David Boies

La rivalité se transporte au 2e étage

Si la bataille de la 55 s’est toujours livrée sur la patinoire entre les Voltigeurs de Drummondville et le Phœnix de Sherbrooke, cette fois, la rivalité se transporte au deuxième étage.

D’un côté, les organisateurs de la Classique hivernale se demandent pourquoi aucun autobus réservé aux amateurs ne partira de Sherbrooke vendredi en direction de Drummondville.

De l’autre, le Phœnix assure que de nombreux fans assisteront au match extérieur, mais il accuse les Voltigeurs d’avoir tardé à initier le projet en ce qui concerne la vente de blocs de billets pour les voyages organisés.

Contacté par La Tribune, le directeur des opérations David Boies, plutôt amer, préférait ne pas amener ce sujet sur la place publique.

« Je me limiterai à dire que les Tigres arriveront avec six autobus de partisans samedi alors que le Phœnix n’aura aucun autobus vendredi. »

« On aurait bien voulu réserver un bloc de billets pour que tous nos partisans puissent supporter leur équipe ensemble en étant assis derrière le banc du Phœnix, mais les Voltigeurs ont contacté notre organisation beaucoup trop tard afin de nous offrir des prix avantageux pour nos fans, précise Charline Durand, directrice des opérations du Phœnix. Ils avaient même déjà procédé à la mise en vente officielle depuis un bon bout de temps, donc les amateurs avaient déjà leurs billets. »

En vérité, ce n’est pas six, mais quatre autobus transportant au total près de 250 amateurs des Tigres qui se présenteront à la patinoire réfrigérée Victor-Pépin samedi. Surtout parce que les Tigres ont pris les devants en communiquant directement avec les Voltigeurs avant la mise en vente des billets.

« On aurait pu être proactifs, mais ce n’est pas à nous d’organiser cette Classique, confirme Mme Durand. C’est leur événement, pas le nôtre. On aurait collaboré bien évidemment. Et on a d’ailleurs fait notre part en achetant de nombreux billets et en les faisant tirer. On aurait rempli plus d’un autobus, mais l’important, c’est que nos partisans soient là demain et non pas la façon dont ils s’y rendront. Puis on a même beaucoup aidé à la promotion de l’événement. »

Déception aux guichets

Les organisateurs ont confirmé jeudi que seulement 65 % des billets avaient été vendus pour la partie de vendredi soir entre le Phœnix et les Voltigeurs et 85 % pour la rencontre entre les Voltigeurs et les Tigres de Victoriaville, samedi après-midi. Ils s’attendaient toutefois à présenter ces deux parties à guichets fermés contrairement à celle du midget AAA présentée dimanche.

Les Voltigeurs ont même tenté d’organiser un voyage en autobus avec les jeunes hockeyeurs de Hockey Sherbrooke en contactant l’organisme… quatre jours avant l’événement.

« On aurait pu les aider si tout avait été pensé plus tôt, assure Charline Durand. D’ailleurs, on a même pris la chance de réserver un autobus au cas où, mais on a dû l’annuler. Il était loin d’être rempli parce que tout le monde a déjà son billet. Je me suis toujours bien entendue avec le directeur des opérations des Voltigeurs, mais dans ce dossier, on ne s’entend pas du tout. »

« Tout cela est dommage, mais il faut savoir que nous n’avons jamais fait de cas avec cette histoire, souligne pour sa part Maxime Hébert-Tardif, directeur des communications à la Ville de Drummondville, coorganisatrice de l’événement. On vivra une fin de semaine mémorable et la bonne nouvelle, c’est qu’il y a encore de bons billets disponibles. »

Notons que le stationnement sera gratuit partout autour du site, mais le Centre Marcel-Dionne est l’endroit recommandé pour garer son véhicule.

« On aurait bien voulu réserver un bloc de billets pour que tous nos partisans puissent supporter leur équipe, mais les Voltigeurs ont contacté notre organisation beaucoup trop tard, précise Charline Durand, directrice des opérations du Phœnix.