Sports universitaires

Le Vert & Or félicite ses joueurs

Le Vert & Or a tenu, vendredi soir, son banquet annuel lors duquel neuf joueurs ont reçu un prix pour leurs performances lors de la saison 2017. Durant la soirée, où l’émotion était au rendez-vous, plusieurs joueurs ont mis un terme à leur carrière universitaire.

C’est le cas d’Alexandre Chevrier, un joueur de ligne défensive, qui quitte Sherbrooke pour la Saskatchewan, où il a été repêché par les Roughriders. « C’est le dernier moment que j’ai en tant que Vert & Or. Je vous regardais tantôt, et je ne pourrai plus me battre à vos côtés. On n’a peut-être pas atteint nos objectifs, mais je suis fier de m’être battu à vos côtés », a-t-il mentionné à ses coéquipiers, la voix nouée par l’émotion.

Celui qui tentera de se tailler un poste dans la Ligue canadienne de football l’an prochain a remporté le prix du joueur défensif de l’année, ce qui l’a visiblement rendu fier. « C’est un bel accomplissement. Un trophée comme ça, ça se gagne en équipe », a affirmé Chevrier.

Un autre finissant, Francis Lapointe, a été sélectionné comme étant le joueur offensif de l’année. Quoiqu’il est honoré de remporter un trophée qui est habituellement destiné aux receveurs ou aux quarts-arrières, celui qui joue sur la ligne offensive a tenu à remettre son prix à ses coéquipiers. « J’ai demandé à ce que ce ne soit pas mon visage sur la plaque, mais le visage des gars avec qui j’ai joué. La position de ligne à l’attaque, ça ne se fait pas tout seul. Si j’avais été seul avec des joueurs qui ne sont pas de calibre à mes côtés, je n’aurais pas pu être nommé sur l’équipe du All-Conference au Québec et sur l’équipe All-Canadian au national », affirme celui qui étudie actuellement en enseignement.

Du bon football à prévoir

L’avenir s’annonce beau pour le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. Les joueurs en place semblent avoir un bel esprit d’équipe et les recrues devraient offrir du football de qualité aux Sherbrookois, selon l’entraîneur-chef de l’équipe, Mathieu Lecompte.

« On a réussi à attirer l’élite de la ligne à l’attaque, se réjouit Lecompte. L’an prochain, l’amateur de football va venir voir le futur du Vert & Or en action. Ils vont voir de jeunes joueurs avec des gabarits imposants. Ils ne seront peut-être pas matures physiquement, mais je pense que ça va être de bon augure. Ce sera prometteur. »

De son côté, le receveur William Robitaille s’attend à de belles surprises. « Nous sommes partis dans la bonne voie. On n’a pas atteint nos objectifs l’an dernier, mais on travaille fort. On a un groupe uni. Le recrutement est le nerf de la guerre. Je pense qu’on va avoir une bonne productivité sur de longues années », analyse-t-il.

FOOTBALL

Vert & Or : un troisième coordonnateur offensif en trois ans

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke aura un troisième coordonnateur offensif en trois ans en 2018. Jason Hogan, qui était jusqu’à tout récemment avec les Alouettes de Montréal (LCF) remplacera Brent Bailey, qui a remis sa démission il y a quelques jours après seulement une année passée à diriger l’attaque du Vert & Or.

Hogan débarque à Sherbrooke avec un curriculum vitae bien garni d’expérience à plusieurs niveaux de football.

Âgé de 31 ans, Hogan a passé les deux dernières années avec les Alouettes de Montréal, occupant les postes d’entraîneur du contrôle de la qualité à l’attaque et entraîneur des receveurs de passes.

Ancien joueur du Rouge et Or de l’Université Laval, il a passé six ans au sein du programme collégial des Phénix d’André-Grasset en tant que coordonnateur offensif et entraîneur des quart-arrières, où il a remporté trois Bols d’Or.

Brent Bailey n’aura finalement dirigé l’attaque des Verts que pendant une seule saison, lui qui avait un contrat de deux ans en poche.

Sous sa férule, l’offensive du Vert & Or fut la deuxième moins productive de la conférence Québec, avec seulement 139 points marqués en huit matchs.

L’équipe a utilisé trois pivots différents et a été blanchie 45-0 en demi-finale face au Rouge et Or de l’Université Laval.

Maintenant à la barre d’un programme de hockey universitaire à Bishop’s depuis quelques semaines, Bailey a exprimé le désir d’y consacrer plus de temps.

Il s’était joint au Vert & Or après un passage de quatre ans à Bishop’s.

Jason Hogan succède à Bailey et à Mathieu Pronovost.

Football

Swennen veut mêler les cartes

La compétition risque d’être intéressante à suivre au cours des prochains mois à la position de quart-arrière chez le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

L’équipe a annoncé avoir recruté le quart arrière gaucher format géant (6’04 et 210 livres) Jesse Swennen, des Géants de Saint-Jean.

Ce dernier rejoindra Alex Jacob-Michaud, Xavier Owens et Conor Sinclair, qui ont tous vu du terrain en 2017.

« J’hésitais entre le Vert & Or et Bishop’s. Ce sont seulement ces deux programmes qui m’ont contacté pour être quart-arrière. Carleton, en Ontario, était aussi dans le portrait, mais ils me voyaient davantage comme un ailier rapproché. Ça ne m’intéressait pas. Aussi, comme je vais étudier en finances, le programme coopératif était très intéressant pour moi », a dit le grand quart-arrière.

« Sherbrooke est une ville intéressante ; j’adore la région. J’ai visité Sherbrooke et Bishop’s, et j’ai su dès la première visite que Sherbrooke serait ma destination. Certains membres de ma famille sont des « alumnis » à Bishop’s, alors ça m’a fait réfléchir. Mais en fin de compte, le volet académique à Sherbrooke, avec les stages, c’était très intéressant. »

Ce dernier a fait parler son bras et ses jambes, en 2017, avec les Géants. Une mince consolation pour l’équipe, qui a connu une difficile saison de 1-8 cette année.

Swennen a récolté 1684 verges de gain (4e rang), et il a réussi huit passes de touché, contre neuf interceptions. Au sol, il a récolté l’impressionnant total de 589 verges, avec quatre touchés.

« J’offre un style de jeu que l’on pourrait qualifier de « dual threat ». Je suis parfois imprécis avec mes passes. Cette saison, c’était ma première comme partant en division 1, à Saint-Jean. J’ai lancé plusieurs interceptions dans les premiers matchs, mais ça s’est amélioré de beaucoup par la suite. Ma prise de décision aussi. Je m’en vais dans la bonne direction », a dit le jeune homme.

« J’ai eu de très bonnes discussions avec Brent (Bailey, le coordonnateur à l’attaque du Vert & Or) et son système ressemble avec celui qu’on a roulé à Saint-Jean. »

« Dès mon arrivée avec l’équipe, j’ai l’intention de tout mettre en œuvre pour devenir partant. Je vais travailler pour ça. »

Football

Le Vert & Or fait une percée chez les Cougars

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke poursuit son magasinage des Fêtes. Jeudi, il a confirmé la venue de trois joueurs de la dernière édition des Cougars du Collège Champlain, qui a gagné le Bol d’Or il y a deux semaines.

Le demi défensif Félix Antoine Dallaire, le secondeur Jean-Rémi Champoux et le receveur de passes Antoine Poiré ont tous confirmé leur venue à Sherbrooke.<

Il en va de même avec le quart-arrière des Géants de Saint-Jean Jesse Swennen.

Lors de la conquête du Bol d’Or par les Cougars face aux Cheetahs de Vanier, Champoux a réalisé deux sacs.

Le jeune Sherbrookois qui a joué avec les Rebels de LeBer, l’avoue; il a éclot un peu sur le tard.

« La position de secondeur, c’était l’une de nos forces chez les Cougars. J’ai réussi à me faire une place sur le tard, au milieu de ma troisième année », a-t-il avoué.

« Sherbrooke, c’est ma ville, j’ai toujours suivi le Vert & Or. J’allais à leurs matchs, quand j’étais jeune. Je crois que l’avenir est bon. Je sais qu’ici, je peux faire une différence. J’aime la communauté, les joueurs, l’esprit d’équipe et j’ai envie de jouer pour les coachs », a dit celui qui veut étudier en médecine ou en bio-mécanique.

« J’ai eu plusieurs offres provenant de l’Ontario, mais Sherbrooke était mon premier choix. »

« Je crois en ce programme, je crois au personnel d’entraîneurs en place. Je crois que le programme va dans la bonne direction, vers la victoire. L’Université de Sherbrooke est aussi une excellente option pour mes études, moi qui veux étudier en finance. Nous les Cougars, on est des gagnants et on veut gagner », a dit le receveur Poiré (18 attrapés pour 170 verges), qui a également considéré l’Université McGill.

Quant à Dallaire, qui est présentement en rémission après une deuxième blessure au ligament du croisé antérieur, il a choisi de rester à Sherbrooke notamment pour le programme coop en ingénierie.

« Je suis originaire de Québec et j’ai bâti quelque chose ici. J’aime l’enthousiasme des entraîneurs. »

L’entraîneur-chef Mathieu Lecompte était satisfait de cette percée chez les Cougars.

« On continue le travail. C’est un bon départ, mais ce n’est pas terminé encore. On peut espérer attirer les meilleurs joueurs chez nous. Les Cougars ont une tradition d’excellence, et la compétition est forte pour mettre le grappin sur ses joueurs. Tout le monde veut piger dans la manne, et avec raison. On a beaucoup de choses à offrir. Les choses vont bien pour le recrutement, et cette percée chez les Cougars, on veut que ce soit le début d’une tradition. »

Football

Francis Lapointe nommé sur la 2e équipe d’étoiles au Canada

Depuis qu’il a commencé à jouer au football, Francis Lapointe a toujours eu à confondre les sceptiques. Jeudi soir lors du banquet de fin de saison de Usports, qui se déroulait au Convention Center de Hamilton en marge de la présentation de la coupe Vanier, le joueur de centre de la ligne offensive du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles au Canada.

« Je suis vraiment content. C’est un bel accomplissement pour moi. Surtout, c’est une belle marque de respect pour mon travail et mes efforts lors de ces cinq années à Sherbrooke. J’avais été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ à ma troisième année, mais c’est la première fois que je me taille une place au niveau canadien. Ça termine bien un parcours universitaire », a dit Lapointe lorsque joint par La Tribune.

« Ce que j’apprécie le plus, c’est que cette sélection est le résultat du vote des entraîneurs. C’est encore plus valorisant de voir que les adversaires reconnaissent mon jeu. »

Lapointe a évolué deux ans avec les Spartiates du Vieux-Montréal avant d’entreprendre son parcours universitaire de cinq ans avec le Vert & Or.

Depuis toujours, sa taille l’a confronté à bien des moqueries, dans le petit monde du football. À 6 pieds et 285 livres, il n’a jamais été le plus gros joueur de ligne offensive.

« J’ai participé à un camp des Spartiates. Mais j’ai lâché. Ce sont des amis qui m’ont convaincu de disputer une dernière saison de football civil avec eux en catégorie midget. J’ai dit oui et j’ai connu une très bonne saison. Je me suis embarqué avec les Spartiates l’année suivante », s’est-il souvenu.

« Quand j’ai amorcé ma carrière collégiale, on m’a répété plusieurs fois que je n’étais pas assez gros, que je ne ferais pas long feu. On m’a répété la même chose quand j’ai commencé avec le Vert & Or. Là, je suis nommé deuxième meilleur joueur de centre au pays. J’ai toujours travaillé très fort, et avec passion. »

Francis Lapointe a été l’un des capitaines du Vert & Or à ses trois dernières années avec l’équipe.

L’an dernier, Le Vert & Or a placé deux joueurs sur les équipes d’étoiles canadiennes Usports; Samuel Polan sur la première équipe en défensive, et le secondeur Alex Gagné sur la deuxième équipe d’étoiles, en défensive également.

Le receveur de passes Sébastien Blanchard fut le dernier joueur du Vert & Or nommé sur une équipe d’étoiles à l’attaque pour le Vert & Or. C’était en 2014.

Les entraîneurs Mathieu Lecompte et Yan Genest ont accompagné Francis Lapointe à Hamilton.

Football

Grandeurs, misères et espoirs

CHRONIQUE / Déjà, une autre saison universitaire de football québécois qui en arrive à sa conclusion, avec la victoire du Rouge et Or de l’Université Laval samedi dernier face aux Carabins de l’Université de Montréal à la Coupe Dunsmore.

Une saison qui fut, en plusieurs points, semblables aux autres.

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a assuré sa présence en éliminatoires à son dernier match de la saison régulière, avant de s’incliner face à Québec en demi-finale québécoise.

Les Gaiters de l’Université Bishop’s ont éprouvé des difficultés à leur première saison dans la conférence des Maritimes en ne remportant qu’un seul match.

Le Rouge et Or de l’Université Laval a une fois plus été dominant en 2017 et tout indique qu’il se dirige vers une autre conquête de la Coupe Vanier. En tout cas, ils seront largement favoris.

Une saison prévisible sur le synthétique, donc.

Mais pas dans les bureaux.

Le RSEQ s’est retrouvé sur le grill très — trop — souvent cette saison. D’abord pour le dossier du match annulé entre les Stingers de Concordia et les Carabins de l’Université de Montréal pour une épidémie de gastro, mais aussi pour des jugements disciplinaires médiatisés à la suite de plaqués limites.

Et la qualité de l’arbitrage à une fois de plus été remise en question, notamment lors de cette même Coupe Dunsmore, lorsqu’un joueur du Rouge et Or, Kevin McGee en l’occurrence, aurait frappé un adversaire à la tête, à la fin de la première demie.

Un adversaire qui n’est pas revenu dans le match. Qui ne se sentira pas super bien cette semaine à l’école.

Bref, la gestion des règlements, des différends, des cas disciplinaires et, comme dans ce cas précis, des cas de récidive, a occupé beaucoup de place. Trop de place. On a parlé beaucoup de football universitaire, cet automne, et pas toujours pour les bonnes raisons.

Il est temps que ça change.

Il est temps de créer une super structure provinciale indépendante qui veillera à administrer cette discipline, de cette ligue que l’on pourrait même qualifier de « semi-professionnelle ». Administrer et diriger.

Je n’enlève rien aux autres sports universitaires. Les comparatifs ne tiennent tout simplement pas la route.

La popularité du football universitaire québécois est en forte progression depuis plusieurs années. Une progression marquée, constante.

Les matchs sont retransmis à la télé; même si bien sûr, il faut un abonnement spécifique pour y avoir accès, quelle autre discipline peut se targuer de même approcher ce statut, cet engouement?

Le football universitaire québécois, et Canadien, est un terreau de plus en plus fertile pour les équipes professionnelles de la Ligue canadienne de football.

Si les dirigeants des neuf équipes de la LCF préfèrent encore les joueurs américains, n’en reste pas moins que le nombre de joueurs universitaires repêchés chez les pros, et provenant du Québec, est de plus en plus publicisé.
Il y a même deux joueurs universitaires québécois qui font partie d’équipes de la NFL!

Dans ces conditions, tous les aspects du football universitaire sont scrutés à la loupe. Tous.

Et le fanbase est de plus en plus large. En grande partie grâce aux succès des équipes de Montréal et de Québec, l’attention médiatique entourant les matchs opposant les deux formations suscite énormément d’intérêt dans les deux principaux marchés de la province.

Il est tant de mettre sur pied une structure décisionnelle qui statuera sur les différents dossiers du football.

Arrêtez-moi ça, les blâmes dirigés vers le RSEQ; c’est une entité administrative qui gère le football en fonction des règlements établis par ses membres, soit les universités dans le cas qui nous occupe.

Quant à la sécurité des joueurs, et même à la formation des arbitres, c’est Football Québec qui gère le dossier. Et je ne fais même pas intervenir le MELS (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport).

Vous voyez? Beaucoup d’intervenants pour un seul et même sport. Ça commence à faire beaucoup.

Vive la concertation.

Avec une structure entièrement consacrée au développement du joueur, à une pratique du sport sécuritaire, sur la formation des arbitres, à l’encadrement des études et du sport, et à l’admissibilité des joueurs via leur historique, on pourrait faire un pas en avant.

Et éviter de sombrer dans les cas extrêmes comme celui vécu dans la Conférence des Maritimes, où un juge à ordonner la présentation du Loney Bowl entre Acadia et Saint-Mary’s en plein milieu de la présente semaine, quelques jours avant la présentation du match de demi-finale du football universitaire canadien, face à Western, de l’Ontario.

Une plainte provenant de Bishop’s, St-Francis-Xavier, Mount Allison et Acadia a été acheminée à AUS sports le 2 novembre dernier, à propos d’un joueur inadmissible chez les Huskies de Saint-Mary’s.

Une démarche juridique initiée par Saint-Mary’s a bloqué le processus de révision, et forcé l’annulation du match de finale de la Conférence des Maritimes.

La cour supérieure de la Nouvelle-Écosse a par la suite statué, la fin de semaine dernière, que ledit match devait être disputé le 14 novembre.

L’enquête Usports sur l’admissibilité du joueur n’a jamais été complétée.

Ce qui veut donc dire que la finale des Maritimes se jouera au même moment où Western et ses Mustangs mettront les pieds dans les Maritimes pour y disputer son match de demi-finale de samedi.

Tout ça n’a tout simplement plus de sens.

Mais avant de regarder et d’analyser et d’espérer une superstructure canadienne — ce qui serait l’ultime accomplissement — il faut s’assurer qu’on gère bien les choses ici.

Le sport est rendu là. Mais tout ce qui l’entoure, pas encore.

Sports

Le Vert & Or blanchi par le Rouge et Or

La saison 2017 du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke s’est terminée samedi après-midi après une défaite de 45-0 subie aux mains du Rouge et Or de l’Université Laval, en demi-finale du football universitaire québécois.

Pendant que les joueurs du Vert & Or retournent à la maison, ceux du Rouge et Or s’apprêtent à affronter les Carabins de l’Université de Montréal en finale de la Coupe Dunsmore (Au moment d’écrire ces lignes, Montréal était en avance 33-14 au quatrième quart.)

Tout le monde le savait, la commande était très lourde pour le Vert & Or, à l’aube de cet autre duel contre son ennemi juré de Québec. 

Avec ce revers, Sherbrooke s’incline pour la 27e fois contre Québec, dont la cinquième en éliminatoires et la troisième en demi-finale du football universitaire québécois. 

Dans ce match qui a quand même été serré lors des 30 premières minutes, les trois revirements commis par le Vert & Or auront finalement coûté 21 points. 

Le Vert & Or a amorcé le match en tentant de surprendre son adversaire en effectuant un botté court lors du botté d’envoi. Mal leur en pris puisque le Rouge et Or a non seulement repris le ballon, gracieuseté de Christian Dallaire, mais il a profité de cette position avantageuse sur le terrain pour inscrire le majeur. 

Quelques jeux plus tard, Hugo Richard inscrivait le premier touché du match après une course d’une verge. Avec trois minutes de jouées dans le match, le Rouge et Or était déjà en avance et le massacre anticipé se concrétisait. 

Mais il ne s’est pas réalisé, du moins, pas dans l’immédiat. L’unité défensive du Vert & Or a livré la marchandise en réalisant de gros jeux, dont des sacs du demi défensif Anthony Tanguay et de l’ailier défensif Alexandre Gagnon. 

Chaque fois, le Vert & Or repoussait Québec hors du territoire d’une possible tentative de placement. 

Des morceaux de ciel ont commencé à tomber sur la tête du Vert & Or en fin de première demie; Tomy Duperron a capté une passe à sa ligne de 20, mais il a perdu le ballon en voulant étirer son gain. 

Encore une fois, quelques jeux plus tard, Hugo Richard et la formation jumbo du Rouge et Or ont inscrit un autre majeur, peu de temps après. 

Mais à 14-0, les carottes n’étaient toujours pas cuites pour Sherbrooke. Une longue passe du quart-arrière Alex Jacob-Michaud à Frédéric Cadieux-Boudrias, jumelée à une punition pour rudesse appelée contre Québec et Sherbrooke se retrouvait à l’intérieur de la ligne de 20 du Rouge et Or. 

Mais dès le jeu suivant, les autres morceaux du ciel sont tombés sur Sherbrooke; la passe tentée de Jacob-Michaud a été interceptée habilement par Christophe Gagné, qui a ramené le ballon jusqu’au centre du terrain. 

Deux jeux plus tard, Hugo Richard a rejoint Benoit Gagnon-Brousseau sur 61 verges pour le majeur; sur cette séquence, Anthony Tanguay et Tommy Roadley Trohatos ont sauté pour tenter d’intercepter la passe flottante de Richard, mais sans succès. 

En retard 21-0, Alex Jacob-Michaud a lancé une passe en plein centre du terrain, où il n’y avait aucun gilet blanc, mais plusieurs gilets rouges, à la séquence offensive suivante du Vert & Or. 

C’est finalement Gabriel Ouellet qui a saisi le ballon, loin en territoire sherbrookois. 

Jamais deux sans trois, Hugo Richard a une fois de plus entré l’ovale dans la zone payante pour le majeur peu après. 

Ainsi, en un claquement de doigt, le Vert & Or était à la portée de couper l’avance du Rouge et Or de moitié à 14-7, pour plutôt entrer au vestiaire en déficit 28-0. 

Le match était déjà terminé pour Sherbrooke et tout ça, en seulement deux minutes et 10 secondes. 

Comme il a l’habitude de le faire, le Rouge et Or s’est fié à son attaque au sol en deuxième dernier, entre autres pour contrôler le temps. 

Fait à noter, c’est la troisième fois à ses cinq derniers matchs que le Rouge et Or réussit à blanchir son adversaire.

VERT & OR

Dompter la bête

CHRONIQUE / Des fois, souvent, l’arbre cache la forêt.

Lorsqu’on jette un rapide coup d’œil sur la demi-finale du football universitaire québécois qui sera disputée samedi entre le Rouge et Or de l’Université Laval et le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, on se demande bien comment l’issue du match pourrait être différente de tous les autres affrontements entre les deux équipes.

Le Vert & Or n’a jamais réussi à battre le Rouge et Or depuis 2003. Zéro. Niet.

Cette saison, conséquemment, deux affrontements, deux défaites. Par des pointages définitifs de 40-5 et de 46-15.

L’attaque du Vert & Or, qui se cherche depuis le premier jour du calendrier régulier 2017, n’a pu trouver son erre d’aller contre la puissante défensive du Rouge et Or.

Et, justement, c’est là que l’analogie de l’arbre et la forêt entre en ligne de compte. Sherbrooke n’a pu marquer des points contre Québec, soit. Mais qui a réussi à le faire, en 2017 ?

Personne, en fait.

Le Rouge et Or a accordé 77 points en huit rencontres. Calculez la moyenne par match vous-même. Ce n’est vraiment pas beaucoup. Au total, l’unité défensive n’a permis que sept touchés. Sept.

Juste par curiosité : qui a été en mesure de marquer le plus de points contre Québec en cette saison 2017 ? Allez, un effort ! Qui, d’après vous ?

Ce ne sont pas les Redmen de McGill. Les Rouges ont inscrit 14 points face à Québec, et ils ont été blanchis une fois.

Ce n’est pas non plus le Vert & Or qui, en deux matchs, n’a pu faire mieux que 20 points, dont un seul touché, inscrit sur un retour de botté de William Robitaille.

Et, non, ce ne sont pas non plus les Carabins de l’Université de Montréal ; les champions de la Coupe Vanier 2014 n’ont pu faire mieux que 21 points contre l’Université Laval, et ils ont même été blanchis, à leur deuxième duel face à leur adversaire de l’autoroute 20.

Oui, ce sont les Stingers de Concordia qui ont été les plus productifs. Avec 22 points marqués en deux matchs.

Vous vous rendez compte ? Québec a blanchi ses adversaires deux fois cette saison ! Deux fois !

Dont un blanc contre la machine offensive des Carabins, qui est pilotée par un quart de cinquième année et qui a sous la main un incroyable quatuor de receveurs (Cibasu, Paquet, Normandin et Kaya). Blan-chis. Aucun point. Faut le faire.

On questionne beaucoup, avec raison, la cohésion de l’attaque du Vert & Or à l’aube de cet autre duel éliminatoire contre Québec.

On souligne les erreurs coûteuses, les trop grandes rotations d’effectifs, les ballons échappés, les trop nombreuses séquences offensives infructueuses, les passes interceptées.

Une attaque qui n’a généré que 139 points en huit matchs. C’est peu.

Mais force est d’admettre que ce sont tous les programmes de football au Québec qui se sont rivé le nez sur le front défensif du Rouge et Or. Tous.

Québec présente l’unité défensive la plus pingre de tout le football universitaire canadien. Seuls les Mustangs de Western peuvent prétendre rivaliser avec eux, n’ayant accordé que 105 points. McMaster suit pas trop loin, avec 115 points accordés.

Alors, comment une unité offensive, quelle qu’elle soit, peut-elle espérer se présenter sur le synthétique de l’Université Laval, en novembre, et espérer traverser ce front et inscrire suffisamment de points pour l’emporter ?

Je ne sais pas. Vraiment.

Arrêtez de voir seulement l’arbre, et jetez un coup d’œil à l’ensemble de la forêt.

Dans ces conditions, on ne cherche plus la meilleure défensive au Canada.

VERT & OR

Des premiers pas en éliminatoires

Si le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke présente probablement la formation la plus expérimentée au Québec, c’est tout l’inverse pour plusieurs membres du personnel d’entraîneurs, qui en seront à une première expérience en éliminatoires, samedi.

L’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, le coordonnateur des unités spéciales Kevin Régimbald, l’entraîneur des receveurs de passes Simon Charbonneau-Campeau et l’entraîneur des quarts Luc Sylvain, entre autres, en seront tous à leurs premiers pas en éliminatoires dans leurs fonctions respectives.

Tout le contraire chez les joueurs, alors que 17 d’entre eux pourraient jouer leur dernier match samedi à Québec.

Malgré la difficulté de la tâche qui les attend face au Rouge et Or, Mathieu Lecompte demeure optimiste.

« Je m’attends à de l’audace de la part du Vert et Or en fin de semaine à Québec. Les probabilités de gagner ou de perdre ne m’intéressent pas. Il faut par-dessus tout être intense de la première à la dernière minute ; à chaque jeu, il faudra faire sa job. Il n’y a aucune équipe qui a gagné un match avant de l’avoir joué », a philosophé l’entraîneur-chef.

« Quand même bien on analyserait ce match de toutes les manières possibles, qu’on ferait intervenir toutes les statistiques du monde, on ne les a jamais battus. Dans ce cas, il faut se concentrer sur ce qu’on peut faire. C’est toi contre le gars d’en face, c’est tout. On devra être intense, gagner nos batailles physiques, à chacun de nos jeux. Au cumulatif, après quatre quarts, on verra le résultat. »

C’est Alex Jacob-Michaud qui sera le pivot partant pour le Vert & Or samedi. C’est lui qui a amorcé la saison, avant de perdre sa place au profit de Conor Sinclair.

Il est revenu dans la mêlée quand ce dernier a été blessé, avant de céder sa place à Xavier Owens. Jacob-Michaud a repris sa place lorsque Owens a été blessé contre McGill, au dernier match de la saison régulière.

« À sa décharge, Alex a vraiment été incroyable lors des deux derniers matchs. Il lance de très belles passes, des passes précises, il a retrouvé une belle touche de ballon. Tout le monde est satisfait, tout le monde est positif. On va souhaiter qu’il garde le même rythme que lors de ses deux derniers matchs », a dit Mathieu Lecompte.

Il s’agira d’un premier départ en éliminatoires pour Jacob-Michaud, qui en est à sa deuxième année avec le Vert & Or.

En saison, il a accumulé 1015 verges de gain, avec cinq passes de touché, mais huit interceptions.

Il a cependant perdu l’une de ses principales cibles. L’Américain Jermer Braswell, qui est retourné chez lui en Floride, a dominé les receveurs du Vert & Or avec 289 verges de gain et trois touchés. »

« On doit bien faire les choses, porter attention aux détails, que tu sois Américain ou Canadien, noir ou blanc ou asiatique, c’est la même chose. Si tu as mis des heures et que tu es impliqué, tu vas avoir le même résultat. Je ne crois pas que la perte des deux receveurs américains va affecter les résultats sur le terrain », a réitéré Lecompte.

VERT & OR

L'essentiel Keith Sanscartier

En défensive, comme demi défensif, il a terminé deuxième au Québec avec une moyenne de 5,6 plaqués par match, à égalité avec son coéquipier Charles Brousseau.

En tout, il a réussi 45 plaqués en huit matchs, là aussi le deuxième plus fort total du RSEQ, et seulement deux de plus que son coéquipier Anthony Tanguay.

Sanscartier est une pièce importante de la tertiaire du Vert & Or, mais aussi des unités spéciales de l’équipe, tant en couverture qu’en retour de bottés d’envoi.

Vraiment, Sanscartier a touché à tout à sa dernière année avec l’équipe

« D’un point de vue individuel, je suis très satisfait de ma saison. Mais je trouve ça plate d’avoir eu du succès lors d’une saison qui fut en montagnes russes pour l’équipe. Je suis quand même confiant de ce qu’on peut réaliser en tant qu’équipe en éliminatoires », a dit le numéro 13.

Ce dernier jure que l’unité défensive a fait ses devoirs et qu’elle ne se fera pas surprendre par le jeu au sol du Rouge et Or, comme ce fut le cas lors du dernier affrontement entre les deux équipes.

« Ils ont eu du succès au sol, alors probablement qu’ils voudront encore jouer là. Mais là, on est prêts, on est mieux équipés pour affronter ça. S’ils veulent de nouveau courir, on sera prêts. »

Sanscartier confirme qu’affronter le quart-arrière étoile Hugo Richard n’est pas une mince tâche.

« On n’a d’autre choix que de respecter sa capacité à courir. Il peut nous faire mal tant par la passe qu’avec ses jambes. Quand il utilise ses jambes, il est aussi efficace qu’un porteur de ballon régulier. Il est très athlétique. »
Keith Sanscartier dispute sa dernière saison au niveau universitaire.

Il souhaite passer au prochain niveau, dès l’an prochain.

« Quand je suis arrivé ici, c’était plus ou moins mon objectif. Mais avec les saisons que j’ai connues, je m’aperçois qu’il est possible de continuer. J’ai déjà eu des pourparlers avec des équipes en vue d’un essai. J’ai aussi passé une journée avec le Rouge et Noir d’Ottawa plus tôt cette année, et ils ont bien aimé. Je termine mes études en décembre et j’obtiendrai mon diplôme. Je serai donc prêt à passer à l’autre étape. »