Vincent Riendeau a joué 184 matchs dans la LNH.

Vincent Riendeau très occupé avec le Canadien

SHERBROOKE — Après 17 ans d’implication, Vincent Riendeau mettra fin aux nombreuses cliniques et camps de développement pour gardiens de but qu’il avait mis sur pied, à l’issue de sa carrière professionnelle. Employé du Canadien de Montréal depuis maintenant sept ans, Riendeau avoue n’avoir tout simplement plus le temps.

Riendeau, qui a disputé 184 matchs dans la LNH avec Montréal, Saint-Louis Detroit et Boston, a fondé l’école de hockey qui porte son nom en 2002. Il se déplaçait pour offrir son expertise un peu partout au Québec et aux États-Unis.

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À l’emploi du Canadien depuis maintenant sept ans, Vincent Riendeau occupe le poste de directeur du développement des gardiens et depuis l’an dernier, on lui a confié le mandat d’épier les agents libres en Europe.

« Je passe deux semaines par mois en Europe, principalement en Russie, en Finlande, en Suède et en République tchèque. Il y a plusieurs compétitions organisées entre ces pays. Je suis aussi présent pour le Championnat du monde des moins de 20 ans, et de moins de 18 ans. Il y a un bassin intéressant d’agents libres là-bas et il faut être à l’affût », a-t-il précisé.

« Je suis aussi responsable de dresser la liste finale des gardiens de but intéressants pour le repêchage. Donc, ces deux fonctions m’occupent jusqu’à la fin mai. Et ensuite, c’est le repêchage de la LNH et il faut être présent au moins une semaine avant pour les rencontres. Tout de suite après, c’est le camp de développement du Canadien. J’enchaînais avec mes trois écoles de gardiens de but, mon showcase et mes deux écoles de joueurs. Il me restait une semaine par année pour m’occuper de tout. En plus, je faisais l’administration de tout. Alors je manquais de temps. »

« C’est une décision difficile. C’était émotif, quand je l’ai annoncé à mes proches et à mes collaborateurs. Mais à un moment donné, tu dois être heureux d’aller à l’aréna. »

Où sont les gardiens québécois?

Vincent Riendeau s’est par ailleurs réjoui de l’intronisation prochaine de François Allaire au Temple de la Renommée de la LHJMQ.

Le travail de ce dernier, notamment aux côtés de Patrick Roy, pour le développement et l’encadrement des gardiens de but, fut un phare pour plusieurs.

« Je le félicite sincèrement. François a d’ailleurs été mon premier entraîneur des gardiens », a dit Riendeau.

Ce dernier a connu l’âge d’or des gardiens québécois, qui étaient nombreux dans la LNH, à une certaine époque. Un nombre qui a diminué de façon importante au cours des dernières années.

Mais où sont passés les gardiens de but québécois?

Selon un récent décompte, seuls Corey Crawford (Chicago), Jonathan Bernier (Detroit), Roberto Luongo (Floride), Louis Domingue (Tampa Bay) et Marc-André Fleury (Las Vegas) proviennent du Québec

« Il y a 20 ans, oui, il y avait davantage de gardiens québécois. Mais le hockey européen s’est développé, depuis ce temps. Il a grandi beaucoup. Dans mon temps dans la LNH, il n’y avait qu’un joueur européen par équipe, et encore. Tout a changé. Quand j’étais jeune, les matchs internationaux entre la Finlande et le Canada, par exemple, on ne les écoutait pas, ça finissait 8 ou 9-0. Il y a deux ans, les Finlandais ont gagné le Championnat du monde senior, de même que le Championnat des moins de 20 ans et des moins de 18 ans. Ils ont développé leurs joueurs. Et leurs gardiens. C’est normal qu’il y ait davantage de gardiens européens dans la LNH. C’est à nous de se retrousser les manches et à travailler plus fort. Je ne dénigre pas ce qu’on a fait au Québec, mais il ne faut pas oublier les progrès faits ailleurs. »