L’équipe des Harfangs pee-wee AA, qui a dominé sa catégorie, en 2017-18 : Léane Bernier, Naomi Forand, Kami O’Brien, Alycia Nadeau, Valérie Lamoureux, Rosalie Bouchard, Maxim Tremblay, Rosalie Tremblay, Béatrice Perron Roy, Charlie Laflamme, Lohan Laliberté, Maélie Pion, Reese Petit, Élodie Gervais, Élodie Roy et Frédérike Verpaelst. Et le personnel d’entraîneurs secondant l’entraîneur-chef Patrick Roy : Yan Pion, Claude Roy, Mike Gervais et Andrew Bourget.

Une saison dominante pour les Harfangs

Avec la conquête de la Coupe Dodge, dimanche, l’équipe féminine de hockey des Harfangs de Sherbrooke catégorie pee-wee AA a mis un point d’exclamation à une saison où elles ont dominé toute opposition.

En l’emportant 2-0 en finale de la Coupe Dodge face au Mistral des Laurentides, les joueuses de l’entraîneur-chef Patrick Roy ont prouvé hors de tout doute qu’elles étaient seules sur la glace du pee-wee AA pendant toute la saison.

L’équipe a remporté ses cinq matchs, tout en marquant 20 buts et en n’en accordant aucun. Aucun but.

Les Harfangs ont donc complété leur saison à l’image de celle-ci; en dominant toute opposition.

Pour tout vous dire, les filles n’ont perdu aucun match cette saison face à leurs adversaires du Québec. Aucun. Mis à part ceux disputés lors de tournois à l’extérieur du Québec.

L’an dernier, à pareille date, les filles ont perdu 1-0 en prolongation, en grande finale.

Le personnel d’entraîneurs s’est assuré de tout mettre en place afin que ce scénario ne se reproduise pas.

« On a commencé en mai 2017 avec un camp d’entraînement, afin de finaliser l’équipe. C’était la première fois qu’on faisait ça. On s’est par la suite attaqué au financement, pendant tout l’été, afin de participer à des tournois en dehors du Québec, comme en Ontario et au Massachusetts (États-Unis). On y a affronté des clubs de catégorie supérieure à la nôtre et chaque fois, on a perdu en demi-finale. Ce fut une expérience très intéressante », a indiqué M. Roy.

Ses joueuses ont par la suite remporté les grands honneurs dans leur catégorie au tournoi de Caroline Ouellet, en décembre, au tournoi du Richelieu, en janvier et enfin, au tournoi féminin de Sherbrooke.

Championnes de la saison régulière, avec une fiche de 24 victoires et aucune défaite, les filles ont aussi passé la gratte en séries éliminatoires, en récoltant cinq victoires en autant de matchs, avec seulement deux petits buts accordés.

Domination, vous dites?

« On s’en allait à la Coupe Dodge avec la pression des attentes, c’est certain. Il y avait plusieurs bonnes équipes présentes là-bas, comme les Husky de Chaudière-Appalaches ou le Richelieu. On a dû s’ajuster au format des matchs, qui est différent à la Coupe Dodge (deux périodes de 10 minutes et une autre de 15 minutes). On a abordé le tournoi avec confiance et les résultats sont venus. On n’a pas accordé de buts et moins de 15 tirs au total dans le tournoi », a dit l’entraîneur-chef Patrick Roy.

« Pour moi, cette saison-là, c’est du jamais-vu. Remporter trois tournois, le titre de saison régulière et des séries éliminatoires, et la Coupe Dodge, c’est extraordinaire. On avait une cohorte vraiment fantastique, une équipe avec beaucoup de profondeur, 15 très bonnes joueuses de hockey. »

« J’explique ce succès par l’engagement des filles et leur très fort désir de compétitionner, et de gagner. Je débarquais dans le vestiaire avant les matchs, et elles étaient concentrées, prêtes. C’est impressionnant, à cet âge-là. La victoire, c’est un peu comme du gâteau au chocolat; quand tu y goûtes une première fois, tu en veux encore! »

C’était la sixième année que Patrick Roy entraînait une équipe féminine. Dans son groupe, plusieurs jeunes filles jouent ensemble depuis la catégorie novice.

« L’unité de cette équipe était unique ».

Réussir à gagner

Patrick Roy le confirme; c’est la plupart du temps avec un regard dur que les autres équipes du Québec voyaient les Harfangs débarquer, dans un tournoi ou pour un match de saison régulière.

Partout où elles allaient, elles étaient attendues de pied ferme.

À la Coupe Dodge, avant chaque match, l’entraîneur disposait les trophées et bannières gagnées pendant la saison dans le vestiaire de l’équipe.

« L’entraîneur nous disait que tout ça aurait plus de valeur si on gagnait la Coupe Dodge. C’était très motivant », s’est rappelée Valérie Lamoureux.

« Toute la saison, on avait des entraînements intenses et on arrivait très prêtes pour les matchs. Aussi, on avait un très bel esprit d’équipe et une défensive très solide. On contrôlait beaucoup le jeu », a-t-elle continué.

« Oui, il y avait de la pression avant la Coupe Dodge. On ne pouvait pas se permettre de perdre à nouveau, surtout après une saison comme ça. Tout s’est bien passé, je suis vraiment contente! »

Une grande partie de ce groupe se suit depuis la catégorie novice. La plupart ont vécu la déception de l’an passé.

« Cette année, on sentait que cette expérience-là allait nous servir. On était davantage prête, physiquement et mentalement. On formait vraiment une équipe de rêve. On contrôlait beaucoup le jeu et on profitait de chaque rondelle libre », a dit Béatrice Perron-Roy.

« Ce matin (lundi), on réalise à quel point on a fait quelque chose d’extraordinaire. C’est aussi à ce moment qu’on réalise qu’on ne jouera probablement plus toutes ensemble. Mais peu importe, on sera amies pour toute la vie. »