L’organisation sherbrookoise présentait son traditionnel match pour soutenir la lutte contre le cancer en portant un uniforme mauve et le Phoenix en a profité pour se payer un festin offensif grâce entre autres aux quatre buts de Samuel Poulin face aux Titans.

Victoire titanesque

Difficile de croire que les deux équipes évoluent dans la même ligue. Premier au classement, le Phœnix n’a fait qu’une bouchée du Titan, qui occupe la dernière position dans la LHJMQ. Menés par leur capitaine Samuel Poulin, les Sherbrookois ont vaincu facilement la formation d’Acadie-Bathurst par la marque de 10 à 1.

Les locaux n’ont jamais cessé d’appuyer sur l’accélérateur en humiliant le Titan vendredi soir. Poulin en a profité pour redorer sa fiche en ajoutant cinq points à son dossier, dont quatre buts.

« Notre plan de match était d’avoir la même mentalité que d’habitude, note Poulin. On a imposé notre rythme dès le départ et on est très heureux du résultat. On s’approche des séries et la préparation doit rester la même match après match. Jouer un bon 60 minutes à tous les niveaux, c’était notre but. Tout le monde a contribué et c’est agréable de voir tous les joueurs obtenir des points. Ça reste un sport d’équipe. »

Alex-Olivier Voyer a également connu une belle soirée de travail avec deux buts et une mention d’aide. Taro Jentzsch avait quant à lui ouvert la marque en première période et Patrick Guay, Benjamin Tardif et Charles-Antoine Roy ont été les autres marqueurs du Phœnix.

Cole Larkin a été le seul buteur dans le clan visiteur. Un but marqué en deuxième période, peu avant de voir Poulin compléter son tour du chapeau alors qu’il restait encore 30 minutes à jouer. 

« L’absence de Sam a été longue à cause de sa blessure. Plus il jouait, plus il retrouvait ses repères à son retour au jeu. Ce soir, il a tiré un peu plus au filet et il a été productif », fait remarquer l’entraîneur.

Une pluie de records

La troupe de Stéphane Julien a inscrit un record de concession en voyant Samuel Hlavaj obtenir une 22e victoire cette saison, battant ainsi le record d’Alex Bureau... au mois de janvier. 

Le Phœnix a aussi égalé sa marque du plus grand nombre de buts marqués dans un match avec ses dix filets et les quatre buts de Poulin ont finalement égalé le record de Tim Wieser. 

« C’était un match piège, mais les gars ont bien réagi en commençant la partie d’une belle façon malgré une ou deux baisses de régime en première période, soutient Stéphane Julien. En deuxième période, notre gardien a fait les gros arrêts alors que ses coéquipiers se montraient opportunistes. À 3-0, notre club a pris le contrôle du match. »

Contrairement à son homologue Mario Durocher, qui n’a pas apprécié voir de bons joueurs sur l’avantage numérique du Phœnix en fin de match menant ainsi à une prise de bec entre les deux entraîneurs, Stéphane Julien s’est dit content de voir son équipe maintenir le rythme jusqu’à la dernière seconde :

« J’ai senti que mes joueurs étaient engagés. On a du succès à la maison et on souhaite faire plaisir à nos amateurs en gardant le pied sur l’accélérateur. »

« Le pointage n’avait pas d’importance pour nous, justifie pour sa part Benjamin Tardif. Ce qu’il fallait faire, c’était de continuer de travailler fort et suivre le plan de match pour être prêts dimanche. En finissant la partie d’une mauvaise façon, on aurait peut-être eu plus de difficulté à bien commencer celle contre Chicoutimi. »

« On devait jouer avec la même intensité que si l’on affrontait les 17 autres clubs du circuit, poursuit Tardif. Ce n’est pas parce qu’ils sont derniers au classement que l’on pouvait se permettre de les prendre à la légère. On peut parfois assister à des surprises et on tient à éviter ça. »

Prêts pour dimanche

En effet, la partie de dimanche risque d’être un peu plus serrée face aux Saguenéens de Chicoutimi, qui se trouvent à quatre points des meneurs au classement à la suite de leur défaite contre Rimouski et du gain du Phoenix vendredi soir.

« On souhaite être plus hermétiques dans notre territoire contre les Saguenéens, avance Stéphane Julien. Ce soir, il y a eu quelques relâchements de ce côté-là. On n’aura pas besoin de se motiver pour dimanche, mais il faudra être prêts. »

« Toutes les équipes peuvent battre tout le monde, rappelle Félix Robert. La partie commence à 0-0 et même si le pointage a été en notre faveur au final, il fallait être prêt quand même. On n’avait pas vraiment en tête notre élimination contre le Titan il y a deux ans. On pensait surtout au fait que notre match de dimanche allait être important et qu’il fallait tout simplement éviter de tricher ce soir contre le Titan pour ne pas prendre de mauvais plis. »