Seulement quatre membres des Rams ont participé à au moins un Super Bowl.

Voici comment les Rams peuvent gagner le Super Bowl contre les Patriots

ATLANTA — Selon ce qui est avancé par quelques observateurs, les Rams de Los Angeles ne sont pas assez expérimentés pour vaincre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre au Super Bowl.

Seulement quatre membres des Rams ont participé à au moins un Super Bowl. Même si la formation de Los Angeles vient de connaître une saison de 13-3 et qu'elle vient de signer deux belles victoires en séries grâce à une attaque diversifiée et une défensive talentueuse, qui pourrait croire qu'un entraîneur-chef de 33 ans et un quart de troisième année empêcheraient Bill Belichick et Tom Brady de gagner un sixième Super Bowl?

Parce que pour trouver un entraîneur-chef et un quart qui ont battu les Patriots de la Nouvelle-Angleterre à leur première apparition au Super Bowl, il faudrait remonter à aussi loin que... l'an dernier, quand Doug Pederson et Nick Foles ont réalisé l'exploit pour les Eagles de Philadelphie.

La poignée de bagues du Super Bowl de Belichick et Brady ne les rend pas imbattables et les Patriots n'ont pas été infaillibles dans les matchs importants.

Ces Rams sont peut-être nouveaux au Super Bowl, mais ils ont déjà montré l'étendue de leur talent et toute leur ténacité depuis que Sean McVay et Jared Goff font équipe, revendiquant un dossier de 26-9.

Leur premier Super Bowl ensemble s'avère une belle occasion de le rappeler au monde entier.

«Je n'ai jamais joué un match plus important alors tu dois tout laisser sur le terrain, a mentionné le plaqueur défensif étoile des Rams Aaron Donald. Nous sommes confiants contre n'importe qui parce que nous savons ce dont nous sommes capables.»

La majorité des espoirs des Rams reposent entre les mains de McVay et Goff, qui n'ont pas vécu beaucoup de mauvaises journées depuis leur union. Même si Goff n'a pas encore la constance de Brady, ses meilleurs matchs ont été extraordinaires. McVay a eu deux semaines pour le préparer à tout ce que la défensive des Patriots pourrait lui offrir.

Cependant, Goff ne réalise pas tous ces exploits seul.

Todd Gurley a insisté sur le fait qu'il était en pleine forme après avoir très peu joué lors du match de championnat de l'Association Nationale. C.J. Anderson est un bon remplaçant au poste de porteur de ballon et la ligne offensive a été une des principales raisons ayant mené aux succès de McVay.

Les receveurs Brandin Cooks et Robert Woods s'entendent à merveille avec Goff alors que McVay fait souvent confiance aux demis insérés Tyler Higbee et Gerald Everett dans des situations clés. Attendez-vous à ce que McVay exploite les talents de Gurley pour capter des passes, ce qui pourrait causer des ennuis aux Patriots.

Si les deux attaques se mettent à inscrire des points, les Rams ne sont pas une proie facile lors des festivals offensifs. Parlez-en aux Chiefs de Kansas City, qui ont perdu 54-51 aux mains de la troupe de Los Angeles, en novembre.

Les Rams devront toutefois déranger Brady dans sa pochette s'ils veulent l'emporter, mais ils ont le talent pour le faire.

Brady n'a été victime d'aucun sac du quart lors des deux parties éliminatoires des Patriots, mais il n'a pas affronté Donald, le meilleur joueur défensif au monde en ce moment. Donald a mené la NFL au chapitre des sacs et sa pression constante au centre a permis à Ndamukong Suh et Dante Fowler de réaliser plusieurs gros jeux.

La défensive du coordonnateur Wade Phillips a des lacunes, mais Donald, Suh et Michael Brockers peuvent les camoufler s'ils réussissent à faire reculer la ligne offensive des Patriots. Ils tenteront d'imiter ce que Michael Strahan, Osi Umenyiora, Justin Tuck et la défensive du coordonnateur des Giants de New York Steve Spagnuolo avaient réalisé contre les Patriots, en février 2008.

Les Rams assurent qu'ils ne seront pas impressionnés par Brady, qui est âgé de 41 ans. Même si les Patriots s'en tiennent à des jeux courts et rapides, les Rams ont réussi 18 interceptions pendant la saison, ce qui égale les Patriots pour le troisième plus haut total de la NFL.

«C'est le meilleur quart de tous les temps, mais il est battable, a affirmé le demi de sûreté John Johnson III. Nous ne pouvons pas sauter sur le terrain et être en pâmoison devant lui. Il est battable et nous allons tenter notre chance.»

Plusieurs observateurs croient que la formation des Rams est plus talentueuse que celle des Patriots et que McVay est un des entraîneurs les plus brillants du sport. Ce que l'équipe de Los Angeles n'a pas, c'est Belichick, Brady et le fait d'avoir vécu ce qu'est un Super Bowl.

Les Rams estiment toutefois que ça ne changera rien à leur approche.

«Nous savons ce que ça veut dire de jouer des matchs importants, a déclaré le bloqueur à gauche Andrew Whitworth. C'est le plus gros match de l'année, mais il ne nous ronge pas plus que ça.»

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LES PARIS AFFLUENT SUR LE SUPER BOWL, MÊME SI LA NFL RESTE RÉTICENTE

NEW YORK — Les Américains vont parier cette année quelque six milliards de dollars  sur le Super Bowl, un chiffre qui a explosé à la faveur de la légalisation des paris dans plusieurs États, même si la Ligue professionnelle de football américain (NFL) tarde à embrasser le mouvement.

Près d’un adulte américain sur dix devrait miser de l’argent sur le match qui opposera dimanche les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Rams de Los Angeles, selon l’association américaine des jeux d’argent (AGA), qui a fait réaliser un sondage sur le sujet.

Le seul événement à faire mieux est la finale de la Coupe du monde de football, dont la dernière édition, selon la société Sportradar, a vu environ 8,4 milliards de dollars joués, une somme répartie dans des dizaines de pays alors que les 6 milliards du Super Bowl ne seront misés qu’aux États-Unis.

Les Patriots, déjà titrés cinq fois depuis 2002, sont légèrement favoris des bookmakers.

Le pactole misé sur le Super Bowl est en hausse de 26% par rapport à l’an dernier, un bond en grande partie attribuable à la légalisation des paris sportifs par une décision de la Cour suprême, mi-mai 2018.

Depuis, sept États ont rejoint le Nevada, qui bénéficiait jusqu’ici d’une dérogation: Delaware, New Jersey, Mississippi, Virginie occidentale, Pennsylvanie, Nouveau-Mexique et Rhode Island.

Ligue très conservatrice

Une vingtaine d’autres sont engagés dans le processus de légalisation, notamment l’État de New York, et le sujet transcende largement les clivages politiques.

«Je pense que les paris sportifs et le jeu sur internet vont faire partie de l’économie américaine», a récemment déclaré le gouverneur du Connecticut, Ned Lamont. «Pourquoi le Connecticut devrait-il s’en priver?»

Au fil des mois, les grandes ligues professionnelles américaines, qui étaient à l’origine de l’interdiction, au début des années 1990, ont fait preuve d’ouverture, en partie avec l’intention de capter une partie de cette nouvelle manne.

Ainsi, la NBA , LNH et MLB  ont conclu des accords avec des groupes de casinos, qui auront légalement accès aux données sportives des championnats concernés pour alimenter leurs activités de paris sportifs.

Mais la NFL, elle, reste très en retrait et vient seulement d’annoncer, début janvier, un accord avec le groupe de casinos Caesars Entertainment, qui ne porte pas sur les données, mais sur un partenariat de commandite classique.

L’arrivée à Las Vegas, capitale mondiale des jeux d’argent, en 2020, des Raiders, qui étaient jusqu’ici installés à Oakland, devrait lever un autre tabou au sein de cette ligue très conservatrice, qui apprécie peu le changement. AFP

Patrick Mahomes des Chiefs a été élu joueur par excellence de la NFL.

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PATRICK MAHOMES DES CHIEFS EST NOMMÉ JOUEUR PAR EXCELLENCE DANS LA NFL

ATLANTA — Les performances époustouflantes de Patrick Mahomes lui auront valu les grands honneurs cette saison.

Le quart-arrière des Chiefs de Kansas City a été couronné du titre du joueur par excellence de la NFL et a également été nommé joueur offensif de l'année, samedi, lors du gala des prix individuels remis aux meilleurs joueurs de la NFL.

À sa deuxième saison au sein du circuit professionnel, Mahomes a mené les Chiefs à leur premier match de championnat de l'Américaine depuis 1993 en multipliant les jeux les plus créatifs et les mieux exécutés que la ligue a vu dans la dernière décennie.

«Je suis tellement touché, a-t-il lancé. Et ça, c'est simplement le début. Nous avons beaucoup de chemin à parcourir encore.»

Mahomes a obtenu 41 votes de la part d'un panel national de 50 journalistes qui couvrent régulièrement les activités de la NFL. Le quart des Saints de La Nouvelle-Orléans, Drew Brees, a récolté les neuf autres votes. AP