VERT & OR

L'essentiel Keith Sanscartier

En défensive, comme demi défensif, il a terminé deuxième au Québec avec une moyenne de 5,6 plaqués par match, à égalité avec son coéquipier Charles Brousseau.

En tout, il a réussi 45 plaqués en huit matchs, là aussi le deuxième plus fort total du RSEQ, et seulement deux de plus que son coéquipier Anthony Tanguay.

Sanscartier est une pièce importante de la tertiaire du Vert & Or, mais aussi des unités spéciales de l’équipe, tant en couverture qu’en retour de bottés d’envoi.

Vraiment, Sanscartier a touché à tout à sa dernière année avec l’équipe

« D’un point de vue individuel, je suis très satisfait de ma saison. Mais je trouve ça plate d’avoir eu du succès lors d’une saison qui fut en montagnes russes pour l’équipe. Je suis quand même confiant de ce qu’on peut réaliser en tant qu’équipe en éliminatoires », a dit le numéro 13.

Ce dernier jure que l’unité défensive a fait ses devoirs et qu’elle ne se fera pas surprendre par le jeu au sol du Rouge et Or, comme ce fut le cas lors du dernier affrontement entre les deux équipes.

« Ils ont eu du succès au sol, alors probablement qu’ils voudront encore jouer là. Mais là, on est prêts, on est mieux équipés pour affronter ça. S’ils veulent de nouveau courir, on sera prêts. »

Sanscartier confirme qu’affronter le quart-arrière étoile Hugo Richard n’est pas une mince tâche.

« On n’a d’autre choix que de respecter sa capacité à courir. Il peut nous faire mal tant par la passe qu’avec ses jambes. Quand il utilise ses jambes, il est aussi efficace qu’un porteur de ballon régulier. Il est très athlétique. »
Keith Sanscartier dispute sa dernière saison au niveau universitaire.

Il souhaite passer au prochain niveau, dès l’an prochain.

« Quand je suis arrivé ici, c’était plus ou moins mon objectif. Mais avec les saisons que j’ai connues, je m’aperçois qu’il est possible de continuer. J’ai déjà eu des pourparlers avec des équipes en vue d’un essai. J’ai aussi passé une journée avec le Rouge et Noir d’Ottawa plus tôt cette année, et ils ont bien aimé. Je termine mes études en décembre et j’obtiendrai mon diplôme. Je serai donc prêt à passer à l’autre étape. »

VERT & OR

Dompter la bête

CHRONIQUE / Des fois, souvent, l’arbre cache la forêt.

Lorsqu’on jette un rapide coup d’œil sur la demi-finale du football universitaire québécois qui sera disputée samedi entre le Rouge et Or de l’Université Laval et le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, on se demande bien comment l’issue du match pourrait être différente de tous les autres affrontements entre les deux équipes.

Le Vert & Or n’a jamais réussi à battre le Rouge et Or depuis 2003. Zéro. Niet.

Cette saison, conséquemment, deux affrontements, deux défaites. Par des pointages définitifs de 40-5 et de 46-15.

L’attaque du Vert & Or, qui se cherche depuis le premier jour du calendrier régulier 2017, n’a pu trouver son erre d’aller contre la puissante défensive du Rouge et Or.

Et, justement, c’est là que l’analogie de l’arbre et la forêt entre en ligne de compte. Sherbrooke n’a pu marquer des points contre Québec, soit. Mais qui a réussi à le faire, en 2017 ?

Personne, en fait.

Le Rouge et Or a accordé 77 points en huit rencontres. Calculez la moyenne par match vous-même. Ce n’est vraiment pas beaucoup. Au total, l’unité défensive n’a permis que sept touchés. Sept.

Juste par curiosité : qui a été en mesure de marquer le plus de points contre Québec en cette saison 2017 ? Allez, un effort ! Qui, d’après vous ?

Ce ne sont pas les Redmen de McGill. Les Rouges ont inscrit 14 points face à Québec, et ils ont été blanchis une fois.

Ce n’est pas non plus le Vert & Or qui, en deux matchs, n’a pu faire mieux que 20 points, dont un seul touché, inscrit sur un retour de botté de William Robitaille.

Et, non, ce ne sont pas non plus les Carabins de l’Université de Montréal ; les champions de la Coupe Vanier 2014 n’ont pu faire mieux que 21 points contre l’Université Laval, et ils ont même été blanchis, à leur deuxième duel face à leur adversaire de l’autoroute 20.

Oui, ce sont les Stingers de Concordia qui ont été les plus productifs. Avec 22 points marqués en deux matchs.

Vous vous rendez compte ? Québec a blanchi ses adversaires deux fois cette saison ! Deux fois !

Dont un blanc contre la machine offensive des Carabins, qui est pilotée par un quart de cinquième année et qui a sous la main un incroyable quatuor de receveurs (Cibasu, Paquet, Normandin et Kaya). Blan-chis. Aucun point. Faut le faire.

On questionne beaucoup, avec raison, la cohésion de l’attaque du Vert & Or à l’aube de cet autre duel éliminatoire contre Québec.

On souligne les erreurs coûteuses, les trop grandes rotations d’effectifs, les ballons échappés, les trop nombreuses séquences offensives infructueuses, les passes interceptées.

Une attaque qui n’a généré que 139 points en huit matchs. C’est peu.

Mais force est d’admettre que ce sont tous les programmes de football au Québec qui se sont rivé le nez sur le front défensif du Rouge et Or. Tous.

Québec présente l’unité défensive la plus pingre de tout le football universitaire canadien. Seuls les Mustangs de Western peuvent prétendre rivaliser avec eux, n’ayant accordé que 105 points. McMaster suit pas trop loin, avec 115 points accordés.

Alors, comment une unité offensive, quelle qu’elle soit, peut-elle espérer se présenter sur le synthétique de l’Université Laval, en novembre, et espérer traverser ce front et inscrire suffisamment de points pour l’emporter ?

Je ne sais pas. Vraiment.

Arrêtez de voir seulement l’arbre, et jetez un coup d’œil à l’ensemble de la forêt.

Dans ces conditions, on ne cherche plus la meilleure défensive au Canada.

VERT & OR

Des premiers pas en éliminatoires

Si le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke présente probablement la formation la plus expérimentée au Québec, c’est tout l’inverse pour plusieurs membres du personnel d’entraîneurs, qui en seront à une première expérience en éliminatoires, samedi.

L’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, le coordonnateur des unités spéciales Kevin Régimbald, l’entraîneur des receveurs de passes Simon Charbonneau-Campeau et l’entraîneur des quarts Luc Sylvain, entre autres, en seront tous à leurs premiers pas en éliminatoires dans leurs fonctions respectives.

Tout le contraire chez les joueurs, alors que 17 d’entre eux pourraient jouer leur dernier match samedi à Québec.

Malgré la difficulté de la tâche qui les attend face au Rouge et Or, Mathieu Lecompte demeure optimiste.

« Je m’attends à de l’audace de la part du Vert et Or en fin de semaine à Québec. Les probabilités de gagner ou de perdre ne m’intéressent pas. Il faut par-dessus tout être intense de la première à la dernière minute ; à chaque jeu, il faudra faire sa job. Il n’y a aucune équipe qui a gagné un match avant de l’avoir joué », a philosophé l’entraîneur-chef.

« Quand même bien on analyserait ce match de toutes les manières possibles, qu’on ferait intervenir toutes les statistiques du monde, on ne les a jamais battus. Dans ce cas, il faut se concentrer sur ce qu’on peut faire. C’est toi contre le gars d’en face, c’est tout. On devra être intense, gagner nos batailles physiques, à chacun de nos jeux. Au cumulatif, après quatre quarts, on verra le résultat. »

C’est Alex Jacob-Michaud qui sera le pivot partant pour le Vert & Or samedi. C’est lui qui a amorcé la saison, avant de perdre sa place au profit de Conor Sinclair.

Il est revenu dans la mêlée quand ce dernier a été blessé, avant de céder sa place à Xavier Owens. Jacob-Michaud a repris sa place lorsque Owens a été blessé contre McGill, au dernier match de la saison régulière.

« À sa décharge, Alex a vraiment été incroyable lors des deux derniers matchs. Il lance de très belles passes, des passes précises, il a retrouvé une belle touche de ballon. Tout le monde est satisfait, tout le monde est positif. On va souhaiter qu’il garde le même rythme que lors de ses deux derniers matchs », a dit Mathieu Lecompte.

Il s’agira d’un premier départ en éliminatoires pour Jacob-Michaud, qui en est à sa deuxième année avec le Vert & Or.

En saison, il a accumulé 1015 verges de gain, avec cinq passes de touché, mais huit interceptions.

Il a cependant perdu l’une de ses principales cibles. L’Américain Jermer Braswell, qui est retourné chez lui en Floride, a dominé les receveurs du Vert & Or avec 289 verges de gain et trois touchés. »

« On doit bien faire les choses, porter attention aux détails, que tu sois Américain ou Canadien, noir ou blanc ou asiatique, c’est la même chose. Si tu as mis des heures et que tu es impliqué, tu vas avoir le même résultat. Je ne crois pas que la perte des deux receveurs américains va affecter les résultats sur le terrain », a réitéré Lecompte.

Rouge et Or

Oubliez les stats entre Laval et Sherbrooke!

Deux victoires tranchées cette saison, 46-15 et 40-5. Dossier à vie parfait de 26-0. Aucun touché offensif accordé au Vert & Or en deux ans! Pour samedi, tous les chiffres parlent en faveur du Rouge et Or. Mais «les statistiques ne comptent plus», insiste Glen Constantin, en vue de la demi-finale de conférence contre Sherbrooke.

«Un jeu à la fois»

Tout peut arriver dans un match sans lendemain où la victoire fera foi de tout comme celui de samedi entre le Rouge et Or et le Vert & Or, au stade de l’Université Laval. Chaque camp garde un ou plusieurs lapins dans son chapeau, en cas. «Mais on n’est quand même pas pour courir après des fantômes et se préparer toute la semaine à arrêter des jeux qu’on n’a jamais vus», tranche l’entraîneur-chef de Sherbrooke.

Lié au Vert & Or depuis sa création en 2003, Mathieu Lecompte fait néanmoins office de recrue au poste d’entraîneur-chef à l’aube de la première ronde éliminatoire du football universitaire. Mais il sait parfaitement compter, lui qui a assuré son avenir financier en travaillant dans les domaines de l’immobilier et de la construction.

Tous les indicateurs pointent vers une victoire facile du Rouge et Or. C’est pourquoi le coach veut convaincre ses joueurs d’aborder «un jeu à la fois, d’y aller à 100 % sur chaque snap. Et on regardera le tableau de pointage à la fin du match. Il n’y a pas de secret».

Même si plusieurs facteurs annoncent un duel au sol, Lecompte refuse de s’avancer sur ce terrain. «Ce n’est plus le football universitaire du début des années 2000, où tu pouvais prédire si ç’allait se passer par la course ou par la passe. Maintenant, il y a tellement d’éléments qui varient. C’est l’allure du match qui va dicter le chemin à suivre.»

«Le foot est un infini de possibilités!» poursuit-il. «Même si on a déjà joué contre eux deux fois cette année, on ne peut pas dire qu’on a tout vu de Laval comme eux ne peuvent pas dire qu’ils ont tout vu de Sherbrooke», affirme celui qui, malgré une fiche de 2-6, ramène le Vert & Or en séries après une élimination hâtive l’an dernier qui a coûté la tête de son patron d’alors, David Lessard. Le Vert & Or est à la recherche d’une première victoire éliminatoire depuis 2012.

Le dernier affrontement serré à Québec entre ces deux équipes remonte à 2010, une finale québécoise arrachée 22-17 par le Rouge et Or sur une interception dans la zone des buts sur le dernier jeu du match par Maximilien Ducap.