Football

Grandeurs, misères et espoirs

CHRONIQUE / Déjà, une autre saison universitaire de football québécois qui en arrive à sa conclusion, avec la victoire du Rouge et Or de l’Université Laval samedi dernier face aux Carabins de l’Université de Montréal à la Coupe Dunsmore.

Une saison qui fut, en plusieurs points, semblables aux autres.

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a assuré sa présence en éliminatoires à son dernier match de la saison régulière, avant de s’incliner face à Québec en demi-finale québécoise.

Les Gaiters de l’Université Bishop’s ont éprouvé des difficultés à leur première saison dans la conférence des Maritimes en ne remportant qu’un seul match.

Le Rouge et Or de l’Université Laval a une fois plus été dominant en 2017 et tout indique qu’il se dirige vers une autre conquête de la Coupe Vanier. En tout cas, ils seront largement favoris.

Une saison prévisible sur le synthétique, donc.

Mais pas dans les bureaux.

Le RSEQ s’est retrouvé sur le grill très — trop — souvent cette saison. D’abord pour le dossier du match annulé entre les Stingers de Concordia et les Carabins de l’Université de Montréal pour une épidémie de gastro, mais aussi pour des jugements disciplinaires médiatisés à la suite de plaqués limites.

Et la qualité de l’arbitrage à une fois de plus été remise en question, notamment lors de cette même Coupe Dunsmore, lorsqu’un joueur du Rouge et Or, Kevin McGee en l’occurrence, aurait frappé un adversaire à la tête, à la fin de la première demie.

Un adversaire qui n’est pas revenu dans le match. Qui ne se sentira pas super bien cette semaine à l’école.

Bref, la gestion des règlements, des différends, des cas disciplinaires et, comme dans ce cas précis, des cas de récidive, a occupé beaucoup de place. Trop de place. On a parlé beaucoup de football universitaire, cet automne, et pas toujours pour les bonnes raisons.

Il est temps que ça change.

Il est temps de créer une super structure provinciale indépendante qui veillera à administrer cette discipline, de cette ligue que l’on pourrait même qualifier de « semi-professionnelle ». Administrer et diriger.

Je n’enlève rien aux autres sports universitaires. Les comparatifs ne tiennent tout simplement pas la route.

La popularité du football universitaire québécois est en forte progression depuis plusieurs années. Une progression marquée, constante.

Les matchs sont retransmis à la télé; même si bien sûr, il faut un abonnement spécifique pour y avoir accès, quelle autre discipline peut se targuer de même approcher ce statut, cet engouement?

Le football universitaire québécois, et Canadien, est un terreau de plus en plus fertile pour les équipes professionnelles de la Ligue canadienne de football.

Si les dirigeants des neuf équipes de la LCF préfèrent encore les joueurs américains, n’en reste pas moins que le nombre de joueurs universitaires repêchés chez les pros, et provenant du Québec, est de plus en plus publicisé.
Il y a même deux joueurs universitaires québécois qui font partie d’équipes de la NFL!

Dans ces conditions, tous les aspects du football universitaire sont scrutés à la loupe. Tous.

Et le fanbase est de plus en plus large. En grande partie grâce aux succès des équipes de Montréal et de Québec, l’attention médiatique entourant les matchs opposant les deux formations suscite énormément d’intérêt dans les deux principaux marchés de la province.

Il est tant de mettre sur pied une structure décisionnelle qui statuera sur les différents dossiers du football.

Arrêtez-moi ça, les blâmes dirigés vers le RSEQ; c’est une entité administrative qui gère le football en fonction des règlements établis par ses membres, soit les universités dans le cas qui nous occupe.

Quant à la sécurité des joueurs, et même à la formation des arbitres, c’est Football Québec qui gère le dossier. Et je ne fais même pas intervenir le MELS (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport).

Vous voyez? Beaucoup d’intervenants pour un seul et même sport. Ça commence à faire beaucoup.

Vive la concertation.

Avec une structure entièrement consacrée au développement du joueur, à une pratique du sport sécuritaire, sur la formation des arbitres, à l’encadrement des études et du sport, et à l’admissibilité des joueurs via leur historique, on pourrait faire un pas en avant.

Et éviter de sombrer dans les cas extrêmes comme celui vécu dans la Conférence des Maritimes, où un juge à ordonner la présentation du Loney Bowl entre Acadia et Saint-Mary’s en plein milieu de la présente semaine, quelques jours avant la présentation du match de demi-finale du football universitaire canadien, face à Western, de l’Ontario.

Une plainte provenant de Bishop’s, St-Francis-Xavier, Mount Allison et Acadia a été acheminée à AUS sports le 2 novembre dernier, à propos d’un joueur inadmissible chez les Huskies de Saint-Mary’s.

Une démarche juridique initiée par Saint-Mary’s a bloqué le processus de révision, et forcé l’annulation du match de finale de la Conférence des Maritimes.

La cour supérieure de la Nouvelle-Écosse a par la suite statué, la fin de semaine dernière, que ledit match devait être disputé le 14 novembre.

L’enquête Usports sur l’admissibilité du joueur n’a jamais été complétée.

Ce qui veut donc dire que la finale des Maritimes se jouera au même moment où Western et ses Mustangs mettront les pieds dans les Maritimes pour y disputer son match de demi-finale de samedi.

Tout ça n’a tout simplement plus de sens.

Mais avant de regarder et d’analyser et d’espérer une superstructure canadienne — ce qui serait l’ultime accomplissement — il faut s’assurer qu’on gère bien les choses ici.

Le sport est rendu là. Mais tout ce qui l’entoure, pas encore.

Sports

Le Vert & Or blanchi par le Rouge et Or

La saison 2017 du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke s’est terminée samedi après-midi après une défaite de 45-0 subie aux mains du Rouge et Or de l’Université Laval, en demi-finale du football universitaire québécois.

Pendant que les joueurs du Vert & Or retournent à la maison, ceux du Rouge et Or s’apprêtent à affronter les Carabins de l’Université de Montréal en finale de la Coupe Dunsmore (Au moment d’écrire ces lignes, Montréal était en avance 33-14 au quatrième quart.)

Tout le monde le savait, la commande était très lourde pour le Vert & Or, à l’aube de cet autre duel contre son ennemi juré de Québec. 

Avec ce revers, Sherbrooke s’incline pour la 27e fois contre Québec, dont la cinquième en éliminatoires et la troisième en demi-finale du football universitaire québécois. 

Dans ce match qui a quand même été serré lors des 30 premières minutes, les trois revirements commis par le Vert & Or auront finalement coûté 21 points. 

Le Vert & Or a amorcé le match en tentant de surprendre son adversaire en effectuant un botté court lors du botté d’envoi. Mal leur en pris puisque le Rouge et Or a non seulement repris le ballon, gracieuseté de Christian Dallaire, mais il a profité de cette position avantageuse sur le terrain pour inscrire le majeur. 

Quelques jeux plus tard, Hugo Richard inscrivait le premier touché du match après une course d’une verge. Avec trois minutes de jouées dans le match, le Rouge et Or était déjà en avance et le massacre anticipé se concrétisait. 

Mais il ne s’est pas réalisé, du moins, pas dans l’immédiat. L’unité défensive du Vert & Or a livré la marchandise en réalisant de gros jeux, dont des sacs du demi défensif Anthony Tanguay et de l’ailier défensif Alexandre Gagnon. 

Chaque fois, le Vert & Or repoussait Québec hors du territoire d’une possible tentative de placement. 

Des morceaux de ciel ont commencé à tomber sur la tête du Vert & Or en fin de première demie; Tomy Duperron a capté une passe à sa ligne de 20, mais il a perdu le ballon en voulant étirer son gain. 

Encore une fois, quelques jeux plus tard, Hugo Richard et la formation jumbo du Rouge et Or ont inscrit un autre majeur, peu de temps après. 

Mais à 14-0, les carottes n’étaient toujours pas cuites pour Sherbrooke. Une longue passe du quart-arrière Alex Jacob-Michaud à Frédéric Cadieux-Boudrias, jumelée à une punition pour rudesse appelée contre Québec et Sherbrooke se retrouvait à l’intérieur de la ligne de 20 du Rouge et Or. 

Mais dès le jeu suivant, les autres morceaux du ciel sont tombés sur Sherbrooke; la passe tentée de Jacob-Michaud a été interceptée habilement par Christophe Gagné, qui a ramené le ballon jusqu’au centre du terrain. 

Deux jeux plus tard, Hugo Richard a rejoint Benoit Gagnon-Brousseau sur 61 verges pour le majeur; sur cette séquence, Anthony Tanguay et Tommy Roadley Trohatos ont sauté pour tenter d’intercepter la passe flottante de Richard, mais sans succès. 

En retard 21-0, Alex Jacob-Michaud a lancé une passe en plein centre du terrain, où il n’y avait aucun gilet blanc, mais plusieurs gilets rouges, à la séquence offensive suivante du Vert & Or. 

C’est finalement Gabriel Ouellet qui a saisi le ballon, loin en territoire sherbrookois. 

Jamais deux sans trois, Hugo Richard a une fois de plus entré l’ovale dans la zone payante pour le majeur peu après. 

Ainsi, en un claquement de doigt, le Vert & Or était à la portée de couper l’avance du Rouge et Or de moitié à 14-7, pour plutôt entrer au vestiaire en déficit 28-0. 

Le match était déjà terminé pour Sherbrooke et tout ça, en seulement deux minutes et 10 secondes. 

Comme il a l’habitude de le faire, le Rouge et Or s’est fié à son attaque au sol en deuxième dernier, entre autres pour contrôler le temps. 

Fait à noter, c’est la troisième fois à ses cinq derniers matchs que le Rouge et Or réussit à blanchir son adversaire.

VERT & OR

Dompter la bête

CHRONIQUE / Des fois, souvent, l’arbre cache la forêt.

Lorsqu’on jette un rapide coup d’œil sur la demi-finale du football universitaire québécois qui sera disputée samedi entre le Rouge et Or de l’Université Laval et le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, on se demande bien comment l’issue du match pourrait être différente de tous les autres affrontements entre les deux équipes.

Le Vert & Or n’a jamais réussi à battre le Rouge et Or depuis 2003. Zéro. Niet.

Cette saison, conséquemment, deux affrontements, deux défaites. Par des pointages définitifs de 40-5 et de 46-15.

L’attaque du Vert & Or, qui se cherche depuis le premier jour du calendrier régulier 2017, n’a pu trouver son erre d’aller contre la puissante défensive du Rouge et Or.

Et, justement, c’est là que l’analogie de l’arbre et la forêt entre en ligne de compte. Sherbrooke n’a pu marquer des points contre Québec, soit. Mais qui a réussi à le faire, en 2017 ?

Personne, en fait.

Le Rouge et Or a accordé 77 points en huit rencontres. Calculez la moyenne par match vous-même. Ce n’est vraiment pas beaucoup. Au total, l’unité défensive n’a permis que sept touchés. Sept.

Juste par curiosité : qui a été en mesure de marquer le plus de points contre Québec en cette saison 2017 ? Allez, un effort ! Qui, d’après vous ?

Ce ne sont pas les Redmen de McGill. Les Rouges ont inscrit 14 points face à Québec, et ils ont été blanchis une fois.

Ce n’est pas non plus le Vert & Or qui, en deux matchs, n’a pu faire mieux que 20 points, dont un seul touché, inscrit sur un retour de botté de William Robitaille.

Et, non, ce ne sont pas non plus les Carabins de l’Université de Montréal ; les champions de la Coupe Vanier 2014 n’ont pu faire mieux que 21 points contre l’Université Laval, et ils ont même été blanchis, à leur deuxième duel face à leur adversaire de l’autoroute 20.

Oui, ce sont les Stingers de Concordia qui ont été les plus productifs. Avec 22 points marqués en deux matchs.

Vous vous rendez compte ? Québec a blanchi ses adversaires deux fois cette saison ! Deux fois !

Dont un blanc contre la machine offensive des Carabins, qui est pilotée par un quart de cinquième année et qui a sous la main un incroyable quatuor de receveurs (Cibasu, Paquet, Normandin et Kaya). Blan-chis. Aucun point. Faut le faire.

On questionne beaucoup, avec raison, la cohésion de l’attaque du Vert & Or à l’aube de cet autre duel éliminatoire contre Québec.

On souligne les erreurs coûteuses, les trop grandes rotations d’effectifs, les ballons échappés, les trop nombreuses séquences offensives infructueuses, les passes interceptées.

Une attaque qui n’a généré que 139 points en huit matchs. C’est peu.

Mais force est d’admettre que ce sont tous les programmes de football au Québec qui se sont rivé le nez sur le front défensif du Rouge et Or. Tous.

Québec présente l’unité défensive la plus pingre de tout le football universitaire canadien. Seuls les Mustangs de Western peuvent prétendre rivaliser avec eux, n’ayant accordé que 105 points. McMaster suit pas trop loin, avec 115 points accordés.

Alors, comment une unité offensive, quelle qu’elle soit, peut-elle espérer se présenter sur le synthétique de l’Université Laval, en novembre, et espérer traverser ce front et inscrire suffisamment de points pour l’emporter ?

Je ne sais pas. Vraiment.

Arrêtez de voir seulement l’arbre, et jetez un coup d’œil à l’ensemble de la forêt.

Dans ces conditions, on ne cherche plus la meilleure défensive au Canada.

VERT & OR

Des premiers pas en éliminatoires

Si le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke présente probablement la formation la plus expérimentée au Québec, c’est tout l’inverse pour plusieurs membres du personnel d’entraîneurs, qui en seront à une première expérience en éliminatoires, samedi.

L’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, le coordonnateur des unités spéciales Kevin Régimbald, l’entraîneur des receveurs de passes Simon Charbonneau-Campeau et l’entraîneur des quarts Luc Sylvain, entre autres, en seront tous à leurs premiers pas en éliminatoires dans leurs fonctions respectives.

Tout le contraire chez les joueurs, alors que 17 d’entre eux pourraient jouer leur dernier match samedi à Québec.

Malgré la difficulté de la tâche qui les attend face au Rouge et Or, Mathieu Lecompte demeure optimiste.

« Je m’attends à de l’audace de la part du Vert et Or en fin de semaine à Québec. Les probabilités de gagner ou de perdre ne m’intéressent pas. Il faut par-dessus tout être intense de la première à la dernière minute ; à chaque jeu, il faudra faire sa job. Il n’y a aucune équipe qui a gagné un match avant de l’avoir joué », a philosophé l’entraîneur-chef.

« Quand même bien on analyserait ce match de toutes les manières possibles, qu’on ferait intervenir toutes les statistiques du monde, on ne les a jamais battus. Dans ce cas, il faut se concentrer sur ce qu’on peut faire. C’est toi contre le gars d’en face, c’est tout. On devra être intense, gagner nos batailles physiques, à chacun de nos jeux. Au cumulatif, après quatre quarts, on verra le résultat. »

C’est Alex Jacob-Michaud qui sera le pivot partant pour le Vert & Or samedi. C’est lui qui a amorcé la saison, avant de perdre sa place au profit de Conor Sinclair.

Il est revenu dans la mêlée quand ce dernier a été blessé, avant de céder sa place à Xavier Owens. Jacob-Michaud a repris sa place lorsque Owens a été blessé contre McGill, au dernier match de la saison régulière.

« À sa décharge, Alex a vraiment été incroyable lors des deux derniers matchs. Il lance de très belles passes, des passes précises, il a retrouvé une belle touche de ballon. Tout le monde est satisfait, tout le monde est positif. On va souhaiter qu’il garde le même rythme que lors de ses deux derniers matchs », a dit Mathieu Lecompte.

Il s’agira d’un premier départ en éliminatoires pour Jacob-Michaud, qui en est à sa deuxième année avec le Vert & Or.

En saison, il a accumulé 1015 verges de gain, avec cinq passes de touché, mais huit interceptions.

Il a cependant perdu l’une de ses principales cibles. L’Américain Jermer Braswell, qui est retourné chez lui en Floride, a dominé les receveurs du Vert & Or avec 289 verges de gain et trois touchés. »

« On doit bien faire les choses, porter attention aux détails, que tu sois Américain ou Canadien, noir ou blanc ou asiatique, c’est la même chose. Si tu as mis des heures et que tu es impliqué, tu vas avoir le même résultat. Je ne crois pas que la perte des deux receveurs américains va affecter les résultats sur le terrain », a réitéré Lecompte.

VERT & OR

L'essentiel Keith Sanscartier

En défensive, comme demi défensif, il a terminé deuxième au Québec avec une moyenne de 5,6 plaqués par match, à égalité avec son coéquipier Charles Brousseau.

En tout, il a réussi 45 plaqués en huit matchs, là aussi le deuxième plus fort total du RSEQ, et seulement deux de plus que son coéquipier Anthony Tanguay.

Sanscartier est une pièce importante de la tertiaire du Vert & Or, mais aussi des unités spéciales de l’équipe, tant en couverture qu’en retour de bottés d’envoi.

Vraiment, Sanscartier a touché à tout à sa dernière année avec l’équipe

« D’un point de vue individuel, je suis très satisfait de ma saison. Mais je trouve ça plate d’avoir eu du succès lors d’une saison qui fut en montagnes russes pour l’équipe. Je suis quand même confiant de ce qu’on peut réaliser en tant qu’équipe en éliminatoires », a dit le numéro 13.

Ce dernier jure que l’unité défensive a fait ses devoirs et qu’elle ne se fera pas surprendre par le jeu au sol du Rouge et Or, comme ce fut le cas lors du dernier affrontement entre les deux équipes.

« Ils ont eu du succès au sol, alors probablement qu’ils voudront encore jouer là. Mais là, on est prêts, on est mieux équipés pour affronter ça. S’ils veulent de nouveau courir, on sera prêts. »

Sanscartier confirme qu’affronter le quart-arrière étoile Hugo Richard n’est pas une mince tâche.

« On n’a d’autre choix que de respecter sa capacité à courir. Il peut nous faire mal tant par la passe qu’avec ses jambes. Quand il utilise ses jambes, il est aussi efficace qu’un porteur de ballon régulier. Il est très athlétique. »
Keith Sanscartier dispute sa dernière saison au niveau universitaire.

Il souhaite passer au prochain niveau, dès l’an prochain.

« Quand je suis arrivé ici, c’était plus ou moins mon objectif. Mais avec les saisons que j’ai connues, je m’aperçois qu’il est possible de continuer. J’ai déjà eu des pourparlers avec des équipes en vue d’un essai. J’ai aussi passé une journée avec le Rouge et Noir d’Ottawa plus tôt cette année, et ils ont bien aimé. Je termine mes études en décembre et j’obtiendrai mon diplôme. Je serai donc prêt à passer à l’autre étape. »

Rouge et Or

Oubliez les stats entre Laval et Sherbrooke!

Deux victoires tranchées cette saison, 46-15 et 40-5. Dossier à vie parfait de 26-0. Aucun touché offensif accordé au Vert & Or en deux ans! Pour samedi, tous les chiffres parlent en faveur du Rouge et Or. Mais «les statistiques ne comptent plus», insiste Glen Constantin, en vue de la demi-finale de conférence contre Sherbrooke.

«Un jeu à la fois»

Tout peut arriver dans un match sans lendemain où la victoire fera foi de tout comme celui de samedi entre le Rouge et Or et le Vert & Or, au stade de l’Université Laval. Chaque camp garde un ou plusieurs lapins dans son chapeau, en cas. «Mais on n’est quand même pas pour courir après des fantômes et se préparer toute la semaine à arrêter des jeux qu’on n’a jamais vus», tranche l’entraîneur-chef de Sherbrooke.

Lié au Vert & Or depuis sa création en 2003, Mathieu Lecompte fait néanmoins office de recrue au poste d’entraîneur-chef à l’aube de la première ronde éliminatoire du football universitaire. Mais il sait parfaitement compter, lui qui a assuré son avenir financier en travaillant dans les domaines de l’immobilier et de la construction.

Tous les indicateurs pointent vers une victoire facile du Rouge et Or. C’est pourquoi le coach veut convaincre ses joueurs d’aborder «un jeu à la fois, d’y aller à 100 % sur chaque snap. Et on regardera le tableau de pointage à la fin du match. Il n’y a pas de secret».

Même si plusieurs facteurs annoncent un duel au sol, Lecompte refuse de s’avancer sur ce terrain. «Ce n’est plus le football universitaire du début des années 2000, où tu pouvais prédire si ç’allait se passer par la course ou par la passe. Maintenant, il y a tellement d’éléments qui varient. C’est l’allure du match qui va dicter le chemin à suivre.»

«Le foot est un infini de possibilités!» poursuit-il. «Même si on a déjà joué contre eux deux fois cette année, on ne peut pas dire qu’on a tout vu de Laval comme eux ne peuvent pas dire qu’ils ont tout vu de Sherbrooke», affirme celui qui, malgré une fiche de 2-6, ramène le Vert & Or en séries après une élimination hâtive l’an dernier qui a coûté la tête de son patron d’alors, David Lessard. Le Vert & Or est à la recherche d’une première victoire éliminatoire depuis 2012.

Le dernier affrontement serré à Québec entre ces deux équipes remonte à 2010, une finale québécoise arrachée 22-17 par le Rouge et Or sur une interception dans la zone des buts sur le dernier jeu du match par Maximilien Ducap.

VERT & OR

«Ça se gagne sur les lignes de mêlées»

Pas besoin d’être un expert pour savoir que pour gagner un match de football, il faut marquer davantage de points que l’adverse.

Mais justement, voilà l’une des lacunes cette saison chez le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke : marquer des points.

Les Verts, et les trois pivots qu’ils ont utilisés au passage, n’ont pu faire mieux qu’une production de 139 points en huit matchs en 2017.

Seulement 20 points, et un seul touché, en deux matchs contre le Rouge et Or de l’Université Laval, son prochain adversaire lors de la demi-finale du football universitaire québécois, samedi à Québec.

Et le seul touché a été inscrit sur un retour de botté par William Robitaille. Au cumulatif, Sherbrooke n’a pu faire mieux que 20 premiers jeux en deux matchs contre Québec.

Si le Vert & Or espère inscrire davantage de points, il devra donner plus de temps à son quart-arrière pour frapper ses cibles. Il devra donc contenir le puissant front défensif de Québec.

Malgré les statistiques, Rémi Giguère croit que le Vert & Or a les armes pour inscrire davantage de points qu’il ne l’a fait lors de ses deux duels précédents.

Le tout jeune entraîneur de la ligne à l’attaque des Verts sait de quoi il parle.

Ancien joueur des Carabins de l’Université de Montréal, il a gagné la Coupe Dunsmore à Québec en 2014, avant de soulever la Coupe Vanier, la semaine suivante.

Il connaît aussi l’ampleur de la tâche.

« Pour avoir joué contre le front défensif de Laval, je te garantis que ce sont de bons athlètes. Mathieu Betts est l’un des meilleurs au pays, Edouard Godin est un solide vétéran de cinquième année avec beaucoup d’expérience. Sans compter les deux gars à l’intérieur, Vincent Desjardins et Marc-Antoine Claveau, qui est de retour. »

« De notre côté, en préparation, on parle très rarement des joueurs adverses. On passe plus de temps sur nos gars, sur ce qu’ils peuvent faire pour devenir meilleurs, sur ce qu’on contrôle. Avec le temps qu’on passe à travailler individuellement, avec l’extra que les gars font pendant la semaine, les gars s’améliorent. Le but, c’est d’éviter de personnaliser notre adversaire, de mettre des noms, de se laisser distraire», a dit Rémi Giguère.

«On ne peut passer du temps sur un adversaire qu’on ne contrôle pas. On doit préparer nos joueurs pour être efficaces sur les forces de ces joueurs-là. En préparation technique, on va être un peu plus spécifique afin d’être efficaces. Ainsi, les gars vont débarquer sur le terrain avec un plan simple en tête.»

Giguère doit aussi préparer ses joueurs de ligne en fonction du style offensif du coordonnateur Brent Bailey.

Ce dernier aime utiliser des formations utilisant cinq receveurs de passe et un porteur. L’absence d’un ailier rapproché dans la formation réduit la protection et, donc, le temps de lecture du quart-arrière et augmente les possibilités de pénalités d’accrochage.

Mais quand vous pouvez compter sur un entraîneur qui a affronté Betts et Godin, vous pouvez profiter de certains conseils.

«J’ai affronté les deux et des fois, il ne suffit que d’un petit ajustement, un détail. Je me rappelle le dernier match contre Laval, j’ai dit aux gars: essaye tel ou tel petits trucs. C’était l’fun de les voir revenir au banc en souriant et en me disant que ça avait marché!», a dit Rémi Giguère.

«Mais pour le reste, ça demeure le même discours qu’on avait à Montréal avant d’affronter Québec; pour battre ces équipes-là, ça se gagne sur les lignes de mêlée. Notre ligne à l’attaque doit gagner son affrontement. Ça ne sera pas un combat facile, mais on a un front très expérimenté et habitué à jouer ensemble.»

«Ces confrontations, encore plus en séries, sont très importantes, surtout à ce temps-ci de l’année. Il commence à faire un peu plus froid, il faut pouvoir installer notre jeu au sol. Les gars savent à quoi s’attendre. Ce sera très semblable à ce qu’ils ont vécu au match d’ouverture.»

Football universitaire

L’expérience américaine terminée chez le Vert & Or

Les deux joueurs américains recrutés par le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke le printemps dernier ne sont plus avec l’équipe.

Après le départ de Tyree Harris, il y a quelques semaines, ce fut au tour de Jermer Braswell de quitter le navire dans les heures qui ont suivi le dernier match de la saison du Vert & Or, disputé à Montréal contre les Redmen de McGill, il y a un peu plus d’une semaine.

Si la perte de Harris passe plutôt inaperçue, celle de Braswell est plutôt significative.

Son départ signifie donc que le Vert & Or vient de perdre son receveur de passes le plus productif de la saison 2017, pourtant difficile à l’attaque.

Braswell, qui a évolué dans la NCAA avec Austin Pea, a joué six matchs, a capté 19 passes pour des gains de 289 verges et trois touchés. Il était le meneur de l’équipe dans ces trois catégories.

« Il m’a dit qu’il s’ennuyait de sa fille, et qu’il avait besoin de retourner chez lui en Floride afin de travailler pour faire vivre sa fille. Je crois qu’il avait préparé ses choses, il m’a juste dit qu’il devait partir. Je n’en sais pas beaucoup plus », a admis l’entraîneur-chef du Vert & Or Mathieu Lecompte.

La venue de ces deux joueurs américains — ils devaient être trois au départ — a beaucoup fait jaser tant chez le Vert & Or qu’aux quatre coins du petit monde du football québécois.

Dès le premier match de l’année, justement contre le Rouge et Or, à Québec, Harris n’était pas habillé, alors que Braswell a passé tout le match sur les lignes de côté.

Les deux Américains ont par la suite raté deux matchs pour des questions d’admissibilité. Harris a par la suite quitté l’équipe. Son assiduité à l’horaire de l’équipe, entre autres, lui aura coûté sa place.

Il n’aura joué que deux matchs, capté six passes pour 77 verges et un touché. Mine de rien, Harris et Braswell ont capté quatre des sept passes de touché des receveurs de passes du Vert & Or en 2017.
« Je constate que ce n’est pas facile pour des gens d’une culture différente, d’une langue différente, de s’intégrer ici. Ce fut un choc culturel. Il faudra réévaluer notre démarche, et peut-être mieux cibler les individus. On ne peut pas dire que ce fut bénéfique pour nous », a poursuivi l’entraîneur.

« On a été audacieux en voulant inclure des gars qui avaient joué NCAA, des gars avec du talent. Mais en fin de compte, il faut que le jeune embarque, et la réalité, c’est que ce n’est pas facile. Les deux trouvaient ça dur de suivre le plan qu’on leur donnait. Nos standards sont élevés ».

Alex Jacob-Michaud dans la mêlée

Avec Xavier Owens qui se remet lentement d’une commotion cérébrale, tout indique que c’est Alex Jacob-Michaud qui sera le quart-arrière partant pour le Vert & Or, samedi à Québec.

Le jeune homme de deuxième année est entré dans le match contre McGill il y a deux semaines en remplacement d’Owens, blessé sur la deuxième séquence offensive des Sherbrookois.

Il a lancé deux passes de touché qui ont propulsé le Vert & Or vers une victoire de 35-27, ce qui confirmait sa place en éliminatoires. Il a par contre lancé trois interceptions.

« Je crois bien qu’on va rouler avec Alex en priorité à l’entraînement. Il a bien fait contre McGill et contre Concordia, nos deux seules victoires cette année. Xavier a rencontré notre physio vendredi dernier et son état n’était pas satisfaisant. Après tout, c’est un étudiant, il faut y aller avec précaution », a dit Mathieu Lecompte.

Football universitaire

Le Vert & Or de retour en éliminatoires

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a mérité son billet pour les éliminatoires du football universitaire québécois en battant les Redmen de McGill 35-27 samedi après-midi à Montréal.

Sherbrooke profitera maintenant d’une semaine de congé afin de préparer son affrontement de demi-finale.

Si le classement actuel demeure le même, Sherbrooke se rendra à Québec y affronter son éternel ennemi, le Rouge et Or de l’Université Laval.

Québec a battu les Carabins de l’Université de Montréal 22-0 samedi, et occupe le premier rang du classement avec une fiche de 6-1, devant Montréal, qui a une fiche de 5-1.

L’autre demi-finale, encore là si la logique est respectée, mettra aux prises les Carabins de l’Université de Montréal et les Stingers de Concordia.

Une dernière semaine d’activité est prévue, et les matchs Québec contre Concordia et McGill contre Montréal sont encore au menu.

Un duel en deux temps

Ce duel entre Sherbrooke et McGill s’est déroulé en deux temps. Et un match qui a coûté cher puisque les quarts-arrières partants de chaque formation n’ont pas terminé la partie.

Xavier Owens a quitté le match à la deuxième séquence offensive du Vert & Or. Frédéric Paquette-Perreault a subi le même sort un peu plus tard. Les deux ont subi de durs plaqués.

Les visiteurs ont d’abord complètement dominé la première portion du match, se forgeant même une priorité de 28-0.

Pratiquement sans vie, les Redmen ont repris en deuxième demie, en même temps que le Vert & Or se tirait dans le pied à force de bévues répétées.

Le match a bien mal commencé pour les Redmen. Sur le botté d’envoi effectué par le Vert & Or, McGill a gaffé sur une tentative de jeu truqué, très profondément dans son territoire.

Résultat, le Vert & Or a repris le ballon à la ligne de 10 des Redmen. Quelques jeux plus tard, le porteur de ballon Gabriel Polan inscrivait le majeur à la suite d’une course d’une verge.

Méconnaissable à l’attaque, le Vert & Or a ajouté une autre séquence offensive de qualité moins de deux minutes plus tard, quand Jacob-Michaud a rejoint le vétéran de cinquième année Jean-Raphaël Moisan.
Jacob-Michaud en a remis vers la fin du deuxième quart lorsqu’il a rejoint l’Américain Jermer Braswell sur 32 verges. Ce dernier était fin seul dans la zone des buts et attendait la passe bien gentiment.

Un placement de 30 verges de PA D’Astous et deux touchés de sûreté concédés par les Redmen ont permis aux Sherbrookois de prendre l’avance 28-0 après 30 minutes.

Du jeu brouillon en deuxième demie

Les Redmen ont amorcé la deuxième demie en inscrivant un majeur, lorsque le quart Dimitrios Sinodinos s’est faufilé sur 23 verges sur un troisième essai et une verge à franchir. Un peu moins d’une minute plus tard, Benjamin Carré a intercepté la passe imprécise d’Alex Jacob-Michaud et il a retourné le ballon pour le touché.

Comme ça, c’était 28-14.

Après un simple inscrit par le botteur Mathieu Hébert, McGill a inscrit 10 points à la suite d’une course d’une verge d’Anthony Deschamps et d’un placement de 34 verges de Findlay Brown.
On le sentait, le vent venait de tourner solide en faveur des locaux, qui ramenaient le pointage à 29-24 pour Sherbrooke.

Dans cette fin de match un peu folle, ponctuée de nombreuses pénalités, de ballons échappés et d’erreurs de part et d’autre, le botteur PA D’Astous a réussi deux placements lors des sept dernières minutes du match pour sécuriser cette deuxième victoire de la saison pour le Vert & Or.

« Retourner en séries était l’objectif avant le début de la saison. Que tu finisses 6-2 ou 2-6, il y a de bonnes chances que tu amorces tes séries à l’extérieur. On finit quatrième au classement et ça fait du bien au moral de l’équipe », a dit l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

« La perte de Xavier Owens, tu ne peux pas passer ça sous silence. Ça a un immense impact sur les performances de l’équipe. Par contre, quand Alex a embarqué, il ne s’attendait pas à être là, il a joué sans pression et il a produit des points. »

« Mais encore une fois, c’est le caractère. Je suis déçu du caractère des joueurs en deuxième demie, quand ça ne va pas très bien, on baisse les bras très rapidement face à l’adversité. C’est ça que je veux dire quand je dis qu’il faut recruter des joueurs de caractère. Il a fallu que je motive les gars jusqu’à la dernière seconde. »

« On va suivre le protocole avec Xavier, pour qu’il récupère bien. On a deux semaines de préparation pour un match sur la route. On a vu un Vert & Or affamé pendant une demie partie, on va s’arranger pour que cette intensité soit présente pendant tout le prochain match », a conclu l’entraîneur-chef.

Alex Jacob-Michaud a connu de bons moments, mais il a aussi été brouillon par moment. Il a complété 20 passes en 37 tentatives pour 302 verges, deux passes de touché et trois interceptions.

« J’étais prêt, je me suis entraîné en conséquence cette semaine. Ça a bien parti, mais j’ai fait peur à bien du monde en deuxième demie avec mes interceptions. Quand ça arrive des revirements de la sorte, il faut rapidement se stabiliser et retrouver la concentration. C’est ça qu’on a fait, après mes trois interceptions », a dit le numéro 16.

« Ça fait vraiment du bien, j’ai hâte de voir comment ça va se passer pendant les deux semaines de préparation. Je serai prêt à tout. »

Jermer Braswell fut le meilleur receveur pour Sherbrooke avec cinq catchs pour 103 verges et un majeur.
En défensive, Maxime Tessier et Alex Gagnon ont réussi deux sacs pendant la rencontre.

Football universitaire

Match sans lendemain pour McGill et Sherbrooke

Les deux équipes sont au courant. Les partisans aussi. L’enjeu du match de samedi entre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et les Redmen de McGill, qui se déroulera à Montréal, est simple. L’équipe qui gagne participera aux séries éliminatoires du football universitaire québécois, dans deux semaines.

Les deux formations connaissent une saison identique à bien des points de vue. Et l’enjeu du match, de même que tout ce qu’il y a à la clé, est aussi important pour Sherbrooke que pour McGill.

Avec une fiche de 1-6 pour Sherbrooke et de 1-5 pour McGill, les deux programmes universitaires se cherchent. L’an dernier, McGill a fait un pas en avant en participant aux séries éliminatoires pour la première fois depuis 2012.

De son côté, le Vert & Or ratait les séries en 2016 pour la première fois depuis 2009.

On se doute bien que McGill veut poursuivre sur sa lancée et que Sherbrooke veut redorer son blason.

Dans la nouvelle conférence Québec du football universitaire à cinq équipes, la marge de manœuvre est de plus en plus mince, pour toutes sortes de dossiers. Dont le recrutement.

Lors de leur premier affrontement, les Redmen ont gâché la fête, le 9 septembre dernier, avec une victoire acquise lors du dernier jeu du match, un gain de 18-16.

Sherbrooke doit donc gagner par trois points pour passer devant McGill.

Ce duel McGill-Sherbrooke est le dernier de la saison pour le Vert & Or, qui est en relâche la semaine prochaine. Les Redmen concluront à Montréal contre les Carabins, la semaine prochaine.

« C’est un gros match. Le mot clé à l’entraînement cette semaine fut : travail. On a connu notre meilleure semaine d’entraînement depuis que je suis arrivé en poste. Tout a très bien roulé. J’aurais aimé que ce soit comme ça toute l’année, mais on fait avec ce qu’on a », a dit l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

Ce dernier a confirmé que c’est la recrue Xavier Owens qui sera le quart partant pour le Vert & Or, son deuxième départ consécutif.

« Ce fut une décision facile, il n’y avait pas de zone grise ou d’hésitations. Le dernier quart-arrière à avoir réussi à passer pour plus de 250 verges contre les Carabins, c’est Hugo Richard de Québec. Xavier a pris de bonnes décisions, il n’a pas fait d’erreurs », a lancé Lecompte.

Owens a conclu son premier départ Usports en carrière avec 21 passes complétées en 34 pour 257 verges et une passe de touché dans une défaite de 47-15.

Le porteur de ballon format géant Gabriel Polan sera de retour lui aussi, et son utilisation sera scrutée avec soin. Quant à Tomy Duperron, tout indique qu’il ratera le rendez-vous. Idem pour le receveur William Robitaille, blessé à l’épaule.

Le Vert & Or saluera le retour du secondeur de 4e année Charles Brousseau, qui a raté les quatre derniers matchs.