Habituellement utilisé sur le premier duo défensif du Phœnix, le Granbyen Yann-Félix Lapointe est devenu un véritable pilier sur le côté gauche.

Yann-Félix Lapointe est devenu un pilier chez le Phoenix

Le défenseur Yann-Félix Lapointe connaît une véritable éclosion cette saison avec le Phœnix de Sherbrooke, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Extrêmement fiable en territoire défensif, le Granbyen de 19 ans est devenu l’un des hommes de confiance de l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

Lapointe est habituellement utilisé sur le premier duo du Phœnix, que ce soit avec le vétéran Ryan DaSilva ou Alexandre Joncas. Il fait donc office de pilier sur le côté gauche.

« J’ai maintenant un rôle beaucoup plus grand. Mais je garde les choses simples, en faisant ce que les entraîneurs me demandent. Au final, ça fait en sorte que je connais une bonne saison », a expliqué le numéro 77 en entrevue avec La Voix de l’Est.

Après une récolte de 15 points (dont cinq buts) en 2017-2018, Lapointe a pratiquement doublé sa production offensive cette saison. En date de jeudi soir, il avait amassé 28 points (dont neuf buts) en 63 matchs. Son différentiel est également passé de -5 à +15.

« J’ai toujours été un spécialiste de la défensive. Mais cette saison, je me fais davantage confiance. J’envoie plus de rondelles au filet, j’appuie plus l’attaque. [...] À force de travailler fort à l’entraînement et dans le gymnase, c’est sûr que les choses finissent par fonctionner », a ajouté le Granbyen.

Stéphane Julien reconnaît que son niveau de progression dépasse même les attentes de l’organisation.

« Yann-Félix a amélioré plein de choses dans sa technique, notamment son lancer et son patinage. Sa force majeure, c’est son jeu défensif. Il peut tuer des punitions, on peut se fier sur lui », a mentionné le coach du Phœnix.

« On lui a aussi donné des opportunités sur le jeu de puissance, et il en a profité. » L’apport de Lapointe est d’autant plus important au sein d’une équipe qui aligne souvent trois défenseurs de 17 ans.

Optimiste pour les séries

Le Phœnix connaît actuellement une période difficile. Avant la visite des Saguenéens de Chicoutimi vendredi soir, la formation sherbrookoise avait perdu ses six matchs précédents.

Classé troisième dans l’association Ouest (nettement inférieure à celle de l’Est), le Phœnix devrait toutefois avoir le statut de favori au premier tour des séries.

Même si le club atteindra probablement son apogée dans un an ou deux, Yann-Félix Lapointe estime qu’il a le potentiel pour faire un bout de chemin lors du tournoi printanier.

« On est une équipe vraiment rapide. Avec notre excellent échec-avant, on crée beaucoup de revirements et ça génère de l’offensive », a-t-il analysé.

« On devra cependant faire attention aux petits détails. On a notamment de la difficulté à bien jouer en deuxième période. » L’objectif principal semble néanmoins de permettre à de jeunes talents tels que Samuel Poulin de gagner en expérience.

Loin des Inouk

À moins d’un revirement majeur, Lapointe n’imitera pas le défenseur Vincent Lampron en terminant son stage junior avec les Inouk de Granby, qui détiennent ses droits au niveau junior AAA. « Nos plans sont de ramener (Félix) Robert, (Alex-Olivier) Voyer et Yann-Félix comme joueurs de 20 ans. Les choses changent rapidement dans le hockey, mais je crois qu’il peut facilement jouer comme vétéran, que ce soit à Sherbrooke ou avec un autre club. »

Le Granbyen préférerait aussi poursuivre son séjour dans les Cantons-de-l’Est. « J’essaie de ne pas trop y penser, de profiter du moment présent. C’est sûr que j’aimerais rester à Sherbrooke. J’aime vraiment l’équipe, la ville et ma famille de pension. Mais si je dois partir ailleurs, je le ferai. Ça fait partie de la game. »

L’attaquant brighamois Jérémy Rainville doit se battre constamment pour mériter une place dans l’alignement sherbrookois.

Jérémy Rainville doit améliorer son coup de patin

Alors que Yann-Félix Lapointe est devenu un pilier à la ligne bleue du Phœnix, Jérémy Rainville doit se battre constamment pour mériter une place dans l’alignement sherbrookois.

Originaire de Brigham, l’attaquant recru a récolté cinq points (dont deux buts) en 26 matchs cette saison.

« En plus d’avoir beaucoup de profondeur à l’offensive cette saison, on joue souvent avec sept défenseurs et onze attaquants, ce qui lui a peut-être enlevé un peu de temps de glace. Nos blessés ont aussi été peu nombreux », a souligné l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

Malgré un rôle quelque peu ingrat, l’ancien capitaine des Cantonniers de Magog, au niveau midget AAA, garde une attitude exemplaire.

Afin d’obtenir un poste régulier, Rainville devra probablement gagner en vitesse. « Jérémy a un bon pif offensif et un solide lancer. Mais la game est assez rapide (dans la LHJMQ). C’est là où il doit s’améliorer », a précisé Julien.

Le Brighamois pourrait néanmoins avoir l’occasion de se faire valoir advenant une blessure ou une suspension.