Les Islanders ont amorcé leur remontée en retirant leur gardien alors qu’il restait encore huit minutes à jouer au match.

Voyer vient à la rescousse du Phœnix

SHERBROOKE — Le Phœnix de Sherbrooke avait besoin d’un héros et il en a trouvé un en fin de match. Son nom? Alex-Olivier Voyer, qui a complété son tour du chapeau pour ainsi donner une victoire de 4 à 3 à son club.

Le Sherbrookois a sauvé la mise dimanche après-midi au Palais des sports. Grâce à deux de ses buts, les locaux menaient 3 à 0 avec 13 minutes à jouer lorsque les Islanders de Charlottetown sont revenus de l’arrière en nivelant la marque en toute fin de partie. Malgré ces trois buts accordés en cinq minutes de jeu, Voyer a été en mesure de déjouer pour une troisième fois Matthew Welsh, l’un des meilleurs gardiens de la LHJMQ. 

« C’est mon premier en carrière dans le junior majeur, informe l’attaquant du Phœnix. Tout ça dans une cause gagnante de 4 à 3 en plus: je ne peux pas demander mieux. Je suis surtout content d’avoir vu notre équipe prendre les devants 3-0 et de gagner ce match. »

« C’est une fin de partie un peu stressante pour un entraîneur, clame le pilote sherbrookois, Stéphane Julien. Les Islanders sont venus ici pour se battre jusqu’à la fin. Ils ont marqué sur deux tirs voilés et un but chanceux dans les dernières minutes. Mes joueurs ont gardé leur focus et ont trouvé une façon d’empocher les deux points. On aurait été très déçus d’échapper la victoire parce que tout le monde a bien travaillé aujourd’hui. »

Des Islanders audacieux

Les Islanders ont amorcé leur remontée en retirant leur gardien alors qu’il restait encore huit minutes à jouer au match. 

« Je ne fais pas ça souvent, mais on ne générait aucune attaque et on ne pouvait pas attendre plus longtemps, a indiqué l’entraîneur de Charlottetown, Brad MacKenzie. Il fallait provoquer quelque chose. Parfois ça fonctionne, d’autres fois ça ne fonctionne pas. Cet après-midi, la stratégie a été payante deux fois. Je sentais par contre beaucoup de fatigue chez notre équipe après les trois matchs en moins de trois jours. »

« On voit cette tendance de plus en plus souvent, fait remarquer Stéphane Julien. Patrick Roy l’a souvent fait quand il restait six ou sept minutes. On doit s’habituer à ça. Cette stratégie aurait toutefois pu être profitable pour nous, mais on a semblé surpris lorsque c’est arrivé. »

Les Sherbrookois n’ont pas apprécié leur fin de match. Trop souvent lors des derniers jours, le Phœnix a laissé l’adversaire marquer plusieurs buts consécutifs en peu temps et il souhaite mettre fin rapidement à cette mauvaise habitude.

« C’est une conséquence qui vient souvent avec la jeunesse d’un alignement. On compte sur 12 joueurs de 17 ans dans notre équipe. C’est ce qui explique parfois le fait que notre club semble ébranlé après un ou deux buts. Neuf fois sur dix, on s’en sortira. Je ne suis pas stressé par ça », avance Julien. 

Les unités spéciales ont fait la différence lors de cet affrontement. Le Phœnix a marqué deux fois en cinq occasions avec l’avantage d’un homme en plus d’avoir compté avec un joueur en moins sur la patinoire. Les Islanders ont été blanchis en quatre supériorités numériques.

Benjamin Tardif a connu une autre belle sortie en récoltant un but et trois passes. Taro Jentzsch a obtenu deux mentions d’aide.

Brendon Clavelle, Brett Budgell et Kevin Gursoy sont les trois marqueurs des visiteurs. 

Un nouveau trio productif

Ensemble Voyer, Jentzsch et Tardif ont terminé la rencontre avec neuf points. Pas si mal pour un nouveau trio. 

« On a beaucoup joué en zone offensive, a observé Voyer. Après avoir échappé la victoire lors des quatre derniers matchs, on est contents de vaincre une équipe comme les Islanders, qui comptent beaucoup de vétérans et un très bon gardien. »

« On se complétait bien, a confié Tardif, la deuxième étoile du match. Alex travaille fort sur la glace et dans le gym. Quand un joueur fournit un tel effort, il récolte ce qu’il sème. Il faut dire que quand on a eu notre chance, on en a profité. Collectivement, on a aussi compris aujourd’hui que du moment que notre équipe change sa façon de jouer, elle laisse l’adversaire revenir dans la partie et il faut éviter ça. »

« On a senti une certaine chimie au sein de notre trio, a affirmé Jentzsch. Je joue régulièrement avec Voyer donc je commence à le connaître et à savoir où il se place sur la glace. »

Le Phœnix renouera avec l’action mercredi à Blainville-Boisbriand en rendant visite à l’Armada.