Environ 60 % des 12 000 billets ont trouvé preneur pour les deux matchs extérieurs que les Voltigeurs disputeront au Phoenix et aux Tigres, les 9 et 10 février au centre-ville de Drummondville.

Une vitrine exceptionnelle pour les Voltigeurs

Dans une dizaine de jours, la planète LHJMQ va graviter autour de Drummondville, hôtesse de la deuxième Classique hivernale du circuit junior couvrant l’est du Canada. Les 9 et 10 février, un stade temporaire avec des gradins pouvant contenir 6000 amateurs sera le théâtre de deux matchs en plein air au beau milieu du centre-ville, à la patinoire réfrigérée Victor-Pépin.

Les Cataractes avaient fait de la première aventure du genre en 2015 un succès à la fois financier et organisationnel, aux Grandes Estrades à Saint-Tite. Plusieurs organisations avaient étudié le concept par la suite, avant de le rejeter, jugeant le risque financier trop grand. Les Voltigeurs ont pour leur part accepté le pari parce qu’ils bénéficient de l’encadrement de la Société de développement économique de Drummondville, division grands événements. «C’est donc la Ville qui chapeaute l’événement. Ça nous permet d’éviter les soucis financiers et de nous concentrer sur la portion hockey», raconte le président Éric Verrier.

Ce dernier a assisté à la première classique en sol mauricien. Le volet drummondvillois est plus diversifié, avec la présence d’artistes, dont Grégory Charles, et un match midget AAA durant le week-end. Le plat de résistance reste toutefois deux matchs juniors, face aux Tigres de Victoriaville et le Phoenix de Sherbrooke.

«Les gens qui viendront nous voir auront une expérience différente de Saint-Tite, car nos gradins sont collés sur la glace. Ça risque de créer toute une ambiance», prévoit Verrier. «Nous sommes très heureux de jouer ces matchs contre Victoriaville et Sherbrooke, deux villes avec lesquelles il y avait une grosse rivalité par le passé. Cette rivalité est un peu moins présente depuis quelques années, mais c’est le genre d’événement qui peut contribuer à la recréer.»

Environ 60 % des 12 000 billets en circulation ont trouvé preneur. Verrier et ses partenaires auraient aimé être plus avancés à ce chapitre, mais ils croient que le blitz des derniers jours leur sera favorable.

«Les Cataractes nous avaient mentionné avoir vendu 40 % de leurs billets dans les trois dernières semaines. On s’était promis de ne pas se rendre là, mais finalement, le scénario va se ressembler», sourit-il.

«Le temps des Fêtes a été froid, certaines personnes ont pu être découragées d’acheter des billets en cadeaux. Puis, la météo a tellement été changeante d’un jour à l’autre… Mais bon, plus on s’approche de l’événement, plus on en parle, et plus on voit un impact sur nos ventes. Nous sommes confiants que les gens vont embarquer. Au-delà des sous, on monte un événement du genre pour rassembler des milliers de fans, on espère faire salle comble.»

Vendre 12 000 billets en 24 heures pour du hockey junior, dans un marché aussi petit que Drummondville, relèverait de l’exploit. Chose certaine, voilà une vitrine dont voudront profiter les Voltigeurs, eux qui ont connu des ennuis aux guichets au cours des premiers mois du calendrier. «Je l’ai dit avant les Fêtes, nous ne sommes pas inquiets de ce côté. Les gens ont été échaudés par nos dernières saisons. Je peux comprendre. Mais les gens ont commencé à revenir et je prédis que d’ici la fin de la saison, nous allons devancer nos chiffres de l’an dernier.»

La hausse d’assistance coïncide avec l’arrivée de Joe Veleno par le biais du marché des transactions. Celui qui est éligible à la prochaine séance de sélection de la LNH intrigue les amateurs puisqu’il a été le premier à profiter du statut d’exceptionnel dans la LHJMQ, ce qui lui a permis d’intégrer les rangs juniors à 15 ans. Depuis son acquisition, les Voltigeurs ont gagné huit de leurs 10 matchs et Veleno a amassé 15 points.

«Son arrivée a été très médiatisée, alors oui ça nous a donné un petit kick. Mais il y a plus, je pense qu’on peut aussi faire un lien avec nos performances. Notre équipe joue bien et globalement, le classement est très serré. C’est l’fun pour les amateurs, ça provoque d’excellents matchs.»

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Pas pressé de perdre Ducharme!

Depuis l’arrivée de Dominique Ducharme, les efforts sont concentrés pour permettre aux Voltigeurs de se battre pour la Coupe du Président en 2018-19. La question est de savoir si le principal intéressé sera encore là pour récolter les fruits de son labeur!

C’est un secret de polichinelle que Ducharme aspire à une carrière chez les pros. Ça fait quelques années qu’il travaille avec Hockey Canada, il vient de guider l’équipe nationale junior jusqu’à la conquête de la médaille d’or au Mondial. Tôt ou tard, Ducharme obtiendra sa chance de graduer. Il a d’ailleurs bien failli obtenir ce privilège l’été dernier, lui qui a été finaliste pour un poste d’entraîneur-chef dans la Ligue américaine.

Éric Verrier est déjà passé par là avec Guy Boucher. Quelques semaines après la conquête de la Coupe du Président au printemps 2009, Boucher avait signé une prolongation de contrat… dont il ne s’est jamais servi, puisqu’il a été recruté par le Canadien pour diriger son club-école à Hamilton. 

Il souhaite à Ducharme de suivre ses traces… mais il n’est pas pressé de voir ce scénario se concrétiser! 

«Il a beaucoup fait pour nous en l’espace d’un an. Il nous a redonné de la crédibilité. J’aimerais qu’il soit là l’an prochain pour notre grosse année», confesse Verrier. 

«Mais bon, le junior est là pour aider les joueurs, les officiels, les entraîneurs à graduer. 

Quand ça va arriver à Dominique, on va se réjouir pour lui», promet le président des Voltigeurs.