Jérémy Grégoire fera tout en son pouvoir afin de poursuivre son aventure dans l'organisation du Canadien.

Une saison déterminante pour Jérémy Grégoire

Plus expérimenté grâce à son séjour de deux ans avec les IceCaps de St. John's, Jérémy Grégoire est prêt pour passer au prochain niveau avec le Rocket de Laval.
Jérémy Grégoire le sait, la prochaine saison sera déterminante pour la suite de sa carrière. Son premier contrat professionnel arrivera à échéance. Il devra donc convaincre le Canadien de lui accorder une nouvelle fois sa confiance en lui octroyant un nouveau contrat. « Je veux prouver ce que je vaux vraiment. J'ai connu quelques bonnes séquences lors des deux années précédentes, mais là je souhaite réellement laisser ma marque et leur montrer ainsi que je peux passer au prochain niveau », note-t-il.
Maintenant que le Canadien de Montréal a pris la décision d'amener son club-école à Laval, Grégoire se voit offrir une chance en or de briller près des siens, chose qu'il n'a pas pu faire depuis ses derniers pas avec les Cantonniers de Magog en 2011. « Je suis heureux d'être de retour au Québec et d'aller jouer à Laval. Lorsque j'étais junior, j'ai joué à Chicoutimi et à Baie-Comeau, ce qui était déjà bien loin de la maison, avant d'aller à St. John's chez les professionnels. J'ai adoré tous ces endroits, mais ce sera comme un retour aux sources d'être à Laval. Mes parents pourront me voir jouer plus souvent et je vais demeurer plus près de l'environnement familial », estime Grégoire, rencontré à la Classique Pif en marge du match des Champions.
Deux ans bénéfiques à St. John's
Lors de ses deux premières années professionnelles dans la Ligue américaine de hockey (LAH) avec le club-école du Canadien, Grégoire a été en uniforme à 118 reprises, récoltant 23 points et 148 minutes de pénalité au passage. Cette bénéfique expérience lui a permis d'établir ses marques afin de demeurer le plus utile possible aux succès de son équipe. « Le hockey professionnel, c'est là où l'on doit se trouver un rôle et l'exécuter de la bonne manière, que tu sois un joueur offensif ou défensif. Il faut que tu sois en mesure de bien faire dans ton rôle, car la compétition est vraiment féroce », explique le natif de Sherbrooke.
Souvent reconnu pour son grand sens du leadership et son attitude irréprochable, l'ancien porte-couleurs du Drakkar de Baie-Comeau et des Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ a préféré ne pas trop déranger dans le vestiaire à son arrivée dans la LAH. Le naturel a toutefois refait surface au fur et à mesure que son expérience grandissait. « J'ai déjà commencé à prendre plus de leadership l'an passé. Ça faisait du bien au moral puisque j'ai toujours été un meneur. À ma première année chez les professionnels, j'avais simplement pris la place que l'on me donnait. Là ça va être différent, car c'est dans mon environnement et que je connais déjà la ville un petit peu. Les jeunes viennent me voir pour des conseils, mais je ne veux rien forcer », croit celui qui a amassé 172 points au cours de ses quatre saisons dans la LHJMQ.
Même s'il ne désire rien bousculer dans le vestiaire du Rocket, l'ancien choix de sixième ronde du Canadien en 2013 ne dirait certainement pas non à une promotion. « Je souhaite percer l'alignement du Canadien cette année. Je m'entraîne justement à Montréal pour être plus près des installations de l'équipe et ainsi avoir la petite coche supplémentaire pour y arriver. Je ne me fais pas des attentes avec ça, mais c'est certain que je ne cracherais pas sur une telle occasion si elle se présente à moi », avoue l'ancien capitaine du Drakkar.