Dans la défaite, le quart Alexandre Jacob-Michaud a généré 240 verges par la passe en plus d'en ajouter 34 au sol.

Une victoire historique pour les Stingers

Jamais les Stingers de Concordia n'avaient réussi à battre le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke sur son terrain de gazon naturel. Une disette de 15 ans étalée sur une dizaine de parties.
Les batisseurs Paul Delage-Roberge et Bruno Marie Béchard ont été honorés par le Vert & Or dans le cadre du 15e anniversaire de l'équipe. -
Plusieurs centaines d'amateurs étaient présents pour le Tailgate avant le match.
Non seulement Concordia a-t-elle battu le Vert & Or pour la première fois en 10 matchs à Sherbrooke, mais il vient de se donner toute une injection de confiance pour la suite de la saison.
« C'est vraiment fou comme feeling, je suis tellement fier de mes coéquipiers ! Ce fut un match serré jusqu'à la fin. Je suis content qu'on a su persévérer dans l'adversité, car ce ne fut pas notre meilleur match, jusqu'à ce qu'on remporte la victoire », a expliqué le porteur de ballon Jean-Guy Rimpel, des Stingers
Concordia qui portent ainsi leur fiche à 1-1, après avoir subi la défaite contre Montréal la semaine dernière.
Dans ce qui s'aligne pour être une bataille à trois pour les deux dernières places libres pour accéder aux séries de fin de saison au football universitaire québécois, cette victoire des Stingers pourrait s'avérer d'une importance capitale.
« Ça fait du bien au moral de l'équipe ! Après avoir perdu contre Montréal, on savait que ça serait pas facile ici, Sherbrooke a une grosse équipe, la foule était imposante, mais on a bien répondu à la pression. »
Pour l'entraîneur Mickey Donovan, ce sont plusieurs cheveux blancs qui se sont ajoutés lors de cette rencontre.
« J'ai vieilli de 10 ans ! On a bien joué, mais on a tellement fait d'erreurs. On n'était pas capables d'obtenir des premiers jeux quand c'était le temps. C'est une victoire, une grosse, mais je ne suis pas trop content », a-t-il dit.
« On a couru plus que prévu. On a commencé ça l'an dernier, on voulait contrôler le match davantage, mais on s'est parfois tiré dans le pied aussi. La foule était bruyante et ça a causé des problèmes de communication. Si on veut battre les meilleurs, on ne peut commettre des erreurs semblables. »
Content de cette première victoire à Sherbrooke en 15 ans ? C'est Georges McGrath (l'ancien entraîneur-chef des Stingers) qui aurait payé cher pour vivre ça...
« Wow, je ne savais pas ! Je me doutais que ça faisait un petit bout qu'on n'avait pas gagné ici, mais 15 ans, non. Je me rappelle avoir joué contre Sherbrooke à Concordia à leur première année dans la ligue ! »
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Encore une fois, l'attaque du Vert & Or a connu un départ difficile. Toutefois, les séquences offensives présentées à la suite du touché au sol de Jacob-Michaud laissent présager des jours meilleurs pour l'attaque, qui a cumulé 293 verges, dont seulement 65 au sol.
 Après avoir été très productifs à Québec, Tomy Duperron (aucune réception) et Gabriel Polan (37 verges au sol) ont été plus silencieux.
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Le receveur américain Jermer Braswell a démontré l'étendue de son talent ; habillé, mais pas impliqué lors du match de samedi contre Québec, il a répondu avec 114 verges et un touché contre Concordia. Outre ses attrapés, il a démontré qu'il pouvait gagner plusieurs verges après les catchs.
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Le botteur de précision Pierre-Antoine D'Astous était de retour après avoir soigné une blessure qui a mis fin à son camp d'entraînement en plus de le forcer à rater le match contre Québec. Il a été solide, entre autres sur le placement qui mettait le Vert & Or en avance en fin de match.
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L'indiscipline a coûté cher au Vert & Or ; outre la pénalité de 10 verges pour avoir retardé le match (voir autre texte), Sherbrooke a été pénalisé 14 fois pour 130 verges de pertes, dont plusieurs pénalités sur les unités spéciales.