Perry Mackinnon espère fréquenter l’Université Cornell, en agriculture, et faire partie de l’équipe d’athlétisme. Il pourrait aussi faire un détour par le Kenya.

Viser l’Université Cornell en passant par le Kenya

Perry Mackinnon a visité l’Université Cornell, dans l’état de New York, et il a été conquis. Voilà où le spécialiste des courses de cross-country veut poursuivre non seulement ses études en sciences agricoles, concentration business, mais aussi son parcours sportif. Il se pourrait cependant que le jeune homme de Barnston-Ouest doive faire un crochet par le Kenya avant d’y arriver.

Mackinnon, qui a aidé les Volontaires du Cégep de Sherbrooke à remporter trois fois de suite le titre de champions canadiens, a été élu « Athlète masculin par excellence » lors du banquet sportif de fin d’année de l’institution collégiale, en avril dernier, clôturant ainsi avec succès un parcours remarquable.

Ce n’est cependant pas d’hier que Mackinnon veut joindre les rangs de Cornell.

« En fait, c’est moi qui ai écrit un courriel directement à l’entraîneur. Il a été gentil, il m’a répondu et il m’a invité à visiter l’Université et ses installations. J’ai dormi sur place, j’ai rencontré les gars de l’équipe, je me suis entraîné avec eux. J’ai fait cette visite l’automne passé et depuis, c’est mon objectif de joindre Cornell, que ce soit cet automne, ou en 2019. C’est là que j’aimerais poursuivre mes études », a dit le jeune homme qui a également été courtisé par plusieurs programmes universitaires canadiens, dont Laval.

L’Afrique d’abord?

« Cependant, il reste des choses à finaliser avant que ça se concrétise, que ce soit officiel. J’ai besoin d’un coup de pouce financier; c’est très dispendieux, étudier à Cornell, et j’ai besoin de bourses d’études. J’ai fait des demandes, j’attends des nouvelles. C’est mon choix numéro un, pour 2019. Si tout va bien, je prendrais le prochain hiver pour m’entraîner. J’ai la possibilité d’aller m’entraîner au Kenya avec un ami qui veut participer aux Jeux olympiques de Tokyo, en 2020. Je crois que ce serait une expérience formidable, à bien des points de vue. Je reviendrais ensuite au pays afin d’être prêt pour la saison d’athlétisme extérieure », a dit celui qui agissait à titre de bénévole lors du dernier tournoi de golf d’Excellence Sportive Sherbrooke.

Yves Sikubwabo a marqué l’histoire de l’athlétisme à l’Université Laval. Récemment, il a remporté le championnat canadien de cross-country pour une deuxième année consécutive.

Sikubwabo a adopté le Kenya, et, en compagnie de son ancien coéquipier à Laval, il a fondé « Running changed my life », qui vient en aide aux coureurs dans le besoin.

Christopher Tenaï a fondé il y a deux ans, un camp d’entraînement qui fait office de petit village, dans la ville de Kapsabet, dans l’ouest du Kenya.

Les athlètes qui y participent doivent payer leur loyer, leur nourriture, et faire la cuisine. Ils ne sont pas obligés de payer leur entraîneur.

Les chambres s’y louent entre 1000 et 4000 shillings kenyans (KES), soit l’équivalent d’entre 12 $ à 50 $ par mois.

« Yves m’aiderait à trouver une place pour dormir et tout, là bas. Il y a des coachs, il y a plusieurs groupes d’entraînements. Ça serait très stimulant. »

Perry Mackinnon a connu une année de rêve, en terminant au premier rang du championnat de conférence avec son équipe, premier au championnat provincial et deuxième au championnat canadien de cross-country.

Il a aussi été élu au sein de l’équipe étoile au Canada.