Émile Poisson en action, à sa première saison en 2018, face aux Géants de Saint-Jean.
Émile Poisson en action, à sa première saison en 2018, face aux Géants de Saint-Jean.

Émile Poisson poursuivra sa carrière avec le Vert & Or

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — Gagnant du Bol d’or avec les Cougars du Collège Champlain de Lennoxville en 2019, le secondeur Émile Poisson poursuivra son parcours académique et sportif avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Ce n’est pas d’hier que l’entraîneur-chef du Vert & Or Mathieu Lecompte a de l’intérêt pour le jeune homme originaire des Bois-Francs.

« Coach Lecompte me suit de près depuis ma première année avec Champlain. Il a toujours été présent pour moi. Ça compte, ces petits détails-là ».

Poisson était un membre important de la brigade défensive du coordonnateur défensif des Cougars Max Dupuy.

L’an dernier, à sa deuxième année avec Champlain, Poisson a inscrit 13,5 plaqués, donc cinq pour des pertes, un sac du quart et une interception.

« J’ai fait des visites virtuelles avec McMaster, Concordia, McGill et Bishop’s. Je n’ai pas eu de contact avec Montréal ou Québec; peut-être parce que je ne commençais l’université qu’en septembre 2021. En même temps, ces deux programmes n’offraient pas beaucoup de possibilités à ma position, ils avaient déjà beaucoup de personnel chez les secondeurs. »

Émile Poisson a évolué avec les Vicas de Victoriaville pendant deux ans, avant de disputer son année de secondaire III au Séminaire Saint-François, à Québec.

Il a terminé ses études secondaires à Victoriaville, tout en jouant son football midget là-bas. Un parcours similaire à son bon ami Matthew K. Bergeron, qui joue maintenant avec le Orangemen de Syracuse, en division 1 du football NCAA.

« Je m’attends à voir du terrain rapidement à Sherbrooke. Les entraîneurs me voient sur les unités spéciales. À ma première année, ils croient que je peux y avoir un impact. En fait, tout le personnel d’entraîneurs croit vraiment en moi, et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai choisi Sherbrooke. Je veux aussi compétitionner pour avoir du temps de jeu à ma position, selon les formations qui seront utilisées. Ça va me motiver à travailler encore plus fort pour répondre aux attentes. »

Le jeune homme va étudier en enseignement de l’éducation physique.

L’an dernier, à sa deuxième année avec Champlain, Émile Poisson a inscrit 13,5 plaqués, donc cinq pour des pertes, un sac du quart et une interception, avec les Cougars du Collège Champlain.

Une victoire inoubliable

À sa première année à Champlain, en 2018, Émile Poisson et les Cougars ont montré une fiche de 6-3 et les attentes étaient élevées pour cette formation qui avait gagné le Bol d’or l’année précédente.

« On avait une grosse équipe sur papier puisque l’année précédente, les Cougars avaient battu les Cheetahs de Vanier par 36-0. On a eu une grosse saison, avec beaucoup de victoires, mais on a perdu en quart de finale contre Garneau. »

« Quand même, j’ai vu du terrain à ma première année, car il y a beaucoup de rotations chez les secondeurs, chez les Cougars. Le coordonnateur défensif aimait avoir des forces fraîches sur le terrain. J’ai été capable de faire de bons jeux », dit-il.

« On a eu une saison très différente, en 2019. On a mal commencé l’année (avec une fiche de 0-3), mais on a fini par gagner le Bol d’or. Ce fut la meilleure saison de toute ma carrière de football. C’était comme dans un film! On avait tellement une belle chimie! C’était dur de voir la saison se terminer. »

La pandémie de la COVID-19 a mis en plan la troisième et dernière saison du secondeur et de son équipe.

« Non, ça ne s’est pas déroulé comme prévu. On a juste pu jouer un match. On avait encore une bonne équipe, on aurait pu compétitionner. Surtout, j’en étais à ma troisième année, alors je m’attendais à jouer un grand rôle en défensive. Je suis déçu de ne pas avoir pu démontrer ça cette année. C’est plate, tout est allé si vite, mais on n’avait pas trop le choix. »

Puisque les Cougars évoluent en zone orange, l’équipe a tout de même pu s’entraîner au rythme de quatre fois par semaine, même s’il n’y avait pas de matchs ou de saison.

« Je vais maintenant terminer mes études, mon DEC en sciences humaines, et dès la session d’hiver, je vais pouvoir m’entraîner avec le Vert & Or. Les entraîneurs m’ont dit qu’ils seraient présents pour m’appuyer dans mes études et qu’ils allaient superviser mon entraînement et mon développement. Je ne perdrai pas mon temps l’hiver prochain. Ça aussi, c’était un gros avantage dans ma décision. »