André Bolduc

Vente des Alouettes : un vent de fraîcheur, dit Bolduc

Enfin, la saga de la vente des Alouettes de Montréal est terminée. Après des semaines de tractations, ce sont finalement les hommes d’affaires ontariens Gary Stern et Sid Spiegel qui ont acheté le club de football montréalais. Un pas en avant important, confirme André Bolduc.

Les membres de l’organisation montréalaise ont été mis au courant des détails de la transaction quelques minutes seulement avant la conférence de presse présentant les nouveaux propriétaires à la presse, lundi matin.

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« C’est un bel avant-goût. Ça me donne le goût d’en savoir plus sur eux et sur comment ils vont opérer dans les prochains dossiers. Leur feuille de route en affaires est impressionnante, dans un domaine difficile. J’ai aussi aimé entendre qu’ils voulaient choisir les meilleures personnes possible pour la suite des choses », a dit Bolduc.

« Je suis agréablement surpris. Ça avance. Les nouveaux propriétaires ont rapidement identifié les problématiques à régler, dans le bon ordre. »

Ce dernier estime que la nomination d’un président, et par la suite, celle d’un directeur général, seront des décisions tout aussi importantes.

« Pour un club professionnel comme le nôtre, tout revient au produit sur le terrain, aux joueurs. Tu peux avoir les meilleurs entraîneurs, la meilleure structure, tu dois avoir des joueurs. Ce sont eux que les fans viennent voir au stade. J’ai hâte d’avoir les détails sur la nomination du président; des gars disponibles, bilingues, il y en a pas des tonnes. Par contre, il y a de bons hommes de football disponibles pour remplir le poste de DG », a analysé l’ancien entraîneur-chef du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Mais plus que la nouvelle de lundi, c’est plutôt ce qu’André Bolduc entend à travers la ligue qui le réconforte le plus concernant l’avenir des Alouettes.

« Ce qu’on entend à travers les branches, c’est que les gars veulent revenir ici. Montréal est plus attirante qu’elle ne l’a été de puis cinq ans. Et ça, c’est très important. Surtout en cette période des agents libres. On doit solidifier notre brigade défensive, et remplacer (William) Stanback. Ce sont de gros dossiers. Mais le vibe est bon », a confirmé André Bolduc.

De nouvelles responsabilités

C’est donc sous l’élan d’enthousiasme de la saison 2019 que l’organisation montréalaise entreprend son virage pour 2020.

De nouveaux propriétaires, un nouveau contrat pour Khari Jones et un retour en éliminatoires, l’automne dernier, qui a mis fin à une vilaine disette qui a sérieusement entamé l’ardeur des amateurs.

Bolduc, lui, monte en grade, lui qui a été nommé assistant entraîneur-chef, en plus de garder ses responsabilités avec les porteurs de ballon.

Il est avec l’organisation depuis 2014.

« Khari m’a parlé de ses intentions, de ses projets, et j’avais envie de poursuivre. Je voulais garder les porteurs, mais il fallait qu’il se passe quelque chose, après six ans avec l’équipe. J’aime le poste d’assistant entraîneur-chef, j’aime ce genre de gestion. En fait, c’est ce que je faisais déjà, dans les faits. »

« C’est motivant. Pour nous, c’est la continuité dans une belle direction. Les gens sont de retour au stade, c’était l’fun de travailler dans cette ambiance la saison passée. »

Jones et Bolduc forment un duo intéressant. Le premier s’intéresse au cheminement en football des enfants du second, et Bolduc fait de même avec les filles de Jones, qui jouent au softball.

Leur passion commune du football, et leur amitié, les a amenés sur les terrains de football universitaire du Québec, l’automne dernier, notamment à Québec.

« André connaît cette équipe sous toutes ses coutures et son influence sur l’équipe est très positive. Il mérite pleinement d’accéder au rôle d’adjoint à l’entraîneur-chef », a dit Jones, lors de l’annonce de la prolongation de contrat de Bolduc, en décembre. La durée n’a pas été précisée.