Vive les coureurs du dimanche!

COMMENTAIRE / Présentation de la 8e édition du Marathon de Magog ce dimanche 27 octobre à compter de 8 h 30. J’ai toujours aimé l’événement de Patrick Mahony. Pourtant, sans prétendre que l’élite boude le Marathon de Magog, disons que les lièvres de la course à pied sont frileux devant le parcours dessiné par Mahony, surtout ceux et celles du 42,2 km.

Battre son record personnel, ce n’est pas à Magog que ça risque de se produire avec les nombreuses côtes et descentes abruptes tout au long du parcours. Pas le genre de marathon qui permet d’ajouter un bon chrono dans son CV. Les coureurs élites aiment moins. Je ne les blâme pas. Je les comprends même. Je ne fais que décrire la réalité du Marathon de Magog et ce qui se passe dans ce milieu.

Le Marathon de Magog devient par le fait même le rendez-vous des coureurs du dimanche. Vous savez ceux et celles qui courent pour rester actifs sans objectif précis. Ces coureurs et coureuses qui travaillent 40 à 50 heures par semaine et qui trouvent le temps de s’entraîner à travers aussi leurs obligations familiales. Ce sont les grands oubliés des marathons. On parle des records qui sont fracassés, mais monsieur madame Tout-le-Monde, très rarement.

Et pourtant, ils en ont du mérite, vous pouvez me croire. Je suis toujours impressionné par ceux et celles qui refusent d’abandonner même s’ils approchent les cinq heures depuis le départ. Courir complètement isolé et sachant qu’il n’y aura plus personne à l’arrivée pour t’accueillir, ça prend une détermination à toute épreuve ! Encore plus quand Miss Météo fait des siennes avec une température maussade. Il semble que ce sera encore le cas dimanche. On dirait même que ça colle à la peau du Marathon de Magog depuis quelques années.

Alors, ceux et celles qui prendront le départ de l’une ou l’autre des épreuves du Marathon de Magog, amusez-vous et ne vous tracassez pas l’esprit avec votre chrono. Votre victoire personnelle sur le parcours du Marathon de Magog vous comblera amplement.

Centre-ville

J’écrivais au début que j’adorais le Marathon de Magog. Il y a une autre raison. Les départs et les arrivées sont concentrés dans le centre-ville. J’aime bien l’air pur de la montagne, mais le centre-ville pour y tenir un événement d’envergure, ça m’accroche.

Cette année, avec les travaux qui y ont cours depuis plusieurs mois, les coureurs et coureuses du Marathon de Mahony s’empareront à eux seuls du centre-ville. Ils régneront en rois et maîtres. Le centre-ville n’a pas encore terminé de se faire une beauté, mais gageons que ça redonnera le goût aux participants d’y revenir l’été prochain. Un événement dans un centre-ville, ça sert aussi à cela.

Michel Bureau

Un petit mot en terminant sur Michel Bureau. J’avais rédigé en mai dernier un article sur ce Magogois que le mauvais sort ne quittait pas depuis 2013.

À la fin juin, il a fait une hémorragie à la langue qui lui a fait perdre trois litres de sang. 25 traitements de radiothérapie et deux de chimiothérapie ont suivi. Il venait de se taper quelques semaines plus tôt le Relais de l’Abbaye d’une distance de 155 kilomètres. Il avait aussi recueilli plus de 2000 $ pour le Relais pour la vie.

Ses derniers ennuis de santé lui ont fait perdre une quarantaine de livres. De son propre aveu, il ne lui reste plus que les os et la peau sur le dos. Qu’à cela ne tienne, Michel Bureau refuse de s’apitoyer sur son sort. Dimanche, au Marathon de Magog, il prendra le départ du 5 km à la marche.

Quand ça ne tournera pas rond dans votre vie, vous pourrez vous consoler en pensant aux malheurs de Michel Bureau. Le sexagénaire de Magog est plus vivant que jamais !