Avec la blessure de son coéquipier Julio Billia, Xavier Potvin a saisi sa chance et montre de belles statistiques devant le filet des Saguenéens de Chicoutimi.

Xavier Potvin épate à Chicoutimi

Ça se déroule plutôt bien pour les Potvin, père et fils, depuis le début de la saison de hockey. Avec les Cantonniers de Magog, Félix Potvin vient de voir son équipe grimper au premier rang de la division Tacks de la Ligue de développement midget AAA du Québec. Pendant ce temps à Chicoutimi, son fils Xavier, cerbère des Saguenéens, traverse les meilleurs moments de sa carrière.
Le nom de Xavier Potvin apparaît parmi les meneurs dans tous les départements chez les gardiens de but : troisième pour la moyenne de buts alloués (2,44), quatrième pour le pourcentage d'arrêts (,918) et troisième pour le nombre de victoires (10). Cette dernière statistique est éloquente et démontre l'utilité du fils de Félix Potvin chez les Saguenéens si on considère que ces derniers ont récolté 11 victoires depuis le début des hostilités et que 10 d'entre elles sont l'affaire de Potvin. Ajoutons que celui-ci a encaissé seulement quatre défaites jusqu'ici.
Xavier Potvin n'a donc pas raté sa chance lorsque le gardien numéro un de l'équipe, Julio Billia, a été blessé dès le début de la saison. L'entraîneur Yannick Jean aura un beau casse-tête à solutionner lorsque Billia sera prêt à retourner dans le feu de l'action.
« Cela ne m'appartient pas et je ne m'en préoccupe pas du tout, affirme celui qui porte le dossard 39 chez les Sags. Je me concentre sur le moment présent sans penser au lendemain. »
Numéro un
Rien de mieux que jouer sur une base régulière pour retrouver ses repères, ses réflexes et surtout sa confiance pour un gardien de but. Xavier Potvin est le premier à le reconnaître. « Peu importe les circonstances, quand tu obtiens des départs de façon régulière, tout devient plus facile. Ce n'est pas la pression qui me dérange. Ce qui m'importe, c'est de donner une chance à mon équipe de gagner. »
À sa seconde saison dans la LHJMQ, Potvin voulait hausser son jeu, s'implanter comme un gardien numéro un. Le malheur de Billia a donc fait le bonheur de Potvin « J'ai toujours prouvé que j'étais un gars d'équipe. Je n'allais pas me réjouir de la blessure de Julio, mais cela m'a ouvert une porte. À moi de la franchir la tête haute. Je ne suis pas seul là-dedans. Les gars devant moi sont remarquables et notre instructeur des gardiens Alexandre Carrier n'est jamais à court de moyens pour me rendre meilleur. Je suis bien entouré ».
Les comparaisons avec son célèbre père qui a brillé avec les Saguenéens et dans la LNH font aussi partie du passé. « On me voit comme Xavier Potvin et non plus comme le fils de Félix. Ça doit être bon signe pour moi. »
Révélateur en tout cas de l'excellence de son rendement.