La dernière saison de rugby de Marie-Pier Fauteux avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke l’aura amenée jusqu’au camp de l’équipe nationale senior.

Une Sherbrookoise épiée par Rugby Canada

Marie-Pier Fauteux attire l’attention dans le monde du rugby et la joueuse sherbrookoise pourrait bien percer l’alignement de l’équipe nationale en étant invitée par Sandro Fiorino à faire ses preuves lors du camp de sélection.

La joueuse des Abénakis de Sherbrooke et du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke se trouve présentement parmi les 40 dernières candidates canadiennes pour l’un des 23 postes disponibles.

« J’avais déjà été invitée au camp de l’équipe féminine des moins de 20 ans il y a deux ans, mais je n’avais pas réussi à me tailler un poste. Ça ne fait pas si longtemps que j’ai repris la pratique du rugby. J’avais arrêté à mon entrée au Cégep de Sherbrooke pour pratiquer le volley-ball, mais une fois arrivée à l’université, j’ai dû abandonner le volley pour me consacrer au rugby. C’est la raison pour laquelle je ne m’attends à rien. »

Le camp aura lieu du 12 au 25 mai à l’Université de Guelph. Deux matchs préparatoires sont prévus face aux États-Unis dans le cadre des Super Séries à San Diego.

« Je souhaite évidemment saisir ma chance, mais je m’y présenterai surtout dans le but d’apprendre, de m’améliorer et d’acquérir de l’expérience », précise-t-elle.

Une saison de rêve

Marie-Pier Fauteux s’est fait remarquer lors de sa saison exceptionnelle avec le Vert & Or. En menant son équipe vers le titre de finaliste au sein du circuit universitaire canadien, la Sherbrookoise a été nommée Athlète féminine de l’année chez le Vert & Or.

« Cette deuxième position est tout un exploit pour une équipe comme la nôtre, admet la joueuse par excellence du RSEQ, également élue sur la première équipe d’étoiles RSEQ et Usports en 2018. L’Université de Sherbrooke n’a jamais été reconnue pour avoir un programme bien établi. On avait réuni des joueuses des Abénakis et aussi des Locks de Saint-Lambert pour former une équipe et finalement, on a connu du succès. »

Peu à peu, Sherbrooke se positionne donc favorablement sur l’échiquier du rugby au pays. Et la meilleure pointeuse au Québec, avec 90 points en sept matchs, s’en réjouit. 

« Cette dernière saison a été bénéfique pour moi, mais ce qui m’a permis de me démarquer, c’est aussi ma participation au match préparatoire contre l’Ontario. Pour moi, il s’agissait d’une saison très motivante. Je profite d’ailleurs d’un entraîneur (NDLR: Andi Smith) qui nous pousse à participer aux différents camps et qui se veut très inspirant. »

La Coupe du monde ou les Jeux olympiques

Si la jeune athlète de 22 ans est revenue vers le rugby, c’est bien parce que ce sport lui semble totalement différent des autres.

« À la base, j’aime les sports d’équipe. Mais le rugby est particulier. On joue pour la fille à côté de nous. On met notre corps en danger pour nos coéquipières. L’esprit d’équipe devient alors très solide. »

Cette passion pourrait bien la mener vers un rêve.

« Je pense beaucoup à la Coupe du monde ou bien encore aux Jeux olympiques. La Coupe du monde se joue à 15 joueuses, les Jeux olympiques à sept. Il y aurait un choix à faire. »

Mais avant tout, elle devra passer par les différentes étapes. Et la prochaine, qui aura lieu dès ce week-end en Ontario, se veut critique.