Desharnais se souviendra de 2018 comme une saison courte et intense, lui dont la saison entière a été sérieusement menacée en raison d’une opération majeure à une épaule.

Xavier Desharnais : saison courte et intense

La dernière épreuve en carrière est maintenant bel et bien derrière Xavier Desharnais. Participant au marathon de 36 km en eau libre de Capri-Naples, en Italie, Desharnais a pris le 5e rang pour sa dernière compétition officielle.

Un peu plus tôt en Macédoine pour la dernière épreuve sur le circuit mondial de la FINA, Desharnais avait éprouvé des problèmes gastriques qui l’avaient fait glisser en cinquième position au classement final.

En Italie, le nageur originaire de Sherbrooke appréhendait sa course en raison des caprices de son système digestif. « Finalement, tout se passait bien. J’ai plutôt pris du retard alors que j’ai eu une envie soudaine pour évacuer des besoins naturels urgents. Le temps de me remettre à nager, j’avais pris près de trois minutes de retard sur le peloton de tête. Je n’étais pas au bout de mes peines avec un entraîneur qui ne possédait pas une vaste expérience en nage longue distance qui prenait place dans l’embarcation qui m’accompagnait. Il n’arrivait pas à repérer les autres nageurs avec le résultat que j’ai nagé les trois dernières heures en solitaire. À un kilomètre de l’arrivée, j’ai commencé à apercevoir d’autres nageurs et au final je pensais être 10e ou 11e. À ma surprise, j’étais cinquième. J’avais réussi à remonter plusieurs nageurs sans m’en rendre compte. Dans les circonstances, j’étais content de ma position », a résumé Desharnais.

Entraîné comme un dément

Desharnais se souviendra de 2018 comme une saison courte et intense, lui dont la saison entière a été sérieusement menacée en raison d’une opération majeure à une épaule. « J’y tenais à cette dernière saison même en dépit de ma blessure. L’opération a été un succès et je me suis entraîné comme un dément pour reprendre le temps perdu. J’ai toujours cru en mes chances. Je voulais sortir par la grande porte au lac Saint-Jean. Ce fut le cas et j’aurais pu me retirer en pleine gloire. Toutefois, je trouvais dommage de ne pas faire le reste du circuit et d’autres courses autour. Ça devenait ma tournée d’adieu. J’ai fait d’autres belles courses au Québec et en Europe j’ai aussi gagné la coupe de Bretagne en France », a confié celui qui avait été un ambassadeur de premier plan pour la défunte Traversée internationale du lac Memphrémagog.

Décision réfléchie

Difficile pour Xavier Desharnais de s’imaginer que bientôt on en parlera comme un nageur du passé ? « Je vis bien avec ma décision qui n’a pas été prise sur un coup de tête. Plusieurs facteurs ont motivé ma décision et j’ai hâte d’amorcer des projets qui me trottent dans la tête. Le plus difficile, c’est d’essayer de savoir qui sera Xavier Desharnais derrière Xavier le nageur. J’ai quand même confiance en moi et que je parviendrai à me débrouiller. Je trouverai bien le moyen de garder contact et voyager sans me lancer à l’eau pour des 30 km », explique Desharnais.