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Sports

Le V&O de retour au boulot pour la visite des Stingers

Le souvenir de la victoire de samedi dernier du Vert & Or face aux Carabins de l’Université de Montréal est déjà estompé. Ou presque. Les Sherbrookois sont de retour au boulot en prévision d’un autre important duel, ce samedi, pour la visite des Stingers de Concordia.

La victoire du Vert & Or de samedi a porté sa fiche à 2-4. Il rejoint ainsi McGill (2-5) au classement. McGill a cependant un match de plus à disputer.

Concordia a remporté le premier duel entre les deux équipes, un gain de 37-35 acquis lors du dernier jeu du match.

McGill a l’avantage du bris d’égalité contre Sherbrooke après deux parties; chaque équipe a inscrit une victoire, mais McGill a inscrit plus de points (34 contre 29).

Ainsi, le Vert & Or doit l’emporter face aux Stingers, par au moins trois points, afin de devancer les représentants de l’université montréalaise au classement.

McGill et Concordia s’affronteront lors de la dernière semaine d’activité, pendant que Sherbrooke se frottera au Rouge et Or de l’Université Laval.

Le Vert & Or est de retour à l’ouvrage, donc. La victoire contre Montréal, sa première depuis 2015 face à son rival montréalais, a fait du bien, confirme l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

« Énormément de bien, même! Chapeau à nos jeunes hommes, au groupe d’entraîneurs. Tout le monde a respecté le plan de match à la lettre. On a joué avec intensité, émotions. On a reconnu les valeurs de notre programme. C’est une grosse dose de confiance. C’est très rassembleur, comme victoire et l’énergie qui se dégage de l’équipe est contagieuse. »

Une victoire qui sera profitable pour le recrutement, croit également l’entraîneur-chef.

« Ça aide, c’est certain. Je crois que ça a ouvert les yeux sur ce qu’on fait ici. On a franchi plusieurs étapes, on démontre qu’à Sherbrooke, tout est possible. »

Le Vert & Or a profité du jeu inspiré du quart-arrière de première année Anthony Robichaud, qui a été nommé joueur offensif de la semaine, et de l’unité défensive, pourtant privée de joueurs-clés comme Samuel Piché-Luneau, Mickael Badra et Dylan Côté.

« Le soir de la victoire, j’ai permis aux gars d’en profiter, de savourer. C’est pour des victoires comme ça que tout le monde met autant de temps dans la préparation. Mais c’était retour au boulot, à notre routine, dès le dimanche. On a fait les corrections, avec des lunettes claires, afin d’être meilleurs, dans les trois facettes de jeu. »

Concordia se présentera à Sherbrooke avec une fiche un peu trompeuse de 1-5.

Outre leur victoire contre Sherbrooke, ils ont chauffé les Carabins de l’Université de Montréal à deux reprises (défaites de 10-3 et de 20-17), mais ils ont aussi subi une raclée de 74-0 face à Québec.

« Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent sur la fiche des Stingers et les résultats des dernières semaines, mais c’est une très bonne équipe. Avec un très bon quart-arrière (Adam Vance), de bons receveurs de passes, et une bonne ligne offensive. Tout le monde devra faire son travail. »

Football universitaire

Victoire convaincante du Vert & Or face aux Carabins

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a signé samedi l’une de ses plus importantes victoires des dernières années en prenant la mesure des Carabins de l’Université de Montréal par la marque de 23 à 15. C’était la première victoire des Verts face à leurs rivaux montréalais depuis le 3 octobre 2015.

Avec cette victoire, les représentants de l’UdeS portent leur fiche à deux victoires et quatre revers et se placent en excellente position pour faire les séries éliminatoires. Une victoire contre les Stingers de Concordia samedi prochain et l’équipe serait assurée de disputer un match supplémentaire en fin de saison. De leur côté, les Carabins subissent un premier revers en 2019.

Le quart sherbrookois Anthony Robichaud a joué son meilleur match de la saison en complétant 14 de ses 20 passes pour 177 verges. Il a lancé deux passes de touché.

« C’est définitivement ma plus grosse victoire en carrière, a-t-il mentionné après le match. On est vraiment underdog, personne au pays ne pensait qu’on allait gagner aujourd’hui. C’est un sentiment indescriptible et c’est sûr qu’on va fêter ça ce soir.»

Contrairement aux matchs plus tôt en saison, Robichaud s’est débarrassé du ballon à quelques reprises lorsqu’il était dans le pétrin au lieu de tenter le tout pour le tout et être intercepté.

« Ma blessure m’a permis de prendre du recul, le jeu a ralenti dans ma tête et ça parait, admet-il. Je commence à trouver mes receveurs et je ne prends plus de mauvaises décisions, je vais me débarrasser du ballon ou courir.»

Une blessure à Sébastien Béland en tout début de match a fait en sorte que le porteur Bruno Sénéchal s’est retrouvé sous les projecteurs. Il a connu un fort match dans les circonstances avec 13 courses pour 59 verges de gain.

« C’est sûr que ce ne sont pas les conditions que l’on préfère, mais quand tu as une opportunité tu dois la prendre, souligne-t-il après la rencontre. C’est plate pour Seb, mais il fallait voir le prochain jeu. On s’est fait dire toute la semaine qu’ils avaient une bonne défense, mais ils sont battables et on l’a montré.»

Morand quitte le match

La défensive de Sherbrooke a été dominante. Dimitri Morand, le quart partant des Montréalais, a complété 14 de ses 23 passes pour 121 verges, mais il a été intercepté à deux reprises. Frédéric Paquette-Perrault l’a remplacé à partir du 3e quart.

Samuel Polan s’est démarqué avec cinq plaqués et surtout 85 verges de retour sur les bottés de dégagement.

« Mon objectif c’est d’être vertical, mon coach me met vraiment ça dans la tête, indique Polan. Je ne me suis pas posé de questions, je suis allé vertical et j’ai protégé mon ballon.»

La seule réelle menace des Bleus est venue du receveur format géant Kevin Kaya qui a capté 10 ballons pour 121 verges de gain. On l’a toutefois beaucoup moins vu lors des deux derniers quarts. Le porteur Ryth-Jean Giraud a aussi connu un fort match avec 91 verges de gain et un touché.

Commencer en force

Les Sherbrookois sont sortis des blocs en force. Le quart-arrière Anthony Robichaud a rejoint Yanni Khennache sur six verges pour inscrire le majeur sur le tout dernier jeu du premier quart. Louis Tardif a réussi un placement de 24 verges un peu plus tard pour porter l’avance des Sherbrookois à 10 points.

Les Carabins ont ajouté deux points à l’aide d’un touché de sûreté, mais Anthony Robichaud a lancé sa deuxième passe de touché du match, cette fois à Louis-Charles Moisan, qui a couru sur 21 verges pour porter le pointage à 17-2 pour Sherbrooke à la mi-temps.

Les Sherbrookois n’ont rien donné à la troupe de Danny Maciocia au troisième quart, mais ont connu quelques difficultés dans le dernier 15 minutes. Le porteur des Bleus Ryth-Jean Giraud a échappé à la défensive sur un 3e essai et deux verges à franchir à la mi-terrain pour inscrire six points et redonner espoir aux visiteurs de compléter la remontée avec un peu plus de sept minutes à jouer. Une course de 51 verges de William Flamand et une première réception de Thomas Sasseville ont toutefois permis à Louis Tardif d’inscrire trois points supplémentaires pour Sherbrooke, mettant ainsi le match virtuellement hors de portée pour les Carabins. Le dernier placement des Carabins a été réalisé avec 27 secondes à faire.

Le Vert & Or a donc un rendez-vous fort important pour la course aux séries samedi face aux Stingers de Concordia. Le match commence dès 16h à Sherbrooke.

« Le moral est au top, confirme Anthony Robichaud. On va pratiquer comme des sans-desseins et des enragés et on va tout faire pour gagner samedi prochain.»

Football

Le Vert & Or démarre en force, mais s’incline 41-10 à Québec

Le Vert & Or a disputé sa meilleure première demie de football à Québec, de mémoire récente. Mais ce ne fut pas suffisant face aux champions en titre de la coupe Vanier, qui ont renversé la vapeur en route vers un gain de 41-10.

L’attaque du Vert & Or a surpris tout le monde, le Rouge et Or y compris, dès sa première séquence.

Le quart-arrière de première année Anthony Robichaud a donné le ton, en complétant ses huit premières passes et il a conduit le Vert & Or vers la zone des buts et un premier touché, lorsque Sébastien Béland a inscrit le majeur, sur une course de huit verges.

Sherbrooke a ainsi franchi 103 verges en un peu plus de sept minutes pour prendre les devants.

C’était la première fois, de mémoire encore, que Sherbrooke prenait les devants 7-0 face au Rouge et Or, à Québec, de surcroît.

Le Vert & Or a dominé outrageusement le premier quart, notamment grâce à de longues séquences offensives; après 15 minutes, Sherbrooke dominait le temps de possession avec 13:34 contre seulement 1:26 pour Québec.

La pression qu’avait Robichaud sur les épaules s’est soudainement transportée sur celle du vétéran de cinquième année Samuel Chénard, qui amorçait un premier match en carrière avec le Rouge et Or.

Le monde à l’envers.

Sherbrooke a continué à présenter un jeu inspiré et créatif à l’attaque; à la demie, le Vert & Or est retraité au vestiaire en retard par 14-9, certes, mais avec un enthousiasme certain.

Placement ratés

Seul bémol de cette première demie, les deux placements ratés par Pierre-Antoine D’Astous, sur 32 et 39 verges, qui ont coûté de précieux points 

Mais, comme c’est souvent le cas lors des affrontements entre Sherbrooke et Québec, le Rouge et Or a imposé son jeu au sol et il a accentué sa domination des fronts, fatiguant progressivement l’unité défensive sherbrookoise.

Résultat, Québec a inscrit 27 points presque sans riposte, outre le simple inscrit par le Vert & Or.

Pour vous donner une idée du revirement de situation, le Vert & Or n’a gagné que 17 verges au troisième quart.

En fait, le match a semblé basculer pour de bon lorsque le secondeur Raphaël Dionne a demandé de l’aide, sur le terrain, à la conclusion d’un jeu, au troisième quart.

Dionne, incapable de bouger un bras, a été immobilisé par le personnel médical et il a été escorté hors du terrain sur une civière. Il a été transporté à l’hôpital pour d’autres tests.

Le Vert & Or devra rapidement trouver une solution à l’indiscipline qui l’a grandement ralenti en deuxième demie; au total, Sherbrooke a écopé de 19 punitions pour 155 verges de perte.

Anthony Robichaud complète son premier match au niveau universitaire avec 17 passes complétées en 31, 222 verges de gain et deux interceptions.

Le porteur de ballon Sébastien Béland a été solide avec 62 verges au sol, et 36 verges par la voie des airs.

296 verges de gain

Au cumulatif, l’attaque du Vert & Or a généré 296 verges de gain, contre 367 pour Québec.

« On est content de voir le talent du groupe, oui, mais maintenant il faut jouer à noter hauteur, et être discipliné. Il faut se regarder dans le miroir et faire les ajustements requis. Notre plus gros ennemi aujourd’hui, ce fut nous-même. On a été dans le match, on avait l’avantage sur les verges gagnées et les premiers essais en première demie, mais l’indiscipline nous a coûté cher par la suite. On doit régler ça », a dit l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

Ce dernier a confirmé que la blessure à Dionne a été un choc pour sa jeune équipe.

« Quand tu vois un de tes leaders sortir sur une civière, ça donne une douche froide. On a eu de la misère à se relever de cet incident-là. »

« On est content du premier quart, mais on peut toujours faire mieux. On a laissé des points sur le terrain. Il y a plein de choses qu’on doit améliorer. »

« Anthony a fait un travail incroyable; mettez-vous à sa place. Une recrue qui débarque à Québec pour son premier match, avec une équipe sur les épaules, c’est tout un travail qu’il a accompli. C’est un beau baptême pour lui, et il va en grandir. Tout le monde a vu qu’il a ce qu’il faut pour nous amener loin », a poursuivi Lecompte.

Anthony Robichaud, lui, était satisfait de la tenue de l’attaque en première demie, mais il précise qu’il y a plusieurs choses à corriger.

« On a commencé à se tirer dans le pied, à cause des punitions, on amorçait nos séquences à l’attaque très profonde dans notre territoire et c’est ce qui nous a tués en fin de compte. C’est encourageant, l’attaque a commencé à retrouver les airs qu’elle avait à l’époque de Jérémi Roch; c’est bien, oui, mais on doit continuer. »

« Pour le premier quart, on ne pouvait demander mieux. Tout a bien été. L’appel des jeux était là, on a fait les jeux, ça roulait. Mais on a commencé à prendre des punitions inutiles. Ça aurait pu être mieux, mon jeu. On ne peut pas être content à la suite d’une défaite. Il y a des choses encourageantes. »

Huit passes consécutives

Démarrer une carrière universitaire en complétant huit passes consécutives n’était pas le plan, dit Robichaud avec le sourire.

« Non, je ne m’attendais pas à ça. Je suis un gars vraiment relax, mais je ne me suis pas fait d’idée avant le match. J’y suis allé jeu par jeu. En deuxième demie, ils (Rouge et Or) ont commencé à jouer homme à homme, ils ont mis plus de pression et on a fait beaucoup d’erreurs en assignation de protection. Ça m’a rentré un peu en tête. J’ai pu éviter la pression à quelques reprises, et transformer ça en gain important, c’est ce que je fais de mieux. »

L’unité défensive du Vert & Or a bien fait, mais elle a été surtaxée, une fois de plus, en deuxième demie.

« On a commencé fort, et ils se sont ajustés. On a une équipe vraiment jeune, mais de faire ça ici, contre le Rouge et Or, ça démontre le caractère de l’équipe. On n’a pas été impressionné. Il faut terminer, faire attention aux détails et éviter les punitions », a dit le joueur de ligne défensive Samuel Piché-Luneau.

« C’est la meilleure première demie qu’on a disputée ici depuis que je joue à Sherbrooke. J’ai joué avec Roch, et même là, on n’est jamais sortir fort comme ça. C’est l’fun quand le PEPS est silencieux, on capotait! Mais, on savait que le Rouge et Or allait revenir. Là, on met ça derrière nous, et on se prépare contre Montréal. »

« On était un peu nerveux, on s’est replacé. On a vécu de l’adversité. On est jeune sur la ligne défensive, on a un nouveau quart-arrière, il y a plusieurs choses à modifier. On s’est fait tester en partant, mais on s’est ressaisi. Notre jeu truqué au troisième quart nous a donné des ailes et ça leur a fait mal, je crois. Robichaud s’est bien comporté, il avait un bon plan de match, avec des passes courtes au départ. Nos couvertures étaient un peu lâches au début. C’est rare qu’on rate des assignations, d’habitude on est bons. Il a une bonne exécution », a dit l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin.

Sports

LHJMQ: «On devient quasiment une ligue bouche-trou» [VIDÉO]

Québec — Avec neuf des 21 meilleurs espoirs qui entretiennent le mystère sur leur avenir, il fut évidemment question de cette épine dans le pied de la LHJMQ lors du point de presse annuel de Gilles Courteau.

Beaucoup d’équipes ont fait savoir leur mécontentement au cours des derniers jours. Devant les médias, comme derrières les portes closes. Même les Remparts et l’Océanic, qui ont tiré profit dans le passé de ce genre de manœuvres, se rangent maintenant dans le camp des insatisfaits. Une lettre d’intention a été soulevée et à nouveau, cette solution n’a pas été retenue. Par contre, une proposition de laisser de côté ceux qui auraient pris des engagements aux États-Unis fait actuellement son chemin… «Un comité va étudier la question et pourra ensuite nous soumettre une recommandation», a reconnu Courteau.

Sports

Vert & Or : Polan connaît sa meilleure saison en carrière

SHERBROOKE — Gabriel Polan a été dominant, vendredi dernier face aux Redmen de McGill. Sa meilleure performance en carrière avec le Vert & Or a d’ailleurs permis à Sherbrooke d’engranger une première victoire en 2018, et lui a procuré le titre de joueur offensif de la semaine RSEQ.

Le porteur de ballon format géant a été un véritable bulldozer pour le Vert & Or ; il a accumulé 136 verges de gain en 23 courses et il a inscrit le seul majeur de son équipe.

Avec cette première victoire, Sherbrooke garde encore espoir de participer aux éliminatoires.

L’équipe de l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte a encore deux matchs à disputer avant la fin du calendrier régulier ; dans deux semaines à Québec, contre le Rouge et Or, et en accueillant les Stingers de Concordia, le 27 octobre prochain.

Avec une fiche de 1-5, Sherbrooke est à égalité avec McGill (1-4) et seulement un match derrière Concordia (2-4).

Vendredi dernier, le Vert & Or devait absolument l’emporter contre les Redmen et c’est ce qu’il a réussi à faire.

Quant à Polan, il est, mine de rien, deuxième au chapitre des gains au sol au Québec derrière Asnnel Robo, des Carabins de l’Université de Montréal (484 verges contre 404 verges).

Il connaît d’ailleurs sa meilleure saison en carrière, lui qui a participé au Défi Est-Ouest, en mai dernier à Québec.

« C’est la première fois que je suis récompensé de la sorte et c’est un très bel honneur. C’est une motivation qui justifie les efforts, mais par-dessus tout, c’est encore mieux avec une victoire », a dit l’ancien de Géants de Saint-Jean.

« C’est plaisant de voir que je suis deuxième au Québec. Mon objectif est d’être le numéro un au Québec, mais je ne me concentre pas uniquement là-dessus. On veut gagner des matchs. »

« Personnellement, ça va bien. Je suis en santé, je prends soin de mon corps. J’ai perdu du poids l’hiver dernier, de la graisse que j’ai transformée en muscle, et ça paraît sur le terrain. »

Et une performance qui arrive à point pour le Vert & Or, qui n’a que deux matchs pour se classer en éliminatoires.

« Notre plan de match était de courir, et de courir beaucoup contre McGill, c’est ce qu’on a fait. On voulait s’imposer au sol et c’est ce qu’on a fait. Avec mon style de portée en puissance, je me sens plus à l’aise lorsque j’ai le ballon plus souvent. Les gars du front offensif ont fait un super travail pour ouvrir les brèches. »

« On n’avait pas d’autres options que la victoire. On veut gagner chaque match. Vendredi, on a eu du fun à jouer, on était content d’être là, il y a eu comme un déclic pour tout le monde. On s’est rappelé pourquoi on joue au foot », a dit Gabriel Polan.

Ce dernier a accumulé 291 verges et un touché en 2017, en six matchs. En 2016, il avait disputé toute la saison, mais n’avait amassé que 261 verges et un touché.

Mathieu Betts (Québec, joueur défensif) et Louis-Philippe Simoneau (Montréal, joueur sur les unités spéciales) ont aussi été honorés.

Sports

Des luttes à finir au football universitaire

Selon toute vraisemblance, la saison 2018 du football universitaire québécois, qui s’amorce vendredi soir avec l’affrontement entre Québec et Sherbrooke, ressemblera en plusieurs points à la saison 2017. Les programmes de Montréal et de Québec devraient se colletailler pour le premier rang de la conférence Québec alors que Sherbrooke, Concordia et McGill se disputeront les deux places restantes pour accéder aux éliminatoires.

Je sais, c’est redondant, comme scénario. Mais c’est comme ça.

Montréal et Québec ont ramassé leur lot de bons jeunes joueurs. À Montréal l’ère du quart-arrière Dimitri Morand s’amorce. Le jeune homme aura certes un tout nouveau coordonnateur offensif à ses côtés en Gabriel Cousineau (l’ancien quart-arrière de l’équipe), mais il aura sous la main le meilleur groupe de receveurs au Québec, et probablement au Canada. Ça aide.

À Québec, le Rouge et Or est à maturité. Avec un quart-arrière finissant, une ligne offensive en bon état, le porteur de ballon Christopher Amoah de cinquième année et le super joueur de ligne défensive Mathieu Betts, l’équipe de Glen Constantin fait peur, encore une fois.

Ensuite, ce sera serré.

Enthousiasme prudent à Sherbrooke

À Sherbrooke, d’abord, le Vert & Or disputera une deuxième saison sous les ordres de Mathieu Lecompte. Le fougueux entraîneur-chef en a fait sourciller plusieurs, à son premier camp d’entraînement, en affirmant que son équipe avait probablement la meilleure défensive au Canada.

Pas de déclaration-choc, cette année. Mais toute la saga entourant le départ du coordonnateur offensif Jason Hogan vers les Carabins de l’Université de Montréal, à la fin du mois de juillet, fut une distraction évitable.

Heureusement pour le programme, on a remis le ballon à l’entraîneur de la ligne offensive Rémi Giguère afin d’éviter d’en perdre la possession.

Même s’il en est qu’à sa deuxième année comme entraîneur, sa réputation d’enseignant, de recruteur et d’entraîneur structuré ne cesse de croître. Giguère est, et sera, un atout majeur pour le programme sherbrookois, qui est en reconstruction.

Malgré tout, les points d’interrogation, et les points d’enthousiasme sont nombreux, à Sherbrooke.

Xavier Owens est l’homme de confiance ; il a un bras canon, de belles qualités athlétiques, mais peu d’expérience comme partant.

Par contre, quand vous avez un quart-arrière qui possède un bras aussi puissant que le sien, vous avez un athlète qui peut changer un match avec un seul lancer dans les zones profondes.

En contrepartie, la brigade des receveurs de passes est à construire ; les projets Uunda Obo’o et Nori Volni, des transferts de Concordia, de même que le vétéran Christian Sénéchal, se sont démarqués au camp. Le nouvel entraîneur des receveurs de passes, Billy Jean, fonde beaucoup d’espoirs sur Philippe Blackburn, un receveur de quatrième année.

Plus inquiétant encore, il n’y a pas, ou presque, de profondeur à la position de pivot. Le Vert & Or devra à tout prix protéger Owens s’il veut rester dans la course pour les éliminatoires. La recrue Joé Hudon et le joueur de deuxième année Connor Sinclair sont derrière Owens. C’est mince.

À ce titre, la reconstruction de la ligne offensive représente également une donnée sensible. Autant en protection que pour le jeu au sol, le jeu du front offensif sera crucial. Les jeunes devront apprendre à la vitesse « Grand V » et, si on se fie à la progression d’Anthony Vandal et de Jonathan Doyon, c’est bien parti.

Pier-Olivier Grad, un joueur de cinquième année, sera épaulé par Vincent Roy, un transfert de la ligne défensive, et par Guillaume Pelletier et Dominic Frappier. Le Vert & Or n’est donc pas si mal pris.

On ne se fera pas de cachette ; l’attaque 2018 du Vert & Or sera centrée sur l’imposant porteur de ballon Gabriel Polan et sur son rapide comparse William Tremblay-Harnois.

En défensive, ça devrait tenir le coup avec les demis défensifs Justin Roy, Samuel Polan et Béchir Vilsaint, le Vert & Or a des joueurs capables de faire les gros jeux. Le front défensif, avec Samuel Piché-Luneau, Mickael Badra et Rémy Deschamps, est aussi intéressant.

Olivier Dionne et Charles Brousseau seront les piliers chez les secondeurs.

Mathieu Lecompte n’a pas fixé d’objectifs précis pour sa troupe, en 2018. Malgré une équipe en transition, Sherbrooke bataillera ferme et pourrait surprendre.

Les programmes anglophones

Les Redmen de McGill, qui avaient sous la main deux quarts-arrière très prometteurs en Félix Paquette-Perreault et Dimitri Sinodinos, se retrouvent un peu dans le pétrin depuis que le premier est à l’écart du jeu pour un problème de santé.

Certes, les Rouges ne se retrouvent pas à court avec le polyvalent Sinodinos. Le jeune homme a montré de belles choses l’an passé à sa première saison. Très mobile, il peut connaître du succès tant avec son bras qu’avec ses jambes.

Un retour en santé du receveur français Rémi Bertellin, et un corps de receveurs plus fiable augmenteraient les chances de McGill de se classer en séries.

L’attaque des Rouges, précisons-le, est désormais sous la gouverne de l’ancien entraîneur-chef du Vert & Or, David Lessard.

Les blessures ont joué un mauvais tour aux Redmen, l’an dernier, en décimant notamment leur front offensif, ce qui a mis leur profondeur à rude épreuve. Pour ce programme, la santé sera la clé, encore une fois.

À Concordia, l’arrivée de Brad Collinson injectera, on l’espère, une bonne dose de stabilité à un programme qui en a bien besoin après les départs successifs des frères Donovan vers les professionnels.

Au moins, Collinson aura sous la main un très bon front offensif, mené par l’immense Maurice Simba, et un quart-arrière intéressant, en Adam Vance. L’Américain a démontré de belles choses, l’an dernier, lors de la blessure à Trent Miller. Et son groupe de receveurs est intéressant, avec l’ancien cougar Yanic Lessard en tête de lice.

Dommage, le porteur Jean-Guy Rimpel n’y sera pas.

Sports

Vétérans, capitaines... et papas

Jérémie Billal-Lardi et Samuel Piché-Luneau auront deux partisanes de plus qui vont les encourager en cette saison 2018 du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. Ces deux capitaines de l’équipe de football sherbrookoise sont en effet devenus papas au cours des derniers mois.

« Léonie est née à l’automne 2017, lors de notre semaine de congé au football, le lundi plus précisément, alors qu’on n’a pas d’entraînement d’équipe. Elle s’est arrangée pour ne rien bousculer dans notre routine ! Le lendemain, on est sortis de l’hôpital, tout le monde allait bien, et j’ai décidé d’aller quand même à une activité d’équipe, au bowling. Les gars m’attendaient avec un casque de football rose ! »

Léonie et sa maman Claudia seront des spectatrices attentives, dès vendredi soir, pour la dernière saison de football universitaire de papa Jérémie. En fait, elles le sont toujours, même aux entraînements.

Le jeune couple, qui a uni sa destinée il y a deux semaines, vit une vie bien remplie avec l’arrivée de Léonie. Jérémie est présentement en stage à l’école Champlain, lui qui étudie en BEPP (Baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire). Maman travaille aussi dans l’enseignement à temps plein, et complète une maîtrise en enseignement primaire et préscolaire.

« On s’entend que ma vie n’est pas la même que lors de ma première année universitaire ! Je suis devenu un adulte. Jumeler les études, la vie de famille et le football, je ne dirais pas que c’est facile. Ça te force à revoir tes priorités et à maximiser les 24 heures d’une journée », a dit le centre arrière et ailier rapproché.

« Ça prend une équipe solide à la maison. Claudia est très présente, et je donne le plus que je peux. J’ai été très présent pendant la grossesse, et je le suis tout autant depuis l’accouchement. Je veux être un exemple pour mes coéquipiers ; s’il y en a un qui me dit qu’il manque de temps pour tout faire, j’ai quelques arguments à lui proposer ! »

Lorsqu’elle a rencontré son amoureux, Claudia savait que le foot occupait une grande place dans sa vie.

« Oui, j’en ai fait un peu plus pendant mon congé de maternité. C’est dans la vie de Jérémie depuis si longtemps, le football. J’ai appris à aimer le sport, à le découvrir. C’est son rêve, jouer au foot, et on ne sait pas quand ça peut se terminer. Léonie nous accompagne, on le fait avec elle, pour elle. On lui bâtit des souvenirs. C’est un travail d’équipe. »

« C’est cliché, mais c’est Léonie qui me propulse, ça me permet d’être concentré et de donner le meilleur de moi-même. Elle n’aura peut-être pas de souvenirs de cette dernière saison de foot, mais moi oui », a confirmé Papa Jérémie.

De Québec à Sherbrooke

Laurie est déménagée de Québec à Sherbrooke pour son amoureux. Encore là, depuis que bébé Louane est arrivée, le travail d’équipe prime.

Celle qui étudie en gestion du commerce au cégep épaule son amoureux, qui étudie en biochimie santé.

« On savait dans quoi on s’embarquait, dès le départ. Mon père et mon frère ont joué au football, alors je connais. C’est beaucoup de sacrifices, mais j’aime ça ! Notre motivation, ce sont les matchs, la fin de semaine. C’est notre récompense. Le soutien que nos familles respectives nous apportent est immense. »

« Ça demande beaucoup d’organisation, mais on est habitués à avoir une vie chargée. Pendant que les autres gars de l’équipe profitent d’un repos, nous on fait nos tâches à la maison pour le bébé. Ma femme connaît le football et sa réalité, elle a été élevée là-dedans. Une chance qu’elle est là », a dit Piché-Luneau.

« J’ai toujours été un gars travaillant, et organisé ; au cégep, j’avais un entraîneur privé, j’étais sérieux dans mon approche. J’ai gardé cette discipline, ça me sert. C’est mon année d’admissibilité au repêchage de la LCF et c’est mon rêve de poursuivre mon parcours. C’est une grosse année pour notre petite famille. »

« Le mot sacrifice peut avoir une connotation négative, parfois, mais pas pour nous. On travaille ensemble. On est la première ligne, au front, avec les gars », poursuit Claudia.

Célébrés par Mathieu Lecompte

Il est plutôt rare de voir des joueurs de football universitaire devenir papas pendant leurs études. Alors, en avoir deux dans la même formation, c’est tout à fait exceptionnel.

« Tu ne sais pas trop comment ça va être reçu, par les gars, cette nouvelle. Tu as peur qu’ils questionnent ton engagement auprès de l’équipe, car tu auras moins de temps. Mais tout de suite, j’ai eu l’appui de mes coéquipiers. Il y en a plusieurs qui nous proposent de garder la petite, quand on manque de temps. Des fois, j’agace ma blonde en lui disant que mes boys de l’équipe s’occupent davantage de Léonie que ses amies de fille ! »

Originaire de Baie-Comeau (Haute-Rive), d’un père d’origine marocaine qui vit maintenant en Espagne, Jérémie a joué son football collégial à Chicoutimi.

« Ma mère vit toujours à Baie-Comeau, mais elle a pris un congé à son travail et s’est loué un appartement à Sherbrooke pour trois mois afin de nous épauler et remplir le frigo. Elle adore sa petite fille. Mon père aussi appelle très souvent, des fois trop ! », rigole-t-il.

Billal-Lardi a donc tissé une amitié plus étroite avec Samuel Piché-Luneau, mais aussi avec l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, grâce à cette réalité bien spéciale.

« Coach Lecompte est le dernier joueur du Vert & Or à avoir joué alors qu’il avait un bébé. Dans tout le processus, il m’a rassuré, m’a donné confiance. Quand tu sais que ton entraîneur-chef est passé par là, et que tout s’est bien passé, ça m’a apporté calme et motivation. Voilà pourquoi il a été le célébrant à notre mariage, il y a deux semaines. »

« Les gars nous agacent, Piché-Luneau et moi, quand ils précisent qu’on a pris l’affirmation de coach Lecompte, qui veut faire du Vert & Or la plus grande famille sportive au Canada, trop au sérieux ! Mais pour vrai, c’est ce qu’on veut faire. Je veux aider les gars, développer l’esprit d’entraide. Claudia, Léonie et moi, on sait plus que n’importe qui à quel point c’est important. »

Sports universitaires

Le Vert & Or félicite ses joueurs

Le Vert & Or a tenu, vendredi soir, son banquet annuel lors duquel neuf joueurs ont reçu un prix pour leurs performances lors de la saison 2017. Durant la soirée, où l’émotion était au rendez-vous, plusieurs joueurs ont mis un terme à leur carrière universitaire.

C’est le cas d’Alexandre Chevrier, un joueur de ligne défensive, qui quitte Sherbrooke pour la Saskatchewan, où il a été repêché par les Roughriders. « C’est le dernier moment que j’ai en tant que Vert & Or. Je vous regardais tantôt, et je ne pourrai plus me battre à vos côtés. On n’a peut-être pas atteint nos objectifs, mais je suis fier de m’être battu à vos côtés », a-t-il mentionné à ses coéquipiers, la voix nouée par l’émotion.

Celui qui tentera de se tailler un poste dans la Ligue canadienne de football l’an prochain a remporté le prix du joueur défensif de l’année, ce qui l’a visiblement rendu fier. « C’est un bel accomplissement. Un trophée comme ça, ça se gagne en équipe », a affirmé Chevrier.

Un autre finissant, Francis Lapointe, a été sélectionné comme étant le joueur offensif de l’année. Quoiqu’il est honoré de remporter un trophée qui est habituellement destiné aux receveurs ou aux quarts-arrières, celui qui joue sur la ligne offensive a tenu à remettre son prix à ses coéquipiers. « J’ai demandé à ce que ce ne soit pas mon visage sur la plaque, mais le visage des gars avec qui j’ai joué. La position de ligne à l’attaque, ça ne se fait pas tout seul. Si j’avais été seul avec des joueurs qui ne sont pas de calibre à mes côtés, je n’aurais pas pu être nommé sur l’équipe du All-Conference au Québec et sur l’équipe All-Canadian au national », affirme celui qui étudie actuellement en enseignement.

Du bon football à prévoir

L’avenir s’annonce beau pour le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. Les joueurs en place semblent avoir un bel esprit d’équipe et les recrues devraient offrir du football de qualité aux Sherbrookois, selon l’entraîneur-chef de l’équipe, Mathieu Lecompte.

« On a réussi à attirer l’élite de la ligne à l’attaque, se réjouit Lecompte. L’an prochain, l’amateur de football va venir voir le futur du Vert & Or en action. Ils vont voir de jeunes joueurs avec des gabarits imposants. Ils ne seront peut-être pas matures physiquement, mais je pense que ça va être de bon augure. Ce sera prometteur. »

De son côté, le receveur William Robitaille s’attend à de belles surprises. « Nous sommes partis dans la bonne voie. On n’a pas atteint nos objectifs l’an dernier, mais on travaille fort. On a un groupe uni. Le recrutement est le nerf de la guerre. Je pense qu’on va avoir une bonne productivité sur de longues années », analyse-t-il.

FOOTBALL

Vert & Or : un troisième coordonnateur offensif en trois ans

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke aura un troisième coordonnateur offensif en trois ans en 2018. Jason Hogan, qui était jusqu’à tout récemment avec les Alouettes de Montréal (LCF) remplacera Brent Bailey, qui a remis sa démission il y a quelques jours après seulement une année passée à diriger l’attaque du Vert & Or.

Hogan débarque à Sherbrooke avec un curriculum vitae bien garni d’expérience à plusieurs niveaux de football.

Âgé de 31 ans, Hogan a passé les deux dernières années avec les Alouettes de Montréal, occupant les postes d’entraîneur du contrôle de la qualité à l’attaque et entraîneur des receveurs de passes.

Ancien joueur du Rouge et Or de l’Université Laval, il a passé six ans au sein du programme collégial des Phénix d’André-Grasset en tant que coordonnateur offensif et entraîneur des quart-arrières, où il a remporté trois Bols d’Or.

Brent Bailey n’aura finalement dirigé l’attaque des Verts que pendant une seule saison, lui qui avait un contrat de deux ans en poche.

Sous sa férule, l’offensive du Vert & Or fut la deuxième moins productive de la conférence Québec, avec seulement 139 points marqués en huit matchs.

L’équipe a utilisé trois pivots différents et a été blanchie 45-0 en demi-finale face au Rouge et Or de l’Université Laval.

Maintenant à la barre d’un programme de hockey universitaire à Bishop’s depuis quelques semaines, Bailey a exprimé le désir d’y consacrer plus de temps.

Il s’était joint au Vert & Or après un passage de quatre ans à Bishop’s.

Jason Hogan succède à Bailey et à Mathieu Pronovost.

Football

Swennen veut mêler les cartes

La compétition risque d’être intéressante à suivre au cours des prochains mois à la position de quart-arrière chez le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

L’équipe a annoncé avoir recruté le quart arrière gaucher format géant (6’04 et 210 livres) Jesse Swennen, des Géants de Saint-Jean.

Ce dernier rejoindra Alex Jacob-Michaud, Xavier Owens et Conor Sinclair, qui ont tous vu du terrain en 2017.

« J’hésitais entre le Vert & Or et Bishop’s. Ce sont seulement ces deux programmes qui m’ont contacté pour être quart-arrière. Carleton, en Ontario, était aussi dans le portrait, mais ils me voyaient davantage comme un ailier rapproché. Ça ne m’intéressait pas. Aussi, comme je vais étudier en finances, le programme coopératif était très intéressant pour moi », a dit le grand quart-arrière.

« Sherbrooke est une ville intéressante ; j’adore la région. J’ai visité Sherbrooke et Bishop’s, et j’ai su dès la première visite que Sherbrooke serait ma destination. Certains membres de ma famille sont des « alumnis » à Bishop’s, alors ça m’a fait réfléchir. Mais en fin de compte, le volet académique à Sherbrooke, avec les stages, c’était très intéressant. »

Ce dernier a fait parler son bras et ses jambes, en 2017, avec les Géants. Une mince consolation pour l’équipe, qui a connu une difficile saison de 1-8 cette année.

Swennen a récolté 1684 verges de gain (4e rang), et il a réussi huit passes de touché, contre neuf interceptions. Au sol, il a récolté l’impressionnant total de 589 verges, avec quatre touchés.

« J’offre un style de jeu que l’on pourrait qualifier de « dual threat ». Je suis parfois imprécis avec mes passes. Cette saison, c’était ma première comme partant en division 1, à Saint-Jean. J’ai lancé plusieurs interceptions dans les premiers matchs, mais ça s’est amélioré de beaucoup par la suite. Ma prise de décision aussi. Je m’en vais dans la bonne direction », a dit le jeune homme.

« J’ai eu de très bonnes discussions avec Brent (Bailey, le coordonnateur à l’attaque du Vert & Or) et son système ressemble avec celui qu’on a roulé à Saint-Jean. »

« Dès mon arrivée avec l’équipe, j’ai l’intention de tout mettre en œuvre pour devenir partant. Je vais travailler pour ça. »

Football

Le Vert & Or fait une percée chez les Cougars

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke poursuit son magasinage des Fêtes. Jeudi, il a confirmé la venue de trois joueurs de la dernière édition des Cougars du Collège Champlain, qui a gagné le Bol d’Or il y a deux semaines.

Le demi défensif Félix Antoine Dallaire, le secondeur Jean-Rémi Champoux et le receveur de passes Antoine Poiré ont tous confirmé leur venue à Sherbrooke.<

Il en va de même avec le quart-arrière des Géants de Saint-Jean Jesse Swennen.

Lors de la conquête du Bol d’Or par les Cougars face aux Cheetahs de Vanier, Champoux a réalisé deux sacs.

Le jeune Sherbrookois qui a joué avec les Rebels de LeBer, l’avoue; il a éclot un peu sur le tard.

« La position de secondeur, c’était l’une de nos forces chez les Cougars. J’ai réussi à me faire une place sur le tard, au milieu de ma troisième année », a-t-il avoué.

« Sherbrooke, c’est ma ville, j’ai toujours suivi le Vert & Or. J’allais à leurs matchs, quand j’étais jeune. Je crois que l’avenir est bon. Je sais qu’ici, je peux faire une différence. J’aime la communauté, les joueurs, l’esprit d’équipe et j’ai envie de jouer pour les coachs », a dit celui qui veut étudier en médecine ou en bio-mécanique.

« J’ai eu plusieurs offres provenant de l’Ontario, mais Sherbrooke était mon premier choix. »

« Je crois en ce programme, je crois au personnel d’entraîneurs en place. Je crois que le programme va dans la bonne direction, vers la victoire. L’Université de Sherbrooke est aussi une excellente option pour mes études, moi qui veux étudier en finance. Nous les Cougars, on est des gagnants et on veut gagner », a dit le receveur Poiré (18 attrapés pour 170 verges), qui a également considéré l’Université McGill.

Quant à Dallaire, qui est présentement en rémission après une deuxième blessure au ligament du croisé antérieur, il a choisi de rester à Sherbrooke notamment pour le programme coop en ingénierie.

« Je suis originaire de Québec et j’ai bâti quelque chose ici. J’aime l’enthousiasme des entraîneurs. »

L’entraîneur-chef Mathieu Lecompte était satisfait de cette percée chez les Cougars.

« On continue le travail. C’est un bon départ, mais ce n’est pas terminé encore. On peut espérer attirer les meilleurs joueurs chez nous. Les Cougars ont une tradition d’excellence, et la compétition est forte pour mettre le grappin sur ses joueurs. Tout le monde veut piger dans la manne, et avec raison. On a beaucoup de choses à offrir. Les choses vont bien pour le recrutement, et cette percée chez les Cougars, on veut que ce soit le début d’une tradition. »

Football

Francis Lapointe nommé sur la 2e équipe d’étoiles au Canada

Depuis qu’il a commencé à jouer au football, Francis Lapointe a toujours eu à confondre les sceptiques. Jeudi soir lors du banquet de fin de saison de Usports, qui se déroulait au Convention Center de Hamilton en marge de la présentation de la coupe Vanier, le joueur de centre de la ligne offensive du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles au Canada.

« Je suis vraiment content. C’est un bel accomplissement pour moi. Surtout, c’est une belle marque de respect pour mon travail et mes efforts lors de ces cinq années à Sherbrooke. J’avais été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ à ma troisième année, mais c’est la première fois que je me taille une place au niveau canadien. Ça termine bien un parcours universitaire », a dit Lapointe lorsque joint par La Tribune.

« Ce que j’apprécie le plus, c’est que cette sélection est le résultat du vote des entraîneurs. C’est encore plus valorisant de voir que les adversaires reconnaissent mon jeu. »

Lapointe a évolué deux ans avec les Spartiates du Vieux-Montréal avant d’entreprendre son parcours universitaire de cinq ans avec le Vert & Or.

Depuis toujours, sa taille l’a confronté à bien des moqueries, dans le petit monde du football. À 6 pieds et 285 livres, il n’a jamais été le plus gros joueur de ligne offensive.

« J’ai participé à un camp des Spartiates. Mais j’ai lâché. Ce sont des amis qui m’ont convaincu de disputer une dernière saison de football civil avec eux en catégorie midget. J’ai dit oui et j’ai connu une très bonne saison. Je me suis embarqué avec les Spartiates l’année suivante », s’est-il souvenu.

« Quand j’ai amorcé ma carrière collégiale, on m’a répété plusieurs fois que je n’étais pas assez gros, que je ne ferais pas long feu. On m’a répété la même chose quand j’ai commencé avec le Vert & Or. Là, je suis nommé deuxième meilleur joueur de centre au pays. J’ai toujours travaillé très fort, et avec passion. »

Francis Lapointe a été l’un des capitaines du Vert & Or à ses trois dernières années avec l’équipe.

L’an dernier, Le Vert & Or a placé deux joueurs sur les équipes d’étoiles canadiennes Usports; Samuel Polan sur la première équipe en défensive, et le secondeur Alex Gagné sur la deuxième équipe d’étoiles, en défensive également.

Le receveur de passes Sébastien Blanchard fut le dernier joueur du Vert & Or nommé sur une équipe d’étoiles à l’attaque pour le Vert & Or. C’était en 2014.

Les entraîneurs Mathieu Lecompte et Yan Genest ont accompagné Francis Lapointe à Hamilton.

Football

Grandeurs, misères et espoirs

CHRONIQUE / Déjà, une autre saison universitaire de football québécois qui en arrive à sa conclusion, avec la victoire du Rouge et Or de l’Université Laval samedi dernier face aux Carabins de l’Université de Montréal à la Coupe Dunsmore.

Une saison qui fut, en plusieurs points, semblables aux autres.

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a assuré sa présence en éliminatoires à son dernier match de la saison régulière, avant de s’incliner face à Québec en demi-finale québécoise.

Les Gaiters de l’Université Bishop’s ont éprouvé des difficultés à leur première saison dans la conférence des Maritimes en ne remportant qu’un seul match.

Le Rouge et Or de l’Université Laval a une fois plus été dominant en 2017 et tout indique qu’il se dirige vers une autre conquête de la Coupe Vanier. En tout cas, ils seront largement favoris.

Une saison prévisible sur le synthétique, donc.

Mais pas dans les bureaux.

Le RSEQ s’est retrouvé sur le grill très — trop — souvent cette saison. D’abord pour le dossier du match annulé entre les Stingers de Concordia et les Carabins de l’Université de Montréal pour une épidémie de gastro, mais aussi pour des jugements disciplinaires médiatisés à la suite de plaqués limites.

Et la qualité de l’arbitrage à une fois de plus été remise en question, notamment lors de cette même Coupe Dunsmore, lorsqu’un joueur du Rouge et Or, Kevin McGee en l’occurrence, aurait frappé un adversaire à la tête, à la fin de la première demie.

Un adversaire qui n’est pas revenu dans le match. Qui ne se sentira pas super bien cette semaine à l’école.

Bref, la gestion des règlements, des différends, des cas disciplinaires et, comme dans ce cas précis, des cas de récidive, a occupé beaucoup de place. Trop de place. On a parlé beaucoup de football universitaire, cet automne, et pas toujours pour les bonnes raisons.

Il est temps que ça change.

Il est temps de créer une super structure provinciale indépendante qui veillera à administrer cette discipline, de cette ligue que l’on pourrait même qualifier de « semi-professionnelle ». Administrer et diriger.

Je n’enlève rien aux autres sports universitaires. Les comparatifs ne tiennent tout simplement pas la route.

La popularité du football universitaire québécois est en forte progression depuis plusieurs années. Une progression marquée, constante.

Les matchs sont retransmis à la télé; même si bien sûr, il faut un abonnement spécifique pour y avoir accès, quelle autre discipline peut se targuer de même approcher ce statut, cet engouement?

Le football universitaire québécois, et Canadien, est un terreau de plus en plus fertile pour les équipes professionnelles de la Ligue canadienne de football.

Si les dirigeants des neuf équipes de la LCF préfèrent encore les joueurs américains, n’en reste pas moins que le nombre de joueurs universitaires repêchés chez les pros, et provenant du Québec, est de plus en plus publicisé.
Il y a même deux joueurs universitaires québécois qui font partie d’équipes de la NFL!

Dans ces conditions, tous les aspects du football universitaire sont scrutés à la loupe. Tous.

Et le fanbase est de plus en plus large. En grande partie grâce aux succès des équipes de Montréal et de Québec, l’attention médiatique entourant les matchs opposant les deux formations suscite énormément d’intérêt dans les deux principaux marchés de la province.

Il est tant de mettre sur pied une structure décisionnelle qui statuera sur les différents dossiers du football.

Arrêtez-moi ça, les blâmes dirigés vers le RSEQ; c’est une entité administrative qui gère le football en fonction des règlements établis par ses membres, soit les universités dans le cas qui nous occupe.

Quant à la sécurité des joueurs, et même à la formation des arbitres, c’est Football Québec qui gère le dossier. Et je ne fais même pas intervenir le MELS (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport).

Vous voyez? Beaucoup d’intervenants pour un seul et même sport. Ça commence à faire beaucoup.

Vive la concertation.

Avec une structure entièrement consacrée au développement du joueur, à une pratique du sport sécuritaire, sur la formation des arbitres, à l’encadrement des études et du sport, et à l’admissibilité des joueurs via leur historique, on pourrait faire un pas en avant.

Et éviter de sombrer dans les cas extrêmes comme celui vécu dans la Conférence des Maritimes, où un juge à ordonner la présentation du Loney Bowl entre Acadia et Saint-Mary’s en plein milieu de la présente semaine, quelques jours avant la présentation du match de demi-finale du football universitaire canadien, face à Western, de l’Ontario.

Une plainte provenant de Bishop’s, St-Francis-Xavier, Mount Allison et Acadia a été acheminée à AUS sports le 2 novembre dernier, à propos d’un joueur inadmissible chez les Huskies de Saint-Mary’s.

Une démarche juridique initiée par Saint-Mary’s a bloqué le processus de révision, et forcé l’annulation du match de finale de la Conférence des Maritimes.

La cour supérieure de la Nouvelle-Écosse a par la suite statué, la fin de semaine dernière, que ledit match devait être disputé le 14 novembre.

L’enquête Usports sur l’admissibilité du joueur n’a jamais été complétée.

Ce qui veut donc dire que la finale des Maritimes se jouera au même moment où Western et ses Mustangs mettront les pieds dans les Maritimes pour y disputer son match de demi-finale de samedi.

Tout ça n’a tout simplement plus de sens.

Mais avant de regarder et d’analyser et d’espérer une superstructure canadienne — ce qui serait l’ultime accomplissement — il faut s’assurer qu’on gère bien les choses ici.

Le sport est rendu là. Mais tout ce qui l’entoure, pas encore.

Sports

Le Vert & Or blanchi par le Rouge et Or

La saison 2017 du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke s’est terminée samedi après-midi après une défaite de 45-0 subie aux mains du Rouge et Or de l’Université Laval, en demi-finale du football universitaire québécois.

Pendant que les joueurs du Vert & Or retournent à la maison, ceux du Rouge et Or s’apprêtent à affronter les Carabins de l’Université de Montréal en finale de la Coupe Dunsmore (Au moment d’écrire ces lignes, Montréal était en avance 33-14 au quatrième quart.)

Tout le monde le savait, la commande était très lourde pour le Vert & Or, à l’aube de cet autre duel contre son ennemi juré de Québec. 

Avec ce revers, Sherbrooke s’incline pour la 27e fois contre Québec, dont la cinquième en éliminatoires et la troisième en demi-finale du football universitaire québécois. 

Dans ce match qui a quand même été serré lors des 30 premières minutes, les trois revirements commis par le Vert & Or auront finalement coûté 21 points. 

Le Vert & Or a amorcé le match en tentant de surprendre son adversaire en effectuant un botté court lors du botté d’envoi. Mal leur en pris puisque le Rouge et Or a non seulement repris le ballon, gracieuseté de Christian Dallaire, mais il a profité de cette position avantageuse sur le terrain pour inscrire le majeur. 

Quelques jeux plus tard, Hugo Richard inscrivait le premier touché du match après une course d’une verge. Avec trois minutes de jouées dans le match, le Rouge et Or était déjà en avance et le massacre anticipé se concrétisait. 

Mais il ne s’est pas réalisé, du moins, pas dans l’immédiat. L’unité défensive du Vert & Or a livré la marchandise en réalisant de gros jeux, dont des sacs du demi défensif Anthony Tanguay et de l’ailier défensif Alexandre Gagnon. 

Chaque fois, le Vert & Or repoussait Québec hors du territoire d’une possible tentative de placement. 

Des morceaux de ciel ont commencé à tomber sur la tête du Vert & Or en fin de première demie; Tomy Duperron a capté une passe à sa ligne de 20, mais il a perdu le ballon en voulant étirer son gain. 

Encore une fois, quelques jeux plus tard, Hugo Richard et la formation jumbo du Rouge et Or ont inscrit un autre majeur, peu de temps après. 

Mais à 14-0, les carottes n’étaient toujours pas cuites pour Sherbrooke. Une longue passe du quart-arrière Alex Jacob-Michaud à Frédéric Cadieux-Boudrias, jumelée à une punition pour rudesse appelée contre Québec et Sherbrooke se retrouvait à l’intérieur de la ligne de 20 du Rouge et Or. 

Mais dès le jeu suivant, les autres morceaux du ciel sont tombés sur Sherbrooke; la passe tentée de Jacob-Michaud a été interceptée habilement par Christophe Gagné, qui a ramené le ballon jusqu’au centre du terrain. 

Deux jeux plus tard, Hugo Richard a rejoint Benoit Gagnon-Brousseau sur 61 verges pour le majeur; sur cette séquence, Anthony Tanguay et Tommy Roadley Trohatos ont sauté pour tenter d’intercepter la passe flottante de Richard, mais sans succès. 

En retard 21-0, Alex Jacob-Michaud a lancé une passe en plein centre du terrain, où il n’y avait aucun gilet blanc, mais plusieurs gilets rouges, à la séquence offensive suivante du Vert & Or. 

C’est finalement Gabriel Ouellet qui a saisi le ballon, loin en territoire sherbrookois. 

Jamais deux sans trois, Hugo Richard a une fois de plus entré l’ovale dans la zone payante pour le majeur peu après. 

Ainsi, en un claquement de doigt, le Vert & Or était à la portée de couper l’avance du Rouge et Or de moitié à 14-7, pour plutôt entrer au vestiaire en déficit 28-0. 

Le match était déjà terminé pour Sherbrooke et tout ça, en seulement deux minutes et 10 secondes. 

Comme il a l’habitude de le faire, le Rouge et Or s’est fié à son attaque au sol en deuxième dernier, entre autres pour contrôler le temps. 

Fait à noter, c’est la troisième fois à ses cinq derniers matchs que le Rouge et Or réussit à blanchir son adversaire.

VERT & OR

Dompter la bête

CHRONIQUE / Des fois, souvent, l’arbre cache la forêt.

Lorsqu’on jette un rapide coup d’œil sur la demi-finale du football universitaire québécois qui sera disputée samedi entre le Rouge et Or de l’Université Laval et le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, on se demande bien comment l’issue du match pourrait être différente de tous les autres affrontements entre les deux équipes.

Le Vert & Or n’a jamais réussi à battre le Rouge et Or depuis 2003. Zéro. Niet.

Cette saison, conséquemment, deux affrontements, deux défaites. Par des pointages définitifs de 40-5 et de 46-15.

L’attaque du Vert & Or, qui se cherche depuis le premier jour du calendrier régulier 2017, n’a pu trouver son erre d’aller contre la puissante défensive du Rouge et Or.

Et, justement, c’est là que l’analogie de l’arbre et la forêt entre en ligne de compte. Sherbrooke n’a pu marquer des points contre Québec, soit. Mais qui a réussi à le faire, en 2017 ?

Personne, en fait.

Le Rouge et Or a accordé 77 points en huit rencontres. Calculez la moyenne par match vous-même. Ce n’est vraiment pas beaucoup. Au total, l’unité défensive n’a permis que sept touchés. Sept.

Juste par curiosité : qui a été en mesure de marquer le plus de points contre Québec en cette saison 2017 ? Allez, un effort ! Qui, d’après vous ?

Ce ne sont pas les Redmen de McGill. Les Rouges ont inscrit 14 points face à Québec, et ils ont été blanchis une fois.

Ce n’est pas non plus le Vert & Or qui, en deux matchs, n’a pu faire mieux que 20 points, dont un seul touché, inscrit sur un retour de botté de William Robitaille.

Et, non, ce ne sont pas non plus les Carabins de l’Université de Montréal ; les champions de la Coupe Vanier 2014 n’ont pu faire mieux que 21 points contre l’Université Laval, et ils ont même été blanchis, à leur deuxième duel face à leur adversaire de l’autoroute 20.

Oui, ce sont les Stingers de Concordia qui ont été les plus productifs. Avec 22 points marqués en deux matchs.

Vous vous rendez compte ? Québec a blanchi ses adversaires deux fois cette saison ! Deux fois !

Dont un blanc contre la machine offensive des Carabins, qui est pilotée par un quart de cinquième année et qui a sous la main un incroyable quatuor de receveurs (Cibasu, Paquet, Normandin et Kaya). Blan-chis. Aucun point. Faut le faire.

On questionne beaucoup, avec raison, la cohésion de l’attaque du Vert & Or à l’aube de cet autre duel éliminatoire contre Québec.

On souligne les erreurs coûteuses, les trop grandes rotations d’effectifs, les ballons échappés, les trop nombreuses séquences offensives infructueuses, les passes interceptées.

Une attaque qui n’a généré que 139 points en huit matchs. C’est peu.

Mais force est d’admettre que ce sont tous les programmes de football au Québec qui se sont rivé le nez sur le front défensif du Rouge et Or. Tous.

Québec présente l’unité défensive la plus pingre de tout le football universitaire canadien. Seuls les Mustangs de Western peuvent prétendre rivaliser avec eux, n’ayant accordé que 105 points. McMaster suit pas trop loin, avec 115 points accordés.

Alors, comment une unité offensive, quelle qu’elle soit, peut-elle espérer se présenter sur le synthétique de l’Université Laval, en novembre, et espérer traverser ce front et inscrire suffisamment de points pour l’emporter ?

Je ne sais pas. Vraiment.

Arrêtez de voir seulement l’arbre, et jetez un coup d’œil à l’ensemble de la forêt.

Dans ces conditions, on ne cherche plus la meilleure défensive au Canada.

VERT & OR

Des premiers pas en éliminatoires

Si le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke présente probablement la formation la plus expérimentée au Québec, c’est tout l’inverse pour plusieurs membres du personnel d’entraîneurs, qui en seront à une première expérience en éliminatoires, samedi.

L’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, le coordonnateur des unités spéciales Kevin Régimbald, l’entraîneur des receveurs de passes Simon Charbonneau-Campeau et l’entraîneur des quarts Luc Sylvain, entre autres, en seront tous à leurs premiers pas en éliminatoires dans leurs fonctions respectives.

Tout le contraire chez les joueurs, alors que 17 d’entre eux pourraient jouer leur dernier match samedi à Québec.

Malgré la difficulté de la tâche qui les attend face au Rouge et Or, Mathieu Lecompte demeure optimiste.

« Je m’attends à de l’audace de la part du Vert et Or en fin de semaine à Québec. Les probabilités de gagner ou de perdre ne m’intéressent pas. Il faut par-dessus tout être intense de la première à la dernière minute ; à chaque jeu, il faudra faire sa job. Il n’y a aucune équipe qui a gagné un match avant de l’avoir joué », a philosophé l’entraîneur-chef.

« Quand même bien on analyserait ce match de toutes les manières possibles, qu’on ferait intervenir toutes les statistiques du monde, on ne les a jamais battus. Dans ce cas, il faut se concentrer sur ce qu’on peut faire. C’est toi contre le gars d’en face, c’est tout. On devra être intense, gagner nos batailles physiques, à chacun de nos jeux. Au cumulatif, après quatre quarts, on verra le résultat. »

C’est Alex Jacob-Michaud qui sera le pivot partant pour le Vert & Or samedi. C’est lui qui a amorcé la saison, avant de perdre sa place au profit de Conor Sinclair.

Il est revenu dans la mêlée quand ce dernier a été blessé, avant de céder sa place à Xavier Owens. Jacob-Michaud a repris sa place lorsque Owens a été blessé contre McGill, au dernier match de la saison régulière.

« À sa décharge, Alex a vraiment été incroyable lors des deux derniers matchs. Il lance de très belles passes, des passes précises, il a retrouvé une belle touche de ballon. Tout le monde est satisfait, tout le monde est positif. On va souhaiter qu’il garde le même rythme que lors de ses deux derniers matchs », a dit Mathieu Lecompte.

Il s’agira d’un premier départ en éliminatoires pour Jacob-Michaud, qui en est à sa deuxième année avec le Vert & Or.

En saison, il a accumulé 1015 verges de gain, avec cinq passes de touché, mais huit interceptions.

Il a cependant perdu l’une de ses principales cibles. L’Américain Jermer Braswell, qui est retourné chez lui en Floride, a dominé les receveurs du Vert & Or avec 289 verges de gain et trois touchés. »

« On doit bien faire les choses, porter attention aux détails, que tu sois Américain ou Canadien, noir ou blanc ou asiatique, c’est la même chose. Si tu as mis des heures et que tu es impliqué, tu vas avoir le même résultat. Je ne crois pas que la perte des deux receveurs américains va affecter les résultats sur le terrain », a réitéré Lecompte.

VERT & OR

L'essentiel Keith Sanscartier

En défensive, comme demi défensif, il a terminé deuxième au Québec avec une moyenne de 5,6 plaqués par match, à égalité avec son coéquipier Charles Brousseau.

En tout, il a réussi 45 plaqués en huit matchs, là aussi le deuxième plus fort total du RSEQ, et seulement deux de plus que son coéquipier Anthony Tanguay.

Sanscartier est une pièce importante de la tertiaire du Vert & Or, mais aussi des unités spéciales de l’équipe, tant en couverture qu’en retour de bottés d’envoi.

Vraiment, Sanscartier a touché à tout à sa dernière année avec l’équipe

« D’un point de vue individuel, je suis très satisfait de ma saison. Mais je trouve ça plate d’avoir eu du succès lors d’une saison qui fut en montagnes russes pour l’équipe. Je suis quand même confiant de ce qu’on peut réaliser en tant qu’équipe en éliminatoires », a dit le numéro 13.

Ce dernier jure que l’unité défensive a fait ses devoirs et qu’elle ne se fera pas surprendre par le jeu au sol du Rouge et Or, comme ce fut le cas lors du dernier affrontement entre les deux équipes.

« Ils ont eu du succès au sol, alors probablement qu’ils voudront encore jouer là. Mais là, on est prêts, on est mieux équipés pour affronter ça. S’ils veulent de nouveau courir, on sera prêts. »

Sanscartier confirme qu’affronter le quart-arrière étoile Hugo Richard n’est pas une mince tâche.

« On n’a d’autre choix que de respecter sa capacité à courir. Il peut nous faire mal tant par la passe qu’avec ses jambes. Quand il utilise ses jambes, il est aussi efficace qu’un porteur de ballon régulier. Il est très athlétique. »
Keith Sanscartier dispute sa dernière saison au niveau universitaire.

Il souhaite passer au prochain niveau, dès l’an prochain.

« Quand je suis arrivé ici, c’était plus ou moins mon objectif. Mais avec les saisons que j’ai connues, je m’aperçois qu’il est possible de continuer. J’ai déjà eu des pourparlers avec des équipes en vue d’un essai. J’ai aussi passé une journée avec le Rouge et Noir d’Ottawa plus tôt cette année, et ils ont bien aimé. Je termine mes études en décembre et j’obtiendrai mon diplôme. Je serai donc prêt à passer à l’autre étape. »

Rouge et Or

Oubliez les stats entre Laval et Sherbrooke!

Deux victoires tranchées cette saison, 46-15 et 40-5. Dossier à vie parfait de 26-0. Aucun touché offensif accordé au Vert & Or en deux ans! Pour samedi, tous les chiffres parlent en faveur du Rouge et Or. Mais «les statistiques ne comptent plus», insiste Glen Constantin, en vue de la demi-finale de conférence contre Sherbrooke.

«Un jeu à la fois»

Tout peut arriver dans un match sans lendemain où la victoire fera foi de tout comme celui de samedi entre le Rouge et Or et le Vert & Or, au stade de l’Université Laval. Chaque camp garde un ou plusieurs lapins dans son chapeau, en cas. «Mais on n’est quand même pas pour courir après des fantômes et se préparer toute la semaine à arrêter des jeux qu’on n’a jamais vus», tranche l’entraîneur-chef de Sherbrooke.

Lié au Vert & Or depuis sa création en 2003, Mathieu Lecompte fait néanmoins office de recrue au poste d’entraîneur-chef à l’aube de la première ronde éliminatoire du football universitaire. Mais il sait parfaitement compter, lui qui a assuré son avenir financier en travaillant dans les domaines de l’immobilier et de la construction.

Tous les indicateurs pointent vers une victoire facile du Rouge et Or. C’est pourquoi le coach veut convaincre ses joueurs d’aborder «un jeu à la fois, d’y aller à 100 % sur chaque snap. Et on regardera le tableau de pointage à la fin du match. Il n’y a pas de secret».

Même si plusieurs facteurs annoncent un duel au sol, Lecompte refuse de s’avancer sur ce terrain. «Ce n’est plus le football universitaire du début des années 2000, où tu pouvais prédire si ç’allait se passer par la course ou par la passe. Maintenant, il y a tellement d’éléments qui varient. C’est l’allure du match qui va dicter le chemin à suivre.»

«Le foot est un infini de possibilités!» poursuit-il. «Même si on a déjà joué contre eux deux fois cette année, on ne peut pas dire qu’on a tout vu de Laval comme eux ne peuvent pas dire qu’ils ont tout vu de Sherbrooke», affirme celui qui, malgré une fiche de 2-6, ramène le Vert & Or en séries après une élimination hâtive l’an dernier qui a coûté la tête de son patron d’alors, David Lessard. Le Vert & Or est à la recherche d’une première victoire éliminatoire depuis 2012.

Le dernier affrontement serré à Québec entre ces deux équipes remonte à 2010, une finale québécoise arrachée 22-17 par le Rouge et Or sur une interception dans la zone des buts sur le dernier jeu du match par Maximilien Ducap.

VERT & OR

«Ça se gagne sur les lignes de mêlées»

Pas besoin d’être un expert pour savoir que pour gagner un match de football, il faut marquer davantage de points que l’adverse.

Mais justement, voilà l’une des lacunes cette saison chez le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke : marquer des points.

Les Verts, et les trois pivots qu’ils ont utilisés au passage, n’ont pu faire mieux qu’une production de 139 points en huit matchs en 2017.

Seulement 20 points, et un seul touché, en deux matchs contre le Rouge et Or de l’Université Laval, son prochain adversaire lors de la demi-finale du football universitaire québécois, samedi à Québec.

Et le seul touché a été inscrit sur un retour de botté par William Robitaille. Au cumulatif, Sherbrooke n’a pu faire mieux que 20 premiers jeux en deux matchs contre Québec.

Si le Vert & Or espère inscrire davantage de points, il devra donner plus de temps à son quart-arrière pour frapper ses cibles. Il devra donc contenir le puissant front défensif de Québec.

Malgré les statistiques, Rémi Giguère croit que le Vert & Or a les armes pour inscrire davantage de points qu’il ne l’a fait lors de ses deux duels précédents.

Le tout jeune entraîneur de la ligne à l’attaque des Verts sait de quoi il parle.

Ancien joueur des Carabins de l’Université de Montréal, il a gagné la Coupe Dunsmore à Québec en 2014, avant de soulever la Coupe Vanier, la semaine suivante.

Il connaît aussi l’ampleur de la tâche.

« Pour avoir joué contre le front défensif de Laval, je te garantis que ce sont de bons athlètes. Mathieu Betts est l’un des meilleurs au pays, Edouard Godin est un solide vétéran de cinquième année avec beaucoup d’expérience. Sans compter les deux gars à l’intérieur, Vincent Desjardins et Marc-Antoine Claveau, qui est de retour. »

« De notre côté, en préparation, on parle très rarement des joueurs adverses. On passe plus de temps sur nos gars, sur ce qu’ils peuvent faire pour devenir meilleurs, sur ce qu’on contrôle. Avec le temps qu’on passe à travailler individuellement, avec l’extra que les gars font pendant la semaine, les gars s’améliorent. Le but, c’est d’éviter de personnaliser notre adversaire, de mettre des noms, de se laisser distraire», a dit Rémi Giguère.

«On ne peut passer du temps sur un adversaire qu’on ne contrôle pas. On doit préparer nos joueurs pour être efficaces sur les forces de ces joueurs-là. En préparation technique, on va être un peu plus spécifique afin d’être efficaces. Ainsi, les gars vont débarquer sur le terrain avec un plan simple en tête.»

Giguère doit aussi préparer ses joueurs de ligne en fonction du style offensif du coordonnateur Brent Bailey.

Ce dernier aime utiliser des formations utilisant cinq receveurs de passe et un porteur. L’absence d’un ailier rapproché dans la formation réduit la protection et, donc, le temps de lecture du quart-arrière et augmente les possibilités de pénalités d’accrochage.

Mais quand vous pouvez compter sur un entraîneur qui a affronté Betts et Godin, vous pouvez profiter de certains conseils.

«J’ai affronté les deux et des fois, il ne suffit que d’un petit ajustement, un détail. Je me rappelle le dernier match contre Laval, j’ai dit aux gars: essaye tel ou tel petits trucs. C’était l’fun de les voir revenir au banc en souriant et en me disant que ça avait marché!», a dit Rémi Giguère.

«Mais pour le reste, ça demeure le même discours qu’on avait à Montréal avant d’affronter Québec; pour battre ces équipes-là, ça se gagne sur les lignes de mêlée. Notre ligne à l’attaque doit gagner son affrontement. Ça ne sera pas un combat facile, mais on a un front très expérimenté et habitué à jouer ensemble.»

«Ces confrontations, encore plus en séries, sont très importantes, surtout à ce temps-ci de l’année. Il commence à faire un peu plus froid, il faut pouvoir installer notre jeu au sol. Les gars savent à quoi s’attendre. Ce sera très semblable à ce qu’ils ont vécu au match d’ouverture.»

Football universitaire

L’expérience américaine terminée chez le Vert & Or

Les deux joueurs américains recrutés par le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke le printemps dernier ne sont plus avec l’équipe.

Après le départ de Tyree Harris, il y a quelques semaines, ce fut au tour de Jermer Braswell de quitter le navire dans les heures qui ont suivi le dernier match de la saison du Vert & Or, disputé à Montréal contre les Redmen de McGill, il y a un peu plus d’une semaine.

Si la perte de Harris passe plutôt inaperçue, celle de Braswell est plutôt significative.

Son départ signifie donc que le Vert & Or vient de perdre son receveur de passes le plus productif de la saison 2017, pourtant difficile à l’attaque.

Braswell, qui a évolué dans la NCAA avec Austin Pea, a joué six matchs, a capté 19 passes pour des gains de 289 verges et trois touchés. Il était le meneur de l’équipe dans ces trois catégories.

« Il m’a dit qu’il s’ennuyait de sa fille, et qu’il avait besoin de retourner chez lui en Floride afin de travailler pour faire vivre sa fille. Je crois qu’il avait préparé ses choses, il m’a juste dit qu’il devait partir. Je n’en sais pas beaucoup plus », a admis l’entraîneur-chef du Vert & Or Mathieu Lecompte.

La venue de ces deux joueurs américains — ils devaient être trois au départ — a beaucoup fait jaser tant chez le Vert & Or qu’aux quatre coins du petit monde du football québécois.

Dès le premier match de l’année, justement contre le Rouge et Or, à Québec, Harris n’était pas habillé, alors que Braswell a passé tout le match sur les lignes de côté.

Les deux Américains ont par la suite raté deux matchs pour des questions d’admissibilité. Harris a par la suite quitté l’équipe. Son assiduité à l’horaire de l’équipe, entre autres, lui aura coûté sa place.

Il n’aura joué que deux matchs, capté six passes pour 77 verges et un touché. Mine de rien, Harris et Braswell ont capté quatre des sept passes de touché des receveurs de passes du Vert & Or en 2017.
« Je constate que ce n’est pas facile pour des gens d’une culture différente, d’une langue différente, de s’intégrer ici. Ce fut un choc culturel. Il faudra réévaluer notre démarche, et peut-être mieux cibler les individus. On ne peut pas dire que ce fut bénéfique pour nous », a poursuivi l’entraîneur.

« On a été audacieux en voulant inclure des gars qui avaient joué NCAA, des gars avec du talent. Mais en fin de compte, il faut que le jeune embarque, et la réalité, c’est que ce n’est pas facile. Les deux trouvaient ça dur de suivre le plan qu’on leur donnait. Nos standards sont élevés ».

Alex Jacob-Michaud dans la mêlée

Avec Xavier Owens qui se remet lentement d’une commotion cérébrale, tout indique que c’est Alex Jacob-Michaud qui sera le quart-arrière partant pour le Vert & Or, samedi à Québec.

Le jeune homme de deuxième année est entré dans le match contre McGill il y a deux semaines en remplacement d’Owens, blessé sur la deuxième séquence offensive des Sherbrookois.

Il a lancé deux passes de touché qui ont propulsé le Vert & Or vers une victoire de 35-27, ce qui confirmait sa place en éliminatoires. Il a par contre lancé trois interceptions.

« Je crois bien qu’on va rouler avec Alex en priorité à l’entraînement. Il a bien fait contre McGill et contre Concordia, nos deux seules victoires cette année. Xavier a rencontré notre physio vendredi dernier et son état n’était pas satisfaisant. Après tout, c’est un étudiant, il faut y aller avec précaution », a dit Mathieu Lecompte.

Football universitaire

Le Vert & Or de retour en éliminatoires

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a mérité son billet pour les éliminatoires du football universitaire québécois en battant les Redmen de McGill 35-27 samedi après-midi à Montréal.

Sherbrooke profitera maintenant d’une semaine de congé afin de préparer son affrontement de demi-finale.

Si le classement actuel demeure le même, Sherbrooke se rendra à Québec y affronter son éternel ennemi, le Rouge et Or de l’Université Laval.

Québec a battu les Carabins de l’Université de Montréal 22-0 samedi, et occupe le premier rang du classement avec une fiche de 6-1, devant Montréal, qui a une fiche de 5-1.

L’autre demi-finale, encore là si la logique est respectée, mettra aux prises les Carabins de l’Université de Montréal et les Stingers de Concordia.

Une dernière semaine d’activité est prévue, et les matchs Québec contre Concordia et McGill contre Montréal sont encore au menu.

Un duel en deux temps

Ce duel entre Sherbrooke et McGill s’est déroulé en deux temps. Et un match qui a coûté cher puisque les quarts-arrières partants de chaque formation n’ont pas terminé la partie.

Xavier Owens a quitté le match à la deuxième séquence offensive du Vert & Or. Frédéric Paquette-Perreault a subi le même sort un peu plus tard. Les deux ont subi de durs plaqués.

Les visiteurs ont d’abord complètement dominé la première portion du match, se forgeant même une priorité de 28-0.

Pratiquement sans vie, les Redmen ont repris en deuxième demie, en même temps que le Vert & Or se tirait dans le pied à force de bévues répétées.

Le match a bien mal commencé pour les Redmen. Sur le botté d’envoi effectué par le Vert & Or, McGill a gaffé sur une tentative de jeu truqué, très profondément dans son territoire.

Résultat, le Vert & Or a repris le ballon à la ligne de 10 des Redmen. Quelques jeux plus tard, le porteur de ballon Gabriel Polan inscrivait le majeur à la suite d’une course d’une verge.

Méconnaissable à l’attaque, le Vert & Or a ajouté une autre séquence offensive de qualité moins de deux minutes plus tard, quand Jacob-Michaud a rejoint le vétéran de cinquième année Jean-Raphaël Moisan.
Jacob-Michaud en a remis vers la fin du deuxième quart lorsqu’il a rejoint l’Américain Jermer Braswell sur 32 verges. Ce dernier était fin seul dans la zone des buts et attendait la passe bien gentiment.

Un placement de 30 verges de PA D’Astous et deux touchés de sûreté concédés par les Redmen ont permis aux Sherbrookois de prendre l’avance 28-0 après 30 minutes.

Du jeu brouillon en deuxième demie

Les Redmen ont amorcé la deuxième demie en inscrivant un majeur, lorsque le quart Dimitrios Sinodinos s’est faufilé sur 23 verges sur un troisième essai et une verge à franchir. Un peu moins d’une minute plus tard, Benjamin Carré a intercepté la passe imprécise d’Alex Jacob-Michaud et il a retourné le ballon pour le touché.

Comme ça, c’était 28-14.

Après un simple inscrit par le botteur Mathieu Hébert, McGill a inscrit 10 points à la suite d’une course d’une verge d’Anthony Deschamps et d’un placement de 34 verges de Findlay Brown.
On le sentait, le vent venait de tourner solide en faveur des locaux, qui ramenaient le pointage à 29-24 pour Sherbrooke.

Dans cette fin de match un peu folle, ponctuée de nombreuses pénalités, de ballons échappés et d’erreurs de part et d’autre, le botteur PA D’Astous a réussi deux placements lors des sept dernières minutes du match pour sécuriser cette deuxième victoire de la saison pour le Vert & Or.

« Retourner en séries était l’objectif avant le début de la saison. Que tu finisses 6-2 ou 2-6, il y a de bonnes chances que tu amorces tes séries à l’extérieur. On finit quatrième au classement et ça fait du bien au moral de l’équipe », a dit l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

« La perte de Xavier Owens, tu ne peux pas passer ça sous silence. Ça a un immense impact sur les performances de l’équipe. Par contre, quand Alex a embarqué, il ne s’attendait pas à être là, il a joué sans pression et il a produit des points. »

« Mais encore une fois, c’est le caractère. Je suis déçu du caractère des joueurs en deuxième demie, quand ça ne va pas très bien, on baisse les bras très rapidement face à l’adversité. C’est ça que je veux dire quand je dis qu’il faut recruter des joueurs de caractère. Il a fallu que je motive les gars jusqu’à la dernière seconde. »

« On va suivre le protocole avec Xavier, pour qu’il récupère bien. On a deux semaines de préparation pour un match sur la route. On a vu un Vert & Or affamé pendant une demie partie, on va s’arranger pour que cette intensité soit présente pendant tout le prochain match », a conclu l’entraîneur-chef.

Alex Jacob-Michaud a connu de bons moments, mais il a aussi été brouillon par moment. Il a complété 20 passes en 37 tentatives pour 302 verges, deux passes de touché et trois interceptions.

« J’étais prêt, je me suis entraîné en conséquence cette semaine. Ça a bien parti, mais j’ai fait peur à bien du monde en deuxième demie avec mes interceptions. Quand ça arrive des revirements de la sorte, il faut rapidement se stabiliser et retrouver la concentration. C’est ça qu’on a fait, après mes trois interceptions », a dit le numéro 16.

« Ça fait vraiment du bien, j’ai hâte de voir comment ça va se passer pendant les deux semaines de préparation. Je serai prêt à tout. »

Jermer Braswell fut le meilleur receveur pour Sherbrooke avec cinq catchs pour 103 verges et un majeur.
En défensive, Maxime Tessier et Alex Gagnon ont réussi deux sacs pendant la rencontre.

Football universitaire

Match sans lendemain pour McGill et Sherbrooke

Les deux équipes sont au courant. Les partisans aussi. L’enjeu du match de samedi entre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et les Redmen de McGill, qui se déroulera à Montréal, est simple. L’équipe qui gagne participera aux séries éliminatoires du football universitaire québécois, dans deux semaines.

Les deux formations connaissent une saison identique à bien des points de vue. Et l’enjeu du match, de même que tout ce qu’il y a à la clé, est aussi important pour Sherbrooke que pour McGill.

Avec une fiche de 1-6 pour Sherbrooke et de 1-5 pour McGill, les deux programmes universitaires se cherchent. L’an dernier, McGill a fait un pas en avant en participant aux séries éliminatoires pour la première fois depuis 2012.

De son côté, le Vert & Or ratait les séries en 2016 pour la première fois depuis 2009.

On se doute bien que McGill veut poursuivre sur sa lancée et que Sherbrooke veut redorer son blason.

Dans la nouvelle conférence Québec du football universitaire à cinq équipes, la marge de manœuvre est de plus en plus mince, pour toutes sortes de dossiers. Dont le recrutement.

Lors de leur premier affrontement, les Redmen ont gâché la fête, le 9 septembre dernier, avec une victoire acquise lors du dernier jeu du match, un gain de 18-16.

Sherbrooke doit donc gagner par trois points pour passer devant McGill.

Ce duel McGill-Sherbrooke est le dernier de la saison pour le Vert & Or, qui est en relâche la semaine prochaine. Les Redmen concluront à Montréal contre les Carabins, la semaine prochaine.

« C’est un gros match. Le mot clé à l’entraînement cette semaine fut : travail. On a connu notre meilleure semaine d’entraînement depuis que je suis arrivé en poste. Tout a très bien roulé. J’aurais aimé que ce soit comme ça toute l’année, mais on fait avec ce qu’on a », a dit l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

Ce dernier a confirmé que c’est la recrue Xavier Owens qui sera le quart partant pour le Vert & Or, son deuxième départ consécutif.

« Ce fut une décision facile, il n’y avait pas de zone grise ou d’hésitations. Le dernier quart-arrière à avoir réussi à passer pour plus de 250 verges contre les Carabins, c’est Hugo Richard de Québec. Xavier a pris de bonnes décisions, il n’a pas fait d’erreurs », a lancé Lecompte.

Owens a conclu son premier départ Usports en carrière avec 21 passes complétées en 34 pour 257 verges et une passe de touché dans une défaite de 47-15.

Le porteur de ballon format géant Gabriel Polan sera de retour lui aussi, et son utilisation sera scrutée avec soin. Quant à Tomy Duperron, tout indique qu’il ratera le rendez-vous. Idem pour le receveur William Robitaille, blessé à l’épaule.

Le Vert & Or saluera le retour du secondeur de 4e année Charles Brousseau, qui a raté les quatre derniers matchs.

Football

La défensive du Vert & Or devra se lever

La déclaration de Mathieu Lecompte a fait la manchette, en août dernier, et elle continue encore à attiser les moqueries. « La meilleure défensive au Canada » n’a peut-être pas livré des statistiques à la hauteur des prétentions initiales de l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, n’en reste pas moins qu’elle sera fort probablement la clé samedi, contre les Redmen de McGill.

Rappel : pendant le camp d’entraînement de l’équipe, au mois d’août, Mathieu Lecompte affirme sans détour qu’il a entre les mains l’une, sinon la meilleure unité défensive du football universitaire canadien.

Des propos qui ont fait réagir un peu partout. Et qui ont même provoqué un peu d’esbroufe, à l’issue du match inaugural du Vert & Or contre le Rouge et Or, à Québec.

Les résultats sur le terrain de cette unité majoritairement constituée de vétérans n’ont pas été tout à fait concluants. Elle a accordé 215 points, le deuxième plus fort total dans la conférence Québec. Dont 93 à ses deux derniers matchs, contre Québec et Montréal.

Samedi, par contre, l’unité défensive aura l’occasion de remettre les pendules à l’heure, contre McGill. Une victoire du Vert & Or et c’est le retour en séries. Une défaite, et c’est l’exclusion.

Un scénario que ne veut vraiment pas revivre Alexandre Chevrier.

« C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis revenu pour une cinquième année avec le Vert & Or; je ne voulais pas conclure mon aventure par une exclusion des séries », a dit le vétéran Chevrier.

Football universitaire

Vert & Or: «Nos séries sont commencées»

Dès le dernier coup de sifflet du match samedi, le Vert & Or étaient officiellement en mode éliminatoire. Il n’y a à présent plus de marge de manœuvre pour les Sherbrookois qui doivent absolument vaincre les Redmen de McGill pour se tailler un poste dans le tournoi de fin de saison.

« C’est parti pour nous, signale Mathieu Lecompte, entraîneur-chef du Vert & Or. J’ai dit à mes joueurs de prendre soin d’eux, de se coucher de bonne heure, de boire beaucoup d’eau et de bien se reposer. On a une grosse semaine d’entraînement, mais on a beaucoup de positif sur lequel bâtir. »

Ce positif auquel fait référence Mathieu Lecompte se trouve dans la défaite subie samedi par la marque de 47-15 face aux Carabins, un pointage qui n’indique toutefois pas totalement l’allure de la rencontre.

« On a réussi à bouger le ballon contre une équipe qui est classé numéro un au pays, note Lecompte. C’est décevant qu’on n’ait pas été en mesure de jouer à notre plein potentiel tout le long du match. Il y a eu des moments où le Vert & Or jouait à sa hauteur et il faut maintenant être capable de les maintenir durant quatre quarts. »

Le Vert & Or a effectivement tenu tête aux visiteurs en début de match, mais un deuxième quart désastreux où l’équipe a accordé 24 points sans riposte a coulé les espoirs de victoire. Malgré tout, le Vert & Or a démontré beaucoup de caractère en étant la meilleure formation sur le terrain au 3e quart.

« J’ai demandé aux joueurs de montrer leur caractère et de sortir comme si le match était 0-0, explique Mathieu Lecompte qui a vu son équipe inscrire les 13 premiers points de la 2e demie. Les gars ont répondu à l’appel et je suis vraiment content. »

Les visiteurs ont ajouté 14 points en fin de rencontre pour mettre le match hors de portée au grand dam des quelque 3800 spectateurs qui avaient bravé le temps incertain.

Au final, le Vert & Or a amassé 255 verges de gain total contre l’une des meilleures défensives au pays. Les Carabins ont, eux, piétiné l’unité défensive sherbrookoise avec 563 verges de gain.

« De belles erreurs »

Le point le plus positif de la défaite a été la tenue du quart-arrière recrue Xavier Owens. Le jeune homme de 21 ans a complété 21 de ses 34 tentatives de passe pour des gains de 257 verges et une passe de touché. Il a surtout bien contrôlé le jeu.

« C’est le fun de le voir en confiance et de le voir prendre de bonnes décisions, lance Lecompte. Il fait vraiment de belles erreurs et c’est le meilleur moyen de progresser. Lorsqu’il fait des erreurs, je reste positif et je lui dis qu’il vient d’apprendre lorsqu’il revient au banc. Il a eu une belle progression samedi. »

Xavier Owens a d’ailleurs commis une bévue coûteuse en début de match lorsqu’il a échappé le ballon près de sa zone des buts. Les Carabins l’ont recouvré avant d’inscrire le majeur deux jeux plus tard. Owens a toutefois répondu de belle façon avec une longue séquence offensive sur la possession suivante.

« Tous les gars dans l’équipe aiment le langage corporel de Xavier, ajoute Anthony Tanguay qui joue sur l’unité défensive. Il n’est pas stressé et il amène toujours des solutions. Il a une bonne attitude. On est bien content de l’avoir dans notre équipe. »
Le résultat du match aurait également pu être beaucoup plus serré si le Vert & Or avait été en mesure de capitaliser lors de ses passages dans la zone payante.

« C’est une nouvelle palette de jeu qui s’ouvre et il y en a certains que je n’avais jamais faits en situation de match, explique Xavier Owens. Ç’a donc été un peu plus compliqué pour moi. Mais ce n’est pas une excuse pour ne pas marquer. »

Les Redmen dans la mire

Ce revers face aux Carabins porte la fiche des Verts à 1-6 depuis le début de la campagne. Malgré tout, la troupe de Mathieu Lecompte peut poursuivre sa saison en battant les Redmen samedi au Stade Percival-Molson. Il s’agira peut-être du dernier match en carrière universitaire pour les 17 finissants du Vert & Or. Une motivation supplémentaire pour samedi.

« On vide le réservoir, on donne tout parce qu’après ça c’est la retraite probablement, résume le vétéran de cinq saisons Anthony Tanguay. On a tout donné pendant cinq ans, mais là il faut vider toutes nos réserves. »

Football

Xavier Owens mènera l’attaque contre les Carabins

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke utilisera un troisième quart-arrière différent samedi, pour la visite des Carabins de l’Université de Montréal.

Le pivot de première année Xavier Owens en sera donc à un premier départ en carrière universitaire, lui qui est entré dans la mêlée lors du match de samedi dernier face au Rouge et Or de l’Université Laval.

Le jeune homme qui a complété son parcours avec les Pionniers de Rimouski (football collégial division 3) l’an dernier a obtenu la faveur du personnel d’entraîneurs pour l’avant-dernier match de la saison régulière du Vert & Or.

Alex Jacob-Michaud et un autre quart-arrière recrue, Conor Sinclair, ont aussi joué à cette position en 2017.

« La décision était claire dès la première rencontre du personnel d’entraîneurs de la semaine en vue du match contre Montréal. On considère qu’il a très bien fait dans une situation pas évidente, lorsqu’il a fait son entrée contre le Rouge et Or samedi dernier. C’est un gars au sang froid, qui démontre beaucoup d’assurance pour un jeune homme de première année. Il a un très bon bras et une touche incroyable », a dit l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

Owens a pris la place de Jacob-Michaud, contre Québec, après que ce dernier eut éprouvé des difficultés en début de match lors de ce revers de 46-15.

Il a complété 10 de ses 24 passes pour 101 verges de gain et il a couru à trois reprises pour des gains de 24 verges.

« Xavier a mis tout le monde en confiance. Les choses roulaient bien lorsqu’il était sur le terrain, on veut continuer dans cette veine. Je veux lui donner la chance d’amorcer un match et de voir ce qu’il peut faire. Je suis très confiant qu’il va très bien s’en tirer. »

Visiblement, le Vert & Or veut se donner le plus de marge de manœuvre possible dans l’évaluation de son personnel non seulement pour les deux derniers matchs de la saison, mais aussi pour l’an prochain.

Le jeu horizontal du Vert & Or n’est pas à point en cette saison 2017, c’est le moins que l’on puisse dire.

L’attaque aérienne, peu importe l’identité de son pivot, n’a pu générer que quatre passes de touché, contre huit interceptions, et seulement 946 verges de gain en six rencontres.

Par ailleurs, on ne sait toujours pas si les receveurs américains Tyree Harris et Jermer Braswell, de même que le receveur Tomy Duperron, participeront à la rencontre.

Les deux premiers ont vu leur appel de compassion logé auprès des autorités de Usports être accordé, concernant leur admissibilité. Ils s’entraînent avec l’équipe cette semaine.

« Ce sont des décisions qu’on va prendre plus tard. Il ne faut pas oublier qu’on a plein de bons joueurs chez le Vert & or et c’est dur de percer l’alignement des 48 chaque semaine. On veut bâtir une grande famille et on va prendre les décisions, même difficiles, pour y arriver », a dit Lecompte.

Ce sera le deuxième affrontement entre les deux équipes. À Montréal, le 15 septembre dernier, les Carabins l’avaient emporté 28-1. Conor Sinclair avait alors effectué un premier départ universitaire en carrière.

Les Carabins sont classés premiers au pays.

Football

Match annulé : trois universités contestent la décision

L’annulation du match prévu la semaine dernière entre les Stingers de Concordia et les Carabins de l’Université de Montréal n’a pas fini de faire jaser.

On se rappelle qu’une forte épidémie de gastro-entérite chez les Carabins avait forcé l’annulation du duel montréalais prévu le 5 octobre dernier.

Et dans l’impossibilité de reprogrammer le match ailleurs dans le calendrier restant, et devant le déséquilibre créé par cette situation, le RSEQ a décidé que le classement final de la saison régulière par le calcul du coefficient entre le total de matchs gagnés et le total de matchs disputés.

Une situation qui est loin de plaire; en conséquence, le RSEQ a confirmé avoir reçu trois demandes d’appel émanant de Sherbrooke, Concordia et Montréal.

Un comité d’appel indépendant sera formé et se rencontrera le 17 octobre afin de procéder à la révision de la décision rendue le 5 octobre. Aucun échéancier précis n’a été établi pour que ce comité rende sa décision.

Avec le classement serré actuel, le RSEQ se retrouve avec une patate chaude entre les mains.

Le Rouge et Or de l’Université Laval trône au sommet du classement avec une fiche de 5-1 en six matchs. Montréal est cependant devant, avec une fiche de 4-0 en quatre matchs.

Les deux équipes doivent s’affronter dans deux semaines, à Québec. Montréal a remporté le premier des deux duels entre les deux équipes.

Plus bas au classement, Concordia montre une fiche de 2-3, alors que McGill est 1-4 et Sherbrooke est à 1-5.

Il est facile de déduire que les Carabins voulaient rejouer le match contre Concordia, afin d’engranger une victoire supplémentaire et ainsi espérer devancer leurs rivaux de l’autoroute 20 à la fin du calendrier, avoir l’avantage du terrain.

Idem pour Concordia, qui a argué que plusieurs de ses joueurs n’étaient pas disponibles pour rejouer le match du 5 octobre le lundi de l’Action de Grâce, prétextant que plusieurs d’entre eux avaient déjà des engagements à l’extérieur pour le long congé.

Les Stingers se trouvent ainsi punis par la bande, bien que ce soit une situation médicale chez les Carabins qui ait forcé l’annulation.

Quant au Vert & Or, il souhaite sûrement que Concordia rejoue le match et engrange possiblement une défaite. Dans cette option, advenant une défaite de Concordia contre McGill, Sherbrooke aurait la chance de rejoindre Concordia au classement.

Sherbrooke aurait le dessus au bris d’égalité entre les deux équipes, grâce à sa victoire de 30-13 d’il y a deux semaines.

On en saura plus cette fin de semaine quand McGill et Concordia croiseront le fer.

La saison se complètera en force, dans deux semaines, avec un affrontement Montréal-Québec et un duel McGill-Sherbrooke.

Une victoire du Vert & Or par deux points lui assurerait une place en série éliminatoire.

Football universitaire

Le Rouge et Or s’impose facilement

Le Rouge et Or de l’Université Laval a dominé le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke lors d’un duel à sens unique qui s’est soldé par la marque de 46-15 en faveur de Québec, samedi après-midi au Stade de l’Université de Sherbrooke.

Les champions en titre de la coupe Vanier ont dominé ce duel en récoltant pas moins de 537 verges d’attaque, dont 339 lors de la seule première demie.

Les Rouges ont principalement imposé leurs dégâts au sol. À lui seul, le porteur Christopher Amoah a récolté 180 verges en 21 portées. Au cumulatif, Québec a couru pour 323 verges, un total franchement impressionnant.

Le quart arrière Hugo Richard (8 en 18 pour 104 verges) a davantage été efficace au sol que par la voie des airs, avec 87 verges en course et deux touchés relativement faciles.

Dès le premier jeu du match, les quelque 4400 spectateurs ont su que le match serait loin d’être facile, à l’instar de tous — ou presque — les duels entre les deux équipes depuis 15 ans.
Mandaté pour une première fois en situation de match pour attraper les bottés d’envoi, le demi défensif Keith Sanscartier a échappé le ballon sur le premier jeu du match et le Rouge et Or a repris le ballon profondément dans la zone sherbrookoise.

Ce revirement a mené à un placement. Dès la séquence offensive suivante, une mauvaise remise du quart-arrière Alex Jacob Michaud (2 en 4 pour 19 verges) au porteur Gabriel Polan a mené à un autre revirement.

Le Rouge et Or a inscrit le majeur lorsque Hugo Richard a passé latéralement au receveur Christian Dallaire, qui s’est transformé en pivot avant de joindre Alex Savard sur 19 verges.

Dix points inscrits après deux revirements du Vert & Or.

Le front défensif débordé

La suite du match fut une longue litanie de courses du Rouge et Or, qui a lentement mais sûrement dépecé le front défensif du Vert & Or, qui n’avait aucune réponse contre le jeu au sol des Québécois.

Si le match s’est très mal amorcé pour Sherbrooke, le départ de la deuxième demie fut tout aussi catastrophique. Anthony Dufour a retourné le botté d’envoi du Vert & Or sur 104 verges pour le majeur. Québec était alors en avance 37-3.

Encore une fois, l’attaque du Vert & Or n’a rien généré de réjouissant et, encore, l’équipe a décidé de retirer le partant Jacob-Michaud, au profit cette fois du jeune Xavier Owens, issu de la formation collégiale de Rimouski.

Si le jeune homme a démontré un bras puissant, il a tout de même conclu la rencontre avec seulement neuf passes complétées en 22 tentatives, pour 82 verges.

Au total, Sherbrooke n’a pu faire mieux qu’une production offensive famélique de 154 verges. Seul point positif pour les Sherbrookois? Ils ont inscrit un premier touché contre Québec depuis le 12 septembre 2015. William Robitaille a retourné un botté de reprise sur 86 verges.

Outre ces statistiques difficiles, le Vert & Or se retrouve maintenant avec une fiche de 1-5. Leurs adversaires en rouge flirtent toujours avec la tête du classement québécois et canadien avec leur fiche de 5-1.

« On n’a pas réussi à faire de longs jeux, on leur a concédé de longs jeux, beaucoup trop, et on n’a pas protégé le ballon. On a commis deux revirements coûteux dans notre zone pour amorcer le match. Quand tu tires de l’arrière tôt dans le match contre un adversaire de qualité comme Québec, c’est dur de se relever de ça et de finir le match », a dit l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

Vert & Or

Bâtir sur la victoire contre Concordia

La première victoire de la saison du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke face aux Stingers de Concordia samedi dernier (30-13) lui a donné des ailes. Un élan qu’il espère poursuivre ce samedi alors que le Rouge et Or de l’Université Laval sera en ville.

Avec encore trois matchs à disputer en saison, Sherbrooke a toujours des chances de se classer pour les séries d’après-saison.

Ses deux prochains matchs, disputés à domicile, ne seront toutefois pas de tout repos : d’abord Québec, et ensuite Montréal, avant de conclure contre les Redmen, à Montréal, le 21 octobre.

Sherbrooke aborde donc le duel de samedi avec enthousiasme, même si le Vert & Or n’a jamais gagné contre Québec.

« Je crois vraiment qu’on peut battre cette équipe-là. Je ne veux pas jurer qu’on va les battre samedi, ça ne s’est jamais fait. Mais ils ne nous ont jamais affrontés ici avec l’équipe qu’on a présentement sous la main. J’ai vraiment hâte de voir comment les gars vont sortir et j’ai aussi hâte de voir si les gens de Sherbrooke vont sortir pour nous appuyer », a dit l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, avant l’entraînement de son club.

La tenue de l’attaque

« Oui, on a récolté une première victoire contre les Stingers, mais il ne faut pas oublier qu’on a battu une très bonne équipe, qui est passée bien près de battre Québec la semaine précédente! On a battu un gros club. »

Et l’une des raisons de cette victoire est l’éclatante tenue de l’attaque sherbrookoise, qui a connu ses premiers vrais bons moments de la saison.

Le quart de deuxième année Alex Jacob-Michaud a remporté son premier match en un peu plus d’un an, en récoltant 214 verges et deux passes de touché, et quelques jeux explosifs qui ont changé la donne.

« En tant qu’unité, on veut simplement s’améliorer chaque jour tout en croyant dans le processus. Affronter Québec est toujours un défi difficile mais très excitant dans une saison », a dit le coordonnateur offensif Brent Bailey.

« Contre les Stingers, j’ai aimé le fait qu’on a pu protéger la balle, donc on a évité les revirements, et la patience dont on a fait preuve. On a réussi quelques jeux explosifs et c’est très bien, mais j’ai davantage apprécié l’exécution des joueurs et leur concentration sur les détails et sur le plan de match. »

« Je suis aussi très content de voir Jake (Alex Jacob-Michaud) connaître enfin du succès. Il se met beaucoup de pression sur les épaules et il travaille tellement fort. »

Imbroglio administratif

Le Vert & Or aura besoin de toutes ses munitions s’il espère battre le Rouge et Or pour une première fois en 15 ans, samedi.

Il devra cependant se passer de ses deux receveurs américains pour ce duel. Ces derniers rateront un deuxième match de suite à cause d’un imbroglio administratif.

Le Vert & Or a transmis à Usports les documents envoyés par l’université américaine Austin Pea confirmant l’admissibilité des deux joueurs, qui n’auraient pas joué l’an dernier, selon eux.

Il s’avère cependant que ce ne fut pas le cas. Les deux joueurs seront donc inadmissibles cette année. Un appel de compassion a été fait auprès de Usports, mais il a été reporté.

Rappelons que les deux joueurs ont été habillés pour quatre des cinq matchs de l’équipe en saison 2017.

« De notre côté, on estime avoir tout fait dans les règles. On a des documents signés attestant de leur admissibilité. Ce sont eux qui ont fait une erreur. Pas nous. On a suivi le processus à la lettre », a indiqué Mathieu Lecompte.

« Si Usports décide qu’ils sont inadmissibles, on pourrait perdre les matchs auxquels ils ont pris part. Mais on était 0-4 quand même. Ça ne change rien pour nous. Je comprends Usports de vouloir prendre son temps avant de rendre une décision dans ce dossier; tout ça pourrait créer un précédent pour d’autres joueurs de la NCAA qui voudraient traverser la frontière. »