Yaroslav Alexeyev et Marek Zachar connaissent une bonne saison, ce qui donne raison au directeur général Jocelyn Thibault, selon son entraîneur Stéphane Julien.

Zachar s’approche de son rêve

Après avoir réalisé l’un de ses rêves en évoluant au Canada, Marek Zachar s’attaque au rêve suivant. Celui de représenter son pays lors du Championnat mondial de hockey junior.

L’attaquant du Phœnix se rendra dans la région de Toronto afin de participer au camp de sélection de la formation de la République tchèque dans environ deux semaines. Le tournoi aura lieu du 26 décembre au 5 janvier.

« C’était un rêve de jouer en Amérique du Nord et c’est aussi un rêve de pouvoir représenter mon pays lors du Championnat mondial de hockey junior, soutient le joueur de 19 ans. J’ai déjà porté les couleurs de mon pays au Championnat mondial des moins de 18 ans, mais c’est encore plus gros. J’ai parlé avec quelques anciens représentants de la République tchèque et ils m’ont tous dit que c’était une expérience qui se situait à un autre niveau. »

Mais rien n’est encore fait pour Zachar.

« C’est juste un camp pour commencer, rappelle le numéro 69. Je vais jouer deux parties et après, les dirigeants composeront l’équipe. Il y a peut-être six ou sept joueurs qui seront retranchés. Tout peut arriver. Je vais me battre pour une place au sein de l’équipe et j’espère l’obtenir. »

Le Tchèque connait encore une fois du succès cette saison dans l’uniforme bleu et crème.

« Je vais garder le même rythme et faire ce que je fais de bien ici en espérant d’abord faire partie de l’équipe et ensuite, gagner une médaille. On a d’excellents joueurs, dont certains qui ont déjà été repêchés dans la LNH, donc je suis sûr de voir mon pays connaitre du succès aux Mondiaux. »

Julien fier de ses Européens

Cet été, certains remettaient en question la décision du Phœnix de garder Marek Zachar au sein de l’équipe plutôt que de se prévaloir d’un bon choix au repêchage européen. Le Phœnix venait de terminer la saison à l’avant-dernier rang et aurait pu repêcher l’un des meilleurs candidats disponibles. Mais Jocelyn Thibault a refusé, estimant que Zachar et Yaroslav Alexeyev étaient bien établis chez le Phœnix.

« Ils ont réussi à s’intégrer rapidement et ça, c’est important pour un joueur européen, note l’entraîneur Stéphane Julien. Leurs coéquipiers les ont acceptés facilement et ce n’est pas toujours le cas. Yaro était plus un Russe solitaire comme en voit souvent, mais il a appris l’anglais dans les premiers mois. C’était une barrière importante et les autres joueurs ont toujours fait attention à lui en l’invitant régulièrement à des activités. Notre capitaine Carl Neill l’a pris sous son aile. Marek, lui, parlait bien anglais déjà et a un an de plus. Ça change bien des choses. »

Zachar et Alexeyev possèdent tous les deux un talent brut, ce qui leur permet de frôler le ratio d’un point par match. Zachar a obtenu 23 points dont 12 buts en 25 parties et Alexeyev, 23 points en 28 rencontres. Ce qui les place au sixième et septième échelon des meilleurs Européens du circuit.

« La rapidité de Zachar est impressionnante, constate Julien. Il est probablement le joueur le plus rapide du circuit. Il possède un puissant lancer et pour nous et il peut même évoluer en désavantage numérique, il n’était pas question de le laisser aller. En fait, on n’y a jamais pensé. Sélectionner un nouveau joueur européen entraîne évidemment des coûts et un investissement de temps. Donc notre DG Jocelyn Thibault et son équipe ont déjà commencé leur travail puisque nous devrons repêcher un nouvel Européen cet été avec le départ de Zachar, qui aura 20 ans. »

Peach en mode apprentissage

Sélectionné au 11e rang lors du dernier encan, Bailey Peach a regardé neuf matchs dans les gradins depuis son acquisition. Selon l’entraîneur Stéphane Julien, la recrue de 16 ans doit passer par une étape d’apprentissage qui s’avère plus longue que prévu.

Avec un dossier d’un seul but et trois mentions d’aide en 19 parties, Peach connait un lent départ même s’il montre de belles habiletés. Ce qui force toutefois l’entraîneur Stéphane Julien à le laisser de côté.

Un autre choix de première ronde, Evan MacKinnon, ne collectionne pas non plus les points comme il le souhaiterait. Le joueur de 17 ans a également raté six matchs, dont certains alors qu’il était en santé.

« Je leur parle régulièrement, assure Stéphane Julien. Evan a connu un bon camp, il s’est blessé et n’a pas retrouvé le même rythme par la suite. Bailey doit devenir plus fort physiquement. Comme Evan. Bailey n’a que 16 ans. Il a évolué dans les Maritimes et développer un joueur des Maritimes est toujours un peu plus long. On va garder Bailey avec nous jusqu’à la fin de la saison. On aura besoin de lui, surtout avec le départ de Marek au camp de sélection ou même aux Mondiaux de hockey junior. »

Julien refuse surtout de les mettre sur un quatrième trio.

« Ce n’est pas leur place. Les joueurs de talent doivent jouer sur les trois premiers trios. Si j’utilise Kolby Johnson plutôt que Bailey ou parfois Evan, c’est parce qu’il a un rôle très différent. Et je gère mon équipe pour gagner. Les deux joueurs doivent s’entraîner au gym, prendre de la force et continuer à travailler fort. Le reste viendra, je ne suis pas inquiet », termine Stéphane Julien.