Vincent Trudel compte bien se servir de ses atouts, comme sa robustesse, pour intégrer le top 6 défensif du Phoenix.
Vincent Trudel compte bien se servir de ses atouts, comme sa robustesse, pour intégrer le top 6 défensif du Phoenix.

Vincent Trudel, le «Alexei Emelin» de Sherbrooke

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
À son arrivée au camp du Phoenix, les six postes de défenseurs semblaient déjà occupés. Au mieux, le rôle de sixième ou septième défensive était disponible. Vincent Trudel ne s’est jamais arrêté à ça. En multipliant les coups d’épaule et les jeux défensifs, le défenseur de 17 ans s’est mérité un poste dans l’alignement 2020-2021.

Tous les amateurs du Canadien de Montréal se souviendront du robuste défenseur Alexei Emelin. C’est dans son moule que Vincent Trudel a été bâti. 

Choix de 9e ronde à l’encan de 2019, l’ancien des Estacades de Trois-Rivières s’est forgé une réputation de joueur robuste capable de servir de percutantes mises en échec. 

« Depuis que j’ai commencé à jouer du hockey avec contact, je me sers de ma robustesse pour me démarquer. J’aime plaquer l’adversaire et servir des mises en échec. J’ai toujours été plus gros et plus grand que les autres, mais j’ai arrêté de grandir et maintenant dans la LHJMQ, ce ne sera vraiment pas moi le plus imposant. Les gars sont plus vites, mais aussi plus forts. Je vais continuer de frapper quand même parce que ça fait partie de mon style de jeu. »

À l’attaque, Vincent Trudel ne sera pas le plus prolifique marqueur de son propre aveu. On aurait tendance à le croire en regardant ses statistiques : deux buts et quatre mentions d’aide en 34 rencontres dans le midget AAA lors de la dernière saison, mais 65 minutes de punition et un différentiel de +2. 

« S’il y a une ouverture, je vais en profiter et me lancer en attaque. Mais je me considère plus comme un défenseur défensif. Mon jeu physique m’a permis de me démarquer des autres jeunes défenseurs du Phoenix. Il y en avait quelques-uns qui sont plus offensifs et qui amassent plus de points que moi, mais je crois répondre à un besoin du Phoenix. Je ne pense pas jouer en avantage numérique, mais si je peux être utile en infériorité numérique, tant mieux! »

Après s’être entraîné cinq fois par semaine au gym et deux fois par semaine sur la glace lors de sa préparation estivale, Vincent Trudel a attiré l’attention de la direction. 

« Physiquement, c’était le défenseur le plus prêt à jouer dans la LHJMQ parmi toutes les recrues », a avancé l’entraîneur et directeur général Stéphane Julien. 

Malgré une fracture de la clavicule, le défenseur de 5’11 et 180 livres n’a jamais délaissé sa marque de commerce et croyait en ses chances.

« J’ai disputé une partie à l’âge de 16 ans avec le Phoenix et j’ai vu le niveau que je devais atteindre. J’ai surtout suivi de loin les exploits du Phoenix et aujourd’hui, je suis content de me retrouver dans cette équipe et pouvoir m’entraîner avec des gars comme Samuel Poulin. Je crois pouvoir progresser rapidement cette année », assure le hockeyeur de Shawinigan.