fête d’Onyx, qui célébrait son septième anniversaire, dimanche au Palais des sports. Après une période, tous s’attendaient à voir l’ancien portier du Phœnix être victime d’un carnage puisque le pointage était de 4 à 1 pour les Oiseaux. Mais les Sherbrookois ont tout simplement laissé l’Armada revenir dans le match et l’emporter par la marque de 7 à 4.

Échangé par le Phœnix lors des derniers jours de la période de transaction, Brendan Cregan a réussi son retour à Sherbrooke en effectuant 34 arrêts sur 38 tirs. Pourtant, la partie avait bien mal commencé pour son équipe et lui.

« Il n’y avait pas de match après 20 minutes et on a accordé des revirements qui ont coûté cher, explique l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. Ce n’est pas acceptable. On a obtenu trop de punitions et on a joué du hockey égoïste. On martèle le même message depuis les Fêtes concernant le fait que notre club doit jouer du hockey responsable et malheureusement, ce ne fut pas le cas ce soir. »

Pendant que Cregan se ressaisissait devant sa cage, Thommy Monette flanchait à l’autre bout de la patinoire. 

« Ce n’était pas sa meilleure, précise Julien. Ce n’est pas acceptable non plus d’accorder autant de buts sur peu de lancers comme ça. »

Après les buts d’Alex-Olivier Voyer et de Bobby Dow, l’Armada s’est inscrite au pointage par le biais de Tyler Hylland. Samuel Poulin et Félix Robert ont aussitôt donné la réplique en avantage numérique en marquant deux autres buts.

L’Armada n’avait pas dit son dernier mot. Les visiteurs ont marqué six buts sans réplique, dont cinq en deuxième période. 

Alors que le pointage était de 4 à 4, Stéphane Julien a décidé de remplacer son gardien, qui a cédé à quatre reprises sur neuf lancers. Dakota Lund-Cornish s’est amené en relève, mais a accordé deux buts sur 10 tirs. 

Hylland a complété son tour du chapeau avec un but dans un filet désert. Les autres marqueurs ont été Miguel Tourigny, Alexander Katerinakis, Samuel Bolduc et Maxime Collin. 

L’Armada a obtenu sept avantages numériques et en a profité à trois reprises, tout comme le Phœnix, mais en six occasions.

« Les punitions ont toutes été méritées. Ce n’est pas ce que j’appelle jouer du hockey responsable. On va régler ça! » a lancé Stéphane Julien visiblement choqué par la tournure des événements. 

« L’Armada a travaillé plus fort que nous et on n’a pas livré la marchandise, explique l’ancien Armada Michael Kemp. On doit tourner la page, mais se souvenir de ce qui vient de se passer pour ne pas que ça se répète. On doit revenir fort en ne jouant pas seulement une période. C’est une défaite d’équipe. »

« On s’est tirés dans le pied et notre indiscipline a coûté la victoire. Nos unités spéciales n’ont pas fait le travail en désavantage numérique », estime Alex-Olivier Voyer.

Un sentiment bizarre

Après avoir passé près de trois ans à Sherbrooke, Brendan Cregan a reçu un bel hommage avant la partie. 

« On n’a pas connu le départ espéré, mais ça peut parfois arriver, explique Cregan. On a montré beaucoup de caractère tout en respectant notre plan de match. Je me sens très bien après cette victoire, mais je me sentais bizarre au début. Le simple fait d’entrer par une autre porte au Palais, c’était spécial. J’étais émotif après l’hommage et malgré cette distraction, je ressors d’ici avec les deux points. »

« C’était spécial de le voir devant l’autre filet. Même si on l’aime bien, on voulait gagner quand même, évidemment, et c’est très dommage de voir comment notre club a réagi après une période », confie Voyer. 

« Je n’ai jamais hésité à faire appel à Brendan, note pour sa part Bruce Richardson, pilote de l’Armada. Si je ne l’avais pas envoyé dans la mêlée, je crois qu’il aurait s’agit d’un manque de respect. On a été capables de tourner la page après notre défaite de 12-1 vendredi contre Drummondville. Aujourd’hui, il était crinqué. À 4-1, j’étais un peu découragé, surtout par la façon chanceuse dont le Phœnix marquait. Par la suite, tout le monde s’est regroupé et s’est servi de la présence de Brendan comme motivation afin de lui permettre de gagner à Sherbrooke. »