Olivier Lamothe concilie le soccer et le hockey afin de devenir un meilleur athlète.

Viser la LHJMQ grâce au soccer

Après avoir terminé au premier rang des marqueurs de la ligue de soccer AA grâce à ses 18 buts en 18 matchs, Olivier Lamothe a connu autant de succès avec l’équipe de hockey des Marquis M18 du Collège du Mont-Sainte-Anne. Assez pour se retrouver sur la liste de la Centrale de soutien au recrutement de la LHJMQ.

Olivier Lamothe sera présent le 8 juin prochain au Centre Vidéotron avec son coéquipier Nathan Hardy. Leurs coéquipiers Phil-Antoine Trépanier et Anthony Jolin sont également admissibles au repêchage 2019.

«Je souhaite que mes coéquipiers se fassent repêcher tout comme moi. Je n’ai vraiment pas de préférence d’organisations! Je veux juste sortir du Centre Vidéotron avec le chandail d’une équipe», admet Olivier Lamothe.

En terminant la dernière campagne avec 40 points en 28 matchs chez les Marquis, l’élève de secondaire 4 espère avoir attiré l’attention. «J’étais surpris de me voir sur la liste, explique Olivier Lamothe, qui est vu parmi les candidats de la ronde 13 et plus. Je ne m’attendais pas à être là. J’ai toujours pensé que ma grosseur et ma grandeur jouaient contre moi. J’espère seulement que certains recruteurs n’ont pas seulement remarqué mon petit gabarit, mais aussi mon talent. C’est la raison pour laquelle j’étais content lorsque j’ai vu mon nom sur la liste. C’était une petite tape dans le dos. Je crois que de nos jours, les plus petits joueurs peuvent très bien percer.»

Le membre des Marquis est le premier à l’admettre: s’il est un bon hockeyeur, c’est entre autres grâce au soccer... et vice-versa.

«Quand je joue au soccer, ça me permet de bien préparer mes jambes pour la saison de hockey. Je me sens plus puissant sur patin et ça me permet de me démarquer. Après avoir couru durant tout l’été, je me sens plus en forme que les autres.»

«Il a une très bonne vision du jeu et c’est un peu grâce au soccer, ajoute pour sa part l’entraîneur Julien Ouellette. En pratiquant deux sports, il devient non seulement un meilleur athlète, mais il améliore beaucoup son côté tactique et sa lecture du jeu.»

D’ailleurs, son coéquipier Phil-Antoine Trépanier a également opté pour un autre sport d’élite: le baseball dans la classe AA.

«On encourage nos athlètes à pratiquer plus d’une discipline», confirme Julien Ouellette.

«Pour ma part, je suis autant passionné par le hockey que le soccer, explique Olivier Lamothe. Je partais de loin au soccer. J’avais arrêté de jouer et j’ai recommencé il y a deux ans. J’ai d’abord évolué dans la classe A pour ensuite rejoindre le AA et finir au premier rang des marqueurs de la ligue. Cette saison, on a fait le saut dans le AAA grâce à nos performances.»

«Je ne compte pas le temps lorsque je joue à ces deux sports, poursuit-il aussitôt. Ce qui est parfait, c’est que lorsque le hockey scolaire se termine, le soccer commence et quand la saison de soccer est finie, celle du hockey scolaire commence. Ce qui ne serait pas le cas dans le midget AAA. Ça se chevaucherait.»

Miser sur les habiletés individuelles

L’entraîneur Julien Ouellette se dit fier de retrouver quatre joueurs des Marquis sur la liste de la CSR.

«C’est toujours flatteur. Ça fait une belle publicité. On doit féliciter le groupe d’entraîneurs des Marquis. Ça prouve que nos valeurs véhiculées sont bonnes. Il y a plus d’un chemin qui mène à la LHJMQ. Il n’y a pas seulement le midget AAA. De plus en plus, on fait ouvrir les yeux des gens et tranquillement, nous devenons la référence dans le monde du hockey scolaire.»

Le secret?

«On développe beaucoup les habiletés individuelles. Parce qu’à long terme, nos joueurs vont se démarquer de la masse et puis si les entraîneurs travaillent beaucoup sur les habiletés techniques, on sera aptes à faire un peu plus de collectif par la suite. Si l’on développe chaque individu dans un groupe, le groupe devient plus fort automatiquement. C’est notre vision au sein du programme Hockey», conclut l’entraîneur des Marquis.