À défaut d’encourager leurs favoris qui brillaient par leur absence dans les séries de fin de saison, les partisans du Canadien de Montréal, qui détestent les Bruins de Boston à s’en confesser, ont eu leur petite vengeance cette semaine lorsque les Oursons ont laissé filer la victoire lors du septième et décisif match de la finale de la Coupe Stanley. J’en ai croisé certains qui étaient déchaînés et qui jubilaient, rien de moins. Faut croire que la longue disette du CH commence à peser. Grand bien leur fasse!

Vent de fraîcheur

ANALYSE / À défaut d’encourager leurs favoris qui brillaient par leur absence dans les séries de fin de saison, les partisans du Canadien de Montréal, qui détestent les Bruins de Boston à s’en confesser, ont eu leur petite vengeance cette semaine lorsque les Oursons ont laissé filer la victoire lors du septième et décisif match de la finale de la Coupe Stanley. J’en ai croisé certains qui étaient déchaînés et qui jubilaient, rien de moins. Faut croire que la longue disette du CH commence à peser. Grand bien leur fasse!

Personnellement, je considère que les Blues de St-Louis amènent un vent de fraîcheur à la Ligue nationale en étant les nouveaux monarques du circuit Bettman. On ne peut que se réjouir de voir une franchise soulever le gros trophée pour la première fois, surtout quand l’attente dure depuis cinq décennies.

Mais permettez-moi d’émettre une petite réserve. Les Blues avaient-ils vraiment besoin de jouer les matamores des années 70 pour améliorer leurs chances de victoire? Patrick Maroon qui traverse la ligne centrale lors de la période d’échauffement pour intimider l’adversaire. Le gardien Jordan Binnington qui joue du coude en traversant la glace à la fin d’une période ou encore les charges répétées sur le gardien Tuukka Rask. J’espère que cela ne s’explique pas par la présence des anciens durs Craig Bérubé et Steve Ott derrière le banc. Bérubé et Ott doivent leur carrière de hockeyeur à leurs poings, rien d’autre. Ben oui, les Bruins alignent un certain Brad Marchand, le joueur le plus détestable de la LNH, mais je n’ai jamais prétendu qu’il faisait partie de mes favoris.

J’ai longtemps acclamé le jeu viril à l’ancienne, les bagarres à n’en plus finir, mais tout cela est derrière moi. Appelez ça de la sagesse, ou le fait de vieillir, peu importe, mais j’assume entièrement mes propos.

Les Raptors

Vingt-quatre heures après la conquête des Blues de St-Louis, les Raptors de Toronto ont aussi mis la main sur leur premier sacre dans la NBA. Quel parcours! Et surtout quel spectacle! C’est ce que j’attends en premier lieu du monde du sport: que les athlètes nous en mettent plein les yeux. 

Sachez que j’ai toujours suivi les séries de fin de saison de la NBA avec intérêt. En tant qu’ancien joueur de crosse, je peux apercevoir certaines similitudes entre les deux sports. Cela ne fait pas de moi un spécialiste pour autant, loin de là.

Évidemment que j’appuyais les Raptors. L’équipe est même très sympathique avec trois de leurs joueurs (Boucher, Siakam et Ibaka) qui s’expriment dans la langue de Molière. Et que dire de leurs vedettes qui sont des athlètes avec une attitude irréprochable. Je parle évidemment de Kyle Lowry et surtout Kawhi Leonard. Toujours respectueux de l’adversaire, jamais de comportements inappropriés ou des propos déplacés. J’adore ces athlètes (Ryan O’Reily des Blues en est un autre, tout comme Patrice Bergeron des Bruins) qui se tiennent loin de l’arrogance et qui se gardent toujours une petite gêne pour célébrer. Tout le contraire des filles de l’équipe de soccer des États-Unis actuellement à la Coupe du monde féminine.

Le sport a besoin de ces histoires qui ont quelque chose de magique et d’inspirant. Celles des Blues de St-Louis, malgré les petites tapes sur les doigts que je leur donne plus haut, et les Raptors de Toronto s’inscrivent dans cette catégorie.