Avec l’aide du thérapeute du Phœnix Nicolas Borrelli, Xavier Parent a guéri sa blessure au dos et effectuera un retour au jeu plus vite qu’espéré.
Avec l’aide du thérapeute du Phœnix Nicolas Borrelli, Xavier Parent a guéri sa blessure au dos et effectuera un retour au jeu plus vite qu’espéré.

Xavier Parent en renfort

Ce n’est pas comme si le Phœnix de Sherbrooke en avait réellement besoin, mais après avoir gagné ses 11 derniers matchs, Stéphane Julien pourra compter sur du renfort important. Absent depuis le 17 novembre, l’attaquant Xavier Parent effectuera un retour au jeu vendredi face aux Foreurs de Val-d’Or, en visite au Palais des sports. Samuel Poulin renouera aussi avec l’action après avoir raté les trois derniers matchs.

Un peu moins de quatre mois après avoir disputé sa dernière rencontre dans la LHJMQ, Xavier Parent se réjouit de pouvoir contribuer à nouveau au succès de l’équipe. 

« J’ai eu le feu vert lundi pour jouer avec contact, informe-t-il. Une bonne nouvelle comme celle-là, ça fait du bien. En fait, ça faisait plus de trois mois que je l’attendais. J’ai trouvé ça difficile mentalement au début. Surtout qu’au départ, on m’avait dit que je ne rejouerais plus de l’année. Mais j’ai pris ma réadaptation au sérieux. Après beaucoup de traitements de physiothérapie et de nombreuses semaines d’exercices, je peux enfin revenir au jeu avant la fin de la saison. »

Parent est passé par toute la gamme des émotions lors des derniers mois.

« Au début, je ressentais de la frustration et de la déception. À 18 ans, c’était une grosse saison pour moi. J’avais un bon début de campagne. Je n’ai pas pu prouver aux recruteurs ce que je pouvais faire et surtout, je n’ai pas pu aider mon équipe comme je le souhaitais. Je me suis toutefois jamais senti rejeté de l’équipe. Mentalement, ça me faisait du bien de sentir que je faisais encore partie du club. »

« J’ai rencontré durant ma réadaptation un combattant d’arts martiaux mixtes qui avaient la même blessure que moi, poursuit le petit attaquant. Ça lui a pris un an avant de pouvoir revenir dans l’action. C’était un choc pour moi de seulement penser à la possibilité de mettre une croix sur ma saison. J’aurais pu prendre ça relax en me disant que de toute façon, je reviendrais au jeu seulement la saison prochaine. Mais c’était impossible pour moi de penser comme ça. »

D’autant plus qu’après avoir été ignoré au dernier repêchage, Xavier Parent souhaitait profiter de sa première saison à Sherbrooke pour attirer l’attention des équipes professionnelles. 

« Je veux montrer ce dont je suis capable lors des sept derniers matchs de la saison et en séries, je veux tout faire pour contribuer au succès du club. »

Depuis ses tout premiers coups de patin dans le hockey mineur, Xavier Parent n’avait jamais été blessé. 

« Ça fait bizarre. J’ai déjà arrêté de jouer au hockey pendant une semaine l’été. Après sept jours, je n’étais plus capable. Il fallait que je retourne sur la glace. J’avais l’impression d’avoir cinq ans quand j’ai participé à ma première pratique il y a quelques semaines. La sensation était bonne. Quand on joue sans arrêt, on n’est pas conscients de toute la chance qu’on a de pouvoir être en santé. J’aurais pu revenir chez moi durant un mois pour ma réadapation, mais je tenais à rester avec l’équipe en assistant aux matchs pour surtout ressentir cette chimie d’équipe qui est bien présente cette année. »

Pas d’urgence

En connaissant du succès cette saison, le Phœnix pouvait se permettre de prendre son temps dans le cas de Xavier Parent. 

« Une blessure au dos, ce n’est pas un bras cassé ou une épaule disloquée, rappelle l’entraîneur Stéphane Julien. Bien souvent, ça prend du temps à guérir. Sur la glace, on n’a pas forcé les choses. On n’était pas pressés. Il s’agissait quand même d’une blessure majeure que l’on devait prendre au sérieux. »

« J’ai porté le gilet bleu sans contact pendant environ un mois. J’ai participé à un exercice à un contre un et le lendemain, j’avais mal au dos. Ça m’avait choqué. Parce que j’avais l’impression de travailler fort et de ne pas me rapprocher d’un retour au jeu. La semaine d’après, je me sentais beaucoup mieux. J’ai recommencé les contacts et je ne ressentais pas de douleur. Physiquement, je n’étais plus là il y a quelques semaines. Mais aujourd’hui, ma forme est revenue complètement. J’ai hâte de jouer vendredi pour tester tout ça. Je suis conscient que j’aurai moins de temps de jeu dans les prochaines parties. Mais je tiens à arriver au sommet de ma forme pour les séries. »

Il faut avouer que le moment de son retour est parfait pour le Phœnix et lui. 

« Tant qu’il ne sera pas impliqué physiquement, il ne jouera pas avec assurance. Mais avec la semaine qu’il a vécue cette semaine, je ne suis pas inquiet. On fera en sorte qu’il puisse s’habituer peu à peu. Il reste quelques matchs de saison à disputer et la semaine prochaine, il n’y a pas beaucoup de matchs. Donc tout le monde en profitera d’ailleurs pour recharger les batteries et guérir quelques blessures. »

La saison de Vincent Anctil compromise

L’attaquant Vincent Anctil a moins de chance que son coéquipier. Victime d’une commotion cérébrale il y a plusieurs semaines, sa saison pourrait bien être compromise.

Anctil ne semble pas près d’un retour selon l’organisation et même s’il se sentait apte à revenir au jeu durant les séries éliminatoires, sa remise en forme pourrait prendre un certain temps.