J’ai obtenu deux podiums en quatre jours dans l’ouest du pays. Des performances qui se prennent bien, merci !

Vers l’historique GP3R

C’est en fin de semaine que débutent les activités du Grand Prix de Trois-Rivières ou, comme on l’appelle plus souvent qu’autrement, le GP3R. J’y serai évidemment le week-end prochain alors que la série canadienne de NASCAR présentera sa huitième épreuve de la saison.

Mais avant de parler de ce qui m’attend à Trois-Rivières, revenons un peu sur le voyage dans l’Ouest qui, avouons-le, s’est plutôt bien déroulé pour moi.

À Saskatoon, j’ai terminé troisième et sixième. Puis, à Edmonton, j’ai encore fini troisième. Deux podiums en quatre jours, ça se prend très bien, merci !

Le pire, c’est que j’aurais aussi pu monter sur le podium lors de la deuxième course sur l’ovale de Saskatoon. Honnêtement, c’est lors de cette épreuve que ma voiture était la plus rapide. Mais de petits pépins mécaniques m’ont finalement empêché d’exploiter au maximum la vitesse de mon bolide.

Au classement, je suis maintenant quatrième, à 16 points de la tête et de Louis-Philippe Dumoulin, qui a triomphé à Edmonton. Avec cinq courses à faire, je me considère en bonne position.

J’ai fait beaucoup de promotion dans l’Ouest et particulièrement à Edmonton. La veille de l’épreuve, j’ai donné une dizaine d’entrevues à la télé et à la radio locale. Ce soir-là, pas de farces, je me suis endormi à 20 h. J’étais brûlé !

Moment fort

J’ai très hâte à la fin de semaine prochaine. Car le Grand Prix de Trois-Rivières représente le moment le plus fort, à mon avis, de la saison de la série canadienne de NASCAR. Trois-Rivières, c’est autre chose, c’est spécial.

Le Grand Prix de Trois-Rivières représente tellement dans l’histoire de la course automobile au Québec et au Canada. Le GP3R fait partie de notre patrimoine, lui qui a lancé la carrière de certains et qui a marqué celle de bien d’autres.

Et Trois-Rivières, c’est un véritable happening. Le centre-ville bourdonne d’activités tout au long de l’événement, il y a des spectacles, des feux d’artifice et quoi encore. Sérieusement, je ne connais pas personne qui soit déjà allé au Grand Prix de Trois-Rivières et qui en est ressorti déçu.

L’an dernier, c’est moi qui l’ai emporté, devant Andrew Ranger. J’avais déjà gagné en Formule Atlantique (deux fois, en fait) et en classe Grand Touring du Championnat canadien de voitures de tourisme, mais il me manquait cette victoire en série canadienne de NASCAR. C’est un succès que j’ai savouré, croyez-moi !

J’entrevois le Grand Prix de Trois-Rivières avec confiance. Mais surtout, je le répète, j’ai très hâte ! Propos recueillis par Michel Tassé