Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Chaque association de hockey mineur sur le territoire de l’Estrie est indépendante. Ce n’est pas parce que Hockey Sherbrooke a mis fin à sa saison que d’autres vont emboîter le pas.
Chaque association de hockey mineur sur le territoire de l’Estrie est indépendante. Ce n’est pas parce que Hockey Sherbrooke a mis fin à sa saison que d’autres vont emboîter le pas.

Une saison remplie de défis pour Hockey Estrie

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
Hockey Estrie n’est pas vraiment surprise de la décision prise par Hockey Sherbrooke mercredi soir de faire l’impasse sur le restant de sa saison 2020-21. Ce qui ne veut pas dire que les autres associations de son territoire vont prendre la même décision dans les prochaines semaines.

Tout de même, ce sont près de 2000 jeunes, sur un total de 7000 joueurs en Estrie, qui ne termineront pas leur saison. Pour les autres associations de hockey mineur du territoire, plusieurs facteurs vont contribuer, ou non, à la poursuite ou à l’arrêt des activités, dit Jasmin Gaudet, directeur général et des communications à Hockey Estrie.

« On comprend tout à fait la décision de Hockey Sherbrooke, qui nous avait tenus au courant de ses réflexions depuis quelques semaines déjà. Le contexte actuel est plus difficile pour une grosse association, que pour une plus petite, qui aurait quelques centaines de membres, par exemple. La logistique nécessaire pour redémarrer les activités d’une grosse association comme celle de Sherbrooke est beaucoup plus complexe. Mais toutes nos associations sont souveraines, alors elles sont libres de prendre les décisions qui s’alignent le mieux avec leur réalité. »

« En plus des nombreux bénévoles nécessaires, le coût de location de l’aréna sera aussi un enjeu pour le maintien ou non des activités dans certaines associations de hockey mineur et ça c’est hors de notre contrôle. Plus on étire le temps pour un retour au jeu, et plus des arénas risquent de fermer, on le comprend bien », poursuit Jasmin Gaudet.

Hockey Estrie dit contrôler uniquement le départ et la fin des ligues structurées sur son territoire.

« Du programme initiation jusqu’au junior, notre rôle est de déployer les services de ligues, principalement. Nos associations sont libres de ce qu’elles peuvent faire et elles sont autonomes dans leurs décisions. Voilà pourquoi Hockey Québec n’a pas voulu fermer les régions. On serait très mal à l’aise de dire aujourd’hui, on ferme toutes nos associations. »

Les trois ligues simple lettre de l’Estrie ont déjà annoncé la conclusion de leurs activités, soit celle de Yamaska-Missisquoi, la ligue Orford–Saint-François et Bois-Francs/Drummondville.

Les activités des ligues double lettre ne sont pas encore officiellement stoppées, par contre.

Date butoir, 30 avril

Et pas question d’allonger le calendrier d’activités jusqu’à tard au printemps, advenant une reprise, dit Jasmin Gaudet.

« On respecte les sports d’été, alors on ne prolongera pas, on arrête au mois d’avril. On ne sait pas si Hockey Québec va étirer ce calendrier, mais pour l’instant, tout s’arrête au 30 avril, comme nous. »

Pourtant, la LHEQ (Ligue de hockey élite du Québec) a émis un communiqué de presse le 15 février dernier précisant qu’elle planchait sur un calendrier de matchs qui pourrait s’étendre jusqu’au 30 mai.

Dans la publication, on précise que : « À la lumière des réponses obtenues suite au sondage effectué auprès de ses franchises, le comité exécutif de la LHEQ est heureux de vous annoncer que, avec une éventuelle approbation de la Santé publique, des matchs seront planifiés à partir du 13 mars, et ce jusqu’au 30 mai 2021. Ces matchs seront disputés à l’intérieur de chaque division. La LHEQ s’implique dans la conception des calendriers. »

Trois « showcases » seraient également mis sur pied, et accueilli par les structures Nord-Côtiers, des Estacades et des Cascades.

« Ils se comparent à la LHMAAAQ, qui prévoit jouer plus longuement et qui a fait des scénarios en ce sens. Mais nous on reste au hockey mineur, on ne contrôle pas la LHEQ, qui est sous la supervision directe de Hockey Québec. Les gens vont devoir se parler, afin d’éviter les incohérences. C’est une ligue provinciale, alors c’est la LHEQ et Hockey Québec qui vont prendre la décision. De notre côté, les services associatifs sont prévus pour cesser le 30 avril, pour toutes les activités. »

Baisse d’inscriptions et officiels

Il y a, bon an, mal an, environ 7000 joueurs en Estrie. Ce nombre a chuté de 10 % cette saison, principalement en raison de l’incertitude liée à la COVID. On a dénombré 6250 joueurs cette année en Estrie, dit Jasmin Gaudet.

« Il ne faut pas non plus oublier qu’on a aussi perdu la fin de la saison 2019-2020, toujours à cause de la COVID. Alors voyant qu’en début d’année, ce n’était pas certain qu’on allait démarrer les activités comme avant, c’est ce 10 % de joueurs qui a décroché. »

« On s’attend à des baisses encore pour la prochaine saison. Bien sûr, on ne veut pas baisser sous les 10 % des joueurs qu’on a perdus cette année. Si on a une augmentation, on va être très heureux, mais je ne m’attends pas à ce qu’on diminue davantage. »

« Par contre, là où je vois où on pourrait avoir des mouvements, et ce sera à évaluer, c’est la disponibilité des officiels. Et il y a deux raisons. On manque d’officiels un partout au Québec, un situation qui dure depuis au moins cinq ans et qui devient de plus en plus criante. Parce que les officiels avec d’expérience quittent, on n’a pas assez de jeunes arbitres qui arrivent pour combler les départs. Aussi, ces arbitres ont maintenant un statut de travailleurs autonomes, déclaré au gouvernement. Alors depuis janvier 2020, tous les salaires et allocations doivent être déclarés. C’est obligatoire. Les organisations doivent maintenant produire des déclarations de revenus T4A. C’est au tour du hockey, après le soccer. Même les marqueurs sont touchés par cette nouvelle mesure. Disons que ça a brassé pas mal dans le milieu, le mécontentement est généralisé. On a fait affaire avec une fiscaliste, qui était présente lors des sept rencontres d’informations qu’on a eues pendant la dernière année pour guider les gens et les rassurer. Entre 65-70 % de nos arbitres ont moins de 25 ans, alors ces nouvelles mesures touchent davantage nos plus vieux arbitres, qui nous quittent plus rapidement. Il va peut-être y avoir un enjeu de ce côté, mais on n’en est pas là encore », espère Jasmin Gaudet.